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Sectes
: Une étude universitaire dresse le profil des adeptes
Le Soir,
le 23 décembre 2005
L'Etat doit intégrer les sectes
Canaliser les dérives sectaires ?
L'Etat s'y prend mal, à en croire l'UCL
(Université catholique de Louvain). Qui propose des réformes.
Les adeptes des sectes ne sont pas des malades mentaux. C'est un des constats de l'étude psychologique et juridique menée par l'Université catholique de Louvain (UCL) pour cerner le profil des «mouvements religieux contestés» et de leurs fidèles, en Belgique.
Les chercheurs sont formels : aucune étude scientifique ne permet d'affirmer que ces personnes sont «spéciales, bizarres ou dérangées psychologiquement».
Leur profil psychologique, notamment leur goût pour l'ordre, est très proche, en fait, de celui des membres des religions établies
...
Note
d'anti scientologie
: Un point commun essentiel aux victimes de
sectes est leur volonté d'améliorer notre société.
Ce but a été canalysé, capté et perverti par
la secte. Cela n'est pas relevé dans cet article
et nous ne savons pas si cette étude en a pris
conscience.
Constat qui amène les chercheurs à relever que la «tendance sectaire» est un «risque inhérent à toute expression communautaire religieuse.
Le religieux est en soi potentiellement sectaire
... Il serait réducteur d'envisager les sectes comme étant la face diabolique d'un religieux angélique».
Note
d'anti scientologie
: N'importe quel groupe ou organisation peut
se conduire de façon sectaire. Un club, une
association, un parti et même une entreprise.
Ce n'est pas le propre des communautés religieuses.
C'est la première fois, en Belgique, que des experts ont l'opportunité d'interroger plusieurs centaines
d'adeptes. Qui sont-ils ? La plupart (74 %) sont entrés dans leur mouvement à l'âge adulte, 11 % l'ont rejoint quand ils étaient adolescents, 15 % pendant l'enfance.
La majorité de ceux qui ont livré des détails sur leur appartenance d'origine sont issus de la tradition catholique.
Bon nombre ont connu, enfants, une relation difficile avec leurs parents. Beaucoup, aussi, ont vécu des périodes dépressives, voire des événements traumatisants. Sans surprise, donc, 75 % des participants à l'enquête déclarent être très satisfaits de leur appartenance au groupe.
Sont-ils manipulés ?
L'étude brise un mythe : «Le changement de la personnalité suite aux conversions religieuses n'est pas si radical ou si profond qu'on l'imagine
...
Note
d'anti scientologie
: Cet avis nous fait douter du la valeur de
cette étude car pour avoir observé depuis 20
ans des victimes de sectes, et particulièrement
ceux de la scientologie, nous avons constaté
que la personnalité des adeptes est totalement
modifiée. Par exemple des comportements paranoïaques
sont induits et toujours fréquents chez les
adeptes de scientologie. N'oublions pas que
Ron Hubbard était lui même un être totalement
paranoïaque. Happées par la secte les personnes
qui ont de légers troubles psychiques (psychoses
- toc - crises nerveuses) ne sont aucument prises
en charge médicalement car tout contact avec
un psychiatre est absolument interdit et rendu
impossible par la scientologie. Au final ces
personnes souffrent donc de plus en plus et
leurs troubles mentaux s'aggravent àcause de
procédés invasifs d'audition qui leurs sont
imposés par la scientologie. Ces victimes perdent
donc progressivement la possibilité de s'intégrer
dans la société. Il faut savoir également que
lorsque la scientologie observe que sa thérapie
ne fonctionne pas chez un de ses adeptes
(ou qu'il se révolte contre les ordres de la
direction scientologue), elle n'hésitera aucunement
à l'expulser en l'accusant par exemple d'être
en contact avec un ennemi de la scientologie
... !
Il n'existe pas de méthodes de persuasion spécifiques et le membre qui s'engage agit bien en fonction de son libre arbitre», relève Vassilis Saroglou.
L'étude note par ailleurs que l'adhésion à un mouvement religieux contesté joue plutôt un rôle structurant et génère même «un état de bien-être positif».
Note
d'anti scientologie
: Des études faisant appel à des experts (médecins
psychiatres) parlent que pour certains adeptes
c'est une complaisance narcissique qui les maintient
dans un tel groupe manipulateur. Pour ce qui
concerne les méthodes de persuasion il faut
savoir que ce les scientologues sont des maîtres
en la matière. Certains procédés de scientologie
sont capables de créer une telle confusion que
l'identité même de la personne (son "JE")
est perdue. Par exemple lorsque l'adepte doit
obéir à son auditeur et marcher d'un mur
à l'autre pendant des heures, parfois
des semaines, il faut savoir que ce n'est
qu'après lui avoir dit "JE contrôle
mon corps" qu'il sera libérée de cette
torture. Avec ce procédé la victime ne se rend
pas compte que ce n'est pas vraiment elle qui
contrôlait ses mouvements. Il s'agit d'un implant
gravissime qui amène les adeptes de la scientologie
à s'identifier à Ron hubbardb et c'est l'un
des tout premiers procédés de l'audition de
scientologie !
«Prothèse psychique»
La foi ferait ici fonction de «prothèse psychique», au même titre que la drogue ou l'alcool.
«Le bonheur trouvé au sein de ces groupes a un prix, nuance Vassilis Saroglou : le membre renonce à sa liberté, parfois même au point d'atteindre un stade de dangerosité sociale.»
Les chercheurs incitent donc l'autorité publique à mieux réguler la diffusion de ces croyances, surtout quand elles expriment une tendance sectaire. Avec un triple objectif : qu'elles ne nuisent pas à la santé de leurs adeptes, qu'elles ne nient pas les vérités scientifiques établies, et qu'elles ne violent pas les principes éthiques universels
... «Ces tendances néfastes sont déjà encadrées en matière d'éthique publicitaire, note Louis-Léon Christians.
On pourrait imaginer une adaptation, dans ce sens, de la loi sur le harcèlement moral.» Et une loi réprimant la sujétion mentale ou la violence psychique, comme proposé par Philippe Monfils (MR) et Mia De Schampelaere (CD&V) ? «Toute politique de stigmatisation est contre-productive», tranche Louis-Léon Christians, qui plaide carrément pour une
refonte du régime belge des cultes ...
L'Observatoire des sectes (Ciaosn) pourrait ainsi se reconvertir en «Haut Conseil centré sur la liberté de religion et de convictions», l'Etat renonçant au régime binaire actuel de cultes reconnus ou non pour instaurer un système plus ouvert à la diversité. Concrètement, Louis-Léon Christians imagine une reconnaissance par paliers, à l'appui de dispositifs incitatifs (engagement des mouvements à respecter une charte de bonne conduite) ou préventifs (avec des procédures de médiation inspirée du nouveau droit familial).
Les chercheurs sont convaincus que l'autorégulation limitera «tout risque de manipulation ou au moins tentative d'influence irrespectueuse de la liberté d'autrui»
...
L'Observatoire des sectes en doute.
Obstruction de l'Opus Dei et de la Scientologie
L'UCL a sollicité les adeptes de neuf mouvements contestés. Les Témoins de Jehovah ont été les plus nombreux à répondre (taux de réponse : 43 %), devant les évangéliques protestants (38 %), les charismatiques catholiques (33 %), Hare Krishna (33 %), d'autres groupes protestants (32 %), les Mormons (26 %) et les Adventistes du Septième Jour (11 %). Deux groupes ont refusé : l'Opus Dei et les Scientologues.
Ex-adeptes déçus
L'enquête a aussi porté sur des ex-adeptes de 13 mouvements (Chemin néocatéchuménal, l'Arche, Auxiliaires apostoliques, Eglise internationale du Christ, Eglise du Christ, Moon, spiritisme Allan Kardec, Vipassana, Ogyen Kunzang Chöling, Spiritual Human Yoga...). Ils ont passé, en moyenne, 17 ans dans leur groupe.
Première cause d'abandon : «la prise de conscience de contradictions entre la doctrine et les faits», notamment le non-respect de la fidélité dans le couple.
Dangereux ou pas ?
L'étude distingue 27 critères pour établir la dangerosité d'une secte. Les trois principaux sont : «l'influence totale sur la personne (embrigadement des enfants d'abord et déstabilisation mentale des adultes ensuite)»; «l'isolation du groupe par rapport à l'extérieur et la relation de dépendance absolue»; enfin des traits communs à toutes les convictions religieuses fortes, comme «la primauté de la religion sur la science, la santé et la morale», ou le «caractère absolu et total» de la foi.
«Mouvements religieux contesté»
: V. Saroglou, L.-L. Christians, C. Buxant et S. Casalfiore, Academia Press, 216 p., Gand, 2005.
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