- SCIENTOLOGIE
EN QUESTION (TSR)
- La
détresse et le cynisme
-
- Montrer
comment le piège scientologue fonctionne
et dénoncer les manipulations mentales,
- l'objectif
de Temps présent est parfaitement atteint.
On apprend comment vendre du vent.
-
- 24
Heures, le 26 mars 1992
- [Texte
intégral]

- Les
médias, 24 HEURES en particulier, dénoncent
depuis longtemps les méfaits de la scientologie.
Mais l'éclairage du Temps présent
de ce soir apporte une lumière crue sur l'incroyable
exploitation de la détresse humaine à
laquelle se livre la secte fondée par Ron
Hubbard.
-
- Ce
qu'ont réussi Christian Karcher, et José
Roy, les auteurs de ce reportage intitulé
«Scientologie, secte et business», tient
de l'exploit: c'est la première fois qu'une
équipe de télévision filme
les cours donnés par cette secte tentaculaire.
-
- Il
faut se pincer pour se persuader que ce qui se passe
à l'intérieur des locaux de la rue
de la Madeleine, à Lausanne, n'est pas une
farce. Ça y ressemble, sauf que les conséquences
pour le porte-monnaie et le psychisme des victimes
ne donnent guère envie de plaisanter. Ces
séquences, sans doute les plus impressionnantes
de l'émision, font froid dans le dos.
-
- Ainsi
celle où l'on voit une femme, visiblement
nouvellement arrivée dans la secte, qui tient
dans ses mains un canard en peluche et exécute
des exercices débiles sous les ordres d'un
scientologue expérimenté... dans
un but d'épa- nouissement personnel ! Comment
un individu, qui ne fait que remplir un banal questionnaire
dans la rue, arrive-t-il progressivement à
perdre toute capacité de jugement une fois
pris dans les filets de la scientologie ? Si Temps
présent donne quelques indices pour comprendre,
le mystère reste en définitive entier.
-
- (voir
les mécanismes de la
manipulation
mentale sur
notre site)
- Diabolique
engrenage
-
- On
constate que les scientologues ont un art consommé
de mettre le doigt où ça fait mal.
La moindre faille est exploitée, expliquent
aujourd'hui les victimes. Des cours, tout d'abord
de communication, sont proposés pour remédier
à cette situation. Et c'est alors l'engrenage.
Il faut payer, toujours plus, souvent avec la complaisance
des banques de crédit, pour acheter d'autres
cours dans l'espoir de parvenir à la vérité
: les fameux stades
«OT», selon le jargon de Ron
Hubbard.
-
- Ce
but ultime n'est, bien évidemment, qu'une
gigantesque mystification. Un médecin français
ex-scientologue le dit sans détour, alors
que l'émission montre à quel point
la «philosophie» de Hubbard, auteur
de science-fiction, n'est qu'une cosmologie à
bon marché. Mais grande est la difficulté
pour la personne plongée dans le système
d'en prendre conscience, tellement les pressions
des scientologues pour empêcher toute remise
en cause sont fortes.
-
- Par
un témoignage sobre et digne, une femme professeur,
dont le mari a été happé par
la secte, met en garde toutes les familles confrontées
au problème. Face aux scientologues, on ne
peut pas se permettre de perdre du temps, car le
conditionnement est très rapide.
-
- «J'avais
l'espoir de découvrir le secret», dit
aujourd'hui le médecin français, qui
a déboursé 130'000 fr. pour constater
que son vÅ“u débouchait sur du vide. Certains,
cependant, ne parviennent pas à cette lucidité
: un autre médecin, genevois celui-là,
tient ainsi un curieux discours sur le stade ultime
de la révélation scientologique auquel
il est parvenu.
- Une
dépendance par une autre
-
- Un
aspect de l'émission intéressera tout
particulièrement les Vaudois, qui conceme
le centre de désintoxication Narconon, aux
Planssur-Bex. Si le conseiller d'Etat Philippe
Pidoux place ses propos dans le cadre de la stricte
légalité - Narconon est supervisé
par un médecin FMH (Bernard
de Utheman - médecin scientologue, Note du Gravis),
donc le centre peut être autorisé -
Pierre Rey, directeur de la Fondation du Levant,
dénonce cette perversité qui consiste
à remplacer une dépendance par une
autre en profitant de l'affaiblissement psychologique
des toxicomanes pour les attirer en scientologie.
Aèccusation renforcée par les propos
d'un ancien pensionnaire de Narconon.
-
- Michel
Pont
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