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TRIBUNE
LIBRE DU CANTON DU JURA
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aux lecteurs et acteurs de notre
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Remarque
importante:
Les
articles publiés dans la «Tribune Libre du canton du
Jura»
sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs.
Ils ne représentent aucunement le point de vue de la
rédaction.
Ces
textes ont pour seul but d'amener plus de transparence
dans un canton dominé par une classe politique arrogante
pratiquant des méthodes qui semblent pour le moins
exclusives.
Votre
coup de gueule est le bienvenu, même si cela concerne
un autre canton, une autre opacité cantonale... une
aberration administrative
... un prosélytisme abusif... une star manipulée
...
Le
Gravis
Voir
aussi: Tribune
Libre anti-scientologie
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-
Coups de gueule de Jean-Marie Joset,
fondateur du Front de Libération du Jura
(FLJ):
- Coups de gueule de
Jean-Luc Barbier, fondateur et président
de l'AVDS,
du Centre Info-Sectes (Lausanne) et co-fondateur
de l'AMR
(Association Musique de Recherche / Genève):
Le
coup de gueule de Walter Renfer contre la
Méditation transcendantale (MT)
Le
coup de gueule de Jean-Claude Rennwald contre
le ministre jurassien Jean-François Roth
Le
coup de gueule du Gravis
concernant la «Méditation Transcendantale» (MT)
dans le Jura
Le
coup de gueule de la députée Lucienne Merguin
contre Jean-François Roth un ministre jurassien
qui transcende la réalité ...
Quelle
est la tolérance des croyants pour les athées ?
Les
autorités du canton du Jura sont-elles laxistes
face aux dérives sectaires ?
- Les
sectes veulent infiltrer les secteurs sensibles
Dans
le Jura il n'y a pas que l'avocat Alain Schweingruber dont les méthodes sont contestables
La
TSR a-t-elle peur de la scientologie se demande
le GRAVIS,
le groupe d'aide aux victimes de la scientologie
Crise
économique: Les
USA mettent sous pression la Suisse
Un
supercanton pour répondre à la question
jurassienne
Le
coup de gueule de Jean-Luc Barbier au sujet des
scientologues dissidents «Freezone»
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-
- Les
maltraités d'Histoire
jurassienne
- par
Jean-Marie
JOSET , 12 septembre 2003
-
-
- «C'est
ceux qui ont la parole qui sont dangereux. Et
quand il n'y en a qu'un qui parle ...»
-
- Photo
: Danièle Ludwig
-
- Préambule
-
- Ceux
qui se sont lancés dans la narration de l'Histoire
jurassienne récente, càd. depuis 1947, n'ont présenté
que des "maltraités d' Histoire jurassienne". Ils ont ignoré,
falsifié ou nié, éliminé, des faits probants ayant
changé le cours de l'Histoire, ceci dans le but
d'attribuer à Béguelin et au Rassemblement Jurassien
(le RJ, ndlr), des mérites qui
ne sont pas les leurs et des titres auxquels ils
n'ont pas droit.
-
- Pour
avoir été acteur principal, témoin, voire opposant
et dénonciateur d'atteinte à l'honneur de ce canton
et de leurs auteurs,
je me dois de faire oeuvre de mémoire et de rétablir
la vérité, pour mes enfants d'abord et pour la jeunesse
de ce pays, non contaminée, ensuite, afin de les
préserver de la
manipulation et qu'ils ne soient pas victimes de
l'imposture.
-
- Pour les plus âgés, complices de Béguelin
ou ses manipulés - et
fiers de l'être, - la vérité sera considérée comme
un sacrilège.
-
- Preuves
à l'appui, je démontre par l'écrit qui suit, "La
fin d'une supercherie - Autopsie d'une trahison",
un résumé succinct mais exact, le destin, les causes
de l'éclatement de ce pays, voulu, programmé, inéluctable.
De l'auto-démolition.
-
- Je
suis bien conscient qu'après avoir été seul pour
me battre pour ce canton (Marcel Boillat n'étant
qu'un boulet) , seul pour pour mener les actions
mentionnées, je me retrouve seul à dire la vérité,
seul contre des médias qui la refuse pour faire
passer la leur, seul à faire face à une population que Béguelin
méprisait, (il
la traitait de piétaille) qui a été manipulée sans
qu'elle s'en rende compte et qui n'est pas prête
à brûler ce qu'elle a
adoré.
-
- Le silence, le désintérêt des Jurassiens
est celui de gens trompés et qui reste un non-dit.
Mais la vérité fait son chemin.
- A
propos du dixième anniversaire de la disparition
de
R. Béguelin
- La
fin d'une supercherie - Autopsie d'une trahison
-
- Le
Rassemblement jurassien a été fondé en 1947. En
1951, Berne reconnait le Jura des 7 districts ainsi
que le drapeau jurassien. En
1959, une première consultation sur l'ensemble du
Jura donne une faible majorité rejetante.
-
- En
1962 débutent mes actions au sein du Front de Libération
Jurassien (FLJ) qui secouent le Jura, Berne et la
Suisse et font prendre
conscience à celle-ci du problème jurassien.
-
- Mon
arrestation en 1964 est due à la délation de R.
Béguelin, qui a utilisé sa fonction pour se venger
de l'avoir privé d'une de ses conquêtes extra-conjugales,
ce qui lui avait valu l'épithète de "cocufieur
cocufié".
-
- En
1966 avait eu lieu le procès de Lausanne qui a eu
un impact indéniable en Suisse et a internationalisé
le problème jurassien.
A l'issue de ce procès, R. Schaffter avait déclaré
:
dans un accès de franchise ou d'inconscience : "Le
FLJ a fait davantage avancer la question jurassienne
en 18 mois que ne l'a
fait le RJ en 18 ans"
-
- A
plusieurs reprises, des conseillers nationaux ont
tenté de faire entrer le problème jurassien sous
la coupole fédérale. Mais à chaque fois, l'entrée
en matière leur a été refusée. C'est ainsi qu'en
1968, du fond de ma cellule, j'ai fait parvenir
une
demande en grâce qui a été traitée par l'Assemblée
fédérale. Jean Wilhem l'avait courageusement défendue.
c'est alors que le
conseiller aux Etats, Blaise Clerc de Neuchâtel, était intervenu
pour demander l'intervention fédérale, disant que
la confédération ne pouvait pas me refuser la grâce
sans intervenir d'une autre façon.
C'est ainsi qu'un mois plus tard, la Commission
confédérée des bons offices était créée.
-
- Quelques
mois plus tard, à Moutier, Béguelin faisait voter
l'exclusion du district ALLEMAND de Laufon par l'assemblée
des délégués à Moutier, provoquant ainsi le début
de l'éclatement de la Patrie jurassienne et une véritable
trahison.
-
- Afin
d'atténuer mon succès et se l'accaparer, il avait fait accepter par la foule à Delémont, une intervention
auprès de la Confédération afin de mettre en marche
une procédure pour un Jura à six districts, ce
qui lui permettrait de satisfaire sa haine germanophobe.
Il démolissait ainsi, avec la soutien de
gens irresponsables, le Jura historique pour un
Jura ethnique Bien plus tard, il a utilisé l'argument
fallacieux des "caisses noires" bernoises
pour camoufler sa trahison.
-
- En
1970, M Henri Huber, conseiller d'Etat bernois,
était venu à Moutier, faire une conférence sur les
modalités du plébicite. A cette occasion, il avait
déclaré textuellement, - une franchise qui avait
eu l'effet d'un bombe -, "Ce n'est pas à cause
du RJ, mais à cause des ACTIONS du FLJ, que le Gouvernement
bernois a changé de politique". C'est aux mêmes
actions qu'est dû l'abandon du projet de
place d'arme aux Franches-Montagnes, ainsi que
la venue du conseiller fédéral Wahlen à Saignelégier.
-
- Cette
déclaration avait été reçue comme une baffe par
Béguelin qui s'était rendu compte que je lui passais
devant, que lui (et
le RJ puisque l'un était l'autre) étaient toujours
à la remorque des évènements et que ses gesticulation
n'avaient aucun effet positif. C'est alors qu'il
commença à qualifier le
RJ de "mouvement de libération", plagiant
le FLJ.
-
- Alors
que M. Huber parle d'actions - ce que considère
être des actes de résistance - nos tripatouilleurs
d'Histoire (Rennwald, Kohler et d'autres) les qualifient
"d'attentats terroristes", sans jamais
parler des résultats obtenus tels que présentês
dans ces lignes, ni des raisons de l'auto-démolition
de ce canton.
-
- Le
17 mai 1974, jour de l'assemblée des délégués du
RJ à Porrentruy a été une journée noire pour ce
pays, puisque ce fut l'acceptation des modalités
du plébicite.
- Mais quel est donc ce canton qui s'ampute
volontairement d'une partie de son territoire ?
-
-
Il était très triste de voir ces Jurassiens, manipulés
et exités, décider pmqu'allègrement, de l'éclatement
du Jura. Il était évident que le Sud, en cas de
oui, retournerait avec Berne afin d'échapper aux
méthodes fascistes de Béguelin, qui avait insulté
sa frange alémanique toute sa vie.
-
- Faisant
alors partie du comité directeur, j'avais été le
premier sinon le seul à demander le boycottage de
ce plébicite, afin de reprendre les mêmes modalités
qu'en 1959. La seule abstention avait été la mienne,
ne pouvant ni voter oui à l'éclatement ni non
à un canton à sept districts, évidemment, pour la
création duquel je m'étais battu.
-
- Le
fascicule rédigé par Béguelin pour le 23 juin et
distribué dans tout le Jura annonçait clairement
que le district ALLEMAND (sic)
de Laufon pourrait demander sa réintégration dans
le canton du Jura (à trois districts) - alors qu'il
n'en était pas encore sorti, - le oui était "la
solution définitive de justice et de démocratie",
les pétainistes capitulaient avant de
combattre, avouant qu'ils se contenteraient "d'un
canton
- à
territoire limité".
-
- Il
est évident que Béguelin (R. Schaffter ne s'est
jamais opposé à
ses folies), a fait éclater le Jura et que sans
lui il serait encore entier. La seule victoire est
celle de la purification ethnique voulue par Béguelin,
avec l'aide d'un peuple aveugle et docile. Les trois
districts restants sont ceux dont Berne n'a pas
voulu.
- Béguelin
et Schaffter ne sont ni des "fondateurs",
ni des "pères de la patrie",
- mais les
fossoyeurs, de l'unité jurassienne.
-
- L'imposture
est maintenant gravée dans la pierre puisque sur
la tombe de Béguelin, on peut lire: "il a rendu
au Jura sa fierté
et sa liberté". Il mérite bien celà pour avoir
déchiré notre
drapeau qui n'a plus aucun sens et est même usurpateur.
-
- L'éclatement
a été programmé bien à l'avance et en connaissance
de
cause, les limites pouvant être définies sur la
base des élections précédentes. Le PDC est devenu
"jurassien" lorsque le canton de Berne
a refusé d'augmenter ses conseillers d'Etat de 7
à 9, le privant de sa portion de soupe aux choux.
Sans influence dans le canton de Berne, il serait
dominant dans un nouveau canton.
-
- Cette
opinion m'a été suggérée par le fait qui s'était
produit à l'assemblée de la Fédération du RJ de
Delémont, le 20 juin 1974 à Courroux. Nous avions
assisté à l'irruption, à 23.00 h. du juge Boinay
flanqué d'un jeunet répondant au nom de Pierre Boillat,
inconnus au bataillon, venus recommander le oui.
Quatre plus tard, ce dernier réapparaissait comme
"ministre".
-
- La
curée se déroula comme prévu : Béguelin devint le
premier citoyen du canton (dans un canton à 7 districts
il en aurait été le premier chômeur), François Lachat
en devint le grand manitou et
planqua sa soeur et son frère qui, d'avocat stagiaire
devint président de tribunal, R. Schaffter entra
dans l'administration, avec sa femme au moment ou
les autres en sortent, pour lequel on créa un poste
qu'on annula ensuite et devint même conseiller aux
Etats avec le succès qu'on connait, R. Jardin devint
"ministre" et planqua le reste de sa
famille, G. Donzé planqua son frère. Oubli : Béguelin
planqua sa fille.
-
- En
ce qui me concerne et étant donné mes activités
patriotiques,
j'avais de la peine à me réinsérer. Sur la base
d'une maturité commerciale et de 5 langues, j'avais
postulé pour un travail dans le département de J.P.
Beuret.
-
- Un ami avait téléphoné à J. C. Montavon
- ancien chef bélier et émule de Béguelin
- lequel avait répondu : "Il n'y a rien pour
Joset".
-
- Fr. Lachat, que j'avais interpelé m'avait
répondu : "C'est difficile. En fait, ils
avaient fait disparaitre mon dossier.
-
- Toutefois,
j'avais appris que Béguelin avait reçu un montant
d'environ Fr. 130'000.- pour travaux fictifs, apparemment
de Fr. Lachat. J'avais interrogé le "ministre"
Boillat qui ne l'avait pas nié, mais avait précisé
que c'
était "beaucoup moins",
sans indiquer de montant. Ce montant provenait des
fonds mis
à disposition par la Confédération pour installer
ce canton.
-
- Je
me suis rapidement rendu compte, dès la mise en
marche de ce canton, que le climat de haine, d'agression,
de conflit permanent créé et entretenu par Béguelin,
allait à l'encontre de toute solidarité. c'est ainsi
que j'avais regroupé dans une
Association des Résistants Jurassiens et Anciens
Prisonniers (ARJAP)
tous ceux qui, à des titres divers, avaient été
aux prises avec la Justice en relation avec la cause.
J'estimais qu'une amnistie était le premier geste à faire par
ce canton, geste
d'indépendance et de solidarité, geste symbolique
afin de
blanchir et de reconnaître les siens.
-
- Il incombait
à Béguelin député,
de déclencher et de soutenir la procédure au nom
du RJ. Il n'en fit rien et même s' y opposa. J'ai
dû faire preuve d'acharnement - au nom de l' ARJAP-
pour obliger François Lachat à s'occuper
de l'affaire, ce qu'il fit en traînant les pieds.
-
- Un
vote à ce sujet a eu lieu lors d'une séance du
parlement à Porrentruy en 1983, fixé juste après
la pause. Présent jusquelà,
Béguelin avait alors pris la fuite juste avant
le vote. incapable de lever un doigt POUR le Jura,
il avait démontré ne pas être un Jurassien, mais
un anti-Bernois, un manipulateur fuyant ses responsabilités
morales.
-
- Le
même schéma s'est reproduit avec Mme Tendon de Courfaivre,
emprisonnée par le juge Steulet durant 33 jours
(celui-là même qui,
m'apportant des pommes pouries à Thorberg, m'avait
déclaré : "Vous ne l'aurez jamais votre Jura"),
et qui avait été récompensé ensuite en étant nommé
procureur. Toujours au nom de l'ARJAP, j'avais
dû me battre avec le fameux "ministre"
Boillat qui avait fini par céder et lui accorder
un certain montant, montant remis par F. Mertenat et JP Beuret lors d'une cérémonie où
je
n'avais pas été invité - et qui s'étaient arrogé
la beauté du geste,- sans que ce soit dit que c'est moi qui les y avais obligés. Là aussi, Béguelin
avait démontré être réfractaire à tout geste de
solidarité et avait refusé sa collaboration.
-
- Sa
déviance narcissique, son manque de scrupules, son
despotisme sa manière de se présenter soit en héros,
soit en victime, sa
méthode de taxer de pro-bernois celui qui ne partageait
pas sa folie, sa possibilité de démolir psychologiquement
celui qui
le contrait, tout celà n'a été possible que grâce
aux moyens -
usurpés - dont il disposait : rédacteur en chef du
Jura Libre pour publier et imposer ses vues, et
secrétaire général qui lui
permettai t d'intervenir dans les sections et donner
ses mots d'ordre, celà avec la complicité de comparses
à sa solde.
-
- C'est
ainsi qu'il a attaqué Georges Hennet, Jean Wilhelm,
Gabriel Roy, Louis Domeniconi, Jean-Luc Vautravers
et d'autres, les donnant aux chiens. Aucun n'est
sorti indeme de ses campagnes de dénigrement. Il
a semé la division au sein du RJ, imposé le manichéisme
(ami/ennemi) et obtenu du comité directeur, - suprême
forfaiture - l'exclusion de la fédération de Delémont
du Rassemblement jurassien, formant, avec quelques
pions, une fédération parallèle. Depuis, la chute
continue ...
-
- Retournons
en 1968 où, après quatre ans et huit mois de prison,
- avec le succès de mes actions mention- nées ci-dessus
-, j'ai été reçu à st-Georges à Delémont. Le comité
directeur siégeait dans une salle atte- nante. Il
avait fallu les arracher à leurs chaises pour qu'ils
viennent me saluer. Béguelin avait pris le fuite.
Je suis donc allé le trouver le lendemain dans son
bureau
et lui annoncer que j'étais là. Il était furieux
de ne pas avoir pu m'expulser comme il l' avait fait avec Hennin
et
Boillat (celui-ci n'a pas pu s'évader, puisque c'était
ouvert).
-
- Il
avait alors eu cette phrase historique :
- "Vous
devriez partir à
l'étranger, ici vous n' aurez que des ennuis".
-
-
Avec dix ans d'avance, le "Prophète" avait
annoncé la couleur de ce que serait ce canton.
En fait de saloperies, j'ai été choyé par ce canton
avorton et même mes enfants en sont les victimes
et les otages aujourd'hui.
-
- Il
y a exactement dix ans, je suis souvenu de ce proverbe
arabe qui dit : "Assieds-toi au bord de la rivière
(ou de la route) et
regarde passer le cadavre de ton ennemi".
-
- Après
deux générations, le béguelinisme est ancré dans
les moeurs. Il fait partie de la mentalité. Il est
pour le moins curieux pour moi, d'être confronté
à une meute toujours prête à
aboyer et à montrer les dents, sans connaître les
raisons de cette attitude. La lutte, les sacrifices
et le prix payé pour tirer ces gens d' une tutelle
dont il n'auraient jamais dû sortir, resteront pour
moi l'erreur de ma vie.
-
- Jean-Marie
Joset, 12 septembre 2003
-
- (Texte distribué aux membres
du Parlement jurassien
- à l'occasion du dixième anniversaire
de la disparition de R. Béguelin)
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- Le journaliste Vincent Philippe publie un livre sur
- Roland Béguelin quinze
ans après sa mort
Propos
recueillis par Pierre-André Chapatte

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- Quotidien
Jurassien, le 8 septembre 2008
- [Texte
intégral]
Roland
Béguelin, La Plume-Epée. C'est sous ce titre
que va paraître prochainement le livre de Vincent
Philippe, journaliste, actuellement correspondant
du Quotidien Jurassien à Paris après l'avoir
été depuis 1964 pour 24Heures et La Tribune
de Genève jusqu'en 1994. C'est son sixième ouvrage,
après son Jura République paru en 1978, deux romans,
des récits et des nouvelles.
Cet
ouvrage sur l'ancien secrétaire général du Rassemblement
Jurassien disparu le 13 septembre 1993 dans sa 72e
année, rassemble sur 400 pages de très nombreux
témoignages recueillis auprès de témoins de l'époque
et glanés dans deux fonds, le Fonds de Roland Beguelin
ouvert pour la première fois, et le Fonds de Pierre
Billieux, secrétaire général du Rassemblement jurassien
avant M. Béguelin qui occupa le poste dès 1953.
—
Pourquoi un nouveau livre sur Roland Béguelin
?
Vincent
Philippe: – Il n'existe qu'un livre sur Béguelin,
celui d'un autre journaliste, Claude Froidevaux,
paru en 1977. Il existe donc peu de chose sur lui.
Roland Béguelin n'a cessé d'écrire.
Il ferraillait beaucoup et à tout propos.
C'est
un des aspects de son caractère, un peu daté. Il
adressait par exemple une lettre à une compagnie
pétrolière pour protester entre la vente de revues
pornographiques dans ses stations services ... Il
était toujours à l'affût, sa pensée n'était jamais
au repos. Et il conservait tout, les doubles de
lettres compris. J'ai donc eu accès à une foule
de documents qui permettent de mieux comprendre
le personnage et l'histoire.
—
Avez-vous craint qu'il ne tombe dans l'oubli ?
Roland
Béguelin est toujours bien présent chez ceux qui
l'ont connu. Mais beaucoup de jeunes ne savent sans
doute plus qui il était. Et puis le monde a tellement
changé que cette passion de notre jeunesse à nous
doit paraître très étroite aux jeunes d'aujourd'hui.
Roland
Béguelin aurait voulu écrire l'histoire de son combat.
Il n'en a pas eu le temps. Je le fais d'une certaine
manière en le citant largement.
—
Et pourquoi ce titre «Plume-Epée» ?
La
plume parce qu'il a mené son combat par l'écrit.
L'épée parce que c'est pointu et tranchant. Pour
Roland Béguelin, les choses n'existent que si elles
ont été bien pensées et écrites. Sa pensée est claire
et bien organisée. Sa langue n'est pas poétique,
mais efficace. Ce titre résume bien sa personnalité
et son combat.
—
Votre livre paraît un peu à contretemps de l'histoire,
alors que les Jurassiens du Nord et du Sud discutent
au sein de l'Assemblée interjurassienne de leur
destin ...
Mon
livre n'est pas un ouvrage politique, ni un pamphlet,
mais un livre d'histoire telle que la raconte un
Jean Lacouture. J'ai cherché à être équitable, j'essaie
d'entrer dans la logique des gens, je donne par
exemple longuement la parole à un Roland Staehli.
Cela dit, j'espère bien que ce livre suscitera des
réactions parce que Roland Béguelin a beaucoup dérangé.
Si
le Jura n'avait pas été victime d'une si extraordinaire
injustice - la partition du Jura malgré un vote
positif au plébiscite du 23 juin 1974 sur l'ensemble
des sept districts, le Laufonais compris qui devait
voter non pour garder sa liberté de choix plus tard
- Roland Béguelin serait allé à la pèche. Sans le
rappel de cette injustice, on ne comprend pas Béguelin.
—
Avec le recul, l'histoire n'a-t-elle pas plutôt
donné raison à Roger Schaffter, l'homme du dialogue,
plutôt qu'à Roland Béguelin et son Etat de combat
?
Le
système fédéral a amorti assez vite le Jura. Je
ne sais pas si la méthode aboutira. L'alternative
pour le nouveau canton du Jura était celle-ci: soit
entrer en conflit ouvert avec Berne pour provoquer
l'intervention de la Confédération - c'était l'Etat
de combat de Béguelin -, soit ouvrir le dialogue
- c'est la voie qui a été choisie.
–
Il n'empêche que Roland Béguelin s'est retrouvé
assez vite isolé et a rompu avec beaucoup de ses
amis de lutte ...
Cela
tient à son caractère. Béguelin
appartient à ce cercle de personnes très intelligentes
qui, en vieillissant, ont de la peine à entrer dans
la logique des autres et s'enferment dans leur propre
pensée. La
tendance à l'autoritarisme est apparue très tôt
chez lui.
Mais
il n'y aurait pas de canton du Jura s'il n'y avait
pas eu un homme aussi tenace, refusant la politique
des bons types. David, pour gagner contre Goliath,
doit être insupportable. C'est sa grandeur.
—
Qu'est-ce qui vous fascine chez Roland Béguelin
?
Beaucoup
de choses, mais certaines me déplaisent aussi. Sa
francophilie et ses théories ethniques lui ont donné
une compréhension étroite du monde.
Il y a quelque chose de provincial chez lui. Mais
attention, il n'y a jamais eu une once de racisme
et de xénophobie chez lui. Il s'en est pris à une
situation historique qui a conduit à un brassage
de la population. Ce que je constate chez lui, c'est
un certain déter- minisme. Parce que les gens parlent
une méme langue, ils seraient tous pareils. Or c'est
beaucoup plus com- pliqué que cela. Roland Béguelin
avait cependant évolué au contact de ses fréquentations,
au Québec, en Afrique. Il
a compris progressivement que la francophonie n'était
pas l'ethnie.
-
Roland
Béguelin, la Suisse et le Jura aujourd'hui
—
Roland Béguelin n'aimait pas la Suisse, est-ce vrai
?
Je
montre dans mon livre que Béguelin a longtemps défendu
l'esprit de la Suisse contre elle-même. Il n'y a
pas meilleur défenseur du fédéralisme que lui. C'est
l'échec de son argumentation fédéraliste qui l'a
tourné. Son rapport à la Suisse est celui d'un amour
déçu. Il en a conçu une véritable hostilité.
—
Et que dire de son aversion pour l'allemand ?
Il
avait une allergie à l'égard des dialectes suisses
alémaniques. C'est très subjectif. Et pas juste
car cela a contribué à aggraver sa colère contre
la Suisse. Si la Suisse n'a pas compris la Question
jurassienne, c'est à cause il de sa majorité alémanique.
Faut-lui donner tort ?
—
Que dirait Roland Béguelin du Jura aujourd'hui ?
Il
ne manifesterait pas le moindre signe de résignation
à la fatalité. Il resterait très méfiant à l'égard
des grandes déclarations peut-être vides. Il ne
donnerait son accord qu'à quelquechose de concret.
Je pense qu'il serait toujours le même. Un personnage
plus admiré qu'aimé, placé dans une situation qui
n'était pas un jeu d'enfant. L'histoire a besoin
à certains moments de tels caractères.
(pac)
- •
Roland Béguelin, Plume-Epée, Vincent Philippe,
aux Editions de L'Aire, 400 pages
- (à
paraître le 18 septembre 2008)
Le
Jura et les sectes - divers articles de presse
|
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-
|
Le
coup de gueule du président de l'AVDS
Le
gouvernement jurassien a-il un comportement
sectaire ?
- Dans
le canton du Jura lorsque si
vous luttez contre les groupes
nuisibles et sectaires, comme
par exemple l'Eglise de scientologie,
une autorité cantonale : le vice-chancelier
M. Jean-Claude Montavon, recommandera
de
mettre votre courrier dans sa poubelle.
-
- Il
vous accusera
également de déposer des plaintes pour
revendiquer des droits imaginaires
et de façon maladive.
-
- En
cautionnant M. Montavon le
gouvernement jurassien montre
qu'il n'est pas conscient
de l'impact sur la population
d'un tel irrespect de nos lois
et cela au plus haut niveau
de l'Etat.
-
- Une
telle attitude peut
amener les citoyens à commettre
des actes illégaux, ne serait-ce
que pour se faire entendre du
Parlement.
-
- Voltaire,
sauf erreur,
disait à ce sujet :
"Celui qui empêche son
ennemi de s'exprimer commet
le crime le plus terrible".
-
- Encore
merci Monsieur Jean-Claude Montavon
pour votre manque de courtoisie.
Nous vous avions pourtant demandé
de nous adresser vos excuses.
Sans doute notre demande a-t-elle
fini dans
votre poubelle !
-
- Jean-Luc
Barbier,
- Président
de l'AVDS
- Association
d'aide aux victimes de la dianétique
et de la scientologie
-
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Définitions des
mots employés par le vice-chancelier,
M. Jean-Claude Montavon :
Quérulence
: (nom féminin) Tendance morbide à rechercher
les querelles et à revendiquer des droits
imaginaires, caractéristique de certaines
psychoses. Dérivé : quérulent, quérulente
(adjectif)
Paperasse
: (nom féminin) Papier écrit, considéré
comme inutile ou encombrant.
Source:
définitions du dictionnaire «Petit Robert»
|
-
| Jean-Claude Montavon
doit quitter le Parlement !
Jean-Claude
Montavon aurait voulu poursuivre sa
carrière au Parlement après sa retraite.
Voici la caricature publiée à ce sujet
par Le Quotidien Jurassien au printemps
2008.

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