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ANTI-SCIENTOLOGIE

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Le Gravis

 

Le coup de gueule de Melie contre «Haut et fort» et sa pub pour la scientologie


Le coup de gueule d'Adeline Bronner contre un article du Libé


Des courriers de lecteurs «coup de gueule contre la scientologie» (24HEURES)

 
La scientologie, là, en haut.
 
Le site «Haut et fort», doit sélectionner avec un peu plus de critique ses clients
 
Vous avez vu qu'«Haut et fort», avec sa énième nouvelle version, a inséré un bandeau publicitaire.
 
Je ne m'en formalise pas plus que ça, le prix de la gratuité devant bien s'exprimer d'une façon ou l'autre.
 
Seulement, certaines personnes plus curieuses que d'autres ne se contentent pas d'y jeter un simple coup d'oeil, et cliquent sur ces titres rappelant les promesses faites sur les petits bouts de papier que l'on nous distribue au sortir du métro, monsieur le Marabout Machin vous promet de vous libérer de vos maux de tête, de rencontrer l'amour, d'améliorer votre mémoire, et j'en passe n ...
 
Mais bon, tout ceci n'est pas très grave.
 
Parmi les personnes curieuses, l'une m'a fait remarquer que la scientologie utilise elle aussi cet espace publicitaire.
 
Là c'est nettement plus discutable. Parce que c'est le discours de Ron Hubbard, sous forme de publicité pour ses bouquins, que l'on veut nous vendre. Parce que, comme toute secte qui se respecte, le discours de fond est enrobé dans une joli charabia qui éteint la vigilance.
 
Pour exemples : on va nous parler de la toxicomanie, ici ce sera de nos multiples vies antérieures.
 
Je ne vous fais pas l'analyse dans le texte.
 
Je veux juste vous proposer d'écrire à Haut et Fort, comme je m'apprête à le faire, pour leur demander de sélectionner avec un peu plus de critique leurs clients.
source : Mélie, son blog daté du 07 juin 05
 
 

 Index des coups de gueule

Nier que les dirigeants de la secte de la scientologie
usent de techniques de sujétion est stupide
 
source : blog d'Adeline Bronner 12 avril 2005
 
Il y a vraiment chez Marcela Iacub Libé une propension à l’amalgame particulièrement gênante. Ainsi pour prouver que l’idée de sujétion psychologique est dangereuse à appliquer, elle nous sort de derrières les fagots un procès datant de la fin du XIXè siècle concernant un violeur ayant abusé d’une jeune femme qu’il avait préalablement «hypnotisé». De ce cas, Marcela Iacub tire la conclusion suivante, accepter une condamnation sur la simple théorie de la sujétion implique la reconnaissance de la réalité du «pouvoir» du suborneur.
Les individus sont «inégaux» face à la pression psychologique
 
Ce que la juriste Marcela ne semble pas vouloir comprendre dans ce cas précis c’est que les individus sont « inégaux » face à la pression psychologique : certains n’y sont pas le moins du monde sensibles ou très peu et d’autres sont effroyablement sensibles à toutes pressions. Il s’ensuit une appréciation au coup par coup de ce genre de crime, ce qui dans une nation où la jurisprudence n’est pas de mise dans l’absolu, ne semble pas particulièrement révolutionnaire.
 
Nier que les dirigeants de la secte de la scientologie usent de techniques de sujétion est stupide, tout comme il est stupide de ne pas le reconnaître pour toute autre secte. Ne pas voir la souffrance des victimes à posteriori de ce genre de traitement est une fois encore la preuve éclatante de cet universitarisme pour le coup sectaire en diable.
Reconnaître la souffrance induite des victimes
 
Il ne s’agit pas de juger à priori ce genre de cas ou de reconnaître la «puissance» autoproclamée de quelques maîtres de l’esbrouffe, mais bien la souffrance induite des victimes. Les dégâts sur la psyché humaine. Mais là encore il faut une fois dans sa vie avoir regardée cette souffrance pour la concevoir.
 
Adeline BRONNER (12 avril 2005)
 
 
Cette autrice écrit d'autres excellentes choses : De l'art de la nuance / Humeurs
 
Ci-dessous l'article qui a fait réagir l'autrice Adeline Bronner :
 
source : Libération, no. 7440, 12 avril 2005, p.33
Sociétés
[Texte intégral]
Les roueries de la sujétion

IACUB Marcela

On a de plus en plus tendance, de nos jours, à relativiser les critères classiques du consentement : on suppose que les gens sont dominés, manipulés, assujettis psychiquement, fragiles devant toutes sortes d'influences plus ou moins sournoises. On pense ainsi être très modernes et prendre en compte les avancées les plus récentes de la psychologie et de la sociologie. Ce sont pourtant de très vieilles questions. Voici l'étrange affaire qu'eut à juger la cour d'assises du Var, le 29 et 30 juillet 1865, rapportée par un juriste de la fin du XIXe siècle, et sur laquelle il serait bon que chacun aujourd'hui encore se fasse son opinion.

Le 31 mars 1865 un mendiant aux deux jambes estropiées nommé Timothée Castellan, âgé de 25 ans, arrive au hameau de Guiols. Il demande l'hospitalité à monsieur Hugues, qui y habitait avec sa fille Joséphine, âgée de 26 ans, à la moralité parfaite. Se faisant passer pour sourd-muet, il fait comprendre par signes qu'il a faim et on l'invite à souper. Puis, pendant la veillée, il écrit sur un papier : «Je suis le fils de Dieu; je suis du ciel et mon nom est Notre Seigneur; car vous voyez mes petits miracles, et plus tard vous en verrez de plus grands.»

Il offre de faire disparaître la taie qui couvrait les yeux de l'une des convives, prétend connaître l'avenir et annonce que la guerre civile éclatera six mois plus tard. Les assistants sont très impressionnés, notamment Joséphine, qui se couche tout habillée de peur du mendiant qui passe la nuit au grenier. Le lendemain, il s'éloigne du hameau et ne revient que lorsqu'il est sûr que la jeune femme est seule. En arrivant, il lui fait toute sorte de passes magiques, après quoi elle serait tombée dans un état de léthargie, pendant lequel il s'est livré sur elle aux «derniers outrages».

Joséphine avait conscience de ce qui se passait, mais, «retenue par une force irrésistible», ne pouvait faire aucun mouvement ni pousser un cri, quoique «sa volonté protestât contre l'attentat qui était commis sur elle». Revenue à elle, elle ne cessa pas pour autant d'être sous l'emprise du mendiant et, au moment où il s'éloignait du hameau, «la malheureuse, entraînée par une force mystérieuse à laquelle elle cherchait en vain à résister, abandonnait la maison paternelle et suivait, éperdue, ce mendiant, pour lequel elle n'éprouvait que de la peur et du dégoût».

Trois jours plus tard, le couple rencontre un cultivateur, auprès de qui Joséphine se serait plainte du pouvoir irrésistible que Castellan exerçait sur elle. Elle lui dit : «Amenez la femme la plus forte et la plus grande, vous verrez si Castellan ne la ferait pas tomber.» Le lendemain, ils demandent encore l'hospitalité, et tandis que Joséphine se plaint les hôtes expulsent Castellan. Pourtant, à peine est-il parti qu'elle s'évanouit et il faut le faire revenir pour que la jeune femme recouvre la raison. Ce n'est que quelques jours plus tard qu'on finit par la ramener chez son père, et que leur histoire prend fin. Castellan est arrêté.

C'est alors que s'est posée une véritable énigme juridique.

Si, comme les médecins qui avaient examiné Joséphine, on admettait qu'elle avait été victime des pouvoirs hypnotiques du mendiant, celui-ci devait bien être accusé de viol, la jeune femme n'ayant pas consenti. Mais ceci impliquait de reconnaître le pouvoir réel de l'hypnose sur la volonté d'autrui, ce qu'aucun juge n'avait fait jusqu'alors.

De plus, même pour nombre de médecins qui croyaient dans l'hypnose, cette technique n'était pas susceptible d'amener les individus à commettre des actes contre leur gré. En somme, pour que Castellan fût considéré un violeur, on devait en même temps reconnaître ses pouvoirs psychiques supérieurs. Dans le cas contraire, on devait admettre que Joséphine Hughes avait décidé de suivre un mendiant estropié de son plein gré cherchant plus ou moins consciemment à fuir l'espace de quelques jours la vie morne et vertueuse qu'elle menait aux côtés de son père.

Pendant le procès, loin de chercher à se dérober à l'accusation, Castellan n'a eu de cesse d'affirmer que les rapports sexuels qu'il obtint de Joséphine avaient eu pour cause non pas la libre volonté de la fille mais la puissance hypnotique qu'il avait exercée sur elle. Durant le réquisitoire du procureur impérial, son étrange hardiesse alla encore plus loin. Il regarda le magistrat fixement et menaça de l'hypnotiser.

A la suite de quoi, ce dernier l'obligea à baisser les yeux pour ne pas tomber sur son emprise. Le jury le condamna à douze ans de prison pour viol, et tout le monde fut satisfait. Joséphine d'abord, car sa moralité était sauve, et Castellan ensuite car on reconnut ainsi ses pouvoirs psychiques supérieurs; enfin, ce fut le triomphe de ceux qui dénonçaient les dangers de l'hypnose.

Cette affaire montre les risques que l'on encourt lorsque l'on cherche, comme aujourd'hui, à mettre en prison les gens censés exercer sur les autres une «sujétion psychologique», comme dit la loi, susceptible de les transformer en de purs automates. Car, ce faisant, non seulement on valide la réalité objective de leurs pouvoirs, mais, plus inquiétant, ce sont les juges eux-mêmes qui risquent de se faire ravir pendant les audiences. A qui pourrait-on alors se fier ?

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La scientologie Eglise ou non ?
 
Courrier de lecteur, 24Heures, avril 96 ?
[Texte intégral]
 
Au moment où la défense s'efforce, dans le procès de Lyon, de faire reconnaître, si j'en crois la presse et votre journal entre autres, la scientologie comme «Eglise», n'est­il pas intéressant de faire savoir à vos lecteurs la troublante coïncidence qui suit.
 
Jusqu'en 1994, un tract de la Scientologie, «écrit par L. Ron Hubbard», clame haut et fort que la scientologie «ne fait partie d'aucune doctrine religieuse» et n'est qu'un «code moral non religieux» (les guillemets indiquent des citations précises).
 
Le 5 avril 1996, Mme Suzanne Montangero­Crausaz, «présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne», m'écrit, entre autres, que «la scientologie est une religion».
 
A ce jour, je n'ai reçu aucune réponse à ma demande d'éclaircissement quant à ce qui me paraît être, pour le moins, une contradiction.
 
Mais l'explication désirée ne serait-elle pas à chercher tout simplement dans le fait que, le 25 septembre 1994, l'article 261 bis du Code pénal suisse, en tout cas, a été modifié dans le sens d'une plus grande protection des personnes et des groupes «en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse» ?
 
Jacques Kropf, Gimel

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Recrutement discret de la scientologie
 
Courrier de lecteur, 24Heures, 11 février 92
[Texte intégral]
 
Mercredi après-midi, à la Madeleine, Lausanne, ma fille se fait remettre un papillon avec la demande orale :
 
«Avez-vous deux minutes pour répondre à un questionnaire ?»
 
- Quel âge avez-vous ?
 
- 21 ans.
 
- Ah, c'est bien, vous êtes majeure ! Venez au chaud, et voici un autre questionnaire plus complet.
 
Et la personne récupère le papillon.
 
En entrant, ma fille voit «Scientologie» sur une porte. Heureusement nous en avions parlé en famille. Ma fille répond au hasard, au moyen de petites croix, met d'autres nom et adresse que les siens et rend le questionnaire (plus de cent questions).
 
«Je mets tout ça dans l'ordinateur», qui recrache trois pages A4. Résultats : «Pessimiste, au bord de la déprime, tout va mal.»
 
- Mais, mademoiselle, on peut tout faire pour vous soigner.
 
On prend bien garde de ne pas lui remettre les trois pages. Par contre, on veut lui vendre un livre. Bon réflexe :
 
- Je n'ai pas d'argent.
 
- Ce n'est pas grave, on vous l'enverra contre remboursement ...
 
Donat Pion, Lausanne

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Scientologie : l'engrenage infernal
 
Courrier de lecteur, 24Heures, 14 avril 92
[Texte intégral]
 
 
Suite à l'émission Temps présent consacrée à la scientologie et à un article de Michel Pont intitulé «La détresse et le cynisme» (24Heures du 26 mars) :
 
Après lecture du bouquin de Ron Hubbard «La dianétique» (loué mais; non acheté), mon premier réflexe a été de hurler de rire devant ce ramassis d'aberrations, d'inepties et d'absurdités, pour ne pas dire plus. C'est à se demander comment des gens, dits normaux, en arrivent à perdre tout sens des réalités, pour ne pas dire leur âme.
 
Mais après discussion avec des scientologues mon rire s'est transformé en frayeur devant l'emprise et l'ascendant que ces derniers ont sur toute personne qui met le doigt dans cet engrenage infernal, tant sur les plans moral, intellectuel que financier.
 
Tout en étant consciente, que mettre un terme à l'existence de cette secte est impossible (démocratie oblige), ne peut-on néanmoins en limiter. la propagande dangereuse, notamment en interdisant la distribution de ce test de conn ..., pardon, de personnalité, dans le centre de Lausanne ?
 
Jeanine Pasche, Lausanne

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Racolage scientologue et bêtises de la Bible scientologue
 
Courrier de lecteur, 24Heures, 15 avril 92
[Texte intégral]
 
Suite à une émission de Temps présent consacrée à la scientologie et à un article de Michel Pont intitulé «La détresse et le cynisme» (24Heures du 26 mars) :
 
J'aimerais que toutes les mamans essaient d'imaginer leur réaction si, un jour, leur enfant leur déclare : «Je veux entrer dans la secte scientologique !» Cela m'est arrivé.
 
Je me suis documentée, j'en ai parlé autour de moi. J'ai lu le livre «La dianétique» et j'ai hurlé de rire. J'ai aussi ri jaune. Comment imaginer que des gens sensés puissent croire à toutes les bêtises contenues dans ce livre qui est la Bible des scientologues ?
 
Nous y sommes tous des «aberrés». Oui, oui ... Les adeptes sont des «préclairs», puis des «clairs», puis ...
 
On y apprend que les clairs ont rarement des accidents, qu'ils n'ont plus besoin de lunettes, qu'ils réussissent mieux dans la vie, etc. Ils sont rarement malades et n'ont plus de maladies psychosomatiques.
Tous nos maux proviennent d'«engrammes»
contactés tout au long de notre vie pré et postnatale. (sic)
 
Une mère enceinte maltraite déjà son enfant puisqu'elle provoque des engrammes quand elle fait sauter le grand frère sur ses genoux, quand elle éternue, quand elle se cogne le ventre, quand elle fait l'amour avec son mari, etc.
 
Quand l'enfant sera né et tout au long de sa vie, les engrammes vont pleuvoir sur lui, si on lui parle quand il est malade ou blessé, par exemple. Pour s'en débarrasser, une seule solution : adhérer à la secte et suivre sa thérapie à prix d'or.
 
Eux seuls, les scientologues, ont la recette, mais la facture est salée. Ils deman­dent à leurs membres de soutenir le démantèlement de toutes les organisations qui s'opposeraient à la scientologie, donc à la liberté de l'humanité ...
 
Il faut que cesse ce racolage à la rue de la Madeleine. Les jeunes victimes qui y travaillent et y étudient gagnent 200 francs par semaine. Qui doit les entretenir ?
 
Christiane Monney, Lausanne

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