|
|
|
|
La scientologie dans les écoles de Fribourg !? Le député fribourgeois Michel Jordan dénonce une infiltration de la scientologie Il faut enquêter sur les centre de rattrapage liés avec la scientologie (novembre 1988) Réponse du Conseil d'Etat: Non au "Centre de rattrapage scolaire"; les méthodes scientologues ne sont pas toujours fondées sur le respect de la personne humaine (6 décembre 1988) |
Question écrite de Michel Jordan: Infiltralion de l'Eglise de scientologie dans l'école fribourgoise. La presse fribourgeoise a commenté l'inquiétude qu'a soulevée la récente ouverture, à Fribourg, d'un centre de rattrapage scolaire dont la direction et plusieurs enseignants sont scientologues. L'ambiguïté de cette démarche a, par ailleurs, fait l'objet de débats aux Conseils Généraux de Marly et Fribourg. Dans une question écrite déposée le 18 mai 1983, j'avais déjà attiré l'attention du Gouvernement sur les dangers que fait courir cette secte qui a fait l'objet de nombreuses condamnations pour escroquerie. L'utilisation abusive ne salles du Collège St-Michel et de fichiers d'élèves en 1982, puis la récente mésaventure survenue dans le cadre du Service d'Orientation Professionnelle, enfin l'ouverture du centre de rattrapage scolaire s'inscrivent dans une habile stratégie d'infiltration des établissements scolaires, comme le confirme le Conseiller d'Etat Raymond Junod : "Quand j'étais chef de l'Instruction publique, j'ai eu affaire à d'innombrables cas d'infiltrations des scientologues dans nos écoles (l'Hebdo du 28 mai 1988)." Il est habituel que ces tentatives d'infiltration ne se réfèrent pas explicitement à "l'Eglise de scientologie", telle a été la stratégie utilisée pour faire connaître le centre de rattrapage scolaire. Quand bien même, acculés à se défendre, lorsque la presse eut découvert leur appartenance à la scientologie, les initiateurs du centre démentirent tout lien avec "l'Eglise de scientologie", les questions que pose l'ouverture de ce centre sont graves: Alors que la nouvelle loi scolaire a tenu à affirmer solennellement le caractère personnaliste et chrétien de l'Ecole fribourgeoise, alors que cette même loi déclare vouer une attention particulière à l'appui aux élèves en difficulté, est-on en droit de laisser impunément libre cours à ce qui semble bien constituer une indirecte et subtile infiltration dans l'Ecole fribourgeoise par le biais d'appuis scolaires aux élèves en difficulté ? En ce sens, la responsabilité morale du Conseil d'Etat et du Département de l'lnstruction Publique me paraît engagée . C'est pourquoi, je demande au Conseil d'Etat s'il est conscient du danger que font courir aux habitants de ce canton les infiltrations successives de l'Eglise de scientologie et s'il est disposé à: 1) entreprendre une enquête sur les liens du centre de rattrapage avec l'Eglise de scientologie, 2) à informer les parents d'élèves el les enseignants (certains d'entre eux ont déjà été sollicités) sur les risques que peut faire courir ce centre à ses utilisateurs potentiels, 3) à envisager qu'une information très claire sur les pièges que recèlent les sectes qui tendent à s'implanter, ici et ailleurs, soit donnée aux élèves des établissements d'enseignement relevant du Département de l'Instruction publique. novembre 1988 Réponse du Conseil d'Etat Ad 1. Le Conseil d'Etat estime que l'information dont il dispose sur le "Centre privé de rattrapage scolaire" ouvert le 7 novembre 1988 est, en l'état, suffisante. Il constate que ses responsables ont clairement fait état de leur appartenance à la "scientologie". Selon la directrice et les responsables du "Centre", l'activité de ce dernier est rigoureusement limitée à des activités pédagogiques de rattrapage scolaire sans intervention de nature psychologique. Dans une affirmation écrite du 19 novembre 1988, la directrice du "Centre" fait état du devoir absolu de sauvegarder la sphère privée des gens avec qui elle passe contrat. Devant le Directeur de l'instruction publique, les responsables du "Centre" ont affirmé, le 24 novembre 1988, qu'ils ne feront pas de prosélytisme pour la "scientologie" et que leur engagement relève de la seule pédagogie. Il apparaît évident que malgré l'attention que portent les responsables à leur engagement et à leur attitude de réserve, des possibilités de contacts avec la "scientologie" pourront exister grâce au "Centre privé de rattrapage scolaire", par exemple lorsque des "scientologues" le fréquenteront comme clients et aborderont d'autres personnes adhérentes potentielles de leur mouvement. Un sujet d'inquiétude pour le Conseil d'Etat réside dans certaines options pédagogiques de la méthode "Apprendre à apprendre", appliquée au "Centre"; élaborée d'après l'oeuvre de L. Ron Hubbard, celle-ci reprend des idées et des démarches connues des pédagogues depuis longtemps. L'inquiétude se confirme quand on apprend (p. 115) "comment aborder un thème de harcèlement: le moniteur doit laisser l'étudiant remporter quelques succès, puis, en le soumettant à une tension plus considérable, commencer à le harasser, afin de provoquer chez lui des réactions qui l'amèneront à se faire recaler. C'est ce qu'on appelle le "harcèlement". L'étudiant est recalé toutes les fois qu'il réagit le moins du monde au harcèlement. Le moniteur est en droit de dire ou de faire tout ce qu'il désire, sauf quitter sa chaise. Tous les mots prononcés par le moniteur, hormis ceux dont il se sert pour diriger, ne doivent susciter aucune réaction de la part de l'étudiant. L'école fribourgeoise fondée sur la conception chrétienne de la personne et sur le respect de ses droits fondamentaux (art. 2 de la loi scolaire) a une orientation qui l'éloigne profondément de telles options. Le Conseil d'Etat tient également à relever qu'au terme de la Constitution fribourgeoise (art. 18), la faculté d'enseigner est déclarée libre dans le canton et qu'en outre le "Centre" n'est pas une école privée au sens de la loi scolaire : son ouverture n'était pas soumise à l'autorisation du Département de l'instruction publique prévue par l'article 102 de la loi scolaire. Il souligne, par ailleurs, que l'autorité a refusé à un maître engagé par l'Etat de collaborer au "Centre privé de rattrapage scolaire". Elle renouvellera son interdiction si d'autres demandes lui parviennent. Elle veut éviter par là toute confusion et ne pas cautionner, même de manière indirecte, la pédagogie présentée plus haut Ad 2 et 3 Le Conseil d'Etat rappelle aussi que les enfants qui rencontrent des difficultés scolaires reçoivent une aide au travers des services auxiliaires de logopédie et de psychologie scolaire. De plus des appuis pédagogiques sont accordés aux classes chaque fois que cela est nécessaire. Dans les démarches d'information en liaison avec les problèmes traités plus haut, le Conseil d'Etat estime qu'il faut aller au-delà des questions particulières posées par l'ouverture du "Centre privé de rattrapage scolaire". Il considère qu'il faut prendre en compte l'apparition de nouveaux mouvements religieux en Suisse. C'est dans ce sens que le Département de l'instruction publique adressera une information aux inspecteurs et aux commissions scolaires ainsi qu'aux directeurs des établissements du degré secondaire. Il leur demandera de transmettre de manière appropriée cette information aux parents, aux maîtres et, s'il y a lieu, aux élèves. Compte tenu de ces éléments, le Conseil d'Etat met en garde les parents d'élèves: la fréquentation d'un tel Centre peut amener ces derniers à être confrontés à des méthodes qui ne sont pas toujours fondées sur le respect de la personne humaine. 6 décembre 1988 MD/ms
|
|
|
Exposing Scientology through streaming video Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent. |
|
[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation] |