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- Tout
d'abord parler de confession dans
l'Eglise de scientologie est totalement tendancieux,
car ce sont en fait des interrogatoires
dont le principal but est de contrôler la présence des adeptes et de
les empêcher
d'émettre la moindre critique.
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- En
scientologie une attitude de non-soumission
est dénoncée dans un rapport au «département
de l'éthique de scientologie» et une confession-interrogatoire
est aussitôt exigée par l'"officier
d'éthique de scientologie".
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- Si vous refusez
un tel interrogatoire, ou les sanctions qui
s'en suivent (généralement l'achat d'autres
cours de scientologie ... ou la déconnection
d'un proche ...), vous n'avez plus le droit
de recevoir la thérapie
scientologue ni de suivre vos cours de
scientologie ! (cf Les
conditions d'éthique de la scientologie)
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- La
formation d'officier d'éthique dure au plus
3 semaines et un
officier d'éthique peut à tout moment ordonner des
vérifications de sécurité pour fouiller le moindre
recoin de votre vie. Ce sont alors des auditeurs
de scientologie qui prennent le relai et
qui vous font subir des interrogatoires sans
fin selon des listes préparées par Ron Hubbard.
(Questions du style : As-tu couché avec une
personne de la mauvaise race ? As-tu volé l'Eglise
de scientologie ? As-tu empêché quelqu'un de
payer ce qu'elle devait à la scientologie ?
etc.)
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- Ces
interrogatoires, les «vérifications de sécurité»,
sont à vos frais et l'officier d'éthique reçois
parfois 10% de commission, si ce n'est celui
qui vous a introduit en scientologie, le Field
Staff Member (FSM)!
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- Lors des cours supérieurs de
scientologie, les confessions doivent être signées
et écrites de votre main. Elles sont
une contrainte bien déguisée. Quant aux vérifications
de sécurité, il vous sera impossible de
vous y soustraire si vous souhaitez commencer
vos séances d'exorcisme des niveaux
confidentiels, et elles vous en coûteront
plus de 500 euros de l'heure (tarif en 2005)
!
- La
scientologie agit à l'opposé des lois suisses
-
- Contrairement
aux Eglises officielles où vos confessions
sont détruites
à la mort du pasteur et vos confidences
protégées par la loi, en scientologie il n'y aucune garantie
de confidentialité
et encore moins de leur destruction ! (voir
l'encadré concernant les Eglises officielle)
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- De
plus, en scientologie il n'existe aucun organe
de surveillance comme le Consistoire genevois pour l'Eglise
nationale protestante, ou l'ordre des médecins
pour ce qui concerne les psychiatres, docteurs,
infirmiers, etc...
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- De
nombreux ex-scientologues nous disent avoir peur
que la scientologie utilisent leurs confession,
cela d'autant plus qu'il arrive parfois que
dans des lettres ou téléphones anonymes des éléments
provenant de dossiers d'adeptes s'y retrouvent
comme par enchantement ... sans compter que
Ron hubbard dans le livre «Le gourou démasqué»
de Russell Miller est décrit comme un personnage
peu scrupuleux.
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- Les
confessions dans les mains de la scientologie
sont une épée de Damoclès et empêchent les victimes
de témoigner, comme cet homme
qui a confessé avoir tué un jeune homme par
un coup de pied malencontreux, où cet autre
qui a confessé avoir fait deux emprunts bancaires simultanés.
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- Certaines
victimes de la scientologie sont même terrorisées
de quitter l'Eglise de scientologie pour cette
simple raison.
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- Quant
à moi, j'ai demandé à plusieurs
reprises la remise de mes dossiers personnels, mais
à aucun moment les scientologues ont accepté
mes demandes. Ils ont soit indiqué qu'il n'existait
aucun document me concernant (gros mensonge)
soit ils ont refusé mes courriers
recommandés ...
-
- Les
scientologues possédant ces pseudo-confessions
sont passés maîtres dans le chantage. Il faut
que nos autorités contrôlent leurs agissements illégaux.
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- Jean-Luc
Barbier, le 24 juillet 2005
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- «Le
secret pastoral dans l'Eglise nationale protestante
de Genève
par le juge Pierre-C Weber»
- (Texte de Fabienne
Cellérier)
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- [Texte
intégral]
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- Un mourant avoue au
pasteur qui reçoit ses dernières paroles qu'il est l'auteur d'un crime pour
lequel un innocent a été frappé d'une lourde peine. Malgré toutes les
supplications, l'homme refuse que cet aveu soit porté à la connaissance de la
justice. Le pasteur ne pourra-t-il rien faire pour réparer cette erreur
judiciaire ?
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- Quelle place pour le
secret dans un ministère de la Parole ? Troublante question du juriste au
théologien. C'est en tous cas celle que suggère le juge Pierre-C. Weber dans un
fascicule tiré d'une conférence donnée le 2 février dernier devant la Compagnie
des pasteurs.
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- L'auteur a interrogé
l'Ecriture qui, toute en nuances et en contradictions, affirme en substance
qu'«il y a un temps pour se taire et un temps pour parler» (Qo 3, 7). Le droit
canonique, lui, se fait plus radical et menace d'excommunication toute
violation du secret sacramentel. Dans la tradition protestante qui ne considère
pas la confession comme sacrement, le secret professionnel n'a pas été reconnu
en tous temps, Qu'en est-il aujourd'hui ?
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- En l'absence de dispositions émanant de la Constitution de l'ENPG, c'est l'article
321 du Code pénal qui definit la fonction du secret pastoral.
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- Cet article énumère les
différents corps de metiers et leurs auxiliaires qui, sur plainte,
risquent une penalisation pour avoir devoilé un secret. Grâce aux précisions du Juge Weber,
on apprend
que sont compris comme auxiliaires de l'ecclésiastique outre son conjoint, tous
ceux qui agissant sous l'autorité, directe d'un pasteur responsable, sont
susceptibles de partager un secret. En revanche, les auxiliaires d'un diacre,
curieusement, n'entrent pas dans cette catégorie, les diacres étant eux-mêmes
considérés comme auxiliaires du pasteur. De même, au regard de la loi, les
laïcs exerçant un ministère ne sont pas soumis au droit et devoir du secret.
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- On est frappé de cette solennelle rigueur avec laquelle la loi entoure
le secret pastoral. C'est qu'il s'agit de garantir le droit de la personnalité
et, sur le plan ecclésial, de favoriser le ministère du pardon. Ainsi, le
secret estil dû pour l'éternité : au décès du pasteur, il convient de
détruire ses archives, fichiers et correspondance.
-
- Le ministre malveillant ou négligent
risquera une sanction sur le plan disciplinaire, civil et pénal. Mais cette obligation, aussi rigoureuse soit-elle, comporte des
limites : la pratique établit qu'en certaines circonstances, le pasteur n'est
pas punissable. Entre autres situations, s'il peut se prévaloir d'un état
de nécessité où le secret
contreviendrait à un bien vital d'autrui.
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- Le
minIstre ne peut être poursuivi non
plus s'il agit avec l'accord écrit d'une autorité supérieure «Force est, cependant, de
constater que cette autorité supérieure des pasteurs genevois n'existe pas»,
observe le juge Weber qui désigne le Consistoire comme seule autorité
susceptible d'être dotée de cette compétence.
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- En ce qui concerne l'obligation
de témoigner, il peut y avoir conflit si la personne tenue au silence est
porteuse d'un témoignage prépondérant. En pareil cas, le pasteur genevois est renvoyé à sa propre conscience
:
existe-t-il ou non un intérêt supérieur qui commande de briser le secret ? Au
regard de la loi, il semble qu'il ne risque rien à se taire, mais s'il se
trompe à parler, il lui reste comme dit l'auteur «les fortes paroles de
Calvin sur la consolation d'être persécuté pour la justice»
-
- Dès lors, aux prises avec sa conscience, le pasteur méditera sur la
tension qui l'habite entre le respect absolu au confident et l'accomplissement
de son devoir social. La troublante question du juge Pierre-C. Weber demeure.
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- Fabienne
Cellérier
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- «Le secret pastoral dans
l'Eglise nationale
protestante de Genève» par Pierre-C. Weber, Juge à la Cour de Justice
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