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L'ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE DE FRIBOURG
 
La scientologie contraint un mineur à s'endetter et à interrompre ses études
 
Des contrats successifs pour "éteindre" la dette des intérêts d'emprunt en retard - intimidation pour ceux qui en parleraient à leur entourage non-favorable ou pas impliqué. Voilà ce que nous a dit Alex au sujet des méthodes de l'Eglise de scientologie de Fribourg.
 
Alex a été attaqué pour diffamation par la scientologie suite à son témoignage dans la presse de Fribourg. De nombreux témoins sont venus confirmer ses propos et Alex a été acquitté.
 
Le Gravis, février 2005
 
Témoignage d'Alex : L'Eglise de scientologie de Fribourg a fait une fausse déclaration de salaire
 
Audience le 24 avril 1989 : Un emprunt de fr. 30'000.- alors que tous deux étaient mineurs
 
Audience du 19 août 1992 : Des emprunts sans voir la couleur de l'argent !
 
La présidente de la scientologie, Suzanne Montangero, invente le contrat moral de scientologie
 
"Mes filles ont tenté trois fois d'emprunter 100'000 euros à leur oncle !"
 
 

 
Témoignage d'Alex
(prénom d'emprunt)
 
[Extrait]
 
La question du montant payé à l'église de Scientologie se présente dans mon cas comme suit :
 
1) Dans un premier temps ils m'ont organisé un emprunt de 30'000,­- (j'étais mineur). 25'000.--Frs environs sont aller directement à l'organisation de Scientologie de Berne et de Fribourg (vases communicants). Le taux d'intérêt 15,4 % ; j'ignorais que c'était excessif ! (30'000 francs suisses = 20'000 euros)
 
2) Puis ce contrat à la Revy-Leasing (banque ayant à l'époque un scientologue dans ses rangs, ndlr) a été remplacé ou reconduit. Une première fois pour un montant cumulant le montant de base 30'000.--Frs + intérêts de retard, environs 10'000.--Frs + intérêts à couvrir jusqu'à échéance - 13'760.--Frs soit au total 53'760.--Frs.
 
A ce moment, le 22.7.1987 j'étais majeur (mais aveuglé) et par ce nouveau contrat ils ont essayé de légaliser la situation, ce que je n'ai compris que récemment (hors de leur influence).
 
3) Un troisième contrat m'a été proposé pour annuler les précédents et couvrir les intérêts, ce qui m'amène à un montant totale à rembourser de 68'340.--Sfr daté du 7.1.1988. A cette fin, Monsieur Fachin Marco, directeur du centre de Scientologie de Fribourg m'avait procuré une fausse déclaration de salaire de 6'000.--Sfr par mois, ce qui ne correspondait pas à la réalité.
 
Je sais que je ne suis pas le seul à avoir bénéficier de tels déclarations imaginaires. Les banques joue le jeu en clignant des yeux, sachant que c'est des mineurs dans ce cas. Tous cela n'est pas facile à prouver sans une enquête, mais, c'est vrai !.
 
4) En parallèle il m'a été proposé un nouvel emprunt pour m'en sortir ! Soit me mettre à mon compte en montant des affaires commerciales et immobilières, ce qui correspondait à mon tempérament. J'ai bien joué le jeu, car gonflé à bloc avec les slogans de Scientologie, "il suffit de postuler, et cela marche, avec des technologies infaillibles!"
 
Une confiance aveugle en moi-même, ne me permettait pas de réaliser tout ce qui me manquait pour réussir (les connaissances professionnelles). D'autre part, les responsables, en particulier Monsieur Fachin qui suggérais que j'aide la mission en difficulté me stimulait, car j'aime aider.
 
Je fus aussi sollicité pour prêter à certains membres de l'organisation de quoi les dépanner momentanément ainsi que de mettre sur pieds différentes activités favorable à l'organisation de Scientologie. On m'a bien fait sentir qu'un membre actif, riche et dévoué à la cause était une chance commune, c'était l'euphorie !
 
Ils m'ont cautionné pour 66'000.--Sfr un prêt de 55'000.--Sfr à la BPS au taux d'intérêt normal de 5,5 %. Ceci le 30.10.1987. Sur le moment je les trouvais "super". Certainement ils y croyait comme moi. Je me suis procuré une voiture en leasing pour mon travail et les services que je rendais à la mission de Scientologie.
 
5) Si j'avais cumulé ces engagement malheureux, je l'avais fais avec la conviction de son utilité et de la réussite sous l'instigation du centre et de ses membres adultes, en qui j'avais mis toute ma confiance. Je peux estimer ma dette à ce jour entre 135'000.--Sfr et 150'000.--Sfr, suivant la façon de calculer.
 
6) Tout ceci après m'avoir poussé à abandonner mon apprentissage à quelque semaines des examens finaux, que j'aurais réussi sans problème, selon les dires de mes professeurs. (Apprentissage terminé en juillet 1990 avec moyenne de 4.91) Au lieu de m'encourager à terminer, Monsieur Fachin et certains autres membres m'ont recommandé de trouver une place lucrative.
 
7) Je ne suis pas le seul d'ont l'enthousiasme a été gonflé par le fanatisme des responsables et qui c'est engagé tous azimuts la tête baissée. Aujourd'hui je me rends bien compte que ma sincérité, ma spontanéité et ma naïveté on fait de moi une proie facile. Je ne suis pas le seul, hélas.
 
Cependant je me retourne contre ces rapaces qui ont abusé de ma jeunesse et de celle de bien d'autres. Peut-être sont-ils inconscients des problèmes qu'ils créent ou sont ils aveugles ? De mauvaise foi, je ne le crois pas vraiment. A de niveaux hiérarchiques supérieurs, probablement, car il y a quelque chose d'organisé, des connivences. De toute façon il est temps que les plus ou moins jeunes sachent comment on utilise - leur générosité, - leur idéal et leur enthousiasme à d'autre fins.
 
(...)
 
Un emprunt de fr. 30'000.- alors que tous deux étaient mineurs
 
Extraits / Audience du 24 avril 1989
Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Sarine
 
(...)
 
Lors de son audition du 24 avril 1989, ROSE (nom d'emprunt), entendu en qualité de témoin à la demande d'Alex, a déclaré qu'en avril 1987 sa fille (SUZY, nom d'emprunt) et un ami (DOMI, nom d'emprunt) avaient contracté un emprunt de fr. 30'000.- auprès de la Société Revi-Leasing & Finanz AG alors que tous deux étaient mineurs; qu'une partie de cette somme avait été utilisée pour l'Eglise de scientologie, le solde étant destiné à d'autres usages qu'il ne connaît pas.
 
(...)
Des emprunts sans voir la couleur de l'argent
 
Extraits /Audience du 19 août 1992
Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Sarine
 
(...)

Alex: Lorsqu'on entre dans la scientologie, on est tellement impliqué que c'est comme si on avait des oeillères. on ne voit plus que le but final. C'est une sorte de fanatisation,

A la demande de Me EMERY (avocat d'Alex), le président donne partiellement lecture de la page 3 du rapport de l'inspecteur de la police de sûreté vaudoise :

"Nous verrons plus loin que ce procédé a été utilisé systématiquement avec "les paroissiens", qui pour la plupart, ont signé ladite quittance, sans même voir la couleur de l'argent qu'ils avaient demandé en prêt, par l'entremise des membres actifs de la secte, lesquels ont toujours fait signer en blanc ces fameux contrats".

(...)

Alex: Si j'ai contracté un deuxième prêt, c'était pour rembourser les arriérés du premier. Cela s'est passé juste avant mon départ aux Etats-Unis.

Me Emery: Le troisième prêt a été versé à l'Eglise des USA.

(...)

Alex: Selon l'office des poursuites d'Yverdon, mes dettes s'élèvent à Fr. 130'000.- (87'000 euros).

Le président se demande ependant si les nouveaux emprunts ne servaient pas chaque fois à solder les anciens.

Alex: J'ai toujours dépensé à l'époque l'argent dans le cadre de la scientologie. je vous renvoie à cet effet au dernier emprunt. l'argent tournait toujours autour du même pot. je travaillais toujours dans le même but. aider les membres, leur procurer du travail, les aider financièrement. Je travaillais toujours dans cette perspective.

(...)

Il est exact que ma mère m'a suivi dans la scientologie afin de voir ce que j'y faisais. Elle m'avait fortement déconseillé d'y entrer. Elle a uniquement suivi des cours dans mon intérêt. J'avais également réussi à amener dans la scientologie ma soeuer et de nombreux amis.

Le Président donne lecture de la pièce 1 du dossier déposé par Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY (avocate de la scientologie). Il est spécifié dans le règlement de l'Eglise de scientologie du 1er septembre 1965 que les mineurs doivent disposer de l'accord du détenteur de l'autorité parentale.
 
Me Alexandre EMERY constate que cela est conforme à la loi.
 
Marco FACHIN: S'agissant des emprunts, nous sommes attentifs à ce problème. Il y a effectivement eu un problème avec Monsieur DOMI (nom d'emprunt), mais ce n'est pas une pratique courante chez nous. Ce n'est pas notre politique que d'inciter les mineurs à faire des emprunts. De plus, c'est à la banque de décider si elle octroie le prêt.
 
S'agissant du problème avec Monsieur DOMI, je dois dire que cela s'est passé entre lui et Monsieur HO. (nom d'emprunt -lntermédiaire travaillant alors pour la banque Revy-leasing. Ndlr).
 
Nous n'étions au courant de rien au moment de l'emprunt. J'ai tout appris par la suite. DOMI avait parlé avec HO. On a eu connaissance de l'affaire lorsque tout était réalisé. A notre connaissance, c'est le seul cas.
 
Lorsqu'un membre désire emprunter de l'argent, il ne s'adresse pas uniquement à Revi-Leasing.
 
La personne a le libre choix de la banque. A l'époque, HO avait une bonne communication avec Revi-Leasing et a conseillé quelques membres de traiter avec cet établissement.
 
Jürg BERTA a pour sa part créé Sol-Finanz. C'est un scientologue qui a décidé de créer sa propre affaire et d'aider les scientologues dans leurs emprunts. Les contrats avec BERTA étaient occasionnels.
 
LA PRESIDENTE DE LA SCIENTOLOGIE SUZANNE MONTANGERO
INVENTE LE CONTRAT MORAL DE SCIENTOLOGIE
 
"toutes les confessions sont bienvenues mais croyez en nous"
"Les engagements se font en pleine connaissance de cause" - "La Mission est là pour tout lui expliquer et lui donner les possibilités de prendre lui-même la décision."
 

Audience du 19 août 1992 - Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Sarine

[Texte intégral]

Se présente en qualité de témoin:
 
Suzanne MONTANGERO, épouse de Grégoire, née en 1939, Présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, domiciliée à (...), avisée de on devoir de dire la vérité et des conséquences pénales d'un faux témoignage, qui déclare :
 
Nous n'avons aucun droit d'inscrire des mineurs à des services. C'est un règlement interne. Nous avons l'obligation d'en référer à leurs parents. C'est un règlement de l'Eglise. Si un mineur arrive, on prend contact avec le détenteur de l'autorité parentale. C'est une directive. Pour les emprunts, c'est le même système.
 
Dans le cas ROSE (nom d'emprunt), Je ne sais rien, car je n'étais pas une membre active de l'Eglise à ce moment-là. Je ne connais pas ce cas. A partir de ce cas, il y a eu des directives précies. Ma fonction est justement de contrôler que ces directives soient suivies. J'occupe cette fonction depuis quatre ans.
 
Tout a été depuis remis en place au sein de l'Eglise.
 
S'agissant des relations entre, d'une part, Revi-Leasing et Sol-Finanz et, d'autre part, la scientologie, je dois vous répondre que je connais Revi-Leasing de nom, mais il n'y a aucune relation entre cette banque et nous.
 
Les dirigeants de ces banques n'occupent aucun poste chez nous.
 
En 1986, j'étais membre extérieur de l'Eglise.
 
J'ai très peu connu HO. Je l'ai croisé J'ai toujours eu peu de contacts avec lui.
 
Jürg BERTA est scientologue. Il est possible que son établissement aide les membres dans des emprunts. C'est un membre passif. Je ne pense pas qu'il ne fait qu'aider les membres.
 
S'agissant des gens empruntant des montants importants d'argent et de la gêne que cela devrait me procurer, je dois vous répondre qu'une personne qui commence la scientologie s'engage sur un chemin spirituel avec des étapes, des dons personnels ,et privés. Pour les services rendus, il y a des contributions.
 
Les engagements se font en pleine connaissance de cause.
 
Personnellement, au départ, je savais que j'avais un échange à fournir pour les cours reçus. De ce que je donnais, je recevais largement en retour. Le but de n'importe quel scientologue est de présenter son produit. Si une personne considère que la scientologie ne peut être que bien pour elle et qu'elle ne peut lui procurer que des avantages, qu'elle fasse un emprunt; elle n'en tirera que des avantages. Je parle en tout cas d'après ma propre expérience.
 
Si la personne n'a pas beaucoup d'argent, il existe des services gratuits ou peu chers. Il est dès lors possible d'entreprendre des recherches personnelles avec des services très bon marché. Le membre connait les prix. Il sait qu'il devra consentir des sacrifices financiers pour continuer sur cette route.
 
La Mission est là pour tout lui expliquer et lui donner les possibilités de prendre lui-même la décision.
 
A la question de Me Alexandre EMERY,
 Suzanne MONTANGERO répond:
 
Avant mon mariage en 1986, je portais le nom de CRAUSAZ, originaire de Fribourg. En 1986, je portais le grade de OT IV; il s'agit d'un degré spirituel. FLAG est le nom de l'organisation de Clearwater, en Floride.
Le président donne lecture du point 5 de la lettre de Monsieur Robert G., du 15 mars 1986.
 
"Tout récemment, à Lausanne, des membres du personnel (à notre insu) en présence de Madame Suzanne CRAUSAZ, OT IV, ont amené Marie (15 ans) à signer un engagement à FLAG pour une date indéterminée. De nouveau une grave entrave au statut de mineur et de la tutelle parentale (par des membres du personnel et pas n'importe lesquels). Et cela ne va pas. Je ne suis pas d'accord du tout. Il faudra que les membres du personnel tiennent compte de l'âge de leur interlocuteur".
 
Suzanne MONTANGERO :
 
Je connais un peu ROSE. Je l'ai rencontré une fois. Il a été scientologue, mais ne l'est plus. Je l'ai connu dans une exposition de peinture. SUZY (nom d'emprunt) est la fille de ROSE. Je me souviens de cette anecdote. SUZY était venue à Lausanne. Elle a rencontré des personnes de l'organisation maritime. Elle a signé un contrat moral, qui ne l'engageait aucunement, car son adhésion dépendait d'un tout autre engagement. Elle devait être engagée en Floride. Cela signifie qu'elle devait quitter sa famille.
 
C'était un contrat moral pour son futur. De ce que je sais, ce contrat n'a jamais eu lieu. Elle m'avait effectivement demandé d'être témoin pour cet engagement moral.
 
Il n' y eut aucun engagement financier, en aucun cas.
 
Aux questions de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY,
Suzanne MONTANGERO répond:
 
Jürg BERTA n'avait pas de fonction de dirigeant dans l'Eglise. Il était membre passif de l'Eglise de Berne.
 
S'agissant de l'affaire ROSE-DOMI, je dois dire qu'il est vrai que ceux-ci ont fait des dettes étrangères à la scientologie. Ils vivaient en effet ensemble. (CES DEUX PERSONNES ETAIENT MINEURES AU MOMENT D'EMPRUNTER. voir ici : DOMI Ndlr)
 
Suzanne MONTANGERO
 
Mon époux et mes enfants sont scientologues. Mon époux travaille; il est également membre de la scientologie. Moi, je suis salariée. Je reçois une rétribution.
 
A la question de Me Alexandre EMERY,
Suzanne MONTANGERO répond :
 
Il est effectivement possible d'avoir un grade dans la scientologie sans être professionnel. Il existe en effet certains membres passifs qui ont un grade. Ils s'agit en fait d'un grade spirituel. Pour ma part, je suis depuis 20 ans dans la scientologie et j'ai un grade. (OT8. Ndlr)
 
Je suis passée du stade de membre passif à celui de membre actif.
 
A votre question concernant le montant des emprunts effectués par des membres pour l'Eglise de scientologie de Lausanne, je vous réponds que je n'en sais rien, je ne m'occupe pas de cela.
 
Je peux tout au plus vous dire combien de services ont été donnés. Nous avons des comptes, à disposition de tous les membres de l'Eglise.
 

Il s'agit d'une Eglise.

On y appartient mais cela n'empêche pas d'avoir une religion.

Chaque personne a sa propre réalité, son propre point de vue sur Dieu.

Cela dépend de son avancement.

On n'intervient pas sur ce point.

Marco FACHIN:
 

La scientologie est une philosophie religieuse non Confessionnelle

A la question de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY,
Suzanne MONTANGERO répond :
 
On peut être scientologue et employé de banque, ainsi par exemple à l'UBS, sans pour autant contrôler de tels établissements. Jürg BERTA n'est pas un membre dirigeant.
 
MES FILLES VOULAIENT EMPRUNTER TROIS FOIS 150'000 Fr.
 
"Toutes les personnes condamnées par la scientologie
sont condamnées à ne plus avoir de communication"
 
Audience du 19 août 1992 - Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Sarine
Audition du témoin Monsieur ROSE (nom d'emprunt), ex-scientologue et père de SUZI (nom d'emprunt)
 
[Texte intégral]
 
Se présente en qualité de témoin :
 
M. ROSE (nom d'emprunt), né en 1942, ingénieur en génie civil, domicilié à (...), avisé de son devoir de dire la vérité et des conséquences pénales d'un faux témoignage, qui déclare
 
"Le Centre..." était l'ancien nom.
 
Concernant les emprunts bancaires contractés par des mineurs, je vous remets un document. Il s'agit de Marie et de SUZI (nom d'emprunt) DOMI (nom d'emprunt), son ami. Ces deux jeunes gens ne connaissaient pas l'allemand, ou vaguement.
 
Le Président constate que SUZI et DOMI ont emprunté, le 9 avri l 1987, Fr.30' 000. --à la Société Revi-Leasing, avec Jürg BERTA comme "Solidarischer Mithafter". Le contrat d'emprunt contient les signatures de SUZI, DOMI et Jürg BERTA.
 
M. ROSE:
 
Sous la signature des enfants, il y a la signature de Jürg BERTA. J'ai eu beaucoup de peine à obtenir ce contrat. Le deuxième contrat [du 26.02.1988] annule le premier. Le 9 avril, à la signature du contrat, je n'en savais rien. SUZI est née le 24 septembre 1970. Elle avait 16 ans. Elle habitait toujours chez nous. DOMI habitait à Marsens. Elle était apprentie à La Placette et lui chez Mooser, à Bulle. Elle avait une carte de crédit.
 
Le montant de l'emprunt a servi partiellement à rembourser les dettes à la scientologie.
 
A La Placette, les dettes étaient au nom de ma fille, mais ils y allaient ensemble. SUZI était apprentie à La
Placette et lui l'était chez Mooser à Bulle. Par conséquent, les revenus inscrits dans le contrat d'emprunt proviennent de je ne sais où.
 
Le Président constate que, dans le contrat d'emprunt du 9 avril 1987, les salaires nets de SUZI et DOMI sont de Fr. 2'500.--, respectivement Fr. 2'000.--.
 
M. ROSE:
 
FACHIN (Marco Fachin, Ndlr) et CRAUSAZ (Suzanne Montangero-Crausaz, Ndlr) savaient que je n'aurais jamais accepté cela. Je n'étais pas d'accord que les filles soient dans la rue pour faire de la publicité (pour la secte de scientologie. Ndlr). Tout ce que je disais ne servait à rien. Cela ne m'a valu que des choses désagréables.
 
Des membres ont mis en relation BERTA et ces enfants, et ils ont signé.
 
Le dernier contrat signé est celui du 26 février 1988, qui annule le premier.
 
Comme ma fille recevait des rappels de Manor, je me suis permis d'en ouvrir un. Elle m'a alors craché le morceau. Je suis allé chez Manor pour leur dire que je trouvais anormal que, avec une carte de crédit limitée à Fr. 500.--, elle ait pu avoir des dettes pour un montant de Fr. 5'000.-
 
Mais comme elle n'avait pas fini son apprentissage, j'ai payé les Fr. 5' 000. --. En revanche, les autres Fr. 7'000.-- dus à Manor ont été prélevés sur l'emprunt de Fr. 30'000.--. (20'000 euros)
 
La mère de DOMI était traumatisée et avait peur des réactions de son mari. Elle a signé. Elle ne s'est rendue compte que par la suite de son erreur. Elle a ensuite écrit la lettre du 21 février 1989.
 
Le deuxième emprunt a été fait avec Sol-Finanz et non plus Revi-Leasing. Je n' ai jamais eu aucun contact avec BERTA. S'agissant des emprunts, DOMI a été coincé. Il ne pouvait plus emprunter de l'argent. Il a eu beaucoup de difficultés et n'a pas voulu lâcher prise au lieu de tout laisser tomber.
 
Je n'ai jamais été membre de la scientologie. J'ai suivi des cours, car certaines choses étaient intéressantes. Je suis en effet curieux et explorateur, enthousiaste et intéressé. Mais jamais, je ne me suis laissé prendre par le fanatisme. Je suis mon propre maître.
 
J'ai fait des remarques à FACHIN. J'ai constaté que 90 % des membres quittent la scientologie. Cette organisation est très prenante. Plus on travaille pour elle, plus elle en veut. C'est à la fois désagréable et stimulant, pour autant qu'on ait besoin de cela.
 
J'ai fait des reproches. Je parlais d'autres choses, qui m'intéressaient également.
 
Mes filles ne me parlent plus.
 
J'ai fait la connaissance d'une personne, qui par hasard avait également fait de la scientologie et qui avait été condammée par celle-ci. Toutes les personnes, en relation avec celle-ci, sont également condamnées par la scientologie. Elles sont condamnées à ne plus avoir de communication.
 
Le Président constate que SUZI et DOMI ont emprunté de l'argent alors qu'ils étaient âgés de 16, respectivement 17 ans. Le Président donne connaissance de la lettre de M. ROSE à Marco FACHIN, Pierre TANER et Willy SCHURTER du 15 mars 1986. (Trois dirigeants scientologues. Ndlr)
 
Finalement, le Président rapporte les déclarations de Suzanne MONTANGERO, s'agissant de l'engagement moral contracté par SUZI, sans aucun effet financier.
 
M. ROSE:
 
Je confirme ma lettre.
 
Ce qui me gênait dans cet engagement, c'était les conséquences secondaires. Il y a un aspect de fanatisme. Avant d'avoir déjà une certaine culture, on engage les gens sur une voie. Même si on exagère avec quelque chose de valable, cela amène à la catastrophe. J'ai réagi du fait de la grande emprise qu'ils avaient sur mes filles.
 
J'ai supposé que derrière cette amitié contraignante, quelque chose se passait.
 
J'ai suivi des cours. Une de mes filles a fait une anorexie. J'ai vu des médecins. Ils n'ont rien pu faire.
J'ai suivi les techniques de régression de la scientologie. FACHIN a auditionné ma fille et, en six semaines, elle a été guérie. Mais à côté de certaines choses qui marchent, il y a tant de choses pour lesquelles cela ne marche pas.
 
J'ai amené mes trois filles à la scientologie. A cette époque, il n'y avait pas autant de techniques de communication qu'aujourd'hui. Il s'agissait des techniques les plus efficaces. Je ne regrette pas.
 
Aujourd'hui, je ferais autrement, car il existe d'autres techniques.
 
Dans les systèmes actuels, il manque des réponses; ainsi les gens se tournent vers des organisations fanatiques.
 
M. ROSE:
 
Il n'y a pas eu d'emprunt, mais seulement un engagement.
 
Aux questions de Me Alexandre EMERY (avocat d'Alex),
M. ROSE répond:
 
Au point 3 de la lettre du 15 mars 1986, je parle d'un certain Pierre. Il doit s'agir de Pierre TANNER. Un jour, un parent de moi (un oncle) reçoit une demande d'argent de mes filles. Elles désiraient recevoir un certain montant pour le donner à la scientologie. J'ai appris tout cela par la suite. Elles avaient demandé trois fois 150'000.- (100'000 euros)
 
Elles étaient complètement naïves. Il n'a rien versé. Il ne m'a rien dit. Il m'en a simplement parlé une
année après. Elles pensaient bien faire. Elles voulaient améliorer et aider l'humanité. J'étais allé à la scientologie pour qu'on ne les fanatise pas. J'ai loupé la coche.
 
M. ROSE:
 
Mes filles ont écrit cette lettre d'elles-mêmes. Elles ont assez d'imagination. Elles ont cependant été encouragées par des gens adultes, responsables, membres de l'organisation. Je trouve cela étrange.
 
Concernant la scientologie, j'était mitigé, mais pas totalement. Ma femme était franchement contre. Je n'ai pas été entendu, ni d'un côté, ni de l'autre. Il faut dire que plus la scientologie sera attaquée, plus elle sera fanatisée. Il ne faut pas provoquer les martyrs.
 
Je n'ai payé que de petits montants à la scientologie. Si on voulait des livres, on pouvait en acheter en paquets, et on pouvait garder une certaine commission à la vente. Comme je ne trouvais pas bien de harceler les gens, je les ai achetés à mon nom.
 
A la question de Me Alexandre EMERY,
M. ROSE répond :
 
Le contrat du 9 avril 1987 concerne SUZI et DOMI; en revanche, le contrat du 26 février 1988 ne concerne que DOMI. Comme ils savaient qu'il ne serait jamais possible de s'arranger avec moi, ils ont tout mis au nom de DOMI et ma fille a signé comme garante.
 
Me Alexandre EMERY constate que, dans le contrat de prêt du 26 février 1988, SUZI figure comme débitrice solidaire.
 
M. ROSE:
 
Cela a été rajouté après coup. Je l'ignorais.
 
Le Président constate qu'il pourrait s'agir d'un faux
 
Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY (avocate de la scientologie)
 
Dans les articles de presse, on parle d'un père de famille. Est-ce M. ROSE ?
 
Alex :
 
J'avais ce cas-là dans la tête.
 
M. ROSE :
 
Si la personne est restée anonyme, c'est qu'elle voulait rester anonyme. Je suis le père de SUZI, qui a fait cet emprunt, et personne ne m'en a avisé.
 
A la question de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY,
M. ROSE répond :
 
Ma fille SUZI m'a dit qu'une partie de l'argent était destinée à la scientologie.
 
J'ai ici les quittances d'Alex.
 
Me Alexandre EMERY :
 
Le fait que ces quittances se retrouvent chez M. ROSE s'explique ainsi : ces deux personnes ont beaucoup parlé ensemble de la scientologie.
 
M. ROSE :
 
Alex était très désarmé, au bord de la dépression. Je lui ai donné un coup de pouce. SUZI a utilisé une partie des Fr. 30'000.--, qu'elle a versés à la scientologie. Je n'ai pas de quittance.
 
Le Président constate que dans le dossier (pièce 59), figure une feuille de quittance au nom de SUZI. Il y est ajouté un mot de l'Eglise de scientologie à SUZI. Il s'agit d'un relevé de compte débit.
 
M. ROSE :
 
Il doit s'agir de M. G. Non, en fait, il doit s'agir d'un autre caissier.
 
Le Président constate que, au 25 décembre 1988, SUZI devait quelque chose.
 
M. ROSE :
 
Je ne suis en possession d'aucune pièce. Je suis cependant certain qu'ils n'ont pas fait les fous avec les sommes empruntées. La moitié a dû servir à payer les échéances et l'autre moitié a été versée à la scientologie.
 
Il s'agit de Fr. 30'000.- (20'000 euros). Leur tactique était de transférer directement du compte de l'emprunté à celui de l'organisation. C'est du moins ce que j'ai entendu dire. Mais je n'ai jamais fait d'emprunt.
 
Marco FACHIN (directeur de l'eglise de scientologie de Fribourg) :
 
Concernant les Fr. 30'000.-- empruntés le 31 mars 1987 par Alex je pense qu'une partie a servi à payer les services et l'autre partie a été remise en mains propres. Habituellement, la différence est remise à la personne sous forme de chèque.
 
Aux questions de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY,
Marco FACHIN répond:
 
S'agissant de la signature du contrat par DOMI et SUZI, j'ai appris cela quand cela avait déjà été     fait. Les deux enfants sont allés voir directement M.HO en vue d'un éventuel emprunt. Il s'agissait également d'une dette personnelle.
 
A l'époque, on organisait des conférences avec des gens de Berne. HO accompagnait souvent l'invi té .et renseignait les gens intéressés à ses services.
 
Personnellement, je n'ai pas été mêlé à cet emprunt. Cette histoire a certes provoqué un malaise dans la Mission. Je connaissais M. ROSE et ses idées. On ne savait pas trop que faire.
 
A la question de Me Alexandre EMERY,
Marco FACHIN répond :
 
Concernant la lettre du 25 décembre 1988 adressée à Marie, il doit s'agir de M. H.; il était caissier à Berne.
 
J'AI SUBI DE MAUVAIS TRAITEMENTS DE TOUTES SORTES (*)
 
"On venait parfois toute la nuit pour discuter avec moi, afin que je verse des montants, pour les sauver". " ... on réveille des gens à trois heures du matin pour les faire travailler"
 
Audience 19 août 1992
Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Sarine
 
Audition du témoin Monsieur JAZZY (nom d'emprunt), ex-employé de l'Eglise de scientologie de Fribourg
 
[Texte intégral]
 
Se présente en qualité de témoin:
 
M. JAZZY (nom d'emprunt), fils d'André, né en 1962, domicilié à Fribourg, rue ..., étudiant, avisé de son devoir de dire la vérité et des conséquences pénales d'un faux témoignage, qui déclare :
 
Je prépare actuellement ma maturité fédérale.
 
J'ai fait partie de la scientologie durant dix ans; j'ai arrêté, il y a de cela cinq ans, car j'ai suivi beaucoup de mauvais traitements de toutes sortes, et j'ai été témoin de mauvais traitements.
 
Il s'agissait de mauvais traitements psychiques et physiques; ainsi, par exemple, on réveille des gens à trois heures du matin pour les faire travailler. Il y avait également des mauvais traitements financiers. J'ai été témoin de nombreuses choses très graves.
 
Moi-même, j'ai également ma propre expérience. On a également toujours essayé de m'amener à emprunter de l'argent. C'était leur technique.
 
La scientologie n'a aucun code d'honneur. J'ai emprunté, mais j'ai toujours été réfractaire aux emprunts. J'ai fait beaucoup d'efforts pour apporter de l'argent à la scientologie et j'ai encore des ennuis.
 
J'ai versé Fr. 150'000.-- à l'Eglise de scientologie. J'avais monté une société, j'ai fait de la bourse. J'avais un salaire élevé. J'ai versé des montants élevés.
 
On venait parfois toute la nuit pour discuter avec moi, afin que je verse des montants, pour les sauver.
 
J'ai fait ce que j'ai pu pour contribuer à la scientologie. Je croyais en ce groupe.
 
J'ai commencé à 13 ans. Je n'avais pas de recul.
 
Mes parents étaient scientologues. J'y suis entré par fuite.
 
J'avais des problèmes au collège. C'est pour cette raison que j'ai repris mes études aujourd'hui.
 
Lorsque j'ai versé ces montants, j'étais majeur. On ne m'a pas demandé de créer une société.
 
Le but du scientologue est de participer. Comme tout coûte, il me fallait gagner de l'argent pour leur en verser. Il n' y a donc pas eu d'influence directe.
 
Lorsque j'ai cessé de verser de l'argent, on m'a laissé partir. La société a été dissoute. Il s'agissait
de ULIP (nom d'emprunt)
 
Marco FACHIN (directeur de l'eglise de scientologie de Fribourg)
 
A votre question concernant le versement d' un montant de Fr. 150'000.--, je dois vous répondre que j'ai en effet entendu dire que Monsieur JAZZY a fait des donations, mais à une autre organisation. A cette époque, il a acheté des matériaux; de ce fait, il a également fait certaines donations pour les cassettes. Mais cela n'a jamais été un montant à ce point élevé, soit Fr. 150'000.--.
 
M. JAZZY:
 
Il y avait un compte à Fribourg, un au Crédit Suisse; parfois je versais de main à main. J'ai toutes les pièces.
 
Les scientologues se communiquent les renseignements. Dès que j'ai commencé à verser, tous m'ont contacté.
 
Des étrangers m'attendaient durant de longues heures, ou toute la nuit, devant chez moi. Je ne voulais pas les voir. On m'a contraint de verser de l'argent.
 
S'agissant des versements, j'ai souvent dit non. Mais j'étais à nouveau contacté. Je ne voulais pas être incorrect; je ne bouclais pas le téléphone. C'était une grande faiblesse que j'avais. Ce système avait été développé intentionnellement pas la scientologie.
 
Je ne pouvais pas me débarrasser d'eux sans payer. J'ai même eu de petites menaces.
 
A la question de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY (avocate de la scientologie),
Marco FACHIN répond :
 
JAZZY a été expulsé de l'Eglise en 1989, car son comportement ne répondait plus aux critères de l'éthique.
 
M. JAZZY:
 
J'ai quitté l'Eglise. Je ne sais pas si, par la suite, j'ai été expulsé.
 
A la question de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY,
M. JAZZY répond :
 
S'agissant de ULIP, il est vrai que la société a fait faillite. Pour le reste, rien n'a été jugé jusqu'à présent.
 
Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY demande au prévenu s' il n'est pas exact qu' il existe un arrêt de renvoi de la Chambre d'accusation, la Sarine. le renvoyant devant le Tribunal criminel de la Sarine.
 
M. JAZZY:
 
Je crois que je devrai comparaître devant le Tribunal criminel.
 
Me Alexandre EMERY se demande s' il n' y a pas un problème de recel.
 
M. JAZZY:
 
A ma connaissance, il n'y a pas d'inculpation de recel.
 
Me Alexandre EMERY déclare que le recel concernerait l'Eglise de scientologie.
 
M. JAZZY:
 
J'ai un avocat. Je n'ai pas encore été contacté pour cette affaire.
 
A la question de Me Alexandre EMERY,
Marco FACHIN répond :
 
Je n'ai aucune connaissance s'agissant de cet arrêt de renvoi de la Chambre d'accusation.
 
Comme Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY semble avoir de bons renseignements au sujet de cet arrêt de renvoi, Alex se demande s'il n'y a pas éventuellement une violation du secret de fonction.
 
M. JAZZY:
 
J'ai également emprunté un peu. Je connais Revi-Leasing,vaguement. Je ne connais ni HO ni BERTA personnellement.
 
Marco FACHIN:
 
Je n'ai pas dit qu'on travaillait systématiquement avec eux, s'agissant des emprunts.
 
EXPULSÉ DE LA SCIENTOLOGIE POUR AVOIR REFUSÉ DE TRAVAILLER POUR WISE
 
Venu en scientologie pour améliorer ses capacités musicales il en sort sans plus pouvoir jouer de ses instruments. Bravo la scientologie. Quel succès !!!
 
Audience 19 août 1992 - Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Sarine
Audition du témoin Jean-Luc Barbier, ex-scientologue rendu handicapé par la thérapie de scientologie
 
Se présente en qualité de témoin:
 
Jean-Luc BARBIER, fils de René, né en 1951, artiste musicien (compositeur), domicilié à Romanel, avisé de son devoir de dire la vérité et des conséquences pénales d'un faux témoignage, qui déclare :
 
J'ai fait de la scientologie de 1979 à 1989. J'en ai fait à Genève, Lausanne, Zürich, aux USA et en Angleterre.
 
Je ne par le pas beaucoup anglais, mais je lis très bien la scientologie en anglais. Je n'ai jamais été actif à Fribourg. J'ai quitté la scientologie.
 
Je me suis en effet fait jeter dehors d'une salle de cours, car je refusais l'incorporation de ma société dans l'organisation Wise; les statuts de cette organisation sont les suivants: "Tout employeur qui a des employés scientologues doit s'affilier à la scientologie".
 
A cette époque, j'étais entrepreneur. J'avais des écoles de dessin peinture avec environ 300 étudiants en Suisse. J'avais des employés non scientologues, et j'ai par conséquent refusé de faire partie de l'organisation Wise. On m'a alors sorti de force de la salle de cours. Cela m'a réveillé. J'ai été exclu et j'ai également donné ma démission.
 
Je n'ai pas contracté des emprunts, comme mineur. En revanche, j'ai signé un contrat de prêt chez Revi-Leasing.
 
J'ai également découvert une fausse attestation de salaire, pour un montant de Fr. 6'000.--, faite à mon nom, par Patrick ROBERT.(directeur du Flag service Consultant de Lausanne. Ndlr)
 
Grâce à l'emprunt, j'ai obtenu entreFr. 30'000.-- et Fr. 50'000.--,
 
Ce prêt doit être payé. J'ai cependant cessé de le payer, car je veux que l'Eglise me rembourse les cours. Je vais prochainement déposer une plainte pénale. J'ai voulu essayer de m'en sortir autrement, mais cela n'était pas possible.
 
J'ai emprunté de l'argent, car j'étais malade. Je n'arrivais plus à jouer. J'avais un problème d'allergie.
 
(Une forte inflammation de son larynx s'est en effet produite lors d'une médication ordonnée par la scientologie lors du "programme de purification".
Ce programme est une sorte de parcours "initiatique" qui consiste à prendre pendant quinze jours des méga-doses de vitamines et de niacine pour provoquer des rougeurs (fortement désagréables) sur tout le corps. (Dans ce programme on y apprend, entre autres stupidités de Ron Hubbard, que les causes des maladies ont toutes leur source dans le mental ...)
Ces réactions épidermiques sont indiquées par la scientologie comme étant la preuve de l'élimination des toxines et de l'efficacité de la méthode ... (sic).
Cette pseudo-thérapie a provoqué une très forte inflammation de la gorge de M. Barbier, et la scientologie voyant un tel massacre s'est empressée de lui imposer d'innombrables"assists de scientologie", des procédés d'assistance qui sont en fait des "placebos". Il est à noter que ce sont les mêmes procédés qui actuellement sont "offerts" par la scientologie aux victimes du tsunami à Banda Aceh...
Après un tel programme, avec une inflammation non soignée à temps et des antibiotiques mal vus par les "docteurs" scientologues, le résultat pour M. Barbier a été une atteinte de ses cordes vocales le contraignant à interrompre sa carrière de musicien flutiste et saxophoniste de jazz !
Venu en scientologie pour améliorer ses capacités musicales il en sort sans plus pouvoir jouer de ses instruments. Bravo la scientologie. Quel succès !!!
Cette prescription abusive et cette contrainte ont été faites par Christian Bösiger, le responsable des programmes thérapeutiques de l'Eglise de scientologie de Genève. Une Eglise qui refuse de verser le moindre centime comme indemnité, et une justice qui a estimé, elle, difficile de déterminer la culpabilité des inculpés !??. Ndlr).
 
On m'a promis que je pourrais guérir par des processus plus poussés. Et j'avais déjà eu des résultats. Avec le recul, je vois que cela provenait du fait que j'étais surprotégé. J'ai donc obtenu un prêt pour guérir. J'ai donné cet argent à Patrick ROBERT, qui l'a versé aux USA.
 
Je n'ai jamais eu affaire à Revi-Leasing. Patrick ROBERT a tout fait. Je n'ai jamais vu l'argent. Celui-ci est parti directement, peut-être aux USA. Tout part chez eux.
 
La scientologie est une thérapie. On me demande de regarder le mur, de me tourner, de marcher jusqu'à l'autre mur, de me tourner, de marcher j'usqu'à l'autre mur, et ainsi de suite.
 
Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY produit des pièces concernant Jean-Luc BARBIER; il s'agit d'articles de journaux parus dans le journal "24 heures".
 
Jean-Luc BARBIER:
 
Je n'ai jamais signé l'attestation de salaire. Il s'agit d'un faux. Ils sont malins. Mais je vais déposer une plainte pénale contre eux. Me MEYER, à Genève, s'en occupe.
 
Un de mes employés a été convoqué, et on lui a demandé d'arrêter de travailler avec moi. Ils fabriquent des
ennemis. Ils ont essayé de saboter mon entreprise.
 
Jean-Luc BARBIER verse deux pièces au dossier.
 
Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY:
 
Il y a eu un non-lieu suite à la plainte déposée contre Robert et Dufour. (plainte déposée à Lausanne contre deux scientologues de haut rang: Patrick Robert et Olivier Dufour / aucun avocat ne voulait rédiger cette plainte. Me Eric Stoudmann par exemple disant qu'il n'y avait rien dans le dossier de M. Barbier... Ndlr)
 
Jean-Luc BARBIER:
 
Je vais prochainement déposer une nouvelle plainte. Si beaucoup de plaintes n'aboutissent pas, c'est parce que l'Eglise paie à la fin. Ils mettent des bâtons dans les roues. Et on en a fait de même dans mes propres affaires. Je ne dis pas que je ne suis pas d'accord avec les décisions rendues par la Justice.
 
Il y aura plainte.
 
Aux questions de Me Gisèle DE BENOIT-REGAMEY,
Jean-Luc BARBIER répond:
 
Les scientologues prennent tous les trucs pour vous descendre. Qu'on cesse de "rabâcher" que je ne suis pas
crédible. Il est vrai que je ne peux pas être crédible, parce qu'ils m'ont tout volé.
 
Ils font d'eux des victimes.
 
(...)
 
En 1988, j'ai vu Alex uniquement à la télévision.
 
Ils ont besoin de faire des victimes. Je produis à cet effet le code de l'organisation maritime. Cette avocate est prête à tout, juridiquement.
 
Le code de l'organisation maritime est produit et versé au dossier.
 
(...)
 
EGLISE DE SCIENTOLOGIE DE FRIBOURG
 
 
Marco Fachin, ex-directeur de l'Eglise de scientologie de Fribourg: de la désinformation pour défendre son Eglise. Ici M. Fachin utilise pour sa propagande le stratagème habituel de sa secte, "La mise en panique", mais en prime il nous offre son déguisement catholique...
 
Maladie psychique et scientologie
 
Ce lecteur qui se dit catholique et scientologue réagit à un article («La Liberté» du 24.9) consacré à une exposition intitulée «Une émanation de la scientologie à Fribourg Centre».
 

Votre article (Une émanation de la scientologie à Fribourg-Centre) foisonne d'allusions négatives envers la scientologie. Pourtant, celle-ci a été reconnue officiellement en tant que religion dans un grand nombre de pays (Etats-Unis, Suède, Hongrie, Nouvelle-Zélande, Taïwan, etc.).
 
Mais là n'est pas la question.
 
Le fait est que cette manière de procéder fait oublier le message essentiel de l'exposition organisée à Fribourg Centre par la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH), à savoir les abus psychiatriques et la nécessité de les dénoncer. Et nombreux sont les groupes et individus, également non-scientologues, à le faire.
 
Par exemple, la FDA (autorité sanitaire américaine) a reconnu récemment le risque de pulsions suicidaires pour les jeunes sous antidépresseurs à la suite d'essais cliniques. Or, de tels effets étaient dénoncés depuis des années par la CCDH.
 
Autre exemple: la Ritaline, un «médicament» qu'on donne aux enfants hyperactifs. Or, la Ritaline (une amphétamine) est une substance comparable à la cocaïne.
 
D'ailleurs, selon un rapport de la DEA (Drug Enforcement Agency), 3 à 8% des adolescents utiliseraient aux Etats-Unis la Ritaline comme une drogue, «sniffant» celle-ci avec leur stylo après l'avoir broyée.
 
Il y a donc de quoi s'alarmer quand on sait que les prescriptions de Ritaline ont augmenté de 500% en Suisse et de 846% dans le canton de Neuchâtel entre 1996 et 2001.
 
Il est regrettable que votre article n'ait pas abordé ces aspects. Car ce sont des questions qui touchent toute la population.

Marco Fachin, Villars-sur-Glâne
 
Réaction d'une lectrice de LA LIBERTE à ces billevesées hubbardiennes
 
La liberte.ch / archives du 22.10.2004
[Texte intégral]

Le suicide des jeunes et les médicaments

Cette lectrice réagit à une lettre intitulée «Maladie psychique et scientologie» (Forum du 18.10).

Dans sa lettre (Maladie psychique et scientologie), M. Marco Fachin déplore le compte-rendu incomplet et négatif de l'article de La Liberté, concernant la scientologie et sa récente exposition à Fribourg.
 
Or dans sa lettre, il s'autorise lui aussi à ne mentionner certaines observations que de façon négative et incomplète. Lorsqu'il parle du risque de pulsions suicidaires pour les jeunes sous antidépresseurs, il oublie de préciser que la relation de cause à effet entre les suicides et la prise de certains (pas tous) antidépresseurs n'est pas encore établie et est en cours d'évaluation par des experts.
 
C'est par mesure de précaution que la FDA (Food and Drug Administration, équivalent américain de notre Office intercantonal de contrôle des médicaments) a mis en garde la population, au cas où ses soupçons seraient fondés.
 
De plus, il ne parle pas des effets positifs des antidépresseurs et des suicides qu'ils ont déjà évités. Il ne mentionne pas non plus un autre rapport de la FDA reconnaissant le risque fortement diminué de suicide chez les patients schizophrènes traités par un neuroleptique par rapport à ceux qui ne le sont pas.
 
Lorsqu'il parle de la Ritaline, il oublie de dire tout le bien qu'elle a apporté aux patients hyperactifs, pour lesquels il n'existait auparavant aucun traitement. S'est-il renseigné pour savoir quel était le risque de suicide chez ces patients avant l'arrivée de la Ritaline ?
 
Quant à l'usage de ce médicament comme drogue, il existe, certes, mais peut-il être attribué à la Ritaline ou au besoin de certains d'essayer les paradis artificiels, quel que soit le moyen ? Des jeunes se droguaient déjà avant la Ritaline.
 
La lettre de M. Marco Fachin reflète bien l'habitude de la scientologie de pratiquer la désinformation et les raccourcis faciles du style traitement psychiatrique = abus.
 
Bien entendu, un traitement à la mode scientologue exclut tout abus.
 
Est-ce qu'il diminue ou augmente le risque de pulsions suicidaires ?
 
Françoise Jaquet, Hinteregg
 
UN TRAITEMENT CATASTROPHIQUE
 
Un scientologue malade à qui la scientologie refuse des contacts familliaux
 
 
BULLES N° 84, janvier 2004
[Texte intégral]
 
 
Mon frère, en Scientologie depuis 1977, y a exercé des responsabilités. Il est parti au Danemark en 1985 après avoir réalisé tous ses biens. Il effectuait de nombreux déplacements. Dans nos rares conversations par téléphone portable, ou lors de ses rares passages en France, je constatais sa complète déconnection de la réalité.
 
Après son divorce de l'épouse dont il avait eu trois enfants, il a épousé une Française scientologue au Danemark. A ses dires elle y jouait un rôle important.
 
En 2001, il m'a annoncé avoir une tumeur au cou. Très fatigué il a consulté au CHU de Copenhague. C'était un cancer; d'où un début de chimiothérapie. Un mieux s'en est suivi au cours duquel j'ai revu mon frère à Paris. Il disait que ce mieux résultait d'un traitement scientologue, dont une dose massive de vitamine C.
 
Peu après, son état empira, mais je n'ai pas pu obtenir qu'il retourne à l'hôpital. Refus et prise de vitamines.
 
Son épouse, au téléphone (difficile), refusait d'indiquer où il était hospitalisé. Après maints échecs, j'ai réussi à savoir qu'il était dans une clinique à 30 Km au nord de Copenhague (Ndr : Le médecin de cet établissement est connu des autorités pour ses prescriptions non-agréées. Des amis danois m'ont précisé : à Humlebaek, sans pouvoir dire si mon frère y était. Pourtant, un frère et moi y sommes allés en novembre 2002.
 
A l'accueil, où de nombreux ouvrages de Ron Hubbard étaient sur des rayonnages, on refusa de nous conduire à notre frère. Il était bien là puisque, soi-disant, «en traitement». Déterminés, nous sommes restés; et un moment après un personnage se disant médecin nous a fait introduire.
 
La chambre était un genre de bungalow à part du bâtiment principal. Là nous n'avons vu personne d'aspect médical. Triste, la chambre était encombrée de revues et de matériels hétéroclites; aucun aspect «clinique»: lit non-médicalisé, pas d'oxygène. A une table un jeune homme était absorbé par sa comptabilité à partir d'une pile de documents adressés à la Scientologie à Copenhague.
 
Notre frère, sous perfusion, était très faible, parlant difficilement. Nous avons été atterrés de constater dans quelles conditions quant aux soins et à l'hygiène un mourant était hébergé
 
Pendant les deux heures de notre présence notre frère n'a reçu aucun personnel médical, alors que manifestement il souffrait beaucoup. Quatre jours après, transféré au CHU de Copenhague, il y décédait.

Index des témoignages

 

     «Ron Hubbard, le gourou démasqué»

 

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

Exposing Scientology through streaming video

 

 

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Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de Jean-Luc Barbier

       

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