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La
Scientologie:
une thérapie sans aucun fondement scientifique
Ron
Hubbard n'est pas un scientifique ni un médecin
Ron Hubbard
n’était pas un scientifique mais un auteur de science-fiction.
C'était plutôt un auteur de pulp fiction - On ne
parle parle donc pas d'un Isaac Azimov ou d'un Philip K. Dick...
ll n’a
jamais obtenu les diplômes de physi- que nucléaire
ou de mathématiques que les scientologues veulent lui
attribuer.Ron Hubbard
s’est fabriqué de toute pièce une vie et une réputation
de scientifique.
Mais pourquoi
la scientologie tient tant à présenter Hubbard
comment un génie ? La scientologie utilise, entre autre,
la psychologie de la persuasion pour manipuler les gens. C’est
d’ailleurs une caractéristique des sectes que d'utiliser
la tromperie pour recruter des nouveaux membres. Et les scientologues
aiment bien utiliser des images pour vous convaincre.
À
défaut de pouvoir démontrer la véracité
des théories de Hubbard, la scientologie utilise
des photos pour bâtir un culte de la personnalité.
Ainsi,
la scientologie vous présentera ces photos de Hubbard.
 
Plutôt
que celle-ci.
 
La scientologie
dépense énormément de temps et d’énergie
à se donner un lustre factice et à dénigrer
ses détracteurs. Les scientologues croient dur comme
fer aux paroles et écrits de Ron Hubbard. La thérapie
de scientologie et de dianétique est basée
sur les écrits d'un pseudo-scientifique dont les
croyances sont la pour la plupart dangereuses.
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Hubbard révèle une haine très profonde des femmes
Chez Hubbard quand les
mamans ne reçoivent pas des coups de pied à l'estomac de la part de leurs maris
ou n'ont pas d'aventures avec des amants, elles n'ont en tête que des TA
[tentatives d'avortements] - habituellement au moyen d'aiguilles à
tricoter (Gardner , 267)
En 1950, Lafayette Ronald Hubbard publie La dianétique: la science
moderne de la santé mentale [Publié par The American Saint Hill
Organization, Los Angeles. Tous les numéros de pages se référent à cette
édition]. Ce livre constitue la "bible" de la Scientologie qui se définit
elle-même comme une science, une église et une religion. Hubbard apprend au
lecteur que la dianétique "… renferme une technique thérapeutique grâce à
laquelle on peut traiter tous les troubles mentaux d'origine inorganique et
toutes les maladies psychosomatiques organiques, avec l'assurance d'une guérison
complète…"
Il affirme avoir découvert la "source unique du dérangement mental"
(Hubbard, 6). Pourtant, dans une mise en garde au frontispice du livre, on
apprend que "la Scientologie et son sous domaine, la dianétique, telle qu'elle
est pratiquée par l'Eglise… ne souhaitent pas accepter des individus à la
recherche d'un traitement pour maladie physique ou mentale, mais les renvoient à
des spécialistes qualifiés appartenant à d'autres organisations qui traitent ces
sujets".
Cette mise en garde apparaît clairement comme une protection contre
d'éventuelles poursuites pour exercice illégal de la médecine; car l'auteur
insiste à plusieurs reprises sur le fait que la dianétique peut guérir de tous
les maux possibles et imaginables. Il insiste aussi de manière répétée sur le
fait que la dianétique est une science. Pourtant, n'importe qui d'un tant soit
peu familier avec la littérature scien- tifique sera capable de voir dès les
toutes premières pages de la dianétique que ce texte n'a rien de scientifique et
que l'auteur n'est pas un scientifique. La dianétique est un exemple classique
de pseudo-
science.
A la page 5 de La Dianétique, Hubbard affirme qu'une
science de l'esprit doit trouver "une source unique à toutes les démences,
psychoses, névroses, dépendances, refoulements et dérangements sociaux". Une
telle science, affirme-t-il, doit produire "une preuve scientifique invariante
sur la nature fondamentale et l'arrière plan fonctionnel de l'esprit humain." Et
cette science doit trouver la "cause et le remède de toutes les maladies
psychosomatiques…" Pourtant, il affirme aussi qu'il serait déraisonnable de
s'attendre à ce qu'une science de l'esprit puisse trouver une source unique de
toutes les démences, car certaines sont causées par "des cerveaux ou des
systèmes nerveux malformés, effacés, ou pathologiquement blessés" et les autres
sont causées par les médecins.
Pas troublé par cette contradiction évidente, il
continue d'affirmer que cette science de l'esprit "devrait s'aligner en
précision expérimentale avec la physique et la chimie". Il explique alors que la
dianétique est "…une science organisée de la pensée bâtie sur des axiomes
définis: des exposés de lois naturelles de l'ordre de celles des sciences
physiques" (Hubbard,
6).
L'affirmation que la dianétique soit bâtie sur des "axiomes définis", la
notion a priori qu'une science de l'esprit doit trouver une source
unique aux maladies mentales et psychosomatiques, sont en fait des
indices très forts que cette prétendue science de l'esprit n'est pas une science
du tout. Les sciences ne sont pas bâties sur des axiomes et elles n'affirment
pas a priori la connaissance du nombre de mécanismes causals qui
doivent déterminer un phénomène donné. Une science véritable est bâtie sur des
propositions expérimentales pour rendre compte de phénomènes observés.
La
connaissance scientifique des causes, y compris leur nombre, est affaire de
découverte, pas de stipu- lation. De plus, les scientifiques respectent
généralement la logique et éprouveraient quelques difficultés à garder leur
sérieux en affirmant que cette science nouvelle doit démontrer l'unicité
d'origine de toutes les démences… à l'exception de celles qui sont causées par
d'autres sources.
Il existe d'autres preuves de la non scientificité de la dianétique. Par
exemple, sa théorie de l'esprit a peu de chose en commun avec la
neurophysiologie moderne, avec ce qui est connu du cerveau et de son
fonctionnement. D'après Hubbard, l'esprit a trois composantes."L'esprit
analytique est cette partie de l'esprit qui perçoit et retient les données de
l'expérience pour composer et résoudre les problèmes et diriger l'organisme au
long des quatre dynamiques.
Il pense en terme de différences et de similitudes.
L'esprit réactif est cette partie de l'esprit qui
classe et retient les souffrances physiques et les émotions douloureuses et
cherche à diriger l'organisme seulement sur la base d'une réponse aux stimuli.
Il pense seulement en terme d'identités. L'esprit somatique est cet esprit qui,
dirigé par l'esprit analytique ou réactif, met en oeuvre les solutions au niveau
physique" (Hubbard,
39).
D'après Hubbard, la source unique des démences et des troubles
psychosomatiques est l'engramme. Les engrammes se trouvent dans une
"banque d'engrammes", c'est-à-dire dans l'esprit réactif. "L'esprit réactif",
dit-il, "peu provoquer de l'arthrite, une inflammation des bourses synoviales,
de l'asthme, des allergies, de la sinusite, des problèmes coronariens, de
l'hypertension, et ainsi de suite en déroulant le catalogue entier des maladies
psychosomatiques, auquel on peut ajouter quelques unes de plus qui n'ont jamais
été classées spécifiquement comme psychosomatique, tel que le rhume" (Hubbard,
51). On cherchera en vain des preuves de ces affirmations. On nous dit
simplement: "Ce sont des faits scientifiques. Ils concordent invariablement avec
l'expérience observée" (Hubbard, 52).
Un engramme est défini comme "une trace permanente et définie laissée par un
stimulus sur le protoplasme d'un tissu. On le considère comme un groupe de
stimuli affectant une cellule" (Hubbard, 60 note). On nous dit que les engrammes
sont enregistrés seulement durant les périodes de souffrances physiques ou
émotionnelles. Durant ces périodes "l'esprit analytique" est déconnecté et
l'esprit réactif est en éveil. L'esprit analytique possède tout un tas de
caractéristiques merveilleuses, y compris le fait d'être incapable d'erreur. Il
posséderait des banques de mémoire standard, contrairement à la banque réactive.
Ces banques de mémoire standard enregistreraient toutes les perceptions
possibles et serait parfaites, emmagasinant exactement ce qui est vu ou entendu,
etc.
Quelle est la preuve de l'existence de ces
engrammes et du fait qu'ils soient "cablés" dans les cellules au cours
d'expériences physiquement ou émotionnellement douloureuses? Hubbard ne dit pas
avoir fait d'expériences de laboratoire, il affirme simplement:
"Dans la dianétique, au niveau de l'observation de laboratoire, nous
découvrons à notre grande surprise que les cellules sont évidemment sensibles
d'une manière actuellement inexplicable. A moins de postuler une âme humaine
entrant dans le sperme et l'ovule à la conception, il y a des choses dont aucun
autre postulat ne rendra compte comme le fait que ces cellules soient en quelque
sorte sensibles."Hubbard, 71
Cette explication n'est pas au "niveau de l'observation de laboratoire" mais
constitue un faux dilemme et un exemple de théorie dont les conclusions sont contenues dans les
hypothèses. En outre, la théorie des âmes pénétrant les cellules zygotes a
au moins un avantage sur la propre théorie d'Hubbard: elle n'est pas trompeuse,
car clairement métaphysique. Hubbard tente de vêtir ses affirmations
métaphysique d'une tenue scientifique.
"Les cellules comme unités de pensée ont évidemment une influence sur le
corps en tant qu'organisme. Nous n'avons pas besoin de démêler ce problème
structurel pour résoudre nos postulats fonctionnels. Les cellules retiennent
évidemment les engrammes des événements douloureux. Après tout, ce sont elles
qui sont blessées…
L'esprit réactif peut très bien être l'intelligence cellulaire combinée. On
n'a pas besoin de le supposer, mais c'est une théorie structurelle pratique en
l'absence de tout travail véritable dans ce domaine. La banque réactive
d'engrammes peut être enregistrée dans les cellules elles-mêmes au niveau
matériel. Peu importe si cela est croyable ou incroyable à l'heure
actuelle…
Le fait scientifique, observé et testé, est que l'organisme, en présence
d'une douleur physique, laisse hors circuit le récepteur frappé de sorte qu'il
n'y ait qu'une quantité limité ou aucune quantité de conscience personnelle
comme organisme unité."
Hubbard prétend que ce sont là des faits scientifiques basés sur des
observations et des essais, mais la réalité est qu'il n'a effectué aucun travail
véritable dans ce domaine. L'illustration suivante est typique du genre de
"preuve" que fournit Hubbard pour justifier sa théorie des engrammes.
"Une femme est assomée par un coup. Elle se retrouve "inconsciente." On
lui donne des coups de pied et on lui dit qu'elle est une menteuse, qu'elle est
bonne à rien, qu'elle change toujours d'avis. Une chaise est retournée dans
l'action. Un robinet coule dans la cuisine. Au dehors une voiture passe dans la
rue. L'engramme contient un enregistrement courant de toutes ces perceptions :
vue, bruit, toucher, goût, odeur, sensation organique, sens cinétique, position
relative, sensation de soif, etc… L'engramme consisterait en l'ensemble des
informations reçues quand elle était "inconsciente" : les tonalités et l'émotion
dans la voix, le bruit et la sensation du premier coup et des suivants, le
contact du plancher, la sensation et le bruit de la chaise se retournant, la
sensation organique du coup, peut-être le goût du sang dans sa bouche ou tout
autre goût présent à ce moment là, l'odeur de la personne qui l'attaque et des
odeurs dans la chambre, le bruit du moteur et des pneus de la voiture qui
passait, etc."
En quoi cet exemple est-il relié à la folie ou aux maladies
psycho-somatiques, Hubbard l'explique de la façon suivante:
"L'engramme que cette femme a reçu contient une suggestion neuronale
positive… On lui a dit qu'elle était une menteuse, qu'elle était bonne à rien,
et qu'elle changeait toujours d'avis. Quand l'engramme est restimulé d'une
manière ou d'une autre (comme le fait d'entendre une voiture passer pendant
qu'un robinet coule et qu'une chaise est renversée), elle a le sentiment d'être
bonne à rien, une menteuse, et elle changera d'avis."
Il n'existe aucune façon possible de tester empiriquement de telles
affirmations. Une "science" qui ne consiste en rien d'autre qu'une série
affirmations de ce type n'est pas une science, mais une pseudoscience.
Hubbard affirme que d'énormes quantités de données ont été collectées sans
que l'on ait pu trouver la moindre exception à sa théorie (Hubbard, 68). On doit
apparemment le croire sur parole, car toutes les "données" présentées le sont
sous forme d'anecdotes ou d'exemples créés de manière ad hoc comme
celui que nous venons de voir.
Une autre indication du fait que la dianétique n'est pas une science, et que
son fondateur n'a pas la moindre idée de comment fonctionne une science, nous
est donnée dans des affirmations telles que celle-ci: "plusieurs théories
peuvent être avancées pour expliquer pourquoi l'esprit humain a évolué comme il
l'a fait, mais se sont des théories, et la dianétique n'est pas concernée par le
structurel" (Hubbard, 69). C'est sa manière à lui de dire qu'il n'est pas
concerné par le fait que les engrammes ne puissent être observés, que - même
s'ils sont définies comme des altérations permanentes des cellules - ils ne
peuvent être détecter en tant que structures physiques. Il se fiche aussi que le
traitement des maladies nécessite "l'effacement" de ces engrammes "permanents"
de la banque réactive. Il affirme qu'ils ne sont pas réellement effacés mais
simplement transférés à la banque standard. Comment cela se passe-t-il au niveau
physique ou structurel? C'est apparemment hors sujet. Il clame simplement que
cela se produit de la sorte, sans argument et sans preuve. Il répète simplement
qu'il s'agit d'un fait scientifique comme si le dire le rendait tel.
Un autre "fait scientifique" selon Hubbard, est que les engrammes les plus
nocifs surviennent dans l'utérus. L'utérus s'avère être un endroit terrible. Il
est "humide, inconfortable et sans protection" (Hubbard, 130).
"Maman éternue, bébé est frappé et tombe
"inconscient". Maman heurte légèrement et tranquillement une table et bébé a la
tête comme dans une cloche. Maman souffre de constipation et bébé, dans l'effort
impatient, est pressé. Papa devient passionné et bébé a la sensation d'être
placé dans une machine à laver en marche. Maman devient hystérique, bébé reçoit
un engramme. Papa frappe maman, bébé reçoit un engramme. Junior fait des bonds
sur les genoux de maman, bébé reçoit un engramme. Et ainsi de suite"
Hubbard, 130
On nous dit que les gens peuvent avoir "plus de deux cents" engrammes
prénataux et que les engrammes "reçus au stade du zygote sont potentiellement
les plus pathogènes, étant complètement réactifs. Ceux reçus au stade de
l'embryon sont intensément pathogènes. Ceux reçus au stade du foetus sont
suffisants pour envoyer les gens dans des institutions spécialisées" (Hubbard
120-131). Quelle est la preuve de ces affirmations? Comment peut-on tester un
oeuf fécondé pour voir s'il enregistre un engramme? "Toutes ces choses sont des
faits scientifiques, testés et revérifiés et testés à nouveau" (Hubbard, 133).
Mais vous devez croire L. Ron Hubbard sur parole. Les scientifiques n'attendent
généralement pas des autres qu'il prennent pour vérités révélées des
affirmations aussi théâtrales.
En outre, pour être guéri d'une maladie vous avez besoin
d'un thérapeute pratiquant la dianétique, appelé auditeur. Qui est qualifié pour
être auditeur? "Toute personne intelligente, dotée d'une volonté moyenne et
disposée à lire ce livre en entier [La Dianétique] devrait pouvoir devenir
auditeur" (Hubbard, 173). L'auditeur doit utiliser "la rêverie dianétique" pour
mener un traitement. Le but de la thérapie dianétique est
d'obtenir un individu "libéré" ou "clair". Ce dernier a vu ses anxiétés et
stress principaux ôtés par la dianétique; il n'a plus de maladie
psychosomatique, d'aliénation, déclarée ou potentielle (Hubbard, 170) Le "but de
la thérapie et sa cible unique est le déplacement du contenu de la banque
réactive d'engrammes. Chez un individu libéré, la majorité du stress émotif est
effacée de cette banque. Chez un clair, le contenu entier est retiré"
(Hubbard,174). La "rêverie" employée pour réaliser ces merveilles est décrite
comme une utilisation intensifiée d'une certaine faculté spéciale du cerveau que
chacun possède mais que "par une inadvertance étrange, l'Homme n'avait jamais
découvert auparavant"(Hubbard, 167). Hubbard a découvert ce que personne avant
lui n'avait vu et pourtant sa description de cette "rêverie" est celle d'un
homme s'asseyant et racontant ses ennuis à un autre homme (Hubbard, 168).
Dans
un glorieux non sequitur, il annonce que l'auditing "échappe tout à
fait à la législation existante", à la différence de la psychanalyse, de la psychologie et de l'hypnotisme qui "peuvent d'une certaine façon blesser
les individus ou la société" (Hubbard, 168-169). Il n'est pas clair cependant de
savoir en quoi le fait de raconter à d'autres ses ennuis constitue une
découverte monumentale. Il n'est pas clair non plus de savoir pourquoi les
auditeurs ne pourraient pas blesser les individus ou la société, d'autant plus
qu'Hubbard les informe : "n'évaluez pas les données….ne questionnez pas la
validité des données. Gardez vos réserves pour vous-même"(Hubbard, 300). Ceci ne
ressemble pas à un scientifique donnant des conseils sains à ses collaborateurs.
Ceci ressemble à d'un gourou donnant des conseils à ses disciples.
Ce qu'Hubbard tente de nous fourguer comme une science de l'esprit manque
d'un élément clef que l'on attend d'une science : des test empiriques de ses
affirmations. Les éléments principaux de la prétendue science d'Hubbard ne
semblent pas testables, pourtant il affirme à plusieurs reprises faire valoir
uniquement des faits et des données scientifiques tirés de nombreuses
expériences. On ne voit même pas réellement à quoi de telles "données" pourrait
bien ressembler.
La majeure partie de ses données est fournie sous forme
d'anecdotes et des spéculations telle que l'histoire d'une patiente qui croit
avoir été violée par son père à l'âge de neuf ans. "Un grand nombre de patients
aliénés formulent de tels affirmations" dit Hubbard, qui continue pour affirmer
que la patiente "a été violé réellement" à l'age de "neuf jours après la
conception… La pression et le bouleversement du coït est très inconfortable pour
l'enfant et on peut s'attendre normalement à ce qu'il lui provoque un engramme
qui aura comme contenu l'acte sexuel et tout ce qui a été dit" (Hubbard, 144).
Une telle spéculation relève du domaine de la fiction, pas de la science.
Source
de cette analyse: http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/dianetic.html
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- Quelles
sont les véritables croyances des scientologues
- en ce
qui a trait à la médecine ?
La
scientologie est une pseudo-science
Nous n’avons
qu’à savoir ce qu’en pense lui-même le fondateur
de la scientologie, L Ron Hubbard, puisque tout en scientologie
est basé sur ses enseignements (sic).
Ici, dans
un extrait d’une de ces conférences (tiré d’une
série de CD que vous pouvez vous procurer pour des milliers
de dollars), Hubbard discute d’épilepsie, de chimie et
de médecine.
Il nous
dit, entre autre:
«Now
I’ve been using a lot of medical words here or chemical words
really. Just dont pay any attention to them because they’re
mostly gobbledygook, and there’s an awful lot of gobbledygook
words. Gobbledygook just means nonsense chatter, you see. There's
an awful lot of them.» — L. Ron
Hubbard -
Lecture
7 April 1972: Expanded Dianetics and Word clearing
Traduction:
«J’ai
utilisé beaucoup de termes médicaux, ou de termes
de chimie. N’y portez pas attention car c’est en gros du charabia
et ce charabia il y en a beaucoup. Le charabia signifie du bavardage
incompréhensible. Il y en a vraiment beaucoup.»
Le scientologue
est donc encouragé par Hubbard à se méfier
des médecins.
Pour comprendre
la mépris que vouait Hubbard à la psychiatrie,
il faut retourner en arrière, dans les années
50, au moment où Hubbard à publié son bouquin:
La Dianétique, science moderne de la santé mentale.
Hubbard
s’est vu raillé par la profession et même poursuivi
pour pratique illégale de la médecine. ll a alors
déclaré la guerre à
la psychiatrie.
Le
fonctionnement du cerveau: neurologie vs scientologie
Voici
un cours présenté par Mme Sonia Lupien, Ph.D.,
de l’Institut Douglas:
http://www.douglas.qc.ca/index.asp?l=f
Video:
Notre cerveau si fantastique (cours) - Communication Neuronale
Pour vulgariser,
différentes structures du cerveaux régissent différentes
fonctions du corps.

Par exemple,
si des neurones à certains endroits du cerveau meurent,
cela se traduit par une perte de fonctions cognitives (e.g.
la mémoire) ou moteur (e.g. la coordination), suivant
l’endroit où se trouvent ces neurones. La meilleure
preuve de cela se trouve dans les maladies neurodégénératives
comme:
La scientologie
est absolument opposée à cette vision des choses.
Dans cette
série de vidéos, Ron Savelo, scientologue floridien,
présente la manière dont la scientologie voit
le cerveau.
Donc,
pour les scientologues:
- L’esprit,
ou thethan en scientologie, est absolument séparé
du corps.
- Le
cerveau n’a rien à voir avec la pensée.
- Le
cerveau ne sert qu’à absorber les chocs. Il n’a pas
d’autre fonction ou si peu.
Les scientologues
sont opposés à ce qu’il appellent la vision matérialiste,
que différentes structures nerveuses soient le siège
de fonction cognitives spécifiques.
Les scientologues
aiment dénigrer la neurologie et la psychiatrie en les
qualifiant de pseudo-scientifiques. Il s’agit ici de dissonance
cognitive. La scientologie est l’exemple suprême de pseudo-science.
On voit
bien ici la logique simpliste des scientologues. L’hypothèse
de base est que l’esprit et le corps sont séparés.
Toute donnée scientifique ou argument qui contredit cette
hypothèse est passé sous silence. Ne sont
retenus que les arguments, sérieux ou saugrenus, qui
vont dans le sens de cette hypothèse. C’est
la définition même de la pseudo-science.
Cette
croyance peut paraître inoffensive. Il n’en est rien.
- Les
scientologues n’acceptent pas le fonctionnement du cerveau
tel qu’il est reconnu en neurologie.
- Ils
n’acceptent donc pas la cause de maladies neurologiques,
psychiatriques, etc.
Alors,
comment pourraient-ils en accepter les traitement médicaux
? Et bien
ils ne les acceptent pas. Au contraire,
ils les combattent.
Les
allergies, l'asthme et la scientologie: Attention danger
!
Voici
la définition de l'allergie par l'Association Québécoise
des Allergies Alimentaires:
http://www.aqaa.qc.ca/accueil.asp
Une
allergie alimentaire est une réaction excessive,
voir exagérée, de notre système immunitaire
en présence d’un aliment ou d’un additif alimentaire,
qui est normalement inoffensif pour la majorité des
personnes.
Le
système immunitaire produit plusieurs substances
qui aident à protéger l’organisme. Parmi ces
dernières, on peut mentionner les anticorps, tels
les IgA, IgG, IgE,… Les anticorps IgE sont ceux qui interviennent
dans les réactions allergiques de type immédiates
et potentiellement anaphylactiques (réactions allergiques
graves). Lorsque ces anticorps entrent en contact avec l’allergène
alimentaire, ils entraînent dans certains cas la sécrétion
excessive d’une substance appelée l’histamine, qui
conduit à l’inflammation et aux autres symptômes
allergiques. Les symptômes ressentis varieront d’une
personne à l’autre et d’un allergène à
l'autre.
Voici
la définition de l'asthme par le Réseau Québécois
de l'Asthme:
(http://www.asthme-quebec.ca/)
L'asthme
est une maladie fréquente qui résulte d’une
inflammation des bronches. Elle peut se manifester pour
la première fois à n'importe quel âge
et son évolution est variable.
Cette
inflammation rend plus sensibles les muscles qui entourent
les bronches (hyperréactivité). Ces muscles
peuvent alors se contracter (bronchospasme) plus facilement.
L'inflammation
des bronches et le bronchospasme réduisent le degré
d'ouverture des bronches. C’est ce rétrécissement
variable des bronches qui cause parfois de l'essoufflement,
une toux, un sillement, une sensation d'oppression à
la poitrine ou des sécrétions bronchiques.
Les
symptômes de l’asthme ne sont pas ressentis de la
même façon ni avec la même intensité
par tous les asthmatiques. Si la maladie est bien contrôlée,
ces manifestations sont absentes, ou minimes. Si l’asthme
est grave ou insuffisamment traité, ces symptômes
peuvent être toujours présents.

Voyons
maintenant ce qu'il en est des allergies et de l'asthme en scientologie.
Voici
un document qui décrit ce que les scientologues appellent:
le «allergy
or asthma rundown» (i.e. le parcours sur l'allergie
ou l'asthme).



Comme
on le voit la scientologie considère que l'asthme et
les allergies n'ont rien à voir, respectivement, avec
la pneumologie ou l'immunologie. La cause serait, toujours selon
la secte, plutôt psychosomatique. Elle prône l'utili-
sation de sa pseudo-thérapie appelée «audition»
pour régler ces problèmes.
L'audition scientologue, vu dans l'émission «Le pouvoir caché» à Canal D,
diffusée à l'automne 2008.
- Vidéo:
L'audition scientologue
- «Le
pouvoir caché» - Canal D - automne 2008
Cette
vision des choses est particulièrement dangereuse.
En effet,
les traitements de l'asthme (http://www.asthme-quebec.ca/asthme/traitement.html )
et la prévention en matière d'allergies (http://www.aqaa.qc.ca/allergies/La_prevention.asp )
n'ont rien à voir avec une soi-disant psychothérapie.
Il n'existe
pas à l'heure actuelle de remède miracle à
l'asthme ou les allergies. Il est cependant possible de vivre
une vie normale par la prévention et certains traitements
médicaux reconnus.
La scientologie
pratique la désinformation à propos de problèmes
de santé très sérieux. Pire, la pseudo-thérapie
scientologue peut causer un faux sentiment de sécurité
chez la personne qui la suit, ce qui pourrait la mener à
négliger sa prise de médicament contre l'asthme
ou à l'exposer à un aliment allergène.
Les conséquences pourraient être fatales. Il serait
difficile pour cette personne, en cas de crise, d'appeler une
ambulance...
Il faudrait
que nos autorités agissent appliquent le principe de
précaution et interdisent enfin la thérapie de
scientologie.
Voir aussi
nos précédents articles sur le sujet:

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