-
- Nombreux
suicides en scientologie
Gérard
Mirault: il s'est pris pour le messie
(L'Express
novembre 2000)
Patrick
Vick se jette de la fenêtre après une matinée passée
au centre de dianétique de Lyon (France-Soir,
janvier 1992)
Noah
Lottick, il accuse ses parents de colporter de fausses
rumeurs (Reader's
Digest, octobre 1991)
François
tentait d'échapper aux sollicitations incessantes
de la secte. L'Eglise de scientologie tente
de faire du chantage sur les parents de la victime (Le
Point, octobre 1991)
Pour
Reto la thérapie de scientologie était un supplice.
Les scientologues de Zurich ne cessèrent de le harceler
jusqu'à sa mort (Tages-Anzeiger,
mars 1992)
Suicide d'un
employé de l'Eglise de scientologie
de Paris, il
était contraint de dormir dans sa voiture (1990)
L'Eglise
de scientologie incite Alain à se suicider.
Il témoigne pour anti-scientologie son calvaire
en scientologie (octobre
2004)
Commentaires
du
Gravis
La
scientologie est une escroquerie
médicale. (2
août 2005)
-
- Expertise
médicale du professeur Hans Kind, Ancien directeur de la Policlinique
psychiatrique de
l'Hôpital universitaire de Zürich:
-
- Avant
propos
-
- Buts
de l'expertise
-
- 1.
La théorie de base de la Dianétique sur la structure
et le
fonctionnement de la psyché humaine
-
- 2.
Description de la Dianétique comme thérapie des
troubles de
l'âme
-
- 3.
Risques de la Dianétique à la lumière de la recherche
en
matière de psychothérapie
-
- 4.
Le cas de Madame S.B
-
- 5.
Le cas de Mme L.B.
-
- 6.
Les cas de S.F. et de L.S.
-
- Les
conclusions du professeur
Hans Kind
:
-
- 1.
Que peut-on dire, du point de vue médico-psychiatrique,
sur l'état de santé de Mme L.B. au moment où vous
l'avez examinée et au moment où elle est sortie
de l'Organisation de Scientologie (env. octobre
1987) ?
-
- 2.
Voyez-vous un rapport entre l'état de "décompensation
psychotique" de Mme L.B., observé par Mme Dr.
méd. H.H. en octobre 1987, et les pratiques de Scientologie
qui vous ont été décrites par Mme L.B. ?
-
- 3.
Que peut-on dire, sur la base des connaissances
actuelles de la psychothérapie (psychiatrie),. du
modèle proposé par la Dianétique (Scientologie)
pour les maladies psychiques et physiques (cause,
origine, guérison, etc.) ?
-
- 4.
L'argumentation et les '''preuves'' que la Dianétique/Scientologie
fournit dans ses écrits correspondent- elles aux
exigences d'un concept scientifique généralement
reconnu ?
-
- 5.
Que penser, du point du vue psychothérapeutique/psychiatrique,
des méthodes d'audition de la Sciento- logie ?
-
- 6.
Y a-t-il des parallèles avec d'autres méthodes que
l'on désigne communément sous le terme de, "lavage
de cerveau" et, si oui, en quoi consistent-ils
?
|
-
- L'Express,
22
novembre 1990
-
- Gérard
Mirault, informaticien de 38 ans, a été retrouvé
mort, par -15 degrés, le 30 décembre 1984, à l'aube,
sur le plateau du Larzac. Se prenant pour le Messie,
il avait quitté son domicile la veille, entièrement
nu, pour assister au lever du soleil.
-
- Son
épouse est formelle : Gérard avait basculé depuis
qu'il avait rencontré la scientologie.
|
-
-
- France-Soir,
15 janvier 1992
-
- "Avant
de fréquenter le centre de dianétiquue, mon mari
était bien portant et n'avait aucune tendance suicidaire."
Pourtant, le 24 mars 1988, sous les yeux de sa femme
Nathalie, Patrick Vick enjambe la fenêtre de son
apparte- ment et fait une chute mortelle de 12 étages.
Après une rapide enquête, les policiers apprennent
que ce dessinateur industriel de 33 ans était en
dépression depuis plusieurs mois.
-
- L'affaire
est classée en mai 1988, mais Nathalie refuse de
baisser les bras. Elle porte plainte et se constitue
partie civile pour homicide involontaire, escroquerie
et exercice illégal de la médecine. Elle met en
cause le centre de dianétique lyonnais, filiale
de "l'Eglise" de scientologie dont son
mari était un adepte depuis janvier 1986.
-
- "Patrick
suivait des cours depuis deux ans, explique Nathalie.
Il a rapidement plongé dans un état dépressif. Il
culpabilisait et intellectuallsait énormément. Il
avait maigri et il était de plus en plus fatigué.
La veille de son suicide, Patrick n'est pas allé
à son travail. Il a passé la matinée au centre de
dianétique.
-
- A
midi, il est rentré pour déjeuner. Il tenait des
propos incohérents. L'après-midi, il est retourné
chez les scientologues. Quelques heures plus tard,
un adepte m'a téléphoné pour me dire que Patrick
n'allait pas bien, que son état était préoccupant.
-
- Le
soir, il est revenu en état de profonde dépression.
Il a tourné en rond une partie de la nuit et a menacé
de mettre fin à ses jours. Il avait sur sa table
de nuit une boîte d'allumettes contenant des gélules
prescrites par un responsable du centre. Vers 5
heures, il s'est levé et s'est approché de la fenêtre.
J'ai tenté en vain de le raisonner. Il s'est débattu
et s'est jeté dans le vide".
|
-
- Noah
Lottick
-
- La
scientologie c'est une école de psychopathes
-
- Sélection
du Reader's Digest, octobre 1991
-
- En
apparence, Noah Lottick, étudiant en russe résidant
à Kingston, en Pennsylvanie, était un garçon
ordinaire de vingt-quatre ans qui cherchait
sa place dans le monde - jusqu'à ce qu'il découvre
"l'Eglise" de scientologie. En moins
d'un an, il lui versa plus de 5'000 dollars.
-
- Son
comportement devint étrange. Il confia à ses
parents que ses instructeurs en scientologie
étaient réellement capables de lire dans les
esprits. Quand son père eut une grave
crise cardiaque, il soutint que c'était purement
psychosomatique.
-
- Un
jour, il fit irruption chez ses parents et exigea
de savoir pourquoi ils répandaient de "fausses
rumeurs" sur son compte - fantasme qui
décida finalement son père à faire appel à un psychiatre.
C'était trop tard. Quelques jours après, le
jeune homme se jetait du neuvière étage d'un
hôtel de New York et s'écrasait sur le capot
d'une voiture.
-
- Ses
parents, anéantis par la douleur, essayèrent
de reconstituer l'emploi du temps de ses derniers
jours. Un dirigeant de la secte avait déjà déclaré
à Mme Lottick avoir entendu dire que son fils
était venu à "l'Eglise" peu avant
sa disparition. Mais, après que son corps eut
été identifié, les scientologues affirmèrent
n'avoir aucune trace de sa visite. Ils chicanèrent
même les Lottick à propos d'une somme de 3'000
dollars que leur fils avait versée pour des
prestations de services qui n'avaient jamais
été exécutées, et qu'ils affirmaient avoir été
un "don2 ...
-
- "Leurs
prétendues thérapies sont des manipulations,
déclare le Dr Edward Lottick, père de Noah.
Nous avions pensé que la scientologie était
un peu comme les cours Dale Carnegie pour mieux
réussir dans la vie. Je crois maintenant que
c'est une école de psychopathes".
|
-
- François,
mort mi-juillet 1991
-
- L'Eglise
de scientologie de Paris pratique le chantage
-
- Le
Point, 26 octobre 1991
-
- En
1989, "l'Eglise de scientologie" recrute
un jeune homme de 28 ans : François. Il s'investit
à fond, suit des cours et subit des "auditions"
pour environ 40'000 F. Il passe des heures enfermé,
à répondre aux questions d'un "auditeur",
relié à un électromètre,
ce détecteur de mensonges ultrasensible.
-
- "Rappelle-toi
un moment réel pour toi", lui demande par exemple
l'auditeur. François répond. Et tant que l'aiguille
de l'électromètre oscille, on lui repose la question.
Jusqu'à dix fois de suite. Puis vient une autre
question: "Souviens- toi d'une grande souffrance"
ou "Raconte une image traumatisante de ton
adolescence".
-
- Et
ainsi de suite, des heures durant, jusqu'à l'abrutissement.
Une thérapie sans résultat tangible pour François.
Il suit alors 'un des traitements chocs de "l'Eglise"
: la "procédure de purification". Au menu
: quatre heures de sauna par jour et une absorption
massive de vitamines et de niacine.
Selon
les experts, pris à haute dose, ce dérivé de la
vitamine B3 peut entraîner des comportements anormaux.
-
- François
persévère, monte les échelons. Mais, un beau jour,
il craque : il se rend compte que les 80'000 F qu'il
a investis dans la scientologie ne lui ont rien
apporté. Pis : son état s'est considérablement dégradé.
Il a les plus grandes difficultés du monde à échapper
aux sollicitations incessantes de la secte.
-
-
- "L'Eglise"
le hante jour et nuit. Et, à la mi-juillet 1991,
c'est le drame : François se suicide. Avec pour
toute explication une courte lettre dans laquelle
il imagine le bonheur qui aurait pu être le sien
"si l'église de scientologie n'existait pas",
conclut-il dans une formule terrible.
- Chantage
de l'Eglise de scientologie de Paris
-
- Ses
parents, désemparés, vont demander des comptes à
cette bien étrange "Eglise". Et là, dans
le silence d'un petit bureau de la rue Legendre,
à Paris, un haut dirigeant de la branche française
leur propose un marché inouï. Un chantage plutôt
: le remboursement intégral des sommes versées par
François à la secte contre un engagement écrit des
parents de ne jamais nuire à "l'Eglise"
dans l'avenir.
-
- Et,
pour que les choses soient bien claires, d'une main
il tient le chèque et de l'autre une attestation
déjà toute prête. Ne manque que la signature des
parents ! "L'Eglise" n'a apparemment pas
la conscience tranquille.
-
- Silence
terrible. la mère de François défaille. Finalement,
son père, excédé, se jette sur les deux papiers,
s'en
- empare,
empoigne son épouse et disparaît avec elle dans
la rue.
|
-
- Reto,
mort le 25 août 1991
-
- Tages-Anzeiger,
du 26 mars 1992
- traduction
ASDFI
-
- Reto
était scientologue. Il a fait des dettes au profit
du centre américain de la secte. Il a alors sombré
dans un état de détresse psychique. Maintenant,
Reto est mort. Il s'est précipité dans une rivière
du haut d'un pont.
-
- Dans
deux expertises, le Prof. Hans Kind établit un net
rapport entre le suicide de Reto et ce qu'il a vécu
en scientologie. Reto était âgé de 34 ans. C'était
un homme de nature très joyeuse et un peu timide.
Ayant lu une publicité selon laquelle nous n'utiliserions
que le 10 % de notre potentiel mental, il commanda
le livre "la Dianétique" de Ron Hubbard.
-
- Sa
boîte aux lettres fut alors envahie de prospectus
de la scientologie. Un jour, il se laissa convaincre
de faire un test de personnalité. le résultat fut
accablant. "Tu n'es personne, tu ne vaux pratiquement
rien", lui expliqua la scientologue qui exploitait
le test. "C'était le pire qu'elle pouvait me
dire; je ne m'étais jamais senti aussi nul",
écrivit plus tard Reto dans son carnet.
-
- La
scientologue lui promit de l'aide et lui prescrivit
de suivre le cours de communication, où il devait
regarder la monitrice pendant des heures dans les
yeux. Dans son carnet de notes, qu'il écrivit ultérieurement
sur le conseil de ses médecins, il décrit la procédure
comme une sorte d'hypnose.
-
- Les
scientologues lui vendirent ensuite le "programme
de purification" pour la somme de 3'400 francs.
Les séances de sauna de 3 - 4 heures qu'il fallait
suivre chaque jour ne lui firent aucun bien :-,
"J'avais d'affreux maux de tête, comme si mon
crâne allait éclater". Il se sentait mal et
devait vomir. "C'était des douleurs que je
ne peux pas décrire" rapporte-t-il dans son
carnet.
-
- Au
bout de 3 semaines, ses mentors le persuadèrent
d'acheter 37,5 heures d'audition, une thérapie scientologiste.
Le prix de l'heure revenait à 393 francs. Reto chercha
en vain à résister. "Tu as un commerce, tu
peux très bien prendre un crédit" lui dit la
scientologue qui s'occupait de lui.
-
- Reto refusa
de faire un emprunt de 50' 000 francs. La scientologue
remplit alors un chèque en blanc pour 13'800 francs,(9'000
euro) qu'il signa après de longues pressions.
Reto engagea son assurancevie auprès d'une
banque et obtint le crédit. Les scientologues purent
alors encaisser le chèque.
- "Qu'avez-vous
fait de moi ? "
-
- Dans
son carnet de notes, Reto. décrit l'audition comme
des heures de supplice. "Qu'avez-vous fait
de moi ? Je ne suis plus le même homme". Les
scientologues réussirent cependant à le persuader
de suivre un autre cours. Sa mère et ses frères
et soeurs ne savaient alors pas qu'il fréquentait
l'''Eglise'' de scientologie. Sur le conseil des
scientologues, il leur dit seulement qu'il suivait
des cours de formation.
-
- Le
14 janvier 1990, Reto passa par des alternances
d'humeur inexplicables, allant de la dépression
à l'euphorie. Le dimanche, je voulais me tirer une
balle dans la tête avec le fusil d'assaut. Je commençai
alors à écrire mon testament. Je faisais l'éloge
de la scientologie sur tous les tons et écrivis
que le monde disparaîtrait de toute façon en l'an
2'000" confia-t-il à son carnet. (Reto faisait
probablement allusion à une prédiction de Ron Hubbard
annonçant la fin du monde).
-
- Le
même jour, il dit à un collègue, avec qui il
partit danser le soir, qu'il allait super bien.
Le jour suivant, il se sentit mal, ce pourquoi il
se rendit chez sa mère. "Il fut soudainement
saisi de crampes épouvantables dans tout le corps.
Il se tordait de douleur et balbutiait qu'il devait
partir, que c'était le moment pour lui" raconta
sa mère au "TagesAnzeiger".
-
- Le
médecin appelé d'urgence le fit conduire à l'hôpital
de Herisau. Comme Reto parla de son expérience avec
la scientologie, le médecin de l'hôpital le fit
transférer dans une clinique psychiatrique. C'est
seulement alors que sa mère apprit son engagement
en scientologie.
- Il
se sent traqué
-
- Reto
se remit relativement vite de son effondrement psychique.
Il trouva la force de se distancer de la scientologie
et de réclamer l'argent qu'il avait déboursé pour
ses cours et son matériel. Mais il fut rapidement
frappé par la prochaine crise.
-
- D'autres
suivirent, à intervalles toujours plus courts. Les
scientologues lui téléphonèrent et lui écrivirent
à plusieurs reprises.
-
- Même
à la clinique psychiatrique, où il fut amené en
tout cinq fois, ils ne lui laissèrent aucun repos,
jusqu'au moment où la direction de la clinique prit
sur elle de ne plus transmettre d'appels téléphoniques.
-
- Reto
écrivit alors aux scientologues : "Si vous
ne cessez pas immédiatement votre pression psychologique,
je m'adresserai à un avocat".
-
- Après
son troisième séjour en clinique psychiatrique,
il fonça avec sa voiture contre un mur, non loin
de chez lui. La police ne trouva aucune trace de
freins; contrairement à son habitude, Reto ne portait
pas de ceinture de sécurité. En état de choc, il
marcha jusque chez sa mère. Il fut amené à l'hôpital
avec de nombreuses blessures. Il expliqua plus tard,
à la clinique, qu'il avait agi sous l'effet d'une
contrainte intérieure.
-
- Après
sa guérison et un nouveau séjour en clinique, il
se reprit et s'adressa à un avocat. La scientologie
remboursa alors une grande partie des sommes versées.
Mais Reto ne s'en tint pas là : il se décida à porter
plainte contre la scientologie pour atteinte à son
intégrité psychique et demanda des dommages-intérêts.
-
- En
vue de préparer le procès, le Prof. Hans Kind, ancien
directeur de la policlinique psychiatrique de Zurich,
établit une expertise concluant que les événements
vécus par Reto dans le cadre de la scientologie
avaient joué un rôle direct dans le déclenchement
d'une psychose.
-
- La
phase de stabilité ne dura pas longtemps. Reto souffrait
de plus en plus d'un sentiment de persécution ("Je
ne sors pas, les scientologues m'attendent dehors").
Il était aussi devenu insomniaque. Il se réfugiait
dans un monde fictif et agissait souvent comme s'il
était en état de transe, rapportent sa mère et sa
soeur.
-
- Il
mena une vie de plus en plus renfermée. "Les
scientologues m'ont, ils sont après moi" dit-il
à sa mère. Dans son carnet, il nota : "J'étais
programmé au point que j'en vins à écrire mon testament".
- Il
se jette dans une rivière
-
- Comme
Reto ne rentra pas un soir à la maison - il dormait
alors la plupart du temps chez sa mère - sa soeur
et son frère s'alarmèrent. Ils partirent à sa recherche
et trouvèrent sa voiture, abandonnée, près d'un
pont non loin de son domicile. "Comme nous
ne le trouvions pas, nous avons alerté la police"
dit sa soeur.
-
- Après
une attente interminable, un fonctionnaire vint
apporter la nouvelle que Reto était mort : il s'était
jeté dans la rivière. C'était le 25 août 1991. (Conformément
au désir exprimé par la famille, nous avons attendu
un certain temps avant de publier l'histoire de
Reto).
-
- Après
la mort de Reto, le Prof. Kind entra en contact
avec les médecins qui l'avaient soigné à la clinique
et compléta sa première expertise. Le Prof. Xind
relève que les problèmes psychiques massifs dont
souffrait Reto ("psychose schizophrénique aiguë,
dépersonnalisation et perte du sens de la réalité")
s'étaient manifesté pour la première fois après
le contact avec la secte.
- Des
médicaments interdits par la scientologie
-
- Reto
croyait que sa mort était imminente. Il aurait entendu,
dans le contexte de son expérience scientologique,
des voix qui lui ordonnaient de se tirer une balle
dans la tête. Il s'avéra aussi, fait lourd de conséquences,
que Reto refusait quelquefois de prendre les médicaments
qu'on lui prescrivait parce que c'est interdit par
la scientologie.
-
- En
outre, le Prof. Kind reproche aux scientologues
d'avoir commis des fautes graves sur le plan psychologiue
vis-à-vis de Reto. Selon l'expertise du Prof. Kind,
il y a un net rapport entre le contact avec la scientologie,
l'effondrement psychique et le suicide.
- Les
scientologues : Nous ne sommes pas responsables.
-
- Le
porte-parole de la scientologie, Jürg Stettler,
conteste catégoriquement qu'il y ait un rapport
entre le suicide de Reto et la scientologie. Il
relève que Reto a fait plusieurs séjours dans une
clinique psychiatrique après le dernier cours de
scientologie et qu'il s'est donné la mort une année
et demie plus tard.
-
- D'après
Jürg Stettler, les médicaments
pour le traitement des troubles psychiques peuvent
conduire à une dépression. En outre, Reto a été
"déprogrammé par des adversaires de la secte,
ce qui aurait aggravé ses problèmes. A son avis,
le suicide aurait pour origine une réaction psychique
extrême consécutive à un état d'angoisse intense
que Reto aurait ressenti le 12 janvier 1990 alors
qu'il circulait en voiture à travers un épais brouillard."
-
-
- Commentaire
du
Gravis:
- La
scientologie
est une escroquerie médicale
-
- A
lire
les justifications ci dessus
du représentant de la scientologie, M. Jürg
Stettler, nous avons l'évidence que l'Eglise
de scientologie est INCAPABLE d'assumer sa responsabilité.
-
- Mais
il est vrai que pour des personnes manipulées par
l'endoctrinement et l'idéologie totalitaire
de Ron Hubbard il n'existe aucune place pour
le moindre doute, et encore moins pour la plus
petite des remises en cause.
-
- Une
telle attitude de la scientologie n'est donc aucunement
surprenante.
Elle est grandement préjudiciable à la santé
de nos citoyens qui sont abusés et exploités par
cette Eglise nuisible.
-
- Cela
devait être dit.
-
- Le
Gravis
|
- Un
employé de la scientologie de Paris se suicide ,
- il
était contraint de dormir dans sa voiture
-
- Depuis
novembre 1989 j'ai aidé mon meilleur ami à sortir
de la Scientologie. Après un séjour de six mois
dans cette secte, il était destructuré, destabilisé,
ayant perdu toute créativité.
-
- SEPTEMBRE
1989
-
- Suite
à un arrêt prolongé dû à un accident de travail,
Jean-Louis, étant abonné à la Bibliothèque Municipale
de Pontarlier, a loué le livre "La Dianétique
- La Puissance de la Pensée sur le Corps" (L.R.
Hubbard).
-
- A
la suite de cette lecture, Jean-Louis a contacté
l'Eglise de Scientologie de Mulhouse dans le but
de recevoir plus d'informations sur le sujet traité
dans le livre. C'est à ce moment qu'il devient adepte
de la Scientologie et qu'il lui a été vivement conseillé,
au vu des premières analyses effectuées dans ce
Centre (pour un montant de 3'050.- F), de se rendre
à l'Eglise de Scientologie de Paris, 65 rue de Dunkerque.
-
- OCTOBE
1989
-
- Sans
nouvelles de Jean-Louis depuis 15 jours je me suis
inquiété de son silence inhabituel.
-
- FIN
OCTOBRE 1989
-
- Réapparition
de Jean- Louis aux Fourgs, lequel déclare qu'il
allait faire une séance de purification de 3 semaines
(facture N° 340 du 18.10.89, 25 Heures programme
purification pour un montant de 39'200.00 F, inclus
remise de 30%, et facture N° 718 du 24.10.89, 12
Heures 30 d'audition pour un montant de 16'720.00
F, inclus remise 20% lAS + 5% AP), qu'il allait
être employé dans la Scientologie et qu'après 6
mois de cours serait auditeur avec une rémunération
au SMIC pour débuter, et à 6'000.00 F après
une année.
-
- MI-NOVEMBRE
1989
-
- Me
trouvant en Suisse, je tombe par hasard sur la revue
"Coopération", revue distribuée gratuitement.
Ayant lu le témoignage d'une famille genevoise,
je me suis aperçu du danger que courait mon ami,
cette revue déclarant la Scientologie comme sectaire.
Suite à cet article, j'ai fait des recherches à
la Médiathèque de Besançon.
-
- Muni
de ces renseignements j'ai commandé dans une Librairie
les livres "Voyage au centre de la Secte"
"Les Nouvelles. Sectes" etc... afin
d'essayer de comprendre la démarche suivie par mon
ami.
-
- Dorénavant il logerait
dans sa voiture
-
- FIN
NOVEMBRE/DEBUT DECEMBRE 1989
-
- Retour
de Jean Louis, lequel m'informe avoir remis une
somme d' environ 60'000.00 F à la Scientologie,
qu'il quitte son appartement définitivement afin
d'aller vivre à Paris, et que dorénavant il logerait
dans sa voiture.
-
- A
cette occasion je suis effaré de constater le nombre
de gélules de "vitamines" qu'il prend
par jour (18 à midi, 12 le soir). Pendant son séjour
il a reçu un certificat de purification à son domicile.
-
- Ayant
reçu de la scientologie une autorisation d'absence
d'une durée d'une semaine pour déménagement et étant
absent depuis 8 jours, il reçoit, le lundi 27 Novembre
89, un ordre de rappel urgent de l'Eglise de Scientologie
de Paris, lui demandant les raisons de son non-retour.
-
- Avec
leur accord, Jean-Louis prolonge son séjour jusqu'au
vendredi suivant.
-
- C'est
alors que je me propose de le raccompagner à Paris
et que Jean-Louis m'invite à passer un test
de personnalité gratuit, que je refuse. Après mon
passage devant le 65 Rue de Dunkerque, l'aspect
extérieur du bâtiment et sa vitrine ont renforcé
mon inquiétude.
-
- DEBUT
DECEMBRE 1989
-
- Muni
de publicités sur la Dianétique remisent par Jean-Louis,
je me décide à commander le livre "Self Analyse".
En retour de courrier je reçois une lettre de Jean-Louis
qui déclare : "Je pense que tu vas mieux maintenant,
sinon travailles dur le bouquin que tu vas recevoir,
il offre des possibilités à la mesure de la volonté
qui y est employée, c'est-à-dire illimitée".
-
- FIN
DECEMBRE 1989
-
- A
l'occasion des fêtes de Noël, je lui expédie un
colis contenant des sucreries et un agenda. A la
suite de cet envoi j'ai reçu une lettre de Jean-Louis
me remerciant, mais désapprouvant mon geste. Au
soir du réveillon du 31 Décembre 1989 j'ai téléphoné
à l'Eglise de Scientologie de Paris afin de parler
à Jean-Louis. On m'a informé qu'il était absent
et qu'il se reposait dans l'Eglise.
-
- Entre-temps
j'ai reçu une lettre de Jean-Louis dans laquelle
il me disait : "j 'espère avoir l'occcasion
de te revoir, mais il n'y a rien de moins sûr car
je viens de donner mon accord à une éventuelle mutation
au Danemark à Copenhague, cela se ferait à une vitesse
éclair si tel était le cas (à 3 jours), peut-être
que ce sera fait quand tu recevras cette lettre.
Le contrat, s'il m'est présenté, m'engagera seulement
pour 1 million d'années".
-
- DEBUT
JANVIER 1990
-
- Affolé
par cette lettre, je me rends à Paris dans l'espoir
de rencontrer Jean-Louis. arrivant à l'Eglise
de Scientologie, 65 Rue de Dunkerque, aux environs
de 18 h 30, la réceptionniste m'a dit qu'il se reposait,
qu'il avait encore deux heures d'audition, qu'il
prenait son travail à 22 H 30 et que je pourrais
le rencontrer à ce moment-là.
-
- Lors
de mon deuxième passage, je rencontrais Jean-Louis,
lequel a été questionné, tout d'abord par téléphone,
ensuite de façon privée, sur ma présence. Jean-louis
a déclaré que j'étais un ami et qu'il n'y avait
rien à craindre. Suite à cela il m'a dit qu'il n'avait
pas le droit de parler aux personnes étrangères
à "L'Org." pendant les heures de travail.
("L'Org" = organisation de scientologie,
ndlr)
-
- Le
lundi suivant Jean-Louis m'a informé qu'il ne pouvait
plus dormir dans les locaux de l'Eglise de Scientologie
et qu'il allait redormir dans sa voiture.
-
- FIN
JANVIER 1990
-
- J'ai
décidé de contacter l'ADFIS à LAUSANNE afin d'avoir
plus de renseignements concernant l'Eglise de Scientologie.
C'est là que j'ai adhéré à cette
Association afin
de pouvoir venir en aide à mon ami au moment opportun.
-
- DEBUT
FEVRIER 1990
-
- J'ai
reçu une lettre de Jean-Louis me
demandant de mes nouvelles. ensuite je n'ai plus rien reçu.
-
- 16 heures de travail par jour, très
peu de sommeil
-
- FIN
FEVRIER/DEBUT MARS 1990
-
- Etant
inquiet de la disparition de Jean-Louis, j'en informe la famille
le dimanche 25 Février 1990. Le lundi suivant, j'ai
été informé de la présence de Jean-Louis dans la région
de PONTARLIER, et me suis empressé d'aller le
rencontrer.
-
- C'est alors qu'il m'a informé de son
séjour au Centre
Européen de Copenhague, qu'il y était resté trois
jours et qu'il avait
mal supporté celui-ci car le régime y était très
sévère (16 heures de travail par jour, très
peu de sommeil, malnutrition). Jean-Louis m'a déclaré
s'être rendu à Copenhague car il n'avait plus d'argent
et qu'ainsi il pouvait poursuivre ses cours en étant
nourri et logé, moyennant ce travail pour la Scientologie
(travaux manuels).
-
- Le
2 Mars 1990, une fois de plus je le raccompagne
à PARIS. Lors
de ce retour
il m'a déclaré qu'il ne voulait plus travailler
pour la scientologie et
qu'il devait signer un formulaire attestant qu'il
ne faisait plus partie de
la Scientologie.
-
- COURRIER
DU 14 MARS 1990
-
- Jean-Louis
m'a informé avoir repris du service à "L'Org".
Cette décision m'a surpris mais
je devais plus tard avoir confirmation
qu'il avait eu, à cette époque, une rentrée
d'argent.
-
- AVRIL
1990
-
- Dernier
courrier de Jean-Louis me donnant rendez-vous à PARIS.
-
- Le
Vendredi 13 au soir nous nous rencontrons et il
m'a déclaré qu'il ne débourserait
plus d'argent pour la Scientologie, s'étant rendu
compte qu'il se passait quelque chose d'anormal.
Etant hébergé chez Madame Odile LECUYER à MORANGIS
(adepte de la Scientologie), il avait débuté des
cours de chauffeur de taxis.
-
- 15
MAI 1990
-
- Jean-louis
reçoit une feuille d'acheminement "route
off" lui spécifiant son rejet de l'Eglise de
Sientologie.
-
- JUIN/JUILLET
/ AOUT
1990
-
- Ayant
été rassuré par sa sortie de cet
Organisme, je me suis moins inquiété. Entre-temps
j'ai reçu deux lettres
m'informant que tout se passait bien et qu'il travaillait
comme taxi
de nuit.
-
- 31
AOUT 1990
-
- Je
me suis rendu à PARIS afin de rencontrer Jean-Louis,
lequel m'attendait à la
gare. A cet instant il m'informe ne plus travailler.
Etant donné que la Scientologie lui avait déclaré
que s'il ne pouvait travailler pour eux, il serait
incapable de faire un travail extérieur à leur organisme.
Je le trouvais complètement démoralisé.
-
- Jean-Louis
disposait d'une somme pouvant subvenir à ses
besoins pour une durée d'environ 3 mois et il montrait
des tendances suicidaires.
-
- SEPTEMBRE
1990
-
- Le
8, nouvelle rencontre avec Jean-Louis qui m'informe qu'il
se rendrait dans la région de PONTARLIER vers mi-septembre.
-
- Le
23.09 Jean-Louis est venu me rendre visite. Il avait
une semaine de retard sur la date prévue, suite
à une panne de voiture. Lors de la conversation
il m'informe ne disposer que d'une somme lui permettant
de vivre
15 jours.
-
- Suite à ses déclarations je contactais
l'ADFIS, lesquels me conseillent de me mettre en
rapport avec l'ADFI PARIS. Rendez-vous est donc
pris le Samedi 29 Septembre. Ce jour-là Jean-Louis
est
venu me chercher à la gare et m'a accompagné jusque
devant les locaux de l'ADFI.
-
- On
rembourse les personne insatisfaites, mais ...
- OCTOBRE
1990
-
- Le
7 Octobre retour de Jean-Louis aux Fourgs, lequel
répond à mon invitation d'hébergement. Après
son retour, et suite aux déclarations de François
BONNET dans l'émission de radio "Découvertes"
sur EUROPE N°l en Juillet 1990, qu'ils remboursaient
la somme totale aux personnes insatisfaites, je
contacte Madame Odile LECUYER afin de lui demander
le processus à suivre pour que Jean-Louis se fasse remboursé
des sommes versées à l'Eglise de Scientologie.
-
- Cette
dame m'a conseillé de faire un courrier "non
recommandé".
-
- NOVEMBRE
1990
-
- Sans
réponse à ce courrier, et après plusieurs conversations
téléphoniques avec Odile LECUYER, Madame REVEILLERE
et Joasem AMI, je réexpédie une lettre "recommandée
avec Accusé de Réception" (qui a été acceptée)
dans laquelle je les informe, au vu de l'état dépressif
et suicidaire de Jean-Louis que seule leur responsabilité
serait en cause au cas où il arriverait un quelconque
problème à Jean-Louis.
-
- 3
DECEMBRE 1990
-
- Le
matin je téléphonais à Odile LECUYER, laquelle
me mis en contact avec Madame REVEILLERE. Lors de
cette conversation elle m'a informé que le remboursement
ne pouvait s'effectuer que dans les 3 mois suivant
le départ du Membre. Ayant peur de la réaction
de Jean-Louis je ne lui ai pas dit.
-
- A
20h30 Jean-Louis décide de partir. Lorsque
je lui demande pour où, il
me répond :
"AU CIEL".
-
- N'ayant
réussi à le retenir, j'apprenais le lendemain qu'on
l'avait trouvé décédé dans sa voiture.
-
-
- Christian
G
- le
21 décembre 1990
|
-
- ÉGLISE
DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE
- INCITATION
AU SUICIDE
-
- Le
témoignage d'Alain, ex-adepte de la scientologie lausannoise
-
- Témoignage
recueilli par anti-scientologie, octobre 2004
-
- Alain (prénom d'emprunt) a 28 ans
aujourd'hui. A 14 ans, entraîné par sa maman
il commence la scientologie à Lausanne. Son parcours le conduira en 1994 à
un
suicide manqué causant la mort d'un passant dans sa chute.
-
- Alain a insisté: il
faut rappeler dans son témoignage qu'il est classé schizophrène. Il faut dire que les
psychiatres ont respecté ses droits, mais pas les scientologues. Il tient
beaucoup à ce que je ne déforme pas ce qu'il m'a raconté de sa vie. Il aime
beaucoup discuter de Droits de l'Homme, et de statistiques.
-
- Alain est intelligent, il parle bien; il dit qu'il est grand; je
ne l'ai jamais rencontré mais j'ai discuté de nombreuses heures au téléphone
avec lui. Son discours est logique, et en ce qui me concerne, il m'a semblé
qu'un de ses défauts était le manque de patience, peut-être est-ce cette
impatience qui le fait classer chez les schizophrènes, ou d'autres choses que
nous n'avons pas abordées au cours de ces entretiens.
-
- Alain tient à faire savoir au monde entier tout ce que la
scientologie lui a fait endurer, et ce qu'a subi sa famille, en particulier sa
maman, pour avoir écouté les mensonges des scientologues.
-
- La maman d'Alain est entrée en scientologie pour aider son fils
qui avait des difficultés comportementales. Il lui arrivait de se bagarrer avec
des camarades.
-
- Le père d'Alain a déboursé une fortune - plus d'un million de
Francs français, dans deux associations scientologues très connues dans la
secte, celle de Lausanne et celle du "Ranch Mace Kingsley" où quelques parents
scientolo- gues expédient leurs enfants supposés avoir des problèmes.
-
- Ce ranch n'a pas bonne réputation, même en scientologie, depuis
quelques temps. Il doit des sommes importantes à divers clients.
-
- La description que la père d'Alain m'a faite de son fils
correspondrait à celle d'un enfant turbulent, caractériel, ayant des problèmes
de sociabilité, et des difficultés de discipline. Il explique qu'Alain a plutôt
bien réussi ses études secondaires jusqu'à un moment, probablement vers
l'adolescence, la puberté.
-
- Le père d'Alain est très fatigué de toute cette histoire, qui
dure depuis une quinzaine d'années, car non seulement la scientologie a
bouleversé la vie de son fils, mais aussi celle de son épouse, des deux frères
d'Alain, et d'autres gens alentour.
-
- Et enfin, la scientologie a mis indirectement fin à la vie du
jeune homme qui est mort lorsqu'Alain, désespéré de penser qu'il devrait
peut-être repartir en scientologie alors qu'il revenait de leur ranch aux USA,
s'est jeté du haut d'un pont routier en pleine nuit.
- Il tombe sur un jeune homme
-
- Il tomba malheureusement sur un passant qu'il ne pouvait avoir
vu dans l'obscurité.
-
- Le tribunal, épreuve supplémentaire pour la famille déjà très
désolée et déboussolée, a acquitté Alain de la mort de ce jeune homme. Mais,
selon Alain, la présidente du tribunal ne l'a pas laissé expliquer ce qui
s'était passé en scientologie.
-
- Les juges ont estimé qu'il était impossible, vu son état
d'esprit au moment de la tragédie, d'attribuer à Alain une responsabilité dans
le décès du jeune homme. Ils ont demandé qu'il se fasse soigner en
psychiatrie.
-
- La vraie responsable de ce désastre, la secte scientologie, n'a
pas été inquiétée ni citée à comparaître. Elle n'a pas remboursé les sommes
dépensées par le père, ni même tenté de s'excuser
: la secte ne s'excuse jamais.
Elle n'a pas versé un sou à la famille du jeune homme tamoul qui est décédé.
Elle n'a pas aidé la famille d'Alain à surmonter cette épreuve.
-
- A la même période, un procès se déroulait contre la secte en
France, au cours duquel plusieurs responsables écopèrent de peines de prison et
de fortes amendes pour homicide involontaire, extorsion et
escroquerie.
-
- En Suisse, la secte avait déjà été condamnée au moins deux fois
pour abus de faiblesse.
-
- Ce n'était pas le premier procès, et de loin; Hubbard, le gourou
de la secte avait déjà été condamné en France à 4 années de prison ferme pour
escroquerie et extorsion. Un autre procès avait condamné un responsable
scientologue pour non-assistance à personne en danger. D'autres encore avaient
donné tort à des pratiques scientologues.
-
- Aux Etats-Unis, la scientologie vient de payer une somme
probablement énorme à la famille de Lisa McPherson, morte à cause de la
scientologie.
-
- Durant la puberté d'Alain, ses parents ont demandé de l'aide à
des psychologues et à des psychiatres. Alain a passé quelques jours en
observation, puis a repris son existence d'élève. C'est alors que la maman
d'Alain a entendu parler de la scientologie par la branche suisse de la
secte.
-
- Elle s'y est engagée avec son fils, prenant des cours et des
séances d'audition, la pseudo-psychanalyse à la mode hubbardienne.
- C'était en 1989.
-
- L'appartenance d'Alain à la scientologie
n'a pas vraiment arrangé les choses dans son existence: la secte pousse ses
adeptes à croire qu'ils sont supérieurs au reste de l'humanité.Cela peut renforcer les difficultés relationnelles de certaines
personnes.
-
- Alain a donc eu maille à partir avec quelques camarades qui ne
partageaient pas "ses opinions de scientologue". La scientologie renforce
souvent le sentiment de mépris ou de condescendance envers le reste de
l'humanité, en particulier chez des gens fragilisés par les aléas de
l'existence.
-
- On a vu de grands timides devenir à peine supportables pour les
autres après avoir passé seulement quelques jours en scientologie.
-
- Les méthodes employées par la secte aboutissent presque toujours
à une hypertrophie de l'égo. Peut-être est-ce ainsi que les difficultés sociales d'Alain ont
continué ou ont empiré. Alain était trop fragile ou encore trop instable pour
passer au laminoir scientologue.
-
- Toujours est-il que la maman d'Alain, convaincue par les belles
paroles des scientologues, a réussi à entraîner son mari à aller plus loin dans
l'engagement. Ils allaient expédier leur fils au loin, dans un "ranch" du
Nouveau Mexique, dans la campagne rocailleuse du sud des Etats-Unis.
- Le ranch s'appele le Ranch Mace Kingsley.
-
- Alain raconte: il y a deux ranches, celui d'en haut, où il y a
la direction et les filles, et celui d'en bas, où on garde les garçons. Il faut
prendre la voiture pour aller de l'un à l'autre, explique-t'il. C'est un peu
loin des lieux habités, paraît-il.
-
- Le ranch a poussé le père d'Alain a acheter une caravane qui
servait de logement à son fils, arrivé peu avant son dix-huitième anniversaire
en septembre 1993. Cette dépense s'est ajoutée aux sommes considérables engagées
par la famille pour aider Alain.
- Lausanne
-
- Cela faisait quatre ans et des dizaines de milliers de dollars
que la famille avait déjà dépensés en scientologie lausannoise, pour un résultat
manifestement insatisfaisant pour la maman comme pour Alain.
-
- Lui-même ne se plaint pas vraiment de ce qu'il a vécu à
Lausanne, où "les gens étaient assez sympas". Il faut dire qu'il était encore
assez adolescent et que le concon familial était tout proche.
-
- - "Là-bas, ils m'ont fait faire un cours de communication, un
cours sur l'étude, des cours sur les gens "suppressifs", et j'allais souvent
écouter leurs conférences, tout ça. J'y allais deux ou trois fois par semaine,
parfois plus. J'assistais à presque toutes les conférences."
-
- - "Mon père, c'est un honnète homme, juste un peu sévère. Il
m'avait dit de ne plus aller en sciento, je ne l'ai pas écouté
: mes parents se
disputaient des fois à cause de ça, mon père pensait que ce sont des escrocs,
ils ont été à deux doigts de divorcer."
-
- - "Je croyais appartenir à une élite, j'étais parti pour sauver
le monde, pour faire des scientos de haut niveau ... puis on m'a envoyé au ranch.
Je suis passé par Chicago avec maman, il a fallu signer de papiers pour entrer
aux USA. On me disait que j'allais être libre ..."
- Le Ranch Mace Kingsley
-
- Alain, accompagné de sa mère, arriva donc au Nouveau-Mexique. Il
ne reverrait pas ses parents avant 6 ou 9 mois. Il ne reverrait sa maison qu'un
an plus tard. Il ne parlait guère l'anglais, et une seule jeune fille, une belge
de quatorze ou quinze ans, parlait français au ranch. Mais parler français était
mal vu. Une jeune américaine parlait aussi un peu le français avec
lui.
-
- Peu après son arrivée, il fit connaissance de "son auditeur", ce
"technicien religieux" scientologue supposé aider Alain à y voir plus clair et à
mieux se comporter dans l'existence.
-
- Mais les règles de la vie communautaire imposée ne convenaient
guère à ce jeune homme anxieux. Il tenta de fuir au bout d'un mois. Son auditeur
le rattrappa en voiture.
-
- Alain lui dit qu'il allait voir les cops, la police, qu'il en avait assez du "ranch",
et de la scientologie.
-
- Son auditeur descendit de voiture et le boxa à trois ou quatre
reprises en pleine figure. Alain eut "du mal à ne pas tomber dans les pommes",
il dut s'assoir. Difficile de croire les gens qui vous boxent - mais Alain prit
peur et rentra au bercail - au ranch, qui n'était guère qu'à 500 mètres de
là.
-
- Alain a une fois lancé une pierre à quelqu'un; il ne voulait
plus travailler, il a voulu se suicider, c'est là qu'on l'a séparé des autres et
mis dans la caravane payée par son père.
-
- Il eut à subir les rigueurs de "l'éthique" scientologue - le
système punitif sectaire, sans jugement ni avocat. C'est à ces périodes qu'il
devait passer 12 ou 15 heures par jour "à repeindre des grillages", et ne dormir
que quatre heures par nuit. Il en est encore furieux. Un des sous-cadres du
ranch, Jimmy, lui jetait des pierres quand il ne travaillait pas assez dans
cette section disciplinaire inventée par Hubbard, le gourou de la
secte.
-
- Une autre fois, Alain raconte qu'on l'a accroché à un tourniquet
et qu'on le frappait à coups de pieds; il explique qu'on voulait lui donner la
leçon, parce qu'il ne pensait pas comme "eux".
-
- En plus des obligations de certaines journées harassantes, de
l'interdiction de flirter avec les quelques filles qu'il croisait rarement, et
du peu de distraction disponible, le ranch ne redistribuait qu'une petite somme
chaque semaine au jeune adulte qu'il était devenu.
-
- Il ne pouvait pas téléphoner à ses parents. Il doit y avoir 7 ou
8 heures de décalage horaire entre le Nouveau-Mexique et la Suisse. La seule
fois où son père avait envoyé un fax, on l'avait censuré
: pas de courrier, pas
de téléphone ...
-
- - "j'avais pas le droit de raconter ce qui se passait au ranch.
C'est la censure."
- Enfermement
graduel
-
- Les sorties étaient réduites: cet internat du ranch ne relâche
un peu la pression que le dimanche, mais c'est vraiment difficile de dépenser
quoi que ce soit à Reserve, ce village de moins de 400 âmes du
Nouveau-Mexique, siège du comté de Catron
(3800 habitants), au climat désertique en dépit de ses 2000 mètres d'altitude.
On voit mal comment un jeune homme parlant encore médiocrement la langue
pourrait sortir de l'enfermement graduel de la secte.
-
- D'autres fois, un certain Gerry faisait faire des pompes à
Alain - 50 à la fois, et l'avait privé d'auditions. Pourtant, le père d'Alain
payait pour tout cela. Gerry lui a aussi dit qu'il devrait se suicider pour
pouvoir quitter la scientologie.
-
- (On sait que des scientologues expliquent aux clients potentiels que
rater l'occasion scientologue revient à se suicider ... l'un des dirigeants
français a écopé de prison avec sursis et de fortes amendes et dommages après le
suicide d'un père de famille pressuré par ses soins. A Genève,
un témoignage communiqué
à l'AVDS révèle qu'une scientologue
n'a rien trouvé de mieux comme
conseil pour une employée
en détresse : "Il faut te suicider. Avec un nouveau
corps tout s'arrangera.!" .(sic) ).
-
- Quant à l'auditeur scientologue, Alain n'est pas sûr
de ce qu'il lui voulait, mais comme
cet auditeur était juif, Alain pense qu'il avait envie de le
circoncire.
-
- - "Il y avait un certain Tom, qui disait qu'il avait tué ses
parents; à mon avis, il racontait des salades." [les
recherches effectuées démontrent en tout cas que le nom et la nationalité de ce
jeune homme parti ensuite à la Sea Org existait bien. Je n'ai pu établir s'il
avait tué ses parents, note du webmaster]
-
- Au ranch, les papiers d'Alain ont été confisqués, conformément
aux habitudes de nombreuses organisations de scientologie recevant des
scientologues à l'étranger [i.e., on confisquait mes
papiers et ceux de son épouse au Danemark, dans l'organisation
scientologue -rg].
-
- - Le matin, il fallait que les internes se mettent en rang, ça
pouvait durer une demi-heure, ce rassemblement. Puis on avait un petit dejeûner.
Ensuite, c'était l'audition, ou on allait faire du nettoyage, ramasser les
mégots, laver le sauna, construire des murs.
-
- - La nourriture n'était pas très équilibrée; on mangeait
beaucoup de crèpes, la cuisine était assez grasse, parfois avec de la viande,
mais pas souvent. C'est une "indienne", Patsy, qui faisait la
cuisine.
-
- - J'avais un copain qui m'a aidé, "Marc Ross", il m'avait dit
que la scientologie l'avait kidnappé parce qu'il avait raconté des trucs à la
radio à Los Angelès.
-
- Alain était un peu amoureux de Molly, une jeune fille d'une
quinzaine d'années que ses parents scientologues avaient expédiée au
ranch.
- On
prenait tout mon argent
-
- - Une fois, j'avais économisé sur ce qu'on me redistribuait -
les 10 ou 20 dollars par semaine, et j'avais 60 dollars. Ils m'ont tout repris;
quand je ne dépensais pas tout, on me reprenait ce que je ramenais.
-
- - Je ne supportais plus rien, explique Alain; interdit de
flirter, j'ai très mal vécu ça. C'étaient des facistes, ces gens-là. La sciento
m'a volé tous mes droits. Ils ne veulent pas entendre parler de la psychiatrie,
mais elle au moins, elle me respecte. Bien sûr, maintenant...
- Peur
de retourner chez les scientologues
-
- - ...
maintenant, depuis que je suis rentré en Suisse, au bout
d'un an, j'ai cru qu'on voulait encore me renvoyer en Italie ou au
Nouveau-Mexique chez les scientologues.
-
- - Je me suis suicidé. Je ne voulais plus aller là-bas. Mon
auditeur m'avait menacé quand je défendais les psychologues ou les psychiatres,
que je critiquais la doctrine d'Hubbard.
-
- - C'est des fachistes.
- La vie d'Alain, maintenant
-
- Alain est dans une pension de famille, sous curatelle. Il reçoit
l'aide de l'assurance invalidité suisse (AI). Il aimerait bien sûr plus de liberté, comme nous
tous.
-
- La liberté d'Alain s'est achevée en Scientologie. Peut-être la
psychologie l'aidera-t'elle à en regagner.
-
- La liberté de la maman d'Alain est
aussi très en péril : elle subit encore, dix après, les séquelles de ce drame.
Elle aussi voudrait retrouver quelqu'un qui puisse la débarrasser de ce que lui
a fait subir la scientologie.
-
- Nous leur souhaitons de retrouver l'équilibre et le
bonheur.
-
- anti-scientologie
-
- Article
de presse concernant Alain:
- Un
suicide manqué causant la mort d'un passant (Journal
24Heures 1994)
-
-
- Depuis
des années la scientologie refuse d'entrer
en matière pour rembourser les sommes investies
par la famille d'Alain.
-
- La
scientologie semble ignorer que sa thérapie
à prix usuraire était totalement inadéquate
au grave problème de santé d'Alain.
-
- Ainsi,
la scientologie une fois de plus, prouve qu'elle
est totalement irresponsable.
-
- Il
faut que nos autorités fassent cesser de
telles pratiques, qui, à notre connaissance,
sont systématiquement utilisées
sur des adeptes affaiblis, malades ou immatures.
-
- L'Etat
a le devoir de protéger TOUS ses citoyens et doit
appliquer le principe de responsabilité.
A
moins qu'à l'image de ce qui se passe aux USA, notre
Etat souhaite que certains citoyens
soient abandonnés dans
le goulag
scientologue...
-
- Le
Gravis,
Porrentruy,
le 2 août 2005
|
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Documents
vidéo sur les abus de la secte de scientologie
- Exposing Scientology Through Streaming Video
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Un
must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué"
Ce livre
de Russell Miller révèle la face cachée de l'église
de
scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane
et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf
ou html sur notre site. Nous avons également publié une
version résumée.
|
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