[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

Films gratuits et racolage de la scientologie dans les rues

Témoignages

La Scientologie recrute en salle obscure (bakchich.info - 13 décembre 2008)

Un spectateur explique ce qu'il a perçu du film de racolage "Introduction à la scientologie" (ARS - 16 Feb 1999) «I had not been inside a Scientology ORG for 28 years. Would ghosts be resurrected ?» (ARS - 16 Feb 1999)

 

La Scientologie recrute en salle obscure

par Karina Ykrelef

Source: http://www.bakchich.info/article6164.html - 13 décembre 2008
[Texte intégral]

Le mouvement fondé par Ron Hubbard ne sait plus quoi inventer pour draguer les brebis égarées. Après les tests de personnalité, l’invitation au cinéma, vulgaire mélange d’hypnose et de carte bleue. Récit.

Sur le pavé toute la semaine, jour du Seigneur compris, un couple bien mis, la quarantaine, vous alpague sur une grande artère parisienne. Aussitôt après la poignée de main énergique, l’homme au sourire carnassier s’empresse de vous tendre un tract, trop heureux de trouver des passants en ce dimanche après-midi glacial. Sur le document jaune tape-à-l’œil, on peut lire: « Quelle est l’origine du stress et des pensées négatives ? » « Comment maîtriser ses réactions indésirables et regagner la confiance en soi ? ». FILM GRATUIT. En bref, une séance de cinéma à l’entrée libre et gratuite dont vous êtes le héros. Adieu frimas et crise financière : la Scientologie vous propose de troquer morosité contre obscurité.

La fréquence des séances n’a rien à envier aux multiplexes. 14h, 16h, 19h, 20h, 21h. Tous les jours. Travailleuse, l’Eglise de Scientologie du douzième arrondissement de Paris ne compte pas ses heures. Et, en prime, en bonne entreprise mondialiste mais responsable, elle indique au bas du tract, en caractère gras: NE PAS JETER SUR LA VOIE PUBLIQUE. Défense de l’environnement ? Ou crainte de voir le document tomber en des mains hostiles…

Une réunion, deux collations, et une demi-journée plus tard, Bakchich décide d’aller voir de plus près le film dont vous êtes le héros. Passage obligé dès notre arrivée : laisser son nom en lettres manuscrites sur une feuille d’enregistrement. Le fichier Edvige tient là un concurrent.

Cher gourou, s’il te plaît, raconte-moi une histoire

«Merci d’aller vous installer dans la salle d’attente. Quelqu’un va venir vous chercher » En guise de pop-corn, l'ouvreur pense à tout. Comme à vous remettre des dépliants. Sur le premier document, se trouve un engagement pré-écrit à vouloir travailler gracieusement pour l’organisation. Les ambassadeurs de la pensée unique écrivent : Oui, je veux travailler au service de l’ordre : Rayez la mention inutile: deux ans et demi. Ou cinq ans. Choix cornélien s’il en est. Sur le deuxième, une certitude : «Avant d’aborder la dianétique, vous n’êtes que l’ombre de vous-même».

La scientologie fait son cinéma (DR)

Installé dans la salle d’attente, vous voilà cerné : livres de développement personnel à tous les étages. Tous signés L.Ron Hubbard. Auteur de science fiction et fondateur du courant de Scientologie, décédé en 1986. Sur chaque ouvrage, son nom, en caractères triomphaux écrase le titre. Entre alors dans la pièce un homme très mince, la quarantaine, sourire vissé aux lèvres, nœud de cravate très serré. «Bonjour. Je suis Halim. Merci d’être venue. Pour le film, c’est par là».

Bakchich, incognito: «C’est une séance individuelle ?»

«Oui».

La salle de cinéma est en fait une petite salle de projection avec baffles géantes. Des chaises en velours. Le film dure une heure. Le document en américain à l’origine est doublé en français. Très vite, certitudes et lieux communs s’étalent sur l’écran. Pour L’Eglise de scientologie, les douleurs, traumas, et expériences désagréables, vous handicapent. Entre psychanalyse de comptoir, hypnose et rebirth thérapie, le scénario passe en revue, sur le mode de la répétition, des exemples concrets d’accidents de parcours, de disputes, de deuils, bref d’évènements malheureux dont l’’Eglise de Scientologie, dans sa grande générosité, dévoile la découverte. Halim revient veiller au bon grain toutes les dix minutes. Une nouvelle proie ça se surveille comme le lait sur le feu. Mauvaise blague ou film publicitaire ?

Nous avons les moyens de vous faire payer

Inutile d’espérer une discussion de fin de séance à battons rompus sur le trottoir. La Scientologie a une toute autre idée de l’échange de points de vue. Dans le couloir qui mène à la séance débriefing, de la dorure clinquante partout où le regard se pose. Assortie de l’écusson des scientologues à toutes les sauces. Une fois la porte de l'interrogatoire bien refermée derrière soi, Halim le bon samaritain, s’empresse de recueillir vos impressions à chaud. Et sort de son tiroir le bon vieil électrocardiogramme qui se trouve devant vous. Un cylindre métallique dans chaque main, l’aiguille du stress monte lorsque l’on vous demande de penser à un évènement marquant. «Ah vous voyez ! Ca vous fait de l’effet non ?» Halim est décidemment d’une perspicacité redoutable. «A quoi vous pensiez?».

Après plusieurs refus, le commissaire de la brigade spirituelle ne relâche pas ses efforts, au moyen d’un regard de plus en plus intrusif. A l’instar des mastodontes des salles cinéma, la Scientologie offre elle aussi sa carte illimitée. Rien de plus simple: il suffit d’inscrire votre patronyme sur une feuille, sésame pour l’accès au séminaire. Vous est proposé alors le versement d’une avance sur les dix séances à 118 euros. Dix séances ou vous allez devenir vous-même. Merci.

«Ici, c’est un peu comme une psychanalyse alors ?» s’enquiert Bakchich. Convulsions épidermiques d’Halim. «Ah non surtout pas. Les psychiatres s’entendent avec les labos pharmaceutiques. Ils se chargent d’inventer des maladies qui n’existent pas. En échange, les grands groupes inondent le marché pour faire leur beurre. La Sciento- logie est sérieuse et réputée. Dans certains pays, elle travaille en étroit accord avec la police et l’Etat».

Y aurait-on déjà songé à l’Elysée à tout hasard ? Il est vrai qu’en 2004, Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Eco- nomie et des Finances, avait chaleureusement accueilli Tom Cruise. Ce dernier s’affiche scientologue, tout comme John Travolta, l’ex-vedette de Grease, qui a réalisé le film Battlefield Earth, en 2000, l’adaptation fidèle d’un livre du grand manitou de la Scientologie, Ron Hubbard.

Pour s’extirper de la main mise étouffante de l’omniscient omnipotent omniprésent scientologue-en-chef, une seule solution : prétexter n’avoir aucun moyen de paiement sur soi. Vaine tentative. Halim insiste pour un acompte par carte bleue. Le lendemain soir, alors libéré de l’emprise un brin totalitaire de la Vérité Scientologue, la spiritualité s'est soudain rappelée à notre bon souvenir. Le téléphone sonne. « Allo ? Oui, bonjour c’est Halim !»

«Bonjour»

«Je voulais savoir si vous étiez en route pour venir régler votre adhésion ?»

Décevant. En plus d’affectionner les navets interminables et les grossiers films de propagande, l’Eglise de Sciento- logie est d’une prévisibilité affligeante. Elle continue de préférer les productions à gros budget.

 
Un spectateur explique ce qu'il a perçu du film de racolage
("Introduction à la scientologie") de la secte

English part: the introductory film to scientology

Origine: alt.religion.scientology:
Subject: Strange Valentine's Weekend at DC Church
Date: Tue, 16 Feb 1999 06:01:26 -0500
From: "ewsnead" <erik.snead@gte.net>
Organization: gte.net
Newsgroups: alt.religion.scientology

J'aimerais vous faire partager ceci:

Le week-end dernier, mon amie, son fils et la fiancée du fils avons pris le chemin de Washington pour faire les magasins, les musées et célébrer la St Valentin. La fiancée de sa fille écrit un article pour le journal universitaire , dont le sujet est la scientologie. "Bien, lui ai-je dit ! peut-être pourrions-nous aller les voir de plus près ?", ima- ginant que l'observation en direct donnerait plus d'impact à son document. Nous étions d'accord que ce "péle- rinage" pourrait améliorer l'équilibre de la composition, en ajoutant les "bons côtés" aux mauvais: ceux-ci étaient déjà connus depuis l'émission "60 minutes" et d'autres. Cela révèlerait au moins la façon dont les scientos se présentent au public.

J'ai donc informé les autres, puisque j'ai fait un bref séjour en sciento en 70-71, les encourageant à être polis, à faire semblant de s'intéresser aux nouvelles techniques, à avoir l'air curieux et naïfs, et à ne pas trop poser de questions vraiment embarrassantes, à ne pas dévoiler que l'enquête servirait à un article dans un journal univer- sitaire. J'ai aussi beaucoup insisté sur les abus internes: tous les mensonges au sujet du passé d'Hubbard, les abus, le pompage de fric, l'usage qui est fait des stars pour attirer le public, l'extorsion, le chantage, la divul- gation de confessions recueillies en audition, les sourires entendus et le bagoût racoleur.

Je me suis rendu compte que j'avais probablement empoisonné d'avance ce qu'elle allait penser de tout ça, et que ça ne serait peut-être pas un article très impartial. Mais peut-être les scientologiues allaient-ils être charmants et capables de démontrer quelque aspect positif de l'organisation.

Je n'étais pas entré dans une organistion de scientologie depuis 28 ans !
Les vieux démons allaient-ils reprendre vie ?

J'étais quand-même anxieux: je n'étais pas entré dans une org de scientologie depuis 28 ans ! Les vieux démons allaient-ils reprendre vie ? Les scientos seraient-ils capable de m'imposer leurs prétendus "pouvoirs OT", et reconnaître le trucage en lisant au fond de mes pensées?

Grâce au ciel, leurs pouvoirs OT ne purent percer - étaient-ils amoindris par la température hivernale de ce dimanche matin ? Nous sommes entrés dans le bâtiment proche de Du Pont Circle, accueillis par l'habituelle offi- cialité qui me revenait en esprit ... Quelque chose manquait pourtant, qu'était-ce ? Oui... les cendriers que les scientologues ont pour coutume de faire se lever sur les chaises, rasseoir sur les chaises... et remplir des mégots de cigarettes qu'ils fument à la chaine. La scientologie avait-elle fait quelques concessions au "politi- quement correct", reconnaissant quelques règles du monde extérieur ?

Nous avons alors rempli des questionnaires, avec de faux noms et adresses évidemment. Nous avons été surpris qu'un jeune scientologue nous annonce que nous n'étions pas forcés de laisser nos numéros de téléphone si nous ne voulions pas ... j'ai même cru un moment que les scientologues étaient devenus assez sensibles et sensés suite à leurs échecs de relations publiques, et qu'ils faisaient désormais un véritable effort pour paraître moins aggressifs et plus calmes envers leur public. Quelles autres surprises allais-je rencontrer ensuite ? Guère; guère, en fait ...

Nous étions surtout entrés pour assister à la projection du film d'introduction à la scientologie; nous nous étions mis d'accord pour ne pas perdre de temps à prendre un test de personnalité, et ne pas accepter d'être séparés les uns des autres.

Une jeune femme noire, superbement habillée, nous fit descendre dans petite une cave confortablement installée pour la projection. Elle était remarqueblement polie et éduquée. Sa présentation m'a même impressionné...

Le film a commencé. La pièce faisait penser à un ventre sombre. Les staffs tentaient-ils d'évoquer quelque "engramme" prénatal, ou restimuler le public grâce à des images subliminales ? Le volume sonore était beaucoup trop fort: on se sentait intimidé, aggressé, il y avait là une tentative évidente de submerger; nous avons pensé que ce serait mal venu de s'en plaindre et que ça nous causerait peut-être des ennuis... Nous nous sommes donc tus.

L'acteur était du genre mannequin, manifestement habillé sur mesure, mais vraisemblablement incapable de trouver d'autres rôles, si j'en juge par sa performance. Du genre que je rejette volontiers, narcissique et fier de l'être ... il y alla de son speech rhétorique, exprimant quelques misérables questions mal bâties: "Sommes-nous matière, comme disent les matérialistes, ou sommes-nous esprits ?". Il parlait pour une audience invisible, sur un ton suggestif appelant d'emblée la réponse "C'est un fait, nous sommes des esprits"... et tous ceux qui pensent le contraire sont de dangereux imbéciles ne levant pas le petit doigt face à la destruction de la vie et de la planète...

Hubbard avait prouvé tout cela lors de son incomparable "recherche". Il coulait de source que toute autre solution - par exemple, que nous ne soyons ni des corps, ni des esprits - ne pouvait exister, et que nul n'oserait mettre ces affirmations en doute là où nous étions.

Et voilà le présentateur fondant sur les mérites et vertus de la scientologie et d'Hubbard (le meilleur ami de l'homme !), accompagné d'un assortiment de ses toutous préférés, dont Norman Starkey [un dirigeant de la secte], interviewant un gars très sérieux qui démontrait avec force graphiques l'augmentation de QI suite aux "intensives d'audition", le tout grâce à de plates explications et images d'une caméra sans imagination, sans le moindre humour ...

Aucun effort pour nuancer les déclarations...

L'atmosphère du film devint peu à peu plus affectée et maniérée, au point d'être amusante - sans intention de l'être. Il m'a fallu retenir quelques sourires ! Vers la fin, ça devenait carrément prétentieux et matraquant.

Le ton du gars changeait, passant du niveau "information" à l'étape "insinuation", pendant que l'acteur assénait le fait que la scientologie était le seul espoir pour "sortir l'homme de la boue", le "sauver" etc. Il proclama que les découvertes de LRH étaient l'unique opportunité, qu'il n'y en aurait jamais d'autres, qu'on avait tout intérêt à prendre immédiatement un ticket pour le voyage, et que si nous ne sautions pas instantanément sur cette occasion inespérée, nous étions décidément et déséspérément stupides, probablement fous et peut-être même criminels. Aucun effort pour nuancer les déclarations...

Cette exhortation prise en pleine face s'accompagnait d'une intensification du volume sonore, au point d'en rendre sourds... alors que nous étions déjà cloués dans nos fauteuils par le volume précédent. Fort heureusement, c'était la fin.

La conclusion du film me fit sortir de mes gonds. J'étais effrayé. J'ai murmuré à mon amie que j'avais besoin d'air, que je ne voulais pas passer une seconde de plus dans cet endroit malsain. Elle, elle avait pris une teinte couleur cendre, n'en croyant pas ses yeux et ses oreilles. La jeune scientologue revint dans la pièce et nous demanda si nous avions des questions. J'ai répondu qu'il y avait "beaucoup à réfléchir" dans le film, et que j'avais besoin de temps... Elle a souri et accusé réception.

Nous l'avons alors suivie hors de la "salle". Mon amie ne put se contenir et annonça que le film lui paraissait offensif, qu'elle n'irait donc pas plus loin en scientologie, car elle en avait assez vu comme ça. La fille lui répondit que c'était elle qui avait un problème, pas le film... et qu'il existait bien sûr des techniques scientologues propres à "soigner son problème" ...

Cette réponse culottée fit faire demi-tour à mon amie, qui ressortit immédiatement de l'immeuble. J'ai signalé que je ne tenais franchement pas à être pris pour un scientologue en restant dans les parages, et nous sommes sortis pour attendre les autres, furieux, pour respirer un peu.

Quelques minutes plus tard, mon amie a décidé de rentrer pour voir ce que faisaient les autres et leur laisser un message pour qu'ils sachent où nous trouver. Ils arrivèrent peu après. L'étudiante expliqua qu'elle avait été très étonnée de constater qu'après notre protestation, la scientologue n'avait rien d'autre à ajouter, et qu'elle les avait simplement dirigés vers le présentoir à publicités, promos supposées répondre à leurs questions...

Nous avons tous été de l'avis que l'expérience ne serait pas oubliée de sitôt - dans le genre surréaliste !

 


cendriers: Allusion à un exercice des scientos consistant à hurler des ordres à un cendrier, pour apprendre à placer son intention dans des objets.

engramme: une des deux explications avancées par Hubbard pour les "aberrations" de l'homme.

sortir de la boue, sauver etc: allusions au fait prétend que tous les hommes souffrentd'une "ruine" intérieure qu'elle serait seule capable de "manier"

criminels:allusion directe aux textes ou Hubabrd déclare que tous ceux qui ne sont pas en accord avec la scientologie sont... criminels.

elle: la scientologie affirme systématiquement qu'elle est exacte à 100 %, et donc elle ne cesse de tenter de faire avaler que tous ceux qui ne suivent pas sont soit fous, soit idiots, soit criminels !


I had not been inside a Scientology ORG for 28 years.
Would ghosts be resurrected ?

English text:
Subject: Strange Valentine's Weekend at DC Church
Date: Tue, 16 Feb 1999 06:01:26 -0500
From: "ewsnead" <erik.snead@gte.net>
Organization: gte.net
Newsgroups: alt.religion.scientology

I have something to share with this newsgroup ...

This past weekend my girlfriend, her son, his fiancee and I drove to Washington, DC from VA for a bit of sightseeing, good eats, museum-going and shopping to celebrate Valentine's Day. Her son's fiancee is writing a long paper for an undergraduate English composition class, and a week prior she had informed me that it was on the subject of Scientology. "Great," I said. "maybe you would like to meet these people up close," thinking that any first hand impression would enliven the paper and motivate its coming together.

We all agreed that this pilgrimage might be interesting and could help her write a more balanced approach to the topic, including the "good" as well as the relentlessly "bad" publicity she had been exposed to up to this point ("60 Minutes" and other telestories). At least the Scientologists could reveal themselves as they typically presented themselves to the public.

No stranger to Scientology (I was very briefly involved 1970-71) I coached this tiny entourage to be very polite, act as if open to new things, appear naive, curious, not to ask any potentially embarrassing questions and above all not mention that Scientology was the object of a college paper. At the same time I was pretty thorough in disseminating the facts about this organization: the internal abuses, shameless money mongering, OT III and the space parasites, LRH's fabricated background, the use of celebrities as shills, extortion, blackmail, divulgence of personal confessionals gathered during auditing, all thinly disguised by a glossy exterior, frozen smiles and a pervasive glibness.

I realized that after recounting the facts that perhaps I had poisoned this young woman's mind so much that writing a balanced paper might be a bit of a feat. Perhaps the Scientologists could acquit themselves, be charming, look concerned and somehow enable her to say something "positive" regarding the organization.

I was a bit anxious, to say the least. I had not been inside a Scientology ORG for 28 years. Would ghosts be resurrected? Would they use their fabled OT powers, read my thoughts and recognize my treachery?

Happily, their OT powers were not up to snuff this cold, blustery Saturday. We entered the building near DuPont Circle and were greeted with a familiar officiousness that brought back memories of more than half a lifetime ago. But something was missing...what was it? Yes, the ubiquitous ashtrays and staff members chain-smoking. Had Scientology made some concession to political correctness, at least recognizing the existence of an outside world?

We all filled out short questionnaires with fake names and addresses. A young male staff member assigned to greeting the public mentioned that if we did not have to leave phone numbers if we didn't feel comfortable doing so. This mention quite frankly surprised me, thinking momentarily that Scientology perhaps was becoming sufficiently sensitive to the failures of their public relations effort and now making a genuine effort to be less
aggressive, more tactful with the public. What other surprises might be in store ? As it turned out... very few.

We had come primarily to see the orientation film and had agreed beforehand not to bother to take any personality test and not to allow them to separate us for individual interviews.

A young attractive black woman, nattily dressed with a seamless professional demeanor situated the four of us in a small esophagus shaped basement room with comfortable chairs for the viewing of the film. She was polite and extremely well-rehearsed. I was momentarily impressed by the sheen of her composure and felt a bit sheepish about my lingering nervousness.

The room darkened as the film began. Where we were situated now assumed the aspect of an inky womb. Were the staff members attempting to evoke (or perhaps implant) some pre-natal engrams or maybe dredge up some dianetic memories amongst the unsuspecting public? The volume accompanying the screening was loud, too loud. I felt intimidated, that a deliberate attempt to overwhelm whoever saw this orientation comprised part of the game plan, but felt that to complain would be in bad taste and perhaps cause problems for us. So we watched, unable to hear our own thoughts.

The host, for lack of better word, was a mannequin-like individual dressed in ostentatiously tailored clothes who, based on this performance, probably would never find employment as an actor elsewhere. He strode stiffly and
with feigned briskness, taking this stab at acting a bit too seriously. He came across as a sort of individual I had always disliked, the shameless and outspoken narcissist. He rambled rhetorically and tossed out a series of poorly phrased philosophical questions. ("Are we matter, as the materialists claim, or are we spirit ?")

He spoke to his unseen audience in a tone suggesting that anyone not connecting with the "fact" that man was SPIRIT was a dangerous idiot aiding and abetting the demise of human life on this "planet."

After all, LRH had proved it through his uncollaborated "research." The possibility that we might be neither, matter or spirit as traditionally conceived, that these might represent false choices, seemed a good point to make but this guy on the screen clearly was not going to consider this option. Nor would anyone else in this building.

Our host droned on about the virtues of Scientology and LRH ("the best friend mankind ever had!"), spoke with assorted cats and dogs (I recognized Norman Starkey), interviewed one unsmiling individual who revealed graphs indicating the boost to IQ that came in the wake of completing auditing "intensives," swapping platitudes with whomever else found themselves in front of an unimaginative cameraman's lens, but interestingly made no effort at light humor, not even of the lame variety and no effort to connect with whatever audience might be in attendance. As the film progressed the atmosphere became more campy, unintentionally funny (I had to stifle a couple of laughs) and then, more portentous, even ominous.

The well-dressed-man's light, pseudo-upbeat and  "informative" tone changed, became ugly and insinuating as he began to declaim that Scientology was an individual's only hope to raise himself out of the "mud," to be "saved," as it were. He proclaimed LRH's discoveries a "window of opportunity," that had never been before and would never be again. We had better get on this bus immediately because it was the only one. Then, unbelievably, he claimed that anyone who did not leap to this occasion washopelessly stupid, probably insane and perhaps even criminal. There was no effort at understatement. This in-your-face exhortation was accompanied by the already deafening soundtrack becoming louder almost pinning me to my chair. Mercifully, it was then over.

After seeing the movie's conclusion I felt enraged and frightened. I whispered to my girlfriend that I needed air, wanted to get the hell out ofthere and fast. She was almost ashen, not believing what she had just viewed. The young women reentered the room and asked us if we had any questions. I mentioned that the film contained "a lot" and I needed time to digest the experience. She smiled and said that was all right.

We followed her outside the screening area. My girlfriend could no longer contain herself and implied nervously that the film was offensive and that she had no further interest in Scientology, that she had learned what she came to learn and needed to go outside. Then, the woman said to her that if she had a problem with the film that the problem was with her and that Scientology techniques could in effect "cure" her of this "problem." At that effrontery my friend spun around and we both walked rapidly up the stairs, through the lobby and out the front door into the cold February air.

I mentioned as we got outside that I did not wish to linger immediately in front of the Scientology building while we waited for the others. I cited the possibility of social embarrassment being identified by pedestrians or passing motorists as a "Scientologist" simply by dint of our proximity. So we strolled to a nearby corner and waited, smoking cigarettes and venting outrage.

After a few minutes she decided to go back inside to leave her son and his fiancee a message that we would  wait for them in a coffeehouse on the corner. It did not take long for them to locate us. The young college student explained that strangely, after we left the woman with whom we had spoken had nothing further to say to them either and had simply directed them to a stack of pamphlets that would answer any further questions.So we had coffee and talked ...

Everyone agreed that this was an experience that would remain in memory a long time, surreal as it seemed.

 

LA SCIENTOLOGIE DANS LES MÉDIAS

Les articles médias sont classés par pays
Cliquez sur le drapeau de votre choix
 

Suisse

France

Belgique

Allemagne

Espagne

Danemark

Roumanie

USA

Russie

Italie

Canada

Hollande

Luxembourg

Autriche

Suède

Grèce

Angleterre

Hongrie

Maroc

Serbie

New Zealand

Israel

Australia

 India

Anonymous

 

Un must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué"

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

Témoignage de
Jean-Luc Barbier
LE GRAVIS
CP 224
CH - 2900 Porrentruy 2
 
 
contact@anti-scientologie.ch
Anti scientologie
est hébergé par

TiZoo Sàrl

 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]