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ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE
 
Un suicide manqué causant la mort d'un passant
 
INCITATION AU SUICIDE
 
Le témoignage d'Alain, ex-adepte de la scientologie lausannoise
 
«Je fus un forçat»
 
Témoignage recueilli en octobre 2004
complété par Anti-scientologie,février 2006
 
Alain (prénom d'emprunt) est né le 12 octobre 1975. A 14 ans, entraîné par sa maman il commence la scientologie à Lausanne. Son parcours le conduira en 1994 à un suicide manqué causant la mort d'un passant dans sa chute.
 
Alain a insisté : il faut rappeler dans son témoignage qu'il est classé schizophrène. Il faut dire que les psychiatres ont respecté ses droits, mais pas les scientologues. Il tient beaucoup à ce que je ne déforme pas ce qu'il m'a raconté de sa vie. Il aime beaucoup discuter de Droits de l'Homme, et de statistiques.
 
Alain est intelligent, il parle bien; il dit qu'il est grand; je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai discuté de nombreuses heures au téléphone avec lui. Son discours est logique, et en ce qui me concerne, il m'a semblé qu'un de ses défauts était le manque de patience, peut-être est-ce cette impatience qui le fait classer chez les schizophrènes, ou d'autres choses que nous n'avons pas abordées au cours de ces entretiens.
 
Alain tient à faire savoir au monde entier tout ce que la scientologie lui a fait endurer, et ce qu'a subi sa famille, en particulier sa maman, pour avoir écouté les mensonges des scientologues.
 
La maman d'Alain est entrée en scientologie pour aider son fils qui avait des difficultés comportementales. Il lui arrivait de se bagarrer avec des camarades.
 
Le père d'Alain a déboursé une fortune - plus d'un million de Francs français, (plus de 130'000 euros) dans deux associations scientologues très connues dans la secte, celle de Lausanne et celle du "Ranch Mace Kingsley" où quelques parents scientologues expédient leurs enfants supposés avoir des problèmes.
 
Ce ranch n'a pas bonne réputation, même en scientologie, depuis quelques temps. Il doit des sommes importantes à divers clients.
 
La description que la père d'Alain m'a faite de son fils correspondrait à celle d'un enfant turbulent, caractériel, ayant des problèmes de sociabilité, et des difficultés de discipline. Il explique qu'Alain a plutôt bien réussi ses études secondaires jusqu'à un moment, probablement vers l'adolescence, la puberté.
 
Le père d'Alain est très fatigué de toute cette histoire, qui dure depuis une quinzaine d'années, car non seulement la scientologie a bouleversé la vie de son fils, mais aussi celle de son épouse, des deux frères d'Alain, et d'autres gens alentour.
 
Et enfin, la scientologie a mis indirectement fin à la vie du jeune homme qui est mort lorsqu'Alain, désespéré de penser qu'il devrait peut-être repartir en scientologie alors qu'il revenait de leur ranch aux USA, s'est jeté du haut d'un pont routier en pleine nuit.
Il tombe sur un jeune homme
 
Il tomba malheureusement sur un passant qu'il ne pouvait avoir vu dans l'obscurité.
 
Le tribunal, épreuve supplémentaire pour la famille déjà très désolée et déboussolée, a acquitté Alain de la mort de ce jeune homme. Mais, selon Alain, la présidente du tribunal ne l'a pas laissé expliquer ce qui s'était passé en scientologie.
 
Les juges ont estimé qu'il était impossible, vu son état d'esprit au moment de la tragédie, d'attribuer à Alain une responsabilité dans le décès du jeune homme. Ils ont demandé qu'il se fasse soigner en psychiatrie.
 
La vraie responsable de ce désastre, la secte scientologie, n'a pas été inquiétée ni citée à comparaître. Elle n'a pas remboursé les sommes dépensées par le père, ni même tenté de s'excuser: la scientologie ne s'excuse jamais. Elle n'a pas versé un sou à la famille du jeune homme tamoul qui est décédé. Elle n'a pas aidé la famille d'Alain à surmonter cette épreuve.
 
A la même période, un procès se déroulait contre la secte en France, au cours duquel plusieurs responsables écopèrent de peines de prison et de fortes amendes pour homicide involontaire, extorsion et escroquerie.
 
En Suisse, la secte avait déjà été condamnée au moins deux fois pour abus de faiblesse.
 
Ce n'était pas le premier procès, et de loin; Hubbard, le gourou de la secte avait déjà été condamné en France à 4 années de prison ferme pour escroquerie et extorsion. Un autre procès avait condamné un responsable scientologue pour non-assistance à personne en danger. D'autres encore avaient donné tort à des pratiques scientologues.
 
Aux Etats-Unis, la scientologie vient de payer une somme probablement énorme à la famille de Lisa McPherson, morte à cause de la scientologie.
 
Durant la puberté d'Alain, ses parents ont demandé de l'aide à des psychologues et à des psychiatres. Alain a passé quelques jours en observation, puis a repris son existence d'élève. C'est alors que la maman d'Alain a entendu parler de la scientologie par la branche suisse de la secte.
 
Elle s'y est engagée avec son fils, prenant des cours et des séances d'audition, la pseudo-psychanalyse à la mode hubbardienne.
C'était en 1989
 
L'appartenance d'Alain à la scientologie n'a pas vraiment arrangé les choses dans son existence: la secte pousse ses adeptes à croire qu'ils sont supérieurs au reste de l'humanité.Cela peut renforcer les difficultés relationnelles de certaines personnes.
 
Alain a donc eu maille à partir avec quelques camarades qui ne partageaient pas "ses opinions de scientologue". La scientologie renforce souvent le sentiment de mépris ou de condescendance envers le reste de l'humanité, en particulier chez des gens fragilisés par les aléas de l'existence.
 
On a vu de grands timides devenir à peine supportables pour les autres après avoir passé seulement quelques jours en scientologie.
 
Les méthodes employées par la secte aboutissent presque toujours à une hypertrophie de l'égo. Peut-être est-ce ainsi que les difficultés sociales d'Alain ont continué ou ont empiré. Alain était trop fragile ou encore trop instable pour passer au laminoir scientologue.
 
Toujours est-il que la maman d'Alain, convaincue par les belles paroles des scientologues, a réussi à entraîner son mari à aller plus loin dans l'engagement. Ils allaient expédier leur fils au loin, dans un "ranch" du Nouveau Mexique, dans la campagne rocailleuse du sud des Etats-Unis.
 Le ranch s'appelle le Ranch Mace Kingsley
 
Alain raconte: il y a deux ranchs, celui d'en haut, où il y a la direction et les filles, et celui d'en bas, où on garde les garçons. Il faut prendre la voiture pour aller de l'un à l'autre, explique-t'il. C'est un peu loin des lieux habités, paraît-il.
 
Le ranch a poussé le père d'Alain a acheter une caravane qui servait de logement à son fils, arrivé peu avant son dix-huitième anniversaire en septembre 1993. Cette dépense s'est ajoutée aux sommes considérables engagées par la famille pour aider Alain.
Lausanne
 
Cela faisait quatre ans et des dizaines de milliers de dollars que la famille avait déjà dépensés en scientologie lausannoise, pour un résultat manifestement insatisfaisant pour la maman comme pour Alain.
 
Lui-même ne se plaint pas vraiment de ce qu'il a vécu à Lausanne, où "les gens étaient assez sympas". Il faut dire qu'il était encore assez adolescent et que le concon familial était tout proche.
 
- "Là-bas, ils m'ont fait faire un cours de communication, un cours sur l'étude, des cours sur les gens "suppressifs", et j'allais souvent écouter leurs conférences, tout ça. J'y allais deux ou trois fois par semaine, parfois plus. J'assistais à presque toutes les conférences."
 
- "Mon père m'avait dit de ne plus aller en sciento, je ne l'ai pas écouté : mes parents se disputaient des fois à cause de ça, mon père pensait que ce sont des escrocs, ils ont été à deux doigts de divorcer."
 
- "Je croyais appartenir à une élite, j'étais parti pour sauver le monde, pour faire des scientos de haut niveau ... puis on m'a envoyé au ranch. Je suis passé par Chicago avec maman, il a fallu signer de papiers pour entrer aux USA. On me disait que j'allais être libre ..."
«J'ai fait un an de travail forcé aux USA: je fus un forçat»
 
Alain, accompagné de sa mère, arriva donc au Nouveau-Mexique au Ranch Mace Kingsley. A son arrivée il reçut la promesse que son séjour durerait un maximum de 6 semaines. Il ne reverra sa maison qu'un an plus tard.
 
Lorsqu'il reçut après quelques mois la visite de ses parents, tout fut organisé pour leur cacher ses conditions de vie. On lui donna congé et le ranch fut décrassé de fond en combles avant leur arrivée.
 
Il ne parlait guère l'anglais, et un seul jeune homme, un belge de quatorze ou quinze ans, Tom Van Loocke, parlait français au ranch. Mais parler français était mal vu. Une jeune américaine parlait aussi un peu le français avec lui.
 
Peu après son arrivée, il fit connaissance de "son auditeur","technicien religieux" scientologue supposé aider Alain à y voir plus clair et à mieux se comporter dans l'existence.
 
"Du lundi au samedi je devais travailler 12 heures par jour (creuser des digues, nettoyage, vider les poubelles, construire des murs, bûcheronnage, transporter du bois, des planches) en plus des séances d'audition que je recevais. Certaines fois mes séances étaient supprimées pour nous punir d'un travail jugé mal fait"
 
"Lors d'une punition où je devais brosser une clôture, le surveillant pour que j'aille encore plus vite me tapait comme un sourd sur les doigts avec une brosse. Je ne pouvais plus plier les doigts"
 
Mais les règles de la vie communautaire imposée ne convenaient guère à ce jeune homme anxieux. Il tenta de fuir au bout d'un mois, mais Steve Ambrose, officier d'éthique, le rattrappa en voiture. Alain lui dit qu'il allait voir les cops, la police, qu'il en avait assez du "ranch", et de la scientologie.
 
L'officier d'éthique descendit de voiture et le boxa à trois ou quatre reprises en pleine figure. Alain eut "du mal à ne pas tomber dans les pommes", il dut s'assoir. Difficile de croire les gens qui vous boxent -- mais Alain prit peur et rentra au bercail - au ranch, qui n'était guère qu'à 500 mètres de là.
 
Alain a une fois lancé une pierre à quelqu'un; il ne voulait plus travailler, «j'ai fait une tentative de suicide», c'est là qu'on l'a séparé des autres et mis dans la caravane payée par son père.
 
Il eut à subir les rigueurs de "l'éthique" scientologue - le système punitif sectaire, sans jugement ni avocat. C'est à ces périodes qu'il devait passer 12 ou 15 heures par jour "à repeindre des grillages", et ne dormir que quatre heures par nuit. Il en est encore furieux. Un des sous-cadres du ranch, Jimmy, lui jetait des pierres quand il ne travaillait pas assez dans cette section disciplinaire inventée par Hubbard, le gourou de la secte.
 
Le jour de ses 18 ans, Alain raconte que Jimmy l'a accroché à un tourniquet et qu'il le frappait à coups de pieds pendant trois ou quatre heures; il explique qu'on voulait lui donner la leçon, parce qu'il ne pensait pas comme "eux".
 
En plus des obligations de certaines journées harassantes, de l'interdiction de flirter avec les quelques filles qu'il croisait rarement, et du peu de distraction disponible, le ranch ne redistribuait qu'une petite somme chaque semaine au jeune adulte qu'il était devenu.
 
Il ne pouvait pas téléphoner à ses parents. Il doit y avoir 7 ou 8 heures de décalage horaire entre le Nouveau-Mexique et la Suisse. La seule fois où son père avait envoyé un fax, on l'avait censuré : pas de courrier, pas de téléphone ...
 
- "j'avais pas le droit de raconter ce qui se passait au ranch. C'est la censure."
Enfermement graduel
 
Les sorties étaient réduites : cet internat du ranch ne relâche un peu la pression que le dimanche, mais c'est vraiment difficile de dépenser quoi que ce soit à Reserve, ce village de moins de 400 âmes du Nouveau-Mexique, siège du comté de Catron (3800 habitants), au climat désertique en dépit de ses 2000 mètres d'altitude. On voit mal comment un jeune homme parlant encore médiocrement la langue pourrait sortir de l'enfermement graduel de la secte.
 
D'autres fois, un certain Jerry faisait faire des pompes à Alain - 50 à la fois, et l'avait privé d'auditions. Pourtant, le père d'Alain payait pour tout cela. Jerry lui a aussi dit qu'il devrait se suicider pour pouvoir quitter la scientologie.
 
(On sait que des scientologues expliquent aux clients potentiels que rater l'occasion scientologue revient à se suicider ... l'un des dirigeants français a écopé de prison avec sursis et de fortes amendes et dommages après le suicide d'un père de famille pressuré par ses soins. A Genève, un témoignage communiqué à l'AVDS révèle qu'une scientologue n'a rien trouvé de mieux comme conseil pour une employée en détresse : "Il faut te suicider. Avec un nouveau corps tout s'arrangera !" .(sic) ).
 
Quant à l'auditeur scientologue, Alain n'est pas sûr de ce qu'il lui voulait, mais comme cet auditeur était juif, Alain pense qu'il avait envie de le circoncire.
 
- "Il y avait un certain Tom, qui disait qu'il avait tué ses parents; à mon avis, il racontait des salades." [les recherches effectuées démontrent en tout cas que le nom et la nationalité de ce jeune homme parti ensuite à la Sea Org existait bien. Je n'ai pu établir s'il avait tué ses parents, note du webmaster]
 
Au ranch, les papiers d'Alain ont été confisqués, conformément aux habitudes de nombreuses organisations de scientologie recevant des scientologues à l'étranger [i.e., on confisquait mes papiers et ceux de son épouse au Danemark, dans l'organisation scientologue -rg].
 
- Le matin, il fallait que les internes se mettent en rang, ça pouvait durer une demi-heure, ce rassemblement. Puis on avait un petit dejeûner. Ensuite, c'était l'audition, ou on allait faire du nettoyage, laver la vaisselle, ramasser les mégots, laver le sauna, construire des murs.
 
- La nourriture n'était pas très équilibrée; on mangeait beaucoup de crèpes, la cuisine était assez grasse, parfois avec de la viande, mais pas souvent. C'est une "indienne", Patsy, qui faisait la cuisine.
 
- J'avais un copain qui m'a aidé, "Marc Ross", il m'avait dit que la scientologie l'avait kidnappé parce qu'il avait raconté des trucs à la radio à Los Angelès.
 
Alain était un peu amoureux de Molly, une jeune fille d'une quinzaine d'années que ses parents scientologues avaient expédiée au ranch.
 On prenait tout mon argent
 
- Une fois, j'avais économisé sur ce qu'on me redistribuait - les 10 ou 20 dollars par semaine, et j'avais 60 dollars. Ils m'ont tout repris; quand je ne dépensais pas tout, on me reprenait ce que je ramenais.
 
- Je ne supportais plus rien, explique Alain; interdit de flirter, j'ai très mal vécu ça. C'étaient des fascistes, ces gens-là. La sciento m'a volé tous mes droits. Ils ne veulent pas entendre parler de la psychiatrie, mais elle au moins, elle me respecte. Bien sûr, maintenant ...
Des punitions qui violent les droits de l'Homme
 
Alain raconte: - Je refusais la discipline militaire du ranch, et j'avais refusé l'ordre de mon auditeur, Amnon Ben-Alon, d'aller dans la nature pour observer des fleurs pendant des heures. 12 scientologues  m'ont amené de force dans l'étable du ranch. Ils étaient autour de moi, j'étais au milieu. Les scientologues me frappaient à tour de rôle et me poussaient de l'un à l'autre pour qu'ils me frappent à l'épaule et au dos. Au total pendant 40 minutes. J'avais des vertiges. Pendant ce calvaire une femme me montrait qu'elle avait une corde fermement en main et je croyais que le groupe allait me pendre.
 
- Le 12 octobre 1993. jour de ses 18 ans, Alain raconte que Jimmy l'a accroché à un tourniquet et qu'il le frappait à coups de pieds pendant trois ou quatre heures; il explique qu'on voulait lui donner la leçon, parce qu'il ne pensait pas comme "eux".
 
- Du 14 ou 18 octobre 1993 j'ai souffert comme un chien en éthique : je brossais une clotûre 17h00 par jour et si je m'arrêtais cinq secondes, on me lançait des pierres et ion ne me donnait pas à boire pendant toute une après-midi.
 
- Le 19 octobre 1993, j'ai reçu une autre punition, c'était le lendemain d'un jour où j'avais montré mon hostilité au traitement que les scientologues me faisaient subir. J'avais lancé une pierre contre Michel Zelman qui me traitait tellement mal. Un rancher, Jon, m'a violemment poussé à terre, m'a tabassé pendant 10 minutes et m'a jeté dessus une grosse pierre que j'ai reçue sur le torse en pleine poitrine. Il me donnait de violents coups de pied. Il se jetait sur moi comme un fauve. J'ai eu peur de mourir. J'ai subi une tentative de meurtre. Ils ont dû me conduire à l'infirmerie car je saignais abondamment du nez.
 Peur de retourner chez les scientologues
 
 - Au bout d'un an je suis rentré en Suisse en septembre 1994. Dès la première semaine comme ma mère voulait m'envoyer dans un autre centre de scientologie en Italie, j'ai cherché un moyen pour quitter la scientologie.
 
- J'ai fait une tentative de suicide en me jetant d'un pont. Je ne voulais plus aller là-bas. Mon auditeur m'avait menacé quand je défendais les psychologues ou les psychiatres, que je critiquais la doctrine d'Hubbard.
 
- C'est des fascistes."
La vie d'Alain, maintenant
 
Alain est dans une pension de famille, sous curatelle. Il reçoit l'aide de l'assurance invalidité suisse (AI). Il aimerait bien sûr plus de liberté, comme nous tous. La liberté d'Alain s'est achevée en Scientologie. Peut-être la psychologie l'aidera-t'elle à en regagner.
 
La liberté de la maman d'Alain est aussi très en péril: elle subit encore, dix après, les séquelles de ce drame. Elle aussi voudrait retrouver quelqu'un qui puisse la débarrasser de ce que lui a fait subir la scientologie.
 
Nous leur souhaitoms de retrouver l'équilibre et le bonheur.
 
Depuis des années la scientologie refuse d'entrer en matière pour rembourser les sommes investies par la famille d'Alain.
 
La scientologie semble ignorer que sa thérapie à prix usuraire était totalement inadéquate au grave problème de santé d'Alain.
 
Ainsi, la scientologie une fois de plus, prouve qu'elle est totalement irresponsable.
 
Il faut que nos autorités fassent cesser de telles pratiques, qui, à notre connaissance, sont systématiquement utilisées sur des adeptes affaiblis, malades ou immatures.
 
L'Etat a le devoir de protéger TOUS ses citoyens
 
A moins que l'Etat, et les force politiques de plus en plus tentées par les extrêmes, aient décidé que certaines personnes devaient être abandonnées... par exemple dans de nouveaux goulag...
 
Jean-Luc Barbier, président de l'AVDS,
Porrentruy, le 5 octobre 2004
 
USA: TEMOIGNAGE D'UN PROCHE DE RON HUBBARD
 
Je soussigné, Gerry Armstrong, déclare sous serment, sous peine des pénalités de parjure, ce qui suit:
 
1/ J'ai connaissance personnelle des faits que voici:
 
2/ Je fus membre de l'organisation maritime scientologique (Sea Org) de Février 1971 à Décembre 1981; j'ai tenu durant cette période un grand nombre de fonctions et voyagé à nombre d'endroits où j'ai directement observé L. Ron Hubbard et d'autres cadres scientologues. A aucun moment je n'ai eu l'impression que M. Hubbard ou d'autres cadres supérieurs scientologues aient considéré la scientologie comme une religion. Selon ce que j'ai personnellement compris durant tout ce temps passé en scientologie, et selon les règles qui m'ont été dites par d'autres membres de la sea org, la scientologie opère tout à fait comme une affaire commerciale, et ses efforts pour être reconnue en tant que religion n'ont d'autre but que d'échapper à l'impôt et aux régulations gouvernementales.
 
3/ On m'a assigné, en Janvier 1980, le projet de recueillir des matériaux sur L. Ron Hubbard, afin de fournir une documentation biographique à l'écrivain Omar V.Garrison. Au cours des années suivantes, j'ai lu des milliers de pages de documentation, pour l'essentiel écrites de la main d'Hubbard. Il n'était jamais arrivé auparavant que quiconque ait accès à toute cette information rassemblée en un lieu, ni qu'on ait eu la possibilité de voir et d'assimiler toute la vérité à propos de L. Ron Hubbard. A partir de ces documents et d'autres sources, j'ai appris que M. Hubbard avait continuellement menti sur son passé, ses faits et ses diplômes.
 
J'ai aussi appris comment M. Hubbard avait menti sur les pourquoi et  comment la scientologie avait établie en tant que "religion". Dans une dépêche qu'il écrivit début 1980 aux personnes ayant la responsabilité du projet de remédier aux problèmes légaux avec l'IRS ou de manier les divers procès en cours réclamant des dommages et intérêts, il annonçait la création de la "religion" scientologique n'était pas dans ses idées des années 1950, mais quelqu'un d'autre, il ne savait pas qui, avait voté pour que ce soit une "église". J'ai personnellement vu et lu cette dépêche.
 
La déclaration de M. Hubbard est un mensonge. Dans une lettre au chef de la scientologie des USA en 1953, M. Hubbard annonçait: "Nous ne voulons pas d'une clinique. Nous voulons qu'elle opère comme un clinique, mais pas sous ce nom. Peut-être appelerons-nous cela "Centre de Direction Spirituelle" - pensez au titre, voulez-vous ? Et nous mettrions de jolis bureaux et nos gars costumés en bleu, avec des diplômes sur les murs et:
 
1/ nous ferions en sorte que la psychothérapie disparaisse et
2/ nous ferions assez d'argent  pour accélérer mon niveau d'action et pour
3/ faire en sorte que HAS reste solvable (HAS: Association des scientologues Hubbard).
 
C'est un problème pratique d'affaire commerciale. "J'attends vos réactions quant au côté religieux. D'après moi, nous ne pourrions obtenir pire image que celle que nous avons, ni perdre des clients, compte tenu de ce que nous avons à vendre. Une charte religieuse se ferait nécessairement en Pennsylvanie ou au New Jersey si nous voulons qu'elle tienne la route. Mais je suis sûr que je pourrais la faire tenir. Nous traîtons l'état d'être du présent, alors que la psychothérapie traîte du passé et du cerveau. Et çà, mon vieux, c'est de la religion, pas de la science. "
 
J'ai trouvé nombre de preuves similaires dans les matériaux que j'ai rassemblés avant de quitter la scientologie. La vie de M. Hubbard n'est qu'un continuum de pratiques frauduleuses dans les affaires, de fraude fiscale, de fuite devant les créanciers ou devant ceux qui méritaient récompense, pour aboutir à sa retraite secrète, hors d'atteinte des individus lésés et des juridictions légales. En bref, la vie d'un arnaqueur.
 
4/ Début 1980, on m'assigna une mission, dont le but consistait à élaborer une stratégie légale et de la mettre en route, stratégie qui permettrait à M. Hubbard de continuer à contrôler la scientologie par l'intermédiaire de son Organisation des Messagers du Commodore, lui-même caché derrière ce rempart, à l'abri des poursuites, des responsabilités et des engagements légaux. L'un des principaux problèmes à résoudre - et l'un des arguments les plus fréquemment utilisés dans divers tribunaux comme contre-preuve de l'aspect religieux de la scientologie, c'est le fait que la scientologie soit structurée de façon qu'Hubbard reçoive les bénéfices des rentrées d'argent.
 
Des années durant, M. Hubbard a fait répondre par ses représentants légaux qu'il ne percevait rien d'autre que ses 35'000 dollars annuels de fixe en tant que conseiller, et les droits d'auteur de ses ouvrages. Une autre de ses affirmations concernait le fait qu'il n'ait pas le contrôle sur les rentrées d'argent en scientologie. Le fait est qu'il avait un contrôle absolu sur tous les comptes scientologiques. Encore en 1980, j'ai vu une dépêche de sa main dans laquelle il ordonnait qu'on se serve de fonds illimités de la scientologie pour lui faire obtenir le Prix Nobel.
 
Autre réalité: il recevait des millions de dollars d'une organisation appelée Fondation de Recherches Religieuses. Les paiements effectués à Flag (QG scientologue) par des résidents étrangers aux USA allaient tout droit sur le compte RRF et ne servaient qu'aux fins propres à M. Hubbard.
 
5/ J'ai appris par l'étude de la documentation que j'avais assemblée, et par la bonne dizaine d'années passées à observer le mouvement scientologique et M. Hubbard,  que M. Hubbard avait cruellement trompé ses adeptes au point qu'eux- mêmes cherchent à tromper les autres quant aux vérités sous-jacentes à la scientologie. Les porte-parole de la sciento- logie et des témoins ont affirmé que M. Hubbard ne contrôlait pas les organisations. Le fait est qu'il disposait du contrôle total, y compris financier, et que les scientologues le savaient. Entre 1978 et 1980, j'ai participé avec environ 250 autres scientologues, à détruire ou cacher les preuves du contrôle d'Hubbard, au cours de plusieurs opérations massives.
 
Les porte-parole scientologues et témoins ont affirmé en 1980 et 1981 que M. Hubbard ne pouvait plus être joint par l'intermédiaire de la scientologie, ou que les chefs scientologues ignoraient où il était. Le fait est que la plupart des officiers supérieurs étaient continuellement  en communication avec lui tout au long de ces années.
 
Les porte-parole et témoins scientologues ont été vraiment très très loin pour tenter de prouver que la scientologie était une religion valable, alors qu'ils savaient qu'il s'agit d'une thérapie comportementale déguisée en "église" , se moquant de surcroît des pratiques des religions honnêtes. En 1980, le Comité des Chiens de Garde (une des branches gouvernant la secte, ndt), le Corps des Chefs de l'Organisation des Messagers du Commodore, qui ne doit de compte qu'à M. Hubbard et qui dominait toute autre organisation scientologique, a ordonné que tout membre de la sea org achève son "Cours de Ministre - d'église -) dans les quinze jours, sous peine d'être envoyé au RPF (goulag scientologue). Faire de tout membre de la sea org un "Ministre de l'Eglise de Scientologie" permettait d'éviter la conscription militaire.
 
Ce qu'ignorent la plupart des scientologues, et particulièrement les membres de la sea org, c'est qu'Hubbard les avait trompés, puisque la vraie raison pour faire appeler la scientologie une "religion" (en plus d'échapper à la taxation), était de se prémunir des ennuis en se faisant un rempart du Premier Amendement de la Constitution Américaine qui garantit la liberté de religion, ce qui autorisait ainsi Hubbard à perdurer dans son contrôle mental des adeptes trompés.
 
Il a systématiquement et consciemment menti et trompé ses adeptes en les empêchant de découvrir la vérité ou de se libérer de son traîtement bizarre et cruel, dont un exemple se trouve dans le "RPF" (goulag sciento), ce qui lui permettait de continuer à les écraser économiquement et mentalement, pendant qu'il se faisait des millions de dollars sur leur dos.
 
6/ Je sais personnellement que, selon les règles établies par Hubbard, la Loi du Gibier de Potence est toujours pratiquée en scientologie. Depuis que mon épouse et moi-même avons quitté l'organisation en Décembre 1981, j'ai été déclaré ennemi, et je crois que ma vie et la sienne sont en danger.
 
Signé, sous peine de pénalités de parjure, le 22 Juillet 1982.

 

 

     «Ron Hubbard, le gourou démasqué»

 

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

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Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de Jean-Luc Barbier

       

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