[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

  ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE

UNE ATTESTATION DE FIN DE COURS REFUSÉE

J'ai suivi avec succès un cours de communication à l'église de scientologie de Lausanne en septembre octobre 1992. Lorsque le responsable du cours me signala que je pouvais obtenir mon certificat pour ce cours, son supérieur exigea que j'écrive une "lettre de succès".
 
Ne voulant pas formuler quoique ce soit avant de mettre en pratique ce qui m'a été enseigné, il m'a été signifié que le certificat ne pourrait pas m'être délivré dans ces conditions.
 
J'ai donc terminé ce cours sans avoir le certificat qui m'a été promis.
 
M. Z. K., Lausanne, le 29.10.1992
 
 LE LONG CAUCHEMAR D'ARIANE, EX-SCIENTOLOGUE
 
L'Hebdo, 8 février 1996, par Pierre-André Krol
[Texte intégral]

 

 
Ariane Jackson est cette frêle Genevoise de 46 ans qui, lors d'une récente émission de TF1 sur les sectes, a accusé l'Eglise de scientologie de l'empêcher de voir ses trois enfants, qu'elle n'a pu soustraire à son emprise dont elle s'est elle-même libérée il y a quelques mois. La présidente de la branche française de la secte, qui participait également à l'émission, a rétorqué devant les caméras qu'elle avait tenté de négocier son silence et l'abandon de ses enfants pour 17 millions de dollars. Ariane Jackson a réagi par une plainte en diffamation. Un procès de plus pour cette prétendue «Eglise», qui en a vu d'autres.
 
Il est plus facile d'entrer dans une secte que d'en sortir. Et plus facile encore d'en sortir que d'en témoigner. Ariane Jackson a accepté de nous raconter son naufrage de dix-sept années passées au sein de l'Eglise de scientologie, où elle avait atteint un grade élevé dans la hiérarchie, en Suisse puis aux Etats-Unis.
 
Le pied dans l'engrenage
 
Rien, a priori, ne prédisposait Ariane à tomber sous l'emprise d'une secte. Rien sinon sa fragilité. Une enfance pas très heureuse, la pension dès l'âge de quatre ans, la mésentente des parents, un premier mariage raté après ses études d'infirmière, un divorce suivi d'une dépression qui la conduit vers un psychiatre genevois ... scientologue. Un détail qu'il lui cache et qu'elle ne saurait déceler. Elle ignore alors tout de l'Eglise de scientologie. Aussi trouve-t-elle tout naturel d'accepter la cure que lui prescrit le psychiatre dans une «mission» que l'Eglise de scientologie exploite à Versailles. C'est ainsi que la jeune femme, alors âgée de 26 ans, va mettre le pied dans l'engrenage de la dianétique, la fameuse doctrine de Lafayette Ron Hubbard, père de la scientologie, avant de s'y vouer corps et âme.
 
C'est à Versailles qu'elle rencontre ce­lui qui va devenir son second mari, un artiste peintre qui vit mal de son art, mais scientologue actif. Le couple, qui s'installe à Genève, aura trois enfants, voués à la scientologie dès leur plus jeune âge. «Cela faisait partie de la doctrine, j' étais totalement sous son emprise, explique Ariane en essayant de cacher son émotion par un doux sourire serein. Mon adhésion était évaluée par ce qu'on appelle les auditions, qui se passent devant des membres de la secte auxquels on doit tout déballer : doutes, angoisses, souvenirs, et même des choses insignifiantes en réponse au harcèlement des questions.»
 
Ariane deviendra à son tour «auditeur» à l'Eglise de scientologie de Lausanne, tout en étant elle-même régulièrement «auditée». Parfois sur dénonciation de son mari, explique-t-elle, qui la trouve «suppressive», selon l'un des nombreux termes du jargon de la secte appliqués aux sujets chancelants. Les «suppressifs», ou, qualificatifs plus accablants, les «Out-éthic»les «PTS» (sources de troubles), ou encore les «Fair Game» (gibier de potence, sa traduction française!).
 
Le Christ en personne
 
La vie du couple peu à peu se dégrade. Tout l' argent du ménage se consume dans les cours de formation permanente qu'impose la secte, les deux conjoints ne se supportent plus. «Mon mari avait des hallucinations. Il se prenait pour une réincarnation du Christ c'était intenable», précise Ariane, qui travaillait à l'époque à la «mission» scientologue de Peney, près de Genève. Finalement le couple divorce en 1983, après neuf ans de vie commune. L' «Eglise» prend parti pour le mari et convainc son épouse de lui laisser la garde des enfants. «Selon la direction, il avait de l'argent et il était plus ancien que moi dans la secte, explique-t-elle. On m'a fait admettre que mes enfants deviendraient de meilleurs scientologues que si on me les confiait. J'ai d'abord résisté, et finalement je me suis inclinée devant cet argument.»
 
Les trois enfants sont envoyés à St Hill, près de Londres, un centre de la secte équipé d'un internat. Le premier écolage sera payé par un adepte suisse fortuné, Albert Jaquier, qu'Ariane épouse peu après son divorce. De quinze ans son aîné, totalement dévoué à la doctrine et à l'organisation, il va l'aider à gravir le: échelons par une formation intensive au siège de la secte, Clearwater, en Floride. Ariane accédera au grade d' «OT8». «Ces cours d'approfondissement s'adressent à des membres déjà très conditionnés, précise-t-elle. Ils impliquent des méthode, poussées à l'extrême, fondées notamment sur une surveillance de tous les instants. Surveillance exercée non seulement par les cadres et les agents de sécurité, mais aussi par les proches, conjoint compris, constamment sollicités pour rédiger des rapports, souvent basés sur des peccadilles.»
 
Ainsi Ariane sera-t-elle dénoncée par sa propre fille aînée - aujourd'hui en poste à Clearwater - parce que' elle avait eu la mauvaise idée de critiquer les enseignements de la secte. «A chaque rapport je râlais, je serrais les dents mais je m'inclinais. Et j'exécutais les sentences, nettoyer les bureaux des cadres supérieurs par exemple, prononcées à l'issue de l'audience devant les juges patentés. Mon mari a fait des rapports sur moi, et j'en ai fait moi-même sur lui, bidons et anodins, il le fallait pour ne pas être suspecté de complaisance ou de manque de ferveur.»
 
Selon Ariane, Albert Jaquier a dilapidé toute sa fortune, des centaines de milliers de dollars, dans sa dévotion à l'«Eglise». Il est mort en 1994 à Clearwater, d'une maladie de cour. «Les médecins lui avaient conseillé une transplantation, mais il n'avait plus depuis longtemps les moyens de la payer», explique-t-elle.
 
Deux ados sous influence
 
Albert Jaquier lui a laissé pour seule richesse l'enfant né de leur union, Michael, aujourd 'hui âgé de huit ans, que la secte n'a pu lui ravir malgré l'obstination du «Grand Chapelain». Ariane était encore sous l'emprise de la dianétique quand elle a rencontré et épousé, aux Etats-Unis, Alex Jackson, lui aussi scientologue. Ils s'en sont détachés ensemble et, depuis décembre dernier, vivent à Genève avec le jeune Michael. Ariane n'a pas vu ses deux plus jeunes enfants, âgés de 16 et 13 ans, depuis un an. Ceux-ci vivent toujours à St.Hill. Sa dernière entrevue avec l'aînée, 18 ans, remonte à juillet dernier, en Floride. «J'ai passé trois heures avec elle, sur la plage, nous n'avons parlé que de choses. très anodines, se souvient-elle. En présence d'une scientologue de son âge qui l'accompagnait pour des raisons évidentes.»
 
Ariane a trouvé à Genève un appui moral et juridique auprès du Groupement de la protection de la famille et de l'individu.(GPFI) «Il s'agit pour elle de retrouver une vie normale après ce qu'elle a vécu, tomber dans la dépendance d'une secte n'est pas une tare, c'est un accident», souligne François Lavergnat, directeur de cette association d'assistance aux victimes des abus du sectarisme en général et de l'Eglise de scientologie en particulier.
 
Genève, Bonn,. Paris, Lyon: les pouvoirs publics s'en mêlent
 
Régulièrement traduite en justice pour des procès ponctuels intentés par des personnes ou des associations, l'Eglise de scientologie est aujourd'hui en conflit avec les pouvoirs publics.
 
A Genève notamment, où elle avait récemment porté plainte contre Ariane Jackson. Plainte que le procureur général Bernard Bertossa a rejetée en adressant à l'avocat de la secte, Maître Barillon, une lettre cinglante.
 
A Bonn, le ministre de la Famille, tout en dénonçant ses méthodes «agressives», a décidé qu'étant donné le caractère notoirement commercial de ses activités, elle ne bénéficiera plus du statut d'association et des exemptions fiscales qui en découlent.
 
A Paris, le tribunal de commerce procédait en novembre à la liquidation judiciaire de l'Eglise de scientologie de la région Ile-de-France et l'assignait à acquitter neuf millions de francs français de cotisations non payées à la Sécurité sociale. La secte a toutefois refait surface sous un autre nom.
 
En mai 1995, le Tribunal administratif de Lyon avait pris une décision analogue contre sa succursale de Saint­Etienne. Si ces décisions ne visent pas la secte sur le terrain des manipulations dont l'accusent ses victimes et les associations antisectaires, elles montrent cependant que les pouvoirs publics se préoccupent de son expansion tentaculaire et de la multiplication des filiales opérant à son service.
 
 
En juin 1990, alors que je descendais l'escalier de l'organisation de scientologie de Copenhague (AOSHEU & AF) j'ai rencontré Mme M., une sexagénaire avec qui j'avais sympathisé au cours de mon "séjour" à Copenhague. Elle criait et pleurait. Je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m'expliqua qu'elle devait repartir en France aujourd'hui même, mais que trois scientologues, qu'elle me montrait du doigt, se sont positionnés devant la porte de sortie pour l'empêcher précisément de sortir et ceci dans le but de lui faire rater son avion.
 
De plus me précisa-t-elle :
 
"Ces mêmes scientologues m'ont confisqué mes bagages qu'ils ont enfermés dans un bureau.
 
Mon billet de retour était à heure et date fixe, il m'a coûté environ 3'000 francs français.
 
Je n'ai aucun moyen de me faire rembourser et je ne dispose pas d'argent pour m'en racheter un autre
 
Je dois reprendre mon travail demain en France et je dois aller voir mon père qui est mourant à la clinique."
 
Je fus scandalisé, une fois de plus, par les procédés de pressions utilisés par les scientologues. Je le dis une fois de plus car moi-même j'ai été victime et témoin à maintes reprises de ces pressions. Finalement je fis en sorte que Mme M. récupère ses bagages, lui avançais l'argent nécessaire pour son billet de retour et l'accompagnais le lendemain matin jusqu'au taxi qui la mena à l'aéroport. A noter que Mme M. a porté plainte et que je suis en procès avec "l'église de scientologie d'Angers" et de Copenhague.
 
A. B. Paris, 17 août 1992
 
 PARIS: ILLÉGALITÉS DU CELEBRITY CENTER,
LE CENTRE DE CÉLÉBRITÉS DE L'ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE
 
Entrée en juin 85 et sortie en juillet 1988 de l'église de scientologie, gravement destabilisée sur tous les plans, avec aucun des résultats escomptés, mais ruinée, au chômage (je suis encore dans cet état) avec des difficultés de réinsertion professionnelle, je considère que la secte de scientologie, par escroquerie abus de confiance et contrôle mental, m'a conduite:

- à vendre un appartement pour acheter des livres et cours à un prix exhorbitant

- à me faire vendre des meubles anciens, empire, de grand prix pour acquérir, sous la contrainte d'un dirigeant de la secte, un électromètre en promotion à vendre un terrain pour payer des auditions

De plus: la secte, par manipulation, m'a convaincue de quitter mon emploi de secrétaire du Directeur général de la Fédération Aéronautique Internationale (F.A.I - 6 rue Galilée Paris XVIème) où j'étais cadre depuis 7 ans, pour un poste de secrétaire de la Directrice des Relations Publiques du Celebrity Center. Pour ce nouveau travail en scientologie j'avais un salaire moyen de 500.- FF par semaine pour 56 heures de travail, sans aucun statut légal, ni couverture sociale (cotisations diverses, chômage, etc). J'estime avoir été exploitée et avoir perdu 300'000.- FF de salaire.

J'ai engagé en 1990 une procédure au T.G.T. de Paris et une procédure aux Prud'hommes, avec l'aide d'une avocate, qui doivent aboutir, je l'espère avant la fin de l'année.

Les préjudices matériels de la secte s'élèvent à 800'000.- FF à mon égard. Je passe sous silence la grave perturbation psychique que ce passage dans cette secte a provoqué dans ma vie.

A. de R., Paris 23 juin 1992

 
MÉTHODES DE L'ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE
 
LAUSANNE: COUPURE DES LIENS FAMILIAUX
USA: TRAVAIL SANS PERMIS
           
Témoignage d'une maman dont le fils toxicomane a été engagé comme employé
de la scientologie à la suite d'une cure au Centre scientologue Narconon
 
(Narconon : organisation scientologue pour toxicomanes à Plan-sur-Bex)
 
Ayant eu connaissance par son fils de son récent divorce, la scientologie avait également réussi à extorquer à cette maman la somme de 200'000.- francs (125'000 euros) pour des cours et une thérapie dont elle n'avait aucunement besoin. Comme elle tentait de récupérer son argent, les scientologues ont alors demandé à son fils de ne plus communiquer avec elle, cela en violation des Droits de l'Homme.
 
Peu de temps après ce témoignage et la menace d'une plainte de la part de Maître Eric Stoudmann, l'église de scientologie a effectué, mais cela en plusieurs versements de 50'000 francs, son remboursement (environ 90% de son versement total).
 
Heureusement cette personne n'a fait que quelques petits cours de scientologie, et seulement 20-30 heures de thérapies aux USA dans un centre de scientologie, un centre duquel elle est revenue précipitamment sentant bien qu'elle avait été victime d'une escroquerie.]
 
"La scientogie a laissé des draces dramatiques dans ma vie personnelle.A part le fait que je me bats pour mon remboursement comme vous le savez, j'ai un fils scientologue qui s'est déconnecté de moi, me considérant comme une personne suppressive vis à vis de lui suite à ma sortie de l'église de scientologie, et à cause de l'endoctrinement fait par la scientologie à son égard.
 
Mon fils ayant vécu à Los Angeles durant une année, il a travaillé pour "Narconon International", un département de la scientologie, sans avoir un permis de travail, étant payé plus ou moins 150 $ par semaine. Je sais qu'il travaillait souvent 10 à 12 heures par jour et parfois le week-end."
 
A.B. Veytaux le 22 juin 1992
 

MÉTHODES DE L'ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE

LES PRESSIONS D'UN SCIENTOLOGUE

Le Courrier, 9 juillet 1998, interview par Pierre Cormon.
[Résumé]
 
L'avocat François Bellanger, président des commissions genevoise et intercantonale sur les dérives sectaires, est la cible d'un tract de l'UNIR, Union contre l'intolétance religieuse, enième organisation paravent de l'Eglise de scientologie. Dans l'interview reproduite ici en extenso, Maître Bellanger fait de plus état de pression reçues de la part d'un scientologue. La Scientologie, par la voix de son porte-parole suisse Jürg Stettler, nie toute implication dans ces agissements.
 

INTERVIEW

Avez-vous déjà reçu des menaces
  •  J'ai fait l'objet il y a quelques mois d'une tentative de pression relativement forte de la part d'un membre de l'Eglise de Scientologie.

Qui, en particulier

  • Un membre de Genève, d'un niveau assez important.

Que vous a-t-il dit précisément

  • Il m'a fait comprendre que, si je soutenais une certaine personne, je m'exposais à des problèmes.

Quelle était cette personne que vous ne deviez pas soutenir Etait-ce François Lavergnat (fondateur d'une association de défense des victimes des sectes. Il a récemment gagné un procès en diffamation contre deux scientologues, ndlr) 

  • (Sourire). Je vous laisse imaginer.

A-t-il formulé une menace précise

  • Non, ce n'est jamais explicite. Les choses étaient dites de manière subtile, pas directe.

Pourquoi n'avez-vous pas porté plainte

  • Il n'y a aucune preuve, c'est parole contre parole. Et à ce stade, cela me semblait tota- lement inutile.

Y a-t-il eu des suites

  • Non, aucune.
 

     «Ron Hubbard, le gourou démasqué»

 

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

Exposing Scientology through streaming video

 

 

Français

                        

English

                        

Deutsch

 

Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de Jean-Luc Barbier

       

English index

Presse-Artikel

 
 
 
 

 contact@anti-scientologie.ch

Anti scientologie
est hébergé par
 

 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulatio