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SCIENTOLOGIE: LA SECTE DES ABUS

Tribunal de Porrentruy

Scientologie Lausanne: Audition d'une ex-employée de la scientologie (Tribunal de Porrentruy - 4 novembre 2003)

Italie: une expertise réalisée pour le Tribunal de Brescia révèle que les technologies et pratiques adoptées par les adeptes de Ron Hubbard de "présentent un risque pour l'intégrité physique et psychique des sujets qui y sont soumis" (Cronaca di mestre - 3 avril 1991)

Témoignage: «Comme employée de la Scientologie je recevais un salaire, jamais fixe mais toujours ridicule, tournant autour de 1 (un) franc de l'heure (0,62 euros)» (Stéphane T., Lausanne - 12 mai 1986)

Témoignage: Une zurichoise a pris la fuite du centre de réhabilitation pour drogués avant l'heure prévue. Narconon lui administrait des doses de cheval (Tages Anzeiger - 16 septembre 2000)

Témoignage: Une enseignante suisse empêchée de partir d'un centre de Scientologie aux USA (Feu Béatrice O - Lausanne - 4 juillet 1992)

Témoignage: «Une employée de la scientologie m'a retenue physiquement assez violemment quand j'ai fait mine de partir, parce que je ne supportais plus cet entretien» (Feu Béatrice O, Nyon- 4 juillet 1992)

Témoignage: «J'ai constaté que des employés faisaient un travail non déclaré pour l'église de scientologi» (Feu Béatrice O - Nyon - 4 juillet 1992)

Témoignage: A Nice des scientologues ont dépouillé un handicapé de sa pension (Madame M.V., Nice - 19 juillet 1990)

Témoignage: «La scientologie m'a promis que mon état de santé allait s'améliorer et elle s'est empressée d'encaisser mon chèque de 35.000 francs !» (JMM, lausanne- mai 2004)

 

Tribunal de Porrentruy

Audition d'une ex-employée de la scientologie

(4 novembre 2003)

Je suis veuve et retraitée. Je suis née en Afrique, j'y ai vécu 20 ans. Je suis venue faire mon école d'infir- mière en Suisse, ensuite je suis retournée six ans en Afrique. Mes parents avaient une ferme en Afrique, mon mari a repris la ferme de mes parents. Je suis rentrée en Suisse en 1974. Depuis cette année-là, j'ai toujours vécu dans le canton de Vaud. J'ai toujours travaillé comme infirmière. Mon mari est mort il y a dix ans. Après son décès, j'ai travaillé encore quelques années, puis j'ai arrêté. J'ai deux fils et j'ai élevé un fils de mon mari. A ce jour, ils sont les trois adultes.

Les scientologues ont plutôt l'obligation de mettre leur société sous le contrôle de la société Wise qui, en plus de donner des conseils de gestions et autres moyennant rétributions financières, contrôle effectivement mais indirectement la société.

C'est depuis ce moment-là que M. Jean-Luc Barbier a eu des ennuis avec la scientologie. Il était attaché à l'église de scientologie de Genève, moi-même j'étais à l'église de scientologie de Lausanne. A l'époque, M. Barbier était considéré comme un mouton noir. Je m'occupais des fichiers et j'avais vu sa fiche dans les fichiers noirs, ce qui veut dire qu'il était surveillé.

Dans l'église de Lausanne, il y avait six divisions, chacune divisée en quatre sections, sauf deux qui sont divi- sées en six sections. J'ai été à l'église de scientologie de Lausanne de 1987 à 1993 environ. J'ai été envoyée à Los Angeles, je me suis enfuie de Los Angeles car je ne voulais pas y rester.

L'église de scientologie a essayé de me reprendre àplusieurs reprises, toutefois je n'ai jamais été satisfaite de ces séances de réhabilitation.

Mon erreur a été d'acheter un livre

Quand je suis entrée dans l'église de scientologie, je sortais d'une grave opération, je n'étais pas très bien dans ma peau, je suis allée me promener dans un parc à Lausanne, j'ai vu un tas de livres avec un volcan dessus, je pensais que c'était des livres de Aroun Tazieff et je me suis approchée. Une personne m'a pris par le bras et m'a proposé d'aller parler dans un café. Je n'ai pas pu approcher les livres et je n'avais pas vu qu'il ne s'agissait pas d'un livre de Aroun Tazieff.

Je n'avais pas d'argent sur moi, j'ai signé un chèque. Dans la discussion, la personne a réussi à me soustraire des informations me concernant. Du fait que je signais un chèque, cela montrait que j'étais libre de mes mou- vements, que je disposais d'un propre compte.

Par la suite, ils m'ont relancé, environ 4 semaines plus tard, ils m'ont demandé si j'avais lu le livre, j'ai répondu que j'étais déçue du fait que cela ne parlait pas de Aroun Tazieff. Ils m'ont dit "mais venez, on va en parler". J'ai reçu des lettres. Ensuite, je suis allée voir, je me suis inscrite à un cours, je pensais qu'ensuite ils me laisseraient tranquille. J'ai fait un premier cours dont le sujet était "les hauts et les bas". Ce cours m'a aidée, m'a redonné confiance en moi-même, je me suis rendu compte que je pouvais encore fait des choses. Je ne me suis pas arrêtée à ce moment-là.

Mon mari est tombé malade, il avait un cancer du poumon, je l'ai soigné moi-même à la maison, cette période a été très dure. A ce moment-là, toutefois, je n'avais pas le temps d'aller à l'église de scientologie, je n'ai pas été relancée durant cette période, toutefois à l'enterrementde mon mari, deux personnes de la scientologie étaient présentes. Deux jours après,quand ma famille est partie, ils sont revenus et m'ont dit d'aller à l'église de scientologie. J'y suis allée et j'ai fait des cours.

Le prix des cours est progressif

J'ai dû payer 60 ou 80 francs le premier cours. Ensuite, pour les suivants, le prix est passé à 120 francs, puis 200 francs, puis 700 francs. Je m'étais fixée des limites du fait que j'avais un fils en études. Quand j'ai dit que j'étais limitée, on m'a dit que je pourrais devenir membre du personnel.

Dans l'église, je m'occupais du fichier central,c'est-à-dire, du dossier de chaque personne qui a un contact avec la scientologie, soit les cours suivis, les factures, etc. Automatiquement, si vous faites un cours, vous êtes considéré comme membre de la scientologie.

J'aurais pu sortir de l'église à tout moment, mais je ne me rendais plus compte que j'étais prise dans l'engre- nage. On m'a proposéd'aller à Los Angeles, je ne voulais pas, mais on a réussi à me convaincre.

Quand je suis arrivée à Los Angeles, j'ai tout de suite vu que cela ne me plaisait pas et j'ai voulu repartir. On m'a dit que du fait que j'avais fait le voyage, je devais au moins rester trois semai- nes. J'ai donc fait un cours.

L'organisation maritime

Le but de la scientologie était que j'intègre leur organisation maritime. J'ai fait les trois premiers cours, c'était des cours comme à l'école, mais où on travaille seul, avec des livres, des écouteurs, il s'agit d'un travail personnel. Il y a toutefois quelqu'un dans la salle si on a besoin d'aide.

Les deux dernières semaines passées à Los Angeles, on ne m'a presquejamais laissé seule, je n'étais pas libre de mes mouvements. Si on me surveillait, c'est parce que je représentais de l'argent, j'étais veuve et libre.

En plus de suivre les cours, je devais faire des nettoyages, servir le personnel à la cafétéria, nettoyer les cuisines, etc. La journée commençait à 6h30 et se terminait à minuit. Je ne savais pas que je devrais faire ça. Je partais pour faire des cours. Cette situation m'a fait paniquer. J'ai essayé d'écrire à mes enfants mais je n'obtenais pas de réponse.

Quand j'ai commencé ces cours,mon dossier personnel avait été transmis au "staff', là où on logeait. J'ai proposé ensuite d'aller rechercher moi-même mon dossier, je l'ai obtenu et je suis partie. J'ai pris mes affaires et j'ai demandé à un chauffeur de taxi de me conduire le plus proche d'un aéroport.

Le chauffeur était un russe blanc qui avait dû fuir la Russie. Il m'a dit qu'il trouvait que mon départ ressem- blait à une fuite. Je lui ai expliqué ce qui m'arrivait.

Courrier confisqué!

En rentrant en Suisse, j'ai constaté que mes enfants avaient uniquement reçu les lettres que j'avais postées en dehors du bâtiment de l'église de scientologie. Les lettres que j'avais postées dans le bâtiment n'ont jamais été envoyées.

Le but de faire les cours à Los Angeles était que je devienne missionnaire en revenant à l'église de Lausanne me permettant de donner des cours et d'avoir des fonctions plus importantes dans l'église de Lausanne et surtout d'être payée par l'église de Los Angeles et pas de Lausanne.

A Los Angeles, il y avait plein de gens avec le même statut que moi. Il y a les gens qui suppor- tent car ils savent où ils vont ou alors il y a les gens comme moi qui se rendent compte qu'ils ne veulent pas ça et se sauvent. Je me rappelle d'une jeune personne âgée de 16 ans peut-être qui devait faire la Sea Org (organi- sation maritime) et qui ne le souhaitait pas, qui était obligée du fait que ses parents faisaient partie de la scientologie.

En rentrant en Suisse, après deux mois à Los Angeles, je suis allée chez mon fils, J'y suis restée deux semai- nes. Il fallait que je récupère mon logement du que je l'avais prêté à des scientologues qui n'avaient pas payé les loyers.

Quand je suis revenue en Suisse, l'église est revenue me chercher, elle voulait que j'aille à Copenhague. Au début,je faisais encore confiance à l'église de Lausanne, je n'avais pas compris qu'ils se jouaient de moi, je suis donc allée à Copenhague pour une restimulation, soit enlever toutes les pensées négatives. On m'a dit que je devais aller voir le chef de la sécurité, à ce moment-là je n'avais rien à payer.

Passeport confisqué par la Scientologie

Le premier jour, en arrivant, la fille de la réception m'a dit que je devais laisser mon sac vers elle, elle m'a dit que je devais attendre du fait que le chef n'était pas là. Elle m'a dit que je pouvais en attendant aller donner un coup de main à la cafétéria. Quand je suis retournée vers la réceptionniste, j'ai demandé si le chef était là, elle m'a dit qu'il venait de partir.

J'ai dit que je voulais mon sac, elle ne voulait pas me le donner. D'autres personnes sont arrivées et j'ai crié, j'ai pu reprendre mon sac et je suis rentrée. En fait, j'ai fait un aller-retour.

Harcèlement

Ensuite, au retour à mon domicile. J'étais sans cesse appelée, toutes les heures le téléphone sonnait. Chez moi, le téléphone sonnait de jour comme de nuit, c'était du harcèlement téléphonique. Finalement, je suis partie une année en France chez des amis pour pouvoir me séparer de l'église.

Ils sont même allés parler chez mes voisins en leur demandant si j'avais un bon contact avec eux, si je n'étais pas un peu bizarre. Je sais que c'est la scientologie qui est allée chez mes voisins car j'ai demandé comment ils étaient habillés. Les scientologues sont toujours habillés en bleu foncé ou en noir, une chemise bleu clair et portant un sigle accroché à la cravate représentant sur fond d'un cercle argenté ou doré la mappemonde avec une maxime écrite dans la partie dorée. Mes voisins savaient que j'avais loué ma maison à des sciento- logues et savaient les reconnaître.

Le propriétaire de la maison que je louais me connaissait et me faisait confiance, je n'ai pas perdu le bail, il m'a toutefois dit qu'il ne voulait plus voir de scientologues. Ma propre maison, je l'avais mise au nom de mes enfants lors du décès de mon mari. Je ne voulais plus avoir le souci de la maison et aussi éviter des pressions de la part des scientologues. J'avais promis à mon mari que la maison resterait aux enfants.

Je suis partie en France pour qu'on ne me retrouve pas. J'étais dans la région de Digne/Provence. Je revenais environ tous les deux mois en Suisse. Peut-être que les scientologues ont essayé de revenir chez moi mais je n'en sais rien. Quand je rentrais, j'avisais uniquement mes enfants mais personne d'autre.

Les scientologues qui me contactaient étaient toujours des membres en qui j'avais confiance, par exemple les deux personnes à qui j'avais loué mon logement.

J'ai été déçue de constater que l'église de Lausanne avait joué avec moi. Je me suis rendu compte que pour que l'église de Lausanne monte en grade, elle était obligée de prêter du person- nel à la Sea Org (organi- sation maritime). Je ne m'étais pas rendu compte que j'ai été désignée pour aller à la Sea-Org et qu'on mettait quelqu'un d'autre à ma place à Lausanne. Quand l'ai dit que je ne voulais pas aller à la Sea Org, j'ai été l'objet d'harcèlement. J'ai tout essayé pour ne pas aller à Los Angeles.

Lorsque je suis allée à Berne pour obtenir le visa, j'y ai rencontré une personne que je connais- sais, je ne pouvais pas lui dire que je ne voulais pas le visa car je n'étais pas seule en allant à Berne, j'étais accom- pagnée d'une personne de la scientologie.

Quand je parle de harcèlement, c'est en fait qu'on ne me lâchait pas, on essayait de me montrer tous les points positifs pour y aller.En partant en France, j'ai réussi à me défaire de l'église de scientologie.

120'000 francs pour la Scientologie !

D'après mes calculs, ce que j'ai dépensé pour l'église de scientologie représente environ 120'000 francs, dont un emprunt de 40'000 francs. C'est par le biais de l'église de scientologie que j'ai pu faire l'emprunt, dans un village de Suisse allemande par l'intermédiaire d'une fiduciaire. Je ne voulais pas contracter un prêt mais ils m'ont forcé la main. Une personne de la scientologie m'accompagnait, je n'ai pas touché le chèque, quand j'ai eu signé, c'est la personne de la scientologie qui a tout de suite pris le chèque. Je dois dire que j'avais peur à l'époque, j'avais entendu dire que des personnes avaient eu des problèmes, que cela ne s'était pas bien passé, mais on m'avait pas de faits précis, c'était une pression qui circulait dans l'église même. Quand on fait un cours, on ne le termine jamais à satisfaction, il faut toujours faire un autre cours pour apprendre tout ce qu'on voudrait apprendre.

J'ai écrit un livre, tout ce que j'ai écrit est ce que j'ai vécu. J'ai raconté mon histoire sous forme de conte.

Je ne suis plus membre de la scientologie

Il est coutumier que l'église de scientologie dénigre les gens, cela fait partie de ce qu'ils appellent la propa- gande noire. Ils disaient que quelqu'un qui a quitté la scientologie est quelqu'un de négatif, qui est contre la scientologie. Moi-même, je suis une personne suppressive du fait que j'ai écrit mon livre. Cela veut à que je suis une personne à qui les scientologues peuvent faire du mal. J'ai su ce que cela voulait dire au moment où j'ai été membre du personnel.

Quand mon livre est sorti, j'ai reçu des téléphones, toutefois les scientologues ne savaient pas que j'écrivais un livre. C'est ceux qui habitaient avec moi qui m'ont contactée. Je ne sais pas pour qui ils m'appelaient. Je leur ai dit que j'ai écrit un livre pour faire une thérapie. Ils m'ontdemandé si je voulais leur en envoyer un. Je leur ai répondu que s'ils voulaient l'acheter, ils pouvaien aller en librairie.

Parfois, je reçois des téléphones où j'ai des doutes. Je reste en alerte par rapport à la scientologie. Parfois, je reçois des téléphones qui sont des erreurs.

A titre personnel, je suis ressorti grandie de cette expérience, j'ai l'impression d'avoir appris à méfier de certaines choses, auparavant j'étais très naïve, je ne pensais pas que la scientologie cela pouvait être ça. Ce qui m'a fait le plus mal, c'est de voir les jeunes qui n'ont rien, on leur enlève leur famille, leurs amis, leurs envie. Pour faire partie du personnel, il faut quitter sa famille, ou alors que la famille suive. En scientologie, il ne faut pas parler de soi-même à quelqu'un hors de la scientologie. De ce fait, les gens ne savent plus rien les uns des autres. Normalement, en travaillant dans la scientologie on n'est pas censé parler.

Un travail sans salaire !

J'étais payée pour mon travail. Toutefois, on était payé par semaine et on était payé sur le bénéfice fait par l'organisation durant la semaine.

Pour les personnes qui font de l'administratif, on est moins payé car on n'a pas fait entrer de l'argent. On doit faire des statistiques et on est payé en fonction de ces statistiques. La moyenne de mon salaire par semaine était entre 27 et 50 francs. Le plus que j'ai été une fois payée, c'était 220 francs environ.

Après l'émission à Radio Framboise, j'ai eu de nouveau quelques téléphones, notamment de Claude M., qui avait habité chez moi lorsque j'étais à Los Angeles. Il m'avait redemandé le livre que j'ai écrit et j'ai répondu qu'il pouvait l'acheter en librairie.

Officiellement la scientologie n'est pas censée faire de la médecine. Toutefois, ils font de l'acupuncture au doigt, ils appellent cela "touch". Dans les auditions, à mon avis, il font de la psychologique hypnotique. Ils vous font fixer le mur, il y a un compte à rebours, ensuite ils vous posent des questions qui vous poussent à répondre. J'ai moi-même suivi cette méthode.

En faisant ces auditions,ils apprennent beaucoup de choses sur les personnes. Je n'ai pas pu récupérer mon dossier en partant.

Son but est de s'enrichir

La scientologie dit que son but est d'aider les gens mais à mon avis son but est de s'enrichir. Vu de l'intérieur, il y a beaucoup de personnes dont on ne sait pas ce qu'elles font ou ont fait et je pense que c'est mal orga- nisé.

J'aimerais qu'on puisse mieux protéger les jeunes de la scientologie. Toutefois, pour les adultes, il est difficile de leur dire de ne pas y aller. Ce que je peux dire, c'est ce que j'ai vécu.

En conclusion, je dois dire que j'ai l'impression que le jour où j'ai mis le doigt dans l'engrenage, j'ai perdu le contrôle et j'ai fait une bêtise. Au début, mon mari me disait que j'allais mieux mais peu après mes enfants m'ont dit que je n'allais pas bien du tout, j'ai sûrement dû changer de langage avec eux. J'ai essayé de demander à mes enfants de m'expliquer maintenant comment j'étais mais aujourd'hui, mes enfants ne veulent plus parler de ça.

La scientologie dit que si notre famille ne nous soutient pas c'est qu'elle est contre nous.
 
JO: "L'Eglise de scientologie de Lausanne s'est jouée de moi" (Suisse 2005)
Témoignage d'une ex-employée de l'Eglise de scientologie de Lausanne de 1987 à 1993
 
Interview einer Ex-Mitarbeiterin der schweizerischen Scientology Kirche. Mitglied der Scientology Kirche in Lausanne von 1987 bis 1993
Jo: Die Scientology Kirche von Lausanne hat mich zum besten gehalte (Schweiz 2005)
 
Enfer et Secte
 
Ma vie au coeur de la scientologie
 
Auteur: Jo
Editeur: Editions à la Carte
www.edcarte.ch
 
Collection: Religions et croyances
182 pages, ISBN: 2-7444-0182-X
Prix : SFr. 35.00 (24.60 Euros)
 
Une œuvre empreinte d'une vérité bouleversante, la force et le courage de témoigner à cœur ouvert, le fruit d'une palpitante expérience au sein d'une "église", d'une utopie.
 
 

"SCACCO MATTO A SCIENTOLOGY"

"Échec et Mat pour la Scientologie"

'Cronaca di mestre' - 3 avril 1991
[texte intégral]

Un entrepreneur de Marcon est acquitté de l'accusation d'avoir sequestré une adepte de la scientologie. La jeune fille avait dénoncé l'homme et même ses proches qui l'avaient enlevée de force, une expertise médicale a démontré son état d'assujettissement.

Acquitté parce que l'action n'existe pas. A ce motif, les juges du Tribunal de Brescia ont acquitté d'une manière pleine et entière l'entrepreneur de Marcon, Dino Michieletto de l'accusation de collaboration à la sequestration de personne et surveillance privée continue.

Pour la première fois un document judiciaire atteste le péril des actions scientologues. Les faits se référent à l'enlèvement supposé de Alessandra Pesce qui a eu lieu en 1988 à Bresciana. À l'époque Alessandra Pesce avait 23 ans, selon l'accusation elle a été enlevée contre sa volonté par ses parents et soumise à un lavage de cerveau.

Alessandra Pesce, en fait était adhérente à la secte de Scientologie et ses parents. Giovanni Pesce et Angela Vezzine préoccupés par le changement de leur fille, se sont adressés à Ennio Malatesta. Président de l'Association de Recherches et d'Informations sur les Sectes pour tenter de la soustraire aux pratiques "Dianétique".

Pour une rétribution de 8.000 dollars, les époux Pesce réussirent à faire venir en Italie un déprogrammateur américain, très connu, Ted Patrick qui, pendant 5 jours appliqua sur Alessandra, sa technique de réhabilitation, dans une ferme de Castellina région de Chianti. Ce fut son patron qui dénonça la disparition de la jeune fille, lui même Claudio Lugli, scientologue.

Des carabiniers de Brescia, après la dénonciation se rendirent à la maison Pesce. A leur arrivée, Alessandra réagit brutalement, accusant ses parents de l'avoir sequestrée.

Sur le banc des accusés se sont retrouvés tous les membres de la famille Pesce avec quelques personnes qui avaient suivi cette affaire; Ennio Malatesta, Ted Patrick, Sergio Mandelli,

Georgio Antonucci, de Trévise et précisément Dino Michieletto,  le vénitien qui affirme avoir toute la famille dans Scientologie, sa femme Gabrielle Bramucci, ses fils Luana, Nadia et Amedeo, ses petits enfants Lucia et Irène, son gendre Lucio Prazza, sa belle fille Roberts Maccari. Tous "enlevés'" par les méthodes "Dianétique". En même temps qu'un demi-milliard de lires.

Tous ces accusés combattants sont convaincus de leur propre cause, préoccupés pour la santé mentale de leurs propres parents adhérents à la Scientologie et, avec raison, selon la magistrature de Brescia.

La sentence du Tribunal de Brescia a été motivée par un expertise médico-psychologique qui parle net; les technologies, les pratiques adoptées par les adeptes de Ron Hubbard "peuvent déterminer un dommage pour l'intégrité physique et psychique des sujets qui y sont soumis".

Par conséquent, la famille a agi en cas de nécessité, poussée par le désir de sauver leur fille. Maintenant, cette sentence a ouvert une guerre entre l'Église de Scientologie et la Magistrature de Brescia, alimentant ainsi les espérances des personnes qui, par la faute de ces méthodes, ont perdu toute leur famille.

Maintenant l'expertise sera envoyée au Ministre de Grâce et Justice, et aussi à celui de l'Intérieur et peut-être à celui de la santé à titre de compétence. Et finalement on parlera enfin de la Scientologie au Parlement pour répondre aux différentes interpellations à ce sujet.

Mitia Chiaren.

Résumé du rapport d'enquête (Tribunal de Brescia - avril 1991)

 

ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE

LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Organisation de scientologie de Lausanne / Témoignage d'un employé

Par la présente, j'aimerais attirer votre attention sur quelques aspects de cette "église".
 
J'ai travaillé à l'"église" de scientologie de 1979 à 1983. En échange de mon travail, je recevais un salaire, jamais fixe mais toujours ridicule, tournant autour de 1 (un) franc de l'heure (0,62 euros). En plus, je recevais des prestations gratuitement: cours et "audition", à raison d'une dizaine d'heures par semaine.
 
Lorsque, après 4 ans de bons et loyaux services, j'ai décidé de quitter ce bien triste navire, on ne m'a pas laissé partir, on m'a menacé, et pour finir on m'a fait signer un papier, comme quoi je devais encore environ 24'000.- francs (15'000 euros) à la secte pour les cours et l'audition reçus. Je n'ai - évidemment - pas payé cette facture.
 
J'espère que les conditions de travail et les salaires se sont améliorés; en tout cas moi, je suis un peu moins naïf...
 
Avec mes salutations respectueuses
 
Stéphane T. le 12 mai 1986
 
 
Tages Anzeiger, Zürich 16 septembre 2000, Hugo Stamm
[Texte intégral]
 
Les scientologues trompent les toxicomanes en leur faisant passer des tracts de Narconon. Une zurichoise a pris la fuite du centre de réhabilitation pour drogués avant l'heure prévue.
 
Ils font la chasse aux clients sur la scène toxico zurichoise et distribuent des tracts sur la voie publique : le staff de chez Narconon, qui est obligatoirement scientologue, cherche des clients prêts à abandonner la drogue par la thérapie. L'une de ces personnes est une zürichoise de 45 ans souffrant d'alcoolisme. Elle a accepté d'aller chez Narconon à Walstadt, pour un programme de réhabilitation de six mois. "Ce n'est qu'au bout d'une semaine que j'ai observé que le centre avait un rapport avec la scientologie, et qu'il appliquait les méthodes de L. Ron Hubbard, dit-elle. Ayant abordé la question avec la directrice du centre, celle-ci a nié tout lien entre Narconon et l'église de scientologie, tandis que la présidente Ursula Suess affirmait au contraire que Narconon travaillait à partir des oeuvres de L. Ron Hubbard; fondateur de la scientologie.
 
C'est un fait que le mort "scientologie" n'apparaît nulle part sur les tracts, documents distribués, ni sur le site web de Narconon. Bien que cette cliente ait eu des préjugés à l'encontre de la scientologie, elle n'arrèta pas la thérapie, mais persista. Elle espérait récupérer grâce au programme de Purification spécial pratiqué chez Narconon, supposé miraculeux. Mais elle dût commencer par des exercices similaires à ceux du cours de communication hubbardien, et ce, quatre semaines d'affilée.
 
"C'était horrible, on devait se regarder dans les yeux des heures et des heures, parler à un cendrier, et poser des centaines de fois la question "Est-ce que les oiseaux volent ?". Elle considérait ces exercices comme une perte de temps. En plus des cours, il lui fallait chaque jour faire de la cuisine, laver et nettoyer. Quand elle y repense, elle estime que le prix de plus était excessif. (130 Fr/jour) [ndt: ce qui au bout de six mois, donnerait donc un montant de près de 15'000 euros]
 
Contredisant cette personne, la présidente de Narconon Ursula Suess affirmait que le travail était limité à une heure par jour. La zürichoise parla alors de ses espoirs en ce programme de purification: "II fallait passer plus de quatre heures au sauna chaque jour, dit-elle. L'espoir fit rapidement place à la dure réalité. Elle devait de surcroît ingurgiter des tablettes de vitamines, jusqu'à 3000 mg quotidiens de niacine, par exemple. "A la fin du programme, car on augmentait sans cesse, il fallait avaler 45 tablettes", dit-elle. Elle explique qu'elle pouvait difficilement en avaler des quantités pareilles, que son estomac ne supportait plus, et qu'elle rendait parfois les vitamines.
 
Elle eut aussi des problèmes de tension: "J'avais des étourdissements, des ennuis de circulation, et je suis même tombée à deux reprises." Elle essayait aussi de manger beaucoup, mais son estomac refusait de suivre, si bien que cette dame, déjà plutôt mince, perdit plusieurs kilos en quelques semaines. "J'étais épuisée tous les matins, bien plus fatiguée qu'avant le programme de purification".
 
Elle en eût assez quand elle acheva ce programme, et voulut s'arrêter. Mais les scientologues la travaillèrent au corps. Ils lui dirent qu'elle perdait l'occasion de vivre une vie nouvelle. Elle trouva finalement la force, une semaine plus tard, de faire ses bagages et de quitter le centre de réhabilitation en dépit des objections des employés du centre narconon et des scientologues qui tenaient à la garder en thérapie.
 
USA: UNE ENSEIGNANTE SUISSE EMPÊCHÉE DE PARTIR
 
J'ai fait un séjour à Flag (centre de Scientologie à Clearwater en Floride) d'une semaine, durée de mes vacances scolaires. Au moment de mon départ de Flag, je n'avais pas fini l'étude entreprise là-bas. J'ai bien cru que je ne pourais jamais rentrer en Suisse : on m'imposait de finir l'étude entreprise. J'ai néanmoins fait ma valise.
 
Comme on me surveillait depuis le matin, j'ai été empêchée de mettre mes bagages dans le bus conduisant à l'aéroport. On m'a arraché ma valise des mains, et une staff (employée scientologue) m'a retenue physiquement en m'empêchant de monter dans ce bus. Grâce à un ami qui a appelé un taxi en cachette, et grâce à une feinte (promesse signée que je reviendrais finir l'étude en question), j'ai pu m'échapper comme une voleuse, et attraper de justesse l'avion qui m'attendait.
 
Je peux ajouter que, pour les gens de Flag, mon métier d'enseignante et le fait que je devais reprendre le travail n'avait aucune espèce d'importance. (février 1985)
 
Feu Madame Béatrice O./ Nyon, 4 juillet 1992
 

 
On m'a un jour introduite dans une salle avec une personne venant de Paris, qui récoltait les sommes que coûtaient la carte de l'"Association Internationale de scientologie" (AIS). Elle m'a fait l'article pendant plus de 2 heures, sans arrêt. Comme j'opposais de la résistance (cette carte côutait 800.- Fr suisses - environ 500 euros) elle insistait et m'a retenue physiquement assez violemment quand j'ai fait mine de partir, parce que je ne supportais plus cet "entretien". (Printemps 1985, sauf erreur).
 
Feu Madame Béatrice O./ Nyon, 4 juillet 1992
 

 LAUSANNE: UN EMPLOYÉ SE CACHE DANS LES LOCAUX
 
Prenant des "cours" dans ce lieu, et de nombreuses heures d'audition, j'y étais très souvent; j'ai toujours eu l'impression qu'un certain Patrick R., de nationalité française, habitait dans les locaux de l'organisation de Lausanne. Je l'ai vu le matin ayant l'air de sortir du lit, et ceci plusieurs fois, en outre il ne sortait presque jamais, comme s'il ne voulait pas se faire trop remarquer. (années 1984-1986)
 
Feu Madame Béatrice O./ Nyon, 4 juillet 1992
 
 NICE: UN HANDICAPÉ HAPPÉ PAR LE CENTRE DE DIANÉTIQUE
 
Mon fils, A.Thierry est décédé le 24 avril 1990 à Varaville en Normandie. Il avait à peine 24 ans. D'un mental fragile il était encore en traitement après un séjour en milieu psychiatrique quand il fut pris en charge par le Centre de Dianétique rue Vernier à Nice (en mai 1989 date des premières factures).
 
Depuis il refusait tout traitement. Il donna toute sa confiance aux scientologues qui lui fournirent d'après les courriers à la cadence de deux ou trois par semaine (afin qu'il ne les oublie pas) de lui indiquer les différentes étapes pour un voyage fabuleux: "retrouver son savoir, aller jusqu'à "l'état de clair". Ils ont fait un travail de destruction, car il cultivait une haine contre toute sa famille (son oncle, son grand père et son frère).
 
Il me reprochait sans cesse de l'avoir fait hospitalisé, me menaçait de porter plainte contre moi si je ne le dédommageais pas pour cela. Il me disait qu'il avait à présent une mémoire infaillible, que d'après ses souvenirs depuis sa petite enfance je l'avais fait souffrir, que nous lui offrions des cadeaux qu'il n'aimait pas. Tout ce que je pouvais dire pour le rassurer comme lui montrer des cahiers d'école où il relatait sa vie de tous les jours, le mettait dans de grosses colères, me disant de déchirer tout cela. Le matin du 29 mars 1990 il failli m'étrangler me laissant par terre sans connaissance, je compris alors que son état était grave.
 
Je porte plainte contre les scientologues qui sont des escrocs.
 
Ils le dépouillaient de son seul bien: 2'900.- FF de pension d'adulte handicapé par mois. Ils l'ont manipulé profitant de sa faiblesse, aggravé sa maladie alors qu'il faisait un stage d'électronique. Il se nourrissait mal, parfois pas, puisqu'il n'avait plus d'argent, ce que je lui donnais en provision alimentaire, il le partageait avec ses amis disant: "qu'il n'avait pas besoin de tout cela". En février il ne voulut plus retourner à son studio, c'est alors que je pus me rendre compte qu'il faisait de très longues marches, surtout la nuit. Il revenait parfois au milieu de de la nuit soigner ses pieds meurtris et repartait. Il tenait les derniers mois des propos incohérents. Je fais ce témoignage pour mettre en garde et aider les familles et les jeunes, et l'ADFI, que je remercie pour son soutien.
 
Madame M.V. / Nice, le 19 juillet 1990
 
MON SÉJOUR AVEC LES SCIENTOLOGUES
 
Un père divorcé happé par l'église de Lausanne
 
J'ai découpé une annonce parue dans le journal 24 heures au début de l'année 1987 qui signalait que nous utilisons seulement 10% de notre cerveau, et j'ai rempli le talon pour commander le livre "La Dianétique". Je cherchais à cette époque à sortir d'une situation ou je m'enfoncais. En effet en 1982 j'ai divorcé et ma femme a obtenu la garde de nos deux enfants. Des ennuis de santé ont commencés en 1984. J'ai eu une hernie discale qui ne s'est pas améliorée : dans un état de souffrance le parcours de ce livre ma semblé une solution valable à tenter.
 
Promesses de guérison et vente d'une thérapie
 
Après l'achat de ce livre l'église m'a contacté par téléphone pour faire un test de personnalité. Lors de son évaluation, par des questions habiles, le vendeur a réussi à me faire dire que mon état de santé et ma timidité me préoccupaient. Dès ce moment, les scientologues n'ont cessés de me vendre leurs cours de scientologie et leur thérapie en affirmant par exemple que vis à vis de mes chefs, je me sentirais plus à l'aise, et que mon état de santé allait s'amélioré grâce à la scientologie. J'ai acheté des livres et 5 heures de (audition) thérapie de scientologie pour 479.- Frs en mars 87. Le fait de parler à quelqu'un de mon passé ma semblé très intéressant. En avril j'ai acheté le cours "les hauts et les bas"(50.- Frs)et à nouveau 37h 1/2 d'audition(1'094,40 Frs) et un programme de purification (2'000.--Frs).
 
Le programme de "purification"
 
Malgré n'avoir jamais pris de drogue, les scientologues m'ont dit que tout de même le programme de purification était obligatoire pour atteindre l'"état de clear". Ce cours de purification ma semblé utile mais en fait l'effet est retombé 3 semaines plus tard. Je trouve exagéré de payer si cher un cours qui consiste à rester 3-4 heures dans une sauna (à mes frais) et a ingurgiter un nombre impressionant de vitamines sans ordonnance médicale. Les vitamines étaient vendues par la scientologie.
 
L'association internationale de scientologie (IAS)
 
En décembre 87 un vendeur ma signalé que la carte de membre était obligatoire. Etant donné le programme que je devrais suivre pour résoudre mes problèmes, il m'a été conseiller de payer un forfait de 2'750.- Frs au lieu de 300.- Frs chaque année pour cette carte. Je devenais ainsi membre de l'association internationale de scientologie par obligation.
 
Usure et chimères
 
Au début 88 il m'a été signalé que pour résoudre définitivement mes problèmes. La solution serait de faire le programme complet d'audition jusqu'à "Clear". De plus le directeur de l'organisation. et un employé lors de mon paiement des 75 heures d'audition à environ 27'000.- Frs m'ont laissés entendre que cela m'amènerait à l'état de "clear". En fait ces deux scientologues savaient qu'en achetant ces 75 heures d'audition, qu'ils ne pouvaient me garantir cet état de "Clear". De plus j'estime être victime d'une usure car le tarif qui m'a été fait représente un tarif de 273.30 Frs de l'heure pour des services de personnes sans formation médicale en psychologie.
 
Par ici la monnaie
 
Il m'a été proposé la formation d'auditeur et une promesse de pouvoir gagner de l'argent avec ce métier. On m'a donné l'exemple de quelques personnes. J'ai donc commencer à acheter les cours pour devenir auditeur. Le total 'payé durant mes 5 ans en scientologie pour l;église de Lausanne a été de 27'236,25 Frs pour les livres et matériaux, et de 16'907.15 Frs pour les cours, et de 22'274,40 Frs pour de l'audition(thérapie de scientologie). Je précise que j'ai reçu pour 7'700.-Frs de livres en "anglais" que je ne peux utilisé car je ne connais pas cette langue. Deux appareils électromètres pour la somme de 10'420.-Frs, car selon Monsieur Hubbard tous les scientologues doivent en posséder deux.
 
Aucun résultat
 
Les cours pour devenir auditeur comprennent, le HQS,le chapeau de l'étudiant, les TRs prof, les cours sur l'électromètre, les niveaux d'académie 0-4 et les appareils électromètre ainsi que les manuels de cours et la lecture de nombreux livres. Je me rendais chaque semaine à l'église pour étudier et recevoir la thérapie. Je consacrais de 8 à 12 Heures par semaine pour m'améliorer. Il n'y avait malgré toute ma bonne volonté aucun changement pour mes problèmes de santé et de timidité avec mes chefs.
 
Nous voulons encore plus d'argent, en avant la contrainte
 
En 89 j'ai dû encore acheter d'autre matériaux, d'autre cours et de l'audition supplémentaire pour devenir auditeur et atteidre l'"état de clear".En juin 89 mon compte pour l'achat de livre ayant un crédit de 450.- Frs. Monsieur (...) ma imposé l'achat d'un livre pour solder le compte. Le prétexte utilisé était un soit-disant règlement venant d'être publier. Ce même mois le directeur de la scientologie de Lausanne m'a contacté pour me présenter un autre règlement de l'église qui oblige les auditeurs à posséder 2 électromètres. Ne sachant que dire, il m'a imposé l'achat d'un nouveau appareil à 5'700.- Frs. Cet appareil ne valant que 600.- à 800.- Frs en matériel, la plus value étant tout bénéfice pour la scientologie.
 
En route pour la "mecque" US des non résultats
 
L'église ne m;avait pas signalé que l'état de"Clear" ne pouvait en fait pas être fait à Lausanne. Complètement bouleversé par cette révélation tardive, le vendeur a utilisé les connaissances de la scientologie sur mon état et ma vie privée pour me manipuler et me soustraire des sommes importantes pour aller aux USA.
 
Le cours pour devenir "Clear" et ceux pour stabiliser soi-disant cet état (OT I-OT III) m'ont été imposés par des vendeurs venus des USA sans permis de travail et deux consultants de la scientologie américaine (Flag Service Consultant/ FSC) ayant leur bureau dans les locaux de l'Eglise à Lausanne.
 
En juillet 89 je me suis donc rendu au USA pour attester "Clear". Je suis resté 15 jours et je n'ai pas réussi à atteindre cette état qu'ils m'avaient promis. Sur mon compte j'ai dû à nouveau payer 272 Frs (160 $) pour le cours student hat, une somme qui ma été imposée pour pouvoir continuer ce cours déjà payé et commencé à Lausanne. j'ai aussi dû payer 66.30 Frs (39 $) pour un pack de cours que je n'ai jamais reçu et 102.- Frs(60$) pour un insigne que l'on m'a imposé. J'ai également utilisé la somme de 37'348,60 Frs (23'196 $) pour de l'audition qui devait m'amener à l'état de "Clear", stabiliser ma santé et ma timidité, ce qui n'a jamais été le cas.
 
Bouleversé et terrorisé
 
A Lausanne lors de mon retour de ce premier séjour aux USA (en juillet 89), il m'a été encore proposé une tentative pour attester l'état de Clear. Le 2o mars 1990 j''ai dû encore payer 25 heures d'audition (6'950.- Frs). Après avoir reçu ces 25 heures d'audition, la scientologie m'a affirmé que l'état de Clear n'était pas stable chez moi et que cela serait important, et surtout urgent de faire encore de l'audition aux USA. On m'a montré les écrits de Ron Hubbard qui affirment les dangers de ne pas continuer rapidement l'audition après avoir attesté le premier niveau de Clear. Cela on me l'avait caché au départ. C'était le piège parfait, j'en étais bouleversé et surtout terrorisé par les effets que cela pourrait avoir sur moi. Si je ne stabilisais pas cette état de "Clear". En avril 90, j'ai donc encore versé directement aux deux responsables du bureau de Flag à Lausanne (FSC) la somme de 12'200.- Frs pour la suite de mes cours aux USA.
 
Vente à la dure (hardsell)
 
En attendant un prochain départ pour les USA j'ai continué mes cours et mon audition. Pour cela j'ai encore dû verser en avril 1990 la somme de 3'450.- Frs pour 12 1/2 heures d'audition soit 276.- Frs de l'heure ! J'ai encore dû acheter le cours Méthode 1 (Frs 1'360.­) et les Pro TRs cours (Frs 2'300.-). Ces cours étant obligatoires pour suivre lceux que j'avais acheté précédement. Cela encore on ne me l'avais pas signalé, et pourtant depuis de nombreuses années les sciento- logues connaissaient cette obligation ! De même pour être auditeur, il m'était devenu obligatoire d'acheter les livres techniques en septembre 1990 (2'530.-Frs).
 
Deuxième "pélerinage" et nouvelles contraintes
 
Cette année 1990, j'ai fait le cours SOLO à Lausanne pour préparer mon 2 ème voyage aux USA où je suis resté du 4 au 17 décembre 1990. Le prix de l'heure d'audition était de 360 $, et les 25 heures que j'ai fait ne m'ont apporté aucun changement à mes problèmes. Les scientologues m'ont créés des ennuis pour le retour. Ils ont réussi à retarder de 3 jours mon départ car je n'étais pas satisfait et ils ne pouvaient pas l'accepter. J'ai dû tricher pour me débarasser de leurs pressions en écrivant une soi-disante lettre de succès. Cette lettre a été rédigée sous contrainte.
 
A mon retour j'ai été retenu par téléphone pour continuer les cours que j'avais achetés précédemment. J'étais devenu sans me rendre compte dans un état de dépendance et ainsi j'ai continuer à acheter des matériaux et des cours. Toutefois ayant déjà acheté presque la totalité de ce qu'ils avaient à me proposer les sommes alors versées sont minimes.
 
L'après secte
 
Sans cesse je recevais des appels téléphonique en provenance des USA. Parfois des appels vers minuit alors que pour mon travail je dois parfois me lever tôt le matin. En 92, j'ai continué mes cours mais après la lecture d'un livre d'une sociologue sur la scientologie, je me suis aperçu des manipulations dont j'étais victime. Au même moment je ne voyais pas d'autres solutions que de rester en bon termes avec la scientologie. Depuis quelques années les scientologues étaient devenus mes seuls amis et j'avais peur de leur réaction, si je décidais de demander mon remboursement. Toutefois à certaines périodes, j' ai commencé à me rendre moins assidument à mes cours.
 
Les scientologues n'ont pas hésité à téléphoner à mon travail. Une telle attitude étant donné la faiblesse dans laquelle je me trouvais, suite à leur thérapie, me perturbais et m'influençais comme si j'avais été envouté par la scientologie.
 
Des dettes et encore des dettes
 
Avec l'aide des scientologues j'ai dû faire trois emprunts dans une première banque, la Revy Leasing. Ces emprunts ensuite ont été rachetés par la banque Finalba pour me permettre deux autres emprunts. Puis j'ai fait une hypothèque à la banque cantonale du Valais en rachetant à nouveau ces emprunts fait à la Finalba, ce qui m'a aussi permis de faire un 3ème emprunt de 20'000 frs à la Finalba
 
Nos amis les banques et le "FLAG SERVICE CONSULTANT"
 
Pour chaque emprunt de Revy-Leasing je signais un contrat déjà rempli par des employés scientologues. Mon argent a été versé directement aux scientologues. Pour la Finalba, le directeur du FLAG SERVICE CONSULTANT (FSC) venait avec moi à la banque et prenait de suite mon argent, puis faisait une quittance à notre retour dans son bureau situé rue de la Madeleine à Lausanne
 
Concernant mon hypothèque de (85'000.-) c'est ce même directeur scientologue du Flag Service Consultant qui a trouvé cette solution. Il m'a expliqué toutes les démarches à faire. J'étais totalement pris en charge. Ensuite il m'a fait signer un chèque pour lui permettre de retirer 35'000.­ Frs de la somme à ma banque. La banque cantonale du Valais s'est même fâchée que cette personne soit venue si vite avec ce chèque sans respecter les délais.
 
Le directeur du FLAG SERVICE CONSULTANT (FSC) s'est également occupé de mon dernier emprunt de 20'000.- Frs à la banque Finalba, il est également venu chercher cet argent avec moi à la banque.
 
Monsieur J-M M (mai 2004)
 
 
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     «Ron Hubbard, le gourou démasqué»

 

de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

Exposing Scientology through streaming video

 

 

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Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de Jean-Luc Barbier

       

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