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Audition d'une ex-employée de la scientologie
(4 novembre 2003)
Je suis veuve et retraitée. Je suis née en Afrique, j'y ai vécu 20 ans. Je suis venue faire mon école d'infir-
mière en Suisse, ensuite je suis retournée six ans en Afrique. Mes parents avaient une ferme en Afrique, mon mari a repris la ferme de mes parents. Je suis rentrée en Suisse en 1974. Depuis cette année-là, j'ai toujours vécu dans le canton de Vaud. J'ai toujours travaillé comme infirmière. Mon mari est mort il y a dix ans. Après son décès, j'ai travaillé encore quelques années, puis j'ai arrêté. J'ai deux fils et j'ai élevé un fils de mon mari. A ce jour, ils sont les trois adultes.
Les scientologues ont plutôt l'obligation de mettre leur société sous le contrôle de la société Wise qui, en plus de donner des conseils de gestions et autres moyennant rétributions financières, contrôle effectivement mais indirectement la société. C'est depuis ce moment-là que M. Jean-Luc Barbier a eu des ennuis avec la scientologie. Il était attaché à l'église de scientologie de Genève, moi-même j'étais à l'église de scientologie de Lausanne. A l'époque, M. Barbier était considéré comme un mouton noir. Je m'occupais des fichiers et j'avais vu sa fiche dans les fichiers noirs, ce qui veut dire qu'il était surveillé. Dans l'église de Lausanne, il y avait six divisions, chacune divisée en quatre sections, sauf deux qui sont divi- sées en six sections. J'ai été à l'église de scientologie de Lausanne de 1987 à 1993 environ. J'ai été envoyée à Los Angeles, je me suis enfuie de Los Angeles car je ne voulais pas y rester. L'église de scientologie a essayé de me reprendre àplusieurs reprises, toutefois je n'ai jamais été satisfaite de ces séances de réhabilitation. Mon erreur a été d'acheter un livre Quand je suis entrée dans l'église de scientologie, je sortais d'une grave opération, je n'étais pas très bien dans ma peau, je suis allée me promener dans un parc à Lausanne, j'ai vu un tas de livres avec un volcan dessus, je pensais que c'était des livres de Aroun Tazieff et je me suis approchée. Une personne m'a pris par le bras et m'a proposé d'aller parler dans un café. Je n'ai pas pu approcher les livres et je n'avais pas vu qu'il ne s'agissait pas d'un livre de Aroun Tazieff. Je n'avais pas d'argent sur moi, j'ai signé un chèque. Dans la discussion, la personne a réussi à me soustraire des informations me concernant. Du fait que je signais un chèque, cela montrait que j'étais libre de mes mou- vements, que je disposais d'un propre compte. Par la suite, ils m'ont relancé, environ 4 semaines plus tard, ils m'ont demandé si j'avais lu le livre, j'ai répondu que j'étais déçue du fait que cela ne parlait pas de Aroun Tazieff. Ils m'ont dit "mais venez, on va en parler". J'ai reçu des lettres. Ensuite, je suis allée voir, je me suis inscrite à un cours, je pensais qu'ensuite ils me laisseraient tranquille. J'ai fait un premier cours dont le sujet était "les hauts et les bas". Ce cours m'a aidée, m'a redonné confiance en moi-même, je me suis rendu compte que je pouvais encore fait des choses. Je ne me suis pas arrêtée à ce moment-là. Mon mari est tombé malade, il avait un cancer du poumon, je l'ai soigné moi-même à la maison, cette période a été très dure. A ce moment-là, toutefois, je n'avais pas le temps d'aller à l'église de scientologie, je n'ai pas été relancée durant cette période, toutefois à l'enterrementde mon mari, deux personnes de la scientologie étaient présentes. Deux jours après,quand ma famille est partie, ils sont revenus et m'ont dit d'aller à l'église de scientologie. J'y suis allée et j'ai fait des cours. Le prix des cours est progressif J'ai dû payer 60 ou 80 francs le premier cours. Ensuite, pour les suivants, le prix est passé à 120 francs, puis 200 francs, puis 700 francs. Je m'étais fixée des limites du fait que j'avais un fils en études. Quand j'ai dit que j'étais limitée, on m'a dit que je pourrais devenir membre du personnel. Dans l'église, je m'occupais du fichier central,c'est-à-dire, du dossier de chaque personne qui a un contact avec la scientologie, soit les cours suivis, les factures, etc. Automatiquement, si vous faites un cours, vous êtes considéré comme membre de la scientologie. J'aurais pu sortir de l'église à tout moment, mais je ne me rendais plus compte que j'étais prise dans l'engre- nage. On m'a proposéd'aller à Los Angeles, je ne voulais pas, mais on a réussi à me convaincre. Quand je suis arrivée à Los Angeles, j'ai tout de suite vu que cela ne me plaisait pas et j'ai voulu repartir. On m'a dit que du fait que j'avais fait le voyage, je devais au moins rester trois semai- nes. J'ai donc fait un cours. L'organisation maritime Le but de la scientologie était que j'intègre leur organisation maritime. J'ai fait les trois premiers cours, c'était des cours comme à l'école, mais où on travaille seul, avec des livres, des écouteurs, il s'agit d'un travail personnel. Il y a toutefois quelqu'un dans la salle si on a besoin d'aide. Les deux dernières semaines passées à Los Angeles, on ne m'a presquejamais laissé seule, je n'étais pas libre de mes mouvements. Si on me surveillait, c'est parce que je représentais de l'argent, j'étais veuve et libre. En plus de suivre les cours, je devais faire des nettoyages, servir le personnel à la cafétéria, nettoyer les cuisines, etc. La journée commençait à 6h30 et se terminait à minuit. Je ne savais pas que je devrais faire ça. Je partais pour faire des cours. Cette situation m'a fait paniquer. J'ai essayé d'écrire à mes enfants mais je n'obtenais pas de réponse. Quand j'ai commencé ces cours,mon dossier personnel avait été transmis au "staff', là où on logeait. J'ai proposé ensuite d'aller rechercher moi-même mon dossier, je l'ai obtenu et je suis partie. J'ai pris mes affaires et j'ai demandé à un chauffeur de taxi de me conduire le plus proche d'un aéroport. Le chauffeur était un russe blanc qui avait dû fuir la Russie. Il m'a dit qu'il trouvait que mon départ ressem- blait à une fuite. Je lui ai expliqué ce qui m'arrivait. Courrier confisqué! En rentrant en Suisse, j'ai constaté que mes enfants avaient uniquement reçu les lettres que j'avais postées en dehors du bâtiment de l'église de scientologie. Les lettres que j'avais postées dans le bâtiment n'ont jamais été envoyées. Le but de faire les cours à Los Angeles était que je devienne missionnaire en revenant à l'église de Lausanne me permettant de donner des cours et d'avoir des fonctions plus importantes dans l'église de Lausanne et surtout d'être payée par l'église de Los Angeles et pas de Lausanne. A Los Angeles, il y avait plein de gens avec le même statut que moi. Il y a les gens qui suppor- tent car ils savent où ils vont ou alors il y a les gens comme moi qui se rendent compte qu'ils ne veulent pas ça et se sauvent. Je me rappelle d'une jeune personne âgée de 16 ans peut-être qui devait faire la Sea Org (organi- sation maritime) et qui ne le souhaitait pas, qui était obligée du fait que ses parents faisaient partie de la scientologie. En rentrant en Suisse, après deux mois à Los Angeles, je suis allée chez mon fils, J'y suis restée deux semai- nes. Il fallait que je récupère mon logement du que je l'avais prêté à des scientologues qui n'avaient pas payé les loyers. Quand je suis revenue en Suisse, l'église est revenue me chercher, elle voulait que j'aille à Copenhague. Au début,je faisais encore confiance à l'église de Lausanne, je n'avais pas compris qu'ils se jouaient de moi, je suis donc allée à Copenhague pour une restimulation, soit enlever toutes les pensées négatives. On m'a dit que je devais aller voir le chef de la sécurité, à ce moment-là je n'avais rien à payer. Passeport confisqué par la Scientologie Le premier jour, en arrivant, la fille de la réception m'a dit que je devais laisser mon sac vers elle, elle m'a dit que je devais attendre du fait que le chef n'était pas là. Elle m'a dit que je pouvais en attendant aller donner un coup de main à la cafétéria. Quand je suis retournée vers la réceptionniste, j'ai demandé si le chef était là, elle m'a dit qu'il venait de partir. J'ai dit que je voulais mon sac, elle ne voulait pas me le donner. D'autres personnes sont arrivées et j'ai crié, j'ai pu reprendre mon sac et je suis rentrée. En fait, j'ai fait un aller-retour. Harcèlement Ensuite, au retour à mon domicile. J'étais sans cesse appelée, toutes les heures le téléphone sonnait. Chez moi, le téléphone sonnait de jour comme de nuit, c'était du harcèlement téléphonique. Finalement, je suis partie une année en France chez des amis pour pouvoir me séparer de l'église. Ils sont même allés parler chez mes voisins en leur demandant si j'avais un bon contact avec eux, si je n'étais pas un peu bizarre. Je sais que c'est la scientologie qui est allée chez mes voisins car j'ai demandé comment ils étaient habillés. Les scientologues sont toujours habillés en bleu foncé ou en noir, une chemise bleu clair et portant un sigle accroché à la cravate représentant sur fond d'un cercle argenté ou doré la mappemonde avec une maxime écrite dans la partie dorée. Mes voisins savaient que j'avais loué ma maison à des sciento- logues et savaient les reconnaître. Le propriétaire de la maison que je louais me connaissait et me faisait confiance, je n'ai pas perdu le bail, il m'a toutefois dit qu'il ne voulait plus voir de scientologues. Ma propre maison, je l'avais mise au nom de mes enfants lors du décès de mon mari. Je ne voulais plus avoir le souci de la maison et aussi éviter des pressions de la part des scientologues. J'avais promis à mon mari que la maison resterait aux enfants. Je suis partie en France pour qu'on ne me retrouve pas. J'étais dans la région de Digne/Provence. Je revenais environ tous les deux mois en Suisse. Peut-être que les scientologues ont essayé de revenir chez moi mais je n'en sais rien. Quand je rentrais, j'avisais uniquement mes enfants mais personne d'autre. Les scientologues qui me contactaient étaient toujours des membres en qui j'avais confiance, par exemple les deux personnes à qui j'avais loué mon logement. J'ai été déçue de constater que l'église de Lausanne avait joué avec moi. Je me suis rendu compte que pour que l'église de Lausanne monte en grade, elle était obligée de prêter du person- nel à la Sea Org (organi- sation maritime). Je ne m'étais pas rendu compte que j'ai été désignée pour aller à la Sea-Org et qu'on mettait quelqu'un d'autre à ma place à Lausanne. Quand l'ai dit que je ne voulais pas aller à la Sea Org, j'ai été l'objet d'harcèlement. J'ai tout essayé pour ne pas aller à Los Angeles. Lorsque je suis allée à Berne pour obtenir le visa, j'y ai rencontré une personne que je connais- sais, je ne pouvais pas lui dire que je ne voulais pas le visa car je n'étais pas seule en allant à Berne, j'étais accom- pagnée d'une personne de la scientologie. Quand je parle de harcèlement, c'est en fait qu'on ne me lâchait pas, on essayait de me montrer tous les points positifs pour y aller.En partant en France, j'ai réussi à me défaire de l'église de scientologie. 120'000 francs pour la Scientologie ! D'après mes calculs, ce que j'ai dépensé pour l'église de scientologie représente environ 120'000 francs, dont un emprunt de 40'000 francs. C'est par le biais de l'église de scientologie que j'ai pu faire l'emprunt, dans un village de Suisse allemande par l'intermédiaire d'une fiduciaire. Je ne voulais pas contracter un prêt mais ils m'ont forcé la main. Une personne de la scientologie m'accompagnait, je n'ai pas touché le chèque, quand j'ai eu signé, c'est la personne de la scientologie qui a tout de suite pris le chèque. Je dois dire que j'avais peur à l'époque, j'avais entendu dire que des personnes avaient eu des problèmes, que cela ne s'était pas bien passé, mais on m'avait pas de faits précis, c'était une pression qui circulait dans l'église même. Quand on fait un cours, on ne le termine jamais à satisfaction, il faut toujours faire un autre cours pour apprendre tout ce qu'on voudrait apprendre. J'ai écrit un livre, tout ce que j'ai écrit est ce que j'ai vécu. J'ai raconté mon histoire sous forme de conte. Je ne suis plus membre de la scientologie Il est coutumier que l'église de scientologie dénigre les gens, cela fait partie de ce qu'ils appellent la propa- gande noire. Ils disaient que quelqu'un qui a quitté la scientologie est quelqu'un de négatif, qui est contre la scientologie. Moi-même, je suis une personne suppressive du fait que j'ai écrit mon livre. Cela veut à que je suis une personne à qui les scientologues peuvent faire du mal. J'ai su ce que cela voulait dire au moment où j'ai été membre du personnel. Quand mon livre est sorti, j'ai reçu des téléphones, toutefois les scientologues ne savaient pas que j'écrivais un livre. C'est ceux qui habitaient avec moi qui m'ont contactée. Je ne sais pas pour qui ils m'appelaient. Je leur ai dit que j'ai écrit un livre pour faire une thérapie. Ils m'ontdemandé si je voulais leur en envoyer un. Je leur ai répondu que s'ils voulaient l'acheter, ils pouvaien aller en librairie. Parfois, je reçois des téléphones où j'ai des doutes. Je reste en alerte par rapport à la scientologie. Parfois, je reçois des téléphones qui sont des erreurs. A titre personnel, je suis ressorti grandie de cette expérience, j'ai l'impression d'avoir appris à méfier de certaines choses, auparavant j'étais très naïve, je ne pensais pas que la scientologie cela pouvait être ça. Ce qui m'a fait le plus mal, c'est de voir les jeunes qui n'ont rien, on leur enlève leur famille, leurs amis, leurs envie. Pour faire partie du personnel, il faut quitter sa famille, ou alors que la famille suive. En scientologie, il ne faut pas parler de soi-même à quelqu'un hors de la scientologie. De ce fait, les gens ne savent plus rien les uns des autres. Normalement, en travaillant dans la scientologie on n'est pas censé parler. Un travail sans salaire ! J'étais payée pour mon travail. Toutefois, on était payé par semaine et on était payé sur le bénéfice fait par l'organisation durant la semaine. Pour les personnes qui font de l'administratif, on est moins payé car on n'a pas fait entrer de l'argent. On doit faire des statistiques et on est payé en fonction de ces statistiques. La moyenne de mon salaire par semaine était entre 27 et 50 francs. Le plus que j'ai été une fois payée, c'était 220 francs environ. Après l'émission à Radio Framboise, j'ai eu de nouveau quelques téléphones, notamment de Claude M., qui avait habité chez moi lorsque j'étais à Los Angeles. Il m'avait redemandé le livre que j'ai écrit et j'ai répondu qu'il pouvait l'acheter en librairie. Officiellement la scientologie n'est pas censée faire de la médecine. Toutefois, ils font de l'acupuncture au doigt, ils appellent cela "touch". Dans les auditions, à mon avis, il font de la psychologique hypnotique. Ils vous font fixer le mur, il y a un compte à rebours, ensuite ils vous posent des questions qui vous poussent à répondre. J'ai moi-même suivi cette méthode. En faisant ces auditions,ils apprennent beaucoup de choses sur les personnes. Je n'ai pas pu récupérer mon dossier en partant. Son but est de s'enrichir La scientologie dit que son but est d'aider les gens mais à mon avis son but est de s'enrichir. Vu de l'intérieur, il y a beaucoup de personnes dont on ne sait pas ce qu'elles font ou ont fait et je pense que c'est mal orga- nisé. J'aimerais qu'on puisse mieux protéger les jeunes de la scientologie. Toutefois, pour les adultes, il est difficile de leur dire de ne pas y aller. Ce que je peux dire, c'est ce que j'ai vécu. En conclusion, je dois dire que j'ai l'impression que le jour où j'ai mis le doigt dans l'engrenage, j'ai perdu le contrôle et j'ai fait une bêtise. Au début, mon mari me disait que j'allais mieux mais peu après mes enfants m'ont dit que je n'allais pas bien du tout, j'ai sûrement dû changer de langage avec eux. J'ai essayé de demander à mes enfants de m'expliquer maintenant comment j'étais mais aujourd'hui, mes enfants ne veulent plus parler de ça.
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"Échec et Mat pour la Scientologie"
Un entrepreneur de Marcon est acquitté de l'accusation d'avoir sequestré une adepte de la scientologie. La jeune fille avait dénoncé l'homme et même ses proches qui l'avaient enlevée de force, une expertise médicale a démontré son état d'assujettissement. Acquitté parce que l'action n'existe pas. A ce motif, les juges du Tribunal de Brescia ont acquitté d'une manière pleine et entière l'entrepreneur de Marcon, Dino Michieletto de l'accusation de collaboration à la sequestration de personne et surveillance privée continue. Pour la première fois un document judiciaire atteste le péril des actions scientologues. Les faits se référent à l'enlèvement supposé de Alessandra Pesce qui a eu lieu en 1988 à Bresciana. À l'époque Alessandra Pesce avait 23 ans, selon l'accusation elle a été enlevée contre sa volonté par ses parents et soumise à un lavage de cerveau. Alessandra Pesce, en fait était adhérente à la secte de Scientologie et ses parents. Giovanni Pesce et Angela Vezzine préoccupés par le changement de leur fille, se sont adressés à Ennio Malatesta. Président de l'Association de Recherches et d'Informations sur les Sectes pour tenter de la soustraire aux pratiques "Dianétique". Pour une rétribution de 8.000 dollars, les époux Pesce réussirent à faire venir en Italie un déprogrammateur américain, très connu, Ted Patrick qui, pendant 5 jours appliqua sur Alessandra, sa technique de réhabilitation, dans une ferme de Castellina région de Chianti. Ce fut son patron qui dénonça la disparition de la jeune fille, lui même Claudio Lugli, scientologue. Des carabiniers de Brescia, après la dénonciation se rendirent à la maison Pesce. A leur arrivée, Alessandra réagit brutalement, accusant ses parents de l'avoir sequestrée. Sur le banc des accusés se sont retrouvés tous les membres de la famille Pesce avec quelques personnes qui avaient suivi cette affaire; Ennio Malatesta, Ted Patrick, Sergio Mandelli, Georgio Antonucci, de Trévise et précisément Dino Michieletto, le vénitien qui affirme avoir toute la famille dans Scientologie, sa femme Gabrielle Bramucci, ses fils Luana, Nadia et Amedeo, ses petits enfants Lucia et Irène, son gendre Lucio Prazza, sa belle fille Roberts Maccari. Tous "enlevés'" par les méthodes "Dianétique". En même temps qu'un demi-milliard de lires. Tous ces accusés combattants sont convaincus de leur propre cause, préoccupés pour la santé mentale de leurs propres parents adhérents à la Scientologie et, avec raison, selon la magistrature de Brescia. La sentence du Tribunal de Brescia a été motivée par un expertise médico-psychologique qui parle net; les technologies, les pratiques adoptées par les adeptes de Ron Hubbard "peuvent déterminer un dommage pour l'intégrité physique et psychique des sujets qui y sont soumis". Par conséquent, la famille a agi en cas de nécessité, poussée par le désir de sauver leur fille. Maintenant, cette sentence a ouvert une guerre entre l'Église de Scientologie et la Magistrature de Brescia, alimentant ainsi les espérances des personnes qui, par la faute de ces méthodes, ont perdu toute leur famille. Maintenant l'expertise sera envoyée au Ministre de Grâce et Justice, et aussi à celui de l'Intérieur et peut-être à celui de la santé à titre de compétence. Et finalement on parlera enfin de la Scientologie au Parlement pour répondre aux différentes interpellations à ce sujet. Mitia Chiaren. Résumé du rapport d'enquête (Tribunal de Brescia - avril 1991) |
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ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE Organisation de scientologie de Lausanne / Témoignage d'un employé
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