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Témoignage de Margot HEINE, employée de la scientologie en Allemagne: «Le coeur me soulève quand je repense au mal que j'ai pu causer à d'autres personnes» (Journal für die Frau Nº 17 - 1989) |
COMMENT UNE FEMME PUT SE LIBÉRER DE L'INFLUENCE DE LA SECTE DE SCIENTOLOGIE "Ils enchaînèrent mon âme"
Pour son appartenance à l'église de scientologie, Margot HEINE paya le prix for: mariage brisé, santé ébranlée, une montagne de dettes, une complète apathie, un isolement croissant. Elle raconta son calvaire à Erika COOK, rédactrice au Journal. "Leurs accents étaient si séducteurs" se rappelle Margot HELNE, secrétaire de 35 ans. Ils parlaient de remise en état de la vie, de totale liberté de l'esprit. J'ai tout avalé avec avidité. Margot HEINE fut membre de l'église de scientologie pendant 2 ans. Ces 2 ans, dit-elle, m'ont complétement ruinée physiquement, spirituellement, financièrement. C'est un miracle que je m'en sois sortie. Son histoire qu'elle raconte d'une voix blanche et avec un sourire amer est un document bouleversant de violence psychique et de dépendance insidieuse. "C'est par un ami que j'ai connu la scientologie. Il me donna un livre intitulé "La Dianétique, science moderne de la santé mentale". J'en retirai en effet quelques éléments intéressants qui stimulèrent mon imagination: tout homme pourrait, avec l'aide de la science moderne de la santé mentale devenir un surhomme semblable à un dieu et être immunisé contre les radiations atomiques grâce à un programme précis de purification. Il serait ainsi possible de survivre à une 3ème guerre mondiale. Si Seulement j'avais jeté cette "bible" à la poubelle Et pendant ce temps-là, mon ami ne relâchait pas sa pression. il me disait que l'organisation qui distribuait ce livre, organisait à proximité un cours de communication sensationnel. Au bout de 3 semaines, j'étais "mûre" Je m'y rendais, avec mon mari pour voir de quoi il retournait. Ce cours m'emballa. Je suis quelqu'un d'introverti et j'ai toujours eu des difficultés à m'imposer. Nous fûmes très bien reçus. Une jeune femme se présenta (Andréa), nous tutoya tout de suite, nous demanda tout d'abord comment nous avions eu connaissance de la scientologie. Je luiparlai donc de mon ami. Elle sourit. Aujourd'hui, je sais qu'il m'avait recrutée ensachant fort bien ce qu'il faisait. Pour son "entremise", je serais capable aujourd'hui encore de le frapper en plein visage. Dans le courant de la conversation menée à bâtons rompus, nous avons appris une foule de choses sur les tâches et les buts de cette église qui, nous dit-on, n'avait rien à voir avec la bigoterie, mais dont le but était un solide savoir. Andréa nous expliqua précisément en quels domaines nous pouvions attendre une aide pour notre vie. Ce cours de communication, par exemple, était idéal si on avait des problèmes dans notre milieu de travail ou dans la vie privée, ou bien si nous avions des difficultés avec la banque, les autorités, nos propriétaires... Dès le début, un mot anglais dévié de son sens revenait sans cesse, un mot qui plus tard devait me poursuivre dans mon sommeil, le mot "handle" (manier). Tout devait être "manié" . Je fus particulièrement intéressée par la proposition de séances de conseil psychologique, "l'auditing", pendant lesquelles on pouvait recevoir un soutien psychologique constructif, idéal pour mon marque d'assurance, trouvai-je. A cette phase de nos contacts, la question d'argent fut à peine effleurée. Les cours, nous dit-on, étaient très avantageux, autour de 200 marks pour 2 à 3 semaines d'enseignement. Nous pouvions prendre notre temps et réfléchir calmement. Mon ami pourtant revint tout de suite à la charge: "alors, comment trouves-tu cela ? Ce n'est pas mal, non ? Walther, mon mari, par contre était sceptique. Cependant je m'inscrivis et payai tout de suite 250 marks pour le cours de débutants. Ce training en communication était effectivement très intéressant. Nous étions là une vingtaine d'hommes et de femmes entre 16 et 50 ans, écoliers, employés, hommes d'affaires et nous apprenions à poser des questions sans être importun, à attirer l'attention sur soi, à convaincre. Nous apprenions aussi à conduire les gens physiquement en les touchant du bout des doigts par des gestes passant inaperçus, à les diriger ainsi par exemple de la porte à la fenêtre. Cela s'apelait "transfert de volonté". A la fin du cours, nous devions écrire ce que l'ensemble nous avait apporté. Ceux, peu nombreux, qui n'avaient pas apprécié le training comme une expérience enrichissante, n'avaient manifestement rien compris. Tous les autres recevaient un certificat de cours suivi avec succès. Puis venait l'entretien et les félicitations! Birgit, une collègue sympathique et intelligente me félicita: "tu as magnifiquement bien travaillé. Il ne s'agit pas d'arrêter en si bon chemin. Tu fais partie du petit nombre qui peut exercer un "pouvoir". Elle m'ouvrit de nouvelles possibilités, m'offrit d'autres cours d'organisation, me recommanda une foule de bouquins, tout cela en me parlant d'une façon charmante de ses proprrs études, en riant de ses petits échecs, en plaisantant avec moi de petites histoires sur sa vie privée. Rapidement, j'acceptai un programme, un cours de dianétique traitant de la science de l'esprit humain et comment on doit l'utiliser. L'offre fut enrobée d'une proposition : discussion de deux heures gratuites : l'auditing. Pour le cours, j'ai payé immédiatement 400 marks. Walther était épouvanté. Il avait alors des problèmes financiers dans son entreprise et trouvait la dépense superflue. Mais je ne me laissai pas détourner. Lors de l'auditing, j'ai beaucoup parlé au psychologue (plus exactement à "l'auditor") de ma vie conjugale, de moi-même, de mes difficultés, de mes faiblesses. Autant de choses que j'aurais mieux fait de garder pour moi ! Pendant l'auditing, il fallait que je tienne deux boîtes en fer blanc reliées à un instrument de mesure électronique, il s'agit du (l'audimètre). A chaque compression, chaque réponse, la résistance électrique de mon corps était mesurée. Tout ceci pour s'assurer, me dit-on en souriant que la "tête et, le ventre" pensent bien la même chose. Un deuxième "collègue" qu'au début je n'avais pas remarqué, notait tout ce que je disais. L'auditing me plut. Je me sentais après cela plus libre en quelque sorte. Par contre, j'eus des difficultés avec le cours. Je n'ai pas compris en partie les préceptes de sagesse avec leur déguisement scientifique. Point après point, chapitre après chapitre, le moniteur me faisait bûcher. Il y avait des examens partiels que j'ai ratés. Au lieu de m'apporter de l'aide dans ce travail, le directeur me donna davantage de matériel a étudier "apprends à t'aider toi-même". J'ai fini par jeter les bouquins, je voulais arrêter là le cours mais je me suis retrouvée dans la chaleur du bureau de Birgit. "Ce sont là des difficultés de débutant, dit-elle avec sympathie, ce qu'il te faut, c'est un auditirg". Il n'en fallut plusieurs et je les payais à l'avance (50 marks la séance). Les auditeurs me "regonflèrent" , redressèrent mon complexe d'infériorité. "Tu es pourtant douée, il faut que tu en finisses avec ton inconséquence et ton manque de courage" répétaient-ils sans cesse. "Apprends à tenir le coup". C'est ainsi que j'ai continué le programme de dianétique. Je bossais, j'étais félicitée. Je dépensais dans les 400 marks par trimestre. Et en plus j'achetais du matériel qu'on me recommandait avec insistance: livres et brochures entre 15 et 300 marks. Mon "chemin vers le bonheur" devenait de plus en plus coûteux mais cela m'était égal car, dans mon entourage, on m'assurait que j'étais plus gaie, plus équilibrée, plus décontractée. Mais de la part de Walther, j'avais quelques critiques: "tu ne t'intéresses plus qu'à ton association, tu ne vois absolument pas que nous avons des difficultés... "Bien sûr, j'avais remarqué qu'il avait des problèmes financiers qu'il ne "maniait" pas assez habilement son affaire. Nous avions déjà eu des disputes à ce sujet. Une forte menace pesait sur notre ménage. Je voulais l'aider d'ailleurs et même je pensais interrompre mon programme de dianétique et entreprendre à la place le cours intitulé "Comment s'y prendre avec l'argen". Mais Birgit me dissuada et me dit que je devais respecter la succession des cours. J'étais amère: c'était quand même bien à moi de décider... Lors de l'auditing suivant, toutes mes objections furent anéanties: "Ce sont de tout autres raisons qui t'irritent" m'assurèrent les auditeurs. "Tu n'as plus depuis longtemps de vraies relations avec ton mari. En fait, ce n'est pas du tout un cours sur l'argent que tu veux suivre". Et pendant la séance suivante, le "massage de l'âme" se poursuivit "Margot, ton mari appartient à cette sorte d'hommes qui ne peut pas s'empêcher d'en opprimer d'autres". "Impossible de vivre avec de tels gens...". Et j'ai quitté mon mari. Aujourd'hui j'en suis désespérée. Je ne sais pas comment cela a pu se passer. Cet éloignement, cette soudaine indifférence pour lui.. Et pourtant, je l'aimais. Je me sens terriblement coupable ! A l'époque, je ne souhaitais qu'une chose: sortir de mon environnement d'avant. Je cherchais donc un nouveau job et un nouvel appartement. C'est alors que se présenta fort à propos une offre d'emploi de la part des scientologues: "Va donc en Allemagne du Nord, tu peux y être directrice du département en communication. Nous allons tout régler à partir d'ici..." Et curieusement, je fus bombardée tout de suite après, de la part d'adeptes du sud de l'Allemagne, de coups de fil du genre: "Allo Margot, ici Vera (ou Edelgard...) "tu as de sérieux problèmes...". D'où pouvaient-ils le savoir, je n'en avais aucune idée. Ce n'est que plus tard que j'appris que des renseignements personnels concernant les adeptes circulaient ouvertement à l'intérieur de la secte. Je suivis de nouveaux cours pour le salut de mon âme. Moyennant 100.000 marks, je pourrais devenir "Thetan opérateur", expression créée par la scientologie et qui signifie une sorte de surhomme égal à un dieu. Et les scientologues de l'Allemagne du sud continuaient à me harceler au téléphone: "Alors ton appartement ? As-tu donné ton congé ? As-tu encore ton travail ? Peux-tu encore aller à ta banque ? As-tu des crédits en cours ? non ? Lâche un peu l'argent. Tout le reste nous le prenons en charge". Puis, à un certain moment, je déclairai sèchement "çà suffit, l'église en Allemagne du nord m'a fait une proposition sérieuse". Et j'ai eu la paix. Je partis donc et me présentai. Le contrat de travail était en règle. Après retrait des taxes sociales, il me restait dans les 1900 marks net. Mais je n'ai pas eu de double de ce contrat. Dans l'excitation, je dois dire que je ne l'ai pas demandé. Le temps de travail fut discuté oralement - de 9 h à 18 h avec une heure de repos. Parfois, y serait inclus un travail de weekend mais sans astreinte. J'avais encore quelques réserves financières malgré les dettes de mon mari qu'il me fallait, en partie, assumer. Je pus donc financer mon déménagement et l'appartement d'ailleurs rapidement trouvé. Je commençai un lundi. Mon lieu de travail était une pièce minuscule avec bureau, téléphone et armoire pour les dossiers. Mes collègues étaient à 90% des femmes aimables, toujours de bonne humeur et des hommes de mon âge et plus jeunes. C'est alors que je reçus le premier choc: je n'étais absolument pas engagée comme directrice du département communication mais affectée à l'équipe "service et administration", c'est-à-dire secrétaire et bonne à tout faire. Je gérais aussi les dossiers contenant les informations personnelles des participants aux cours et les procès verbaux confidentiels des auditeurs. Je me suis plainte: on m'avait fait de fausses promesses. La directrice du personnel fut très polie, très gentille il fallait tout d'abord que je fasse mes preuves, que j'étudie davantage, que je suive d'autres cours. Et on me proposa un colis particulièrement avantageux pour mon entraînement et qui contenait un audimètre personnel. Pour 14.000 marks, j'avais tout: formation, programme de purification, heures d'auditing. Je pris livraison du paquet car finalement, ce que je désirais c'était un meilleur travail et un meilleur salaire. Je me rendais donc le matin au sauna pour la "purification" mes surdoses de vitamines, j'apprenais mon pensum. Je m'acquittais de mon travail de bureau, j'allais dans la rue pour recruter des clients selon le mot d'ordre de Hubbard, le fondateur de la secte: "ramasse de l'argent, toujours plus d'argent". Je faisais aussi avec les nouveaux des tests de personnalité, petits jeux de questions-réponses qui permettent de déceler ses faiblesses. Les tests étaient ensuite évalués par des membres formés à cet effet. Et les discussions pour la vente de cours et du reste étaient menées par des membres haut placés dans la hiérarchie, les "clairs", ceux qui totalisaient beaucoup de points mais je ne m'étonnais plus de rien, je ne m'étonnais pas du montant énorme des cours: 20.000, 50.000, 100.000 marks et plus, pas plus du fait que des gens payaient de telles sommes à l'avance, automatiquement; comme une zombie, j'entrais dans le jeu. Le coeur me soulève quand je repense au mal que j'ai pu causer à d'autres personnes. Je sais seulement que lentement, je maigrissais, que je bossais de plus en plus souvent jusqu'à minuit et plus. Un jour, je constatai sur mes relevés de compte que mon salaire n'avait pas été versé. J'ai réclamé. On m'a payé mais seulement 150 marks par semaine. J'ai protesté et à nouveau, on me rappela le nombre de points, la compétence, la hiérarchie. "Nous répartissons le bénéfice en toute équité". "Tu n'as qu'à travailler davantage". Pour que j'obtienne une promotion, on m'envoya à un séminaire au Danemark. Et toujours la même procédure: du matériel à étudier, des examens à passer, et toujours les mêmes questions "est-ce que cela te plaît ?" As-tu compris cela ?" "Considères-tu cela comme vrai et juste ?" Je me disais: "ne montre pas de faiblesses. Il faut que tu y arrives sinon tu vas stagner". J'ai dormi tout au plus 4 heures par nuit dans une salle de classe avec des lits superposés et où régnait une odeur abominable. Je devais moi-même subvenir à ma nourriture. Je revins et on me demanda aussitôt si j'étais mamenant sur le droit chemin. Je commençais à jouer l'hypocrite "c'était formidable, cela m'a beaucoup apporté". Et on m'a laissé espérer beaucoup de choses: j'allais pouvoir prochainement prendre en charge les cours de communication. Subitement, je fus complément isolée par le groupe. Je n'avais plus un cercle de connaissances normal, même pas de contact avec mes parents. J'étais sous surveillance, n'avais même pas le droit d'avoir une conversation téléphonique privée. La motivation en était: "cela te détourne de l'essentiel". Aucune liberté. A nouveau, on ne me versait pas mon salaire, je recevais des mises en demeure de la banque, le propriétaire de mon appartement menaçait de me mettre dehors. J'étais comme comme en transe. Je mangeais à peine, je n'avais d'ailleurs pas assez d'argent pour faire devrais repas. A un certain moment, j'ai éclaté "vous me rendez folle, je n'en peuxplus !" La réaction suivit: on m'envoya immédiatement au groupe dit "d'éthique", un secteur conçu pour la confession et l'expiation où on ressasse aux membres qu'ils ne devraient avoir aucun problème, où on fait en sorte que tous se présentent avec un visage souriant et une humeur joyeuse. Si on se sentait malheureux, il fallait quetout cela soit immédiatement "manié". Les membres du groupe d'éthique me proposèrent de prendre simplement 2 semaines de congé non payé pour pouvoir me procurer de l'argent. Ce n'était pas une solution pour moi. Où aurais-je pu trouver de l'argent ? Comme punition, je fus condamnée au travail physique. Pour les scientologues, c'est le plus humiliant et le dernier des travaux. J'ai dû rénover des pièces à longueur de journées. Et pour cela, je n'étais pas rémunérée, moins que jamais. Le peu de nourriture que je pouvais encore me procurer venait de mes "frères" et "soeurs" qui allaient le voler dans le frigo. Et pourtant j'allais mieux. Le travail physique n'était pas pour moi aussi terrible que les tentatives incessantes que je faisais pour manipuler mes pensées. Là au moins, je n'étais pas soumise durant quelques semaines à cette pression psychologique. Quand je revins à mon bureau, je n'avais plus que la peau et les os. Et cela recommença: "il faut que tu fasses ceci, cela..." La mesure était pleine. Je savais que si je n'y mettais pas un terme maintenant, c'en était fini de moi. J'ai fait mes bagages et je rentrai à la maison où je me suis terrée. Dieu merci, une amie me fit signe. Elle vint me voir, me parla. Tout d'abord, je n'ai pas eu envie de la voir. Elle réussit cependant à me secouer. Elle fut mon ange sauveur. Elle me procura l'adresse de l'APG (Aktion für Psychokult Gefahren), association de lettre contre le danger des sectes, à Dusseldorf. Je m'y rendis, toute affaire cessante. Là, une personne très gentille et énergique s'occupa de moi, me fit écrire une déclaration de sortie de la secte, demanda à mon amie d'aller y reprendre les papiers concernant le contrat de travail, me conseilla de prendre contact avec ma banque en raison de mes dettes et avec le propriétaire de mon appartement. Je rencontrai de la compréhension de leur part. On me promit de prendre patience. Un avocat intervint pour moi, il réussit même à récupérer 5000 marks que j'avais versés pour un audimètre dont je n'avais jamais pris possession. J'ai également trouvé du travail grâce à l'office du travail. En fait, tout désormais semblait réglé, j'aurais donc dû être heureuse et gaie mais, comme après un choc, mon corps ne commençait que maintenant à réagir. J'étais dépressive, je me mettaisà pleurer sans raison au travail. J'avais des peurs panique, je devenais paranoïaque, je parcourais la ville sans but, dans l'incapacité de faire des courses, parce que laplupart du temps, je ne savais plus dans un magasin ce que j'étais venue y chercher. Et pendant les weekends, je ne sortais pas de mon lit. Je ruminais tout cela, je sanglotais, j'avais même des idées de suicide. Je croyais à des forces surnaturelles qui s'emparaient de moi, je me sentais épiée. Finalement, j'ai appelé un psychiatre. Je voulais briser le mur qui s'était levé devant moi. Je souhaitais pouvoir à nouveau considérer des gens comme des amis, ne plus craindre d'être sous influence. Je voulais sortir de mon isolement. Le traitement dura plus de 2 ans. Ce n'est que petit à petit que je me suis retrouvée moi-même. J'ai pu à nouveau me confronter à la réalité. Entre temps, j'ai pu acquérir la distance nécessaire devant ces événements: quand, il y a quelques semaines, une adepte de la secte, mon ancienne directrice du personnel, sonna à ma porte, je fus capable de la faire entrer aimablement. Elle se mit tout de suite à déployer tout son art de convaincre, m'assurant que mon départ ne pouvait être qu'un incroyable malentendu. Elle me proposa de revenir sans plus attendre, car on avait promulgué une sorte de loi d'amnistie pour les renégats. Par conséquent, quelqu'un comme moi pouvait retravailler dans l'organisation sans encourir la moindre peine; on m'avait pardonné, car enfin, il s'agissait d'une église. Je l'ai mise dehors poliment, mais fermement. |
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Exposing Scientology through streaming video Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent. |
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