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Témoignages de victimes de la scientologie Lausanne: Un médecin scientologue impliqué dans une manipulation pour empêcher une adepte de s'enfuir ! (24Hoo - 24 mai 1988) Audio: La vie de Mylène en scientologie (France-Culture, "les pieds sur Terre" - 20 octobre 2008) |
En janvier 1986, Irène croise un ancien copain d'école, Bertrand, qui se montre, chaleureux à son endroit. Quelques jours plus tard, elle l'invite à en vingtième anniversaire. Au cours de la soirée, il décrit avec enthousiasme la dianétique, une science «permettant, le plein épanouissement de la personnalité». Peu après, Bertrand, déclare à Irène qu'il l'aime-depuis l'époque de la scolarité et la convainc de venir vivre avec lui. Cela fait, il lui propose un mariage qui ne saurait-être vraiment heureux qu'en appliquant la dianétique, la technique enseignée par les missions de scientologie». L'art «impur» En février, sans donner signe de vie à sa famille, Irène quitte les Beaux-Arts et s'inscrit à un cours de cour communication. On lui apprend à s'affirmer, et, surtout, à renier l'art qu'elle a étudié jusque-là. On lui remet un texte imprimé attaquant l'artiste «non dianétisé», jugé «impur». En quelques jours, Irène, qui n'est pourtant pas connue pour être facilement minipulable, rédige des compositions disant tout le mal qu'elle a ressenti aux Beaux-Arts. Elle qui, un mois plus tôt, s'y plaisait beaucoup. Son amie Francine, enrôlée en même temps quelle et dans les mêmes conditions par un charmant dianéticien (grand ami de Bertrand), qui lui a promis mariage, quitte son-métier de relieuse. Aux cours, Irène est entourée de chaleur, abreuvée de compliments sur son étonnante progression. Elle est prise alors d'une véritable euphorie. Surtout que Bertrand parle d'aller célébrer leurs noces à Flag, en Floride, au centre mondial de la scientologie. A toutes les questions, la dianétique prétend avoir des réponses. C'est là le trait de génie de son inventeur, l'américain Ron Hubbard (mort en, 1986), vénéré presque comme un dieu par ses disciples. Créant de nombreux, termes empruntés à l'informatique, ou voisins d'elle, il a décrit à sa façon, l'âme et le cerveau humain, en soupoudrant ses théories de psychologie, de médecine douce et de philosophie. L'adepte qui suit la méthode devient un «clair». Puis, s'il est jugé apte, il peut grimper au grade d'OT1, 2, 3, 4, etc., voire finir parmi les dix grands disciples, dont le travail, est tenu rigoureusement secret. Irène apprend qu'une fois «claire» elle pourra parler toutes les langues et ne devra plus porter de lunettes... «Je n'arrive toujours pas pas à comprendre comment j'ai pu croire à de pareilles sornettes, raconte-t-elle. Seule explication: le formidable travail de conditionnement que l'on me faisait subir.» Poing levé L'engrenage suit trés vite son cours. Dans une atmosphère de surexcitation, Irène apprend qu'elle pourra assister à un rassemblement de scientologues, à l'Hôtel de la Paix-à Lausanne. De grands pontes d'outre-Atlantique sont annoncés pour cette manifestation. «A l'entrée, il fallait montrer patte blanche. Des hommes habillés en uniforme de marine nous ont remis diverses feuilles à signer, sur lesquelles nous devions décrire nos buts, nos motivations et la rapidité laquelle nous souhaitions sivre les cours. Une fois dans la salle, on nous a placés, en musique, face à un gigantesque portrait de Ron Hubbard. Les orateurs ont alors commencé à nous échauffer à l'aide de slogans hurlés en cœur, le poing levé.» «Quelle est la seule façon pour l'homme de s'en sortir ? C'est la dianétique.» «Comment faut-il considérer celui qui quitte la scientologie ? Comme un suppressif, comme un suppressif.» «Que faut-il faire lorsqu'un article diffame la scientologie ?» L'orateur désignait quelqu'un dans la foule, qui devait aussitôt répondre. S'il se montrait mou, la question était immédiatement relancée. Et si au contraire il disait qu'il faut combattre à tout prix celui qui écrit cela, on applaudissait très fort implorant le nom de Ron Hubbard.» La farce des lunettes La cérémonie terminée, Irène apprend qu'elle va avoir une chance inouïe. Elle pourra devenir «claire» beaucoup plus vite que prévu, et n'aura pour cela qu'à débourser 30.000 francs. Comble du bonheur, un dignitaire OT de Berne est d'accord de lui consacrer quelques instants pour lui accorder le prêt de cette somme. Ainsi motivée, Irène est conduite à Berne et dans le plus majestueux cérémonial accède au bureau de l'OT. Là, face à son prêteur, se produit pour elle le déclic de lucidité, un mois après son entrée dans le mouvement: le dignitaire, bien qu'archi-«clair», porter des lunettes et lui parle en suisse allemand, ne sachant pas un mot de français... «Aïe, la magouille», se dit Irène, alors qu'elle vient de signer. Elle sort du bureau demander conseil à Bertrand, dont le ton est instantanément devenu froid. Il lui explique que le mariage est hors de question pour l'instant et qu'elle devra travai!ler pour l'organisation. On a séquestré la carte d'identité d'Irène et on lui a intimé un délai de quarante-huit heures pour signer son contrat de travail à Berne. Pouvoir s'enfuir «J'ai alors compris que si je voulais me sortir de cet enfer, ma seule chance était de feindre l'enthousiasme. Je suis rentrée à Vevey. Le lendemain quand j'ai annoncé à la mission ma décision de partir, les scientologues sont allés chercher un médecin de la secte, pour m'observer et me déclarer malade. J'ai fait semblant de vouloir suivre ses conseils, et, sortant de là, j'ai couru à la gendarmerie déposer plainte. Puis j'ai bondi chez Francine pour la sortir, elle aussi, de ce mauvais . Les organisateurs s'apprêtaient à l'expédier à l'étranger.» Quelques jours plus tard, le juge informateur veveysan déclare à Irène qu'elle n'a pa à s'inquiéter, qu'il a fait les démarches nécessaires pour que son contrat soit annulé. Il décernera dès lors un non-lieu. Dans sa boîte aux lettres, Irène retrouve sa carte d'identité. Bertrand et son compère exercent leurs saintes dragues sur d'autres, alors qu'en ville, rumeurs et calomnies circulent brusquement sur Irène. Les scientologues n'ont pas dit leur dernier mot. Ph. N |
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La vie de Mylène (France-Culture, "les pieds sur Terre" - 20 octobre 2008) Entre
l'Afrique du Sud, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, Mylène a passé une vingtaine d'années au sein de l'Eglise de scientologie, occupant des postes à responsabilité (membre de la Sea-Org). Si elle a fini par en partir, ses enfants, aujourd'hui adultes, y sont encore et ont coupé tous liens avec elle. Mylène a attendu 10 ans avant d'oser témoigner de son calvaire en scientologie. Nos autorités doivent mettre fin à de tels abus |
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Exposing Scientology through streaming video Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent. |
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