Scientologie: religion, ou services secrets
?
Par Jonathan Caven-Atack -
1995
1.
Un ouvrage
définitif sur la scientologie
Je fus membre de la secte scientologie durant 9 ans. J'y ai entrepris nombre
de cours et j'ai quitté après avoir atteint le 24e des 27 "grades" de l'époque,
c'est à dire la section 5 du "cours pour Thétans Opérants ou OT 5".[dans le
jargon de la scientologie, thétan est mis pour individu au sens spirituel; le niveau OT5 étant à
deux doigts de la fin actuelle du 'pont' scientologique.]
Je suis parti
après avoir découvert les buts secrets qu'on lira dans le présent document.
Comme la plupart des scientologues, je n'avais pas idée de ces activités
immorales, odieuses et criminelles. Je croyais encore faire partie d'un groupe
d'importance vitale qui allait 'sauver le monde' et faire de cette planète un
'monde sans démence, sans criminels et sans guerres, ainsi que le prédisait le
fondateur L.Ron Hubbard (1).
J'ai quitté la scientologie en
1983 et commencé à interviewer d'anciens membres et à recueillir des documents
de justice et témoignages sur la scientologie. Sept ans après, mon livre "A
piece of Blue Sky" paraissait après une bagarre juridique à New York. Un ancien
assistant d'Hubbard, Robert Vaughn Young, qualifia mon livre "d'ouvrage
définitif sur la scientologie". J'ai vraiment discuté avec des centaines
d'anciens membres et lu des dizaines de milliers de pages de données et de
documents officiels allant des dossiers d'Hubbard en faculté aux dossiers de sa
période à l'US Navy ou aux révélations d'anciens défecteurs de haut rang ayant
témoigné sous serment. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que
l'affaire fasse l'objet d'un débat public immédiat.
Mes recherches effectuées pour comprendre et aider le grand nombre de
personnes ayant eu à souffrir de la scientologie m'ont mené à la faillite
personnelle et a l'humiliation. J'ai dû endurer une campagne de harrassement et
de vilification gigantesque. Comme je me refusais à me défaire de mes droits à
la liberté de parole, les scientologues ont préparé ma destruction. Je fus le
minuscule David en face de l'énorme Goliath: la scientologie dispose de
dizaines de milliers d'adeptes et de milliards de francs. Il me reste le désir
de la vérité et ma foi en l'humanité.
En Angleterre, la scientologie s'est cyniquement servi des services
officiels, les transformant sans qu'ils s'en rendent compte en collaborateurs
pour m'avoir. Je n'exagère pas en affirmant que c'est la liberté qu'on joue ici.
En Grande-Bretagne, les journaux craignent de dévoiler mon histoire. Dieu merci,
l'Allemagne a appris le danger formidable du totalitarisme et c'est elle qui
mène actuellement la danse mondiale pour exposer les méfaits de la secte. Les
tribunaux allemands viennent de retirer le statut non-lucratif utilisé par la
secte; ils lui ont ordonné de se déclarer comme affaire commerciale et de payer
normalement leur personnel. Les politiciens tout comme les médias parlent de
leurs critiques envers cette secte maléfique.
Les français ont également retiré l'exemption [il serait plus exact de
dire qu'ils ne l'ont jamais accordée, car la scientologie a réussi à éviter, en
France, de payer des impôts en se déclarant association loi de 1901].
Les danois ont retiré le statut "missionnaire". Un important procès est sur
le point de commencer en Espagne.
Au Canada, la secte a récemment été condamnée
à 3 millions de dollars de dommages, la plus forte somme jamais attribuée là-bas
lors d'un procès en diffamation.
2.
Les expériences que j'ai
subies
Passons à quelques expériences que j'ai
subies, avant d'aborder les règlements secrets servant de base aux attaques
hystériques de la scientologie contre la démocratie.
Fin 1992, des scientologues ont commencé à venir à ma porte sans y être
invités. Ils venaient toujours à deux, jamais les mêmes. Cela se produisait une
fois la semaine, mais pas les mêmes jours; les visites étaient programmées le
soir, parfois après 23 heures. Les premiers arrivés m'accusèrent de "persécuter"
leur religion. Quand je leur ai demandé de me préciser les choses, l'un d'eux
prétendit que j'avais dit à un journal que la scientologie pratiquait le lavage
de cerveau de ses membres. J'ai expliqué que le journaliste donnait son opinion,
car j'évite de parler de "lavage de cerveau", utilisant plutôt le terme
"psychologie coercitive". N'ayant pas réussi sur ce sujet, ils passèrent au
général: on m'accusa d'être un menteur. Comme ils furent incapables de donner
le moindre exemple de mensonge de ma part, l'un d'eux commença à hurler
hystériquement que "je disais des mensonges".
En scientologie, cette phrase serait qualifiée de "bouton" (2). Après analyse
détaillée, les membres du Bureau des Investigations qui avaient exercé mes
visiteurs scientologues avaient décidé que je serais particulièrement sensible à
ce type de "bouton". Les suivants m'accusèrent d'être un "raté", et d'être un
"déprogrammeur". Toutes ces visites impromptues commençaient par un semblant de
dialogue pour s'achever par des hurlements des scientologues me répétant leurs
phrases robotisées.
Ce comportement est toujours très perturbant. Bien que ces "boutons" puissent
ne pas aboutir à l'effondrement recherché, l'intolérance fanatisée et
l'incapacité à créer un dialogue lors de ces rencontres est exaspérante. Le
créateur de la scientologie démontrait ici un aspect des "écrits sacrés": "Ne
vous défendez jamais. Attaquez toujours."
Il importe de tout à fait bien saisir le fait que tous les mots prononcés ou
écrits par Hubbard sont considérés comme non modifiables (3)
et sacrés (4). Il faut de plus les appliquer à la lettre,
sans quoi on vous qualifie "d'écureuil" (5).[terme péjoratif
signifiant que vous n'appliquez pas à la lettre les directives hubbardiennes]
Une des autres facettes des écrits
sacrés d'Hubbard consiste à prétendre que tous les opposants à la scientologie
sont des criminels ayant des crimes non découverts. Cela devrait surprendre plus
d'un scientologue, compte tenu de ce prédicat, que j'aie réussi à passer ces
douze années à critiquer la secte sans jamais être poursuivi pour un délit quel
qu'il soit... Dans le même temps, la secte était attaquée en justice dans
quantité de pays.
- 3.
L'attitude phobique envers les critiques et le refus du dialoguer
On enseigne
aux scientologues que quiconque tenterait de les persuader de quitter la secte
est "suppressif" (6). Si le critique ne peut être réduit au
silence, le scientologue doit cesser toute communication avec lui, c'est à dire
"déconnecter" (7).Toute critique envers la scientologie est
supposée trouver ses racines dans des "péchés" non découverts, ou dans des
transgressions morales. On demande au critique: "Quels crimes as-tu commis?",
ce qui pourrait bouleverser le parent naïf d'un critique attaqué par un
scientologue enragé.
Si un scientologue entend une quelconque critique de la scientologie ou de
son créateur, il la dénonce à la section "éthique" de la secte dans un "rapport
de connaissance". On interdit par ailleurs toute discussion orale sur les
techniques scientologues (discussions qualifiées de 'tech verbale' (8)), la punition maximale encourue étant d'être alors "déclaré
personne suppressive" et d'être ostracisé par les autres scientologues en raison
du règlement de déconnection ci-dessus...
On leur demande aussi de ne pas
aborder leurs problèmes personnels excepté en séance avec leur "auditeur"
scientologue. Il paient parfois plus de 6000 FF de l'heure pour discuter de ces
problèmes (9). Tandis qu'Hubbard insiste sur le fait que
la scientologie traîte surtout de problèmes de communication, il consacre
beaucoup d'énergie à restreindre cette communication.
- 4.
La doctrine du "Gibier de Potence"
(Fair Game)
Hubbard était
parfaitement conscient de la référence à la pratique médiévale consistant à
étiqueter ainsi un individu qui devenait dès lors proie légitime, objet légitime
de poursuite et d'attaques. (En anglais, Game signifie 'proie') (10). Hubbard utilisait cette expression dans le sens courant
dès 1940 dans un de ses récits de science-fiction, bien avant ses incursions
dans la psychothérapie et la religion. (11).
La loi du
Gibier de Potence démontre la contradiction essentielle présente au coeur même
de la scientologie: le système est supposé améliorer l'aptitude des gens à
communiquer et par conséquent à augmenter leur "affinité" envers les autres, les
rendre plus amicaux (12). Dans la doctrine du Gibier de
Potence, Hubbard dit qu'on peut "tricher envers, mentir à, et détruire les
opposants" (13). La première lettre de règlements
introduisant cette loi du Fair Game indiquait que les individus considérés comme
suppressifs pouvaient subir "assassinat, incendie criminel, désintégration de la
personne ou de ses biens" (14).
Bien que cette lettre de règlements ait été retirée de l'examen public dans
les jours qui ont suivi sa publication, elle continue à être étudiée dans les
cours d'entraînement aux services secrets (15), et en 1980,
des officiels gouvernant la secte ont admis devant les tribunaux qu'elle n'avait
jamais été abrogée (16). De plus, la lettre de règlements
(17) l'abrogeant a elle même été annulée en 1983 (18). Cette lettre origionale continue donc à faire partie des
"écritures sacrées" donnant le ton à la secte (19).
Hubbard envoya des lettres haineuses en se servant d'une liste de mailing
volée à Purcell. (20 La nature vindicative d'Hubbard avait
trouvé des débouchés bien avant qu'il ne publiât la loi du Gibier de Potence. En
1952 par exemple, Don Purcell, qui l'avait sauvé de la faillite, fut accusé
d'avoir encaissé 500000 dollars à l'association Médicale américaine, pour
détruire la dianétique [prédécesseur de la scientologie].
Hubbard écrivit dans un étange article daté de 1955, " la DEFENSE de
n'importe quoi est une position INTENABLE. La seule manière de défendre quelque
chose consiste à ATTAQUER". Cet article a aussi commandé aux organisations
scientologues d'utiliser la loi pour "harrasser" (21).
En 1959, il créait un système de services secrets pour surveiller aussi bien
les ennemis que les amis, et instituait de nouvelles procédures pour harceler
les opposants supposés. Cela se trouve dans un manuel à usage interne secret
"Manuel de Justice de l'Office des Communications Hubbard"
(22). C'était une première tentative de création d'un service de
renseignements. (23). Le copyright du manuel étant dépassé depuis 1980, on peut
désormais le citer et le réimprimer librement (24).
Dans cet ouvrage, Hubbard écrivit: "Les gens attaquent la scientologie: je ne
l'oublie jamais: je m'arrange pour rétablir le score." Il continue en décrivant
les fonctions de son Office des Communications: "Le renseignement consiste
surtout à recueillir des données... c'est surtout une affaire d'écoute et de
notes; on le pratique en permanence et envers tout le monde et sur tous les
sujets."
5.
Infiltration des scientologues dans la société
Le 10 juin 1960, Hubbard émettait un bulletin apparemment bénin expliquant
qu'il n'était pas indispensable que tous les scientologues deviennent des
auditeurs - des praticiens -: il encourageait ses adeptes à faire pénétrer la
scientologie au sein de la société, sur leurs lieux de travail; il félicitait
ceux dont l'influence était déjà visible: "Ces gens creusent leur place dans les
sociétés et les affaires et implantent ainsi la scientologie qui pourra prendre
le contrôle de la zone." (25). Le 23 juin, il dessinait les
contours de son "Plan Spécial pour la Zone": "Une nation ou un état fonctionne
en raison des aptitudes de ses dirigeants, gouvernants et autres chefs. C'est
facile d'obtenir des postes dans ces zones. Ne cherchez pas à vous faire
élire."
"Trouvez donc un job de secrétariat ou de garde du corps; ne cherchez pas à
obtenir la coopération des groupes; ne demandez pas d'autorisation "(26). Il continue en parlant d'un officier de police qui
introduit tranquillement la scientologie dans son bureau. En 1970, un lieutenant
de police de San Diego fut discipliné pour avoir utilisé les ordinateurs de la
police pour aider la secte (27). En 1990, le président
finlandais dût se séparer de son garde du corps scientologue.
Dès 1960, Hubbard procéda à la mise en place de Départements spéciaux dans
toutes les organisations de scientologie afin de coordonner les efforts
d'infiltration des scientologues dans la société. Deux mois plus tard, ce
département était incorporé au département des affaires de Gouvernement. Hubbard
écrivait: "l'objet de ce département est d'amplifier l'impact de la scientologie
sur les gouvernements et autres organisations... on ne s'intéressera pas à
utiliser des tactiques défensives dans ce département... seules les attaques
résolvent les menaces... si l'on est attaqué sur un point vulnérable par qui que
ce soit, on cherche ou on fabrique suffisamment de menaces pour qu'il demande
ensuite la paix."(28) Hubbard répète ensuite une des
doctrines centrales de ses "écrits religieux": "Ne vous défendez jamais;
attaquez toujours".
Hubbard avait rallié ses adeptes à son but d'extension souterraine de
l'influence. Ils étaient désormais dans une organisation dotée d'un programme
dangereux. "Le but du Département consiste à amener le gouvernement et les
philosophies hostiles ou sociétés hostiles à obéir totalement aux buts de la
scientologie. Ceci s'obtient grâce à une forte aptitude à contrôler et, en son
absence, à une aptitude de bas niveau à submerger. Introvertissez ces agences.
Contrôlez ces agences."
Le département des affaires gouvernementales fut mis sous la coupe du
Département des Affaires Officielles dès le 13 Mars 61 (29)
Les mémos relatant l'infiltration et le contrôle des gouvernements restaient en
vigueur, et le sont toujours. Le nouveau département fut chargé de tenir des
"dossiers liés à la scientologie, aux groupes, personnes et activités
anti-scientologie". Il continuait froidement en déclarant: "Nous avons en fait
ici l'équivalent d'un Ministère de la Propagande et de la Sécurité".
Ailleurs,
Hubbard définissait candidement la propagande comme "le fait de faire passer des
informations déformées". (30) Ce ministère de la propagande
et de la sécurité devait obtenir que les groupes hostiles "s'alignent en
découvrant la vérité au sujet du leader de leur groupe".
Cette règle
d'infiltration fut répétée: "L'action de créer des groupes pro-scientologie
consiste à se faire l'ami des personnages les plus hauts placés possibles au
gouvernement, par exemple en plaçant des scientologues dans leur environnement
à quelque tâche domestique ou de bureau". Hubbard continuait ce thème lors du
mémo de Juin 1960: "Intéressez des scientologues volontaires pour jouer ce jeu
et pour aider." Comme le disait le professeur Roy Wallis dans son étude de la
scientologie, les membres "deviennent des agents que la secte peut déployer". (31)
En février 1966, Lord Balniel questionna le gouvernement de Sa Majesté au
Parlement Britannique à propos de la scientologie. Hubbard en fût outragé: "La
nouvelle qu'un Lord pose des questions ici nous donne le programme que voici:
Mettez un détective au travail sur le passé souterrain de ce Lord; cherchez
surtout les affaires de sexe et de sang, la psychiatrie, et montez une attaque
dans les médias." (32)
Quelques jours plus tard, Hubbard ajoutait: "Ne vous laissez jamais faire
lors des enquêtes montées contre nous: rendez-leur le travail difficile,
toujours très difficile. Enquêtons sur des critiques pour des 'Délits graves ou
pire', en nous servant de nos propres professionnels, pas de ceux venant
d'agences externes"; les scientologues "devraient commencer à trouver les
horreurs, les preuves de crimes sexuels à donner à la Presse sur nos
attaquants... "il ajoutait " Je parle de quinze ans d'expérience! nous n'avons
jamais eu un attaquant n'ayant pas de crime à cacher qu'on ne puisse trouver. Il
nous suffit de trouver ça, et le meurtre ressort." (33)
6.
Section d'investigations publiques.
Le GO.
Hubbard fabriqua la section d'investigations publiques le 17 février 1966.
Son but annoncé: "AIDER LRH - Hubbard - A ENQUETER SUR LES AFFAIRES PUBLIQUES
PARAISSANT ENTRAVER LA LIBERTE HUMAINE AFIN QU'ON PUISSE EXPOSER CES AFFAIRES ET
FOURNIR LES SERVICES D'ENQUETE NECESSAIRES POUR FAIRE PROGRESSER LA
SCIENTOLOGIE" (en capitales dans l'original). (34) Le
nouveau département doit être "intégralement composé d'enquêteurs
professionnels". Hubbard affirmait que "la section avait toutes les fonctions
d'une agence de services secrets et de propagande".
Les cibles n'étaient pas
difficiles à découvrir, car Hubbard expliquait: "Quel groupe ou agence
attaquent la scientologie ? Comme le scientologie s'occupe de liberté, ceux qui
ne veulent pas la liberté l'attaquent. La Section enquête sur les membres
individuels des groupes attaquants et s'arrange pour que les résultats
d'enquêtes aient toute l'attention de la presse et de la justice". Il ajoutait
encore, pompeusement: "Les procédures habituelles de services secrets seront
utilisées."
Le premier détective privé qu'Hubbard tenta d'enrôler fut tellement horrifié
par les intentions d'Hubbard qu'il passa immédiatement son histoire aux journaux
(35). Si bien que quinze jours après son inauguration, la
section d'investigations publiques fut transformée en l'infâme "Office du
Gardien de l'Eglise de Scientologie" (36). Sous la
direction d'Hubbard, le GO (Initiales de cet Office du Gardien) devint l'organe
de contrôle de toutes les activités légales, de relations publiques et de
services secrets.(37) Il contrôlait également toutes les
finances, via un Gardien Assistant (AG) placé dans chaque organisation. C'est la
femme d'Hubbard qui fut nommée Contrôleur à plein temps de l'Office du Gardien,
position qu'elle occuppa de 1966 à 1981, peu avant d'être envoyée en prison aux
Etats-Unis (38)
L'office du gardien hérita des dossiers de services secrets des
prédécesseurs, ainsi que de plusieurs techniques d'Hubbard, incluant
"l'investigation bruyante".Cette méthode de harcèlement se trouve dans le Manuel
de Justice de 1959: "Quand il faut que nous hantions quelqu'un, nous enquètons.
Quand nous enquètons, nous le faisons toujours bruyamment. En général, la simple
investigation met fin aux ennuis, même lorsque nous ne découvrons pas de faits
pertinents... les services secrets se font en silence, l'enquête dans le
vacarme." Cette règle fut réitérée en février lors "d'une action qui avait
réussi à stopper une attaque". (39)
7.
Comment faire une investigation bruyante
Plus tard, Hubbard
approuvait un mémorandum expliquant "Comment faire une investigation bruyante"
(40)
Après avoir choisi la cible du harcèlement, "vous
trouvez où elle travaille, son médecin, dentiste, les amis, voisins, n'importe
qui, vous leur téléphonez et dites 'j'enquête sur M. ou Mme xxxx en raison
d'activité criminelles, il/elle essaie de réduire les libertés humaines et
restreint ma liberté de religion... vous dites de temps en temps 'j'ai déjà
quelques données salées...' - et vous utilisez une généralité".
Dans les semaines ayant suivi mon départ de la scientologie en 1983, deux
amis m'ont rapporté des conversations au cours desquelles des scientologues
avaient affirmé - sans la moindre base de réalité - que j'avais reçu des
électrochocs.
Le GO fut beaucoup mieux organisé que le Ministère - antérieur - de la
propagande et de la sécurité. Il marcha de 66 à 83 sous la direction d'Hubbard;
lorsque l'actuel dictateur scientologue Miscavige en prit le contrôle, il
prétendit qu'il contrôlait toutes les directions des églises de scientologie (41)
Il comportait 1100 staffs à plein temps et nombre de
volontaires "FSM" - des membres du personnel de l'extérieur.
Vers la fin des années 60, l'idée fixe d'Hubbard quant à une conspiration
psychiatrique pour gouverner le monde amplifia. Il s'attaqua à la psychiatrie
via le GO. C'est à cette période qu'eut lieu la tentative avortée de David
Gaiman, adjoint du Gardien Chef, de contrôler entièrement "l'association
anglaise pour la santé mentale". (42)
Hubbard rejeta par la
suite la conspiration sur la Banque d'Angleterre (43),
puis sur les Communistes et les Facistes, selon lui responsables de cette
conspiration.
8.
"Cibles
vitales" de la scientologie
Parmi les objectifs secrets, on trouvait: "contacter et se faire
des amis de tous groupes minoritaires, jusqu'à ce que le nôtre devienne le
groupe le plus important de la planète. En se faisant des amis même des pires
ennemis de l'Occident, nous empêcherons le facisme de prendre le contrôle à
l'Ouest. (44). Peu avant, il avait défini les "cibles
vitales" de la scientologie:
La collecte cachée de données signifie en fait: pénétration de comptes
bancaires, de fichiers d'ordinateurs, de fichiers de téléphone, de fichiers
officiels, le vol de dossiers médicaux ou psychiatriques ou de notes
psychothé- rapeutiques. (55). Cela signifie aussi la fouille
des poubelles des critiques, la lecture de leur courrier.
En 1993, Lawrence
Wollersheim a réussi à subtiliser une enveloppe à un enquêteur privé: le contenu
démontrait clairement qu'on avait lu son courrier. Il existe nombre de rapports
indiquant des fouilles de poubelles dans les années 90. Mieux vaut brûler ou
détruire les copies de factures et les papiers personnels, et expédier les
commu- nications sensibles via courrier codé.
Le travail des hackers démontre qu'il n'existe pratiquement aucune donnée qui
soit à l'abri dans un ordinateur, si elle est vraiment privée. Les scientologues
ont démontré qu'ils étaient capables de prouesses techniques dans leurs
tentatives pour faire clore le forum Internet "alt.religion.scientology".
9.
Peu d'anciens
membres osent parler
D'anciens scientologues, des preuves documentées et des témoignages démontrent
au-delà de tout doute qu'Hubbard et sa femme ordonnaient d'utiliser les dossiers
d'audition scientologues supposés confidentiels. Pendant les séances d'audition,
l'auditeur scientologue garde une trace écrite de tout ce que dit le patient.
Tout scandale est rapporté à la section éthique, qui le ferait suivre à la
section renseignements.
Actuellement, les employés futurs de la secte doivent
remplir une liste de 110 questions sensibles intitulées "Mon passé"... ce
questionnaire n'est pas gardé confidentiel ensuite par la direction. On y trouve
par exmple: "Faites une liste chronologique avec les noms et dates de toutes
les personnes avec qui vous avez eu des relations sexuelles, et comment. Dites
le nombre de fois où vous vous êtes engagé dans tel type d'activité, ainsi que
les perversions impliquées." Soyez aussi complet que vous pourrez. (56) Il est dès lors compréhensible que bien peu d'anciens
membres osent parler.
La collecte cachée se pratique en plaçant des espions auprès d'un opposant.
Je ne sais combien ont essayé contre moi. En 1993, l'ancien chef des enquêtes
d'Angleterre m'a dit qu'il avait quatre agents sur mon dos, plus un autre en
cours d'entraînement. C'est en général quelqu'un qui m'approche avec une
histoire émouvante, prétendant être quelque ancien scientologue déçu. J'ai
probablement passé des milliers d'heures à tenter d'aider ce type de gens, alors
qu'ils allaient faire leur rapport à la secte. Pour l'espionnage, ils préfèrent
le téléphone, car c'est plus facile d'enregistrer une conversation sans que la
personne s'en rende compte. Quand ils ne parviennent pas à s'approcher d'une
cible, ils s'approchent d'un ami de la personne, et recueillent toute info
disponible. Grâce à cette toile de contacts et les coups de fil enregistrés, les
comptes en banque et dossiers d'ordinateur, il devient facile de se faire une
image de la vie de la personne ciblée afin d'en exploiter les faiblesses.
10.
Propagande Noire Un des aspects essentiels de la collecte cachée de données s'appelle la
"technologie du roll-back": on note les connections entre les individus. (57) La scientologie fait ses délices en publiant des
histoires de conspiration à distance, mais cette information poursuit d'autres
buts: créer des dissensions parmi des amis ou collègues. Des campagnes de rumeur
("troisième partie" et "Propagande Noire") sont parmi les techniques
fondamentales. Une des plus employées consiste à répandre le bruit que la
personne profite des enfants. En 1994, un scientologue a confidentiellement dit à
un pasteur que j'étais un violeur et que j'avais des tentatives d'assasinat à
mon actif. L'auteur Russell Miller a fait l'objet de deux enquêtes suite à de
fausses accusations de meurtre dans les années 80.
Que les données aient été obtenues ouvertement ou invisiblement, elles sont
classées chronologiquement dans le dossier de l'individu ciblé. Les copies de
documents qui pourraient compromettre la secte sont conservées hors des bureaux
de la scientologie. La chronologie de la personne reste brève, et le dossier ne
contient que des dossiers publiquement accessibles, afin qu'en cas de raid
policier, on ne trouve rien de significatif.
Dans un mémo secret de 1969, Hubbard décrivit les autres fonctions du B1.
"Une opération cachée peut être mise au point par un officier de cas, en se
servant d'agents habituellement utilisés ailleurs, afin que rien ne soit dévoilé
sur la collecte impliquée. Une opération cachée sert surtout à embarrasser,
discréditer ou submerger ou effacer un opposant réel ou potentiel. C'est une
petite guerre qu'on pratique sans dévoiler la source. Elle suit toutes les
règles de la guerre, mais se sert de l'effet de surprise créant un choc
psychologique, etc, afin de parvenir au but.
Pour mener une telle opération, on
a besoin de canaux, de contacts, de campagnes planifiées dotées d'objectifs
définis... les opérations cachées sont ratées si on découvre qui est derrière.
Il faut donc une opération visible pour cacher l'opération invisible et la faire
réussir. On voit ça dans les actions de guérilla. Elles démarrent par de la
propagande, se renforcent au moyen de politiciens en place ou implantés dans le
gouvernement... puis elles passent au terrorisme, aux bombes, etc, ensuite à la
guerilla ouverte, pour s'achever en guerre formelle. (58)
La forme la plus courante des opérations cachées de la scientologie est le
tuyau anonyme. Du fait qu'ils sont anonymes, il est difficile de prouver qu'ils
viennent de la scientologie, mais les agents des impôts ont confirmé recevoir ce
genre de rapports sur mon compte en provenance d'un scientologue. Un autre a
fait un rapprot sur mon compte à la police, prétendant que j'étais un
kidnappeur. D'autres ont fait des rapports à l'agence de protection des données.
J'ai aussi subi divers rapports anonymes expédiés à diverses agences et
autorités gouvernementales.
11.
Routine
d'entraînement au Mensonge
En général, les espions scientologues sont entraînés au moyen de la "Routine
d'entraînement au Mensonge - en abrégé: TR Lie", afin de pratiquer la "Loi de
Fair Game - Loi du Gibier dePotence" d' Hubbard. Ce document nommé "TR Lie" a
été lu en justice par Justice Latey, lors d'une affaire de garde d'enfants à
Londres en 1984. Il a également été vu lors du procès du GO aux USA.
Steven Fishman, qui dit avoir été agent scientologue avant d'être incriminé
dans une escroquerie aux actions, dit avoir introduit une pratique consistant à
'frapper chez les psys": cela consiste à aller dans une bibliothèque, à prendre
les bulletins publicitaires dans les magazines, puis à tous les envoyer avec le
nom et l'adresse d'un psy, qui recevra ensuite des tonnes d'offres commerciales
inutiles. (59)
Des opérations cachées plus graves se sont produites: une scientologue s'est
faite passer pour la journaliste Paulette Cooper, supposée par ce biais
envoyer des menaces de bombes; on a placé du LSD chez des opposants à la
scientologie; des menaces de mort, et on a aussi préparé un faux accident avec
délit de fuite pour discré- diter le maire de Clearwater où se trouve le QG
technique de la secte. L'ex-agent Garry Scarff a témoigné sous serment qu'on lui
avait ordonné de tuer deux opposants à la scientologie (60). Steven Fishman dit avoir fait sauter la voiture d'un
opposant.(61)
Le cours d'entraînement du GO se compose d'environ 800 pages et contient des
scetions sur le cambriolage, les écoutes téléphoniques, l'effraction.
Contrairement à ce qui a été dit, une bonne partie des matériaux est de la main
même d'Hubbard. Sur la liste des nombreux ouvrages que doivent lire les futurs
agents, on trouve entre autres 'L'Art de la Guerre" de Sun-Tsu, - dont un des
chefs du bureau des investigations m'a dit que c'était l'ouvrage essentiel - et
des livres sur le maître espion nazi Reinhard Gehlen. (62)
12.
Le nouveau
département d'Investigation
L'actuel patron sciento Miscavige a affirmé avoir fermé le GO en 1983.
Soi-disant, 800 des 1100 staffs auraient été mis dehors.-(63), mais un nombre surprenant des gens ayant subi
l'entrainement B1 continue à travailler pour la secte après cette fermeture
prétendue. On trouve par exemple Brian Andrus, co-conspirateur non poursuivi
lors du procès des onze staffs du GO, kidnappeur et accusé d'emprisonnement
illégal dans des documents de tribunaux: il a été mis à la tête d'une
organisation gouvernant la scientologie, le RTC ou Centre de Technologie
religieuse, après avoir quitté le GO.
Pas moins de six ex-agents de l'ex B1 ont
continué d'être employés par l'église, l'un d'eux devenant même le patron pour
l'Angleterre dans les années 90. L'ancien chef du B1 Europe a été nommé chef de
la campagne "Chemin du Bonheur" de la scientologie. Trois de ceux emprisonnés
aux USA lors du procès du GO sont actuel- lement "Patrons", ce qui constitue une
dignité élevée - de l'association Internationale des Scientologues.(64)
Certaines des fonctions du B1 du GO ont été reprises par le nouveau
département d'Investigation ("Invest") du "Bureau des Affaires Spéciales",
d'autres fonctions données à des enquêteurs privés travaillant sous la direction
d'avocats scientologues. Seules les cellules de GO de Washington et de Toronto
ont été traduites en justice. Les dossiers de justice et témoignages d'anciens
agents démontrent que les cellules étaient toujours actives à Londres, Boston,
Clearwater et Las-Vegas.
Un ancien opérationnel du B1 a dit que toutes les orgs de
scientologie du monde entier avaient une cellule B1. Si c'est exact, il reste des
dizaines de réseaux d'espionnage indétectés dans le monde. Dans les années 90,
des informations ont dévoilé qu'il était probable que les "écrits" d'Hubbard sur
la subversion et l'infiltration soient encore suivis.
Au Danemark, des espions
scientologues ont été poursuivis pour vol de documents. En Finlande, le
président a remercié son garde du corps scientologue. En Allemagne, les
politiciens ont interdit aux scientologues de s'inscrire à leur parti. En
France, un journaliste a affirmé qu'au moins un assistant du président avait
travaillé main dans la main avec la scientologie pour tenter de faire cesser une
Instruction Judiciaire (65). En Albanie, des scientologues
ont été mis dehors en 1993, après ce qui semblait être une tentative de coup
d'état.
Hubbard écrivit dans le manuel de Justice ayant circulé au sein de la secte
depuis 59: "Les investigations visibles au sujet de gens ou groupes nous
attaquant devraient souvent se faire, au moyen d'agences extérieures, et valent
leur prix: c'est très efficace; les détectives coûtent quelques dollars ou
livres, mais ils en économisent des milliers."
Depuis 83, leur utilisation a
énormément augmenté en scientologie. La secte utilise plusieurs entreprises de
privés. Le plus connu est Eugène Ingram, (66) ancien
policier de Los Angelès, recherché en Oklahoma pour absence port d'arme
illicite, en Floride pour s'être fait passer pour un policier en exercice.
Ingram est employé par le cabinet d'avocat scientologue Bowles et Moxon. Il
pratique l'investigation "bruyante" depuis une quinzaine d'années. Ingram m'a
suivi aux USA, ainsi que d'autres privés employés par la secte. Ingram est venu
en Angleterre faire des enquêtes spéciales en 94. Il a appelé plusieurs membres
de ma famille, sans s'annoncer, pour faire son "investi- gation bruyante". Il a
accusé ma mère, 77 ans, de faire pousser de la marijuana et lui a dit que je
serais bientôt sous les verrous. Il a menacé l'un de mes frères en disant que
non seulement la scientologie me ferait boucler, mais qu'elle en ferait autant
pour tous ceux qui m'aident. Il a affirmé que la scientologie dépenserait ce qu'il
faudrait pour me faire taire. Il a nié avoir des contacts avec la scientologie,
prétendant être de religion chrétienne. On dit aussi qu'Ingram s'est vanté que
les gains qu'il tire de la scientologie sont tels qu'il aurait acheté un
quartier résidentiel dans la région de Mexico.
13.
Démolition
systématique de ma personne
Lorsqu'Ingram a quitté
l'Angleterre, certaines des histoires étranges qu'il avait racontées sont parues
dans des tracts anonymes. J'en ai subi une quinzaine: je ne me casse plus la
tête à répondre en détail à toutes les présomptions de ces démolitions
systématiques de ma personne. Comme le disait Hubbard: "Quiconque proposant
d'enquêter doit recevoir ce type de réponse. "Nous sommes parfaitement
d'accord sur une enquête au sujet des gens qui nous attaquent et avons
d'ailleurs commencé et découvert quelques preuves choquantes..." (67) Ce simple truc peut en effet s'avérer très efficace pour
dévier les critiques de la scientologie plutôt qu'y répondre. Je poursuis
actuellement en justice la secte et plusieurs de ses membres pour
diffamation.
Les organes de presses les plus connus de la secte sont "Ethique et Liberté"
(Freedom en anglais) et "Nouvelles des membres", ce dernier serait le journal du
"CAN" réformé - en fait, le CAN, sorte d'ADFI anti-sectes américaines, a été
racheté par la scientologie suite à un mauvais procès monté par la secte... Ces
magazines espèrent implanter dans le public des suggestions opposées aux
critiques. Les phrases utilisées font l'objet d'études d'impact, (68) et les QG sciento émettent des listes de phrases à
utiliser lors des entretiens et articles.
La scientologie a programmé les
phrases destinées à décrire Hubbard, ses enseignements... et ses critiques. On
accuse ces derniers de faire "des propagandes à la Goebbels"; leurs articles
sont qualifiés de "campagne de haine". Deux pasteurs anglicans furent très
surpris de se voir étiqueter de 'nazis' dans la presse. Ces systèmes de
propagande simplistes peuvent s'avérer très efficaces.
Les scientologues
affirment être "persécutés" comme les juifs lors de l'Holocauste. Ils
considérent bien entendu le débat public comme une "persécution" à leur encontre
et ne comprennent manifestement pas la nature du véritable Holocauste.
Un
professeur d'histoire allemande et d'étudesjJudaïques écrivait dans le New York
Times "C'est une insulte à la mémoire des victimes de l'Holocauste qu'être
utilisés ainsi par les propagandistes de la scientologie: la persécution nazie
signifiait la mort et la torture des victimes." (69)
Hubbard enquêtait et faisait publier aussi largement que possible des contes
à dormir debout, exagérés, inexacts ou inventés sur les critiques, et pouvait
même faire appel à la justice pour attaquer. Il tentait parfois même de lancer
des poursuites criminelles. Lors d'un procès récent en Angleterre, les juges ont
décidé que la sciento- logie était "coupable d'abus de procédure" lors d'une
tentative de ce type (70). J'ai été poursuivi et la police
a effectué une raid chez moi pour des violations de copyright - sans raison. Le
raid avait été déclenché par le chef de la scientologie du Royaume-Uni, Sheila
Chaleff. On n'a pas retenu de charges contre moi. Plus récemment, la
scientologie n'a pas réussi à empêcher la distribution générale de ses niveaux
secrets "OT" ou "Thétan Opérant" sur Internet. Les descentes de polices chez les
critiques des USA les ont toutefois énormément gênés.
14.
Comme
le dit Hubbard, "la loi peut facilement servir à harrasser"
En 1990, ils n'ont pas réussi à empêcher laux USA la publication de mon
ouvrage "A piece of Blue Sky". Elle n'a pas porté plainte pour inexactitudes de
l'ouvrage - aucune plainte de ce type n'a d'ailleurs été faite - mais elle
voulait empêcher l'usage des citations d'Hubbard.
En 1993, lorsque j'ai découvert qu'on faisait circuler des lettres
confidentielles sur ma vie, lettres qui m'avaient été demandées par le GO quand
j'étais scientologue, j'ai fait appel à la justice pour violation de vie privée
(Breach of Confidence, littérallement 'Abus de confiance'). Ce fut le point de
départ d'une série de désastres. Mes avocats ne m'avaient pas dit que je pouvais
obtenir une aide juridique de l'état. Avant même d'avoir vu les documents, un
avoué approuva une affirmation selon laquelle j'avais des centaines de lettres
de clients qui pourraient avoir trait aux dommages subis. Puis il les vit et
décida qu'une quarantaine seulement pourraient faire l'affaire. La scientologie
réussit à obtenir une décision prétendant que je cachais des preuves. Le procès
fut abandonné sans aller au procès et la scientologie commença à prétendre que
j'avais menti lors d'une déposition, puisque je n'avais pas donné tous les
documents concernés. Cela leur permit d'émettre un magazine Freedom où ils me
qualifiaient de "menteur chronique". J'écopais des 16000 livres de procès à
payer, puisqu'on ne m'avait pas prévenu du fait que je pouvais bénéficier
d'assistance juridique.
Entretemps, des procès m'étaient intentés par la patronne d'une école
scientologique et par Narconon. Dans les deux cas, j'étais poursuivi en
diffamation, chef d'accusation pour lequel l'état ne prend pas les frais
juridiques en charge. J'empruntais une forte somme en espérant que le système
juridique anglais me donnerait raison. La directrice d'école scientologue m'accusa de
l'avoir diffamée dans un paragraphe de mon ouvrage "A piece of Blue Sky". Elle
affirma que je n'avais pas produit les notes d'entretien. Il n'y en avait pas.
Le moyen le plus simple aurait consisté à dire qu'elles avaient été détruites.
Mais j'ai dit la vérité. Le juge estima que j'avais manqué à produire ces notes
et ma défense fut coincée. (71).
Il n'y eut pas de procès,
aucune preuve ne fut considérée, mais le jugement fut effectué en faveur de la
scien- tologie. Je fus donc mis en faillite, c'est à dire que tous mes biens
furent saisis, et que je serai donc probablement sous la coupe de
l'administrateur de faillite nommé par la scientologie durant trois ans. Comme
le dit Hubbard, "la loi peut facilement servir à harrasser". (72) Lord Wolf a dit qu'en Angleterre, c'est en fait le plus
riche qui gagnait.
La Scientologie fait confiance aux attaques concertées. Les stratégies
comprennent en général au moins trois attaques rapprochées, ce qui cause un
maximum d'anxiété. J'en suis arrivé au point d'avoir du mal à faire face aux
tracts de scandales, aux actions légales submergeantes et aux manifestations de
scientologues agitant des banderoles face à mon domicile,. (73) Et pour couronner le tout, c'est alors que j'ai subi la
descente de police et une enquête des impôts.
Peu avant ma faillite en mai, j'ai fait l'objet de deux procès
supplémentaires afin de m'empêcher de dévoiler des documents scientologiques.
Ces procès sont en cours, de même que mon contre-procès pour procès abusif. Aux
USA, les membres de la scientologie et de Sterling Management (boite
scientologue dans le domaine médical) ont intenté 54 procès contre le CAN (ADFI
américaine). 53 d'entre eux ont été abandonnés, mais il est vraiment difficile
de faire face en pareil cas. (74)
Dieu merci, la plupart
des procès européens contre la secte se sont retournés contre elle cette année,
les plus significatifs ayant été décidés ces derniers mois aux USA (75). Au Canada, la Cour Suprême a maintenu et réaffirmé les
précédentes décisions dans le procès en diffamation Casey Hills contre
Scientologie. Le Tribunal a jugé "que tous les aspects du procès démontraient
les intentions maléfiques réelles et persistantes de la scientologie... le
comportement scientologue tout au long [du procès] ne peut qu'être qualifié de
prétentieu- sement brutal, suprêmement arrogant et contumace. Il apparaît qu'il
existe des efforts conscients continus de la part de la scientologie pour
intensifier et perpétrer son attaque contre Casey Hill sans tenir le moindre
compte d'une quelconque justesse des allégations." La scientologie a été forcée
de payer 3 millions de dollars début septembre 97.
15.
Une
conspiration
d'extra-terrestres !
Hubbard a fait croire à ses adeptes que ses enseignements étaient au coeur
d'une conspiration aux vastes proportions. La conspiration serait l'oeuvre
d'extra-terrestres, selon les enseignements secrets, (76).
Les scientologues seraient des "soldats de lumière" réincarnés depuis le dernier
quadrillion d'années pour combattre la menace des "prêtres et des psys", qui
seraient les "Personnes Suppressives" contrôlant le monde.
Les scientologues
s'infiltrent eux-mêmes dans les postes de pouvoir, indiquent ce qu'ils y
observent et utilisent cette influence pour le bien-être de la secte. La
scientologie est toujours engagée dans la conspiration entreprise par Hubbard
contre le domaine de la "Santé Mentale", qui serait le centre de cette
"conspiration ennemie". Dans les années 50, Hubbard écrivit des rapports à la
branche du FBI s'occupant d'activités communistes. (77)
Dans les années 60, il était question d'une conspiration faciste (78).
Un exemple d'utilisation de scientologues non membres du personnel pour
certaines opérations apparut lors de la création par la GO des "Minutemen" à Los
Angeles. Les "Minutemen" servaient à harrasser d'anciens membres qui voulaient
pratiquer la scientologie sans avoir de licence hubbardienne officielle. Les
réunions qu'ils faisaient étaient perturbées, les participants insultés. Un
ex-membre retrouva sa fenètre pleine d'oeufs écrasés et son entrée couverte de
cafards. (79)
Dans les années 80, les scientologues reçurent un document à remplir pour une
enquête "Lignes Puissantes de Communication". On leur demandait de citer tous
ceux de leur entourage susceptibles d'avoir une influence. Ces contacts
comprenaient les "leaders d'opinion" dans les domaines légaux, financiers, du
show-biz et de la politique.
Le questionnaire actuel sur le passé des
scientologues comprend aussi ce genre de questions, y compris des demandes au
sujet d'agences gouvernementales et secrets nationaux. La scientologie possède
aussi un puissant réseau informatique nommé INCOMM, tout à fait apte à faire des
comparaisons de données et des analyses.
En résumé, d'après ses "écrits religieux", tous les critiques scientologues
sont obligatoirement criminels, sont assujettis à la Loi du Gibier de Potence,
et n'ont plus de droits humains. Au long des ans, la stratégie de service
secrets d'Hubbard s'est servi d'officiers de renseignements et d'enquêteurs
privés pour:
1. Collecte d'information visible - matériel disponible au public.
2. Collecte cachée de données, par vol de matériaux et usage d'espions.
3. Investigations bruyantes
Ce qui précède sert ensuite à créer un "passé" à l'ennemi afin d'estimer
quels sont ses points faibles.
4. Publication véhémente de scandales réels ou imaginaires, et manifestations
de rue.
5. Opérations cachées, tuyaux anonymes et campagnes de diffamation
6. Procès.
Fort peu d'hommes résisitent à ces assauts. Ma propre existence a énormément
pâti de la scientologie. Je suis en faillite. Ma femme et moi-même nous sommes
séparés au bout de 19 ans de vie commune. J'ai dû quitter mon domicile et perdu
contact avec mes deux jeunes enfants. Ma santé en a pris un coup.
16.
Tentative d'arrangement
de la scientologie
Il y a
quelques mois, j'ai répondu avec méfiance à la dernière tentative d'arrangement
de la scientologie, qui désirait pour la première fois mon silence en échange
d'une cessation des hostilités et d'une compensation monétaire. En échange, ils
proposaient de me laisser tranquille si je leur faisais cadeau des droits sur
mon ouvrage, sur ma collection unique de documents sur la secte, et de mon
silence définitif. (81).
La guerre continue par conséquent.
Nous ne manquons pas d'atouts dans nos jeux. Quiconque s'inquiète qu'une
organisation de ce genre puisse agir de cette façon peut s'en plaindre aux
autorités et informer les autres de la vraie nature de la scientologie.
Ce n'est
qu'après une campagne sur les fondements mêmes que l'on mettra un terme aux
injustices de la scientologie. Je prie instamment quiconque se sentirait
concerné de rejoindre le débat sur Internet, où la scientologie est l'un des
groupements les plus actifs, en raison du dédain qu'elle affiche pour la liberté
de parole.
Grâce à la bataille engagée sur Internet au sein du forum alt.religion.scientology (anglais)
cette organisation perfide est constamment dévoilée. On peut espérer que ses
membres se libéreront des incantations noires qu'ils y ont subi. On peut espérer
que les tactiques immorales et malhonnêtes de la scientologie seront exposées
pour ce qu'elles sont, c'est à dire un refus de la liberté de parole, la destruction des critiques, et en fin de compte, une tentative
folle de coup d'état sur la planète.
Et j'espère bien aussi que grâce à l'aide
et à l'encouragement des honnêtes gens, ma propre bataille parviendra à
conclusion heureuse.
MERCI.
Octobre 1995 au Dialog Centre International de conférence à Berlin
1.Hubbard, The Aims of Scientology.
2.Doc. du Guardian's Office 8591, Definitions
d'Opérations, utilisé comme preuve lors du procès USA contre Mary Sue Hubbard:
"Enquète sur les Boutons: un examen extensif , une
enquète, recherche et investigation des gens qui [sic] ont du contrôle ou de
l'influence sur les positions de pouvoir d'un attaquant, afin de découvrir ce
qu'ils aiment ou haïssent. Même enquète sur l'attaquant pour savoir ce qu'il
considére comme valant d'être protégé".
3.The
Watchdog Committee, Scientology Policy Directive 19, The Integrity of Source, 7
July 1982: "Nul en dehors de
LRH ne peut annuler ou modifier ces publications"
4.The Corporations of Scientology, Church of Scientology International, 1989,
p.24: "Dans la religion scientologue, les écrits sacrés
sont tous les mots prononcés ou écrits par Hubbard. Cela comprend des millions
de mots écrits dans des films, livres, diverses formes de bulletins, et
plusieurs milliers de conférences enregistrées."
5. Les scientologues pratiquent la "Technologie standard"
en suivant précisément les règles d'audition ou de conseil établies par Hubbard,
voir définition de Dianétique et de scientologie dans le dictionnaire technique
de scientologie. On s'attend aussi à ce qu'ils pratiquent "l'admin
standard", voirHCOPL Standard Admin, 9 November 1968,
Organization Executive Course, 1st edition, vol. 0,
p.6.
6.Hubbard, HCOB, The Anti-Social
Personality, the Anti-Scientologist, 27 September 1966, Technical Bulletins, 1st edition, vol. 6, p.177.
7.The Watchdog Committee, Scientology Policy Directive 28, Suppressive
Act - Dealing with a Declared Suppressive Person,
13 August 1982.
8.Hubbard, HCOB, Technical Queries,
23 October 1975, Technical Bulletins, 1st edition, vol. 8, p.424, and HCOB, Verbal Tech:Penalties, 15 February 1979,
Technical Bulletins, 1st edition, vol. 12,
p.318.
9.The price for "list" or "Ls" auditing given
only at the Flag Service Organization in Clearwater, Florida, Source, issue 97.
10.Onions,
Shorter Oxford English Dictionary, volume one, 1977, Clarendon Press,
Oxford, under "game", definition 10.
11.Hubbard, Ole Doc Methusaleh, reprinted 1970, Daw Books,
NY, p.66 "Nous sommes supérieurs à eux en fait de culture
et d'armes, ce qui les rend donc inférieurs à nous: Fair Game - Gibier de
Potence."
12.Tout le but de
la dianétique et de la scientologie est d'élever le "ton émotionnel " du patient
e.g. The Hubbard Chart of Human Evaluation, published as
part of Hubbard , Science of Survival, 1951
13.Hubbard, HCOPL, Penalties for Lower Conditions, 18 October 1967, issue
IV. 14.Hubbard, HCOPL, HCO (Division 1) - Ethics,
Suppressive Acts, Suppression of Scientology and
Scientologists, The Fair Game Law, 1 March 1965, reprinted in The
Basic Staff Hat volume 1, East Grinstead, 1968.
La prétention de la secte quant à une soi-disant
annulation de la loi du gibier de Potence est fausse, ainsi que le prouve la
republication du document dans un cours à east grinstead en 1968. Par ailleurs,
voir: Justice Megaw dans Hubbard contre Vosper, Cour d'Appel de Londres, 1971,
cas 7360: "La lettre de règlements inclut des actes suppressifs: 'meurtre,
incendie criminel, désintégration de personnes ou de biens des personnes qui ne
sont pas coupables d'actes criminels'. Il n'y a aucun doute quant au derniers
mots. cela signifie qu'aux yeux de l'organisation, en 1965, un acte suppressif
comme un meurtre n'était considéré comme suppressif que pour autant que la
victime ne soit pas elle-même déclarée personne suppressive. L'implication est
des plus claires."
15.Guardian Order, Confidential
- Intelligence Course, 9 September 1974, p.18.
16.USA
v Jane Kember & Morris Budlong, US District Court for the District of
Columbia, criminal no. 78 401 (2) & (3),
Sentencing Memorandum of the United States of America, footnote, p.16: "Les défendants ont en effet
indiqué que la loi du Fair-Game - Gibier de Potence - était toujours en vigueur
bien après leur mise en cause dans ce procès et la mise en accusation des neuf
premiers défendants. Les défendants prétendirent que la lettre de règlements
avait été annulée par le Conseil de Direction de l'église en juillet dernier ou
début Août 1980."
17.HCOPL Ethics
- Cancellation of Fair Game, More About, 22 July 1980. 18.HCOPL, Cancellation of Issues on Suppressive Acts and PTSes, 8 September
1983.
19.See for example the ruling in Wollersheim v.
Church of Scientology of California, State of California Second Appellate District Division Seven, civ. no. B023193 (LASC
no. C332827), p.A-4. Also "in re: wards B & G",
Royal Courts of Justice, London, justice Latey decision, 23 July 1984, and the opinion in Church of Scientology of California v
Armstrong, June 1984; and Casey Hill v Church of
Scientology Toronto, file no. 24216.
20. Atack, A
Piece of Blue Sky, p.126.
21. Hubbard, The
Scientologist - A Manual on the Dissemination of Material, March 1955,
Ability 1, reprinted in the Technical Bulletins of
Dianetics and Scientology, first edition, volume 2,
p.157.
22. Hubbard, HCO Manual of Justice, HCO London,
1959. Extracts can be found in Atack A Piece of
Blue Sky, Lyle Stuart Books, New Jersey, 1990, pp. 143-145.
23. Cela devint par conséquent la force de
police interne de la scientologie, incluant la section éthique.
24.See New Era Publications v Carol Publishing Group &
Atack, NY, 1990, US District Court Southern
District of New York, 89 Civ. 3845, and the same case at the US Court of
Appeals, Second Circuit, no. 1204-1376, decided
24 May
1990.
25.Hubbard, HCOB, What We Expect
of a Scientologist, 10 June 1960.
26.Hubbard, HCOB,
Special Zone Plan - The Scientologist's Role in Life, 23 June 1960.
27.Lt. Warren Young, see Stipulation of Evidence in USA v
Mary Sue Hubbard et al, US District Court for the
District of Columbia, criminal case no. 78-401, p.205.
28.Hubbard, HCOPL, Dept of Govt Affairs, 15 August 1960. See also Hubbard,
HCOPL, Dept of Government Relations, 22 August 1960
(Hubbard semble avoir hésité quant au nom à donner à ce département)and Hubbard,
HCOPL, Special Zone Dept, 30 Augus 1960.
29.Hubbard,
HCOPL, Department of Offical Affairs, 13 March 1961.
30.Hubbard, HCOPL, Black PR, 11 May 1971, PR series 7.
31.Wallis, The Road to Total Freedom, Heinmann, London, Columbia University, NY,
1976. In the chapter "La carrière scientologue:
depuis le statut 'client débutant' jusqu'à celui 'd'agent qu'on peut utiliser
en mission'. Ceci reste la seule étude sociologique majeure à propos de la
secte.
32.Hubbard, Sec ED, Enquiry Rumour UK, 9
February 1966, reprinted in the Foster report.
33.Hubbard, HCOPL, Attacks on Scientology (Additional Pol Ltr), 25 February
1966, reprinted in the Foster report which dates it
at 15 February. There are several Policy Letters entitled Attacks on Scientology.
34.Hubbard, HCOPL, Public Investigation Section, 17 February 1966,
reprinted in the Foster report. Emphasis in
original.
35.Atack, A Piece of Blue Sky,
pp.160-161.
36.Hubbard, HCOPL, The Guardian, 1 March
1966.
37.Ibid, Hubbard y décrit ces fonctions comme
celles "d'unité de renseignement planétaire".
38.Mary
Sue Hubbard fut à l'origine Gardien [pour le Monde
entier] puis nommée 'Contrôleur'. Elle était désignée comme la plus proche du
sommet hiérachique, Hubbard lui-même.
39.Hubbard,
HCOPL, Attacks on Scientology (Continued), 18 February 1966.
40.Hubbard, HCO Executive Letter, How to do a Noisy Investigation, 5
September 1966. Reprinted in the Foster
report.
41.Declaraion of David Miscavige, in US
District Court for the Central District of California, in Church of Scientology International v Fishman and Geertz, case no.
CV 91-6426 HLH (Tx), 8 (?) February 1994,
voir surtout page 17: "Durant les années 1970, le GO opéra
de façon absolument autonome, sans être contrôlé ni supervisé par la direction
écclésiastique de l'église. Son pouvoir était absolu... ils détenaient toutes
les ficelles de commandement... le personnel du GO a mis en place des programmes
illégaux, tels l'infiltration d'offices gouvernementaux, pour lesquels onze
membres furent poursuivis et condamnés. Il y eût aussi des cas où le GO se
servit de moyen peu scrupuleux pour manier des gens perçus comme ennemis de
l'église - moyens tout à fait opposés aux fondements et règles de la
scientologie, sans parler des lois."
42.See Atack, A Piece of Blue Sky, pp.219-221. For a fuller description
see C.H. Rolph, Believe What You Like, Andre
Deutsch, London, 1973.
43.Hubbard, Ron's Journal 1967
(RJ67), tape recorded lecture, September 1967.
44.Hubbard, Flag Order 1890, Zones of Action, 26 March 1969.
45.Hubbard, HCOPL, Targets, Defense, 16 February 1969, issue IV.
46.Der Spiegel, 25 September 1995.
47.Fred Hare, Guardian Order 1206, The Snow White Programme, 22 June
1974.
48.Sentencing Memorandum in USA v MSH et al, US
District Court for the District of Columbia, criminal case no. 78-401, pp.1-4 & 14.
49.Reported
in the Toronto Globe and Mail, 12 September 1992.
50.Hubbard, Ron's Journal 1967 (RJ67).Voir aussi Hubbard,
à propos des services secrets, transcription de la conférence du 10 Mars 70
ordonnant le vol de matériaux dans une société de relations publiques, après
l'avoir découverte.
51.See also Guardian Order
802, Weekly Reports, 20 June 1973,qui explique qu'Hubbard
doit recevoir un rapport hebdomadaire de toute activité de renseignement. A
propos de la connaissance qu'il avait aussi des activités illégales, voir A
Piece of Blue Sky, page 227.
52.Hubbard,
Confidential, Intelligence Actions, Covert Intelligence Data Collection,
2 December 1969. Le passage continue en disant: Ce
n'était pas le but original, qui consistait à mettre la Terre au Clair".
53.See also Hubbard Science of Survival,
1951. La Scientologie engagea Fletcher Prouty pour
trouver la preuve des affirmations d'Hubbard. Il dit que les fichiers ont été
trafiqués. Sa preuve la plus nette est l'usage du code "16" sur les ordres
d'Hubbard. Ce code indiquait en fait qu'Hubbard était dans la réserve de la
Navale, la comparaison avec d'autres dossiers d'officiers le montre.
54. See A Piece of Blue Sky, p.233. Cette règle fut utilisée lors des pénétrations illégales lors de la fuite
du Rapport De Feo: un agent scientologue prétendit être employé au Ministère de
la Justice.
55.Hermann Brendel, To: Info Branch 1
Directors, 10 June 1974: "Collecte cachée
d'informations... c'est à dire pénétrations, inflitration, entretiens cachés en
utilisant des fausses couvertures, etc, etc. Par exemple, si un agent obtenait
un document du bunker d'Hitler à Berlin en tirant sur un SS, en faisant sauter
un pont et en s'échappant en hélicoptère, il aurait fait son travail de
collecte. Il a les données: on ne s'intéresse pas à la méthode. "
56.Question 96, Life History Questions - revision, Church of
Scientology International, 1994.
57.Guardian Order
1150, Re: Information Bureau Statistic, 7 May 1974. Les
connections ou liaisons sont l'une des statistiques majeures du Bureau
Information.
58.Hubbard,
Confidential, Intelligence Actions, Covert Intelligence Data Collection, op
cit. 59.Fishmann, Lonesome Squirrel, unpublished
manuscript.
60.In Church of Scientology v. Geertz and
Fishman, US Central District of California, CV-91 6426 HLH(Tx), deposition testimony.
61.Lonesome
Squirrel, op cit.
62.Hubbard, Flag Order 2191,
Intelligence Book List, 15 November 1969 lists the following: Col. B.V. Nikitine The Fatal Years, Hodge, London 1938; Curt Reiss
Total Espionage, Putnam, US, 1941; Eric D. Butler
Dialectics, Communist Instrument for World Conquest, Australian League of Rights, Melbourne; Eric D. Butler Red Pattern
of World Conquest, New Times, Canada; Christopher
Felix The Spy and his Masters, Secker & Warburg, London, 1963. Sefton Delmar's Black Boomerang was also recommended
reading.
63 .Miscavige Declaration, p.24.
64 .Mary Sue Hubbard, Henning Heldt & Duke Snider, Impact
53, pp.38-39.
65 .Serge Faubert, Une Secte au couer de
la Republique, L'Evenement du Jeudi, 25 February - 3 March 1993. See also Faubert's book of the same title, Calmann-Levy,
1993.
66. Numerous others have included J.J. Gaw,
Donald William Cooper, Douglas Brian Reynolds, Tin
Goose and John Ingram.
67.Hubbard,
HCOPL, Attacks on Scientology (Additional Pol Ltr), 25 February 1966.
68. Hubbard nommait cette technique le
"positionnement".
69. Professor Elliot Neaman,
University of San Francisco, NY Times, 26 December 1994.
70.In a case brought against 20/20 television and heard by City of
London magistrates. Reported in the UK Press
Gazette, 25 September 1995.
71. Le juge accepta par
ailleurs l'argument que j'aurais dû faire deux avertissements dans l'intitulé
"distribution" de l'ouvrage, bien qu'aucun ne nomma la directrice d'école
Margaret Hodkin.
72.Hubbard, The Scientologist - A
Manual on the Dissemination of Material, March 1955, Ability 1, reprinted in the Technical Bulletins of Dianetics and
Scientology, first edition, volume 2, quotation
from p.157.
73.See Sunday Times, London, 6 April 1994
and Evening Argus, Brighton, 12 April 1994 for more
detail.
74.
Le CAN a aussi lancé sa propre contre
attaque [dont il gagné la première manche devant la Cour Suprème de
l'Illinois]
75.Rulings in cases involving F.A.C.T.NET
inc, the Washington Post and Arnie Lerma.
76. e.g.,
Hubbard, le rôle de la Terre, qui décrit les quatrième et
Cinquième Forces d'Invasion, supposées venir de Venus et Mars, ou voir la
section OT 3 du Cours secret OT 3 [résumé ici]. Hubbard parla aussi des
"Marcabiens", ce qui influença le Captain Bill - William Robertson - à publier
quantité de matériaux prétendant que des extra-terrestres avaient atteri en
Suisse et communiquaient avec les gens de la Méditation Transcen- dantale pour
conquérir la planète. Les adeptes de Captain Bill se font appeler "Free Zoners"
ou "gens de la Zone Libre", par opposition aux scientologues.
77.A Piece of Blue Sky, pp.117-118, Hubbard letter
to the FBI, 3 March 1951. Hubbard, HCO Information
Letter, Communism & Scientology, 8 May 1961. Hubbard, LRHED 55
INT, The War, 29 November 1968, reprinted in Wallis, op
cit.
78. L'obsession d'Hubbard quant aux conspirations
vaudrait un livre en soi. Il appela ça le "Memorial Tanyaka" après la tentative
japonaise de conquète du monde au XIXe siècle;
79.
Thea Greenburg, reported in BBC Panorama The Road to Total Freedom?,
1987.
80. Heber Jentzsch, Power Comm Lines Survey,
Church of Scientology International, 1988. Also
Jentzsch, Communication Lines to the World Survey, CSI, 1988.
81.
J'ai rencontré les représentants de l'église de scientologie
internationale (CSI) et du Centre de Technologie Religieuse (RTC) ainsi que
Peter Hodkin, avocat scientologue représentant les plaignants scientologues, en
Novembre 1994. Les représentants avaient autorité pour signer un compromis de la
part de toutes les parties opposées, y compris la directrice d'école Margaret
Hodkin et Narconon. Il est étrange de savoir que Narconon me poursuive pour
avoir écrit qu'il s'agissait d'une façade de la scientologie.
|