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L’INTÉGRITÉ FACE à L’OPPRESSION

OUTIL DE DÉSINTOXICATION DU CONDITIONNEMENT
ET DU FANATISME SCIENTOLOGIQUE

par André DÉSILLES

André Désilles analyse l'idéologie de la scientologie et porte un regard sans complaisance sur le mouvement du dissident David Mayo, l'ex bras-droit de Ron Hubbard. Ce manuscrit a été rédigé en 1985 et André Désilles nous a proposé de le diffuser sur notre site afin d'éviter que d'autres personnes se jettent dans la gueule du loup.

Puisse sa volonté porter ses fruits.

Anti-scientologie - le 11 juillet 2010
 

AVERTISSEMENT au LECTEUR

Dans ce témoignage et cette analyse de la dianétique et de la scientologie, je fais une critique négative de la scientologie mais par contre, je fais une critique positive de la dianétique qui trouve grace à mes yeux et que je compare au bébé qu’il ne faut pas jeter avec l’eau du bain, la scientologie. En effet, la théorie de la dianétique m’a séduit et je l’ai expérimentée avec une dissidente comme je le raconte dans l’épilogue rédigé en novembre 2009.

Or, depuis un an, j’ai été en contact avec d’anciens scientologues et nous avons eu l’occasion d’échanger nos idées sur la dianétique et il ne sont pas d’accord avec moi sur la légitimité de la dianétique que je n’avais toutefois pas trouvée miraculeuse et qu’ils considèrent aussi néfaste que la scientologie. Je me suis depuis rangé à leur avis d’ex-scientologues expérimentés. Quant à moi, je n’ai eu qu’une expérience partielle et limitée de la dianétique.

Il en résulte que la dianétique, aussi séduisante qu’elle puisse apparaître à ceux qui lisent le livre, est elle aussi néfaste car elle est une pale imitation de certains anciens aspects de la psychologie. Elle pousse les auditeurs à exercer une pression considérable pendant les séances sur leurs patients. Cette pression a l’inconvénient de les forcer à imaginer des incidents qui n’existent pas en plus de ceux qui existent, donc la dianétique induit de faux souvenirs qui leur fournissent des flopées de fausses explications et fausses causes de leurs problèmes dans leur existences. Comme ceux-ci apparaissent dans les mêmes séances où l’on retrouve de vrais souvenirs, la mémoire et les explications personnelles que trouve le préclair en sont faussées.

Comme de surcroit, dès que ça ne colle pas en séance, on expédie le client vers d’autres services qui accentuent la pression, la personne se retrouve assez fréquemment contrainte à subir des tas de services qui ne collent pas avec les promesses. Si la dianétique fonctionnait, Ron Hubbard n’aurait pas eu besoin d’inventer d’autres procédures qui lui succèdent, l’audition des niveaux OT. Il n’y aurait pas besoin du tout des niveaux OT, de cours interminables, de procédés objectifs, ni même d’électromètre, si ce n’est pour que la mise au clair coute « moins »cher, car en admettant que l’appareil lise réellement les charges mentales (ce qui n’est même pas systématique) il faut réaliser que Ron Hubbard parle de quelques dizaines d’heures de dianétique pour fabriquer un clair. Or on en est à des milliers d’heures de dianétique plus niveaux OT pour ne jamais fabriquer le moindre clair, car l’état en question n’existe tout simplement pas.

Je dis que la dianétique est à la scientologie ce que l’appât est à l’hameçon or l’appât en question n’est même pas un appât comestible mais un leurre comme une cuiller ou une mouche artificielle. Donc prenez mon expérience et mon analyse de la dianétique comme le témoignage d’une personne qui a été séduite par la théorie exposée dans le livre sur la dianétique, qui a mordu au leurre mais qui l’a relaché quand elle a senti l’hameçon, à savoir les pressions subies, les règlements internes et l’éthique de scientologie. Toutefois, quoique séduit par la dianétique, comme mon témoignage le dissèque, je n’en avais pas pour autant perdu mon sens critique et je n’ai été que rebuté par tout le contexte qui l’environne, à savoir la scientologie en général. Mais mon sens critique n’a pas été jusqu’à prendre des distances avec la dianétique alors que je suis très sévère avec la scientologie.

Donc, ne prenez pas pour argent comptant mon éloge de la dianétique qui est en réalité un leurre. Ne vous laissez pas bercer par ses sirènes. Prenez cela pour l’illustration de la fascination qu’exerce le livre de la dianétique sur ses lecteurs dont moi-même. Ces réserves émises vous pourrez lire ce document sans être induis en erreur.

André Desilles, 15 décembre 2010

 

L’INTÉGRITÉ FACE à L’OPPRESSION

OUTIL DE DÉSINTOXICATION DU CONDITIONNEMENT
ET DU FANATISME SCIENTOLOGIQUE

par André DÉSILLES

4è page de couverture

L’originalité de ce livre réside dans le fait que je ne me contente pas de raconter mon expérience au sein de la scientologie qui fut très courte (deux mois en tant que personnel de l’église et un mois en tant que «client») mais que je fais une analyse critique de témoignages de dissidents, d’articles de leurs règlements et de quelques livres de base sur la scientologie. Je porte le débat au niveau théorique et idéologique. Je montre le caractère incohérent et contradictoire du discours de la scientologie qui met en évidence sa supercherie, sa fourberie et son machiavélisme sur le plan intellectuel et philosophique. Ceci explique aisément les expériences délirantes et douloureuses que les scientologues vivent dans la réalité concrète comme en témoignent d’anciens adeptes qui s'en sont arraché.

André Désilles

BIOGRAPHIE

L’auteur est né en 1953. À partir de 19 ans, à la suite d’un échec amoureux, il a été obsédé par le suicide. À 32 ans, à cause de ses échecs sentimentaux et professionnels dans la vie, il voulait se pendre. À 33 ans, il a fait son arbre généalogique pour découvrir son hérédité psychologique. À 35 ans, il a fait de la dianétique avec une dissidente de la scientologie. À 41 ans, il a suivi une psychothérapie interrompue à la suite d’une tentative de suicide. À 47 ans, il a été interné en hôpital psychiatrique de jour pour dépression. À 55 ans, il a entrepris une psychothérapie avec une psychanalyste.
 

CITATION

Nous les membres de l’église de scientologie croyons:

Que tous les hommes ont le droit inaliénable de penser librement, de parler librement, d’écrire librement leurs propres opinions et de s’opposer, de se prononcer ou d'écrire sur les opinions des autres.

 

 

 

Introduction:

Michel Lafon

page 4

1ère lettre:

Je demande pardon

page 8

2ème lettre:

Je pose mes conditions

page 13

3ème lettre:

Certains règlements sont illégitimes

page 17

4ème lettre:

Un scientologue contrôle les personnes

page 25

5ème lettre:

Ron Hubbard est un despote

page 38

6ème lettre:

De la libération à l’oppression

page 50

7ème lettre:

Le dévouement et la dévotion

page 64

8ème lettre:

La dianétique, la science moderne de la santé mentale

page 76

9ème lettre:

Scientologie, les fondements de la pensée

page 92

10ème lettre:

Introduction à l’éthique de scientologie

page 106

Annexes:

1 à 6

page 125

Epilogue

 

page 136

 

 

 


Introduction

Lettre à Michel Lafon - Juin 1991

        Je recherche un éditeur pour publier mon témoignage et mon analyse au sujet de la dianétique et de la scientologie

        Permettez-moi un préambule avant de vous présenter mon manuscrit:

        Vous avez publié, il y a quelques années le livre: «La dianétique, la science moderne de la santé mentale» de L. Ron Hubbard. Sous réserve de l’exactitude de mes informations, des associations anti-sectes auraient exercé sur vous des pressions pour que vous cessiez de diffuser ce livre, ce que finalement vous auriez fini par faire. J'ignore quels ont été les arguments invoqués, je suppose que vous deviez ignorer la relation entre ce livre et la secte de la scientologie et que les personnes vous demandant d’en arrêter la diffusion vous auraient révélé ce lien et vous auraient montré votre «complicité involontaire» avec cette secte  considérée à juste titre comme une des plus redoutables.

        Je ne pleurerai pas sur le fait que l’Eglise de Scientologie ne bénéficie plus de vos services de diffusion, mais dans l’idéal, je déplore que les auteurs de ces pressions n’aient pas trouvé meilleur moyen pour combattre la Scientologie disons, dans les règles, honnêtement. En effet c’est en quelque sorte une forme de censure qui aurait été exercée a leur encontre et ce n’est pas le meilleur procédé pour plusieurs raisons:

        - La première est que cela contribue à renforcer l’idée qu’ils chérissent à savoir qu’ils sont des victimes persécutées, opprimées. Et croyez-moi, ils enfourchent allègrement ce cheval de bataille qui leur permet de mystifier le public en se positionnant comme victimes d’intolérances.

        - La seconde est que du point de vue idéal du droit, on ne peut interdire à quelqu’un de se tromper ou de mentir sur le plan de la pensée. Si une telle chose se produit la solution n’est pas de bâillonner celui qui se fourvoie ou qui ment mais de le confondre en démontrant son erreur ou son mensonge. On doit le laisser s'exprimer, ainsi son droit est respecté, mais la vérité peut être rétablie par une contre information ou par un débat contradictoire. Voilà la seule méthode de combat que les démocraties peuvent utiliser face aux fanatismes. À chacun ensuite de juger par lui-même…

        - La troisième raison est que combattre un adversaire dans «les règles» c’est l’attaquer légitimement seulement là où il y a erreur de sa part. Or en l’occurrence, si la scientologie se fourvoie, il se trouve que la faille de son système de pensée se trouve être ailleurs que dans ce livre qui décrit une technique thérapeutique qui est tout à fait défendable en soi. (D’ailleurs d’autres thérapies basées sur l’hypothèse des vies antérieures se développent à l’heure actuelle avec simplement d’autres techniques, mais l’idée de base est commune. Celle de la psychanalyse est la même à part qu’on ne remonte pas à des traumatismes d'hypothétiques vies antérieures. On remonte jusqu’à la naissance, voire au vécu intra-utérin, Freud l’étudiait avec Dali.) Au sujet de ce livre, vous l'avez lu avant de le publier, je suppose, et vous n’y avez pas trouvé de quoi fouetter un chat probablement, puisque vous l’avez considéré publiable !!! Il est même possible que vous ayez été très surpris qu’on vous demande de «censurer» ce livre que vous n’aviez pas jugé suspect ? Personnellement je ne trouve rien à redire à ce livre, mais j’y reviendrai plus loin…

        Mêlés involontairement à la scientologie, pressés par des associations anti-sectes, vous vous êtes trouvé au cœur du conflit entre la société et les sectes.

        La stratégie douteuse qui a été employée contre la scientologie, avec vous aux premières loges, révèle une lacune dans le combat contre le fanatisme sectaire. À chaque fois qu’il y a des articles dans la presse, des jugements dans les tribunaux, je relève les mêmes lacunes qui dérivent d’une méconnaissance, d’une partialité, de préjugés qui empêchent de voir la réalité dans toute son objectivité et donc de réagir avec pertinence, à propos et efficacité.

        Ceci est particulièrement vrai pour la scientologie que je connais bien. Ce qui manque dans la lutte contre les déviations de la scientologie, c’est un débat public au niveau idéologique. C’est ce que je souhaite apporter car pour diverses raisons inhérentes à la nature de la scientologie, ce débat n’existe pas. Les anciens adeptes sont très discrets non seulement dans les médias mais même pour entreprendre des poursuites judiciaires ou même simplement témoigner à un procès.

        À ma connaissance en juin 1991 il existe un seul témoignage publié en France sur la scientologie: il s'agit du livre «Voyage au centre de la secte» de Julia Darcondo aux éditions du Trident. Ce livre a l’intérêt d'un témoignage, mais en même temps se limite à raconter et décrire des faits sans aboutir à une analyse théorique des phénomènes qui se passent.

        À l’inverse mon témoignage est peu anecdotique et dérive sur l’analyse de discours et de textes à caractère incohérent et contradictoire mettant en évidence la supercherie, la fourberie et le machiavélisme de la scientologie sur le plan intellectuel et philosophique qui expliquent aisément les expériences délirantes que les scientologues vivent dans la réalité concrète, comme Julia Darcondo.

        Ces deux témoignages seraient somme toute assez complémentaires. Le témoignage que je souhaiterais publier est la riposte idéale aux aberrations de la scientologie en ce sens que je ne m’en prends pas à la scientologie globalement mais seulement à ce qu’elle véhicule de faux et je lui rends honneur lorsqu’elle soutient des points de vue sensés. C’est une position inattaquable car c’est la seule attitude légitime possible. En d’autres termes je ne me situe pas en tant qu’«anti-sectes» mais en tant que «anti-mensonges» où qu’ils soient et «provérités» où qu’elles soient, si tant est que mon jugement soit correct !!!

        Je prétends apporter une analyse théorique objective de la scientologie à partir de l’expérience que j’ai vécu en son sein et des propos écrits de Ron Hubbard son fondateur et «gourou » parce que j’ai toujours été intéressé par la «dianétique» et je n’ai jamais pu l’expérimenter au sein de l’église de scientologie car je n’ai jamais pu adhérer à «l’éthique» scientologique entre autres choses. La «dianétique» et «l’éthique» sont deux des piliers de la scientologie. Moi, je dirais que la dianétique est à l’éthique scientologique ce que l’appât est à l’hameçon. Le premier attire et le second ferre. Et pour en revenir à la dianétique que vous connaissez pour l'avoir publiée, j’ai analysé ce livre et non seulement je n’ai rien trouvé à y redire (ou presque) mais j’en fais même une critique élogieuse. Et c’est bien la raison pour laquelle la scientologie s’en sert comme appât. En effet on appâte un gibier avec de la nourriture bonne pour lui pas avec des boulons par exemple, ça ne marcherait pas, il ne serait pas dupe à ce point-là !

        Le problème ne réside pas dans la nourriture qui est proposée au gibier, il est dans le piège tendu autour de cette nourriture au demeurant inoffensive, mais qui devient à ce moment «appât» par le contexte du piège. Il en est de même pour la dianétique qui en elle-même est intéressante et peut être d’une certaine utilité à certaines personnes dans un certain contexte ou environnement, mais hélas pas celui de l’église de scientologie qui est intoxiqué par d’autres notions extrêmement oppressives et contraires à l’autodétermination qu’ils prétendent promouvoir. S’il y a une chose de bonne à conserver dans la scientologie, c’est bien cette technique thérapeutique qu’est la dianétique. Ils en font un mauvais usage dans l’église de scientologie, mais ça n'empêche pas cette thérapie d’être valable en soi. Pour recevoir cette thérapie en laquelle certaines personnes trouvent un espoir de guérison, elles devront se soumettre à tout le contexte environnant pour le moins douteux, c’est-à-dire les règlements scientologiques, sans parler des tarifs exorbitants !!! Environ 2000 Francs de l’heure en 1985 !!!

        Les scientologues n’ont pas l’intégrité nécessaire pour utiliser cet outil d’une façon bénéfique pour l'individu. Ils s’en servent comme «appât» pour ensuite «ferrer» et emprisonner les individus avec des règlements issus de l'insanité qu’est «l’éthique» de la scientologie. Ils les embarquent dans une démarche qui n’a plus rien à voir avec la dianétique, et où il est question de se sacrifier pour la mission supérieure qui consiste à sauver l’humanité, rien moins que cela !!!

        Je joins à cette présentation de mon document un extrait de celui-ci pour l’illustrer. Cet échantillon joint à cette lettre est l’analyse critique d’un autre livre de Ron Hubbard intitulé «Introduction à l’éthique de scientologie» qui est la description du piège qu’il a conçu et tendu aux autres. On peut dire que c’est la clé qui permet de révéler la supercherie, l’aberration intellectuelle de la scientologie. L’intérêt de cette démarche qui consiste à citer et analyser les propos de Ron Hubbard est qu’elle coupe court à toute polémique, controverse dans le débat car les scientologues ne peuvent nier que Ron Hubbard a tenu les propos cités puisqu’ils sont écrits noir sur blanc dans un livre que toute personne peut se procurer facilement chez eux et croyez-moi les propos de Ron Hubbard dans l’éthique de scientologie sont édifiants !!! Ils se passent de commentaires et anéantissent à eux seuls toutes les prétentions louables de la scientologie.

Les preuves sont écrites et indiscutables. Aucun danger qu’ils ne vous aient proposé ce livre-là à publier !!! Ce serait de l’auto sabordage!!! La majorité des individus flairent le piège et ressentent une allergie viscérale profonde mais il s’en trouve quand même pour tomber dedans car leur attention a été détournée par la dianétique par exemple, qui leur fait avaler la pilule !!! Le pire attend ces derniers lorsqu’ils voudront prendre du recul et se tirer de là. Les ennuis graves commenceront. On ne sort pas de la gueule d’un prédateur indemne !!!

        Pour en revenir à mon document, il comporte au total 340 pages manuscrites, 146 pages tapées à l'ordinateur. Il se présente sous la forme de dix lettres que j’ai adressées successivement aux autorités scientologiques dans le conflit qui m’opposait à elles et qui m’a amené à demander le remboursement d’une somme de 54000 Francs que j’ai obtenue relativement facilement sans l’aide de la justice, ce qui est rare, je pense, mais facile à comprendre en prenant connaissance de mes propos face à ces autorités scientologiques.

        Les quatre premières lettres s’adressent à Ron Hubbard en dernier recours. Suite à quoi je découvre l'existence d’un mouvement de dissidence qui s’écarte de l’église officielle et à qui j’expose alors les problèmes et contradictions majeurs que je constate dans la scientologie pour cerner et situer leur position. Les trois lettres suivantes sont donc adressées au chef de la dissidence, David Mayo, ex-bras droit de Ron Hubbard. J’y commente un document de Dane Tops qui relate la genèse historique de cette scission et j’y exprime mon inquiétude du peu de choses que les dissidents remettent en cause !!! Ils croient que les problèmes de la scientologie viennent d’une mauvaise application par l’organisation de l’église des règlements écrits par Ron Hubbard qu’ils mettent hors de cause !!! Je me suis mis alors à lire quelques livres de Ron Hubbard (je n’en avais jamais lu, même pas la dianétique car ils cherchaient tellement à me les vendre que je n’en avais pas acheté un seul !) pour me faire une opinion et j'ai découvert le «pot aux roses» dans «l’introduction à l'éthique de scientologie».Les trois dernières lettres sont donc une analyse critique de quatre livres de base de Ron Hubbard que j’envoie à David Mayo, chef de la dissidence, pour susciter ses réactions.

        Ces lettres ont été écrites en 1985, il y a six ans. Constatant la persistance de lacunes au cours des débats dans les médias ou des procès contre la scientologie, je souhaiterais y remédier en publiant cette correspondance unilatérale qui n’a jamais été honorée d’une quelconque réponse de la part des destinataires qui étaient par la même occasion mis en cause, ni de l’église officielle, ni du mouvement de dissidence. Je me suis exprimé à eux en particulier. Ils ont eu la possibilité de me répondre en privé et de s’expliquer éventuellement. Ils ne l’ont pas fait. J'estime pouvoir publier cette correspondance. Me répondra celui qui voudra et qui pourra… La scientologie fait de la publicité à grande échelle; la publication de la dianétique chez vous faisait partie d’une vaste entreprise de propagande. Ils utilisent les techniques commerciales les plus modernes. Il est logique que la place du débat soit publique.Ils n’auront que ce qu’ils méritent.

        Je tiens à rappeler que l’originalité de mon point de vue réside dans le fait que je me différencie des adversaires et ennemis de la scientologie qui ont en quelque sorte un parti pris contre les scientologues, lesquels ont aussi leurs propres idées préconçues. Ceci crée un dialogue de sourds c’est-à-dire une confusion pour le témoin qui assiste au débat qui a d’ailleurs plus l’allure d’un combat dont il est difficile de tirer une conclusion valable, une opinion sûre. Je ne conteste donc pas ce qui me paraît respectable chez eux. Je reconnais et respecte ce qui est légitime d’où que cela vienne. Comme beaucoup de problèmes, ils ne sont pas aussi caricaturaux que veulent bien le présenter les adversaires qui se combattent aveuglés par leur passion. Et curieusement lorsqu’on expose un problème dans sa complexité c’est-à-dire dans son intégralité sans rien oublier ou cacher il s’éclaire et devient parfois simple à comprendre, voire limpide !

Je ne juge pas le tout globalement mais chaque élément séparément dans la scientologie et je me trouve en face d’un système contradictoire avec des données opposées, contraires voire incompatibles qui expliquent l'incohérence et les contradictions dans le comportement des scientologues, qui éclairent la divergence entre leurs intentions et leurs réalisations. C’est logique, pour moi le problème de la scientologie est limpide. Je ne fais pas aux scientologues un procès d’intentions. J’estime que, hélas, au moins en ce qui concerne les scientologues de la base, ils sont les premières victimes de leur manque de lucidité et de discernement qui fait que, même animés des meilleures intentions et par le dévouement aux autres, ils ne peuvent faire que d’autres victimes et nuire aux «amis auxquels ils veulent du bien». Je ne leur enlève pas les seules choses qui restent à leur crédit; je les crois sincères et dévoués. Hélas quel gâchis !

Quelle énergie mal utilisée pour réaliser l’inverse de ce qu’ils recherchent ! Il est des erreurs de jugement qui ne pardonnent pas et inversent les résultats souhaités. Ceci concerne d’autres mouvements que la scientologie, elle n’est pas unique dans ce cas et c’est un problème que tout le monde peut rencontrer chez lui-même. C’est donc cette faiblesse qui est à combattre, où qu’elle soit, car elle génère les pires oppressions sous le couvert des bonnes intentions. L’histoire en regorge d’exemples !!!

En résumé, Ron Hubbard et les scientologues affichent un idéal et des objectifs angéliques: la liberté, l'autodétermination, la dianétique, mais prônent et pratiquent des méthodes diaboliques: la force, la contrainte, la coercition, l’éthique scientologique.

 

Nota: Les noms de la majorité des scientologues dont il est question dans cet ouvrage ont été modifiés.

André Désilles, juin 1991
 

1ère lettre - Février 1985

Une lettre de succès oblgatoire !

À l'attention du Chef continental de la justice

Bonjour. Je viens d’acheter le 16 février 1985 deux intensives d’audition de 12h30 chacune, au prix de 44000 Francs à l’organisation de Paris car je désire être audité. C’est tout l’argent que j’ai économisé depuis trois ans avec un salaire de 4000 Francs par mois.

Toutefois comme j’ai demandé et obtenu le remboursement d’une somme de 1500 Francs environ (non utilisée) il y a quatre ans, je dois vous contacter afin de vous exposer ma situation.

Lorsque j’ai connu la scientologie, j’ai été convaincu qu’elle pouvait m’être d’un grand secours notamment dans un premier temps par l’audition dianétique. Mais je n’avais pas d’argent pour pouvoir m’acheter des services de scientologie et à cause de l’insistance des recruteurs je me suis engagé dans le personnel en janvier 1981.

Très rapidement, les pressions permanentes que j’ai subies au cours des deux mois à l’intérieur de l’église m'ont opprimé et déprimé. Comme aucun secours ne m’a été apporté mon état a empiré gravement. Finalement on a compris que je n’étais pas à ma place dans le personnel. J’ai donc résilié mon contrat de membre du personnel et j'ai remboursé les services que j’avais reçus

Ceci fait, je me suis senti immédiatement soulagé, ce qui est facile à comprendre car lorsqu’on se met dans une situation qu’on n’a pas pleinement désirée on n’est donc pas à sa juste place et il s’ensuit un état de confusion. J'ai donc continué mes relations avec la scientologie en qualité de public.

D’après l’évaluation gratuite de mon cas, les services techniques d’audition me préconisaient en premier lieu avant toute chose 50 à 100 heures d’audition dianétique, mais je n’avais pas d’argent pour les acheter. Par contre sous l'insistance des Regs (des commerciaux) j’ai commencé par suivre la procédure de purification qui m’était par contre abordable au niveau financier à cette époque. Je n’éprouvais pas le besoin spécialement de cette procédure à ce moment précis, mais comme je disposais de tout le temps pour l’entreprendre dans de bonnes conditions (de temps) puisque j’étais au chômage, les Regs ont réussi à me la faire acheter et entreprendre.

J’ai poursuivi correctement cette procédure jusqu’à son aboutissement qui est arrivé au terme d’un mois et j’ai attesté la fin de cette action. Toutefois je n’ai pas fait de lettre de succès. ? Je ne savais pas quoi dire ? Je peux faire diverses supputations à ce sujet mais ce ne sont que des supputations. J’ai personnellement, parfaitement compris la théorie qui justifie la purification, laquelle consiste à éliminer du corps les toxines chimiques diverses qui sont un, parmi les divers facteurs qui peuvent restimuler un engramme, car quand bien même on aurait dédrama- tisé tous les autres facteurs de restimulation celui-là à lui seul peut éventuellement suffire à une restimulation d’où l’assurance de meilleurs gains par la suite dans l’audition dianétique.

Il se trouve que personnellement sur ce plan-là je suis peu intoxiqué puisque je ne bois qu’exceptionnellement de l'alcool, je n’ai jamais fumé, je ne prends jamais de médicament quoique insomniaque et dépressif quasiment chronique (c’est ainsi que me qualifieraient les médecins), je n’ai jamais pris de drogues et je ne suis jamais malade physiquement et si j’ai des malaises physiques ou psychiques, j’attends toujours que ça se passe tout seul. Cela dit on a toujours des toxines malgré tout (anesthésies, pollution de l’environnement etc.…)

Disons que pour moi ça tend vers le minimum, ce qui fait que de toute façon j’avais peu d’attente vis-à-vis de cette procédure. De plus le fait, de ne pas percevoir de gains immédiatement et consciemment ne signifie pas qu’il n’y en a pas eu mais on ne peut parler de ce qu’on ne perçoit pas. D’autre part la veille au soir de mon attestation, c’est-à-dire le dernier jour de la purification, un travail m’a été proposé le jour de mon attestation, je me sentais très très bien, mais étant donné que les deux événements coïncidaient dans le temps, je ne savais auquel attribuer mon enthousiasme. Le fait d’avoir trouvé du travail était de toute évidence en relation avec mon bien être et cela a peut-être contribué à occulter l’autre événement. Peut-on attribuer le fait qu’on m’ait proposé du travail à la purification ? Ça me paraît difficile. J’exclus l’hypothèse éventuelle d’un mauvais respect de la technique car je l’ai suivie rigoureusement.

Par contre j’ajoute une troisième possibilité. Il faut rappeler que je subissais toujours diverses pressions (C’est du moins ma perception propre, même si elle est sujette à caution: c’est comme cela que je ressentais la façon dont certaines personnes m’abordaient) et que j’étais témoin de situations qui me dérangeaient, suite peut être à interprétation de ma part par différence de point de vue ou manque de certaines données, qu’importe. Toujours est il que ceci m’incommodait pour ne pas dire m’irritait. Et ressentant la lettre de succès comme quelque chose d'imposé, je me suis braqué et ai opposé un refus par réaction.

Finalement je pense que c’est tout cela à la fois. C’était le 29 mars 1981. Je me souviens de la date car c’est celle de mon 28e anniversaire, et c’est à ce moment-là que sont arrivées les complications. Ne pas faire de lettre de succès ne me posait aucun problème, mais eux les scientologues ça leur posait un problème évidemment. Ce fut la confusion, la plus totale. Ils ont cherché en vain bien sûr si la partie théorique avait été mal comprise, si la technique n’avait pas été standard.

J’ai acheté une intensive d’audition de 12h30m car ils voulaient faire des séances de réparation. J’ai fini par accepter car le doute s’est introduit en moi aussi. J’ai reçu deux heures et demie d’audition de réparation, mais je ne peux rien vous dire sur les conclusions qu’ils en ont tirées car je n’ai aucune donnée là-dessus. Tout ce que je peux en dire c’est que ça s’est bien passé au sens où j’étais tout à fait coopérant et j’ai même fait des lettres de succès après les deux séances d’audition.

Il est clair maintenant, à mesure que j’écris cette lettre que toute cette confusion vient de mon refus de faire cette lettre de succès que j’aurais dû faire car la procédure de purification avait été bien menée à terme.

Finalement, étant allergique au plus haut point aux pressions de toutes sortes, et me retrouvant dans la confusion en étant entraîné dans des processus que je ne désirais pas, j’ai décidé de mettre fin à tout ceci en demandant le remboursement des heures d’audition qui n’avaient pas été utilisées soit une somme de 1500Francs. Soulagement immédiat !!!

J’ai donc suivi la procédure de remboursement avec laquelle je n’étais pas en accord non plus mais je l’ai faite puisqu’il fallait passer par là pour être remboursé. J’ai suivi cette procédure avec Diane Cristini qui était C/S (superviseur) à l’époque. Je la cite donc à titre de témoin. Elle est parmi l’une des personnes de l’église de Paris pour qui j’avais une grande estime à cause de la grande correction de leur comportement, de l’écoute et de la compréhension dont elles ont fait preuve à mon égard et ça me ferait plaisir que vous l’informiez de mon retour. Je lui dois bien cela. On m’a dit qu’elle était à Copenhague.

J’ai modifié en partie le contenu pré imprimé des formulaires car il ne correspondait pas à ce que je ressentais personnellement, notamment: «je soussigné déclare ne pas être en accord avec les buts de la scientologie qui sont d’amener l’être humain à l’autodétermination…» ainsi que d’autres passages. Je considérais et je considère toujours les objectifs de la scientologie comme les plus élevés qu’on puisse avoir, mais mon expérience au sein de l'église de Paris ayant été perçue par moi comme des successions de pressions que, jamais dans mon souvenir, je n'avais subies avec autant d’insistance si ce n’est peut-être par mon père, il en résultait un dilemme sous cette forme: l’autodétermination sous la pression, sous la contrainte !!!!! Ça ne rentre pas dans ma petite tête !!! Vous pouvez imaginer le malaise qui en découle !!! Et à quoi peut-on se fier d’autre qu’à ses propres perceptions ? Pas à celles des autres en tout cas. Mes perceptions sont peut-être faussées (mais je ne le crois pas) mais alors dans ce cas, la démarche correcte consiste à clarifier mes perceptions.

Je constatais personnellement qu’entre l’idéal et la réalité il y avait une fissure ou une faille et que j’étais incompris lorsque j’essayais d’exprimer l’inadéquation que je percevais entre l’idéal et certaines réalités, entre les objectifs de la scientologie et le comportement de certains scientologues dont je subissais l’incorrection de leur attitude. Mais ceci ne remet pas en cause l’idéal, les objectifs, cela signifie seulement qu’ils ne sont pas atteints cet idéal, ces objectifs. On peut considérer que mon refus a été une réaction à l’incompréhension et aux pressions que j’ai subies, c’était en quelque sorte une vengeance: œil pour œil, dent pour dent. Et si l’on m’a fait du mal, je l’ai bien rendu.

Il se trouve que le cours de mon existence est jalonné d’expériences de ce genre. Si quelqu’un commet des erreurs à mon égard, dans un premier temps je suppose que c’est tout à fait accidentel et je ne relève pas la chose car je sais que je ne saurais remettre cette personne à sa place que durement et avec une brutalité qui me parait disproportionnée à la cause. Par malheur il arrive souvent que ça se reproduise et c’est là que ça devient catastrophique car je me retiens toujours pour les mêmes raisons mais à force de subir et de subir vient un moment où je ne peux plus supporter la douleur que ça me produit et j’attends le moment propice pour contre attaquer et pour retourner contre l’agresseur sa propre attaque (réelle ou peut être imaginaire) et décharger ma propre douleur.

Je suis extrêmement rancunier et lorsque je me décharge, je le fais avec une telle efficacité que cette douleur est transférée à l’autre personne, ce qui n’est évidemment pas pour la réjouir.Cet aboutissement ne se produit que si je rentre en conflit avec une personne dont je suis proche dans l’espace car il y a obligation extérieure de se côtoyer ou avec une personne dont je suis proche affectivement et dont je recherche la présence.

Selon le degré d’attachement affectif au protagoniste et selon le type d’irritation ressentie de ma part par quelque erreur réelle ou ressentie comme telle par moi, ma réaction peut se faire à travers toute la gamme des états émotionnels allant dans le meilleur des cas de la grande sérénité en passant par la pondération (procédure de remboursement) l'abattement ou la dépression (service militaire) jusqu’à la colère dans des situations relationnelles plus affectives, colère que je peux arriver à contenir plus ou moins (église de scientologie de Paris) ou qui peut finir par éclater de manière si violente (mon père) et si passionnelle (les femmes dont je suis amoureux) qu’en général les liens affectifs ne résistent pas à cette explosion et se rompent définitivement.

Donc si je souffre qu’on m’agresse, je ne réagis d’abord pas mais lorsque cette douleur me devient insupportable, la paralysie cesse et je m’arrange bien pour m’en libérer en le rendant à l’agresseur. Mais si j’aime cet agresseur la douleur me revient très rapidement sous une autre forme, celles de la séparation que j’ai provoquée et qui est radicale. Pourquoi cette hyper sensibilité aux erreurs réelles ou peut-être exagérées, aux pressions réelles ou peut-être exagérées, aux agressions réelles ou peut-être exagérées des autres ? Et dans certains cas même si ma défense est peut-être légitime elle n’en est pas moins maladroite au vu des effets obtenus que je n’avais pas désiré puisque je peux faire fuir une femme qui m’aime !

Je ne sais pas exprimer mes désaccords à temps et calmement. Je ne sais pas exprimer mes attirances amoureuses à temps et calmement. Je ressens des inhibitions et des blocages jusqu'à perdre le contrôle de mon corps et qu’il fonctionne parfois indépendamment de moi comme un automate. Lorsque la douleur que ces rétentions, inhibi- tions provoquent devient insupportable, alors la réaction n’en est que plus dévastatrice. J’ai beau être conscient de tout cela que ça n’y change rien. Mes charges émotionnelles prennent le dessus.

Je demande pardon

J’ai 32 ans. J’ai toujours vécu seul. Ce dont je souffre le plus c’est de ne pas réussir à construire la moindre relation de couple. Cela me rend malheureux alors j’ai peu d’amis, je suis dépressif, je ne m’intéresse à rien alors que j'ai des capacités évidentes. Durant le mois de janvier 1985 je me suis senti très mal, j’ai pensé au suicide en voulant me pendre. Le 9 février, j’ai décidé de recontacter l’org de Paris. Quelques jours après j’ai reçu une lettre d'une auditrice de l’org de Paris alors que j’avais prétendu déménager à une fausse adresse depuis longtemps pour ne plus recevoir de courrier de la scientologie et je n‘en recevais plus. Cette lettre avait été écrite le 9 février aussi. Le 16 février, je suis allé à l’org de Paris car je veux être audité. Je voulais recontacter l’org par celle avec qui je l’avais quittée et près de qui j’avais rencontré écoute et compréhension: Diane Cristini. Elle n’y est plus et qu’importe, j’ai exposé ma situation et je me suis trouvé écouté et compris.

Mieux même, mes «bêtes noires» d’il y a quatre ans, à savoir Adam Ninsky et surtout Pierre Bazin étaient là et je me suis senti compris par eux qui m’avaient tant irrité, il y a quatre ans alors qu’ils étaient tous les deux Regs (commerciaux). Le jour même j’ai acheté deux intensives d’audition de 12h30m chacune, pour 44000 Francs avec tout l’argent que j’avais car je sais que l’audition dianétique pourrait m’aider. C’est toujours cela que j’ai voulu et je sais encore mieux maintenant qu’il y a quatre ans ce que je veux. Depuis le 9 février, le jour où j’ai pensé me faire auditer cela va bien mieux car c’est la lueur de l’espoir au bout du tunnel. Le 16 février à l’org de Paris, cette fois ci, je me suis senti compris et ça m’aide beaucoup. J’ai beaucoup changé en quelques jours.

Le lendemain, je suis allé voir l’officier d’éthique qui m’a dit de vous contacter. Je suis resté calme, je ne me suis pas rebellé quoique déjà ça m’ait «chiffonné» Depuis lundi 18 février pendant trois soirs, j’ai écrit un bout de cette lettre et je me sens encore de mieux en mieux. Mon état s’améliore à grands pas. Ce n’est pas la première fois dans ma vie que je tombe très bas et que je me relève. J’ai une capacité analytique importante, je crois, et cela permet de me relever après. Malheureusement les culminations sont fugitives et je fraye plus souvent avec les fonds car en fait mes capacités de raisonnement ne suffisent pas, loin s’en faut, à contenir et repousser les charges émotionnelles et douloureuses que je véhicule.

Pour moi l’audition dianétique sans parler des gains qu’elle m’apportera m’aidera à stabiliser ceux déjà obtenus et m'ouvrira à autres choses. Je sais que la dianétique n’est pas le seul moyen. Il y a l’éthique mais qu’est ce que l'éthique si ce n’est le maximum de rationalité et qu’est ce que le maximum de rationalité si ce n’est le minimum d'aberration engendrée par les charges émotionnelles douloureuses ? Or des charges émotionnelles douloureuses j'en ai un paquet et elles me gênent. Je veux m’en débarrasser pour me permettre de savoir qui je suis réellement, ne serait-ce déjà dans un premier temps, pour ne pas être perturbé dans ma relation avec l’organisation de Paris* qui s’est nettement améliorée d’ailleurs depuis que je l’ai recontactée, ce qui est facile à comprendre car je vais dans le même sens qu’eux, les scientologues. Mais je suis encore inquiet à ce sujet car si ça se passe bien depuis que j’ai recontacté l’org c’est parce que j’ai l’intention ferme d’être audité et qu’on ne me contre pas, bien au contraire puisque les personnes que je rencontre sont en accord avec mon intention. Mon intention plus la leur dans le même sens, ça roule bien, «ça baigne dans l’huile» comme on dit en français.

Mais si par malheur quelqu’un ne partage pas mes intentions me concernant et voulait m’en faire changer en s’y opposant avec acharnement ou si quelqu’un voulait me faire partager une intention à mon sujet qui est contre mon accord c’est-à-dire si mon intention et celle de quelqu’un d’autre à mon sujet sont contraires et s’opposent, j'ai peur de ne pas être sûr que je saurais garder mon calme, me contrôler et surtout exprimer mon désaccord serei- nement, sans colère, violence ou brutalité. J’essayerai… Ce serait un comportement rationnel donc éthique et c’est là où la dianétique peut m’être d’un grand secours pour maintenir mon éthique en place dans les cas où ça m’est particulièrement difficile.

Aujourd’hui c’est le dimanche 24 février, j’ai été bloqué pour finir cette lettre depuis jeudi dernier à l’astérisque* que j’ai mis plus haut. J’ai été obligé (par la situation, pas par une personne) de communiquer cela à Adam Ninsky pour pouvoir poursuivre car je veux finir cette lettre, et c’était bien la bonne chose à faire. En effet, quand j’ai recontacté l’org j’ai bien exposé mon désir de me faire auditer et ma situation de «remboursé» de services achetés et non utilisés.

Avant de payer les deux intensives d’audition, ils (Adam Ninsky et Pierre Bazin) m’ont donné l’assurance qu’il n’y avait pas de problème pour que je me fasse auditer. Comme j’émettais la réserve que ma situation étant considérée comme relevant d’abord de l’éthique je voulais savoir ce qu’on voudrait de moi, ils m’ont assuré qu’il fallait d'abord payer et ensuite voir l’officier d’éthique et que ça aurait plutôt un caractère de formalité. Ils prévoyaient m'auditer le lendemain, alors j’ai payé. Le lendemain, l’officier d’éthique m’a demandé de vous contacter. Vous comprenez pourquoi ça m’a «chiffonné». Ils m’ont assuré d’une chose alors qu’ils n’étaient pas qualifiés pour le faire afin de déjouer, forcer ma prudence.

J’ai ressenti cela comme un manque de confiance envers moi et aussi une «trahison» s’il s’avérait qu’ils se trompent. Voilà un grain de sable introduit dans les rouages, mais je ne veux pas que la mécanique se bloque alors je n'ai rien dit et j’ai fait ma lettre. Il y a eu blocage un peu plus tard, j’en ai parlé à Adam Ninsky. C’est réglé et c'est reparti, j’ai même acheté hier une troisième intensive d’audition et je n’ai plus d’argent !!!Voyez comme je m'améliore, au lieu de garder cela pour moi et de ronger mon frein, alors j’en ai parlé franchement et puis c’est passé !

Voilà cette lettre touche à sa fin: je pardonne aux scientologues de l’org de Paris les «agressions» qu’ils ont pu commettre à mon égard par maladresse et dont je considère qu’ils se sont excusés par l’intermédiaire d’Adam Ninsky. Leur tâche est peut-être assez difficile avec moi, et je suis bien conscient de ma part de responsabilité. Cette expérience passée n’est pas pour autant négative, je peux en tirer leçon et bénéfice. De même par votre intermédiaire, je m’excuse et demande pardon aux scientologues à qui j’ai pu faire du mal par maladresse. Et comme je m’adresse à vous en tant que juge, je vous demande compréhension et clémence ainsi que l’autorisation d’être audité. Je suis disposé à faire cette lettre de succès que je n’ai pas faite.

Dans l’attente de votre réponse, je vous envoie mes salutations.


2ème lettre - juin 1985

Je pose mes conditions

Requête adressée à des
personnes indéterminées
par l’intermédiaire de
Germaine Dhot RTC missionnaire

Mesdames, Messieurs,

Citation de ma lettre adressée au chef continental de la justice le 10 Mars 1985: passage entre guillemets «Le 16 Février 1985 j’ai recontacté l’org de Paris en exposant mon désir de me faire auditer et ma situation de «remboursé» de services non utilisés»

Adam Ninsky et Pierre Bazin m’ont donné l’assurance devant témoin (Claire Regs de l’org de Paris) qu’il n’y avait pas de problème pour que je me fasse auditer. Comme j’émettais la réserve que ma situation était considérée par vous comme relevant d’abord de l’éthique, je voulais savoir ce qu’on voudrait de moi avant de payer, ils m’ont assuré qu'il fallait d’abord payer et ensuite voir l’officier d’éthique et que de toute façon ça n’aurait qu’un caractère de formalité.Ils n’avaient absolument pas l’intention de me dire qui était l’officier d’éthique ni où il était. Par contre ils pensaient m’auditer le lendemain. La preuve de cela est que j’ai été audité le soir même pour voir si je remplissais les conditions. Vous devez pouvoir retrouver trace de cette séance, si elle n’a pas été effacée.

Tout cela me paraissait douteux, mais comme je voulais être audité, je n’ai pas voulu mettre de «barrière» déjà à peine revenu, aussi ai-je cédé à leurs arguments et ai-je acheté trois intensives d’audition de 12h30m chacune pour 51000 Francs et payé la cotisation de membre international de scientologie de 3000 Francs (qu’on m’a présentée comme obligatoire), sachant très bien que je saurais rétablir ultérieurement la situation s’il s’avérait que les choses ne se passent pas comme promis.

Le lendemain 17 février l’officier d’éthique m’a demandé de m’adresser au chef continental de la justice en m'indiquant que j‘étais considéré comme personne suppressive. Vous comprenez que ceci ait pu me «chiffonner». Ils m'ont assuré d’une chose, alors qu’ils n’étaient pas qualifiés pour le faire, afin de déjouer, de forcer ma prudence. J'ai ressenti cela comme un manque de confiance envers moi d’une part et d’autre part comme une trahison potentielle s’il s’avérait qu’ils me mentaient au sujet de l’évaluation du caractère formel de cette démarche prés du chef continental de la justice. La veille je le sentais et je m’en doutais le lendemain, j’en avais la preuve.

Voilà un grain de sable introduit dans les engrenages, mais toujours pour ne pas mettre de «barrière», je n’ai pas voulu bloquer déjà cette mécanique si fragile.alors je n’ai rien dit et j’ai commencé ma lettre au chef continental de la justice. Il y a eu un blocage un peu plus tard et j’en ai parlé à Adam Ninsky. Le fait de lui en avoir parler m’a soulagé et j’ai même acheté une troisième intensive d’audition. FIN DE CITATION. Après tout cette incorrection, quoi étant fondamentale ne portait pas à conséquence si j’étais en accord avec la réponse du chef continental de la justice, c’est-à-dire s’il se rangeait à mon point de vue.

J’ai adressé une lettre le 10 mars 1985 au chef continental de la justice, exposant ma situation et mon point de vue. Pour connaître les détails des conditions de la procédure du remboursement des 1500Francs que j’ai obtenus, se référer à cette lettre. Écrit il y a plus de quatre mois, mon jugement a légèrement évolué depuis et les mises au point qui vont suivre annulent mes précédentes positions et les remplacent.

Deux mois plus tard, comme je n’avais reçu aucun signe de vie de cette personne (le chef de la justice) je lui ai adressé une seconde lettre, lui demandant s’il avait reçu ou non ma première lettre. Je ne lui demandais ni plus ni moins qu’un accusé de réception. Plus de trois mois se sont écoulés, et à l’heure qu’il est je n’ai pas reçu le moindre accusé de réception de sa part. (Merci pour la communication !!!) entre temps il s’est trouvé que j’ai rencontré Diane Cristini Qual aide continentale (contrôleuse de la qualité des services vendus), avec qui j’avais suivi, il y a quatre ans la procédure de remboursement. Et je lui ai parlé de ma situation considérant qu’elle est un des bons terminaux à qui je peux m’adresser puisque je considère que l’origine de tous ces démêlés est un problème de services non correctement délivrés.

Pour moi je n’ai pas entrepris la purification au bon moment, il y avait autre chose à faire. Ceci est du ressort du Qual. De plus elle est témoin de tout cela puisqu’elle était C/S senior (contrôleuse de qualité des services) à l'époque à l’org de Paris.

Je tiens à préciser que Diane Cristini ainsi que les autres personnes qui ont accepté ou cherché la communication avec moi depuis que je suis revenu vous recontacter n’ont strictement rien à se reprocher. Bien au contraire, je tiens à les féliciter ici pour leur aptitude à la communication car ce que je cherche depuis que je vous connais, scientologues, (quatre ans et demi) c’est à communiquer et trouver l’interlocuteur qui non seulement me comprendra mais saura agir et décider en fontion de cette compréhension.

Il y a quatre ans et demi que je cherche cet interlocuteur et je ne l’ai toujours pas trouvé... Donc merci à ceux qui ont l’aptitude réelle à communiquer, car le mal dont je souffre chez vous c’est de la non communication ou de la difficulté à communiquer ! C’est paradoxal, vu que la communication est un de vos objectifs !!! Vous vous dites champions, experts en cela !

Mi-juin une mission de RTC passait par Paris et Germaine Dhot s’est adressé à moi en se présentant comme représentante du chef international de la justice donc qualifiée pour juger la situation avec moi. Nous n’avons pas trouvé d’accord. Le problème est très facile à résumer et est le suivant: Vous me considérez comme personne suppressive, et moi je ne me sens pas une personne suppressive. C’est la seule chose sur laquelle nous soyons en désaccord mais c’est un désaccord de taille, fondamental.

Une personne suppressive est une personne qui exerce une pression sur le jugement ou la décision d’une autre, cela peut aller jusqu’à la suppression du droit le plus élémentaire de chacun à exercer son libre-arbitre, à juger seul les choses ne concernant que lui-même, à s’autodéterminer (déterminer seul avec sa conscience). Tous les procédés physiques ou moraux utilisés pour opprimer d’autres individus ont tous en commun l’utilisation de la force, de la peur, de la douleur, de la culpabilité. Dans la langue française, on parle de répression. Un exemple, ce slogan bien connu: «À bas la répression policière». Et je parle français. On parle aussi d’oppression.

Je n'ai pas droit de disposer librement de MON argent !

Vous me considérez comme personne suppressive. Je suis dans le regret de vous affirmer que je n’ai jamais commis de tels agissements vis-à-vis d’une seule personne, d’un seul scientologue. .En conséquence vous ne m’en verrez jamais coupable et donc jamais je n’aurais besoin d’en demander pardon. Je n’ai incité personne, aucun scientologue à faire quoi que ce soit le concernant seul contre sa volonté. Je laisse les gens responsables de leurs jugements, décisions et actions les concernant eux-mêmes et je n’en attends pas moins des autres vis-à-vis de moi-même. Et par contre je n’en dirais pas autant de certains «scientologues» qui n’ont de scientologue que le nom mais pas l’ÄME.

Vous me considérez comme personne suppressive parce que j’ai retiré l’argent avancé de services non utilisés. Ceci n’a rien à voir avec le sens du mot «suppressif». J’ai retiré mes billes ? Et alors quel est le problème ? J’ai le droit de disposer librement de MON argent. Et je ne vous donne aucun droit de regard là-dessus. Ça ne concerne que moi, c’était des services destinés à moi seul. Ceci n’a jamais concerné personne d’autre que moi-même.

Je vous ai quitté ? Et alors, quelle affaire ! Vous dramatisez: je n’ai empêché aucune autre personne d’agir diffé- remment de moi et de poursuivre son chemin avec vous. Ça oui ce serait de la suppression, mais je ne l’ai jamais fait. De quoi vous plaignez vous alors ? D’avoir perdu ma confiance ? Ça c’est votre problème. Je vous l’ai donnée ma confiance, mais vous m’avez déçu, vous m’avez trahi !!! J’ai retiré mon argent: c’est de la légitime défense. Vous comprenez ce que ça veut dire LEGITIME DEFENSE. Le mot «légitime» vous connaissez ? Ce qui est légitime c’est ce qui nous revient de droit. Eh oui vous n’avez plus ma confiance, que voulez-vous ? Il faut vous y faire, il faut le confronter. Il fallait la mériter, il fallait être correct, ça ne dépend que de vous cela, alors mettez vous au travail.

Figurez vous que je n’ai pas demandé le remboursement des services que j’ai entrepris et que j’ai reçus. J’ai été «déçu», mais j’en ai pris la responsabilité et je ne vous en demande pas de compte. J’ai commis l’erreur avec vous alors je l’assume et je ne vous demande pas d’assumer des erreurs dans lesquelles j’ai une part même minime de responsabilité. Je sais faire la part des choses et assumer en conséquence et ne vous ai jamais demandé le remboursement des services reçus. Voilà, prenez note et exemple.

Cela dit j’ai toujours considéré et je considère toujours que l’audition dianétique peut m’aider. La dianétique m'intéresse toujours. Ceci n’enlève rien à la valeur théorique des services que vous proposez. Mais pour en tirer tous les bénéfices qu’on peut en attendre il faut toutes les meilleures conditions réunies autour, et tant que ces condi- tions ne sont pas réunies, il ne m’intéresse pas d’entreprendre l’audition dianétique.

Voyez vous, il y a un grand malentendu que je tiens à dissiper, à savoir que ce n’est pas vous qui pouvez poser des conditions à ma réintégration, mais moi-même. Car ce n’est pas vous qui m’avez chassé et moi qui viens implorer votre pardon. NON. Mais moi-même qui suis parti sur ma propre initiative par suite d’insatisfaction et d'impossibilité à communiquer avec vous dont vous êtes malheureusement pour vous seuls responsables. Moi je cherche un interlocuteur valable et à la hauteur de mes exigences et je n’en ai pas encore trouvé un seul et je le recherche toujours. Cette lettre est l’illustration de ma recherche permanente à communiquer avec vous. Donc je suis toujours intéressé par l’audition dianétique, mais pas à n’importe quel prix, pas dans n’importent quelles conditions, c’est pourquoi c’est MOI qui pose les CONDITIONS.

La première de ces conditions est la reconnaissance du fait que je ne suis pas une personne suppressive contrairement à ce que vous prétendez et cela implique bien des réajustements dans votre regard sur vous-mêmes et les autres. À savoir: ceci implique la reconnaissance du fait que je suis un vrai scientologue dans l'ÄME (c’est-à-dire fidèle à ses objectifs de la scientologie) alors que je ne le suis pas officiellement. Je suis considéré comme ennemi de la scientologie officiellement. Cela implique la reconnaissance du fait que la scientologie officielle est dévoyée et s’est fourvoyée quelque part. Cherchez l’erreur.

Des règlements cachés et lacunaires

Germaine Dhot s’est retranchée derrière les règlements. Ma conclusion est celle-ci: le règlement qu’on m’a présenté comporte des lacunes puisqu’il ne prévoit pas mon cas. Je vais même plus loin, non seulement le règlement ne prévoit pas mon cas, mais bien pire il veut l’assimiler à autre chose à savoir au cas d’une personne suppressive !!! Je dis donc ceci: non seulement le règlement comporte des lacunes, mais il est erroné ILLÉGITIME et des clauses SUPPRESSIVES se sont introduites à l’intérieur de ce règlement. J’ai bien dit suppressives au sujet de certaines clauses.Non, vous ne rêvez pas.

À partir de là, il n’y a pas d’accord possible entre nous à moins de réexaminer et de réformer le règlement dans ce qu’il contient de suppressif et ceci non seulement pour moi mais pour tous. Je ne veux pas que vous fassiez une exception pour moi. Car, il ne peut y avoir dans une bonne justice deux poids deux mesures, non la justice est la même pour tous. Voici ma proposition. Qu’en pensez vous ?

Tous les problèmes que j’ai eus avec vous découlent du fait que je me sois rallié à vos arguments alors que je n'étais pas pleinement d’accord au fond de moi-même. Je vous ai donc testé, je vous ai mis à l’épreuve. J’ai fait tout ceci consciemment sans toutefois l’avoir calculé car on ne sait jamais à l’avance au niveau des formes où l’on va alors que dans le fond je savais toujours où j’allais.

J’ai une nouvelle fois commis une telle erreur en acceptant de payer des services alors que le règlement m'interdisait de les recevoir, mais je ne le savais pas. Vous me l’aviez caché. Voilà un exemple d’incohérence totale que vous suscitez et provoquez sans arrêt. J’ai décidé de ne plus commettre de telles erreurs sachant où ça m’a toujours mené à savoir: la confusion et la chute de ton comme vous dites. L’oppression déprime. J’ai décidé dorénavant d’être en accord total avec ce que je fais avec vous.

C’est ça l’intégrité et cette lettre en est l’illustration. Certaines clauses des règlements scientologiques portent atteinte à l’intégrité des personnes et des scientologues, c’est pourquoi ces clauses sont SUPPRESSIVES. Ceci explique pourquoi en conséquence beaucoup de scientologues sont des personnes suppressives et opprimées aussi. Et ce ne sont pas des personnes suppressives qui peuvent m’aider à être plus libre dans mes choix, à tendre vers plus d’autodétermination. C’est ce que j’entends quand je dis que les bonnes conditions pour obtenir les gains théoriques de vos services ne sont pas réunies.

Je vous dis tout cela car il en va de ma propre survie, il en va de la survie des scientologues, de la scientologie, de l’humanité, de l’univers. Mais dire cela est prétentieux. Il faut rester humble car l’ORGUEIL nous guette et c’est la chute !!!


3ème lettre - Juillet 1985

Des règlements qui favorisent
les organisations au détriment des individus
A l'attention de Ron Hubbard par l’intermédiaire
de Germaine Dhot RTC missionnaire

La scientologie est comparable à un bébé dans son bain. D’un côté il y a ses ennemis, ses détracteurs qui veulent jeter le bébé avec l’eau du bain sous prétexte que l’eau du bain est dégueulasse. De l’autre il y a ses amis, les scientologues qui veulent garder l’eau du bain avec le bébé sous prétexte que le bébé est superbe. Entre les deux il y a un mur d’incompréhension gigantesque. D’un côté on ne voit pas que dans cette eau dégueulasse il y a un bébé superbe. De l’autre on ne voit pas que ce bébé croupit dans une eau infecte.

«Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain» Il y a moi (il y en a peut-être d’autres, mais je ne les connais pas) qui vois ce bébé superbe (l’audition dianétique) et qui sais que ce bébé peut m’aider, mais je vois aussi qu’il croupit dans une eau infecte (certains règlements scientologiques) et je ne veux pas en être éclaboussé. Je ne veux pas m’améliorer d’un côté et simultanément me détériorer de l’autre. Ce qui est mauvais en moi je veux l'éliminer mais ce qui est bon en moi je veux le garder et personne ne me l’enlèvera.

La dianétique peut m’être d’un grand secours, mais, dans l’état actuel des choses, il n’est pas possible de s’en approcher sans se faire souiller par la scientologie. C’est pourquoi je voudrais l’aider car j’ai besoin de son aide en retour. Aussi mon désir est celui-ci: ni plus ni moins que de vous rencontrer pour regarder cela ensemble «distin- guer le bébé de l’eau du bain» et le débarrasser de cette eau infâme qui le discrédite à juste titre aux yeux de l'univers. «Séparer le bon grain de l’ivraie» en somme.

Quant au bébé qu’il ne faut pas jeter avec l’eau du bain, pour moi le bébé c’est l’audition dianétique que je distingue de l’audition scientologique = les niveaux OT (abréviation d’Opérationnel Thétan; Thétan = la personne l'entité spirituelle qui se réincarne). Sans savoir ce que sont les niveaux OT tout de suite ils m’ont paru suspects pour la simple raison qu’ils sont confidentiels. Ça veut dire que Ron Hubbard donne ses réponses aux questions posées par l’audition scientologique (les niveaux OT). Or ses réponses ne m’intéressent absolument pas. Seules m'intéressent mes réponses personnelles aux questions de l’audition dianétique. Non seulement les niveaux OT me paraissent suspects mais en plus d’après ce que j’en ai entendu dire par des ex-scientologues c’est une vaste fumisterie.

Quant à l’eau infecte du bain, il s’agit de certains règlements de scientologie et de «l’éthique » de scientologie, mais j’y reviendrai en détail dans ma 10éme et dernière lettre. Je rappelle que l’audition dianétique a été découverte en 1950 alors que les règlements, l’éthique et l’audition scientologiques datent d’une époque ultérieure à 1965.

Profiter de la situation pour en tirer un pouvoir

Pour le «salaud» qui n’affiche aucun idéal, tout est permis, ses actes sont en accord avec ses intentions et il n’y a rien à y redire. Son seul problème est de ne pas avoir d’idéal noble. En fait lui aussi a un idéal (c’est la satisfaction de ses bas instincts) seulement le sien est vil, ses paroles sont viles, ses actes sont vils, mais il est «cohérent». En vérité comme chacun, il va se parer de «bonnes» intentions pour se justifier à ses propres yeux et aux yeux des autres. Sur terre il n’y a pas un seul homme qui ne justifie pas ses exactions. Mais s’il arrive à se convaincre lui-même il a peu de chance de convaincre les autres. Il peut arriver à en convaincre un certain nombre mais, dieu merci, il n’arrivera jamais à fourvoyer l’humanité entière. Il y en aura toujours qui ne seront pas dupes de ses élu- cubrations.

Il n’en est pas de même pour «l’homme de bonne volonté» à la recherche de la vérité et de la justice. Par contre il ne sera pardonné aucune erreur à l’homme de bonne volonté qui affiche un idéal élevé. Il se doit d’être l'illustration vivante de son idéal. C’est le prix de la cohérence et du respect par les autres hommes. C’est le prix de la vérité et de la justice dont il fait la quête. S’il n’est pas à la hauteur d’un idéal qu’il affiche alors il devient ridicule, préten- tieux et en vérité personne ne le lui pardonnera.

Personne ne supporte longtemps le fanfaron car le fanfaron s’apparente au «salaud» dont il a été question précé- demment, ils ont en commun l’abîme qu’il y a entre leurs prétentions et leurs actions et là aussi s’il arrive à en leurrer un certain nombre, il y en aura toujours qui ne seront pas dupes de ses élucubrations. Mine de rien je parle de vous Ron Hubbard et vous les scientologues qui prétendez rechercher l’autodétermination et le faites sous la contrainte !!!

Il est une loi apparemment étrange mais c’est la loi: plus un homme s’élève plus on exige de lui. Plus un homme affiche un idéal élevé plus on sera intransigeant vis-à-vis de ses actions. L’homme qui s’élève paradoxalement ne peut pas s’en glorifier et se reposer sur ses lauriers sous prétexte qu’il a atteint une certaine «altitude» élévation spirituelle. S’il s’en flatte la régression et la chute le guettent. Mine de rien je parle de vous Ron Hubbard et les scientologues qui vous considérez comme l’ «élite» de l’humanité. Ce n’est pas la modestie qui vous étouffe !!! Bande de prétentieux.

Pour «l’homme de bonne volonté» à la recherche de la vérité et de la justice, aucun repos n’est permis, toute baisse de vigilance peut lui être fatale car ses ennemis le guettent et ne nous trompons pas, son principal ennemi est en lui-même, un ennemi tenace qui à tout instant peut ressurgir alors qu’on le croyait disparu. Un ennemi terriblement coriace qui est toujours là, tapi dans l’ombre, prêt à tirer parti et profiter du moindre relâchement. Et dès qu’un individu s’élève sur quelque plan que ce soit y compris et surtout spirituel. Son ennemi principal devient l'ORGUEIL.

L’humilité est une attitude préférable, c’est l’attitude qu’adopte «l’homme de bonne volonté» conscient de la difficulté de la voie empruntée et armé de cette conscience, il saura mieux déjouer les pièges qui lui sont tendus et dans lesquels il pourrait chuter à chaque instant. Personne n’a jamais pu passer de contrat définitif avec la vérité et la justice. C’est un combat de chaque instant qui est à gagner à chaque instant. Il n’y a pas d’assurance qui garantisse cela à vie. Méditez cela Ron Hubbard et les scientologues.

Telle est la difficulté de la voie qu’emprunte celui qui va à la recherche de la vérité et de la justice. Si cet homme est suffisamment conscient, il est conscient de cela et il n’attendra pas de complaisance des autres, il sait qu’il ne la trouvera pas et c’est bien ainsi car il ne faut pas compter là-dessus. Celui qui est complaisant est un nuisible. Celui qui est exigeant est un véritable allié. Mais attention, l’exigence n’est pas la contrainte et ses corollaires l'oppression et compagnie…

Ce n’est pas parce qu’un homme est de «bonne volonté» qu’il est à l’abri des erreurs. Il tâtonnera et en commettra quand même. Cela lui sera signifié par la souffrance. Derrière chaque douleur est caché un «message de vérité» en quelque sorte qu’il faut découvrir. À chaque fois que l’on se fourvoie on crée immédiatement une adversité qui s'oppose à nous-même et nous produit souffrance et douleur. La question est donc la suivante: quelle erreur faisons nous qui crée cette adversité ? Et les erreurs ne seront pas pardonnées à «l’homme de bonne volonté» tant qu’il refuse d’être mis en cause et ne les reconnaît pas car c’est tourner le dos à la vérité si dure soit elle. C'est un moment difficile à passer car on a le sentiment d’un abîme qui se présente à nous-même

Toutefois, s’il accepte d’être remis en cause et si sa conscience s’élève encore au point de percevoir ses erreurs alors en homme soucieux de vérité et de justice qu’il cherche à être, il les reconnaîtra. A ce moment-là alors tout change car il redevient à la hauteur de son idéal et l’on ne lui demande pas davantage que la reconnaissance des erreurs qu’il a commises s’il en avait commises.

Les erreurs lorsqu’elles sont reconnues sont pardonnées et aucun homme juste ne lui en demandera davantage. La reconnaissance de ses propres erreurs change l’individu et à l’instant même il cesse de les perpétrer et répare par le fait même de réintégrer la voie de la vérité et de la justice. A ce moment-là, il devient le meilleur juge des erreurs qu’il a commises et il réparera en conséquence de lui-même sans qu’on ait rien à lui demander. Faisons confiance en sa conscience personnelle qui est le guide de chacun. Laissons la évaluer par elle-même.

Tout homme juste fraternel aura pour lui le plus grand respect à ce moment là où il est si fragile. Tout homme juste qui connaît bien la difficulté qu’il y a à emprunter cette voie pour en faire lui-même la dure expérience lui pardonnera sans condition car ce qu’on attend d’une personne qui s’est trompée c’est son repentir. On n’en attend pas moins mais pas davantage non plus, lorsqu’il y parvient, car ce n’est pas sa culpabilité que l’on cherche qui mènerait alors à la soumission et à l’oppression, ce qu’on recherche c’est son élévation qui s’obtient en toute liberté, sous aucune contrainte ou pression de quelque sorte y compris morale sinon c’est l’abaisser. À cet instant si crucial, on reconnaît immédiatement les justes des malhonnêtes car ils se dévoilent et se révèlent au grand jour. L’homme juste accorde son pardon sans condition. L’individu qui cache des intentions malhonnêtes demande alors des comptes, il cherche à profiter de la situation pour en tirer un pouvoir. De celui- là il faut se méfier. N'êtes-vous pas dans ce cas ? Faites donc votre examen de conscience. Voyez les conditions que vous me demandiez pour me réintégrer.

Trèves de baratin, revenons à des choses plus concrètes.

J'ai ma part de responsabilité

Premièrement, je tiens à rectifier une chose incorrecte que j’ai écrite dans ma précédente lettre: «… non, mais moi-même qui suis parti sur ma propre initiative par suite d’insatisfaction et d’impossibilité à communiquer avec vous dont vous êtes seuls responsables…» Il va de soi que c’est dit dans l’emportement, c’est excessif et donc erroné car j’y ai aussi ma part de responsabilité évidemment. Sachez que tant que je ne serai pas moi-même irré- prochable je ne pourrai pas vous en tenir grief et vous «jeter la pierre». Et ce n’est pas mon intention car ce serait chercher à vous nuire et en conséquence à moi-même aussi.

Il y a quatre ans, il n’a pas été possible de communiquer correctement. Ni ceux que j’ai rencontrés, ni moi même n'étions vraisemblablement pas prêts, c’est-à-dire que les bonnes conditions nécessaires à cette communication n'étaient pas réunies. Me mettre dans cette situation d’exclusion fait partie de ce qui a été et est nécessaire pour amener une des conditions favorables. En quelque sorte je me suis interdit d’aller plus loin avec vous tant que les choses n’auront pas été mises au point entre nous. Je ne peux pas ainsi échapper à vous donner les explications que je vous «dois». Nous ne pourrons plus rien entreprendre ensemble qui soit incorrect. J’ai mis une distance qui préserve mon intégrité. Il y a une autre condition que je pense pouvoir remplir actuellement pour ma part puisque j'entreprends cette démarche auprès de vous «chers inconnus» vers qui Germaine Dhot aura dirigé mes messages.

La première étape de cette communication est déjà établie puisque Germaine Dhot transmet mon message vers vous qui m’êtes inconnus et je l‘en remercie ici d’être la messagère. Elle et ceux qui me connaissent pour m’avoir rencontré ne sentent pas en moi un ennemi et c’est ce que je vais essayer de vous faire sentir maintenant avec plus de certitude pour vous, même si mes propos sont loin d’être complaisants. Mon objectif n’est pas de séduire en travestissant ce que je ressens profondément mais d’exprimer ce que je ressens sans aucune censure en veillant toutefois à ne pas vous blesser inutilement. C’est une des conditions nécessaire pour que mon message passe et soit entendu. Je m’efforcerai de remplir cette condition indispensable et j’y suis astreint si je veux aboutir. Ma survie est en jeu et cela est une bonne garantie car on peut s’attendre à ce que je fasse le nécessaire.

Que s’est-il passé ? Que se passe t-il ?

Pour qu’un jeu soit jouable et correct, quelles que soient les règles, il importe que les règles soient les mêmes pour les deux partenaires, protagonistes, adversaires ou ennemis. Une fois d’accord sur les règles communes à respecter par les partenaires ou adversaires qui jouent ensemble et en même temps, il ne reste plus qu’à jouer en se soumettant à la loi de base de tout jeu qui est que celui qui joue mal ou moins bien perd. Si les règles ont été respectées, en somme si personne n’a triché, celui qui perd est donc celui qui a mal joué ou qui a moins bien joué que l’autre. C’est la loi il n’y a pas de déshonneur à cela, c’est le risque du jeu.

Tout jeu contient un enjeu. Celui qui n’accepte pas de perdre est un «mauvais perdant». Comme on dit, il n’est pas «bon joueur» et il cherche à ne pas perdre par tous les moyens y compris incorrects, dans ce cas, il recherche la victoire en trichant. En douce, je parle de vous, Ron Hubbard et les organisations de scientologie, avec vos règlements illégitimes qui «pipent les dés» et favorisent les organisations au détriment des individus; La preuve c'est que quand vous rompez un contrat par lequel il y avait un échange réciproque de services, au lieu qu'ils soient quittes, vous demandez à l’individu de rembourser l’organisation et pas l’inverse, pas la réciproque. Ron Hubbard vous refusez que les organisations de scientologie perdent quand elles ont mal joué.

Jouer avec une telle personne ne présente aucun intérêt; pire même c’est s’exposer à des déboires plus ou moins graves selon l’enjeu du jeu. Lorsque l’on triche, on est en fait toujours perdant car par là même on refuse d’entrer dans le jeu réel et l’on ignore le plaisir de jouer vraiment et par la même on s’interdit le plaisir de gagner honnêtement. En fait on ne peut gagner (j’entends dans les règles ) d’abord que si l’on accepte de perdre c'est-à-dire lorsqu’on accepte l’effet de l’autre sur soi s’il y parvient dans les règles.

Gagner est un plaisir supplémentaire à un autre qui est celui de participer et d’avoir fait le maximum, de son mieux quelle que soit l’issue du jeu. Même celui qui a perdu peut avoir la satisfaction d’avoir participé et de s’être bien défendu avec les moyens qu’il avait à sa disposition. En fait ceux qui ont accepté des règles du jeu équitables ont déjà gagné vis-à-vis d’eux-mêmes en ce sens qu’ils ont vaincu le désir de tricher pour ne pas perdre. S’ils ont fait cela, ils ont rempli le contrat sans lequel il n’y aurait pas pu y avoir de jeu. Et ils peuvent quitter le terrain la tête haute malgré une défaite car, sans eux, personne n’aurait pu gagner non plus et personne n’aurait eu le plaisir de jouer. Et si, quelque part, il est important de vouloir gagner pour que le jeu existe et soit intéressant, quelque part d’autre ailleurs aussi, l’issue du jeu importe peu, ce qui importe c’est de jouer dans les règles à condition bien sûr que ces règles soient équitables et ne favorisent pas une partie. Cela fait, on est heu reux, c’est «la satisfaction du devoir accompli» comme on dit. La victoire est une prime ? un surplus ? l’inconnue ? la part du hasard ? la chance ? que sais-je encore ?

Si l’on regarde l’homme au fond des choses, on peut s’apercevoir que le jeu le plus profond qui soit est un jeu dont l’ennemi, l’adversaire n’est pas à l’extérieur de lui-même, n’est pas un autre individu, un autre congénère, un autre être, une autre espèce mais mêlé intimement à lui-même, à l’intérieur de lui-même, au plus profond de lui-même. Le jeu le plus profond de la vie de l’existence serait un jeu d’une partie de soi-même contre une autre partie de soi-même ou quelque chose comme cela. Le jeu qui donnerait le plus de satisfaction, le plus de plaisir, le plus de bonheur serait celui qui consiste à s’associer aux parties les plus élevées de nous-même qui nous subliment pour jouer, lutter, se battre contre les parties les plus basses de nous-mêmes qui nous asservissent et nous dégradent. Comme vous dites ce serait un jeu qui accroît notre propre survie.

Pour moi augmenter sa survie personnelle ne signifie pas aux dépens des autres. Ce ne serait pas la vraie survie ce ne serait que ce qu’on appelle vulgairement «la loi de la jungle», quoique l’expression soit probablement impropre puisque qui dit que les éléments de la jungle de la nature du vaisseau spatial terre joueraient mal leur jeu ? Mais quand on parle de «jungle humaine» cela signifie chacun pour soi et merde aux autres.

Non, la vraie survie individuelle intègre la survie collective car on est partie intégrante de notre environnement mais notre moteur, quoi qu’il en soit, reste notre survie propre qui si elle est bien comprise, ne peut que nous ouvrir et nous diriger vers les autres. L’accroissement de notre survie individuelle passe par l’accroissement de la survie de notre environnement. Attention à ne pas confondre avec ce qu’on appelle la «charité» qui voudrait faire croire que quelqu’un puisse faire une chose uniquement pour les autres sans penser à lui, sans qu’il y cherche lui-même aucun intérêt. Ceci est complètement illusoire et même malsain et déguise un faux mobile «altruiste» et masque un vrai mobile «égoïste» enfoui et caché à sa conscience. Ne dit-on pas «Charité bien ordonnée commence par soi-même» ?

Notre ennemi, notre adversaire, chacun le porte en soi et en fait tous les éléments de notre environnement (humain, vivant, matière, énergie, espace, temps) ne sont pas nos adversaires mais nos partenaires et c’est avec eux que nous vaincrons notre ennemi intérieur sinon nous irions tout droit à notre propre perte.

Pourquoi je m’intéresse à la scientologie ? à la dianétique plus précisément ?

C’est la première proposition qui me vient du monde extérieur qui m’intéresse autant. Ce sont de toutes les propositions extérieures que j’ai rencontrées, celle qui m’intéresse le plus à l’heure actuelle ? Parce que j’ai découvert chez vous des outils puissants qui sont, d’une part la compréhension de certains mécanismes mentaux qui nous asservissent et dont on peut aller à la rencontre avec l’aide de l’audition dianétique, et d’autre part la compréhension des règles de la communication qui sont fondamentales puisque nous sommes des êtres échangeant, communiquant qui sont en manque crucial par essence qui ne peuvent se suffire à eux même donc qui ont obligation de se tourner vers l’extérieur vers les autres.

La compréhension de ces choses essentielles est donc un outil puissant. Mais ATTENTION un outil ne reste qu’un outil ! Un outil n’est ni bon ni mauvais: il est selon les cas nul, faible, moyen, fort ou puissant, c’est tout. Il n’a pas de direction intrinsèque positive ou négative, constructrice ou destructrice, il n’a qu’un degré de puissance. C’est le degré de moralité de la personne qui UTILISE un outil qui va définir la direction positive ou négative de l'USAGE de cet outil.

L’ampleur des bienfaits ou des dégâts dépendront de la cumulation du degré de puissance intrinsèque de l’outil et du degré de moralité de l’individu qui en fait usage. Il est fondamental de comprendre cela car plus on a un outil puissant entre les mains plus il importe d’en faire usage avec une grande intégrité, sinon on fait beaucoup de dégâts Donc plus on joue avec des outils puissants plus le jeu peut être gratifiant mais simultanément et en contre partie il devient d’autant plus dangereux si l’on y joue mal et si l’on triche, il devient alors extrêmement nocif et destructeur.

Il est fondamental de comprendre cela. On peut donner une autre façon de définir une personne suppressive une autre définition de ce qu’est l’oppression, la répression en partant des conditions nécessaires à un jeu: une personne SUPPRESSIVE est une personne qui TRICHE. Réfléchissez et vous verrez cette constante. C’est une personne qui veut gagner CONTRE les autres dans le jeu de la vie alors qu’une personne saine sociable éthique cherche à gagner AVEC les autres.

Mon véritable intérêt au plus profond de moi va à la RENCONTRE du véritable intérêt des autres et non à l'ENCONTRE de celui-ci. Il ne s’obtient jamais aux dépens de celui des autres... Lorsque je suis conscient de cela, je cherche aussi l’intérêt des autres et à faire gagner aussi les autres car c’est mon PROPRE INTERET PERSONNEL lequel ne peut être que mon seul mobile légitime, mon unique moteur. Le véritable amour des autres est toujours «intéressé» et non un pseudo renoncement à soi-même, un pseudo «sacrifice altruiste». Un intérêt bien compris profite à tout le monde sinon ce n’est pas un intérêt qu’on promouvait mais un privilège qu’on défend.

Pour utiliser votre langage, les «pulsions à survivre à travers toutes les dynamiques» lorsque la notion de survie est bien comprise ne peuvent jamais se combattre mais au contraire s’unissent toujours et systématiquement. Méfiez vous de ceux qui vous demandent de vous sacrifier personnellement pour le bien supérieur d’un groupe ou de l’humanité. Je parle de vous Ron Hubbard et les scientologues.

Si l’individu souffre dans sa «première dynamique» comme vous dites c’est qu’il y a une erreur quelque part. La douleur étant le signal d’alarme que déclenche toute erreur commise tout fourvoiement. La douleur est un garde-fou qui nous empêche de faire des erreurs impunément.

    Note d'anti-scientologie: Les dynamiques sont des 'subdivisions de l'existence': première dynamique:/soi, la 2°/la famille, 3°/le groupe, 4°/l'humanité, 5°/les espèces, 6°/l'univers, 7°/l'esprit et 8°/l'infini

Je vous considère comme des partenaires potentiels qui peuvent m’aider dans mon combat contre ce qui, en moi, m’abaisse et me dégrade et dont l’issue souhaitée est une élévation de ma personne. Quant à vous, vous pouvez considérer la réciproque comme valable. Du moins voici ce que nous devrions être et ce que je souhaite que nous devenions. Il y a quatre ans et demi nous avons essayé de jouer ensemble, rappelons le, en principe comme partenaires. Nous avons mal joué: nous devions nous battre contre un ennemi commun, mes aberrations personnelles, et nous nous sommes battus entre nous car vous exerciez des pressions sur moi, des contraintes à mon égard !!! Conséquence logique et normale: la sanction par la défaite. Nous avons perdu, vous et moi.

Pour ma part j’ai accepté de perdre puisque je ne vous ai pas demandé le remboursement des services que j’avais reçus (procédure de purification) et même plus je me doutais d’avance que j’allais perdre puisque je me doutais que nous jouions mal (je n’attendais rien de la purification étant donné que je n’étais pas intoxiqué par des produits divers). J’ai demandé le remboursement que des services payés à l’avance et que je n ‘avais pas reçus (une intensive d’audition) ce qui est légitime et mon droit le plus strict contrairement à ce que vous prétendez car vous ne m’accordez pas ce droit élémentaire. Je ne comprends pas que vous ne soyez pas choqués par votre refus !!! Ça me dépasse, je ne m’y ferai jamais. Faut-il que vous soyez aveugles pour ne pas voir cette évidence !!!

Mais vous de votre côté, vous n’avez pas accepté votre défaite qui est, je le répète la sanction normale de toute mauvaise participation à un jeu. Vous avez refusé de perdre avec votre partenaire (moi en l’occurrence) en tentant de me «disgracier » de «m’invalider» en m’accusant d’être un ennemi de la scientologie pour avoir simplement voulu et décidé de cesser de jouer avec vous puisque vous vous révéliez mauvais partenaires, puisque nous ne pouvions, dans ces conditions que perdre ensemble et surtout moi en particulier. Ce n’est pas ce que je cherche. Moi je cherche la victoire sur moi-même. Je suis prêt à jouer avec vous mais seulement si vous jouez correctement, si vous ne trichez pas, sans quoi il n’est pas possible de gagner.

J’ai déjà dit qu’il n’y a aucun intérêt à jouer avec les tricheurs et que ça ne peut qu’apporter des déboires et des déconvenues. J’ai le droit de jouer ou de ne pas jouer à n’importe quel jeu. J’ai le droit de choisir mes partenaires et d’en refuser d’autres. Ceci est du ressort de ma responsabilité, de mon jugement, de ma décision, de ma conscience. J’en assume les conséquences. Je ne permets à personne de s’immiscer dans mon «territoire». Or votre règlement me refuse ce droit élémentaire et légitime qui est la GARANTIE UNIQUE contre tous les asservissements qui pullulent dans l’univers et contre lesquels vous prétendez à tort vous battre. Votre règlement est AMORAL, ANTI ÉTHIQUE.

Dans ma précédente lettre, j’ai dit que certaines clauses de vos règlements portaient atteinte à l’intégrité des personnes et des scientologues et en conséquence étaient des CLAUSES SUPPRESSIVES. Ces clauses manifestent clairement le refus de l’organisation de scientologie de perdre lorsque cette dernière a mal joué. Ce n'est pas éthique c’est amoral.

En termes de jeu, on dit que les «dés sont pipés» en sorte que l’organisation s’en tire toujours au AU DÉTRI- MENT de l’individu. En vérité c’est une mauvaise organisation qu’une telle organisation car ceci est générateur d'oppression et d’asservissement et si ce n’est pas votre objectif alors changez afin de prouver vos intentions.

Vous êtes de mauvais perdants donc de mauvais joueurs. La tricherie a été introduite dans les règlements eux- mêmes. Mais il y a des lois de l’univers au-dessus de celles que les hommes écrivent dans leurs différents codes civils, lois, règlements intérieurs qui peuvent êtres très imparfaits. Ces imperfections des lois humaines n'empêchent pas les lois de l’univers de ne pas nous épargner. On n’y échappe pas. On ne peut pas tricher longtemps avec les lois de l’univers malgré toute la «bonne volonté» qu’on peut y mettre.

Ceci est à l’origine de tous les problèmes, adversités, agressions que vous subissez de la part du monde extérieur qui vous rappelle à l’ordre car vous transgressez certaines lois humaines et surtout certaines lois de l’univers. Ce qui ne signifie pas d’ailleurs que certains de vos agresseurs ne pratiquent pas les mêmes agissements et vous vous trouvez sur un terrain de rivalité de lutte d’influence et c’est bien cela qui est grave car ce faisant vous ne vous dissociez pas d’eux mais vous vous y conformez. «Il est plus facile à l’homme de voir la paille qui est dans l’œil de son voisin que de voir la poutre qui est dans le sien».

Or la meilleure façon et la seule en vérité qu’a l’homme qui se veut juste, de vaincre l’adversité est de travailler à être impeccable (sans péché) et irréprochable (sans reproche) car ce faisant il devient inattaquable et par là même supprime l’adversité car elle s’évanouit.

L’homme de bonne volonté qui affiche un idéal de vérité et de justice ne prête plus le flanc à la critique lorsqu’il a atteint l’impeccabilité dans tous ses actes y compris les moindres. L’adversité s’évanouit alors et cela est le signe qu’il s’est élevé à la hauteur de ses prétentions, qu’il a atteint son idéal. Personne ne trouvera rien à y redire car il est devenu l’illustration vivante de son idéal et personne ne pourra lui nuire car il a vaincu son pire ennemi, son propre ennemi, ce qui en lui le dégrade et dégrade les autres. Il a vaincu bien évidemment l’ORGUEIL, le piège essentiel de celui qui s’élève, car il sait que l’impeccabilité, l’irréprochabilité s’obtiennent au prix d’une vigilance constante et l’orgueil est une baisse de vigilance tandis que la modestie, l’humilité en sont le signe le plus certain. Ceci n’est pas synonyme de faiblesse, mais bien au contraire de force et l’homme juste et vrai ne s’incline jamais devant l’injustice, l’erreur, le mensonge ou la malhonnêteté et il a les atouts et les armes pour les vaincre avec ce qu’on peut appeler la «providence», la «grâce de Dieu». «Aide toi le ciel t’aidera».

Il a commencé par s’attaquer à l’injustice, l’erreur, le mensonge et la malhonnêteté qui sont en lui; après avoir réalisé cela il peut s’attaquer aux ennemis extérieurs à lui-même et les vaincre par la «grâce de Dieu»... Ayant accédé à l’impeccabilité, ses ex-ennemis, en supposant qu’il en ait eu, le respecteront et ayant donné lui même l'exemple du repentir de ses propres erreurs, ces derniers le suivront et l’imiteront peut-être, se repentiront aussi et deviendront, pourquoi pas, ses alliés. Mais cela Dieu seul le sait».

L’homme juste ne le sait pas cela. Ce n’est pas de son ressort. Il n’y a que la victoire sur lui-même qui est en son pouvoir. La responsabilité du voisin à se vaincre lui-même incombe à son voisin. Ceci n’est pas l’apologie de l'indifférence au voisin, mais tout simplement on ne peut pas CONTRAINDRE son voisin à se vaincre lui-même. Ce serait vouloir lui enlever sa responsabilité, ne pas le respecter, ce serait l’OPPRIMER. Il n’y a d’élévation spirituelle que dans la liberté totale. Toute pression doit être bannie.

Vous péchez de ce côté-là par une mauvaise compréhension de ce qu’est la véritable survie qui se conquiert avec son libre-arbitre et non sous la contrainte. Je vous en accuse mais je ne vous condamne pas. Les règlements qui régissent les organisations de scientologie doivent assurer la survie du groupe et des individus qui le composent, doivent être des arbitres impartiaux. Ces deux dynamiques (comme vous dites) comme les autres lorsque la survie est bien comprise, ne sont pas adversaires mais partenaires.

Certaines clauses des règlements reflètent une mauvaise compréhension de la survie du groupe, ou plus exactement des organisations de scientologie, il en résulte qu’elle se fait parfois aux dépens de la survie des individus; ce n’est donc pas de vrais intérêts du groupe qu’il s’agit mais de privilèges que Ron Hubbard défend pour ses organisations.

Les règlements ne doivent pas empêcher les organisations de perdre lorsqu’elles jouent mal. C’est amoral. Il est sain que toute mauvaise participation au jeu prétendu joué soit sanctionnée par la défaite. Ce risque étant couru c'est la meilleure garantie et le meilleur stimulant à jouer correctement y compris pour les organisations elles- mêmes car les règlements ne sont pas faits pour elles mais pour régir leurs relations avec les membres qui les composent... Ceci est valable pour les deux partenaires. J’ai déjà dit que pour qu’un jeu soit jouable et correct il importe que les règles soient les mêmes pour toutes les parties. Hors de cela point de salut, pas de victoire réelle pour personne.

Je vous accuse, je ne vous condamne pas. Quelles que soient les erreurs que vous ayez commises, les tricheries des règlements que vous cautionnez en vous y soumettant, la scientologie regroupe des gens de bonne volonté. À cause de cela il y a un espoir de changement et je respecte les hommes de bonne volonté qui reconnaissent leurs erreurs et les corrigent. Si vous prouvez que vous êtes de bonne volonté ceci restera à votre crédit et c’est une chose que personne ne pourra vous enlever. On vous en sera reconnaissant. Vous avez placé la barre très haut et c’est très bien mais maintenant il faut la franchir sinon c’est vain et inutile. Vous affichez un idéal que je respecte et que je partage mais maintenant je vous prends au mot: ILLUSTREZ LE.

Il y a d’autres personnes de bonne volonté que vous mais je pense qu’il y a d’excellentes choses chez vous dont je pense qu’elles peuvent m’être secourables pour changer ma propre existence qui est quant à elle assez lamen- table. Voilà pourquoi je m’intéresse à vous. Si vous jugez mon analyse pertinente, alors vous comprendrez que je peux vous être utile et vous aider à épurer et améliorer l’outil qu’est la scientologie et à la débarrasser de tout ce qui lui nuit et la discrédite aux yeux de l’univers.

Voilà ma proposition: Je suis à votre disposition pour vous aider à rectifier le tir. Je suis prêt à rencontrer les res- ponsables officiels de l’organisation internationale de scientologie et Ron Hubbard si nécessaire, ce qui me paraît logique puisqu’il en est le fondateur et celui qui a rédigé les règlements. Il me paraît l’ultime interlocuteur et je vous demande de ne pas faire barrage car je pense préférable de ne l’atteindre qu’après avoir suivi et remonté la filière à partir d’où je suis c’est-à-dire un être humain quelconque et anonyme parmi les quelques milliards de la même espèce que la terre porte.

À vous de voir où est la vraie survie.
Vous êtes de bonne volonté.
Il y a de l’espoir.

PS: J’ai fait trois fois des gains avec vous. Le premier lorsque j’ai résilié mon contrat de membre du personnel. Le second lorsque j’ai décidé de récupérer mon argent (je sais ce n’est pas ce qui est prévu mais c’est la dure réalité). Le troisième alors que j’ai côtoyé la mort de près pendant plus d’un mois parce que je voulais me pendre et que subitement j’ai repensé à l’audition dianétique car c’était l’espoir de sortir du tunnel. Je n’oublierai pas ces trois gains.


4ème lettre - Début août 1985

Un scientologue c'est quelqu'un qui contrôle les personnes !

Ron Hubbard par l’intermédiaire
de Germaine Dhot, RTC missionnaire

Madeleine, lisez si vous pouvez et transmettez s’il vous plait.

    AVERTISSEMENT: Rien n’est secret, rien n’est confidentiel...

    Tout scientologue peut lire cette lettre toutefois je le mets en garde: mes propos et mes développements sont d’une telle pertinence que celui qui les lit peut en ressentir un choc. À partir du moment où vous êtes conscient du risque auquel vous vous exposez, vous pouvez le courir.

    Je m’excuse, mais cette lettre demande un effort de compréhension pour en suivre les développements. Cela nécessite la participation du lecteur. J’aurais pu faire précéder ma troisième lettre du même avertissement pour les scientologues.

Quelques jours après avoir envoyé ma précédente lettre écrite du 8 juin au 14 juillet 1985 j’ai appris par une lettre de Benoit Citron (T/LRH Comm Paris) que Germaine Dhot lui avait transmis la décision de me rembourser. Je ne vous cacherai pas ma surprise d’apprendre cette décision d’une personne de Paris que je ne connais «ni d’Adam ni d’Eve» que je n’ai jamais rencontrée et qui ignore tout de la situation et qui n’est donc pas en mesure de me donner des explications. Je ne conteste pas cette décision. Non, c’est une des solutions acceptables aux questions que j’ai soulevées

Vous avez choisi celle-là, elle me convient. Mais ceci ne m’explique pas quelles sont vos raisons que j’ai le droit de connaître puisque ça me concerne mais en plus j’en ai besoin pour prendre des dispositions en conséquence. Règles élémentaires de la communication !!! Je ne peux pas agir correctement en étant maintenu dans l’ignorance d’éléments qui me concernent directement !!! S’il vous plait accordez aux personnes correctes le minimum de respect que vous leur devez.

Premièrement, je désire savoir à qui a été transmis mon dossier, qui a pris cette décision que j’apprends sans explications par un intermédiaire étranger à la question. Que cette personne se nomme à moi et m’indique la fonction en la qualité de laquelle elle agit. Qu’elle me fasse l’honneur de me donner ses raisons par écrit s’il vous plait comme je vous ai fait l’honneur de vous donner mes explications. Je vous ai accordé l’intelligence, ne me prenez pas pour un idiot. Vous seriez dans l’erreur car je ne le suis pas et vous pourriez en faire la cuisante déconvenue.

Je suis bien conscient que ce que je pense de vous n’est pas agréable en totalité à entendre par vous mais sachez bien que mes intentions sont au-delà de l’agréable ou du désagréable. Mes intentions sont d’être authentique intègre (intégralité, intégrité = du mot latin «integer» qui signifie «entier» «complet» c’est-à-dire non amputé d’une partie de soi.) L’honnêteté, la probité, l’intégrité intellectuelles m’obligent à exposer mes sensations et ma pensée dans sa totalité absolue dans son intégralité, c’est-à-dire sans rien omettre, retirer retrancher, cen- surer, sous quel prétexte que ce soit. Le prix de l’intégrité c’est l’absence de compromission; Eh oui ! Ça se paie, ça a un pris même très élevé. D’ailleurs je vous rappelle que l’intégrité c’est le premier article de votre règlement, il ne faudrait pas que ça reste «lettre morte». Je conteste certains articles de votre règlement, les autres, qui sont la majorité sont par ailleurs excellents, mais il faut les comprendre.

Je vous demande plutôt de considérer mon attitude d’honnêteté comme une marque de respect envers vous. L'honnêteté me paraît la seule stratégie valable à long terme, celle que je ne pourrai jamais regretter dans le futur même lointain et surtout lointain, dans mes relations avec les autres et aussi c’est la seule que je supporte à mon égard. Où qu’elle me conduise, elle ne peut jamais me nuire dans le fond, même si apparemment dans l’immédiat, ça semble donner l’impression inverse. L’apparence ne trompe que ceux qui ont la vue basse, pas ceux au regard perçant. J’ai horreur des mensonges et des trahisons et tout TRAITRE se doit d’être d’abord et avant tout un SÉDUCTEUR, et ce n’est pas une entreprise de séduction que j’entame avec vous.

Un traître ne peut abuser que de celui qui lui a accordé sa confiance pas de celui qui se méfie. Pour obtenir la confiance de quelqu’un il faut d’abord avoir séduit ce quelqu’un d’une manière ou d’une autre. Conclusion: tout traître a d’abord dû être un séducteur. C’est obliga- toire. Ça n’implique pas que tout séducteur deviendra un traître mais… prudence… vigilance… DANGER... J’ai déjà dit dans ma lettre précédente: Celui qui est complaisant est un nuisible. Celui qui est exigeant est un véritable allié.

L’esprit critique est la chose la plus redoutée par la scientologie

Au passage, excusez- moi de me détourner du premier objet de ma lettre je tiens à faire un «petit commentaire» au sujet du sens critique parce que quand je parle d’exigence, c’est d’exigence intellectuelle ou morale qu’il s’agit et cela est en relation directe avec le sens critique, l’esprit critique. L’intégrité est l’apologie du sens critique. Or l'esprit critique m’apparaît très mal vu chez les scientologues.

Il suffit de donner pour preuve le test de personnalité dans lequel vous opposez «être en accord» en haut de la courbe à «esprit critique» en bas de la courbe. Ron Hubbard égocentrique pense évidemment à être en accord avec la scientologie !!! Être en accord n’est pas une qualité car être en accord, c’est bien beau mais en accord AVEC QUOI ??? Le peuple allemand qui a fait la guerre en 1939-45 était en accord (= qui apprécie, terme exact du test) avec les analyses et les objectifs de Hitler. Il eut mieux valu pour les autres peuples et pour lui-même qu'il fut en désaccord, qu’il n’apprécie pas !!! Vous opposez à cela en défaut rien moins d’autre que l’esprit critique!!!

Vous êtes dans la confusion la plus totale. CRITIQUER; étymologie: du mot grec «krinein» qui signifie, tenez vous bien: DISCERNER. Critiquer n’est pas à confondre avec «dénigrer» qui vient du latin «denigrare» = noirceur de «niger» = noir. Croire n’importe quoi (être en accord = croire) sans examen sans discernement, ça s’appelle de la crédulité (= accorder foi en n’importe quoi) et à la crédulité s’oppose le scepticisme (du grec «skepsesthai» = observer) ou la critique. Au dénigrement s’oppose l’apologie = défense.

Évidemment le mot «critique» est, dans le langage courant, souvent utilisé à mauvais escient ou mal compris et confondu (confondre s’oppose à distinguer). Confondre est le propre de l’aberration, du mental réactif. Discerner, distinguer, séparer sont le propre du mental analytique. Critiquer c’est analyser, c’est son sens premier, initial originel. Exemple: critique littéraire, cinématographique. La critique peut aboutir à faire des éloges ou des reproches ou les deux à la fois. «Reproche» est à dissocier de «critique» car ce n’est qu’un résultat possible de la critique comme les louanges. Une critique peut être très élogieuse, un reproche ne sera jamais élogieux. Est–ce clair ? Car on utilise souvent à tort le mot critiquer à la place de reprocher, dénigrer.

Le scepticisme est une bonne attitude en ce sens qu’il consiste à ne pas accorder sa confiance à priori (différent de la crédulité) Le sceptique soumet les choses à son observation (étymologie) avant de prendre position de donner son accord ou son désaccord. Il vérifie par lui-même. Évidemment on lui a donné un autre sens péjoratif qui en est la caricature, en ce sens qu’il consiste à douter de tout même de l’évidence.

L’intégrité fait aussi l’apologie du scepticisme dans son sens noble. Et cela est écrit en d’autres termes certes mais noir sur blanc dans des articles de votre règlement. Ceci voyez vous n’a pas empêché cependant des aberrations de s’introduire dans la scientologie. La preuve, cette inversion «esprit critique» prétendu défaut et «être en accord» prétendu qualité. Ceci est à reformuler en fait il est écrit «hypercritique». Mais chez vous lorsqu'on exerce son sens critique (mes lettres sont l’illustration de cela) on est taxé alors «d’hypercritique», «d'ennemi» et de «suppressif», mon statut actuel vis-à-vis de la scientologie officielle Chez vous, dans les faits, être bien, en bons termes, c’est être «en accord» en somme crédule, quoi !!! Vous refusez tout autre alternative !!!

Dans le test, il faudrait opposer «discernement» (analyse rationnelle) à «aveuglement» qui est un jugement irrationnel qui peut amener aussi bien à dénigrer une chose juste qu’à faire l’apologie d’une chose injuste !!! C’est le cas du fanatisme.

Je me résume à la lumière des explications étymologiques précédentes. L’esprit critique consiste à exercer son discernement, son jugement en toute impartialité. L’honnêteté est nécessaire. «Être en accord» «qui apprécie» (expression isolée dans le test de personnalité) signifie accorder foi (en n’importe quoi puisqu’il n’y a pas de complément d’objet direct). Il faut nommer les choses par leur nom: cette attitude s’appelle «crédulité». C’est l'absence de discernement. Le crédule suit aveuglément celui qui l’entraîne. SECTE: du latin «secta» de «sequi» = SUIVRE.

Je rappelle à l’attention que «critique» et «accord» ne sont pas des opposés. La critique doit précéder l’accord dans toute démarche saine, pour qu’un jugement d’accord soit correct. Lorsqu’on a passé au crible de son esprit critique une proposition sans qu’aucune réserve n’apparaisse alors on «tombe en accord » avec cette proposition. Critique et accord peuvent très bien aller ensemble comme critique et éloge. Par contre esprit critique et crédulité sont bel et bien deux opposés parce que accord et crédulité sont deux choses différentes.

Le contraire d’«accord» c’est «désaccord» et non critique; les deux résultant d’une observation critique. Voilà une mise au point laborieuse mais combien nécessaire. Cette confusion est écrite «noir sur blanc» dans un outil de la scientologie officielle, le test de personnalité, le premier contact avec le public. Belle image que vous donnez là dès le départ ! Mais l’évidence ne semble pas vous sauter aux yeux. Ce serait faire preuve de scepticisme (dans le sens péjoratif du terme) que de persister dans cette attitude après cette mise au point.

Un statut d'ennemi irrévocable !

On s’est égaré bien loin de l’objet initial de cette lettre  mais enfin ce n’est pas une digression futile. Revenons à nos moutons. Je faisais appel à la personne qui a décidé de mon remboursement afin qu’elle me donne des explications par écrit, qu’elle se nomme ainsi que ses fonctions. Je ne peux pas deviner en effet à quoi mon rembourse- ment est une réponse puisque je ne sais pas qui l’a décidé car j’ai soulevé essentiellement deux choses très dis- tinctes à savoir la première «anecdotique» qui était un vice de procédure dans la transaction financière qui a été effectuée entre nous. Le remboursement de mes contributions de 51000 Francs peut très bien être une rectification de cette «maladresse» une régularisation de la situation financière afin qu’elle redevienne en accord avec mon statut présent et théorique d’ennemi, décision qui est du pouvoir des représentants de l'église seulement et aussi seule décision qui soit en leur pouvoir.

Au passage je rappelle que la cotisation de 3000 Francs à l’association internationale que Adam Ninsky m’a présentée comme obligatoire est elle aussi frappée d’invalidité, de nullité par vice de procédure tant qu’il n’y aura pas d'accord entre nous sur l’autre question soulevée (celle des règlements) tant qu’il n’y aura pas de cohérence, de compatibilité avec mon statut qui jusqu’à nouvel ordre est «officiellement» celui d’ennemi.

Adam Ninsky et Pierre Bazin ont fait preuve pour le moins d’une grande inconscience. J’ai d’ailleurs l’intention de plaider leur cause ultérieurement. Je signale ici que s’ils doivent rendre des comptes à une autorité supérieure de l'église à ce sujet, s’ils doivent en quelque sorte passer en justice (je fais allusion à un tribunal interne à l’église) comme je le fais moi-même actuellement puisque toute cette démarche est une action en justice dont je suis initialement l’accusé. Je suis un accusé un peu particulier puisque j’aboutis à mettre en cause moi-même certaines clauses du règlement de l’église de scientologie, clauses au nom desquelles justement je suis accusé. Mon procès, j’en fais celui du règlement.

Je n’intente pas une action en justice à l’extérieur de l’église c’est-à-dire à l’intérieur de la société qui nous inclut et nous englobe car ce n’est pas nécessaire et ce serait même incongru. Je suis personnellement apte à défendre mes droits et prérogatives et de plus j’ai affaire à des gens suffisamment raisonnables pour savoir que de toute façon, quelle que soit l’issue nous trouverons le moyen de régler nos problèmes entre nous. Même si ça peut paraître difficile (et ça l’est d’une certaine manière) cette possibilité existe à l’intérieur même de vos structures, donc je n’ai pas besoin d’aller la chercher à l’extérieur de celles-ci et à l’intérieur des structures sociales françaises.

Donc (fin de digression) si Adam Ninsky et Pierre Bazin doivent comparaître devant un juge quelconque (les officiers d’éthique, les chefs continentaux et le chef international de la justice en sont) moi, le plaignant, leur victime, je désire y assister car j’ai des choses à dire pour leur défense. Même s’ils ont leur part de responsabilité, je plaide pour eux des circonstances atténuantes de première importance, en leur faveur à leur décharge. Je suis tout à fait sérieux en disant cela. Ce n’est pas une blague. Au nom et par esprit de justice et de vérité, on ne peut me refuser ce droit à les assister et à les défendre. De même tout procès correct comporte une instruction à charge et à décharge. Et j’ai des éléments à donner pour instruire leur procès correctement.Ces éléments se trouveront être à décharge des accusés sus nommés.

Le «jeu anniversaire de Ron Hubbard»

Dans ma première lettre adressée au chef continental de la justice, j‘ai dit (propos cités aussi dans ma deuxième lettre) que je m’étais trouvé bloqué dans la rédaction de cette lettre à cause de ce vice de procédure dans la transaction financière et qu’il a bien fallu que j’en parle à Adam Ninsky pour pouvoir poursuivre ma lettre. Il y avait une chose que je ne comprenais pas dans leur attitude que je ne m’expliquais pas et c’est celle-ci: Pourquoi cette impatience et cette précipitation dans leur attitude ? J’avais beau leur expliquer qu’il n’y avait pas caractère d'urgence à ce point, qu’«il n‘y avait pas le feu», ils ne comprenaient pas. Je leur expliquais que pour moi l'important ce n’est pas que les choses se passent vite mais bien. La gestation d’un fœtus dure 9 mois. Il ne sert à rien de précipiter le terme. Une couche prématurée donne naissance à un avorton. Résultat ? Qu’est ce qu’on a gagné? Rien du tout, on perd tout… Chaque chose en son temps: «Ne mettons pas la charrue avant les bœufs» . Enfin quoi, ce n’est pas possible tant d’obstination, d’entêtement, d’aveuglement !!! Et pourtant c’est bien cela qui s’est passé ! En réalité ils se précipitent parce qu’ils craignent que le client ne change d’avis et se rétracte. «Il faut battre le fer tant qu’il est chaud».

Alors j’ai posé une question à Adam Ninsky, une seule mais la bonne: Pourquoi tant de précipitation ??? Sa réponse a été naïve en quelque sorte Il a invoqué le terme très proche du jeu anniversaire de Ron Hubbard du 13 mars ! Tout cela s’est passé entre le 16 février et le 10 mars, date à laquelle je leur ai confié ma première lettre achevée destinée au chef continental de la justice. Il me disait même qu’en me demandant de faire vite, j’aurais la réponse de Copenhague dans trois jours !!! Sacré Adam Ninsky va !!!

Ma réponse a été sans appel: «J’en n’ai rien à foutre du jeu anniversaire de Ron Hubbard vraiment rien à foutre» sauf le respect que je lui dois. Non vraiment ça ne va pas du tout. Et pourtant il y a quatre ans Adam Ninsky avec un missionnaire de Copenhague se sont déjà cassé les dents sur moi avec une histoire stupide de statistique dont je n’avais rien à foutre non plus et je n’ai aucune raison de me gêner pour le dire car je ne m’en sens pas coupable et je vais même vous expliquer pourquoi.

Alors Adam Ninsky a argumenté en prétendant que «le jeu est le niveau le plus élevé sur l’échelle des tons» (jargon scientologique) Excusez- moi de n’être pas d’accord. Toutes les activités humaines peuvent être considérées comme des jeux. Il y en a qui sont élevés, d’autres minables ou lamentables. La guerre est un jeu, elle aussi. Je ne vois là qu’un jeu minable lamentable, vraiment très bas sur l’échelle des tons (jargon scientologique).

Le prétendu jeu anniversaire de Ron Hubbard n’est même pas un jeu correct. Regardez en quoi il consiste: Il est présenté comme un jeu entre les diverses organisations de l’église de scientologie. C’est à celle qui aura les meilleures statistiques de production, qui rapportera le plus d’argent. Je ne vois rien de tel. Je vois un jeu séparé dans chaque organisation entre l’organisation et son public, ses clients, et ensuite comparaison des résultats entre les diverses organisations avec leurs publics.

Ensuite parlons en du jeu de chaque organisation avec son public. Le public n’est même pas au courant qu’on est en train de jouer avec lui et pour cause,vous voyez d’ici le ridicule de la situation: Pour qu’il y ait un jeu, il faut une intention et une contre intention. Vous imaginez Adam Ninsky me dire: «Voilà le jeu anniversaire de Ron Hubbard se termine le 13 mars. Avant cette date moi, Adam, je vais essayer de te faire acheter le plus de choses possible, et toi de ton côté, André, pendant ce temps-là tu vas essayer de faire le moins de choses possibles» C'est ça des conditions correctes de jeu: annoncer la couleur, mettre les cartes sur table, être conscient qu’on est en train de jouer à un jeu ensemble. Vous imaginez tout de suite le ridicule d’un tel jeu !!!

Enfin quoi, soyons sérieux un peu !!! C’est absurde, nous sommes des adversaires qui se combattent mutuellement ou des partenaires qui luttent contre mon ennemi, mes aberrations personnelles. Donc Adam Ninsky ne peut pas me dire ça alors il joue à un jeu sur mon dos, à mes dépens sans que j’en sache rien. Il y avait des éléments dans notre relation qui m’échappaient, que je ne comprenais pas. Eh bien, c’était ça, tout simplement l’origine de sa précipitation.

Une «industrialisation de la spiritualité»

Le prétendu effet du jeu: un stimulant à produire davantage !!! Sacré stimulant !!!

J’ai déjà dit dans ma précé- dente lettre que le meilleur stimulant à jouer correctement était le risque encouru de la défaite. Le règlement vous privant de ce stimulant sain, vous inventez des ersatz. J’appelle cela «l'industrialisation de la spiritualité» Association étrange !!! N’est-ce pas ? Regardez le résultat. Que se passe-t’il ? Voilà un individu, Adam Ninsky dont l'attention se retrouve complètement détournée du jeu initial, de l’objectif initial qui, rappelons le, est la lutte contre mes tares et mes aberrations mentales.

J’en n’ai rien à foutre de ce pseudo-jeu. Je n’étais pas venu pour VOUS AMUSER mais pour me battre avec vous comme partenaire, contre mon ennemi intérieur; ce qui, en moi, me dégrade. Qu’est ce que vous allez foutre ailleurs ??? La chose n’est elle pas suffisamment compliquée comme cela pour que vous alliez détourner votre attention de l’objectif essentiel, du jeu essentiel dans des futilités de ce genre ?

Résultat Adam Ninsky et Pierre Bazin ont vraiment fait des conneries monumentales à vouloir «mettre la charrue avant les bœufs», à me faire payer avant que les conditions requises soient réunies. Quelle inconscience !!! Et pourtant je les avais prévenus et ils me connaissaient pour avoir déjà eu affaire à moi il y a quatre ans et demi. Eh oui, ils s’imaginaient que c’était du tout cuit, que j’étais mûr à point, que l’affaire était dans le sac. Erreur monu- mentale. Comme quoi ils n’étaient absolument pas en communication réelle avec moi car sinon ils n’auraient jamais pu commettre de telles bêtises. Mais ils n’étaient pas à mon écoute. COMMUNICATION NULLE, UN GROS ZÉRO!!!

Il y a eu même abus et usage frauduleux de la technique de communication en me faisant croire qu’ils me comprenaient alors que ce n’était pas vrai. Adam Ninsky m’a fait des excuses pour les erreurs de l’organisation, il y a quatre ans et demi. À quoi cela sert-il puisque pendant le même temps il recommettait les mêmes erreurs ? Cela évidemment servait à endormir ma prudence. Pas pour longtemps. Vous apprenez les règles de la communication que pour mieux les contourner en n’étant pas sincère comme les avocats véreux étudient les lois que pour mieux les contourner. Non, ce n’est pas sérieux !!!

Le combat pour la liberté contre ses propres aberrations n’est pas une affaire d’inconscients !!! Vous avez de la chance que je sois au-dessus de cela, sinon ça aurait pu vous valoir quelques graves ennuis.

C’est ça leurs circonstances atténuantes. Leur procès, j’en fais celui du jeu anniversaire de Ron Hubbard et de la dictature des statistiques de production. Et ce n’est pas eux qui les ont inventés mais ils ont le tort de les cautionner quand même. Ron Hubbard, ne le prenez pas à mal mais je vais vous dire comment je vous appelle quand je pense à vous et à certaines de vos méthodes. Évidemment moi ça me fait rire. Je ne pense pas que ça vous fera rire dans un premier temps mais enfin que voulez-vous ? C’est la vie ! Je vous surnomme «l’industriel de la spiri tualité» Evidemment l’ironie de cette formule est dure à encaisser, je m’en excuse, je suis désolé, mais ne trouvez vous pas que c’est significatif et bien vu !!!

Définition d’un scientologue

Je vais vous exprimer un autre désaccord que j’ai avec vous: Dans le « membership booklet» je lis deuxième page de couverture; définition d’un scientologue; c’est une très belle définition avec laquelle je ne peux qu’être en accord sauf avec une chose «Le scientologue est quelqu’un qui CONTRÔLE les PERSONNES, l'environnement et les situations».

Notre univers est régi par des règles des lois. Dès qu’on cherche à évoluer en dehors de celles-ci, on se casse la gueule, on souffre. Prenons un exemple bête la pesanteur et le mythe d’Icare. L’élévation dans les airs est un accroissement de l’altitude. L’élévation spirituelle est un accroissement de la conscience. Les deux sont à rappro- cher symboliquement. De tout temps l’homme a cherché à voler et aussi longtemps qu’il n’a pas compris les lois de la pesanteur et d’autres lois corollaires comme l’accélération, la vitesse, la portance qui pouvaient agir dans le sens opposé à celui de la pesanteur, il n’a jamais pu voler. Combien d’inventeurs se sont écrasés au bas de la Tour Eiffel en s’y lançant de son sommet avec des ailes ridicules. Ils ont payé de leur propre vie pour avoir voulu défier les lois de la gravitation et de l’univers au mépris de leur compréhension. Toutefois on n’a rien à leur reprocher car ils ont eu le courage et le mérite de n’envoyer personne d’autre à leur place. Eux non plus n’ont rien à se reprocher. Ils ont voulu vérifier leurs prétentions par eux-mêmes et les ont assumées jusqu’au bout, seuls. Ils se sont simplement trompés et ils en sont morts.

L’homme qui plane dans les airs est même un événement tout récent par rapport à l’aviation et l’aéronautique. Ça a été l’invention du deltaplane. J’ignore de quand elle date mais bien après les premières fusées, et il y a belle lurette que les avions volaient. Les lois de l’univers n’ont pas changé. L’homme est toujours soumis à la gravité mais la compréhension de certaines lois, de certains phénomènes ont pu lui permettre non pas de s’y soustraire mais de jouer avec différemment de combiner avec différemment.

Pourquoi je raconte cela ? Pour illustrer le fait que le «contrôle» ne s’exerce que dans les limites des lois de l'univers et non au mépris le plus total de ces dernières. Un «contrôle» n’est possible que dans la compréhension et l'acceptation des lois universelles. À ce sujet d’ailleurs vous précisez les frontières à l’aide du code de l’auditeur et celui du scientologue. Ces deux codes sont tout à fait corrects. Donc en théorie je suis d’accord avec cette définition, mais dans la réalité, et moi je parle de faits vécus et non d’idéaux affichés, cette définition peut être très facilement mal comprise et mal interprétée dans l’article suivant: «Le scientologue est quelqu’un qui CONTRÔLE les PERSONNES…». Il y a vraiment danger à formuler les choses ainsi car les personnes ne sont ni des objets ni du bétail qu’on soumet à sa volonté (dans certaines limites encore). C’est pour cela que je vous appelle «l’industriel de la spiritualité».

La spiritualité n’est pas un produit qu’on fabrique et qu’on vend comme des voitures ou des savonnettes. C’est un dur combat de chaque individu contre une partie de lui-même, combat qui ne peut être fait qu’en toute liberté et en possession intégrale de tous ses moyens. Ceci exclut d’être contrôlé par une autre personne. Regardez où se trouve sur l’échelle des tons «le contrôle des corps» auquel on peut rajouter «et des esprits». C’est vraiment très bas sur l’échelle des tons car pour contrôler un corps il faut obligatoirement contrôler l’esprit qui l’habite à moins d'utiliser la force physique.

Poussons votre raisonnement jusqu’au bout: si le scientologue est quelqu’un qui contrôle les autres, alors A contrôle B qui lui-même contrôle C et personne ne se contrôle soi-même. Ça ne tient pas debout. En vérité quelqu'un qui se contrôle lui-même ne peut être contrôlé par d’autres. C’est ça l’autodétermination que vous êtes sensés promouvoir.

Le contrôle. Toujours le contrôle

Contrôle des personnes et autodétermination sont INCOMPATIBLES. Comment se fait-il que vous ne compreniez pas cette évidence ? Remettons les choses à leur place s’il vous plaît. Chacun dans son domaine, dans son territoire. L’autodétermination, l’intégrité de B c’est de se contrôler lui-même et non d’être contrôlé par une «partie de lui-même» (son mental réactif) ou par une personne étrangère A. De même il n’est pas légitime que A contrôle B empiète sur le territoire de B en cherchant à le contrôler.

Comme vous dites «accorder l’être» à quelqu'un signifie en vérité lui reconnaître la responsabilité à s’assumer lui-même c’est renoncer à chercher un contrôle sur lui, c’est le respecter. Si le scientologue est quelqu’un qui contrôle les personnes, il faut bien que dans cette histoire il y ait des personnes contrôlées et des personnes CONTRÔLÉES ne sont pas des personnes LIBRES, elles ne peuvent pas S’AUTODETERMINER.

Ron Hubbard ça vous plairait que quelqu’un cherche à vous contrôler ? Je ne le crois pas. Alors «ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse»; La volonté de chacun ne peut s’exercer que sur des choses qui le concernent personnellement et n’a pas à se substituer à celle du voisin sur des choses qui concer- nent le voisin exclusivement. Le combat de chacun contre son aberration propre inclut et englobe le combat de chacun contre le désir à vouloir dominer les autres contre sa soif inextinguible de pouvoir sur les autres. L'introduction du «contrôle des personnes» en scientologie ouvre la porte à tous les abus et aberrations de cet acabit.

Je vais vous illustrer tout cela. Les scientologues à travers certaines clauses du règlement cherchent à s’introduire dans ma conscience et à s’y substituer pour me faire croire que j’ai commis une faute à leur égard en me faisant rembourser des services payés à l’avance et que je n’ai pas reçus. Ils prétendent vouloir me faire croire que je leur ai fait du tort, que je les ai lésés. Ils cherchent un contrôle sur moi en voulant que je me soumette à ce règlement inepte. Ils n’y arriveront jamais. Tous les scientologues du monde peuvent se réunir contre moi pour me contrôler, ils n’y arriveront jamais car contrôler une autre personne n’est pas légitime en dehors de la légitime défense par exemple. On contrôle par la force un criminel en le mettant en prison pour protéger la société. Il y a des cas d'exception mais ce n’est pas la norme, la généralité.

Pourtant le code de l’auditeur s’oppose à ce genre d’infraction qui consiste à s’immiscer dans la conscience de l'autre: «N’évaluez pas pour le préclair», «Consentez à accorder l’être au préclair». À quoi cela sert-il de protéger le préclair pendant la séance d’audition dianétique, si tout le monde viole ce code une fois que le préclair est sorti de la séance ??? À quoi cela sert-il ? À RIEN.

Il y a consentement du préclair à être harcelé par l’auditeur pendant la séance d’audition dianétique. C’est une des condition du jeu de l’audition qui est acceptée avant la séance, et même recherchée. Pas de malentendus s’il vous plaît. L’auditeur ne contrôle pas le préclair contre la volonté de celui-ci. L’auditeur et avec la participation du préclair; donc l’auditeur et le préclair ensemble, associés, cherchent à «contrôler» le mental réactif de ce dernier. Alors bannissez-moi cette expression «contrôle des personnes» dans la scientologie. Il n’y a pas quelqu’un (l'audi- teur) qui contrôle une personne (le préclair).

Il y a harcèlement lorsque l’on viole un refus de communiquer d’un côté. Si c’est une des conditions du jeu de l'audition dianétique, ce n’est pas une condition saine normale des relations humaines. Le harcèlement est une obstination à violer un refus de communication. Tout individu a le droit de communiquer ou de ne pas communiquer avec quelqu’un s’il juge que la personne qui s’adresse à lui ne s’adresse pas à lui correctement mais qu’il ne sait pas comment le formuler car l’autre est plus fort au niveau du discours, de l’argumentation.

J’ai cédé par le passé à vos argumentations en étouffant mes sensations profondes. J’ai vu où ça m’a mené, quels résultats cela produit. Je m’en doutais, mais je suis un sceptique et j’accepte l’épreuve de l’expérience et j’ai voulu voir pour juger en connaissance de cause. J’ai expérimenté et je sais de quoi je parle et je me suis forgé mon opinion à l’épreuve de la réalité. Et maintenant j’agis en accord avec cette opinion. Je suis un individu que personne ne contrôlera ou n’asservira.

Ceci ne m’empêche pas d’être encore l’esclave de mes propres aberrations, mais je ne pourrai entreprendre ce combat contre mes aberrations qu’avec une personne en qui je pourrai avoir confiance et croyez-moi je suis apte à tester l’intégrité des gens que je rencontre. L’audition dianétique me semble être un outil formidable pour combattre mes aberrations, mais l’audition utilisée dans les règles de la morale, de l’éthique, du code de lauditeur respecté par tous y compris hors de la séance sinon il y a ASSERVISSEMENT.

Faust a vendu son âme

On peut se demander quelle est la valeur réelle de l’état de «clair» (dans le jargon scientologique = libéré de toutes aberrations) s’il a fallu pour attester cet état renoncer à son intégrité personnelle ??? Faust a vendu son âme à Méphisto en échange d’un accroissement de son pouvoir personnel, la vie éternelle .

Regardez-moi, je contrôle parfaitement l’action de justice que je suis en train de mener auprès de vous ceci ne signifie pas que je cherche à vous contrôler en tant que personnes, vous êtes libres de vos réactions, ceci n’est pas de mon ressort. Au nom de la communication, je vous exprime ma pensée et ça s’arrête là. Vous êtes libres d'être d’accord ou pas d’accord avec moi. Ceci ne dépend pas de moi mais de vous seuls. Je n’ai aucun pouvoir là-dessus et je ne cherche pas à en avoir un. C’est une affaire entre vous et votre conscience.

Je ne vois pas quel intérêt j’aurais à faire pression sur vous à exercer un contrôle sur vous. Je n’y vois non seulement aucun intérêt à une telle attitude, mais j’y vois même que des inconvénients. On ne peut être partenaire que dans une confiance mutuelle où la liberté de chacun à penser par lui-même est garantie, où chacun joue de son PLEIN GRÉ. Si ce n’est pas le cas, alors nous n’avons rien à faire ensemble et puis c’est tout. J’irais voir ailleurs là ou quelque chose de positif sera possible. Il n’y a d’obligation à rien avec personne et tout est possible avec tout le monde. Vous êtes en train de me donner la preuve que l’organisation officielle actuelle de la scientologie, dans son esprit actuel, ne peut pas m’aider. Preuve définitive, j’en prends acte et je renonce.

Pourquoi je vous donne toutes ces explications ? Tout simplement au titre de la communication, parce que je vous accorde l’intelligence, parce que je vous estime, parce qu’il y a de bonnes choses chez vous, parce qu’on m’a toujours empêché de m’exprimer. Alors pour une fois que (et, au nom de la liberté, personne ne peut me refuser ce droit) je peux m’exprimer, je le fais. Quant à vous, je respecte votre liberté. Vous avez le droit de m’écouter ou de ne pas m’écouter. Vous avez le droit d’être d’accord ou de n’être pas d’accord. C’est votre affaire… À vous de juger en votre âme et conscience.

Pour emprunter les termes comiques de la religion: «Celui qui est en Haut vous regarde». Au fait la religion n’est pas un passeport, une garantie de « virginité». En vérité, bien des crimes ont été commis au nom de la religion, de Dieu, d’Allah, de Vishnu et tutti quanti… Les religions aussi trimballent leurs paquets d’aberrations, ne l’oublions pas et non des moindres !!! Je vous trouve même bien complaisants de ce côté-là.

Me débarrasser de mes aberrations personnelles

Moi, mon objectif est de me débarrasser de mes aberrations personnelles. Mais je ne suis pas intéressé par une transaction qui se résume à ce qui suit:

  • D’un côté me débarrasser de mes aberrations individuelles
  • De l’autre côté endosser et supporter la charge plus lourde des aberrations collectives du groupe des scientologues que vous ne percevez peut-être pas mais que, moi, je perçois.

Ce ne serait qu’un échange standard de «bank réactif» (jargon scientologique) comme on parle d’échange standard de moteur d’une voiture. Qu’est ce que j’y gagne ? Rien du tout en fin de compte, et en plus je perds mon argent!!! Allons ! Allons ! Un peu de sérieux s’il vous plaît. S’il n’y a pas d’autre alternative, je préfère garder mes aberrations personnelles dans lesquelles je suis moins mal à l’aise que dans vos aberrations collectives de sciento- logie.

C’est le sens de ma phrase du début de ma précédente lettre: «je ne veux pas m’améliorer d’un côté et simulta- nément me détériorer de l’autre. Ce qui est mauvais en moi je veux l’éliminer, mais ce qui est bon en moi je veux le garder et personne ne me l’enlèvera». Il n’est pas question de renoncer à mon intégrité pour recevoir de l'audition dianétique, à vendre mon âme au diable comme Faust l’a fait à Méphisto. À quoi cela sert-il d’être «clair» si l'on n'est pas d’abord intègre ? À RIEN. Je préfère l’intégrité.

Comprenez vous maintenant mon image «La scientologie est comparable à un bébé dans son bain» en faisant allusion au dicton qui dit: «Il ne faut pas jeter  le bébé avec l’eau du bain» ?

J’ai dit aussi ensuite: «Il y a moi qui vois ce bébé superbe et qui sais que ce bébé peut m’aider mais je vois aussi qu’il croupit dans une eau infecte et je ne veux pas en être éclaboussé». Il y en a peut-être d’autres qui parta- gent mon point de vue mais je ne les connais pas. Au fait, une question entre parenthèses: Existe–t-il des dissidents de la scientologie ? J’ai du mal à croire que de vrais scientologues n’aboutissent pas aux mêmes conclusions que moi. J’ai du mal à croire que je sois le seul à penser ainsi, à faire seul preuve d’intégrité. Pour dire le fond de mon sentiment ça me paraît invraisemblable d’être le seul !!!

J’ai dit aussi: «La scientologie peut m’être d’un grand secours, mais, dans l’état actuel des choses, il n’est pas possible de s’en approcher sans se faire souiller» Toute mon expérience au sein de la scientologie a été une attitude permanente des scientologues à porter atteinte à mon intégrité, un VIOL de ma personne en ce qu’elle a de plus noble. Tout cela «sous le couvert joyeux d’un regard ou d’un soleil fraternel» comme dit Léo Ferré dans sa chanson intitulée «l’oppression».

Je vous aime quand même car dans tout scientologue il y a un individu de bonne volonté qui a été séduit par l’idéal correct et noble de la scientologie. Malheureusement l’organisation officielle de la scientologie illustre mal son idéal. Elle s’éloigne de son but .Que de travail sur elle même a-t-elle à faire pour devenir exemplaire !!! Il appartient à ses membres de la corriger, sinon qui le fera ? Ne comptez sur personne d’autre que vous-mêmes.

Il serait temps que je revienne à l’objectif premier de ma lettre.

On ne m’informe de rien

Précédemment je disais que la décision de rectifier l’incohérence signalée en me remboursant les trois intensives d'audition de 51000 Francs que j’ai payées à l’église de scientologie appartenait à ses représentants. Je suppose donc que c’est un représentant de l’église de scientologie, le chef continental de la justice, par exemple, qui a pris cette décision et pour les raisons de cohérence avec mon statut officiel d’ennemi et de personne suppressive que j'ai invoquées pour des raisons élémentaires de vice de procédure. Je suppose… Mais je n’en sais rien puisqu'on ne m’informe de rien. Ça doit vous paraître une information négligeable. Elle ne l’est pas car j’en ai besoin. Ça fait partie des règles élémentaires de la communication comme je l’ai déjà dit. C’est exactement à cause de ce genre d'attitude que j’ai demandé le remboursement de mon argent, il y a quatre ans et demi. C’est l'attitude de quelqu'un qui me considérerait comme quantité négligeable.

Vous auriez tort. Je ne suis pas un pion que vous pourriez déplacer ou manipuler à votre guise. Je suis un individu auquel vous devez le respect car moi, André Désilles, je vous respecte. Maintenant je ne commets aucune erreur à votre égard. Ma stratégie c’est l’impeccabilité à tout prix. Je sais par expérience que c’est la seule attitude valable que je ne regretterai jamais et qu’on ne pourra jamais me reprocher ni dans le présent ni dans le futur.

Dans ma deuxième lettre, la première chose que j’avais soulevée était le vice de procédure qui annule la tractation financière entre nous. La seconde en est distincte: c’est la contestation du règlement. Je vous l’ai signalée simultanément pour vous faire comprendre la contradiction de la situation précédente. Le maximum d’informations est la condition idéale pour agir au mieux et en connaissance de cause. Je ne vous cache rien, moi, voyez vous, au contraire je vous donne toutes les données nécessaires à la solution du problème. Voyez comme je suis correct, comme je vous respecte.

Toutes les lois écrites par l’homme évoluent

Pour que vous agissiez au mieux il était important que vous (représentants de l’église de scientologie) sachiez que je contestais le règlement, même si je ne considère pas de votre compétence de traiter de cette seconde affaire avec moi. De toute façon vous avez le droit à l’information donc vous n’avez pas à en être écarté. Ça fait partie du droit à l’autodétermination, à la liberté. La contestation éventuelle du règlement est en fait la compétence de tout le monde, mais comme vous vous soumettez au règlement comme si c’était une parole d'évangile puisque Ron Hubbard l’a écrit, vous ne vous donnez plus le pouvoir d’en débattre. Officiers divers d'éthique (locaux, continentaux, international) votre pouvoir vous est conféré par ce règlement auquel vous vous soumettez et que je conteste. Vous n’êtes donc pas des interlocuteurs bien placés pour débattre de ce règlement avec moi puisque l'idée ne vous vient pas de le soumettre à votre esprit critique mais vous vous soumettez inconditionnellement à lui.

La preuve que vous ne vous donnez pas ce droit ? L’étonnement pour ne pas dire le scandale que je suscite à remettre en question le règlement. Personne ne semble oser le faire. Implicitement c’est «interdit». Par quelle loi ? Je vous le demande. Aucune, à part l’adoration vouée à Ron Hubbard !!! Toutes les lois écrites par l’homme évoluent, d’ailleurs il n’est rien dans l’univers qui n’évolue pas. Rien n’est statique, tout est en mouvement. Tout ce qui est figé meurt mais le mort elle-même est un mouvement. Lorsqu’on cherche à figer quelque chose, on la condamne à la mort inévitablement et en mourant, cette chose passe de son état précédent que l’on voulait figer, à un autre état qu’on voulait lui interdire généralement et souvent précisément celui-là. Le mouvement est toujours vainqueur.

Les règlements, les codes civils, les lois écrites par l’homme sont faits pour pallier l’absence ou les défaillances de conscience des hommes dont la conscience est faible. Mais lorsque l’homme a une conscience élevée, il n’a plus besoin de lois extérieures à lui-même, il est au-dessus de toutes les lois humaines écrites car la LOI DE L’UNIVERS est en lui; son guide est sa conscience et il n’a nul besoin de guides extérieurs pour agir avec droiture, c'est-à-dire respecter l’autre. Comme on dit «la liberté de chacun s’arrête où celle de l’autre commence» et l'homme juste connaît parfaitement les LIMITES de la LOI.

On peut dire qu’il y a grossièrement deux façons d’agir correctement:

  • La première si la loi n’est pas en nous, si l’on n’a pas «l’intelligence» de la loi, c’est-à-dire la compréhension de la loi, consiste à se soumettre à des lois (légitimes de préférence) extérieures qui malheureusement seront toujours boiteuses et jamais parfaites, sans compter en  plus qu’on ne les comprend pas bien puisque, au départ on n’a pas le sens de la justice !!!
  • La seconde consiste à élever sa conscience et à «ingérer» la loi en quelque sorte c’est ce qu’on appelle «l'intelligence» de la loi. A partir de ce moment-là nul besoin de se référer à des codes civils patauds (de patauger) car on a le sens «inné» de la justice, de la loi et on respecte l’autre «automatiquement» si je peux m’exprimer ainsi .

La seconde façon est de loin incomparable à la première. Il y a un abîme entre celui qui tue son voisin et celui qui ne le tue pas par peur des sanctions et parce que c’est interdit par la loi (la vie du voisin reste sauve). Mais il y a le même abîme entre celui qui ne tue pas son voisin par peur des sanctions prévues par la loi, et celui qui ne le tue pas parce qu’il a conscience que ça n’apportera pas la solution au problème qui les oppose. En effet, le dernier et troisième est prêt à résoudre le problème qui l’oppose à son adversaire en communiquant avec lui et non en le supprimant. Le second lui n’est pas prêt à la communication pour résoudre son problème avec son adversaire. Il a envie de supprimer l’autre. Il ne le fait pas, seulement parce qu’il a peur des sanctions prévues par la loi, qu’il ne comprend pas d’ailleurs.

REMARQUE: Je veux attirer votre attention sur le mot «supprimer» qui vient d’être utilisé à l’instant et que j’ai mis en caractères gras. Rappelez vous la définition de «suppressif» que j’ai écrite dans ma deuxième lettre. Je rappelle cette définition:

    Une personne suppressive est une personne qui exerce une pression, contrainte sur le jugement ou la décision d’une autre, cela peut aller jusqu’à la suppression, privation du droit le plus élémentaire de chacun à exercer son libre-arbitre, à juger seul ses affaires personnelles, à s’autodéterminer. Cette suppres- sion, élimination du droit le plus élémentaire de chacun, en somme, à vivre sa vie consiste en la suppres- sion, disparition de la vie elle-même, manifestée, incarnée par le corps, donc par la suppression, mise à mort du corps, dans son cas le plus extrême, lorsque l’on n’est pas arrivé à contrôler, opprimer l’esprit qui l’habite. Ne pouvant contrôler, dominer l’esprit, l’oppresseur ne peut contrôler, manipuler le corps, il ne lui reste qu’une solution alors supprimer, tuer, torturer, incarcérer le corps à défaut de pouvoir supprimer, tyranniser l’esprit.

N’est-ce pas éloquent toute cette liste de mots qui peuvent se substituer à supprimer, contrôler. En français, on parle d’«oppression». Le despote, le tyran opprime, c’est-à-dire soumet à sa volonté. Lorsque l’on parle en français de «supprimer» quelqu’un cela signifie clairement l’éliminer physiquement c’est-à-dire tuer le corps, ni plus ni moins. Le mot «tuer» n’est pas à prendre seulement au sens propre mais aussi au sens figuré, c’est-à-dire par extension : ne pas respecter l’autre, ne pas reconnaître ses droits, ne pas lui accorder l’être, c’est-à-dire le droit d’exister, le droit à la différence.

Étymologie du mot exister: du latin «ex» «sistere» qui signifie «être placé, être situé à l'extérieur de». Le droit à l'existence c’est le droit à la différence. C’est le droit à son identité (du latin: idem = la même chose) d’où la carte d’identité. Chaque individu indivisible est identique à lui-même et différent des autres.

    (1) Celui qui tue est celui qui n’arrive pas à contrôler ses pulsions destructrices
    (2) Celui qui ne tue pas parce que c’est interdit contrôle ses pulsions destructrices
    (3) Celui qui ne tue pas parce qu’ il sait que supprimer l’autre n’est pas la solution ne ressent pas de pulsions destructrices mais il ressent des pulsions à communiquer.

Les deux premiers en sont au stade de croire qu’on supprime l’adversité en supprimant l’adversaire extérieur. On supprime l’adversité en supprimant son adversaire intérieur ce qui en nous nous dégrade. J’ai suffisamment développé cette question dans ma précédente et troisième lettre au sujet de la recherche de la vérité et de la justice pour ne pas y revenir. La personne suppressive ne supporte pas la différence, ne supporte pas que les autres soient ou pensent différemment. Elle veut soumettre le monde entier à sa «raison» à sa «loi» A vouloir soumettre l'univers à ses «caprices», elle se met tout l’univers à dos. L’univers la fera perdre pour vouloir faire perdre l’univers.

Pour en revenir à nos trois individus comparés, la loi, le code civil obligent le second à «respecter» l’adversaire («respecter» est un bien grand mot en l’occurrence, disons l’empêchent de commettre le pire) alors que le troisième n’a pas besoin de règlements extérieurs pour respecter l’autre (et là il s’agit d’un respect dans le sens le plus profond du terme). Le troisième a sa conscience et en vérité rien ne peut remplacer valablement la conscience, pas même le meilleur règlement, pas même le meilleur directeur de conscience.

S’élever spirituellement c’est écouter la voix de sa conscience. Pour cela il faut faire le silence en soi, évidemment et faire taire nos «braillards intérieurs». S’abaisser c’est faire la sourde oreille à la voix de sa conscience et exciter nos «braillards intérieurs». «L’œil de Dieu» qui poursuit Caïn partout où il se cache c’est tout simplement sa con- science car l’œil voit comme la conscience voit.

«Si un aveugle conduit un autre aveugle, lorsqu’il se présentera un trou, tous les deux tomberont dedans». Voilà pourquoi si l’on est aveugle, si l’on est inconscient, il vaut mieux travailler à recouvrer sa propre vue, sa propre conscience plutôt qu’à suivre un guide dont on ignore le degré de conscience par définition puisqu’on ne voit pas. «Que celui qui a des oreilles entende…».

Des règlements indéboulonnables

Pour en revenir à notre sujet: Vous, représentants de l’église de scientologie, ne vous donnez pas le droit de regard et de contrôle sur le règlement donc vous n’êtes pas compétents pour débattre du règlement avec moi. Alors que me reste-t-il comme interlocuteur ? Quelqu’un qui n’est pas dans l’église mais en dehors. Germaine Dhot étant RTC missionnaire est en dehors de l’église, mais le RTC n’a pas de pouvoir sur les règlements, il y est soumis puisque c’est elle-même qui m’a présenté ce règlement. D’ailleurs, si j’ai bien compris le domaine du RTC c’est celui du respect de la technique telle qu’elle a été transmise par Ron Hubbard.

ui a le pouvoir sur la technique, c’est-à-dire qui est capable de l’améliorer, de la modifier, de poursuivre la recher- che ? Ron Hubbard assurément. Seul ? Je l’ignore, mais il mourra bien un jour. Qui a le pouvoir sur le règlement ? Je ne vois que Ron Hubbard ? Je l’ignore, mais en tout cas c’est lui qui l’a écrit donc il a le pouvoir dessus. De toute façon c’est lui qui est présenté par vous l’église ou le RTC comme la source et la seule. Tout est fait en son nom. Donc c’est le seul interlocuteur possible au sujet de ma seconde affaire soulevée, abordée : la contestation du règlement.

Il n’était pas dans le pouvoir de Ron Hubbard de se substituer à vous pour les questions administratives de vice de procédure concernant notre transaction financière qui s’élève à 54000 Francs. C’est pourquoi je ne me suis pas adressé à lui directement pour lui exposer la contradiction de la situation. Maintenant que ceci est en voie de se régler, il ne vous appartient pas, représentants et autorités de la scientologie de vous substituer à lui pour me répondre au sujet du règlement au-dessous duquel, je le rappelle, vous vous placez. C’est vous-mêmes qui vous déniez ce droit. Je vous demande donc de transmettre tout mon dossier (les trois précédentes lettres plus cette quatrième) à Ron Hubbard, si vous ne l’avez pas déjà fait.

Mais et je le répète, vous me maintenez à ce sujet dans l’ignorance la plus complète. La question de la contestation du règlement n’est pas une question administrative mais une question de fond qu’il est malheureusement le seul à pouvoir examiner. En effet, le mode de pensée des scientologues consiste à se référer à la pensée d’un autre individu nommé en l’occurrence Ron Hubbard (Je m’excuse, mais je n’ai été témoin que de cela: Ron Hubbard a dit… Ron Hubbard a dit…). Alors autant que je m’adresse directement à lui. Ceci expliquerait les difficultés à communiquer avec vous puisque vous ne penseriez pas par vous-mêmes en votre nom. Vous seriez alors des répéteurs, des perroquets, des magnétophones, l’écho de la voix des paroles de Ron Hubbard.

On n’a jamais pu entrer en conversation et en communication avec des perroquets, des magnétophones. En somme si Ron Hubbard possède le monopole de la pensée parmi les scientologues je ne suis pas surpris de devoir m'adresser à lui pour trouver un interlocuteur qui puisse écouter ce que j’ai à exprimer et à dire, à en supporter le choc éventuel et surtout qui puisse me répondre. C’est en quelque sorte le sens du dicton: «Il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu’à ses saints». Scientologues, je vous ai accordé l’intelligence et la pensée personnelles, mais vous me répondez par celles d’un autre. Vous êtes des enfants ou des adultes ???

Ayant eu affaire à Germaine Dhot RTC missionnaire, en personne, j’ai pensé au regard de son poste, que je pouvais lui confier le soin de diriger mes messages vers les terminaux adéquats étant donné qu’elle connaît mieux que moi les méandres de votre administration pour en faire partie au sommet de l’organigramme. Voilà pourquoi j’ai adressé une lettre à des «personnes indéterminées» laissant à Germaine Dhot le soin de les déterminer en fonction de son contenu, Maintenant je nomme Ron Hubbard en tant que terminal définitif, ce qui ne vous exclut pas pour autant vous, scientologues, tout simplement parce que tout le monde a le droit à l’information. La liberté c’est aussi la liberté de communication. Rien n’est confidentiel, rien n’est secret. Toute affaire collective doit être traitée en public et là il devient impossible de tricher Et le règlement est quelque chose de collectif par excellence.

Ron Hubbard je vous exhorte ,vous au nom de qui l’on m’a présenté un règlement que je conteste, je vous demande de m’exposer dans une lettre manuscrite (pour authentifier l’auteur) les réflexions que vous inspire l'exposé d'une partie de ma pensée. Je «vous» ai écrit, il y a quatre ans et demi. Enfin oui, à «vous» théoriquement. J’ai été déçu par «votre» réponse, une réponse «petite» «minable» pas une réponse de quelqu’un qui serait ce que l’on peut imaginer de vous (quelqu’un qui aurait de l’envergure). Ma lettre n’était pas minable, mais avait du caractère! Cette communication m’est nécessaire pour savoir si les aberrations de la scientologie sont générées par vous, ce que je pense d’ailleurs, ou quelqu’un d’autre.

Il n’y a que deux possibilités:

Ou elles sont générées par vous, c’est-à-dire par une partie aberrante de vous et c’est possible car vous ne pouvez vous débarrasser de vos aberrations personnelles qu’avec l’aide de quelqu’un d’autre, mais ce quelqu’un d'autre a été formé par vous et il semble y avoir un tel monopole de la pensée par vous au sein des scientologues qu’ils vous considèrent comme une «divinité». Vous êtes « intouchable», «sacré» et quelqu’un qui vous considérerait ainsi ne pourrait vous auditer correctement. C’est impossible dans ces conditions: l’auditeur soumis au préclair, c’est l’échec radical !!! Cette hypothèse est fort probable, à tout vouloir contrôler…

Ou ces aberrations sont générées après vous par le management, par les autorités officielles de l’organisation de la scientologie. Or je vous signale que tout en scientologie, tout absolument tout est présenté en votre nom. Ce qui signifierait dans ce cas que vous avez perdu le contrôle de la situation. Ce qui n’est pas mieux car cela signifie que vous avez commis une ou des erreurs quelque part pour perdre le contrôle, non des gens (ATTENTION) mais de la situation, probablement justement à vouloir contrôler les personnes. De toute façon pour moi, le culte dont vous faites l’objet n’est pas sain car il entraîne la soumission des personnes donc leur contrôle donc l’oppression.

Prenez ma franchise comme une marque de considération et de respect. J’attends votre réponse manuscrite, j'insiste sur une réponse manuscrite afin que l’authenticité de l’auteur puisse être vérifiée. C’est laborieux, j’en sais quelque chose puisque mes lettres sont manuscrites mais je pense que mes lettres méritent votre attention et, quelle que soit la difficulté des propos tenus, je suis resté correct, courtois et respectueux de tous.

Mes amitiés et mes salutations.


5ème lettre - Début Août 1985

Ron Hubbard est un despote

A l'attention de David Mayo
Chef de la dissidence
Ex-bras droit de Ron Hubbard

Bonjour ! Voyez comme le «hasard» parfois fait bien les choses…

Dans ma troisième lettre datée du 8 juin 1985 je dis: «Il y a moi (il y en a peut-être d’autres, mais je ne les connais pas) qui vois ce bébé superbe… Mais je vois aussi qu’il croupit dans une eau infecte et je ne veux pas en être éclaboussé» et dans ma quatrième lettre datée du début août 1985 j’ajoute à ce sujet une question plus explicite: «Existe-t-il des dissidents de la scientologie ?...ça me paraît invraisemblable d’être le seul !!! à faire preuve d’intégrité. »

Et bien, entre temps comme par «hasard» au bon moment, j’apprends l’existence de dissidents, d’indépendants !!! J’en ai rencontré, il y a quelques jours à Paris. J’ai maintenant des informations à votre sujet par leur intermédiaire. J’ai la traduction d’une lettre de vous intitulée: «A qui appartiennent ces droits ?» et d’une lettre de Gérard D French publiées dans le «AAC journal Report» Vol 2 N°2 March 1985. J’ai aussi en ma possession la traduction d'une longue lettre de Dane Tops reçue par le traducteur en question le 31 juillet 1983, il y a donc deux ans.

J’ai aussi d’autres informations comme une lettre ouverte à tous les scientologues de votre part, une autre de Merrill Mayo ainsi que d’autres données sur le RTC et les événements qui ont secoué l’église de scientologie, il y a deux ans et enfin une lettre ouverte du «comité central OT» du 29 septembre 1983 où il est fait allusion à l’oiseau légendaire «Phoenix» et à ce qu’il symbolise.

Et par le «plus grand des hasards», sans que je vous connaisse, David Mayo, vous entrez en scène dans la fin de ma précédente lettre, la quatrième où je parle de l’audition de Ron Hubbard et de son auditeur. Et cet auditeur, c'est vous-même ! Je l’ai appris à la lecture de vos lettres. Et alors qu’il semble peu probable que la communication que j’avais destinée en dernier recours à Ron Hubbard (mes quatre lettres précédentes) arrive jusqu’à lui, voici que se présente à moi un nouvel interlocuteur qui me convient tout à fait (vous-même David Mayo) et qu’en plus je me paye le LUXE de pouvoir vous contacter et vous atteindre directement sans aucun intermédiaire. Votre accessibi- lité est garantie et totale.Que demander de plus ? C’est FORMIDABLE !!! Le moins que l’on puisse dire est que vous n’arrivez pas comme «un cheveu sur la soupe»

Vous devenez mon nouvel interlocuteur, celui que je cherchais, et ne croyez pas que je ressente quelque frustration à devoir m’adresser à vous désormais «à défaut de» Ron Hubbard, que ce soit en quelque sorte un «pis-aller». Non pas du tout: jusqu’ici c’était Ron Hubbard le bon interlocuteur, désormais c’est vous David Mayo et c’est à vous que je m’adresse. Je vous ai joint à cette cinquième lettre les quatre précédentes destinées à Ron Hubbard (par l’intermédiaire de la filière hiérarchique de l’église officielle) car c’est nécessaire à la bonne compréhension de ce qui va suivre. Elles en sont en quelque sorte l’introduction, le préambule.

De la même manière, je vais adresser à titre d’information à Ron Hubbard, toujours par la même filière que précédemment cette cinquième lettre car elle est l’aboutissement des quatre précédentes et je ne l’exclus pas pour autant de la suite des débats, mais je crois que maintenant ces débats le dépassent. L’église de scientologie officielle sera donc en possession des mêmes documents que vous et réciproquement. Par la même occasion, j'adresserai ces mêmes documents au «comité central OT» en Espagne.

La poutre dans l'oeil

Je ne sais pas trop par quel bout commencer, il y a tant de choses à dire… Enfin je crois que le mieux est de repartir de là où j’en étais resté à la fin de ma précédente lettre et de poursuivre sur cette lancée… On verra bien.

Il y a des tares évidentes à l’intérieur de l’église de scientologie et cela saute aux yeux de tous SAUF DES INTÉRESSÉS cela va de soi, ce n’est pas nouveau, il en a été de tout temps ainsi; «il est plus facile à l’homme de voir la paille qu’il y a dans l’œil de son voisin que la poutre qui est dans le sien » et ce n’est pas moi qui ai dit cela, mais un certain Jésus il y a deux mille ans, alors ça ne date pas d’aujourd’hui.

RAPPEL: Je n’oublie pas les richesses de la scientologie mais pour l’instant ce n’est pas mon propos. Chaque chose en son temps ? La preuve que je n’ignore pas les richesses de la scientologie dont j’attends une aide personnellement, c’est que je me donne toute cette «peine» de vous exposer mon point de vue.

Alors retroussons nos manches et plongeons nos mains dans la merde sans plus tergiverser. Donc la première question: D’où viennent les aberrations de la scientologie ? Qui les génère ? Qui les entretient ? Questions emmerdantes certes mais dont la réponse est nécessaire pour pouvoir franchir cet obstacle. Dites vous bien une chose: vous n’avancerez pas d’un pouce tant que vous éviterez ces questions, tant que vous n’aurez pas trouvé la réponse, tant que vous ÉVITEREZ surtout la RÉPONSE… Je la connais la réponse, mais laissez-moi poursuivre mon développement.

Dans sa très longue lettre, Dane Tops invoque une «troisième partie» «totalement cachée». Je cite, c’est très important:

    Le problème se situe apparemment entre le «field» (public je suppose ? Que les français parlent français, s'il vous plait) y compris les dissidents et le management (c’est à dire les responsables hiérarchiques) l'opposition entre ces factions a causé un incalculable «dégât» à l’église, pourtant je suis convaincu qu'aucun des deux côtés n’est à l’origine des difficultés bien que chaque côté pense que c’est l’autre qui en est l'origine, j'ignore qui est ce QUI caché mais il y a très longtemps qu’il est là»… … «Donc depuis 1965 on trouve des gens sur lesquels on a utilisé la force ou auxquels on a assigné de mauvaises conditions (d'éthique) pour ensuite leur donner tort»… … «Mais le cycle se répète… et c’est à nouveau une épouvantable histoire de mauvais usage de la force qui surgit… (Il n’y a pas de bons ou de mauvais usages de la force: il y a que l'usage de la force est ILLEGITIME) Le POURQUOI de cet événement n’est jamais découvert.» (Là c’est moi qui souligne) Il continue au sujet des personnes… «de tout temps SPs (Suppressive Personnes) enfin découverts»… … «Quelque chose leur est arrivé… On ne tient pas compte de la bonté fondamentale de l'être mais rien que de la «restimulation du moment» qu’on essaie de détruire parce que c’est enthéta… Un type s'effondre et l’on n’en perçoit pas l'origine» (Là encore c’est moi qui souligne). J’attire votre attention sur la façon dont l’événement est interprété auparavant: «restimulation du moment». Ce n’est pas moi qui invente cela.

Chez les scientologues, tout problème, tout conflit, est obligatoirement et systématiquement interprété comme une «restimulation» donc provenant du bank réactif aberrant (oui, je sais c’est un pléonasme à la puissance 3 mais c’est volontaire) de l’individu qui «cause» problème, mais on ne pense jamais un instant à une autre «restimulation» provenant du bank réactif aberrant et collectif de la scientologie avec qui le problème se manifeste. La scientologie et le groupe des scientologues sont supposés à priori comme exemptés «par la grâce de Dieu», je suppose, de toute aberration.

Par exemple quand on s’insurge contre un règlement qu’on trouve injuste notre attitude de révolte légitime est interprétée par les scientologues comme une restimulation de notre «bank réactif aberrant» comme cela ils ne se posent pas de questions sur les clauses injustes du règlement et l’affaire est classée .

Je continue à citer la lettre très intéressante et très révélatrice de Dane Tops:

    «Le concept "ne pas se laisser aller à raisonner" a été interprété de telle sorte qu’il signifie qu’on n’a pas à dupliquer tout ce par quoi la personne est passée pour en arriver là. Dans ce cas, aucune compréhension réelle ne peut exister. Et sans véritable compréhension, la solution est forcément destructrice»… Comme il a raison sur ce point-là Dane Tops.

La restimulation provenant du bank réactif aberrant et collectif de la scientologie et l’attitude qui en découle de refuser à faire tout effort de compréhension et de donner tort à l’autre ne serait-elle pas tout simplement la tentative désespérée de la part de l’organisation et de la scientologie de cacher des «retenues manquées» (approximativement = mensonges presque découverts) comme vous dites qui sont sur le point d’être mises à jour, d’être révélées ???

Suite des citations de la lettre très intéressante et très révélatrice de Dane Tops:

    «de plus, ces titulaires de mission étant très entraînés, étaient capables «d’as-iser»

    [Ce n’est pas français. Je pense qu’on devrait dire «reconnaître» «admettre» « considérer comme tel» «c’est ainsi» .Je signale au lecteur scientologue, en passant, que je n’ai aucune «culture» scientologique au sens où je n’ai lu aucun ouvrage de scientologie à part «la dianétique,la science moderne de la santé mentale» il y a quelques mois. Je signale, en passant aux traducteurs qu’il serait bien qu’ils fassent l’effort de traduire les termes employés. N’est ce pas votre rôle ??? Evidemment, ça vous obligerait à faire un effort de COMPRÉHENSION, Mais voilà vous semblez avoir tellement peur de trahir la pensée du «MAITRE» que vous négligez de la comprendre et de la traduire dans la langue de conversion. C’est moi qui suis obligé maintenant de traduire alors que je ne connais pas l’anglais ! Fin de digression.]

    « De plus, ces titulaires de mission étant très entraînés, étaient capables «d’as-iser» ce qui aux yeux d'une personne moins entraînée n’auraient paru être que des «CRITIQUES». Plutôt que des «CRITIQUES» quelqu’un d’entraîné et d’objectif y verra des out-listes, des pourquoi incorrects, des retenues manquées de rien, l’attribution d’une condition (d’éthique) incorrecte, des ruptures d’ARC par manque de la by-passed charge etc.…»

«as-iser» «out-listes» «ARC» «by-passed charge»: moi y’en n’a pas connaître dans la langue française !!! Ce n’est pas que je m’oppose à l’introduction de termes anglais dans la langue française (toutes les langues s'interpénètrent au gré des influences historiques) mais vous qui prétendez traquer la moindre incompréhension là où elle se trouve, commencez par ne pas en introduire en faisant l’effort de traduire les termes étrangers, tous sans exception et vous deviendrez accessibles sans malentendu au public qui n’aura pas besoin de s’initier à un «jargon corporatif» plus ou moins douteux, je vous l’assure. Les traductions scientologiques en français sont parfois ridicules et font douter de la compréhension et de l’intelligence du traducteur alors que la langue française est tellement riche, Il n'y a que l’embarras du choix des termes adéquats.

Citation. Suite.

    «Si… quelqu’un de non entraîné se contente de la donnée: «Toutes les ruptures d’ARC proviennent de retenues manquées»…»

Retenues manquées de QUI ??? de la personne qui pose problème bien sûr !!! Ce n’est pas dit explicitement bien sûr, mais c’est ce qui est sous entendu, implicite. C’est toujours la même histoire. La faute est toujours à l’individu isolé. Le groupe, l’organisation, la scientologie et son fondateur sont «au-dessus de tout soupçon». Il ne semble venir à personne l’idée qu’il pourrait y avoir des retenues manquées du groupe, de l’organisation de la scientologie et de son fondateur. Il y a un consensus, un consentement tacite, une complicité collective du groupe des scientologues à ne pas confronter certaines choses. Vous en parlez d’ailleurs au sujet de l’audition dianétique. Je ne sais comment vous appelez cela. Accord tacite entre l’auditeur et le préclair à ne pas aborder une chose que ni l'un ni l’autre ne tiennent pas à confronter Vous appelez ça «accord de bank». On peut appeler cela complémentarité des aberrations.

Prenez l’exemple que je n’ai fait qu’effleurer pour l’instant à la fin de ma quatrième lettre: l’audition de Ron Hubbard. HYPOTHÈSE: Ron Hubbard tenant à rester le maître absolu de la scientologie, tenant à garder le monopole de la pensée dans «son domaine» c’est-à-dire au sein des scientologues ne va pas être stupide au point de choisir un second qu’il sentirait susceptible de le contester (Excusez- moi David Mayo de cette absence de délicatesse de ma part envers vous, mais je ne pourrai l’éviter à un moment ou à un autre) il va donc choisir un second qui lui sera totalement «dévoué».

Le maître s’associe à l’esclave

Vous pensez bien que l’aberration de Ron Hubbard (je développerai plus tard) qui consisterait à vouloir un contrôle absolu va le porter à choisir un «complémentaire aberrant» à sa propre aberration personnelle, c’est-à-dire des partenaires soumis. Le maître s’associe à l’esclave, ils vont de pair. À partir de là, n’est-il pas facile d’imaginer qu’il ait pu y avoir consentement tacite entre eux deux à ne pas aborder certaines choses que ni l’un ni l’autre ne tiennent pas à confronter. Quoi de plus humain !!! Ceci n’est pas une attaque personnelle contre Ron Hubbard ou David Mayo. Ils n’ont rien à craindre de moi ou de quiconque: «Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre» Que chacun examine sa propre conscience. Je m’opposerai à toute mauvaise utilisation de ce que je dis pour tenter de les détruire aussi bien l’un que l’autre et aussi bien la scientologie, même l’«officielle» à épurer. Tout ce que je dis ici n’est pas une attaque contre la scientologie et je le répète, je m’opposerai à toute tentative de vouloir utiliser certains de mes propos sortis de leur contexte pour dénigrer et vouloir dé- truire CE QU’IL Y A DE CORRECT dans la scientologie. Et ce n’est pas parce que en ce moment il est question des choses incorrectes qui sont chez vous que vous n’avez pas de qualités. Vous en avez qui m’intéressent et je ne les oublie pas, je vous le rappelle, sinon pourquoi me donnerai-je toute cette «peine» de vous exposer mon point de vue, si je ne vous aimais pas ? Pourquoi ? Je vous le demande…

Continuons, s’il vous plaît. Au sujet des gens qui aidaient au cours des meetings de fin 1981 et les suivants:

    «ils avaient aussi un commencement d’autorité pour indiquer publiquement que l’attribution de mauvaises conditions d’éthique avaient fait effet de calomnies»…

Il est question du terme de «calomnies» de la part du groupe, de l’organisation, de la scientologie envers des scientologues isolés. Pas étonnant que ceux la mêmes «furent déclarés suppressifs les premiers en mars 1982»…pour avoir osé aller à l’encontre de l’attitude traditionnelle du groupe, de l’organisation, de la scientologie qui consiste «à regarder la paille qui est dans l’œil de l’individu isolé plutôt qu’à regarder la poutre qui est dans son propre œil, du groupe».

Les dissidents…

    « Ils décidèrent de s’éloigner de cette confusion de façon à pouvoir «délivrer auditions et entraînements en paix»… … «Je passais mon temps à manier une mauvaise utilisation de l’éthique et de la technique, alors, je suis parti pour avoir des produits propres de A à Z»… …«On n’a pas pu changer l’église, mais au moins on est capables de sortir des heures d’audition bien faites»…

Au sujet d’auditeurs…

    «leurs lignes de délivrance de la technique furent bloquées par les nouveaux règlements non écrits et par les règlements écrits par quelqu’un d’autre que Ron»… …«C’est-à-dire reconnaître que quiconque cherche à vous contrôler sans que ça marche a une mauvaise compréhension sur la façon de le faire»…

COMMENTAIRE et MISE AU POINT: Je l’ai déjà dit dans ma précédente lettre, mais je vais encore me répéter, je crains que ce ne soit pas superflu, hélas ! Pour illustrer avec mon exemple personnel je vous dirai que ce n’est pas: «quiconque cherche à vous contrôler» «a une mauvaise compréhension sur la façon de le faire» parce qu’il n'y arrive pas» qu’il faut dire… En effet, écoutez-moi bien: Uve Knebel et Pierre Bazin ont une très mauvaise compréhension des relations humaines car ils ont cherché à me contrôler et comme je l’ai déjà dit tous les scientologues réunis du monde le tenteraient en vain car vouloir contrôler une autre personne est illégitime, ILLEGITIME, sauf en cas de légitime défense si quelqu’un cherche à vous agresser. Dans ce cas, vous avez le droit de le neutraliser par la force si nécessaire. C’est le seul cas où vouloir contrôler (et par la force si c’est nécessaire) une personne est légitime. Et pour mettre les points sur les «i» je vais vous donner l’étymologie de légitime et illégitime; du latin «legis» génitif de «lex» = LOI; donc légitime = dans le cadre, les limites de la loi et illégitime = hors la loi, hors des limites de la loi. Est ce clair ? Enfin !

Donc ce n’est pas parce «qu’ils ne sont pas arrivés à me contrôler» que Uve Knebel et Pierre Bazin (et toutes les personnes suppressives avec eux) ont une «mauvaise compréhension» du contrôle des personnes humaines. En effet, avec certains, ils échouent à les contrôler et avec d’autres ils réussissent à les contrôler. Or les personnes suppressives ont dans les deux cas agit de la même façon avec la même attitude vis-à-vis des autres, avec la même «compréhension» de la façon de «contrôler» les autres. Simplement selon les cas les autres font preuve de soumission ou d’insoumission, alors dans le premier cas, la personne suppressive «réussit» à contrôler et, dans le second cas, elle «échoue» à contrôler. Et, dans les deux cas, la personne suppressive a quand même une «mauvaise compréhension» de la façon de «contrôler les autres» tout simplement parce qu’il est ILLEGITIME de vouloir contrôler les autres.

Ne pas comprendre cela c’est avoir vraiment une mauvaise compréhension des relations humaines. Et de toute évidence c’est RON HUBBARD lui-même qui a introduit cette donnée incorrecte du «contrôle des personnes» dont je disais dans ma précédente lettre qu’elle ouvre la porte à tous les abus et aberrations de cet acabit.

Continuons sur la lancée de cette citation:

    …«Cette mauvaise compréhension de la façon de contrôler les personnes, ajoutée à une analyse de données incorrecte et à un pourquoi incorrect de ce qu’ils croient être les problèmes… explique pourquoi et comment la manière dont ils ont agi et créé le contraire de ce qu’ils voulaient… quant à savoir qui avait la «mauvaise compréhension» au départ, c’est une autre question» !!!!!!

C’est écrit textuellement ainsi, et c’est moi qui ai souligné, là aussi j’ai envie d’aligner des kilomètres de points d'exclamation. Vous connaissez l’histoire de celui qui cherche en vain ses lunettes alors qu’il les a sur le nez !!! Mais c’est RON HUBBARD lui-même qui a au départ la mauvaise compréhension du contrôle des personnes car contrôler une autre personne est illégitime. Quand allez vous comprendre enfin cela ??? Je sais, je me répète.

    …«comme cette sensation de ton 40 parfait «ne pas se laisser aller à raisonner» comporte une très grande esthétique (??? Moi pas comprendre quoi ça vouloir dire. Moi être bête peut être ?) il devient presque impossible de voir l’effet de cet état d’identification une fois qu’on regarde la vie à travers cette sensation. Voilà le mécanisme au moyen duquel des êtres bons sont susceptibles de commettre des actes odieux. L'être, attaché à l’esthétique (???) donne son accord à tout le reste qui accompagne cette esthétique (???) et devient véritablement aveugle aux conséquences réelles de ses actes. La fin peut aussi justifier les moyens quand on s’attache trop à une esthétique (???)»… … « Commence-t’on à voir qu’un véritable désastre s’est produit sous couvert d’esthétique (???) »

C’est grave ça comme maladie l’esthétique ? Là, je suis méchant. Excusez- moi mais ça me paraît tellement «fumeux» ce terme d’esthétique. Il faudra que quelqu’un m’explique ce que c’est… Mes excuses, PARDON.

Bien, mais je ne peux pas continuer à citer indéfiniment Dane Tops, ce serait trop long car il y a tellement de choses à relever, sa lettre est tellement riche en éléments et en données correctes. Simplement, le point sur lequel je voulais attirer votre attention c’est au sujet de la première question: D’où viennent les aberrations de la scientologie ? Qui les génère ? Qui les entretient ? Eh bien, à la lecture de cette lettre de Dane Tops (Il faudra que j’entre en contact avec lui) je m’aperçois que le mystère est aussi complet pour lui que pour vous, ses amis, je suppose. Reconnaissez que vous n’avez pas trouvé la réponse.

    «Il s’est passé une période de 1982 où il n’y avait pas de management apparent en scientologie, car les leaders avaient été liquidés… Pourtant il y eut toujours un management avant, pendant, et après ces événements. Il était et demeure entièrement caché aux yeux de tous !!!!!!»…

J’ai envie d’aligner des kilomètres de points d’exclamation. Au sujet des nouvelles personnes en place à la tête de la hiérarchie:

    «Leur pouvoir vient de ce qu’ils sont des scientologues entièrement dévoués à la scientologie» (C’est moi qui souligne car je reviendrai sur tous les passages des citations que j’ai soulignés) «Le mauvais usage du pouvoir provient des incompris mis là par la personne qui les a chapeautés…la même qui a donné l'autorisation… la même qui met en place les règlements du RTC…»

Mais c’est l’HOMME INVISIBLE !!!

    …«Ainsi un énorme «ridge» (Pas français: je suppose barrière, mur d’incompréhension, d’après le contexte ?) à l’échelon mondial s’est développé entre le soi-disant management et le «field» (c’est-à-dire tous les autres)» «Chacun «pense» que c’est l’autre qui en est la cause… Et ils se détruisent... Et comme pour toutes les guerres il y a une troisième partie. Peut-être est-ce quelqu’un proche de Ron ? …Ou peut être que Ron est complètement en dehors ? ...un groupe caché qui contrôle ? Mais il y a une troisième partie…» «Moi je dis qu’il y a un POURQUOI et aussi un QUI».Conclut Dane Tops.

BONNES QUESTIONS Dane !!!

Citation de Dane Tops toujours:

    … «Vous, le personnel, vous le management, vous le public, «field », les missions, vous qui avez été déclarés à tort suppressifs, et vous les groupes dissidents, vous faites et vous avez toujours fait partie de la même équipe. Ce n’est pas vous qui êtes la cause de tout ceci, c’est quelqu’un d’autre»… « Celui qui dirige notre église est protégé par l’INVISIBILITE»… (Qu’est ce que je vous disais ? Que c’était l’HOMME INVISIBLE !!! On croit rêver !) … «Ne comptez pas sur Ron pour nous sauver. Il n’y a plus de ligne Sea Org N°1. Depuis plus de dix ans, des équipes répondent aux lettres que vous adressez à Ron. La signature est un tampon. Ce n’est pas lui qui dirige l’église de scientologie. Il ne viendra plus à notre secours... C’est à nous d’agir. REGARDEZ COMMUNIQUEZ ! Découvrez qui dirige l’église ? Quel est le nom du responsable ? Découvrez pourquoi nous détruisons-nous périodiquement ? Autrefois on rejetait la responsabilité sur le GO. Maintenant que Mary Sue est en prison, on rejette la responsabilité sur le RTC ou le Contrôle Financier. Mais POURQUOI agissons nous ainsi envers nous-mêmes ? Et QUI ? Utilisez la tech. Utilisez la tech de communi- cation». Dane Tops dixit.

Et c’est bien comme cela que je vous demande de prendre connaissance de mon point de vue, aussi difficile soit il à écouter. Ce n’est que mon point de vue, je ne prétends pas savoir et dire toute la vérité. Je suis comme vous, je la cherche, mais je pense l’avoir trouvée. Permettez-moi d’apporter des éléments nouveaux, du fait que mon point de vue est différent du vôtre car le lieu d’où j’observe est différent du vôtre (C’est ça le sens de l’expression «point de vue») et je définis mon lieu d’observation: Je ne suis pas un «vieux routier» de la scientologie. Je suis même tout le contraire.

Lorsque j’ai connu la scientologie, comme je n’avais pas d’argent, j’ai été immédiatement membre du personnel, mais que deux mois seulement. J’ai continué en tant que public, le temps de faire la procédure de purification et aussitôt j’ai demandé le remboursement d’argent avancé et non utilisé. Ceci début 1981, il y a donc quatre ans et demi. Je n’ai aucune culture scientologique, j’insiste sur ce point. Je n’ai lu que «La dianétique, la science moderne de la santé mentale» et je n’ai pas vécu les bouleversements qui se sont passés en 1982 dont Dane Tops parle. Mon expérience récente, ma nouvelle tentative et mon point de vue vis-à-vis de la scientologie sont clairement expliqués et éclairés par les précédentes lettres. Je pense que mon regard «neuf» ou «vierge» peut vous être utile et vous aider.

Sachez que pour arriver aux conclusions que vous portez actuellement sur l’église officielle de la scientologie (Et pour cela, il vous a fallu tous les traumatismes et agressions que vous avez subis directement et personnellement en 1982) il m’a suffit de quelques semaines d’expérience en tant que personnel et ensuite public, conclusions que j'avais il y a quatre ans et demi et qui se sont confirmées par ma récente reprise de contact avec elle, tout ceci sans que je vive quelque événement suppressif «exceptionnel» mais simplement la routine. Voyez vous, ce n’est pas seulement quand on voit les symptômes d’une maladie que celle-ci s’est déclarée. Bien souvent elle a incubé depuis longtemps et quelques semaines m’ont suffi à percevoir cette maladie en incubation. Et encore , je m’en doutais à l’avance, mais comme j’ai été séduit par la dianétique, je voulais voir cela de plus près.

J’ai vu ce que j’ai vu. Mais laissez- moi vous raconter. J’en ai déjà dit pas mal dans mes précédentes lettres mais c'est loin d’être fini. Serrons notre première question de près. REVELONS CET HOMME INVISIBLE. Évidemment ce sont des hypothèses, mais ce sont les questions que je me pose, celles qui me viennent spontanément à l’esprit. Et comme vous avez pu le voir, je n’ai peur de rien, je n’écarte aucune hypothèse.

Citation de David Mayo:

    «Mes efforts pour aboutir à des corrections du management résultèrent en des hostilités et à la rupture de ma ligne de communication avec LRH (Initiales de Lafayette Ronald Hubbard). Cette interruption de ma ligne de comm avec LRH fut effectuée de façon couverte par d’autres. C’était en août 1982. Finalement ces hostilités culminèrent par mon déplacement de poste, par d’autres qui s’étaient installés dans une position de contrôle sur les lignes de comm de LRH.»

Citation de Merrill Mayo:

    «Sa ligne de comm écrite avec LRH fut coupée par des cadres supérieurs…»

Des «sacrés» mensonges

Et bien, excusez moi, mais j’ai du mal à croire que la ligne de comm entre David Mayo et Ron Hubbard ait pu être coupée par un tiers car il est évident que Ron Hubbard s’en serait aperçu aussi et si David Mayo n’avait pas les moyens de contacter directement Ron Hubbard («1980 LRH quitte Gilman Hot Spring en Californie avec Pat et Annie Brocher et on ne le revoit plus») Ron Hubbard quant à lui, à mon avis, devait bien pouvoir trouver le moyen de contacter directement David Mayo sans intermédiaire ou par d’autres intermédiaires. Ou je n’y comprends rien à des communications bien compliquées, ou je n’ai pas toutes les informations en main. Pourquoi tous ces mystères autour de la personne de Ron Hubbard et de sa position géographique ? Pourquoi se cacherait-il ? Pourquoi ne pourrait-il pas contacter David Mayo qui a une adresse lui, au moins ? Et puisqu’il y a eu communication écrite entre David Mayo et Ron Hubbard après 1980, il y avait quand même quelqu’un qui savait où était Ron Hubbard et croyez vous que LRH se mettrait à la merci de la bonne ou mauvaise volonté de quelqu’un qui pourrait le trahir ??? Ce fameux «tiers» invisible… ?

Qu’est ce que c’est cette histoire «d’interview» écrite par le Rocky Mountain News «…avec une encre d’une formule spéciale, mais pas d’apparence personnelle…» La phrase n’a pas de sens en français: C’est le journaliste qui écrit l’interview !!!

Et cette histoire de Nibs «…accusant l’église d’être tombée entre de mauvaises mains. Il se termine par un gain de l’église basé sur une lettre écrite à la main par LRH avec une encre spéciale disant qu’il va bien et ne désire pas être dérangé» La réserve qui suit sur la non-valeur d’authenticité de la signature de LRH n’est pas valable pour une lettre manuscrite. Je suppose qu’en justice il y a des analyses graphologiques. Si Ron Hubbard n’est pas mort, alors il fait le mort et c’est bien pire car son silence et sa passivité cautionnent l’évolution de l’église de scientologie. S’il était mort, cela peut se vérifier sur les états civils. Alors ? Dane Tops dit que «depuis plus de dix ans des équipes répondent aux lettres que vous adressez à Ron». Ceci veut dire qu’avant c’était Ron qui y répondait et que lorsqu'il a cessé de répondre personnellement il a «oublié» d’en informer les scientologues et ceux-ci croient toujours s’adresser à lui. Un «oubli» qui a l’allure d’un «sacré mensonge» et d’une «belle trahison». Et ça, vous ne pouvez pas me soutenir que Ron Hubbard ne le savait pas.

Et quand je dis que j’ai du mal à croire qu’une tierce personne ait pu s’installer dans une position de contrôle contre sa volonté sur les lignes de comm de LRH, qu’est ce que ça veut dire, si ce n’est que le fameux «tiers» invisible c’est lui-même ? Évidemment ce n’est qu’une hypothèse, je n’ai pas des éléments de preuves concrètes pour le confirmer, mais je fais des déductions. Ce sont des spéculations cérébrales que j’émets car, ne l’oubliez pas, je ne voue pas un culte religieux à Ron Hubbard qui n’est pas divin et même bien loin de là au vu de tous les mystères douteux qui planent autour de lui. La religion est le «support» de la spiritualité comme le corps est le «support» de l’esprit. Et je peux vous dire que les formes diverses de «supports religieux» ne m’intéressent en aucune façon. N’oubliez pas que de nombreux crimes ont été commis au cours de l’histoire au nom de ces divers «corps» de spiritualité que sont les religions. Ce qui m’intéresse c’est la spiritualité (du latin «spiritus» = souffle, sous entendu de la vie) et non les incarnations plus ou moins stupides qu’elle prend… Plus exactement que les hommes stupides lui donnent.

Nibs accuse «l’église d’être tombé en de mauvaises mains» et les mains de Ron Hubbard disent par écrit «qu’il va bien et ne désire pas être dérangé».

Ne serait-ce pas des mêmes mains qu’il s’agit ? C’est une question comme une autre… Et ça à vrai dire, ce ne sont que des choses anecdotiques, événementielles, concrètes, bassement matérielles mais pour en revenir à un débat théorique, ne vous ai je pas répété que l’introduction en scientologie par Ron Hubbard que je sache, de la notion et du concept de «contrôle des personnes» ouvrait la porte et donnait libre cours à toutes les formes possibles d'oppression dont vous avez pu en avoir une brillante démonstration en 1982 et dont vous avez été les victimes, enfin devenues conscientes d’être des victimes ? Mais pour l’instant, vous ne voulez pas admettre de voir de qui vous êtes victimes !!! Le tiers vous est inconnu !!! J’ai déjà dit; vous n’avancerez pas d’un pouce tant que vous éviterez ces questions, tant que vous n’aurez pas trouvé la réponse, ou TANT QUE VOUS EVITEREZ SURTOUT LA REPONSE.

Je cite un passage extrait du «Projet de l’UK pour la préservation de la tech standard. Londres» Publication du 17 septembre 1983, ou du moins présenté sous ce titre dans la traduction française que j’ai sous les yeux. Le titre concerne directement ce que j’ai souligné ci- dessus: Tout ce qui n’est pas directement observé a tendance à persister.

Et sous ce titre voyez ce qui est écrit:

«La scientologie déclinera et deviendra inutile pour l’homme le jour où «elle» deviendra un maître à penser (Visi- blement il y a un lapsus étrange dans la traduction, c’est «il» l’homme qui deviendra un maître à penser) Ne pensez pas qu’«elle» ne le fera pas. «Elle» contient tout ce qu’il faut pour le faire» (J’ai déjà dit que la spiritualité n'est pas un produit manufacturé, industriel) «dans la portion connaissable, fonctionnelle, qui est devant vos yeux sont contenues des MÉTHODES pour CONTRÔLER les THÉTANS et les ÊTRES HUMAINS telles qu’on n’en a jamais rêvé auparavant dans cet univers. Des MÉCANISMES de CONTRÔLE d’une telle perception et de proportions tellement solides… (Ce n’est pas très français tout cela. Je suppose que cela veut dire: d’une telle subtilité et d'une telle solidité ?) …que si les remèdes n’étaient pas aussi simples à appliquer, on serait épouvanté par le danger qui existe pour les êtres dans la scientologie... une partie de sa logique dit que le remède doit exister avant le boulet»… Ça ne vous a pas empêché de recevoir un sacré boulet, il n’y a pas si longtemps… Et vous IGNOREZ d'où il est venu !!! Comme je dis, on croit rêver !!!

Des méthodes pour contrôler les êtres humains ! Qu’est ce que font donc d’autre les personnes suppressives, les tyrans, les despotes, les dictateurs, si ce n’est utiliser des méthodes pour contrôler les êtres humains ? Je vous le demande … Ne trouvez vous pas que vous jouez avec le feu ? Que vous jouez à l’apprenti sorcier ? Je crois qu’il y a encore bien du chemin à faire !!!

Des méthodes pour contrôler les êtres humains ! Des individus contrôlés ne sont pas des individus libres. On ne peut donc pas amener quelqu’ un à la liberté et à l’autodétermination en le contrôlant !!! Elémentaire. Combien de fois faudra t-il le répéter ? C’est à chaque individu qu’il appartient de se battre pour accéder à la liberté et à l'autodétermination. Personne ne l’a jamais offerte aux autres sur un plateau d’argent, y compris vous, contrairement à ce que vous croyez. Et si quelqu’un a prétendu le faire, c’était un piège, une trahison comme vous le faites. Ça ne correspond pas à la réalité.

Pas de malentendu, s’il vous plaît. J’ai déjà dit que l’auditeur ne contrôle pas le préclair en audition dianétique, mais que tous les deux, en commun, en partenaires associés, «contrôlent» le mental réactif du préclair… Et encore faut t-il qu’ils prennent des gants car le mental réactif en question ne se laisse pas «contrôler» brutalement. Alors bannissez-moi cette expression «contrôle des personnes» dans la scientologie. La source de tous vos maux et aberrations vient entre autres de là. Et vous en partagez tous la responsabilité, Ron Hubbard pour l'avoir introduite, et tous les scientologues pour l’avoir acceptée !!!

Nous voilà bien loin du passage cité de la lettre de Dane Tops:

    … «Vous, le personnel, vous le management, vous le public, le «field», les missions, vous qui avez été déclaré à tort suppressifs, et vous les groupes dissidents, vous faites et avez toujours fait partie de la même équipe . Ce n’est pas vous qui êtes la cause de tout ceci, c’est quelqu’un d’autre»…

Oui mais quand il s’agit de nommer ce quelqu’un d’autre, vous ne le trouvez pas !!! Vous invoquez l’INVISIBILITE de celui qui dirige l’église de scientologie. Mais celui qui contrôle tout cela c’est son fondateur, non ? C’est son œuvre, son produit, son enfant, non ? Ron Hubbard s’est il mis tant en avant qu’il en devient invisible ? Vous allez me dire qu’officiellement il n’est pas le directeur physique de l’église. Je suis d’accord avec vous, mais il est plus que cela: il en est le directeur moral, spirituel et la meilleure preuve de tout cela est que tout est fait en son nom et même si c’est par incompréhension, il n’a jamais manifesté son désaccord, jamais fait de démentis, que je sache. Il ne s’est jamais dissocié publiquement des agissements de ceux qui les font en son nom. Et le domaine du spirituel est le domaine qui n’est pas visible à l’œil «physique», voilà pourquoi vous ne le «voyez pas».

La troisième partie, vous la cherchez dans l’univers physique sous l’apparence d’une personne physique alors que ce n’est tout simplement que le mental réactif aberrant de Ron Hubbard complémentaire du mental réactif aberrant commun à tous les scientologues. Ce n’est pas à vous que je vais apprendre ce que c’est qu’un accord de bank. Vous le savez mieux que moi. Et je répète une autre citation de Dane Tops. Il ne croit pas si bien dire: «Ne comptez pas sur Ron pour nous sauver… Il ne viendra plus à notre secours… (Et moi je rajoute pour la bonne raison qu’il est d’accord avec l’évolution de l’église)… C’est à nous d’agir. REGARDEZ, COMMNIQUEZ… Découvrez pourquoi nous nous détruisons périodiquement. Autrefois on rejetait la responsabilité sur le GO. Maintenant que Mary Sue est en prison, on rejette la responsabilité sur le RTC ou le Contrôle Financier... Mais pourquoi agissons nous ainsi envers nous-mêmes ? Utilisez la tech. Utilisez la tech de communication»

Au sujet du fameux «homme invisible» qui a le fameux «pouvoir occulte» sur l’église, j’ai oublié quelques détails. La lettre ouverte du comité central OT dit:

    …«Ces investigations ont révélé que l’église de scientologie est apparemment contrôlée par trois personnes dont les noms sont: Pat Broker, Ann Broker et David Miscavige (bien qu’il soit évident que le mal provient d'une source au grand pouvoir maléfique qui est derrière eux dirigeant de façon couverte l’opération de destruction de l’église)».

Dane Tops dit:

    «…David Miscavige (22 ans) est le chef apparent de l’église. Il y a Pat et Ann Broker dont on ne parle jamais et qui sont plus cachés…»

Or dans les événements compilés par John Hansen, celui-ci dit:

    «1980 LRH quitte Gilman Hots Springs en Californie avec Pat Broker et Ann Broker ! et l’on ne le revoit plus.»

Ces deux individus sont deux des trois cités précédemment !!! Et vous vous demandez d’où ils tiennent leur pouvoir ??? Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir comme on dit !!!

Eh oui ! Malgré tout cela, moi, André Désilles je ne suis pas encore dissuadé qu’il y a quelque chose de correct dans la scientologie qui peut m’aider: la dianétique. Ai-je raison ? Ai-je tort ? L’avenir me le dira. En tous les cas, je cherche la communication, les informations et je suis disposé à faire l’expérience des choses de façon à les examiner de plus près.

Le RTC - Le Religious Technology Center

CRÉDIBILITÉ du RTC. Je vois que le RTC est enregistré en Californie le 7 janvier 1982 alors que Ron Hubbard est toujours en communication avec David Mayo et pour être lapidaire je ne vois pas en quoi le RTC n’est pas dans l'esprit de Ron Hubbard au sens où Ron Hubbard cherche le monopole de la pensée, personne d’autre n’a voix au chapitre, et le RTC lui, cherche le monopole de l’utilisation de la technique, tentative de paralyser les dissidents et les indépendants. Le premier monopole implique le second puisque c’est se consacrer comme unique détenteur de la vérité.

Malheureusement pour le RTC, celui qui est le «gardien» de la tech n’est pas dans les rangs de l’église mais chez les dissidents, c’est David Mayo. Ils veulent monopoliser l’utilisation de la tech, mais ils ne sont pas techniciens !!! Plutôt ennuyeux comme situation, d’autant plus que le «gardien» de la tech, David Mayo, se trouve être intègre, et constatant «qu’il y a des choses qui devaient être corrigées dans la zone de management international, afin que la pureté de la tech puisse être sauvegardée» s’attaque aux erreurs.

Je voudrais quand même attirer votre attention sur une chose: Qui avait la responsabilité de la tech avant David Mayo si ce n’est Ron Hubbard ? Alors je me pose et je vous pose en même temps une question simple: Pourquoi Ron Hubbard n’a-t-il pas éprouvé la nécessité de corriger les erreurs que David Mayo a observées lorsqu’il l’a remplacé ??? Pourquoi un des résultats de l’attitude de David Mayo à vouloir corriger les erreurs de management, a-t-il été la rupture de la ligne de communication avec Ron Hubbard justement dont j’ai du mal à croire qu’elle ait pu être rompue à son insu et contre sa volonté !!! Le second résultat est «qu’il fut déplacé de son poste par d'autres qui s’étaient installés dans une position de contrôle sur les lignes de comm de LRH» J’aimerais bien qu’on m’explique cela. J’ai du mal à trouver cela plausible.

Je ne partage absolument pas le point de vue du RTC sur David Mayo même si certains auraient pu faire des rapprochements intempestifs en considération des allusions évoquées précédemment au sujet d’un éventuel «consentement tacite» «accord de bank» entre l’audité, Ron Hubbard et l’auditeur, David Mayo . Excusez-moi, David Mayo d’oser tenir de tels propos à votre égard, je le répète, ce n’est pas une attaque personnelle. J’ai beaucoup de respect au contraire pour l’intégrité dont vous avez fait preuve dans ces événements. Je dévelop- perai ceci ultérieurement. Merrill Mayo dit: «David n’a pas délibérément mal supervisé mon cas» Et c’est vrai. De même il n’a pas délibérément mal audité Ron Hubbard selon moi. Tout le monde sait bien que dans toute associa- tion entre deux personnes, il peut y avoir une part d’«accord de bank» qui crée un obstacle à ces personnes si elles veulent s’auditer réciproquement. «À l’impossible, nul n’est tenu».

    Citation: «Il est souvent arrivé dans le passé que d’autres publient des matériaux sous le nom de Ron en son absence et sans qu’il le sache. Lorsqu’il est revenu sur les lignes, les publications de cette sorte ont été annulées. Quel destin pensez vous, attend les publications actuelles sur David Mayo ?». Février 1983: «David Mayo … sortent de leur cachette … convaincu du fait que LRH ne reviendra pas pour les sauver». Mai 1983: «Une lettre écrite à la main par LRH dit qu’il va bien et ne désire pas être dérangé». Et Nebs perd son procès.

QUESTION: Y a t’il eu un démenti de Ron Hubbard ?

RÉPONSE : Non. C’est clair.

Des «salades douteuses» qui gravitent autour de LRH

Je ne prétends pas dire la vérité. Je suis comme vous, je la cherche, mais voilà les questions que je me pose. Et vous en savez plus que moi au niveau des événements. Mais je le répète, je n’ai pas attendu et je n’ai pas besoin de connaître toutes ces «salades douteuses» qui gravitent autour de LRH pour le mettre en cause. À partir de ma simple, courte et suffisante expérience avec l’église de scientologie sans que je vive quelque événement suppressif «exceptionnel» pour m’ouvrir les yeux, mais simplement la routine, j’en arrive à remettre en cause certaines données de LRH lui-même, ce qui n’invalide en rien les autres données non plus.

Je suis déclaré personnellement suppressif et les gens qui le font le font dans le respect le plus total des règlements écrits par Ron Hubbard. Ils le font au nom de la HOCPL du 23 décembre 1965, ce n’est donc pas nouveau, et personne ne conteste que ce soit LRH qu’il ait écrite.

Au début 1981, on invoquait les mêmes raisons que maintenant en 1985, pour me déclarer «suppressif» et «enne- mi». Donc Ron Hubbard ne peut être évacué, mis hors de cause et au-dessus de tout soupçon. Non, ce serait trop facile. Je déclare certaines clauses du règlement comme suppressives (j’ai suffisamment développé cela précédemment) et donc celui qui les a écrites comme suppressif, donc Ron Hubbard en personne. Vous n'osez pas aller jusque-là , mais moi, j’ose. C’est l’honnêteté intellectuelle qui m’y contraint à «mon corps défendant». Vous n’arrivez pas à concevoir qu’une personne suppressive puisse quand même faire par ailleurs des choses correctes et l’inverse réciproquement. Mais moi, je peux le concevoir et je le conçois et ça ne me perturbe pas.

Une vision dichotomique et despotique

Vous avez une vision simpliste, dichotomique (du grec «dikhotomos» qui signifie: coupé en deux) du monde qui ne correspond pas à la réalité. Il y a eu dans l’histoire bien des tyrans, des despotes qui étaient des génies quelque part, par ailleurs (pas des génies de l’éthique bien sûr) et bien des génies qui devinrent des tyrans. L’histoire regorge de cela, faut-il citer les plus illustres comme Mao, Staline, Hitler, Napoléon, Alexandre le Grand, Gengis Khan, et combien moins connus à la liste desquels vous pouvez rajouter désormais Ron Hubbard un génie parmi d'autres dont l’histoire retiendra-t-elle le nom ? Et tous ces individus sont morts ou ont décliné pour avoir succombé à l’orgueil et à la folie paranoïaque qui s’empare ou du moins guette tout particulièrement les génies.

Einstein, lui, n’y a pas succombé, il a pris bien garde de ne pas se prendre trop au sérieux, ce qui est loin d’être le cas de Ron Hubbard. Relisez mon exposé de ma troisième lettre au sujet de l’«homme de bonne volonté» à la recherche de la vérité et de la justice et des dangers qui le guettent et de son principal ennemi intérieur, l'ORGUEIL lorsqu’il a la chance de s’élever spirituellement.

Ron Hubbard lui, y a succombé. Voilà un individu «pétri» d’ORGUEIL. Aucune des digressions que j’ai pu faire le long de mes précédentes lettres n’est hors sujet. Toutes ont leur raison d’être. Vous pouvez relire mes lettres précédentes à la lumière de ce que je viens de déduire maintenant et elles éclaireront réciproquement mes derniers propos. Ron Hubbard dit: «Un homme est riche en proportion du nombre de ses amis et ceci me rend l'homme le plus riche du monde» !!! Il n’est vraiment pas complexé le bonhomme !!! Il n’a pas honte de l’énormité qu’il est en train de dire car il ne s’en rend pas compte, ou plutôt il ne veut pas s’en rendre compte: «L’homme le plus riche du monde !!! Car celui qui a le plus d’amis !!!» Car moi, je rajoute: «Un homme est pauvre en proportion du nombre de ses ennemis et ceci ne le fait pas l’homme le plus pauvre du monde»… Je ne pense pas. Il doit bien y en avoir qui ont plus d’ennemis que lui. Et ne croyez vous pas qu’il y en a qui ont plus d’amis que lui ? Et maintenant, s’il faisait le bilan de ses amis et de ses ennemis, de sa richesse et de sa pauvreté, le bilan serait-il en sa faveur ? point nécessaire de répondre à cette question… Ce n’est pas la réponse, qu’on ne connaît pas, qui importe mais la question et l’état d’esprit qu’elle suppose. Mais assurément Ron Hubbard et la scientologie avec lui ont beaucoup d'ennemis.

Regardez Ron Hubbard si ce n’est pas un dictateur. J’ai aperçu une fois, il y a quatre ans et demi, un passage d'une vidéo cassette de conférence et je vous dis à qui sa gestuelle me faisait penser: à Hitler !!! Et les honneurs, et les uniformes… Il a une nostalgie de l’armée !!! Au sein des scientologues, il n’accorde qu’à lui-même le droit de penser juste. Il n’y a peut-être que David Mayo qui a pu être introduit et accepté dans son domaine réservé à lui seul, celui de la pensée juste et encore, tout est signé de Ron Hubbard. Il n’admet aucune contestation d’où la HCOPL du 23 décembre 1965 dont la teneur est en résumé ceci: Toute personne en désaccord avec lui «le maître» est une personne suppressive, cela va de soi.

Tous les despotes commencent par évacuer l’opposition à eux-mêmes, ainsi tous ceux qui ne sont pas d’accord sont des ennemis, comme cela les désaccords et la discussion sont tout de suite réglés par l’évacuation. C’est la politique de la terre brûlée. Ils font tout simplement «disparaître» l’opposition en la SUPPRIMANT. Ron Hubbard n’a rien inventé, ce n’est pas nouveau. Regardez l’histoire.

Évidemment, en scientologie, les données correctes et légitimes et les données erronées et aberrantes sont intimement mêlées et les scientologues n’y voient que du feu, le subterfuge fonctionne, mais tout le monde n’est pas dupe quand même. Ouvrez les yeux s’il vous plaît. Quand je regarde les photos de Ron Hubbard, je ne vois pas le visage d’un homme heureux, épanoui et serein. J’y vois le visage d’un homme qui souffre en proportion de sa SOLITUDE et des TRAHISONS qu’il a commises vis-à-vis de ceux qu’il appelle «ses amis», c’est-à-dire les scientologues. Il veut bien faire et il a découvert d’excellentes choses, c’est un génie, mais il a lui-même succombé au mental réactif contre lequel il a voulu «s’acharner» chez les autres et il a succombé au sien propre!!! Ceci est une accusation, pas une condamnation. N’a-t-il pas assez dit et cela est vrai qu’aucun individu ne peut combattre seul avec succès son propre mental réactif. POURQUOI ?

Parce que le mental réactif est un sacré rusé, un sacré malin qui est capable de s’intégrer à n’importe quelle idéologie, à n’importe quel système de pensée. N’oubliez pas que le mental réactif a pour particularité de cacher ses aberrations en les justifiant et en les masquant sous des raisonnements apparents. Regardez les théories de la scientologie et vous y trouverez beaucoup de ces «pseudo vérités» qui cachent les propres aberrations de Ron Hubbard et dont se font complices les scientologues. Prenez le règlement par exemple. Ce qui ne signifie pas que la plupart de ses articles soit correcte. La plupart est correcte et c’est là justement où c’est vicieux car les choses incorrectes sont peu nombreuses mais elles sont là, et à elles seules elles suffisent à gâcher le reste. La preuve vous en a été fournie de façon magistrale par les lamentables événements de 1982. Et ceux qui vous ont expulsés l’ont fait en toute bonne foi, en suivant scrupuleusement et à la lettre les règlements de Ron Hubbard. MALHEUREUSEMENT certaines clauses de ces règlements sont aberrantes et illégitimes. Se référer à un règlement extérieur a toujours ses limites car cela signifie que celui qui se réfère à un règlement le fait car il n’a pas confiance en son aptitude à juger par lui-même de la situation. Cette personne ferait mieux de s’abstenir de juger sans conscience et de travailler à exercer son propre jugement et sa conscience. Et ce n’est pas le «dévouement» à une personne qui produit un tel résultat.

Et là, j’en arrive à la seconde question à aborder. La première était: « D’où viennent les aberrations de la scientologie ? Qui les génère ?». La seconde est difficile à dissocier de la première, c’est: «Qui les entretient ? Comment cela a-t-il été possible ? Comment cela a-t-il pu se perpétuer ? »

Ma lettre devient longue donc je la scinde en deux. La lettre suivante traitera de la seconde question soulevée.

À tout de suite cher lecteur.


6ème lettre - Mi-août 1985

De la libération à l’oppression

A l'attention de David Mayo
Chef de la dissidence
Ex-bras droit de Ron Hubbard

Deuxième partie et suite donc de la précédente et cinquième lettre. La question posée et à laquelle nous allons chercher la réponse est la suivante: «Comment un organisme dont l’objectif est la libération des individus peut-il en arriver à devenir un système d’oppression et d’asservissement des individus ?» Et ceci malgré toutes les «précautions» qui ont été apparemment prises par son fondateur, et j’insiste sur «apparemment» car justement la réponse est contenue dans cet adverbe.

Un proverbe dit: «L’enfer est pavé de bonnes intentions.»

La réponse est aussi contenue dans la formulation même de la question. En effet si l’on peut se passer de l’accord d’un individu pour l’opprimer, et c’est même la définition de l’oppression, on ne peut se passer de l’accord, de la participation de l’autre pour le «libérer parce que, pour être plus précis je dirais même que personne ne peut «libérer» quelqu’un d’autre. C’est à chacun, personnellement qu’il appartient de faire la démarche de se libérer soi-même. Pourquoi ? Parce qu’il faut bien reconnaître que si nous tenons tant à nos «prisons personnelles» c’est que, quelque part, on y trouve son compte. Ça nous arrange bien souvent.

N’oublions pas que nous avons une tendance spontanée à rechercher le pouvoir d’une manière ou d’une autre et vouloir se libérer de ses propres pièges suppose accepter de renoncer au pouvoir et aux privilèges qu’on y trouvait. Et l’on en arrive à ce stade que quand on a épuisé vainement toutes les tentatives possibles d’obtenir le pouvoir. A ce moment-là, et ce n’est que la souffrance qui nous y contraint, on ne le fait pas vraiment de gaîté de cœur au départ, au contraire on a fait tout ce qui était possible pour ne pas en arriver là, à ce moment-là, on accepte de renoncer au pouvoir et l’on devient alors disposé à se libérer. Et personne d’autre je dis bien PERSONNE d’autre ne peut faire cette démarche à notre place. Et personne d’autre ne peut nous forcer ou nous contraindre à faire cela pour nous « libérer ».

Si quelqu’un arrive à forcer un autre ce sera du «bidon» de l’oppression et la personne «raisonnée» «convaincue» on peut dire aussi «convertie» en question se servira de vos «recettes de libération» pour continuer ses petits jeux de recherche du pouvoir auxquels elle n’a pas encore renoncé… Le mental réactif est capable de récupérer des «techniques dites de libération», des «recettes dites de libération» à son avantage. Car «il ne faut pas mettre la charrue devant les bœufs». La technique, la recette ne peuvent pas et ne doivent pas précéder l’intention, sinon c’est l’échec garanti. Par contre quelqu’un qui a atteint le stade de l’intention de se libérer peut, à ce moment-là, peut être, recevoir une aide réelle de personnes extérieures à lui-même qui se trouveraient être aptes parce qu’elles-mêmes sont réellement libres.

L’objectif des scientologues est de «clarifier la planète». Alors moi, je vous dis que ça commence mal !!! Ce ne sont pas les scientologues qui peuvent décider de cela à sa place puisque ça concerne la planète entière. Il n’y a que la planète entière qui peut décider de cela. Et elle le décidera quand elle sera prête et non car «tel est votre bon vouloir» selon la formule consacrée des «monarques» (du grec «monos» et «arkhein» = commander seul)

Si quant à eux les scientologues sont disposés et prêts à se libérer eux-mêmes, alors c’est très bien, mais qu’ils le fassent REELLEMENT, ce qui malheureusement n’est pas le cas actuellement, mais vous ne pouvez décider de la disposition des autres. Vous ne pouvez décider que de votre disposition à vous mêmes de renoncer au pouvoir pour vous libérer, et croyez- moi c’est beaucoup  et lorsque vous l’aurez RÉELLEMENT fait, croyez-moi ça se voit et les autres le voient. Je devrais dire: Ca se verra et les autres le verront. Voilà la seule chose qui soit de votre ressort. Ce faisant vous améliorez l’état de la planète car vous en faites partie. Mais je vous en prie, respectez les autres. Vous ne pouvez pas décider pour les autres. Ceci est le début de l’oppression donc le contraire de la liberté. Le droit de chacun à se nuire lui-même fait partie de sa responsabilité et de sa liberté !!! Vous devez l’accepter !!!

Cela dit la liberté de chacun s’arrête là où celle de l’autre commence. Et si l’autre a le droit de se nuire à lui-même, vous avez, vous, par contre le droit de l’empêcher de vous nuire à vous-mêmes s’il le tente, mais votre droit s'arrête là. C’est ce qu’on appelle la légitime défense, c’est-à-dire une défense qui vous revient de droit, une défense à l’intérieur des limites, dans le cadre des règles imposées par la loi et la loi, c’est le respect de l’autre. Vouloir «aider» quelqu’un contre sa volonté n’est pas légitime !!! Ça peut vous paraître étrange mais c’est ainsi. Et vous n’y arriverez pas. Voilà pourquoi toute forme de prosélytisme est douteuse. Tout ce que vous pouvez faire légitimement, c’est vous faire connaître mais ça s’arrête là. Combien de crimes ont été commis au nom de «bonnes intentions», «d’intentions charitables» ou pour «le bien des autres» ? Combien de crimes ? Ceci est de l’aberration par excellence.

Voilà un individu, Ron Hubbard, qui a pu trouver des techniques de libération de mécanismes mentaux auxquels nous pouvons être asservis (et si c’est son mérite, il lui sera reconnu) c’est très bien et cela est son génie. Mais ne voilà-t-il pas que soudain son enthousiasme l’aveugle et que la «folie des grandeurs» l’atteint ? Qu’il s’imagine subitement seul responsable du sort de l’humanité, et qu’il part en croisade en créant l’église de scientologie dont l'objectif est de «clarifier la planète» car «tel est son bon vouloir».

Qu’il commence donc par se clarifier lui-même car il est à craindre qu’il n’ait succombé à l’immense ORGUEIL qui l’a envahi, qu’il ait succombé lui-même à son propre mental réactif, lui qui s’acharne tant contre celui des autres !!! Bel exemple pour l’humanité !!! Qu’il commence donc par faire le ménage dans sa propre maison avant de s’occuper de la saleté qu’il y a dans celle des autres et les autres le recevront assurément d’un moins «mauvais œil». Voilà où dès le départ la scientologie dysfonctionne et continuera à merder si elle persiste dans cette voie et cette attitude aveugles.

Le prosélytisme, l’obstination et l’aveuglement créent toujours l’effet inverse de celui qui est recherché. Ne renver- sons pas les rôles. Ce n’est pas l’auditeur, le thérapeute qui doit être demandeur. C’est le préclair, le malade qui est et doit rester le vrai demandeur. Si le préclair ne lui demande rien, l’auditeur n’a rien à lui donner ! Il ne s’agit pas d’une entreprise commerciale qui ferait n’importe quoi pour écouler sa marchandise, sa camelote. La liberté n'est pas une marchandise qui se vend. On ne vante pas de façon éhontée les qualités de la liberté comme on le ferait pour une lessive.

J’illustre ici mes propos avec une citation tirée de la lettre de Dane Tops toujours:

    «Ce serait un échec si nous n’arrivions pas à utiliser notre propre technologie de communication et de duplication, au point qu’il nous faille exposer publiquement nos difficultés devant les tribunaux. Si des scientologues entraînés n’utilisent pas la tech de « l’as-is-ness» (reconnaissance de la réalité) entre eux, comment s’attendre à ce qu’ils puissent l’utiliser sur les vraies personnes suppressives qu’il y a dans le monde ou simplement sur l’homme de la rue avec ses pratiques et ses réalités divergentes ? Nous ne rendrons jamais cette planète claire (!!! ) si nous ne pouvons régler nos affaires entre nous, sans avoir recours à un arbitre non scientologue qui nous impose sa loi. De plus une action pareille nous discrédite aux yeux du public et rend risible nos prétentions à posséder une technique complète de la communication en tant que solvant universel»… Voilà une parole sage, Dane Tops !… «La communication coupée constitue un problème majeur, un POURQUOI majeur des problèmes en scientologie… La peur de communiquer librement est largement répandue. La liberté de parole n’existe pas en scientologie et pourtant c’est le credo de l’église !… Autrement dit nous aurions le pouvoir de manier tous nos problèmes si toutes les factions en guerre ENTRAIENT en COMMUNICATION, mettaient les données en lumière et les faisaient dupliquer »…

Ah, la fameuse technique (ici de communication). Quand allez vous comprendre qu’une technique n’est qu’un outil, qu’un outil n’est ni bon ni mauvais, qu’il n’a pas de direction intrinsèque positive ou négative, constructrice ou des- tructrice, qu’il n’a qu’un degré de puissance: nul, faible, moyen, fort ou élevé ? J’ai déjà parlé de cela dans ma troisième lettre. Toute la question est: quel usage allez vous faire de cet outil ? On peut faire usage des techniques de communication pour communiquer ou pour ne pas communiquer. Communiquer dans le vrai sens du terme est un échange, une mise en commun. Une vraie communication implique un échange réciproque et non unilatéral, implique l’acceptation des effets des paroles de l’autre sur soi s’il s’agit par exemple d’une communica- tion verbale. Voici les véritables règles du jeu de la communication: accepter et même rechercher l’échange.

Le cours de communication

Quand j’ai été membre du personnel deux mois, j’ai commencé le cours de communication et j’ai refusé de le poursuivre parce que vous avez une conception écoeurante de l’utilisation de la communication. Vous apprenez les techniques de communication pour ne pas communiquer, pour contrôler l’autre. C’est refuser l’effet de l’autre sur soi, c’est refuser l’échange, c’est refuser tout simplement la communication. Voilà l’usage qui en est fait en scientologie des techniques de communication !!! Charmant tableau !!! La scientologie n’a rien inventé ni découvert du point de vue de la communication.

Prenez n’importe quel vulgaire représentant de commerce. Sa formation comporte des cours de communication non pas pour faire des échanges avec des clients mais pour obtenir une maîtrise et un pouvoir sur le client afin de pouvoir l’amener là où il décide de l’amener. Je ne vois là rien de noble ! C’est faire usage de la force de façon aussi stupide que quelqu’un qui ferait usage de la force physique, seulement celle-ci est trop facile à détecter tandis qu’il existe des méthodes de contrainte plus pernicieuses comme « embrasser pour mieux étreindre».

Vous apprenez les règles de la communication de façon à pouvoir les détourner à votre avantage en trichant habilement. Il y a des avocats véreux qui apprennent les lois pour pouvoir mieux les détourner justement, pour pouvoir tricher de façon si subtile qu’ils ne sont pas découverts. J’ai dit à ce sujet dans ma quatrième lettre que Adam Ninsky a fait preuve d’abus et d’usage frauduleux de la technique de communication en me faisant croire qu’il me comprenait alors que ce n’était pas vrai. À quoi sert-il de donner un accusé réception à quelqu’un qui dit quelque chose si vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’il dit ? Il faut distinguer «j’ai entendu» de «j’ai compris», de «je suis d’accord». Si l’accusé réception consiste à dire que vous êtes d’accord alors que ce n’est pas vrai au fond de vous mêmes, vous mentez, vous introduisez des données fausses dans la communication, vous trichez, c'est-à-dire que vous refusez en réalité la communication puisque vous la faussez. S’il n’y a pas d’honnêteté ou d'inté- grité dans tout cela, ça ne sert à rien si ce n’est à trahir l’autre, à le manipuler, à le contrôler. Et c’est bien là votre objectif.

Adam Ninsky m’a fait des excuses pour les erreurs de l’organisation de Paris vis-à-vis de moi il y a quatre ans et demi et simultanément il recommettait les mêmes erreurs. Il s’excusait simplement pour tromper ma méfiance! Qu'est ce que ça veut dire ça ? C’est du délire !!! Voici ce qu’il a appris dans ses cours de communication !!! Apprendre à trahir les autres pour mieux les contrôler par la séduction.

Et j’ai déjà dit qu’un traître est d’abord et avant tout un séducteur qui cherche à gagner votre confiance. Ce n’est qu’une fois qu’il a obtenu votre confiance qu’il peut la trahir. Pas avant. Adam: «Mais bien sûr, André, je suis d'accord avec toi, nous avons fait des erreurs par le passé» . Et moi, de penser naïvement: «Tiens, ils ont changé en bien ! Ils se sont améliorés !». Tu parles ! Du vent ! Il y a détournement de la fonction initiale de la communica- tion. Toutes les techniques de conditionnement comme la publicité pratiquent cela tous les jours… La SÉDUCTION PERNICIEUSE. La publicité est appelée un métier de communication !!! La recherche du pouvoir pervertit tout et tous les outils mis en œuvre pour obtenir ce maudit pouvoir. Lorsqu’on regarde les scientologues, on voit des gens assoiffés de pouvoir à l’image de leur modèle Ron Hubbard. Mais celui qui vit par l’épée périt par l'épée». Je n’ai jamais vu autant d’incommunication que chez les scientologues parce que vous n’avez pas encore renoncé au pouvoir. Vous voyez où ça vous mène maintenant: Vous vous battez entre vous !!! Et à coup de procès si néces- saire …

Et c’est bien à cela qu’aboutit l’usage des techniques de communication tel que cet usage est présenté dans le cours de communication de la scientologie. Dans ce cours, l’honnêteté et l’intégrité ne sont pas mises en exergue Tout est présenté dans l’objectif unique de contrôler la communication et par voie de conséquence l’autre interlocuteur ou l’autre partenaire.

La recherche du pouvoir prime la sincérité. Malheureusement, j’en parle avec un souvenir très vague de quatre ans et demi, d’autant plus que j’avais refusé de poursuivre ce cours tant l’objectif dans lequel la communication était étudiée m’écoeurait. Il faudrait que je fasse la démonstration de ce que je dis là avec le document sous les yeux. Dommage car ce serait édifiant. Car c’est quand même grave et même très grave, car apparaît là un des divers visages de la scientologie et la caractéristique de celui-ci est qu’il n’est pas flatteur, c’est le moins qu’on puisse dire.

Pour vous donner une brève idée de ce que j’en pense, rappelez vous de ce que je disais au sujet du règlement dans ma troisième lettre: «Le règlement ne doit pas empêcher l’organisation de perdre lorsqu’elle joue mal. C’est amoral. Il est sain que toute mauvaise participation au jeu prétendu joué soit sanctionnée par la défaite». De la même manière, il serait amoral que je garde le contrôle de la communication avec un interlocuteur vis-à-vis duquel je serais en infraction. Celui qui triche ou qui est en infraction doit «perdre la face» perdre le contrôle et non «sauver les apparences». Je ne suis pas venu à la scientologie pour cela. Et c’est ce que le cours de communication cherche à faire apprendre et utiliser. C’est grave. C’est un signe qui révèle une recherche du pouvoir par des procédés masqués comme les procédés subtils de la séduction… C’est la première étape de la stratégie du traître: séduire, montrer patte blanche dans un but sournois et soporifique avant de porter l’estocade finale de la trahison. J’en ai déjà parlé.

Le Training zéro (TR0)

À propos d’usage frauduleux des techniques de scientologie, passons à une autre technique nommée «training» dont la finalité est d’augmenter sa capacité à confronter…

C’est bien beau, mais je pose toujours la même question: Confronter QUOI ? Tout est là, et qui décide ce qui doit être confronté et ce qui ne doit pas l’être ? Prenons là encore un exemple bête. Quand j’ai eu affaire à Germaine Dhot elle m’a annoncé que j’étais suppressif donc que je devais faire «acte de contrition», «pénitence» et tutti quanti… Je lui ai répondu que je ne les ferai pas car l’accusation était fausse. Que m’a-t-elle répondu ? «Il faut confronter» et « passer au travers » !!! Ça m’a bien fait rigoler !!! «Mais je confronte parfaitement, Germaine. Je confronte parfaitement le fait que ne me soumettant pas à vos conditions, vous ne pourrez pas m’auditer mais je ne perds rien car au vu des conditions incorrectes que vous me demandez, je ne vous considère pas apte à pouvoir m’aider par l’audition.

Voilà ce qui se passe: On porte atteinte à votre intégrité et après on vous dit: «confrontez» comme s’il s’agissait d'une restimulation d’un engramme à traverser pour s’en libérer. Bel usage vicieux d’une autre technique d’audition de la scientologie. On décide et l’on évalue pour vous ce que vous devez confronter, ce qui est supposé être une réaction aberrante de votre mental réactif !!! Par contre, elle, Germaine Dhot avait bien du mal à confronter mon calme et mon aplomb imperturbables devant de telles aberrations !!! Elle tombait plutôt en décomposition à l’instar de ses arguments qui s’effritaient à mes remarques ! Voyez vous, ceux dont je vous ai parlé, devant moi, tremblent dans leur culotte car ce sont eux qui sont en infraction et non pas moi. Et comme je le perçois, ils ne peuvent échapper à leur conscience. Ils ont bien conscience que je lis en eux comme dans un livre ouvert, et que leurs «retenues manquées» ne sont pas cachées à mes yeux.

Voilà à quoi mène le «contrôle des personnes» dont il est question dans la définition du scientologue faite par Ron Hubbard lui-même. Je trouve bien des axiomes avancés par Ron Hubbard fort discutables. Ceux-ci sont l’expression même d’une soif de pouvoir. Et qu’attendez vous de la scientologie si ce n’est un accroissement de votre pouvoir personnel ? Et dans ce cas, comment s’étonner que vous ne tiquiez pas à de tels axiomes ? Voyez-vous mieux quelle est l’origine des problèmes de la scientologie ? Le vice est introduit dès le départ. Ne voyez-vous pas qu’il y a des choses contradictoires et incompatibles dans les théories mêmes de la scientologie ? Théories avancées comme des vérités indiscutables par Ron Hubbard et source des aberrations que vous avez pu constater comme moi.

C’est Ron Hubbard qui a créé cet «organisme de libération de l’humanité». Je vous ai exposé les problèmes intrin- sèques et inhérents à un organisme de ce genre. À savoir que l’objectif même de cet organisme «clarifier l'huma- nité» porte en lui-même le germe de sa propre destruction car il n’appartient pas à cet organisme de décider de cela à lui seul. Il appartient à cet organisme de se clarifier lui-même seulement et il appartient aux membres qui le composent de se clarifier eux-mêmes. Voilà ce qui est en votre pouvoir et seulement cela. Mais cela, vous ne l'avez même pas réalisé pour vous-mêmes, alors foutez lui un peu la paix à l’humanité et elle vous en sera reconnaissante !!!

Travaillez donc sur vous-mêmes, car le spectacle que vous lui offrez n’est pas édifiant !!! Et vous le savez aussi bien que moi: RIEN NE VAUT L’EXEMPLE et rien n’est pire que le «prêchi-prêcha».

Et pourtant toutes les précautions ont été apparemment prises par son fondateur Ron Hubbard disais-je au début de cette lettre, mais j’insistais sur «apparemment» car la réponse est contenue dans cet adverbe. En réalité le fait qu’un individu seul décide de «clarifier l’humanité ou la planète» car «tel est son bon vouloir» est déjà un vice de procédure. S’il connaît une aide efficace pour libérer les individus, il ne peut que la faire connaître au public, et ne la dispenser qu’à ceux qui en manifestent le désir. C’est bien et c’est même beaucoup, mais il est exclu d'IMPOSER une aide à quiconque car cette «aide» devient asservissement. On ne peut échapper à cela: la FORCE transforme la MEILLEURE des choses en la PIRE car forcer c’est nier l’autre, c’est porter atteinte à la liberté et à l'intégrité de l’autre.

Vous souffrez de l’absence de liberté ? Alors, libérez vous. Soyez un modèle, un exemple de liberté. Vous aurez une audience sans même avoir ouvert la bouche ! Voilà comment vous aiderez efficacement l’humanité en faisant du mieux possible pour vous-mêmes sans «prêchi-prêcha» pour les autres. Ceci n’est pas une apologie de l'indifférence à l’humanité car vous êtes «partie de l’humanité». Surtout ne soyez pas indifférents à la partie de l'humanité que vous êtes vous-mêmes, ne permettez pas qu’on vous porte atteinte « pour le bien de l'humanité » VOUS ETES L’HUMANITÉ !!!!!!

Cela, Ron Hubbard en a-t-il été bien conscient ? J’en doute. À part cela il avait apparemment pris toutes les précautions, pensez vous ? Pour ce qui est des «FIDÈLES» (terme de religion) oui, il a apparemment pris toutes les précautions pour qu’ils «ne s’écartent pas du droit chemin» défini par lui-même au titre de pape qui est prétendu le représentant de Dieu (Pape = papa). A ce sujet, je n’ai pas encore compris le rapport entre ce que je recherche dans la scientologie et le fait qu’elle se définisse comme une «religion» qui est un ensemble de croyances et de pratiques.

Je ne m’intéresse ni aux croyances ni aux pratiques religieuses. !!! Étrange, non ? En fait, en interne la scientologie ne se présente pas comme une religion mais comme une science (d’où le nom de scientologie) vérifiable: «La dianétique, la science moderne de la santé mentale» tel est son titre complet. En scientologie, on ne vous demande pas de renoncer à votre religion d’origine. Mais en externe, elle veut se présenter comme une religion pour deux raisons:

  • La première est commerciale: Elle veut bénéficier de l’exonération d’impôts des cultes.
  • La deuxième est philosophique: Elle veut bénéficier de la liberté de culte, c’est-à-dire de la liberté de croire n'importe quoi, aussi extravagant soit-il aux yeux du profane. Elle ne veut pas que la loi ou la justice mette le nez dans ses affaires et la liberté de culte la prémunit contre cela.

Pour que les FIDÈLES ne «s’écartent pas du droit chemin», il y a les règlements, les corrections, les études, etc… Tout est prévu pour que tout soit bien régenté et immuable, pour que les FIDÈLES ne s’écartent pas de la ligne du parti. Pas un iota ne doit être modifié. Pour éviter toute infidélité à sa pensée, il n’y a qu’une référence: ses écrits personnels. Hélas ce qu’il n’avait pas prévu c’est que la ligne orthodoxe du parti comportait elle-même des aberrations d’où les problèmes de la scientologie.

Mais n’ai-je pas déjà dit dans ma quatrième lettre que dans l’univers, rien n’est figé , statique, tout est en mouvement. Que tout ce que l’on cherche à figer meurt et que la mort elle-même est un mouvement par excellence et que lorsqu’on veut maintenir une chose dans un état précis et immuable et qu’on veut lui interdire obstinément un autre état, cette chose meurt et se transforme en l’état, le devenir… celui là même qu’on voulait empêcher !!! IRONIE du SORT.

Et les fidèles de l’église de scientologie poussent la performance, la prouesse jusqu’à trahir totalement les inten- tions de leur chef spirituel, et les leurs par la même occasion, en respectant à la lettre ses règlements écrits et ses dogmes. Ces malheureux n’ont pas la COMPRÉHENSION sinon ils s’apercevaient des incohérences et des contradictions de leur gourou et les remettraient en question. Apparemment pourtant toutes les précautions avaient été prises pour qu’ils comprennent ce qu’ils étudient, mais ce n’est pas le cas dans la réalité.

L’explication est pourtant simple: Personne n’a jamais rien compris dans un CLIMAT de CRAINTE et de PEUR qui sont toujours engendrées par un individu qui cherche absolument à maintenir et conserver son contrôle total sur les autres. Et pour cause il ne tient pas à ce qu’ils découvrent ses incohérences et ses contradictions. Et les FIDÈLES les avalent sans broncher. La compréhension n’est possible que dans la liberté. «Celui qui vit par l’épée meurt par l’épée». L’église a vécu par le contrôle et la poigne de Ron Hubbard, elle mourra par le contrôle et la poigne de Ron Hubbard. L’église a vécu par la soumission fidèle, dévouée, aveugle à Ron Hubbard, elle mourra par la soumission fidèle, dévouée, aveugle à Ron Hubbard.

Le maître détient la vérité donc ne peut pas se tromper...

Citation de la lettre ouverte du comité central OT:

    Le nom et la signature de Ron Hubbard… «créa chez les scientologues une incertitude quant au fait que Ron puisse être derrière la corruption de la tech et derrière les actions suppressives du management. Et avec la création de ce doute vint la confusion et l’inaction du personnel des différentes organisations dans le monde… Mais le doute créé par l’emploi du nom et de la signature du fondateur arrêta de nombreuses actions possibles qui auraient pu être entreprises pour empêcher cette grande perte que nous partageons tous à présent. Cette tactique diabolique… (Eh oui, le «talon d’Achille» de l’église est sa «dévotion» toujours aveugle à Ron Hubbard, et ce n’est que le juste retour des choses qu’elle souffre par là où elle a «péché»… «Diabolique» dites-vous… C’est l’ironie du sort seulement !)… Cette tactique diabolique a empêché ceux qui ont été faussement déclarés suppressifs ainsi que ceux qui voyant la folie dans les organisations sont partis de leur propre chef, d’entreprendre toute action corrective contre le cancer qui envahissait la sciento- logie...» Fin de citation.

Si toutes les précautions avaient été apparemment prises par le maître pour que les fidèles ne s’écartent pas du «droit chemin» (études, corrections, règlements) la réciproque n’a pas été prévue puisque le maître détient la vérité donc ne peut pas se tromper et est au-dessus de tout fourvoiement. Tout a été prévu par Ron Hubbard pour qu’il garde le contrôle sur ses fidèles, mais rien n’a été prévu par lui pour que ses fidèles exercent un contrôle éventuel sur lui au cas où lui-même s’écarterait du «droit chemin», ou aurait besoin d’une correction, lui en tant que personne dans son comportement, ou bien ses théories s’il s’avérait ultérieurement que des erreurs auraient pu être introduites ou existaient à l’origine.

On est despote ou l’on ne l’est pas ! Évidemment il s’agit d’une tyrannie subtile (pour les aveugles) «à visage humain» (pour les insensibles) si l’on peut dire: «Main de fer, certes, mais gant de velours». On peut exprimer de l'affinité à des gens soumis. Il y a des procédés plus élégants et subtils que la force brutale, qui donnent des serviteurs fidèles, dévoués et soumis. C’est le «nec plus ultra» de la domination.

Continuons quant aux «précautions» et «systèmes de sécurité» à l’intérieur de la scientologie afin de prévenir ou de corriger les éventuels fourvoiements. La lettre du comité OT:

    «…Il existe, inhérente à la structure et au concept de l’organisation de scientologie, l’aptitude à se corriger. Ceci vient de la nature du produit de la scientologie…» ??? C’est moi qui mets l’interrogation à la dernière phrase. Je ne l’ai pas comprise. Par contre la phrase précédente est à la fois VRAIE et FAUSSE. L'aptitude de l’organisation de la scientologie à se corriger incombe à un département nommé «Qual» dans leur jargon (de qualité, je suppose ?).

VRAI: C’est vrai en ce sens que la division «Qual» est sensée corriger les non-respects, les altérations de la technique standard telle qu’elle a été définie par Ron Hubbard, mais son pouvoir s’arrête là, elle se contente d'assurer la conformité aux directives de Ron Hubbard nommées «tech standard» . Par contre…

FAUX: Elle n’a aucun droit de regard sur la détermination de ce qui va composer la «tech standard». Ceci appar- tient exclusivement à Ron Hubbard, il en détient le monopole incontesté. Il n’est probablement venu à personne à l'intérieur de l’église de discuter de cela. Ce serait un SACRILÈGE. Ron Hubbard règne en maître absolu pour déterminer ce qui est bien !!!

Donc il n’existe pas, inhérente à la structure et au concept de l’organisation de scientologie, l’aptitude à corriger son fondateur ou les théories et les techniques standard définies par lui !!! C’est même INTERDIT. Ça ne vous vient pas à l’esprit !!!

La mort assurée de la scientologie

À part Ron Hubbard, il n’existe pas dans l’histoire un seul chercheur dont les recherches n’ont pas été reprises et AMÉLIORÉES par des successeurs. Croyez vous qu’il va faire longtemps exception ? Moi, je ne le crois pas. C’est contraire à l’évolution. Et si personne ne reprenait ses recherches, alors c’est la mort assurée de la scientologie !!!

Regardez comme il veille jalousement sur sa technologie standard. Attention ! Danger ! Pas touche ! Elle est à lui, elle lui appartient, il en est le propriétaire exclusif. !!! N’essayez pas de lui enlever son os, il vous mordrait !!! Il n'en est pas le propriétaire en vérité. Il se croit le propriétaire… Lui-même n’a-t-il pas repris comme base de départ les travaux de Freud et d’autres chercheurs ?

J’accuse Ron Hubbard d’avoir «squirrellé» (altéré) la psychanalyse de Freud. («Squirrel» Terme utilisé par Ron Hubbard et les scientologues pour désigner les personnes qui modifient les techniques fixées par lui sous le nom de standard) C’est ridicule, n’est-ce pas ? La psychanalyse n’appartient pas plus à Freud que la scientologie à Hubbard ou la théorie de la relativité à Einstein. Tous ces chercheurs ont découvert des choses qui ne leur appartiennent pas. Il n’y a pas de droit de propriété sur la connaissance !!! S’il appartient à chacun de pouvoir penser par lui-même, le fruit de notre pensée ne nous appartient pas. Ce que je pense ne m'appartient pas exclusivement, n’importe qui d’autres peut penser la même chose que moi… ou ne pas penser la même chose que moi. Ce n’est pas interdit non plus…Tous les chercheurs, savants, hommes de connaissance échangent leur savoir parce que c’est une propriété collective et non individuelle. Tout le monde sait cela sauf Ron Hubbard qui lui a le monopole de la vérité «standard» ni plus ni moins !!!

David Mayo dit au sujet de la liberté, de la vérité, et de l’autodétermination ou plus exactement pose la question: «A qui appartiennent ces droits ?» en les disputant à l’église de scientologie et au RTC qui veulent en conserver le monopole. David Mayo leur dispute ces droits à juste titre et tout à fait légitimement, mais il ne recherche pas le monopole pour lui-même. Mais notez qu’il ne répond pas à la question. La réponse est: Ces droits n’appartiennent à personne en particulier et à tout le monde en général, dans le fond. Est ce que Freud s’est réservé des droits sur la psychanalyse ? ! Il n’y a que Ron Hubbard et la scientologie pour penser à des choses tordues comme cela. Mais il ne devrait pas y avoir de droits ni pour l’église de scientologie, ni pour le RTC et pas davantage pour le fonda- teur.

Dans le document que j’ai sous les yeux, je lis sous le titre «PDC 20»:

    …«Si jamais la scientologie se perd de vue, ce monde est foutu… l’humanité se retrouvera en esclavage (Si vous n’avez pas encore compris que la scientologie va sauver le monde, vous êtes vraiment des cons !!! C'est un commentaire ironique personnel)… Si vous la cachez, elle reviendra au mauvais endroit, faisant les mauvaises choses et l’humanité se retrouvera en esclavage… si bien que quiconque connaît le remède de ce sujet, quiconque connaît ces techniques est en fait sous une certaine responsabilité. C’est de s’assurer qu’il ne demeure pas un propriétaire unique… Ne pensez jamais qu’un monopole de ce sujet soit une chose sûre à avoir. Cela ne contient aucune sécurité. Ce n’est pas sûr pour l’homme. Ce n’est pas sûr pour cet univers» C’est moi qui souligne. Dane Tops dit: «…une église qui a une peur quasi-paranoïaque de se faire «voler» et qui essaie de tout taxer…» à l’image de Ron Hubbard.

J’en connais un, moi, qui s’accroche de «toutes ses dents et ses griffes» au monopole, c’est Ron Hubbard. Comme je l’ai déjà dit, je ne vois pas en quoi la volonté exprimée par le RTC et l’église de maintenir et conserver un monopole de l’utilisation de la tech, je ne vois pas en quoi cette attitude n’est pas dans la suite logique et dans l'esprit du fondateur Ron Hubbard qui, lui, s’est réservé à lui seul le monopole de la définition de la «technique standard» et de la pensée.

J’en connais un qui fait des «cachotteries». Il ne veut pas que quelqu’un mette son nez dans ses «techniques standard». Voilà pourquoi il veille jalousement dessus comme un amoureux fou ! N’a-t-il pas peur qu’on y trouve des choses louches et pour le moins douteuses ? Ne craint-il pas des critiques qui révéleraient des vices ? Et qui voudraient les corriger ? Il en perdrait sa suprématie et le monopole de la vérité !!! Impensable !!!

Qu’est ce que ça veut dire la tech standard ? Pas grand-chose si l’on y regarde de plus près. La tech standard définie par lui-même il y a 30 ans, 20 ans, 10 ans, 2 ans n’est plus la même qu’aujourd’hui. Il y a qu’on progresse par tâtonnement, c’est tout ! Et pourquoi serait-il le seul à pouvoir améliorer les choses ? C’est un comble !!!

Et qu’est ce que ça veut dire «squirreller» ? Altérer ? c’est-à-dire modifier en mal et pourquoi pas modifier en bien? C’est-à-dire Améliorer ? Pourquoi pas après tout ? Comme je l’ai déjà dit, il n’existe pas un seul chercheur dans l'histoire dont les recherches n’ont pas été reprises et améliorées par des successeurs. Croyez vous que Ron Hubbard fera exception ? Je connais déjà une façon simple d’améliorer ses techniques: Les reprendre toutes et éliminer tout ce qui est fait dans l’esprit de rechercher le contrôle et le pouvoir (voir le cours de communication) Combien de confusions chez les scientologues viennent de là ?

L'affinié à la sauce scientologie

Vous parlez «d’affinité»: «L’affinité réelle» et le «simulacre d’affinité» sont deux choses différentes, s’il vous plait. On en revient toujours au même: S’il n’y a pas d’honnêteté, de sincérité, d’intégrité, tout cela n’est que façade, masque, mensonge, tromperie, trahison…

La TECHNIQUE n’est RIEN sans l’ESPRIT. Elle est même moins que rien, pire que rien. Elle est mensonge et trahi- son. NÉGATION . Les prostituées ne sont elles pas des techniciennes de l’amour ? Probablement même les meilleures techniciennes ! Alors ça donne à réfléchir. Les scientologues, la technique, ils la connaissent souvent sur le bout des doigts. Ils ont bien appris leurs leçons. Mais compris ? Ça, c’est moins sûr. !!!

La culture est une chose, l’intelligence, une autre. S’il faut choisir, je préfère la seconde.

La technique est une chose, l’esprit, une autre. S’il faut choisir, je préfère le second.

L’homme le plus riche du monde, le plus puissant du monde, peut acheter toutes les meilleures techniciennes de l'amour, mais il n’arrivera jamais à obtenir leur AMOUR avec son argent et son pouvoir. L’homme le plus riche du monde, le plus puissant du monde peut acheter tous les meilleurs savants et techniciens du monde, mais il n'arrivera jamais à obtenir leur CONNAISSANCE avec son argent et son pouvoir.

L’ESPRIT échappe à la possession et au pouvoir. L’élévation spirituelle n’est pas le produit de la possession et de l'usage de techniques. L’amour n’est pas le produit de la possession des femmes et de l’usage de techniques amoureuses et sexuelles. La connaissance n’est pas le produit de la possession des savants et de l’usage des techno- logies.

L’élévation spirituelle échoit à celui qui renonce à la possession, au contrôle, au pouvoir. A ce moment-là, il a un comportement particulier inspiré du plus profond de lui-même.

Il est «éclairé de l’intérieur» «illuminé» si l’on peut dire. Mais son comportement remarquable ne peut être répertorié, catalogué et recensé sous formes de «techniques» de «savoir faire» qu’il suffit d’enregistrer, de dupliquer et de reproduire. Ceci n’est que «singer», «copier», «pasticher».

Comme dit Georges Brassens: «Sans le don, une technique n’est jamais qu’une sale manie». Car l’essentiel est la «lumière intérieure» qui anime (anima = âme) le comportement extérieur. L’essentiel est «l’esprit intérieur» (spiritus = souffle) qui donne la vie aux attitudes extérieures. Les formes extérieures ne sont que l’expression, le reflet d’un état d’esprit intérieur. «Posséder» «reproduire» et «imiter» ces formes extérieures ne permet pas de «POSSÉDER» cet état d’esprit intérieur car il est INSAISSISSABLE.

Les nourritures spirituelles

Je vais vous parler d’une image, celle des «nourritures spirituelles» qu’on peut comparer aux nourritures terrestres, les aliments.

Le cycle de l’aliment est celui-ci: S’alimenter c’est absorber, digérer, c’est-à-dire dissocier, séparer les composants. Les éléments nutritifs sont ensuite assimilés et transformés en énergie nécessaire aux fonctions vitales et les éléments inutilisables sont rejetés et éliminés par l’excrétion. L’énergie originelle, celle de l’aliment, plus exactement cette forme d’énergie est dissociée et transformée en deux autres formes d’énergie, l’une qui prend la forme vitale énergétique de l’organisme qui l’a assimilée et l’autre qui prend une forme énergétique excrémentielle. Les excréments, le fumier servent d’engrais pour nourrir d’autres aliments. C’est pour cela que je parle «d’énergie excrémentielle».

L’énergie s’est transformée c’est-à-dire a changé de forme. Si l’aliment ingéré n’est pas digéré, il est indigeste et «dégueulé», vomi, «rendu» , c’est-à-dire rejeté par où il est entré (la bouche, la gueule) mais non intact. L’aliment indigeste n’est pas restitué dans son état originel mais dégradé.

Il en est de même pour tout aliment, toute «nourriture spirituelle». Lorsqu’un individu est capable de digérer une nourriture spirituelle extérieure, celle-ci se trouve «transformée» c’est-à-dire qu’une part, celle qui est assimilable est transformée en fonction de la nature de l’individu, en fonction de sa spécificité, de son identité, et que l'autre part, inutilisable et donc toxique est abandonnée.

Il y a deux sortes de troubles digestifs à retenir:

    Le premier: L’indigestion qui produit le vomissement c’est-à-dire une déjection par l’orifice d’ingestion, par le trou d'entrée. Ça sort par l’entrée.
    Le second: La constipation qui produit une occlusion, c’est-à-dire une rétention de l’orifice d’excrétion, du trou de sortie. Ça ne sort pas par la sortie.

Et il y a des aliments plus ou moins nutritifs et plus ou moins toxiques dont certains mortels, les poisons.

Vous vous souvenez que je qualifiais Ron Hubbard «d’industriel de la spiritualité» et que je n’ai pas compris le rapport entre ce que je cherche dans la scientologie (J’ai un blocage que j’aimerais débloquer par la thérapie dianétique) et le fait qu’elle se présente comme une religion c’est-à-dire un ensemble de croyances et de pratiques religieuses puisque je ne recherche ni croyances, ni pratiques, ni doctrines (de doctrina = enseignement, d’où endoctriner).

Les théories de Ron Hubbard qu’il tient à répandre (donc sa doctrine) peuvent être considérées par analogie comme un « aliment industriel de spiritualité». J’appelle bien les séminaires pour être prêtre des «élevages de curés».

Et bien, quand on met les pieds dans une «cantine», un «réfectoire» de scientologie, on se trouve sollicité de toutes parts par des «cantiniers», des «serveurs» armés de tuyaux et d’entonnoirs prêts à nous gaver comme des oies de cet «aliment industriel spirituel». Comment s’étonner après cela qu’on patauge dans le «dégueulis», le «vomi». Les rassasiés se trouvent pris de crises d’indigestion et de vomissements à en infester tout l'environnement. Et le dégueulis, le vomi, ça pue. J’entends par là que les scientologues répètent les propos de Ron Hubbard sans les avoir compris vraiment car si c’était le cas, ils en percevraient les incohérences et les contradictions.

Par ailleurs en scientologie, il est interdit de «chier», ça veut dire qu’il est interdit de contester quoi que ce soit. Vous êtes aussitôt accusé d’être suppressif pour oser commettre un tel «sacrilège». C’est négatif, «enthéta» dans son jargon (= atteinte au spirituel). On ne discute pas les théories, les procédés, les règlements, etc… Donc il est interdit d’éliminer ce qui est inassimilable, ce qui est toxique et de «chier» en paix. Du coup on ne patauge pas dans la merde, mais en fait ça aurait été préférable pour la santé de tous ces «constipés» qui se retrouvent du coup «intoxiqués» pour ne pas pouvoir éliminer les toxines propres à toute nourriture. Il n’y a pas de «WC» chez les scientologues.

Indigestion et vomissement !!!. Constipation et intoxication. !!!

Voilà ce qui est offert en spectacle aux yeux d’un observateur.

Merde ! Voilà que je suis malade de rire maintenant !!! Excusez- moi, mais je n’ai pas pu me retenir. Ça fait du bien par où ça passe surtout quand ça fait un moment qu’on en avait envie.

Chier, déféquer, c’est aussi une fonction vitale indispensable. C’est une fonction naturelle et saine qui ne doit pas être abhorrée, exécrée mais reconnue comme une fonction nécessaire à notre santé, à notre équilibre et à notre survie. Et dans ces lieux «sacrés» où il est interdit de chier on entend les fidèles «vomir» les paroles de Ron Hubbard qu’ils ont apprises mais pas comprises ni assimilées sinon ils exprimeraient leurs idées avec leur langage personnel et non comme des magnétophones, des perroquets qui «rendent» ce qu’ils ont «avalé». Et le sens même de ces paroles a disparu dans cette opération, comme l’aliment vomi a perdu sa structure !!!

Interdiction d’échanger la compréhension des idées

Les «fidèles» «vomissent» les paroles comme la HI-FI (= high fidelity) «rend» «restitue» avec fidélité les sons,c’est une qualité pour une machine, du matériel HI-FI mais l’homme, lui, n’est pas une machine et quand l’homme «rend» fidèlement des paroles, il «vomit» et ça pue !!! Et sa COMPRÉHENSION, son INTELLIGENCE ?

Il existe en scientologie une règle qui consiste à ne fournir à personne aucune donnée verbalement. Si quelqu’un veut connaître une donnée, personne ne doit lui répondre, mais doit le diriger vers les données écrites originales de la source unique et exclusive : Ron Hubbard. C’est une fausse précaution en fait contre les altérations possibles produites par la mauvaise compréhension éventuelle d’intermédiaires. C’est bien d’un côté, mais ce faisant, il dénie dans le fond à tous les autres hors lui-même la compréhension exacte et juste de ses propos et ses idées, puisqu'il ne tolère que ses formulations personnelles.

Mais, Monsieur Hubbard, la véritable compréhension du sens peut aboutir à une reformulation personnelle du sens propre à la personne particulière qui a compris le sens avec sa personnalité, son identité propre. La véritable compréhension du sens peut produire une transformation de la formulation. «Transformation» de la formulation ne signifie pas «altération» du sens. Transformation signifie changer de forme et non de fond, de sens. L’esprit, le sens qui sous-tendent les différentes formulations peuvent persister.

Le mouvement, le changement des formes persistent et durent. L’immobilité, la fixité des formes sont éphémères

Dans notre monde d’apparences et de formes, il n’est rien de plus instable que les formes, il n’est rien de plus stable que l’énergie et l’esprit qui sous-tendent les formes. Un matériel HI-FI saisit les sons, les mots, les paroles, les formes. L’intelligence humaine saisit la signification, le sens, l’idée. Un matériel HI-FI reproduit les sons, les mots, les paroles, les formes. L’intelligence humaine reformule la signification, le sens, l’idée. Un magnétophone n’a pas la compréhension, l’intelligence humaines. Les humains n’ont pas la fidélité de reproduction des machines.

Prendre les uns pour les autres donne des résultats catastrophiques. Le spectacle qui est offert dans les églises de scientologie n’est pas une symphonie mais une cacophonie !!!

Je disais donc: La règle des «données non verbales» est en fait une fausse précaution car c’est dénier aux autres la compréhension. En effet celui qui a compris une idée est parfaitement compétent et apte à reformuler cette idée et à la communiquer… Et bien, dans les églises de scientologie, «temples théoriques» de la communication, il est interdit d’échanger la compréhension des idées.

Il y a un mot qu’on entend souvent en scientologie c’est «dupliquer» (de duplicata = double). Dupliquer n’est pas comprendre. Dupliquer c’est être capable de répéter. C’est un terme d’ailleurs justement employé pour les machines de reproduction. Comprendre c’est saisir le sens, l’essence des choses. Dupliquer n’est qu’une étape transitoire de la compréhension. Ron Hubbard a peur d’être trahi.

    Citation de Dane Tops: «…Les bandes sur l'étude décrivent à fond la mort d’un sujet si on le rend trop dangereux à utiliser…» C’est Ron Hubbard lui-même qui a dit ça ! Quand on pense à la trouille qu’il inspire aux scientologues !!! «…Cela n’a jamais été le but du «HCOB» sur la tech verbale. Si nous avons tellement peur que de communiquer la moindre idée ou la moindre donnée de scientologie va constituer la mort de quelqu'un, nous n’aurions aucune aptitude personnelle à juger ou à évaluer, deux aptitudes que nous devons acquérir graduellement si nous voulons nous libérer…»

Petit commentaire personnel hors sujet au sujet de: «…Juger, évaluer, deux aptitudes que nous devons acquérir graduellement…» !!! Juger et évaluer sont deux aptitudes qui nous reviennent de plein droit, totalement, intégralement et non «graduellement». C’est l’aptitude à juger et évaluer avec justesse que nous devons acquérir et qui s'acquiert graduellement au fur et à mesure que l’on commet des erreurs qu’on les corrige et qu’on les rectifie. On a le droit à l’erreur. Personne ne peut nous interdire le droit de nous tromper tant que ça ne concerne que nous-mêmes évidemment. Je ne sais pas si vous me comprenez bien ? Nous avons le droit de vérifier par nous-mêmes qu’une direction est mauvaise (si nous n’en sommes pas persuadés) en la suivant jusqu’à réalisation de notre jugement. C’est cela juger par soi-même. Méfiez vous de ceux qui ne vous reconnaissent pas ce droit. C'est un droit acquis d’avance. Fin de digression.

Continuons les citations de Dane Tops:

    «…L’idée qu’il est dangereux de communiquer à cause d’une éventuelle «out-tech» a pris une telle ampleur que des scientologues s’offrent volontairement à couper leurs lignes de communications pour éviter ça. Cette peur a été si bien instillée… …On touche ici à l’essence même de la scientologie, à ses fondements les plus basiques, à la raison même qui fait qu’elle marche. Un incompris monumental est en train de se transmettre aux scientologues. Il est si énorme qu’il a écrasé la liaison avec Ron… … La peur de communiquer librement est largement répandue. La liberté de parole n’existe pas en scientologie et pourtant c’est le credo de l’église…» «…Ron dit que la meilleure façon de détruire un groupe c’est de couper les lignes de communication… entre ses membres…» Je rajoute: Quelque chose chez Ron Hubbard a produit cet effet à son plus grand dam. Comme quoi, une chose illégitime génère elle-même sa propre perte, sa propre destruction ! J’ai déjà expliqué ce qui est illégitime en scientologie. Je ne vais pas recommencer.

Les promesses de la scientologie sont-elles tenues ?

Par contre qu’une personne décide de s’améliorer avec l’aide de la scientologie est tout à fait légitime. Toute la question devient alors: La scientologie est-elle capable de tenir ses promesses vis-à-vis de cette personne ? Et une autre question est aussi: Quelles sont les intentions réelles de cette personne ? S’améliorer en tant que personne ou améliorer ses aptitudes au pouvoir ? Ce n’est pas exactement la même chose… «Que ceux qui ont des oreilles entendent».

Si c’est pour améliorer ses aptitudes au pouvoir , il faut bien que cette personne sache une chose, c’est-à-dire qu'à ce petit jeu là, chez les scientologues, elle va trouver plus fort qu’elle. C’est celui qui a taillé ce jeu à sa mesure, j’ai nommé Ron Hubbard. Et elle se retrouvera elle-même victime de ses propres intentions, broyée par un pouvoir supérieur au sien !!! «Celui qui vit par l’épée périt par l’épée». Quant à moi ceci ne m’intéresse pas. Mais celui qui vient chercher davantage de pouvoir , croyez- moi, celui-là va être servi !!! Peut-être pas de la façon dont il s’y attend, mais enfin on peut dire qu’il aura son compte… jusqu’à en être écoeuré du pouvoir !!! Mais s’il en arrive là, ma foi, c’est une bonne chose. Il aura quand même fait un pas vers l’amélioration. Un pas douloureux bien sûr, cela va de soi… L’homme et la femme sont enfantés dans la douleur !!! Si vous êtes intéressés par le pouvoir, vous allez d’abord apprendre ce que c’est que de le subir !!! Ça vous passera peut-être l’envie de continuer à vous y intéresser… Ce n’est peut-être pas si marrant que ça comme jeu !!!

Quant à la personne qui veut réellement s’améliorer, ça c’est une autre affaire. Il est plutôt à craindre qu’elle ne ressente vite une répulsion à la fréquentation de tels «rapaces» et qu’elle se dise qu’elle n’est décidément pas à sa place dans un tel «repaire» et qu’elle s’en aille… Pourquoi donc a-t-elle foutu les pieds dans un tel «guêpier» ? Pourquoi donc ai-je foutu les pieds dans ce «guêpier» ? Je me le demande encore … J’exagère. Qu’est ce qui m’a appâté ? Qu’est ce qui a retenu mon attention ? Qu’est ce qui m’a séduit ? C’est l’audition dianétique dont je pense qu’elle peut m’aider à «débloquer» ce qui est bloqué en moi ? Mais ne tiendra-t-elle pas non plus ses pro- messes ? Est elle aussi une escroquerie ? Je ne le pense pas. A priori, je n’ai rien trouvé à y redire, du moins du peu que je connaisse à travers ce qui en est exposé dans le livre: «La dianétique, la science moderne de la santé mentale» un manuel de thérapie. La théorie résiste parfaitement à une critique rigoureuse.

Il est à noter que la scientologie utilise ce livre pour attirer les gens à elle. C’est l’outil de dissémination par excellence. Et se préoccuper de la santé des gens est une bonne chose. Je m’intéresse à ce procédé qui me paraît efficace pour améliorer ma santé mentale, à condition évidemment qu’il soit utilisé correctement, c'est-à-dire avec honnêteté et intégrité, ce qui n’est pas le cas dans les églises officielles de scientologie. Car ce que je comprends moins, c’est qu’on m’ait attiré avec une procédure thérapeutique mais qu’ensuite, on veuille me servir parallèlement une doctrine qualifiée de religieuse, d’où la raison sociale d’«église de scientologie». Je ne suis pas venu, je ne me suis pas intéressé à la scientologie pour me faire «endoctriner» mais pour le contraire, c'est-à-dire me «libérer» de mes propres aberrations et ennemis intérieurs.

Il est aussi à noter qu’aujourd’hui, le procédé thérapeutique nommé audition est délivré par les églises officielles à des tarifs exorbitants, décourageants. À titre d’indication, en février 1985, une intensive d’audition de 12h30 coûtait 22000 Francs et qu’il est considéré qu’il faut en moyenne 100 heures, c’est-à-dire 8 intensives pour atteindre l’état de «clair» et que cet état est le tiers ou peut être le quart de tout l’ensemble de la procédure qui en l’occurrence ne m’intéresse absolument pas. J’en ai parlé au début de ma troisième lettre avec les niveaux OT qui sont d’après des anciens scientologues une vaste fumisterie.

Donc ce qui, au départ, a commencé comme une recherche de la santé mentale à travers une thérapie, est deve- nu quelque chose comme une usine industrielle à distribuer une doctrine «spirituelle». Je n’ai pas besoin de maître à penser. Je me considère assez grand pour penser par moi-même. Même si je pense mal, ça a plus de valeur si je le pense par moi-même car mes erreurs de jugement révèlent quelque chose de réel en moi dont il importe que j’aille à la découverte pour m’améliorer. Comme on dit vulgairement: Ainsi je ne risque pas de «péter plus haut que mon cul». Ce qui n’est pas le cas des «fidèles» soumis et dévoués à un «gourou» qui prônent des idées auxquelles ils «adhèrent» (comme le pneu adhère au macadam) mais qui ne sont pas les leurs (le pneu n’est pas le macadam).

Le résultat pour le fidèle qui «pète plus haut que son cul» est qu’il se croit ce qu’il n’est pas et qu’il n’est pas ce qu'il se croit. Il a peut-être une opinion élevée de lui-même et ce serait bien… si c’était vrai !!! Je préfère avoir une opinion peu reluisante de moi-même si je ne suis pas reluisant. J’ai au moins l’avantage d’être plus près de la vérité et plus de chance ainsi de m’améliorer en partant de la conscience juste de ce que je suis en réalité.

Mais je m’égare. Revenons à l’audition dianétique. J’ai émis des réserves au sujet des autres techniques de scientologie ou plus exactement de l’usage qui en est fait, car «malheureusement» une technique ne définit pas, n'im- plique pas un usage déterminé « correct». L’audition est aussi une technique, me direz-vous ? Certes mais en même temps elle n’en est pas une, ça dépend du point de vue où l’on se place. Les autres techniques, c’est l'individu qui les applique alors que l’audition dianétique est une technique qui lui est appliquée par quelqu’un d'autre. Ce n’est pas le côté technique qui concerne l’audité, le préclair mais ce qu’on lui demande de confronter. L'audition dianétique est une technique pour l’auditeur seulement. Il applique une technique au préclair. En appliquant cette technique l’auditeur exerce sa profession. Ce n’est pas une démarche spirituelle qu’il suit en appliquant cette technique à un autre, mais tout simplement il exécute son travail. Et comme dans tous les métiers, il y a des personnes plus ou moins consciencieuses, plus ou moins efficaces, plus ou moins habiles, plus ou moins douées.

Si j’ai émis de nombreuses réserves au sujet de l’usage et même peut-être du bien fondé ou de la légitimité même de certaines techniques, c’est qu’elles ne sont pas entourées de précautions qui pourtant me paraissent indispensables pour ne pas tourner le dos et aller à l’opposé même des buts et objectifs de la scientologie. Toutefois il faut bien reconnaître une chose, c’est-à-dire que s’il y a une technique au contraire particulièrement protégée et «soignée aux petits oignons» c’est bien l’audition dianétique. Il y a eu là, par contre, un soin particulier accordé aux conditions qui environnent cette «technique» qui je le répète ne peut être considérée comme une technique que par l’auditeur et non le préclair. Ron Hubbard s’est préoccupé non seulement de cette technique mais aussi de son bon usage, d’où les précautions prises et résumées par le «code de l’auditeur» qui, s'il est suivi, préserve le préclair d’un mauvais usage de cette technique. Je trouve regrettable que ces précautions ne soient respec- tées que par les auditeurs et que des précautions similaires n’entourent pas les autres techniques.

Quant à ce que j’attends de l’audition dianétique, ce n’est pas en tout cas un accroissement de mon pouvoir sur les autres, de mon contrôle sur les autres car ça me paraît plutôt être une telle attitude qui est à l’origine des conflits qui peuvent exister entre les hommes. Si je fais des erreurs de jugement et d’appréciation sur ce qui m'entoure à cause de mes aberrations alors ce que je peux attendre de l’audition dianétique c’est l’amélioration de mes aptitudes à juger et évaluer correctement.

Et ceci me paraît un procédé d’amélioration de ma conduite autrement plus juste et plus sain que d’adhérer à des préceptes défini par un autre individu présupposé meilleur que moi-même. Qu’est ce que j’en sais s’il est meilleur que moi ? Rien du tout. Personne n’est à l’abri des erreurs alors je préfère me fier à moi-même, à mes sensations, à mes perceptions, et non aux argumentations et justifications de quelqu’un d’autre, qui ne sont pas corroborées par mes perceptions.

Je pense que l’audition dianétique permet d’améliorer notre conscience en étant protégé de l’intrusion, de l'ingérence d’un éventuel individu qui s’adjugerait possesseur unique de l’aptitude à juger ce qui est bien de ce qui ne l'est pas pour et à la place des autres

Faisons le bilan de cette sixième lettre dont l’objet était de répondre à la question suivante: «Comment un organisme dont l’objectif affiché est la libération des individus peut-il en arriver à devenir un système d’oppression et d’asservissement des individus ?» Ces derniers n’en étant pas nécessairement conscients d’ailleurs… Enfin ça c'est leur affaire.

J’ai donc répondu entre autres que ce n’était pas à l’organisme en question de décider de «libérer» les individus à leur place. Mais il y a un aspect particulier que je n’ai pas encore développé et que je vais donc exposer dans une troisième partie. C’est le dévouement et la dévotion.

À la prochaine, cher lecteur !


7ème lettre - Fin août 1985

Le dévouement et la dévotion

A l'attention de David Mayo
Chef de la dissidence
Ex-bras droit de Ron Hubbard

Il a pu vous paraître que j’ai esquissé un portrait de Ron Hubbard en dictateur un peu excessif et qui ne correspondrait pas à la réalité que vous percevez. Ce n’est peut-être pas son «seul visage», mais c’en est assurément un. Il est docteur Jekyll et mister Hyde. Il a un autre visage heureusement meilleur, c’est celui du chercheur et de l'explorateur du mental qu’il est avec succès et mérite. Je m’intéresse à sa découverte de la dianétique. Je dois reconnaître que je ne connais pas Ron Hubbard pour l’avoir rencontré, et je le regrette car ceci m’aurait permis de percevoir le personnage avec plus de certitude de ne pas me tromper.

Ce que j’avance, je l’avance d’après les seules données que j’ai en ma possession au sujet de quelques axiomes de base, quelques articles de règlement, quelques données sur des techniques de scientologie, la façon dont les scientologues que j’ai rencontrés ont perçu tout cela, la façon dont ils l’appliquent et le vivent, enfin l’expérience que j’ai eue au sein d’une organisation de scientologie. Cette dernière a été courte, certes, mais largement suffisante, car elle a été déjà une grande atteinte à mon intégrité. Si se tromper est une chose acceptable, persister dans l’erreur, lorsqu’on en a pris conscience deviendrait criminel. Je le répète Ron Hubbard est un dictateur mais un dictateur à «visage humain» «intelligent». Sa main de fer est consciencieusement revêtue d’un gant de velours destiné à rendre «supportable» «transparente» «invisible» à certains l’étreinte vigoureuse de cette main. Ce gant de velours, ça peut être les règles de la communication telles qu’elles sont présentées dans le cours du même nom.

On peut arriver à des fins pas obligatoirement honnêtes ou légitimes par le biais de la séduction et ce procédé consiste à jouer avec l’affinité. C’est un procédé qui s’avère autrement plus efficace que la contrainte ouverte, révélée au grand jour qui provoque de l’opposition et de la rébellion pour ne pas avoir dupé la victime. La contrainte couverte par le biais de la séduction en cultivant à tout prix l’affinité et l’accord produit des serviteurs dévoués tout simplement parce qu’ils n’ont pas conscience d’être utilisés ou manipulés. Au contraire ces serviteurs dévoués et fidèles sont prêts à tout pour satisfaire et exaucer les vœux de leur maître, de leur dieu auquel ils vouent une dévotion sans réserve. (Se dévouer de «devorere» = faire abnégation de soi-même). C’est la forme suprême du pouvoir que d’avoir de tels serviteurs car ils sont contrôlés jusque dans leurs esprits. Et c’est le contrôle le plus subtil qui existe au point que la personne contrôlée par ce moyen n’en a pas conscience puisqu’elle n’obéit pas contre sa volonté mais de son plein gré, avec un total accord intérieur. Dites à un tel serviteur qu’il est dupé et manipulé et il vous rira au nez: Il ne voit pas de quoi vous parlez.

Je disais à la fin de ma cinquième lettre au sujet de la comparaison ou plus exactement de la différence incomparable entre la conscience personnelle et l’adhésion à un règlement:… «Se référer à un règlement pour déterminer son jugement et par voie de conséquence son comportement est plus ou moins une aberration car cela signifie que celui qui fait cela le fait car il n’a pas confiance en son aptitude à juger et agir par lui-même. Cette personne ferait donc mieux de s’abstenir et de travailler à exercer son propre jugement. Et ce n’est pas le «dévouement» à une personne qui produit un tel résultat. Vous comprenez bien qu’en conséquence, l'attitude de dévouement expose la personne dévouée à suivre aveuglément son idole où qu’elle aille y compris dans le premier précipice qui se pré- sente. C’est l’histoire de l’aveugle qui fait confiance à un autre aveugle. Cet aveugle s’expose donc toujours aux dangers qu’il ne perçoit pas lui-même.

Reprenons les citations de la lettre de Dane Tops au sujet des nouvelles personnes qui assument les postes de responsabilité à la tête du nouveau management de l’église de scientologie depuis 1982:

    …«Chez les gens de ce nouveau tableau d’organisation il y a des incompréhensions, des données fausses et une ignorance complète de la situation qui a conduit à ce désordre. Leur pouvoir vient de ce qu’ils sont des scientologues entièrement dévoués à la scientologie».

En passant, je voudrais quand même apporter un rectificatif dans la formulation de la dernière phrase soulignée: «Leur pouvoir vient…» C’est une formulation totalement incorrecte en réalité ou du moins ambiguë. Vous me direz qu’ils occupent un poste de pouvoir ! Bien sûr, cela va de soi, mais ce n’est qu’apparence. Le dévouement n’a jamais donné le pouvoir, jamais. Le dévouement n’a toujours donné que la soumission, et c’est bien pour cela qu’on leur confie non le pouvoir mais l’ÉXÉCUTION du pouvoir. Ces «responsables» ne sont que des serviteurs dévoués et ils ont été choisis pour leurs capacités à servir avec abnégation de leur propre conscience, de leur intégrité, laquelle abnégation est le sous produit du dévouement qui induit à une confiance plus ou moins aveugle. Ces dirigeants ne sont que des exécutants qui se font «victimes volontaires et consentantes» de ce pouvoir auquel elles se soumettent, «La scientologie à laquelle elles sont entièrement dévouées», et de l’idole à laquelle elles vouent un culte religieux et divin, le fameux «homme invisible», comme je l’appelle ironiquement, qui a un pouvoir occulte sur l’église de scientologie, que je définis comme un pouvoir moral et spirituel. Et ce pouvoir n’est-il pas par excellence un pouvoir invisible à l’œil physique, à l’œil de chair.

Regardez vous-mêmes les appareils judiciaires de nos civilisations «matérialistes» et «charnelles», elles savent reconnaître aisément les préjudices et les lésions matérielles c’est-à-dire corporelles ou financières, mais pour le reste, c’est-à-dire pour ce qui est des lésions de l’âme ou de l’esprit, elles se montrent alors particulièrement incompétentes. Allez donc porter plainte en justice pour un préjudice moral et vous verrez le résultat si vous n'apportez pas de preuves de préjudices et lésions matérielles: Vous serez déboutés. Les appareils judiciaires de nos sociétés modernes se déclarent eux-mêmes incompétents pour légiférer à ce sujet. Ils s’avèrent incapables de condamner les responsables de mouvements ou de sectes douteuses sauf par le biais «d’escroqueries financières» vis-à-vis des individus ou du fisc, ce qui est facile à contourner d’où la rage des dites sociétés contre les sectes qu’elles exècrent pour leur incapacité à lutter contre les agissements illégitimes de ces dernières qui peuvent les perpétrer en toute impunité légale.

Mais la raison de l’incompétence des tribunaux à ce sujet ne vient-t-elle pas du fait que les sociétés, les états qui les ont mis en place ne pratiquent-ils pas les mêmes formes d’agissements vis-à-vis de leurs citoyens ? Ils ne peuvent quand même pas se faucher l’herbe sous les pieds !!! Imaginez les conséquences. Imaginez les GIs survivants, les vétérans du Viêt-Nam, porter plainte en justice contre l’état et la société des Etats-Unis pour les avoir entraînés par la contrainte dans un combat illégitime qui n’était pas le leur et dont ils sont revenus, pour les survivants, avec des légions de lésions mentales, morales et spirituelles sans parler des nouvelles lésions qu’ils subissent encore depuis leur retour dans leur propre pays qui les a envoyés là-bas pour défendre les intérêts de qui ? Pas les leurs en tout cas… Car ils ont bien la preuve qu’ils n’en ont tiré pas un seul bénéfice mais que des déboires. Voilà un exemple que vous devez bien connaître, vous, Américains des Etats-Unis, mais pour ne pas être incomplet et pour répartir les responsabilités, il est bien évident que c’est un système idéologique et économique qui est allé en combattre un autre, le communisme (Lequel pratique le totalitarisme à l’extrême) pour des questions de rivalité de pouvoir.

De même, les institutions sociales de nos civilisations modernes ne supportent pas que les sectes par exemple leur ravissent une part de leur influence sur leurs sujets. À titre de curiosité, je vous ferai remarquer que «sujet» vient de «subjectum» = ce qui est subordonné à (subordonné = sous les ordres de…). D’où le verbe dérivé «assujettir» qui signifie ni plus ni moins que soumettre à la domination absolue. Il y a donc lutte d’influence pour le pouvoir entre les sectes par exemple et d’autres institutions sociales antérieures qui sont jalouses de la préférence que certains jeunes ou adultes accordent aux premières pour leurs prétentions spirituelles qui les séduisent car elles font cruellement défaut dans les institutions sociales dans lesquelles ils ont pu grandir. Que les sectes soient à la hauteur de leurs prétentions spirituelles, ça c’est une autre question. Mais qu’il y ait rivalité dans la lutte pour le pouvoir ça c’est certain, mais on ne peut reprocher aux autres les agissements que l’on pratique soi-même… J’ai effleuré cela à la fin de ma troisième lettre.

Poursuivons les citations de la lettre de Dane Tops. Le contexte de la phrase qui va suivre est la non commu- nication à l’intérieur de l’église de scientologie, mais cette phrase s’intègre ailleurs aussi: …

    «Prenez conscience qu’il y a un QUI là-dessous dont les autres sont victimes (PTS en jargon scientologique) et dont vous êtes peut-être vous-mêmes victimes (PTS) ».

En fait il s’agit toujours de celui qui a le fameux pouvoir occulte sur l’église de scientologie. PTS sont les initiales de: Potential Troubles'Source. Celle-ci est associée en scientologie à SP initiales de Suppressive Person. Ron Hubbard dit que 2% des hommes sont des SP. C’est comme ça. C’est lui qui le dit donc c’est vrai. Ne cherchez pas à comprendre, il en sait plus que vous. Bref le couple SP-PTS est le couple maître esclave, dominateur soumis, oppresseur opprimé. J’ai toujours été frappé par le fait qu’on n’utilise pas, que Ron Hubbard n’ait pas nommé ce couple: «personne suppressive» et son complémentaire «personne opprimée» tout simplement. Non, il est allé chercher une expression barbare «source potentielle de troubles». Expression barbare peut-être mais ô combien révélatrice lorsque l’on cherche à comprendre pourquoi cette personne opprimée a été affublée de l’étiquette en question.

Imaginez une personne opprimée, sous l’influence de sa famille, ou d’une personne de sa famille par exemple qui exerce une contrainte morale par quelque procédé que ce soit sur cette personne en question. Imaginez cette personne racolée sur le trottoir par les scientologues. Le terme «racoler » est le terme exact pour cette attitude que je considère l’illégitimité de la scientologie. N’oubliez pas que c’est une personne faible et influençable par définition puisqu’elle est déjà sous influence. Elle est donc accessible à d’autres influences. Les scientologues peuvent avoir une influence sur elle et la convaincre et lui faire comprendre qu’elle est victime et opprimée. Ceci ne l’empêche pas d’être encore sous la première influence, elle ne s’en débarrasse pas comme on change de chemise.

Voilà donc cette personne sous deux influences. Chacun des deux conseilleurs perçoit la présence de l’autre à travers cette personne influençable et une rivalité s’installe entre eux avec pour champ de bataille cette personne faible que chacun voudrait attirer à lui totalement. Quand on cherche le pouvoir, on n’aime pas le partager.

Chaque adversaire ne manque pas de percevoir les erreurs, les failles, les torts de l’autre et de s’en servir en les montrant à l’opprimée pour mieux neutraliser l’influence de l’autre, si bien qu’à la personne qui est l’enjeu de la lutte sont étalées réciproquement les erreurs de chaque dominateur. Et comme les scientologues n’en sont pas exemptés cette personne perçoit, relève aussi donc leurs erreurs . Elle va poser des problèmes car elle révèle que les scientologues sont aussi des personnes suppressives puisqu’elle est un terrain favorable au développement de ceux-ci autour d’elle. Et les scientologues s’accrochent. Ils pourraient s’en désintéresser et laisser cette personne à son sort, s’ils n’avaient pas la même attitude, ils comprendraient que chacun se débarrasse réellement de ses propres prisons que quand il en a vraiment marre. Et pour en avoir marre il faut que les inconvénients deviennent supérieurs aux avantages que chacun tire des prisons qu’il maintient autour de lui.

Ne soyons pas dupes. Ne nous inquiétons pas. Lorsque les avantages sont minces et les inconvénients majeurs, on détruit immédiatement sa prison. Voilà pourquoi lorsque quelqu’un «force» un autre à «se libérer» ce n’est qu’un transfert d’une prison à une autre différente. Donc cette personne sous double influence devient donc pour chaque oppresseur une source de problèmes puisqu’elle n’est qu’à moitié soumise désormais. Elle est à moitié source de satisfaction et à moitié source de problèmes, de troubles, de complications. D’où la personne opprimée devient «source potentielle de troubles». Vous pouvez penser que je pinaille pour des détails de terminologie. Moi, je les trouve révélateurs. Vous parleriez de cette personne en la nommant «personne opprimée» que ce serait gênant pour vous car certes vous penseriez sous-entendu «par les autres» mais ça pourrait vouloir dire indifféremment «par vous-mêmes», ce qui serait aussi la vérité. Et là, ce n’est pas aussi évident à accepter par vous-mêmes.

Reprenons les citations de Dane Tops au sujet des personnes responsables du management de l’église de scientologie:

    «Leur pouvoir vient de ce qu’ils sont des scientologues entièrement dévoués à la scientologie»… Au sujet des scientologues de l’église: «Prenez conscience qu’il y a un QUI là-dessous dont les autres sont victimes et dont vous êtes peut-être vous-mêmes victimes». Au sujet des scientologues dissidents: …«On trouve chez ces gens une très grande dévotion envers Ron Hubbard, aussi grande que lorsqu’ils travaillaient dans l'église»… C’est moi qui souligne: «…une très grande dévotion envers Ron Hubbard…».

Les dissidents n’ont pas la conscience très tranquille, ils se sentent coupables, mais ils se disculpent comme ils peuvent. Après tout leur faute est mineure: ils ressentent toujours une très grande dévotion envers Ron Hubbard. Ils voient que la dévotion fait faire des conneries aux responsables de l’église de scientologie mais ils tiennent toujours à la dévotion. Ils ne l’ont pas abandonné, ils ne l’ont pas trahi. «Nous ne sommes pas des Judas» doivent-ils penser. Dévotion, du latin «devotio» = dévouement à Dieu.

Enfin cette lettre date de deux ans. Ceci a peut-être changé depuis les attaques qu’ils ont subies de l’église de scientologie officielle. Celle-ci a dû finir par leur enlever tout résidu de remords à mettre en avant un de ses visages les moins reluisants, celui de l’oppression aveugle et obstinée, au cas où ils n’en auraient pas été suffi- samment convaincus… Elle s’est chargée de leur fournir les preuves de sa bêtise !!!  

Ailleurs Dane Tops dit:

    «…Il est temps maintenant de préciser la différence entre un groupe dissident et un groupe «squirrel». Un groupe squirrel altère la technique de LRH et ne produit pas les produits du pont. Un groupe dissident utilise la technique, l’administration et l’éthique de LRH d’après les sources originales et produit les mêmes produits que n’importe quelle organisation de scientologie travaillant «sur source». Toutefois, un groupe dissi- dent opère en dehors de la juridiction de l’organisation principale du fait qu’ils n’ont pas réussi, malgré leurs efforts à manier leurs désaccords…»

Dane Tops dit aussi au sujet des procès de l’église contre les dissidents:

    «… Les groupes dissidents soutiennent que l’église de scientologie n’a pas le droit de monopole sur une pratique religieuse… Que l’église « gagne » ou non sur ses ex-membres insatisfaits, nous y perdrons tous. Nous perdrons car personne ne conteste la validité de la technique standard ou du «pont» (Ensemble des processus de l’audition dianétique et scientologique, les niveaux OT et autres services). Il ne s’agit ici que des droits et des libertés de ceux qui la délivrent. Autrement dit le différent ne concerne pas l’altération de la tech de LRH mais les ordres, les règlements, la procédure et les contrôles non écrits par LRH. (Je ne reviens pas sur les réserves ou les désaccords que j’ai déjà exprimés à ces divers sujets précédemment dans mes 5ème et 6ème lettres qui sont un autre propos que celui que je suis en train de développer maintenant). Des groupes de scientologues convaincus vont donc aller se battre l’un contre l’autre pour avoir le droit de promouvoir et de délivrer la tech standard…»

David Mayo et les dissidents (les squirrels...)

Je voudrais dire là quelque chose au sujet de David Mayo. Si Ron Hubbard est Dieu le père, David Mayo peut être considéré comme Dieu le fils. Je m’explique: C’est la personne qui a été la plus proche de Ron Hubbard dans ses recherches techniques. C’est à lui que Ron Hubbard a laissé la responsabilité de la technique et de sauvegarder sa pureté. Lorsque David Mayo a voulu corriger les erreurs qu’il a vues dans le management de l’église, il a été muté de son poste et s’est vu obligé de quitter l’église à la suite de sévices divers de la part des responsables de l'église. Il est donc dissident. En dehors du fait que je considère le monopole comme quelque chose d’illégitime, je considère que le mieux placé pour revendiquer ce monopole serait David Mayo, d’une part parce qu’il est celui qui connaît le mieux la technique de Ron Hubbard et d’autre part grâce à l’intégrité dont il fait preuve.

Quoiqu’il soit la personne qui puisse revendiquer le monopole le moins illégitimement, il ne le revendique pas. L'église par contre se croit pouvoir le faire puisqu’elle est en quelque sorte l’émanation de Ron Hubbard. Pour elle c'est sa «caution d’authenticité» et les dissidents, pour elle toujours, n’ont pas le «certificat d’authenticité» à Ron Hubbard du fait même de s’être séparés d’elle.

Écoutez ce que dit David Mayo:

    «…Un des principes de base de la scientologie est que celle-ci est dirigée vers l’amélioration de l'autodétermination et des aptitudes. Elle est opposée à la réduction de l’autodétermination et des aptitudes par implantation ou tout autre effort de réduire l’individu par l’utilisation de la force. Comment considérez-vous une menace de vous dénier, à vous ou à autrui, l’utilisation de la tech, quelle que soit la manière dont elle est présentée ? Simplement en termes de l’échelle des tons, un management qui en arrive à un tel niveau de ton d’agression, de fascisme et d'oppression, n’est pas par définition un management scientologique et par conséquent ne devrait avoir aucune autorité sur cette religion ou philosophie. De même quiconque cherchant à dénier aux autres Vérité, Liberté ou Autodétermination ne devrait pas être autorisé à le faire. À qui ces droits appartiennent-ils ?» (David Mayo ne répond pas à cette question. Je l’ai déjà signalé, car ces droits n’appartiennent à personne. Quelle idée saugrenue de parler de droits dans ce domaine !!! Il continue et finit cette lettre ainsi: «… Certainement nous gagnerons ce monstrueux procès et certainement la technique sera gardée libre…» Ça fait plaisir d’entendre quelqu’un tenir des propos sensés, honnêtes, intègres !!! LEGITIMES !!!

Mais revenons à mes propos premiers au sujet du dévouement à la scientologie et de la dévotion à Ron Hubbard. Les dissidents ne sont plus dévoués à l’église de scientologie puisqu’ils «méprisent et ont rejeté les contraintes arbitraires que l’église a mises sur l’utilisation et les utilisateurs de la technique… mais gardent une très grande dévotion envers LRH aussi grande que lorsqu’ils travaillaient dans les églises…».

Voilà que nous abordons peut-être le sujet le plus délicat au sujet duquel j’aimerais vous faire part de mon point de vue, ceci sans qu’il soit dans mes objectifs de vous blesser quoique je n’aie nullement l’intention de vous épargner une partie quelconque de ma pensée, aussi difficile soit-elle à communiquer ou à entendre. Cela par souci d'hon- nêteté intellectuelle et d’intégrité, ce souci étant pour moi la priorité sur toutes autres considérations. Ce qui signifie que de mon point de vue, ma franchise est plutôt une marque de respect vis-à-vis de quelqu’un et une expression de ma considération et de mon estime. J’épargne le fond de ma pensée aux gens que je méprise et qui ne présentent aucun intérêt à mes yeux, et mon mutisme est alors l’expression de mon indifférence à leur égard. Sachez que je ne me suis jamais donné la peine d’écrire autant de pages à qui que ce soit et sur quoi que ce soit. Vous pouvez donc mesurer l’intérêt que je vous porte en fonction de ma loquacité même si celle-ci n’est pas spécialement «suave», c’est le moins que l’on puisse dire.

La dévotion est une attitude propre à obscurcir le jugement et la lucidité

Il est fort possible que je vous aie déjà choqué par mes propos pas très élogieux sur Ron Hubbard, mais, je le répète, si ça a été le cas, j’en suis désolé car ce n’est pas l’objectif recherché, toutefois je ne doute pas que ça puisse être une conséquence secondaire de mes propos. Vous avez pu voir que je n’ai pas hésité à mettre en cause Ron Hubbard contrairement à vous apparemment puisque nulle part, je n’ai rien vu, lu ou entendu qui suggérerait de telles pensées. Contrairement à vous je n’éprouve ni dévouement envers la scientologie, ni dévotion envers Ron Hubbard. J’éprouve par contre un intérêt pour la scientologie, un intérêt pour Ron Hubbard en tant que «découvreur» de la dianétique, ou un intérêt pour vous David Mayo à qui je communique ma pensée puisque je vous considère comme un interlocuteur adéquat. J’éprouve un intérêt pour certaines techniques de la scientologie mais pas davantage de dévouement.

Mon sentiment est celui-ci: Ce sont les outils, les techniques qui doivent être au service des hommes et non l'inverse. Vous semblez considérer le dévouement à des techniques et la dévotion envers un homme comme la preuve de votre valeur. Une telle attitude est loin de me rassurer, mais au contraire m’inquiète au plus haut point aussi ai-je à cœur de m’entretenir avec vous de cette attitude car c’est une attitude propre à obscurcir le jugement et la lucidité chez ceux qui sont sujets à ce sentiment aussi inquiétant pour la santé, la lucidité intellectuelle et l’intégrité morale par voie de conséquence. Le dévouement et la dévotion émoussent totalement le sens critique et étouffent et asphyxient l’intégrité morale. Vous en avez vu l’effet et les conséquences chez les scientologues qui restent sous l’emprise de l’église officielle de scientologie, justement parce qu’ils sont dévoués à la scientologie et à Ron Hubbard. C’est le souci de la santé, de l’intégrité de l’homme que je considère comme le souci primordial qui éclipse toutes les autres considérations. Tout ce qui peut desservir l’intégrité de l’homme est à proscrire sans hésitation.

Je ne vous cache pas que la définition du scientologue, quelqu’un qui contrôle les personnes, ajoutée au dévoue- ment à la scientologie et à la dévotion envers Ron Hubbard sont vraiment parmi les choses fondamentales qui m'inquiètent car elles sont à l’opposé même de ce que je recherche, sans parler de l’objectif même de l’église de scientologie que je considère totalement illégitime. Enfin vous vous êtes peut-être dissociés de l’église à ce sujet-là. Je vais continuer à développer maintenant la question épineuse du dévouement à partir de vos lettres et de celle de Merrill Mayo, votre femme je suppose ?

David Mayo, je comprends bien que votre dévouement à la technique n’est pas un dévouement stupide au sens où vous considérez la technique en question comme au service de l’homme et que votre dévouement à la technique est indirectement un dévouement à vos congénères humains. Et si vous vous souciez du standard de la technique, c’est parce que c’est ce standard qui vous paraît garantir la meilleure progression, et en ce sens là votre attitude est louable et ce n’est pas ce que je conteste. Mais comme je l’ai déjà dit, la dévotion est une attitude propre à obscurcir le jugement et la lucidité, à émousser le sens critique et étouffer l’intégrité. Et j’ai déjà dit aussi que c'était un des «talons d’Achille» de la scientologie et que vous avez vous-mêmes assisté à la perte de l’église à cause de ce dévouement aveugle à l’église et à Ron Hubbard puisque l’emploi seul de son nom suffit à faire taire les contestations possibles des scientologues, c’est vous dire le danger d’une telle attitude !!! Et cela est la confirmation de mes inquiétudes… Le nom de Ron Hubbard fait taire les consciences. De la dévotion à la servitude et à la peur, il n’y a qu’un pas que les scientologues franchissent allègrement.

Bien, maintenant je vous cite, David Mayo:

    …«partager ma réalité sur la profondeur de mon dévouement à la tech et à vous»… « ce dévouement à la tech a été une motivation profonde qui m’a guidé jusqu’à ce jour»… «Mon véritable souci concerne la tech et le standard de la tech»… «la tech elle même inébranlable et au-dessus de toute tourmente politique»…

Citations de Merrill Mayo:

    …«l’insistance de David pour que la tech de LRH soit appliquée exactement, c’est cela qui donne d'excellents gains de cas, la tech appliquée exactement. Et c’était la responsabilité de David. Ces résultats-là sont une évidence concrète de son application de la tech de LRH»… «La tech est celle de LRH. L’application exacte de cette tech, c’est ce qu’a fait David»… «je n’ai jamais vu de personne aussi dévouée à LRH et à sa tech et à l’avance de la scientologie pour toute l’humanité que David»… «David persiste néanmoins dans son effort pour s’assurer que les gens reçoivent effectivement la tech de LRH telle que l'intention est exprimée dans les écrits de Ron»… «La pureté et le standard de la tech sont très importants pour David et personne d’autre que LRH lui-même n’est mieux qualifié que David pour la sauvegarder et s’assurer que la tech est suivie correctement»… Toutes ces citations tirées d’une lettre pas particulièrement longue.

Comprenez moi bien, je ne conteste pas la tech standard parce que c’est la tech standard, et si c’est la meilleure à l’heure actuelle il est bien que celle-ci soit défendue et protégée et je suis d’accord avec vous dans ces conditions mais le problème est le suivant: Vous acceptez la tech standard parce qu’elle est l’émanation de Ron Hub- bard et vous ne contestez pas ce qui peut venir de Ron Hubbard parce que vous considérez qu’il ne peut pas se tromper d’où votre dévouement «aveugle», c’est-à-dire que vous n’examinez pas ce qui émane de Ron Hubbard, vous appliquez, un point c’est tout. Or cette attitude m’inquiète justement parce que je ne trouve pas Ron Hubbard irréprochable, loin de là même; et vous ne semblez pas remarquer les erreurs que je remarque et dont j’ai parlé assez clairement tout au long de mes lettres. Vous persistez à mettre Ron Hubbard hors de cause dans la responsabilité des événements qui ont secoué l’église de scientologie, vous n’imaginez pas qu’il ait pu vous trahir, et vous continuez à le suivre aveuglément c’est-à-dire sans esprit critique !!!

Dernière citation de Merrill Mayo:

    «D’après ma propre expérience d’auditeur… je sais que David n’aurait jamais discuté de la tech avec moi (c'est sa femme qui parle). Ce qu’il disait c’était: «Tu as la responsabilité de connaître la technique, si tu as des confusions clarifie les ou va vers le responsable du Cramming (correction). Ne me questionne jamais sur la tech, je ne suis pas source» Et il se tenait à cela sans déviation…»

Et Merrill Mayo de trouver cela admirable comme tous les scientologues d’ailleurs !!! Excusez- moi, mais moi, je trouve cela DÉPLORABLE. Ce serait encore un scientologue novice et ignare qui dirait cela… Je comprendrai. Mais David Mayo est le plus qualifié de tous les scientologues au sujet de la technique et il dit: «Ne me questionne jamais sur la tech, je ne suis pas source». J’en reste stupéfié, atterré, pétrifié !!! Mais David Mayo, vous aussi, vous vivez dans la peur de Ron Hubbard qui sème la terreur parmi tous les scientologues, des derniers jusqu’au premier. Quand je vous dis que c’est un despote, un tyran, un dictateur !!! C’est le règne de la terreur chez vous. Je vous ai déjà expliqué ce que je pense sur les règles au sujet des données verbales. Je n’y reviens pas. Pour moi ce sont des précautions assez illusoires et révélatrices d’autres choses…

Citation de la lettre du comité central OT:

    «…Malheureusement personne n’a jamais atteint l’état d’OT (c’est un niveau d’aptitude élevé atteint au cours de l’audition de scientologie Note d'anti-scientologie: des aptitudes jamais démontrées si ce n'est un effet placebo) dans un environnement au niveau de ton de peur. Par conséquent ces malheureux n'arriveront jamais à l’état de OT. On devient OT en devenant de plus en plus autodéterminé. Je ne me souviens pas d’un niveau d’OT où le phénomène final soit le fait que l’on apprend à obéir, et aujourd’hui si l'on n’obéit pas complètement on ne tient pas le coup en tant que personnel ni en tant que public de l’église de scientologie…» Quand il est question de ces «malheureux», il s’agit de ceux qui sont restés à l’intérieur de l'église officielle de scientologie. Ce sont les dissidents qui parlent.

Quand allez vous enfin vous affranchir de la tutelle de Ron Hubbard ???

Dissidents, je m’adresse à vous. Vous vous êtes débarrassé du joug de l’église de scientologie et c’est très bien. Mais que n’a-t-il pas fallu pour que vous en arriviez là ??? Et que faudra-t-il encore pour que vous vous débarras- siez du joug implacable de Ron Hubbard ??? Quand allez vous enfin vous affranchir de la tutelle de Ron Hubbard ??? Quand allez vous naître à vous-mêmes ??? David Mayo dit: «…Je ne suis pas source…» David Mayo, votre source est votre mère. Avez-vous l’intention de téter le sein de votre mère Ron Hubbard jusqu’au «berceau» de votre mort, votre cercueil ? Imaginez un enfant qui resterait attaché toute son «existence» au ventre de sa mère par son cordon ombilical ! Imaginez l’inconfort qui en résulterait… l’absence de liberté de mouvement, d’indépendance, d’autodétermination qui en résulterait. Bien sûr, on est bien auprès de sa maman ! Mais il faut bien naître un jour et «exister» pour continuer à grandir. Exister du latin « existere » = être situé à l’extérieur de.

Ne vous reconnaissez-vous pas dans la situation inconfortable d’un enfant qui refuserait, qui aurait peur de naître, de sortir du ventre de sa mère ? Je vous dis ça, David Mayo, mais ne croyez pas que je vaille mieux que vous. Non, moi aussi, j’ai mes propres refus de naître. Ce ne sont pas les mêmes, c’est tout, et je m’intéresse justement à vous car vous pourriez m’aider à naître. Quand je dis «vous», David Mayo, je m’adresse à vous en tant que «représentant» des dissidents de la scientologie.

Il y a dans les données théoriques et les règlements de la scientologie une majorité de choses correctes, malheu- reusement d’autres données incorrectes y sont mêlées par Ron Hubbard lui-même et qui sont contraires aux premières. Ces dernières permettent à la scientologie et aux scientologues d’agir à l’encontre des objectifs de la scientologie tout en respectant les règles fixées par Ron Hubbard !!! Ceci peut vous paraître aberrant, mais dites-vous bien que Ron Hubbard est aberrant comme tout le monde et qu’il a produit un «enfant» à l’image de lui-même c’est-à-dire aberration comprise et une part de cet «enfant» est monstrueuse. Parce que vous êtes témoins chez Ron Hubbard de choses correctes, vous imaginez donc que tout est correct mais ceci est un raisonnement typique du mental réactif.

Conservez, gardez votre sens critique, s’il vous plait. Et ce n’est pas parce qu’on peut trouver des erreurs que tout le reste est mauvais et à rejeter, ceci serait encore un raisonnement typique du mental réactif, et ceci n’est pas le mien. Alors ce n’est pas parce qu’il y a des reproches à faire à la scientologie et même des reproches graves et sévères à mon avis que c’est la mort de la scientologie. Au contraire ce serait sa renaissance que de corriger ce qui mérite de légitimes reproches

Évidemment l’image que vous avez de Ron Hubbard en prendra un sérieux coup, mais qui est ce qui est le plus important ? La bonne image imméritée quelque part d’un individu ou la survie d’une idée positive que cet individu a générée ? Je réponds sans hésitation, la seconde, la survie de la bonne idée et non la bonne image imméritée. Et vous verrez alors que Ron Hubbard est à double facette comme docteur Jekyll et mister Hyde.

Et quand j’émettais l’idée que l’audition de Ron Hubbard par vous-mêmes, David Mayo, aurait pu être quelque part un échec du fait même de la dévotion qu’a l’auditeur pour le préclair en question, je ne sais même pas si je ne suis pas encore allé assez loin. C’est-à-dire existe-t-il seulement dans la technique standard les matériaux propres à déloger le mental réactif le plus enraciné de Ron Hubbard ? La logique même des axiomes donnés par Ron Hubbard nous conduit à penser que puisque personne ne peut combattre seul et avec succès son mental réactif même avec les matériaux, à fortiori s’il s’agit de trouver les matériaux non encore découverts. Et je vais même poser une autre question qui va beaucoup plus loin que cela:

L’origine de tous les conflits entre les hommes est la recherche du pouvoir, de la possession et du contrôle des autres. Or la scientologie ne semble pas s’opposer au pouvoir et au contrôle des autres. Même pire, puisqu’elle prône et fait l’apologie du pouvoir et du contrôle des personnes !!! Donc en considérant que l’audition dianétique s’attaque réellement et efficacement aux aberrations provenant du mental réactif de l'homme, il en résulte que l’individu «clair» augmente ses aptitudes et ses capacités en général et c’est très bien, mais la question que je pose maintenant est la suivante:

Quel usage va faire l’individu «clair» de ses aptitudes et capacités au potentiel totalement libéré par l'audition dianétique ? Si c’est pour les mettre au service d’un désir de pouvoir et de contrôle sur les autres, vous voyez et imaginez le résultat qui en découle !!!

Je pose la même question sous une autre forme: Le renoncement au pouvoir, à la possession et au contrôle des autres personnes relève-t-il de l’élimination du mental réactif ? Ou est-ce une chose complètement indépendante de notre mental réactif qui diminue seulement nos aptitudes mais n’aggrave en rien, c’est-à-dire ne modifie en rien notre désir permanent à soumettre les autres à notre volonté ?

Le renoncement au pouvoir et au contrôle des autres personnes relève-t-il d’une autre démarche appelée juste- ment «élévation spirituelle» dont je disais qu’elle n’était pas une affaire de recettes, de la possession ou de l’usage de techniques mêmes appelées «spirituelles» ? Notez que la question n’altère en rien le bien fondé et les qualités de l’audition dianétique mais cherche à s’assurer qu’il n’y aurait pas quelque part à ce sujet une confusion entre les «aptitudes» et l’ «intégrité» ou l’ «élévation spirituelle».

Car je le dis et je me répète encore une fois, je crains que ce ne soit pas superflu: Une aptitude n’est qu’une aptitude. Elle ne définit pas l’usage qui en sera fait. N’importe qui ne peut pas devenir un grand criminel. Un criminel ne deviendra grand que s’il a de grandes aptitudes capables de donner de l’envergure à ses intentions criminelles, sinon, il ne réussira qu’à être un petit criminel minable, raté. Les aptitudes relèveraient-elles de l'audition dianétique et elles seulement ? L’intégrité relèverait-elle d’une élévation spirituelle, et elle seulement ? Les deux étant indépendantes l’une de l’autre ?

Si je vous pose ces questions, David Mayo, c’est parce que je souhaite connaître votre opinion et vos réponses à ce sujet ainsi que les commentaires que peut vous inspirer l’ensemble de mes sept lettres. Je vous considère comme l’interlocuteur le plus compétent et le plus représentatif de ce que peut être la scientologie telle qu’elle est prônée idéalement par Ron Hubbard. Votre réponse me fixera mon opinion sur les diverses hypothèses que j’ai pu émettre à partir des données que j’ai en ma possession. Votre réponse sera pour moi un complément d’information précieux que je soumettrai bien évidemment à une analyse critique, cela va de soi, et cette réponse sera confrontée à mes sensations, et je verrai ce qui en sortira, quel résultat sera produit… Il en jaillira un accroissement de lumière et nous verrons ce qui sera « mis à jour ».

Adhésion ou répulsion ?

Si l’on compare le nombre de gens contactés par la scientologie au nombre de ceux qui y adhèrent sans réserve, ces derniers sont la minorité.

Si l’on compare le nombre de gens contactés par la scientologie au nombre de ceux qui en éprouvent une répulsion violente, ces derniers sont la majorité.

Ceci (la loi du nombre) ne corrobore pas la non validité de la scientologie mais simplement que ce qui détermine l'adhésion ou la répulsion à la scientologie est pour une grande part due à des complémentarités ou non complémentarités de bank entre les individus contactés et le groupe des scientologues qui a, croyez- moi, un modèle magnifique et exemplaire de bank réactif aberrant complémentaire à celui de Ron Hubbard.

Un accord de bank ne se perçoit pas de l’intérieur mais seulement de l’extérieur comme vous le savez certainement mieux que moi. Il vous sera donc difficile de vous débarrasser de cette chose-là. Il n’y aurait qu’une personne extérieure à vous qui pourrait peut-être vous aider, mais pour cela, il faudrait qu’elle soit suffisamment attirée par vous pour qu’elle se donne cette peine. Je suis peut-être cette personne-là ? À vous de voir. Je ne recevrai peut-être que mépris et insultes de la part des dissidents eux-mêmes pour les propos que j’ai tenus dans toutes ces lettres. Mais s’il doit en être ainsi je les accepterai quand même.

Et pour finir je vais parler de l’alternative évoquée par le comité central OT sous le nom d’«opération Phénix». Au sujet de l’église officielle de scientologie:

    «…En expulsant David Mayo, dont la connaissance de la tech était le dernier espoir pour la vieille église, ils ont non seulement expulsé leur division de Qual (chargée de corriger les erreurs) mais ils ont aussi perdu la menace qu’ils utilisaient contre quiconque comme méthode de contrôle (qui consistait à refuser à quelqu’un la délivrance de l’ensemble du processus de l’audition) puisqu’ils ont perdu le «pont» (l’ensemble du proces- sus de l’audition). Oui, les pauvres fous, dans leur désir de destruction, ont déclaré suppressif celui même à qui LRH avait confié le «Pont» tout entier, la personne même qui a travaillé avec Ron à la préparation du Pont. Et ils ont perdu avec lui (David Mayo) les 15 niveaux d’OT au-dessus de OT VIII»…

    «…La solution à ce problème s’est présentée sous la forme d’un oiseau légendaire, le phénix, qui a été depuis des siècles le symbole de la résurrection, qui venait de renaître au figuré sous l’aspect d’une grande alternative pour les scientologues partout dans le monde. L’esprit de la vieille église avait quitté le corps moribond et avait pris un nouvel aspect dans l’OPERATION PHENIX… »

    «…Avec la publication de l’opération Phénix, une amnistie générale est par la présente déclarée pour tous les scientologues dans le monde qui ont été faussement déclarés suppressifs pour avoir agi contre les objectifs de la scientologie et le futur de la planète. Cette amnistie s’étend à tous ceux qui ont été ou sont toujours dupés par le management supérieur suppressif de la vieille église avec leurs mensonges selon lesquels Ron est sur leurs lignes…»

La légende du phénix

La légende du phénix dit que tous les 500 ans, lorsqu’il se sent vieux, il rassemble des branchages aromatiques auxquels il met le feu et pénètre ensuite dans le brasier pour y être consumé. Le jour même sort de sa cendre un petit ver vivant, le second jour après sa naissance, il devient un oisillon et le troisième jour, il a repris son apparence habituelle et s’envole. Cette légende est grâce à ces faits souvent rapprochée de la mort et de la résurrection du Christ le troisième jour après sa mort. Le Phénix est donc le symbole de la résurrection.

Il y a continuité, persistance de l’esprit malgré la discontinuité de la forme, du corps. Il y a permanence du sens malgré l’éphémèrité des formes et la mouvance des formulations. C’est ce que j’expliquais dans ma sixième lettre au sujet des données verbales. L’esprit de la scientologie ne peut survivre que par la mort et la destruction de l'église de scientologie qui est devenue vieille, pesante, engourdie, envahie par les rhumatismes, la rigidité, la fixité, la sénilité, bref elle est devenue sclérosée.

L’église de scientologie ne sert plus l’esprit qui l’habitait, ce dernier se voit contraint de quitter cette enveloppe desséchée. Toutes les structures appelées à incarner une idée sont amenées à évoluer et à mourir afin de préserver l’intégrité de l’idée pour laquelle elles ont servi de support provisoire. Ceci est un processus normal qui régit le monde des formes. Lorsque la prolongation artificielle d’une forme est maintenue en vie (conservatisme, immobilisme) son sens a disparu, est mort. Plus les structures créées sont rigides plus elles sont condamnées à une mort rapide. Méditez cela, Ron Hubbard…

Pour en revenir à la tech «standard» définie par Ron Hubbard, j’ai déjà dit qu’il n’existe pas dans l’histoire un seul chercheur dont les travaux n’ont pas été repris et améliorés par des successeurs. C’est d’ailleurs ce que Ron Hubbard a fait lui-même en partant des travaux d’autres chercheurs, des psychanalystes. Ce qu’il a fait, il en dénie le droit à quiconque puisqu’il s’oppose à ce que d’autres, par exemple David Mayo, améliorent ses recherches. Il s'imagine que si quelqu’un y touche, ce sera pour les altérer, les dégrader, mais c’est faux. C’est une perception de paranoïaque.

De tout temps, l’élève est appelé à dépasser le maître et le maître doit apprendre cette humilité qui consiste, au contraire, à encourager l’élève à le dépasser !!! Voilà un maître digne de ce nom et non pas celui qui suscite et exige dévotion et soumission et qui produit une doctrine sclérosée, mortifère, oppressante.

David Mayo, vous avez été bon élève. Il vous reste à vous affranchir de votre maître et à le dépasser. J’ai le sentiment que votre intégrité est nettement supérieure à celle de Ron Hubbard. À mon avis, ce serait un beau spec- tacle que de vous voir déployer vos ailes et prendre votre envol vers des horizons nouveaux en quittant votre nid maternel, encombré de fientes. Renaître tel un phénix afin de survivre…

Je ne ressens pas particulièrement de colère ou de haine vis-à-vis des scientologues et de Ron Hubbard qui ont voulu me trahir, car ils n’ont pas réussi à le faire. J’étais vigilant et sur mes gardes. Quoique sensible à l’appât, je ne suis pas tombé dans le piège qui m’était tendu, car je n’ai pas éliminé toute prudence ou circonspection vis-à-vis de l’appât lui-même, l’audition dianétique. Ceux qui ont été trahis l’ont été car ils sont tombés dans le piège qui leur était tendu. Qu’ils ne jettent pas la pierre à ceux qui l’ont tendu car ils sont tombés dedans pour avoir été fascinés par l’appât et pour en avoir perdu toute retenue, toute prudence, toute circonspection… Ou du moins pour avoir étouffé la voix de leur conscience, pour avoir fait des entorses à leur intégrité. Ceux qui ont été trahis ont donc participé aussi à leur trahison.

En conséquence ceux qui réaliseront avoir été dupés ressentiront une grande colère vis-à-vis de ceux qui les ont trahis, c’est-à-dire les scientologues et Ron Hubbard. Qu’ils vivent cette colère… S’ils sont honnêtes, ils ressentiront aussi une grande colère vis-à-vis d’eux-mêmes pour avoir été aussi stupides et pour avoir étouffé la voix de leur conscience. N’oublions pas qu’ils ont cédé à leur propre désir de pouvoir et de contrôle sur les autres puisque les techniques de scientologie leur en promettaient davantage. Qu’ils vivent cette colère… Lorsqu’ils auront épuisé leur colère, ils pourront s’apercevoir qu’après tout, même s’il y a des choses incorrectes dans les données théoriques de la scientologie, il y avait aussi des données correctes puisque l’intégrité est le premier article des règlements de scientologie, et vous ne l’avez pas respecté. Certes il y a paradoxalement plus loin d'autres articles des règlements de scientologie qui portent atteinte à l’intégrité des scientologues et qui sont de Ron Hubbard et qui datent de 1965. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas le RTC qui les a faits puisqu’il n’était pas encore né.

Dissidents, cessez de prendre le RTC comme responsable après le GO. Osez reconnaître les vrais responsables: Ron Hubbard et tous les scientologues. Il existe dans les données théoriques  de Ron Hubbard les éléments suffisants pour faire de la scientologie un instrument de libération et paradoxalement, simultanément un instrument d’oppression, car tel était Ron Hubbard avec comme chacun, un mental analytique et un mental réactif… Et votre dévouement et votre dévotion vous empêchent de voir cela, et de les dissocier.

Regardez ce qui se passe au sein des scientologues: Ceux de l’église tiennent pour responsables des conflits qui vous opposent les dissidents et ils ont tort. Les dissidents tiennent pour responsables des conflits qui vous opposent ceux de l’église et du RTC et ils ont tort. Parce que vous n’avez pas encore compris les raisons et les sources réelles des problèmes de la scientologie, vous vous accusez réciproquement car aucun de vous ne semble vouloir oser reconnaître les vraies causes et les vrais responsables, c’est-à-dire TOUS et Ron Hubbard en premier. Rien de plus inexact que ce que dit Dane Tops ici:

    «…Vous le personnel, vous le management, vous le public, le «field», les missions, ceux qui ont été déclarés suppressifs à tort, les groupes dissidents, vous faites et avez toujours fait partie de la même équipe… CE N'EST PAS VOUS qui êtes la cause de tout ceci, C’EST QUELQU’UN D’AUTRE !!!»…

Tant que vous vous obstinerez à échapper à votre responsabilité, vous ne comprendrez rien et accuserez les autres. Vous êtes responsables d’avaler les couleuvres que Ron Hubbard vous présente. Et le tiers caché qui dirige secrètement l’église, le fameux homme invisible ce n’est que Ron Hubbard qui se la coule douce pendant ce temps-là puisque personne ne le soupçonne.

Je disais: Lorsque ceux qui auront pris conscience d’avoir été dupés, auront épuisé leur colère contre les autres puis contre eux-mêmes, que leur restera-t-il ? La compréhension qu’ils n’ont pas été intègres !!! Ils comprendront alors ce qu’est l’intégrité et sa valeur. Et ma foi, s’ils comprenaient cela, ils n’auront pas perdu leur temps, leurs souffrances n’auront pas été vaines et ils auront fait un grand pas en avant… Que voulez-vous ? Les humains sont têtus et il faut parfois qu’ils se fassent sévèrement taper sur la gueule pour comprendre quelque chose !!!

Tout le monde peut faire des erreurs et il appartient à chacun de ne pas se laisser entraîner dans des impasses ou des précipices. Que l’aveugle n’accuse pas son guide de s’être trompé de chemin !!! Qu’il ouvre donc lui-même ses propres yeux et contribue avec ses voisins à rechercher la bonne voie. Personne n’est de trop pour cette tâche. Et si Ron Hubbard s’est trompé, il n’a pas été aidé non plus par les scientologues. Que chacun examine sa cons- cience ! Que l’on rende à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu.

Si Ron Hubbard a eu le tort de commettre des erreurs, cela ne lui enlève pas les mérites qui lui reviennent d’avoir apporté aux autres quelque chose de positif, et à cause de cela il mérite d’être aidé à son tour. Voilà pourquoi je me donne toute cette «peine», car je suis intéressé d’en savoir davantage sur l’audition dianétique et de l'approcher de plus près.

Je suis loin d’avoir dit tout ce que je pense, j’ai oublié certaines choses au moment où j’ai abordé certains sujets, par exemple la différenciation entre le « confronter » de l’auditeur qui consiste à rester impassible et le «confronter» du préclair qui consiste inversement à ressentir et à traverser un événement… De même, ce que je connais de la scientologie est peu de chose, j’en suis certain, mais je fais avec ce que j’ai…

Voilà, David Mayo et ses amis, voici un monologue… Il vous appartient d’en faire un dialogue !!!

Veuillez considérer ceci comme l’expression de mon intérêt de ma considération, de mon estime et de mon amitié pour vous.

À bientôt j’espère.


8ème lettre - Fin septembre 1985

La dianétique, la science moderne de la santé mentale

Cher lecteur

J’ai relu attentivement le livre «La DIANETIQUE, la science moderne de la santé mentale» écrit par Ron Hubbard en 1950. Je l’ai parcouru avec un regard critique, cela va de soi, et le résultat de cet examen critique est celui-ci:

Je n’ai rencontré qu’accord total avec le contenu de ce livre et aucun désaccord sur quoi que ce soit. La critique de ce livre me conduit à n’en faire aucun reproche et à ne relever qu’un bon sens total et permanent, une suprématie de l’intelligence. Ça fait plaisir !!! Mais je l’avais déjà lu et je le savais et je ne l’avais pas oublié.

Quand je dis que je l’ai relu «attentivement» cela signifie que j’ai souligné et relevé les passages qui «retenaient» particulièrement mon attention, non pas que ces passages soient plus vrais ou plus importants que les autres que je n’ai pas relevés, mais tout simplement que mon attention a été volontairement sélective et particulière- ment sensible à certains accords sur des choses bafouées fréquemment et qui ont été l’objet des reproches que j’ai pu faire dans mes précédentes lettres adressées à divers interlocuteurs, reproches concernant l'église officielle de scientologie essentiellement.

J’ai décidé de recopier ces passages. Je n’expliquerai pas davantage ce qui a présidé à ma sélection car vous le comprendrez aisément. A priori, je ne ferai aucun commentaire étant donné que les passages cités sont suffisamment éloquents par eux-mêmes et s’en passeront sans problème.

Mon silence sera l’expression, on ne peut plus explicite de mon accord total avec les propos tenus par Ron Hubbard dans ce livre écrit en 1950. Ils rejoignent des propos de mes lettres précédentes. Il y aura peut-être des problèmes de compréhension dus à l'absence du contexte, mais il sera probablement souvent trop long de les situer et je ne le ferai pas. Comme il y aura plus de citations que de commentaires, j’écrirai ces derniers en bleu. J’ai en ma possession l’édition de New Era.

Le Ron Hubbard que je perçois à la lecture de ce livre, et plus particulièrement des passages relevés et cités ici n'a rien à voir avec le Ron Hubbard que je perçois à travers la relation qu’en ont la plupart des scientologues que j'ai rencontrés à l’église.

 
Le bateau de la Scientologie «The Freewinds»

La parole est à Ron Hubbard

Mes commentaires sont en bleu

Chapitre: «Le but de l’homme»

Page 30: «Plus l’homme est sensé, plus il est difficile de le traiter en instrument dont il suffit de presser les boutons. Mais une fois aberrant et diminué, il se laisse évidemment (dans une certaine mesure toutefois) mener comme une marionnette. N’oublions pas alors que, plus la personne est aberrante, plus son quotient intellectuel approche celui de l’animal…»

Chapitre: «Les quatre dynamiques»

Page 36: «La solution optimale aiderait au maximum les quatre dynamiques, c’est-à-dire qu’un homme absorbé par un problème agirait au mieux si son projet touchait aux quatre dynamiques et profitait à chacune d’elles. Ce qui implique également qu’une solution optimale lui profiterait à lui-même aussi bien. Autrement, la solution qui profiterait aux dynamiques du groupe et de l’Humanité, mais bloquerait celles du sexe (du couple et de la famille) et du soi serait bien en deçà de la solution optimale…»

«Le plus grand bien pourra évidemment nécessiter une part de destruction, mais la solution se dété- riore en proportion de la quantité de destruction utilisée. Le sacrifice de soi et l’égoïsme s’avèrent l'un comme l’autre suspects, à juste titre…» (Définition de dévouement = abnégation de soi-même)

«Prenons le cas de Napoléon «sauvant la France» aux dépens du reste de l’Europe: L’équation à la solution optimale s’est vue à ce point négligée que tout ce que les Français avaient gagné durant la révolution, ils le perdirent de nouveau…»

Page 39: «La conduite aberrante est une conduite de survie IRRATIONNELLE, mais son intention est encore de favoriser la survie. L’absence de succès de l’intention ne diminue en rien la réalité de l'intention…» Mes accusations vis-à-vis de l’église de scientologie ne sont pas des «procès d'intentions». J’ai dit dans ma 3ème lettre: …ceci est générateur d’oppression et d’asservissement et ce n’est pas votre objectif alors changez afin de prouver vos intentions…

Chapitre: «Le mental Réactif

Page 51: «…Aucun de ces postulats n’a éliminé en aucune façon les concepts d’âme humaine, de divinité ou d'imagination créatrice. Il était sous-entendu… que des domaines de pensée et d’action existaient fort certainement au-dessus de cette sphère limitée (les postulats en question). Mais nous avons découvert, par ailleurs, que la résolution de l’ensemble du problème de l’aberration et du comportement irrationnel n’exigeait nul recours à ces facteurs (âme, divinité, imagination)» Je suis intéressé par une procédure thérapeutique et l’église de scientologie voudrait me servir parallèlement une doctrine qualifiée de religieuse !!!

Chapitre: «Les démons»

Page 88: «…Le mysticisme et la métaphysique… ont été laissées de côté uniquement pour n’avoir apporté de solution à personne auparavant… Comprenez bien que la construction d’un univers philosophique nécessite pas mal de morceaux. Mais aucun de ces morceaux mystiques ne s’est avéré nécessaire à la création d’une science du mental uniformément applicable et qui résolve le problème des aberrations…»

Chapitre: «L’expérience prénatale et la naissance»

Page 135: «…Le recours à la nature plutôt qu’à l’Autorité constitue le fondement même de la science moderne… Le progrès vient des questions que l’on pose d’un esprit libre à la nature, et non des citations que l’on fait des tra- vaux et des pensées de temps révolus. Le recours aux prédécesseurs sous-entend que les mentors d’hier étaient mieux informés que ceux d’aujourd’hui: affirmation qui s'effondre lorsqu’on découvre que la connaissance s'additionne aux expériences de la veille donc nous savons plus, assurément, que le mentor d’hier le mieux informé…»

Chapitre: «La contagion de l’aberration»

Page 146: «Le gouvernement par la force est une violation de la loi de l’affinité, car la force engendre la force. Le gouvernement par la force réduit le libre-arbitre des individus dans une société et par conséquent, le libre-arbitre de la société elle-même… Les engrammes engendrent les engrammes…»

Page 147: «…Mais il n’est pas nécessaire de forcer un clair car si le travail est assez important en termes de besoins généraux, il le fera certainement dans la mesure de ses moyens et de son intelligence. On ne voit jamais personne faire quelque chose de bien sous la CONTRAINTE, de même qu'on ne voit jamais une société contrainte l'emporter sur une société libre, de prospérité équivalente. Une famille qui vit sous la férule de l’un de ses membres n’est jamais une famille heureuse. Il se peut que sa prospérité soit apparente sur le plan matériel, mais sa survie apparente en tant qu'unité vitale est toute superficielle. Des groupes bridés s’avèrent invariablement moins efficients que des groupes libres qui travaillent pour le bien commun. Mais tout le groupe qui contient des membres aberrants a des chances de devenir plus aberrant lui-même par contagion. La tentative de réprimer les membres aberrants d’un groupe réprime le groupe entier et conduit à une répression de plus en plus grande…»

Chapitre: «Le Key-in de l’engramme»

Page 154: «…La punition (on ne saurait trop le répéter et avec trop d’insistance) ne fait absolument aucun bien, mais conduit au résultat opposé, car elle suscite contre la source de punition une révolte réactive, en provoquant non seulement la désintégration mentale, mais la malédiction permanente de la source de punition. L’homme se rebelle contre les sources de douleur. Quand il cesse de résister, c'est qu’il est brisé mentalement et ne sert plus à grand chose, ni aux autres, ni à lui-même…»

Page 155: «…Le «mauvais » en l’homme est directement proportionnel à la quantité de destruction qui lui a été infligée. L’individu (y compris ces individus que la société a tendance à négliger en tant qu'individus: les enfants) réagit contre la source de punition, qu’il s’agisse des parents ou du gouvernement…»

Page 157: «…Si l’enfant est puni, et obéit ensuite, on peut dire qu’il a succombé. Et la valeur d’un enfant qui succombe à la punition est si pauvre que les Spartiates l’auraient noyé depuis longtemps car cela signifie qu’il a sombré dans l’apathie, à moins, bien entendu, qu’il ne soit raisonné… Tant qu’un être humain se rebelle devant une menace réelle, on peut dire qu’il est en assez bon état mental..»

Page 160: «…Pousser un homme dans un milieu qui le restimule et le contraindre à y rester est quasi- ment criminel, contraindre un homme ou une femme à rester avec un partenaire qui les restimule est du domaine de la morale impraticable…»

Page 161: Au sujet des psychiatres; «La dianétique est loin d’adopter devant ces gens l’attitude de brûleurs de sorcières… Tourner en vision d’horreur toutes leurs activités serait peu raisonnable. Dans l'ensemble ces gens avaient l’intention sincère d’aider les malades. Sous l’effet de la contagion de l'aberration, ils se sont trouvés soumis à des pressions énormes dans leur travail… La dianétique est une nouvelle science, ce n’est pas une formation partisane».

Chapitre: «Le mental et sa protection»

Page 176: «La dianétique appartient à l’homme et il est douteux qu’on puisse s’en approprier un secteur car elle ne tombe sous le coup d’aucune législation et si la Dianétique devrait être enregistrée légale- ment en tant que profes- sion sous licence, alors il est à craindre que le fait d’écouter les histoires, les plaisanteries et les expériences personnelles des autres devrait être également l’apanage d’une profes- sion donnée… La dianétique est une science du mental qui n’a pas plus besoin de licences et de protections légales que la science physique appliquée…»

Page 177: «La dianétique n’est contrôlée par aucune législation car aucune loi ne peut empêcher un homme de s'asseoir et de confier ses troubles à un autre, et si quelqu’un cherche à s’arroger le monopole de la Dianétique, soyez sûrs que c’est pour des questions d’intérêt qui n’ont rien à voir avec la dianétique…»

Chapitre: «Le Rôle de l’auditeur»

Page 183: «…La cible est l’engramme. C’est aussi la cible du mental analytique du patient et des dyna- miques du patient dans son effort pour vivre sa vie. C’est la cible du mental analytique et des dynamiques de l’auditeur. Ainsi encadré et pilonné, le bank ne peut que livrer son stock d’engrammes. Ceci devrait être extrêmement clair à tout auditeur: Plus il glisse de sa position d’auditeur et oublie la cible, plus il s’attire d’ennuis qui lui coûteront du temps.

Dès qu’il commet l’erreur de penser que la personne, le mental analytique ou les dynamiques du patient résistent et essaient de stopper la thérapie ou d’abandonner, l’auditeur a commis la première et fondamentale erreur de la pratique de la Dianétique. Presque tous les échecs peuvent être imputés à cette erreur. On ne saurait trop insister sur le fait que le mental analytique et les dynamiques du patient ne résistent jamais, jamais, jamais à l'auditeur. L’auditeur n’est d’ailleurs pas là pour qu'on lui résiste. Il ne se soucie d’aucune résistance, sinon de celle des engrammes du patient (et parfois des siens propres).

Le rôle de l’auditeur n’est pas un rôle de conseiller ou de guide. Il n’est pas là pour se laisser intimider par les engrammes du patient ou effrayer par leurs manifestations. Il est là pour auditer et uniquement auditer. S’il se sent en droit de le prendre de haut avec le patient, il ferait mieux de quitter son fauteuil pour le divan parce qu'il est malheureusement affligé d’autoritarisme pour le moment. On utilise le terme d’auditeur et non « d’opérateur» ou de « thérapeute », parce qu’il s’agit d’un effort conjugué de l’auditeur et du patient avec à l’œuvre la loi d’affinité…»

Page 184: «…Nous sommes ici dans une situation de triple affinité en ce moment. Je suis en affinité avec l'auditeur. Je veux qu’il réussisse, je lui communique tout ce qui a été découvert et est utilisé en Dianétique. L’auditeur est en affinité avec le patient : il veut que le patient attaque ses engrammes. Le patient est en affinité avec l'auditeur, parce que, avec un minimum de travail, ce patient va aller mieux et, grâce à la persistance de l’auditeur et à la sienne propre, va devenir «libéré» ou «clair»… C’est un effort coopératif…»

«…Le patient, quel que soit son état, sait très bien que l’action entreprise est nécessaire. Si l’auditeur manque de bon sens au point de prendre ces jurons, ces plaintes, ces pleurs, ces plaidoyers pour quelque chose qui s’adresse à lui personnellement, cet auditeur ferait mieux de changer de place avec le patient et se faire traiter lui-même. La seule chose qui résiste est l’engramme… Tout auditeur ayant la moindre jugeote n’aura jamais rien à craindre pour sa personne de la part du «préclair» ou «pré- libéré».

Si l’auditeur veut réduire des engrammes tardifs de douleur alors que des engrammes antérieurs sont accessibles, il fera les frais de la casse et sera la cible pour une fois. Mais il aura commis là une grave erreur. Si l’auditeur devient soudain super moral et chapitre le patient, il s’attirera des ennuis. Mais ici encore il aura complètement fait erreur...»

Page 185: «Nous savons qu’il y a cinq façons de manier un engramme. Quatre d’entre elles sont faus- ses. Succomber à un engramme, c’est de l’apathie ; le négliger, c’est de l’inconscience; mais l'éviter ou le fuir, c’est de la lâcheté. L’ATTAQUE et seule l’ATTAQUE résout le problème. C’est le devoir de l'auditeur de veiller à ce que le préclair ne cesse d’attaquer ses engrammes et non l’auditeur ou le monde extérieur. Si l’auditeur attaque le préclair, c’est une mauvaise tactique et d’une piètre logi- que.»

Page 188: «Le travail de l’auditeur est un peu un travail de berger qui rassemble les petits moutons, les engrammes, au pacage pour le massacre. Le préclair n’est pas sous les ordres de l’auditeur, mais si le cas marche convenablement, le préclair fera de ses engrammes ce que l’auditeur décide parce que le mental analytique et les dynamiques du préclair veulent que le travail se fasse.»

Chapitre: «Le diagnostic»

Page 194: «La règle diagnostique est que tout ce que l’individu présente à l’auditeur comme réaction néfaste à la thérapie est d’origine engrammique et se révèlera comme tel durant la procédure… Tout ce qui gêne l’auditeur dans son travail est identique à ce qui gêne le patient dans ses pensées et dans sa vie… L’auditeur a un mental analy- tique (le sien) qui se mesure à un mental réactif (celui du préclair). La thérapie est un processus de pensée. Ce qui gêne le patient gênera l’auditeur; ce qui gêne l’auditeur a gêné également le mental analytique du patient… Le mental analytique du patient veut aller dans le sens des efforts de l’auditeur et lutter jusqu’au fond du mental réactif ; aussi l'auditeur qui se heurte à une opposition, à des théories opposées à la Dianétique, à des critiques personnelles, etc. n’écoute pas des données analytiques mais des engrammes réactifs, aussi doit-il continuer calmement fort de ce savoir, car les dynamiques du préclair, tout ce qu’on peut en utiliser vont l’aider tant qu’il se montrera un allié contre le mental réactif du préclair, plutôt qu’un critique ou un agresseur du mental analytique du préclair…»

Page 219: «…On constatera que tout ce qui réagit contre la Dianétique et l’auditeur se trouve réagir sans aucune exception et de la même façon sur le mental analytique du patient. Vice versa, les problèmes de pensée que doit résoudre le patient dans ses activités courantes sont les problèmes mêmes de l’auditeur en thérapie… »

Chapitre: «Le retour, le ficheur, la ligne du temps»

Page 209: «…Il existe donc dans le mental un quelque chose qui travaille en collaboration étroite avec l'auditeur et qui travaille mieux pour l’auditeur que pour le possesseur de ce mental: c’est le ficheur…»

Page 217: «…Le ficheur est doué. L’auditeur qui n’a pas confiance dans les aptitudes de ces unités d'attention compliquera le cas inutilement et le rendra plus long à résoudre. Le ficheur peut commu- niquer des données par phrases, par somatiques ou par position dans le temps. Tout ce qu’il présente se réduira en général en le repassant. En TRAVAILLANT AVEC le ficheur au lieu d’essayer de le COMMANDER, l’auditeur trouvera que le cas s'amé- liore régulièrement jusqu’à ce qu’il soit «libéré» ou «clair». L’auditeur ne néglige ce principe que quand il utilise la technique répétitive que l’on verra plus tard…»

Chapitre: «Les lois du retour»

Page 233: Au sujet d’une patiente «qui s’efforçait en permanence de rester dans le présent et de se «souvenir» avec une mémoire si pleine de trous qu’elle n’aurait pu retrouver le nom de sa mère sans se tromper.»

«…Comme nous l’avons déjà dit, elle se sentait très mal à l’aise dans la période antérieure à sa naissan- ce, sentait la présence du liquide amniotique et pensait que la vie prénatale était une joyeuse vie pour tout un chacun. L'inconséquence du fait qu’elle sentait la présence du liquide amniotique en prenant plaisir à se laisser flotter dans sa douce chaleur mais doutait en permanence de la possibilité d’une mémoire prénatale lui échappait complète- ment. L’auditeur ne tenta pas le moins du monde de la convaincre. Sachant son affaire, il se contentait de l'envoyer et de la ramener par tel ou tel mécanisme. Elle voulut finalement savoir s’il FALLAIT qu’il y eut une expérience prénatale. On lui répondit qu’il s’y trouvait ce qui s’y trouvait, et que s’il n’y avait pas d’expérience prénatale, elle n’en aurait aucun souvenir, mais que si cette expérience existait, elle s’en souviendrait peut-être. C'est une excellente réponse de la part d’un auditeur, et non compromettante. La dianétique, après tout, comme l'a dit un auditeur «se contente de montrer la marchandise» sans faire l’article le moins du monde…»

Chapitre: «L’émotion et la force vitale»

Page 242: «…Quand l’homme se trouve dominé de l’extérieur c’est-à-dire soumis à différentes compulsions ou inhibitions échappant à son bon vouloir raisonnable, il devient un animal presse boutons… »

Page 243: «…Le «maniement des êtres humains » et ce que les gens ont appelé en gros la «psychologie» ont essentiellement consisté à utiliser les expressions et sons aberrants pour un individu et à le mener à coups de presse bouton… Les publicistes apprennent à connaître les presse boutons et les emploient…

Dans le domaine de l’art scénique ou de la chanson, on presse les boutons par claviers entiers pour obtenir des réactions aberrantes. La pornographie attire les gens qui ont des boutons pornographiques à presser. Les gouver- nements paternalistes séduisent les gens aux boutons «prends soin de moi» ou autres. On peut dire qu’il est inutile de faire appel à la raison au milieu d’une telle forêt de boutons à presser…»

Page 255: «La COMPUTATION de l’ALLIÉ est assez sérieuse pour qu’un auditeur ait pu dire un jour qu’un homme n'est pas victime de ses ennemis; il est assassiné par ses amis. Engrammiquement parlant, c'est tout ce qu’il y a de plus vrai… »

Page 264: «…Les moyens d’aborder le problème (de l’aberration) peuvent toujours être améliorés en complétant notre connaissance des facteurs mêmes du problème, en apprenant de nouveaux arts et techniques s’y appliquant et en perfectionnant notre maîtrise de ces arts et techniques. Les arts et techniques présents ne sauraient être considérés comme optimaux sous prétexte qu’ils font le travail. Le temps et la facilité pourraient se trouver amélio- rés par de nouvelles techniques ou des méthodes perfectionnées d’application des anciennes techniques…… Le seul but de cette digression est de souligner le fait que la dianétique, contrairement à la logique d’Aristote ou à l’histoire naturelle, s'imposera comme une science capable de progresser et de changer. Nous ne voulons pas non plus que les auditeurs se contentent de se reposer sur une routine comme celle-ci sans jamais tenter d'améliorer cette routine. Fort bien: voici la routine; elle MARCHE, mais ne saurait marcher trop rapidement ou trop bien…»

Chapitre: «Mécanismes et aspects de la thérapie»

Page 300: «Voici les outils à utiliser:

8è) Restez calmes, quoi que dise le patient.

9è) N’essayez jamais de lui dire ce que signifient ses données: il le sait et est le seul…

11è) C’est vous qui êtes l’auditeur quand vous auditez. Le préclair est incapable de computer ses propres engrammes pour les découvrir (sinon ce ne seraient pas des engrammes). Vous pouvez, vous, les computer. Faites ce que vous pensez qu’un bon auditeur doit faire et jamais ce que déclare le patient, sauf si, par hasard, son opinion concorde avec ce que ferait un bon auditeur en la circonstance. Soyez l’auditeur et non un magnétophone. C’est vous et son ficheur qui maniez le cas: ce que pensent ou ses engrammes ou son mental analytique ne doit avoir aucune influence sur vos compu- tations. Vous et son ficheur savez. Lui en tant que « je » ne sais pas

12è) Ne vous étonnez de rien: auditez…»

Page 301: «…Les choses que vous ne devez pas faire sont les suivantes:

2è) Ne bousculez pas le patient. Si le cas ne progresse pas, c’est la faute de l’auditeur…

5è) N’écoutez pas les récriminations du patient en tant que récriminations; utilisez les comme données pour détecter les engrammes…»

Page 321: «…Les interdits de la dianétique:

Ne donnez jamais au patient une suggestion positive en tant que méthode thérapeutique ou pour assister la thérapie

Ne vous vengez jamais en aucune façon d’un patient qui, au cours de la rêverie, s’emporte contre vous. Suivez le code de l’auditeur. Si vous vous fâchez, il pourra sombrer dans l’apathie et il vous faudra peut-être des heures de travail pour l’en sortir.

N’évaluez jamais les données du patient et ne lui dites jamais ce qui ne va pas chez lui »

Page 322: «Ne violez pas le code de l’auditeur. Il est là pour vous protéger VOUS, et pas seulement le préclair. La thérapie ne peut lui faire de mal même si vous faites le travail à moitié, et la moitié de ce travail de travers; mais violer le Code de l’Auditeur peut vous faire beaucoup de tort parce que vous deviendrez la cible du préclair, ce qui vous coûtera, de plus, des quantités d’heures de travail supplémentaire.

N’abandonnez jamais un engramme à moitié réduit si c’est le ficheur qui vous l’a proposé.

Ne cherchez pas à improviser votre propre Dianétique avant d’avoir résolu au moins un cas et avant d'avoir travaillé sur un cas sonique, un cas non sonique et un cas au sonique imaginaire. Mettez les au clair et vous saurez. Et vous aurez vu tant d’engrammes que vos idées pourront être précieuses pour la Dianétique et après cela, et après avoir été vous-mêmes mis au clair, si vous n’avez aucune idée nouvelle sur la dianétique, quelque chose ne va pas. La Dianétique est une science en mouvement; mais ne la modifiez pas avant de savoir dans quel sens elle va…

Une rupture de promesse faite à un préclair sera quelque chose de très sérieux.

Ne vous mêlez pas de la vie privée du préclair et ne lui donnez pas de conseils. Dites lui de décider lui-même ce qu’il doit faire…»

Page 341: Le consentement tacite

«…Il peut arriver également qu’un mari et qu’une femme traversent des périodes de querelles ou de malheurs communs. S’ils s’auditent réciproquement, ils éviteront sans le savoir, mais par computation réactive, ces périodes qui les concernent tous deux en laissant ainsi en place des engrammes d’émotion douloureuse…»

Page 346: La réduction des engrammes

«…Les raisons de réduire des engrammes tardifs sont nombreuses et variées. Quand l’auditeur a des ennuis avec son préclair pour avoir violé, d’une façon ou d’une autre, le code de l’auditeur, il peut traiter cette violation comme un engramme d’émotion douloureuse et le réduire, faisant ainsi dispa- raître l’effet de cet incident chez le préclair. L'auditeur se contente de renvoyer le préclair au moment de la gaffe et de la repasser comme un engramme…»

Page 368: Les importances relatives «crois» et «ne crois pas»

«…Les établissements éducatifs, du fait même du principe d’ALTITUDE (Voir plus loin la définition, le sens donné à ce mot) et d’Autorité qui les caractérise, constituent un «tu dois me croire» social aberrant. Il est impossible de réduire la totalité d’une éducation universitaire, même si cela semble parfois désirable, mais on peut s’adresser aux moments où l’on a enfoncé des CROYANCES et l'acceptation de l’école dans la tête de l’enfant dès la maternelle et rendre ainsi à un mental pétrifié de données sa souplesse originelle, car il réévaluera de lui-même les importances relatives au lieu d'accepter des évaluations indifférenciées comme celles de «l’éducation formelle»

Par ALTITUDE on entend la différence de niveau de prestige – celui qui possède une plus grande altitude emporte, par la simple vertu de son altitude, la conviction de celui qui a moins d’altitude (On dit aussi en français: avoir de « l’ascendant »sur quelqu’un d’autre)

L’auditeur se trouvera parfois incapable de gagner suffisamment d’ALTITUDE (d’ascendant) sur certains patients pour les auditer avec sou-plesse et possède une telle altitude (ascendant) par rapport à certains autres qu’ils croient tout ce qu’il dit. S’il a trop peu d’altitude, on ne le croit pas, s’il en a trop, on le croit trop bien…»

Page 369: «…Le mental possède un «douteur incorporé» qui, s’il n’est pas entravé par les engrammes, trie rapidement les choses importantes et, au vu de leur poids relatif, résout les problèmes et formule des conclusions. Le mental rationnel s’applique aux données présentées, les compare à l’expérience, évalue leur véracité et leur attribue une importance relative dans le schéma général des choses. Chez un CLAIR, cette opération s’effectue parfois en une fraction de seconde. Chez un NORMAL, le temps nécessaire varie considérablement et les conclusions ont plutôt tendance à se rapporter à l’opinion de quelqu’un d’autre, ou à se référer à l’Autorité plutôt qu’à l’expérience personnelle…

On enseigne au NORMAL à CROIRE d’une part, sous peine d’échec, et d’autre part à NE PAS CROIRE en vertu d’une nécessité scientifique: La croyance et l’incrédulité sont impossibles à enseigner ; ce sont les produits d’un raison- nement personnel…»

COMMENTAIRE: J’ai développé cela longuement au début de ma 4ème lettre. Je conclus mon développement par la phrase suivante: Le contraire «d’accord» c’est «désaccord» et non «critique» (les deux, accord et désaccord, résultent à juste titre d’une observation critique) Ron Hubbard dit: «La croyance et l’incrédulité sont impossibles à enseigner, ce sont les produits d’un raisonnement personnel.» présidé par le fameux «douteur incorporé» s’il n’est pas entravé par les engrammes. C’est une formulation différente de la même idée. C’est exactement le même sens. Je dis aussi auparavant: Le scepticisme est une bonne attitude en ce sens qu’elle consiste à ne pas accorder sa confiance à priori (non crédulité). Le sceptique soumet les choses à son observation (étymologie) avant de prendre position, de donner son accord ou son désaccord, de croire ou ne pas croire (incrédulité). Il vérifie par lui-même et «se réfère à son expérience plutôt qu’à l’Autorité» grâce a son fameux «douteur incorporé»

Continuons la suite des citations de Ron Hubbard sur le même sujet:

Page 370: «…De même que l’officier de renseignement échouerait s’il avait signé l’ordre de ne rien croire, de même échouerait le mental affligé d’un ordre réactif de ne pas croire. Inversement l’ennemi le plus insignifiant ferait échouer la moindre organisation militaire si l’ordre en vigueur était de tout croire : l’individu échouera s’il existe chez lui un commandement engrammique de croire toute infor- mation qui lui parvient de l’extérieur.

Les engrammes relatifs au CROIRE et au REFUS de CROIRE présentent différentes manifestations, et quand bien même pourrait-on affirmer que l’un est plus ou moins aberrant que l’autre, il est certain que l’engramme d'INCRÉDULITÉ semble rendre un homme moins sociable que l’autre…»

Page 371: «…L’auditeur qui rencontre un cas extrêmement difficile et déraisonnablement sceptique devra s'atten- dre à découvrir un stock considérable de « ne peux pas croire » dans le bank des engrammes. Dans le cas d’un patient incapable de garder une opinion personnelle, mais girouettant au vent de tout nouvel interlocuteur ou citant l’Autorité (toutes les Autorités s’identifient aisément au père dans le mental réactif), il lui faudra soupçonner l’existence, entre autres, d’un « dois croire»…»

Page 379: L’allié contre l’antagoniste

«…Questionnez adroitement le patient sur son père et sur sa mère : Si leur mort ne le trouble pas (à supposer qu'ils soient morts) ou s’il s’en moque éperdument ou montre les crocs, ce sont des antago- nistes; les alliés sont ailleurs. Si le père et la mère sont considérés indifféremment ou considérés sous l'angle de la colère ou de la propi- tiation, alors soyez certains que le patient en a vu de toutes les couleurs entre la conception et la naissance comme par la suite, et soyez certains que dans ce cas, se trouvent des quantités d’alliés que l’enfant aura recher- chés à la moindre blessure ou égratignure…»

Page 380: Les fétiches

«…Il n’y a rien de mal à élever des lamas dans l’antichambre, à porter des bretelles rouges et vertes ou à conser- ver un crêpe dans son porte-monnaie pour favoriser la chance, pas plus qu’il n’est répréhensible de soupirer sur une pantoufle volée à une dame, ou de fumer des «Pittsburgh stogie». Toute DECLARATION des DROITS de l'HOMME devrait garantir la liberté de s’adonner à de telles excentricités. Mais l’auditeur peut avoir recours à ces données pour détecter des informations vitales...»

Page 388: Que faire quand le cas cesse de progresser ?

5è) «Le code de l’Auditeur a été violé. Changez d’auditeur ou réduisez le moment de violation du code»

6è) «La vie du patient comprend un dérangement émotionnel parallèle à la thérapie. Questionnez-le soigneusement et réduisez, si possible, la charge du dérangement en le traitant comme un engramme...»

Page 388: Si le cas se refuse à aller mieux

«Il est depuis longtemps une idée répandue, quoique erronée, selon laquelle les gens désirent garder leur névrose. Chez tout cas «résistant» à la thérapie, soyez sûrs que ce sont les engrammes qui résistent et non le patient; aussi n’attaquez pas le patient mais les engrammes…»

Page 393: Les drogues

«…L’alcool aide rarement qui que ce soit…

Même si certains ivrognes croient avoir des réactions de fusées, on en connaît peu qui aient dépassé l'altitude du plancher… Pourquoi le gouvernement choisit-il d’autoriser l’emploi d’un composé supérieu- rement aberrant et inférieurement stimulant, alors qu’il existe des quantités de stimulants et déprimant chimiques ? C’est là un problème que je laisse aux meilleurs mathématiciens, de préférence à ceux qui s'intéressent uniquement à l’impôt sur le revenu. L’opium est moins dangereux, la marijuana s’avère non seulement moins néfaste du point de vue physique mais aussi plus utile s’il s’agit de maintenir un névro- sé en état de produire… Sa notoriété comme son infamie sont dues sans doute aux engrammes aber- rants dont nous lui sommes redevables. Le fait qu’une drogue soit immorale et l’autre taxée est un excellent signe de l’engramme alcoolique de notre société…»

Page 394: L’autocontrôle

«…Ne comprenant pas que l’auditeur s’intéresse uniquement à ce qui a été fait AU et non PAR le patient la timidité ou quelque sentiment de culpabilité imaginaire donne parfois crédit à ce vain espoir d'accomplir seul la thérapie.

C’est impossible. La chose est claire et nette, et c’est un fait scientifique. L’auditeur est nécessaire pour un grand nombre de raisons. Il n’est pas là pour CONTROLER le préclair ou le TYRANNISER mais pour l’écouter, pour l’aider, pour computer les ennuis du préclair et y remédier…

…Il y a une autre équation qui n’est mentionnée nulle part ailleurs, mais qui est incluse dans le code de l'Auditeur et qui démontre la nécessité mathématique de ce Code: La force du bank des engrammes du préclair plus la force du mental analytique de l’auditeur sont supérieures au mental analytique et aux dynamiques du préclair. D’où la nécessité de ne jamais attaquer le préclair personnellement. Cela expli- que également le comportement de l’aberré qui se trouve attaqué dans la vie courante et la raison pour laquelle il sombre dans la colère ou l’apathie, car cette équation subjugue son analyseur…»

Page 416: Les problèmes extérieurs aux patients

«…L’auditeur a le droit de demander que, clair ou pas, le préclair résolve le problème de sa propre initiative…»

Page 417: «…Aussi bien, les activités du préclair ne concernent-elles pas l’auditeur. Des quantités de cas ont été menées à bon terme sans que l’auditeur sache même ce que le patient faisait pour vivre…»

Page 425: La thérapie interrompue

«…Durant le travail, un «patient» aura pu se montrer sceptique, sarcastique ou même méchant envers l’auditeur. Ou l’on aura pu penser que le patient était complètement indifférent à ses engrammes. Pour l'une quelconque de ces raisons, l’auditeur pourra à tort être tenté de mettre fin au travail… Le patient en est informé. Il ne manifestera peut-être aucune réaction pendant quelque temps, puis, au bout de quelques minutes, de quelques heures, ou même de quelques jours, la personnalité de base à qui l’on vient de refuser une issue se jettera peut-être sur toutes les armes à portée de sa main pour contraindre l’auditeur à reprendre la thérapie.

Bouleversé par l’interruption de la thérapie, même s’il l’avait personnellement exigée, l’ex-patient se mettra soit à décliner rapidement, soit à attaquer de front ou par-derrière l’auditeur et même la thérapie. La femme méprisée a rarement manifesté une rage aussi vengeresse que celle de l’ex-patient à qui l’on a refusé la poursuite de la thérapie. On a vu des auditeurs traînés dans la boue, leurs préclairs poursuivis et minés par des attaques violentes contre la thérapie elle-même ; on les a vus victimes de toutes sortes d’accusations et de campagnes de calomnies très désagréables de la part de préclairs à qui l’on avait refusé la poursuite de la thérapie jusqu’au libéré. Même des libérés solides et garantis, dont les maladies psychosomatiques avaient disparu et qui auraient dû se montrer des plus enthousiastes, ont créé les pires ennuis après que l’auditeur ait refusé de les mener jusqu’au stade de clair. L'ex-patient pourra avoir recours à toutes sortes de systèmes, autant de systèmes qu’en connaît l'homme pour forcer autrui à agir. L’un d’entre eux consiste à retomber dans l’apathie et à «glisser rapidement sur la pente». Un autre consiste à mener une campagne déchaînée contre la thérapie. Un autre encore à attaquer personnellement l’auditeur, l’intention vérifiable de chacun de ces systèmes étant la reprise de la thérapie.

Le mental sait comment fonctionne le mental. Et le mental qui a goûté au chemin qui mène hors de la douleur et du malheur a de fort grandes chances, si vous lui interdisez ce chemin, de se jeter sur tous les moyens qui lui permet- tront la reprise de la thérapie…»

Page 426: «Aussi désagréable qu’ait pu se montrer l’ex-patient, son attitude change du tout au tout dès que l'auditeur reprend la thérapie. Tous les efforts de destruction contre l’auditeur et la thérapie cessent et tout marche aussi bien, ou presque, qu’avant l’interruption déclarée. N’allez pourtant pas supposer que le préclair, s’il s'est montré auparavant négligent, récalcitrant, ou non coopératif, embrassera la thérapie comme un patient repentant; bien au contraire, il sera au moins aussi difficile qu’autrefois, avec un antagonisme additionnel engendré par l’ordre de cessation.

Dans ce cas, l’auditeur est à plaindre s’il reprend et doublement à plaindre s’il ne reprend pas…»

Page 426: «…Le transfert peut s’opérer en thérapie dianétique ; le patient s’appuiera solidement sur l'auditeur, le suppliera de lui prodiguer des conseils, semblera produire des engrammes pour faire travailler l’auditeur, le garder et maintenir son intérêt: autant de procédés aberrants issus d’une computation de sympathie… ceci pour expliquer son «désir d’être malade»…»

«…L’auditeur intelligent se refusera à conseiller qui que ce soit ou à diriger sa vie, car l’individu n’opère convenablement qu’en tant qu’organisme autodéterminé. En thérapie dianétique, quelle que soit l'attitude du patient, quel que soit son «désir d’être malade» ou son transfert de fardeau, quelles que soient ses remarques méchantes concernant l’auditeur pendant la séance, cette condition ne peut s'éterniser. La solution est de travailler régulièrement et correctement sur le patient… Mais en attendant, si vous interrompez la thérapie sur qui que ce soit, ne vous étonnez de rien, tout peut arriver. Le seul remède est de reprendre le cas…»

Page 427: L’évaluation de l’auditeur

«…L’auditeur doit évaluer énormément pour lui-même. Il ne doit ni évaluer pour son préclair, ni lui imposer la moindre computation. Quand le préclair compute que telle chose était la cause de ses malaises, l’auditeur accepte sa conclusion. Expliquer au préclair ce qui dans son engramme, pouvait l'affecter de telle ou telle façon, représente non seulement une perte de temps, mais sème la confusion dans l’esprit du préclair; l’auditeur n’évalue que pour déterminer s’il n’est pas en train d’accepter des données imaginaires ou incomplètes en tant qu’engramme…

Un incident ne sautera que si les données qu’il renferme sont correctes, c’est automatique… Ne craignez donc pas que l’incident qui se réduit au reparcours soit incorrect… Aussi chaque fois que l'auditeur mettra en doute des incidents, des données, ou jouera à Dieu le Père, il aura tôt-fait de se retrouver avec un cas saboté sur les bras, et le sujet ne progressera pas… Critiquer, corriger ou juger le préclair d’une façon ou d’une autre n’ont rien à voir avec la Dianétique et ralentiront le cas plus que n'importe quoi au monde…»

Page 428: «…Ne dites JAMAIS au préclair pourquoi vous cherchez quelque chose. Si vous lui dites que vous voulez une manufacture de mensonge, celle-ci produira une autre manufacture de mensonge. Si vous lui dites que vous voulez une charge émotionnelle, vous empêcherez toute charge émotionnelle de se décharger. Évaluez tranquillement la situation, réduisez tout ce qui vous semble authentique et continuez à chercher la raison qui empêche le cas de progresser…»

Chapitre; «Dianétique Passé et Futur»

Page 434: La dianétique judiciaire

«…Une fois donnée une société de personnes sans aberrations avec une culture d’où toute déraison a été extirpée, l’Homme pourra alors se montrer responsable de ses actes et à ce moment-là seulement

Mais nous devons actuellement prendre l’ombre de cette responsabilité pour la chose elle-même. Un homme N’A PAS à se soumettre à ses engrammes.

En fait, il est possible dans l’immédiat de réformer les codes de jurisprudence et de déterminer avec précision si l'acte qui a amené l’individu devant la loi était aberrant ou correspondait à une aberration de la culture, ou avait été commis au détriment d’un autre ou de la (page 435) société. Il est possible à coup sûr d’épurer le processus de punition pour condamner l’individu non pas à d’autres aberrations en tant que prisonnier ou homme déchu, mais à un niveau supérieur de raison en éliminant son aberration…

Les actions passées d’un individu qui est devenu clair devraient être rayées de son casier judiciaire tout comme le seraient des maladies car, la cause une fois extirpée, il n’y a plus aucune raison de sanctionner, à moins que la société soit elle-même si aberrante qu’elle désire opérer à partir de principes sadi- ques.

Notre société actuelle n’est pas aberrante en ce sens: le dément n’est pas tenu pour coupable ou responsable de ses actes. Manquant de définition scientifique précise de la démence, et ne sachant pas reconnaître que tous les actes irrationnels sont le fait d’une démence temporaire, la société n’a pas été capable de mener à bien son intention fondamentale.

Il s’agit là d’autre chose que d’idéalisme, car il est possible de montrer que l’aberration chez les individus et dans la société augmente en proportion de la quantité de punitions infligées.

Page 436: «…Dans son attitude envers ses préclairs ou la société en général, l’auditeur ne gagnera rien à répri- mander ou à juger les erreurs passées à la lumière de la raison actuelle. Il n’y gagnera rien, mais au contraire arrêtera le progrès. Nous n’avons pas honte de dire que la guerre à la déraison a commencé. Attaquez la déraison, pas l’Homme ni la société…»

Page 436: La dianétique et la guerre

«…Il existe une définition précise de chaque niveau social par rapport à l’échelle des tons. Une société libre, tra- vaillant en coopération  totale vers des buts communs serait une société de ton 4. Une société retenue par des décisions arbitraires et des lois oppressives serait une société de ton 2. Une société soumise aux caprices d’un seul homme ou de quelques hommes serait une société de ton 1. Une société gouvernée par le mystère et la superstition de quelque corps mystique serait une société de ton 0. (Il est clair que je ne voudrais pas vivre dans une société dirigée par Ron Hubbard et régie par les règlements de la scientologie… Pour être simple, l’échelle des tons est un classement hiérarchisé des émotions et des sentiments du plus bas vers le plus élevé. Je ne m’en souviens plus assez pour vous donner des exemples)

Le potentiel de survie dans chacun de ces cas est vérifiable par les exemples de l’histoire. Tout âge d’or corres- pond à un ton 4. Les pratiques oppressives, les appétits individuels, et les mauvais calculs divers réduisent le niveau de la société en y introduisant des éléments insatisfaits. Pour manier cette situation, l’on se contentait autrefois d’introduire encore plus d’oppression ce qui réduisait encore la survie de la société. Cette suppression supplémentaire introduisait de nouveaux engrammes et les chances de survie glissaient une fois de plus vers le bas de l’échelle des tons. Et cette réduction de potentiel s’accompagnait de douleurs dans les zones inférieures…

La guerre correspond à un ton 1 international. Ce n’est pas plus raisonnable que l’état d’un individu qui, arrivant au ton chronique 1 doit être enfermé ou qui s’y trouvant temporairement, commet un crime quelconque et se fait emprisonner. Mais il n’existe pas de geôlier pour les sociétés; à l’heure actuelle, il n’y a que la mort si bien qu’elles meurent comme on peut le constater. Jusqu’à présent aucun outil n'était à la disposition d’une nation quand une autre nation devenait folle. Par la contagion de l'aberration, les deux nations devenaient folles. Aucune nation n’a jamais complètement gagné une guerre. Aucune nation n’a jamais en fin de compte, triomphé par la force des armes. Aucune nation n’a jamais évité la guerre par la menace ou en montrant les armes…

Le fermier de l’Iowa n’a aucun conflit avec le bouquiniste de Stalingrad. Ceux qui prétendent le contraire mentent… On jongle avec des idéologies vagues, on se joue de l’ignorance des masses, et des entités non existantes à face de cauchemar font marcher le monde sous la bannière des Dieux en « Ismes ».

Aucun intérêt personnel n’est assez grand pour exiger le massacre de l’Humanité. Celui qui l’exigerait, celui qui ne chercherait pas à l’éviter en employant toutes les ressources de la raison serait un dément. La guerre n’a AUCUNE justification… »

Page 439: «…Le conflit premier de l’Homme n’est pas un conflit avec l’Homme. C’est cela la démence. Le premier conflit de l’Homme est celui qui l’oppose aux éléments qui l’oppriment en tant qu’espèce et limitent son effort vers d’autres buts plus élevés…

…Celui qui se refuse à voir cela n’est pas digne de régner. Celui qui pourrait se laisser aller à sa haine est trop dément pour conseiller.

Que peut donc conquérir l’Homme ? Il perd s’il conquiert l’Homme. Il gagne s’il conquiert ses propres peurs et conquiert ensuite les étoiles.

Attaquez les ennemis naturels de l’Homme, attaquez les bien et la guerre entre l’Homme et l’Homme ne pourra désormais être un problème. C’est cela l’attitude de la raison »

Page 440: «…La dianétique ne s’intéresse pas à sauver le monde ; elle veut empêcher le monde d’être sauvé. Une fois de plus serait fatale ! La dianétique n’est pas contre le combat : elle précise ce qui doit être combattu. Et cela inclut les sources de la souffrance humaine au sein de l’individu lui-même, au sein de la société, aussi bien que les ennemis de l’Humanité tout entière. L’Homme dans son égarement n’a pas su reconnaître ses ennemis.Ils sont maintenant visibles. Attaquez !

Page 440: Le futur de la procédure

«…Dans vingt ou cent ans, la procédure dianétique présentée dans ce volume semblera périmée. Dans le cas contraire, la foi de l’auteur en l’esprit d’invention de ses contemporains aura trouvé son démenti… On ne saurait faire autrement que de raffiner ses méthodes d’applications…

Les techniques d’application de ces données telles qu’on les trouve dans cet ouvrage seront modifiées et améliorées avant peu. Leur vertu est pour l’instant qu’elles fonctionnent et produisent des bons résultats solides et scientifiques…

Page 441: …La technique thérapeutique peut être énormément améliorée… La technique actuelle présente deux inconvénients. Elle demande trop d’habileté de la part de l’auditeur et n’est pas aussi rapide qu’on pourrait le souhaiter…»

Chapitre: «Conseil au préclair»

Page 444: 6è) Il n’est pas demandé au préclair de se débarrasser de quoi que ce soit, pas plus qu’il ne lui est demandé de croire en quoi que ce soit…

Page 445: 7è) Le préclair doit savoir que toute attitude antagoniste, sceptique ou même apathique, ou tout «désir» d’ignorer ses engrammes dérivent tout droit des engrammes eux-mêmes et que ce sont ces engrammes qui lui dictent en grande partie ses attitudes. Si personnellement l’auditeur ne lui plait pas, c’est que l’auditeur a son équivalent dans un engramme. On peut trouver d’autres auditeurs, mais ce n’est pas une excuse valable pour en changer.

Page 445: 13è) Si le préclair surprend son auditeur en train de se mettre en colère contre lui, il devra s'en référer au Code de l’Auditeur. Le Code est là principalement pour accélérer la thérapie et protéger l'auditeur, mais il est aussi d’un usage considérable pour le préclair qui, selon ses droits doit insister pour les faire respecter…

Les engrammes, lorsqu’on fait retourner le préclair très tôt sur la ligne de temps qu’il suit en thérapie, lui dictent souvent des affirmations irrationnelles. L’auditeur doit comprendre cela. Bien que les engrammes ne donnent pas à un préclair la liberté d’injurier un auditeur en dehors des séances, au cours du travail réel le préclair doit conserver ses droits tels qu’ils sont établis par le Code à savoir d'être bien traité, quoi qu’il dise ou fasse

Page 445: 14è) Le plus tôt le préclair fait valoir son libre-arbitre, et exerce son pouvoir de décision dans les affaires qui le concernent, le plus vite progressera la thérapie. Le libre-arbitre survient automatiquement. L'auditeur est là pour auditer et non pas pour être le conseiller du préclair dans la conduite de son existence.

Page 445: 15è) Si le préclair se prend lui-même à mentir à l’auditeur, il faut savoir qu’il ne fait que freiner la thérapie.

Page 448: 19è) Si le préclair se rend compte que quelqu’un essaie de l’empêcher d’entreprendre ou de poursuivre la thérapie dianétique… il peut s’agir d’une crainte à voir l’individu devenir plus énergique au point qu’il ne puisse plus être manié facilement par celui qui récrimine… Il est clair que le clair n’est plus actionné par des ficelles comme une marionnette, et dans ce cas la peur est bien fondée.

Page 450: 22è) Quand l’auditeur est l’un des parents, il risque à une période ou à une autre de la théra- pie, de se retrouver avec un gamin bien impertinent et même sarcastique sur les bras; si le parent désire traverser cette phase, il laissera se proférer la rage et suivra rigoureusement le code de l'audi- teur, en accordant à l’enfant toute la dignité de sa colère justifiée. Après tout l’enfant a le droit d'en faire au moins une démonstration après l’avoir refoulée et vécu avec elle pendant des années. Il ne pourra pas recouvrer son sentiment d’affection si sa colère est contenue ou réprimandée.

Page 453: 25è) Le préclair doit remercier l’auditeur après chaque séance. Il doit lui dire lorsqu’il se sent mieux et qu’il apprécie ses progrès chaque fois qu’un progrès aura été fait. Le préclair s’introvertit et oublie que l’auditeur lui confère sa courtoisie… Même les meilleurs auditeurs sont humains

Page 453: 26è) Il y va de la responsabilité du préclair à aider son propre cas. Il prend part aussi active- ment dans la localisation des engrammes que l’auditeur. Le préclair qui s’attend à être conduit à travers la thérapie dianétique comme s’il était une voiture, sans bon vouloir de sa part ralentit son cas considérablement.

Page 454: 27è) L’auditeur le moins énergique, homme ou femme, doit reconnaître une «esquive» quand elle se présente, et le préclair, sachant cela, ne doit pas persister dans cette technique de dérobade et doit laisser l’auditeur auditer.

Page 454 : 28è) Le préclair ne doit pas user déraisonnablement du temps de l’auditeur et de sa patience, car l'auditeur a aussi une vie à vivre, et par trop de courtoisie et de respect du code risque de se trouver abusé sans qu’il soit capable de l’empêcher. Veillez-y.

Page 455: 30è) L’auditeur peut utiliser une technique pour contacter l’information, mais c’est le préclair qui fait le travail, qui procède au rappel. Il est assisté par l’auditeur et la Dianétique. Ni l'auditeur ni la dianétique ne savent quel peut être le contenu de ses engrammes; lui seul le sait. L'auditeur et la Dianétique fournissent la marche à suivre, le préclair possède l’information nécessaire pour résou- dre son cas.

Bonne chasse !

FIN

Tout ceci a été écrit par Ron Hubbard en 1950. La date est importante à retenir.

MORALITÉ:

Le Ron Hubbard que je perçois à la lecture de ce livre, et plus particulièrement des passages relevés et cités ici n'a rien à voir avec le Ron Hubbard que je perçois à travers la relation qu’en ont la plupart des scientologues que j’ai rencontrés à l’église.

À travers ce livre, il apparaît comme un homme de libération et non d’oppression.

Alors, ce fameux Ron Hubbard que j’ai décrit comme un despote et un tyran assoiffé de pouvoir existe-t-il réellement ? Y a-t-il une de ces deux perceptions qui soit plus vraie que l’autre ? Ou tout simplement, ce sont les deux faces, l’une lumineuse, l’autre obscure, d’une même personne comme docteur Jekyll et mister Hyde.

Ne croyez pas toutefois que je le découvre seulement maintenant. Je l’ai toujours perçu ainsi, homme de libération à travers la thérapie dianétique, et je l’ai toujours perçu aussi comme un homme d’oppression à travers les règlements, d’autres textes et la plupart des comportements des scientologues.

Où est la vérité ? Qui est-il réellement ? Une chose est sûre, c’est que si vous n’acceptez même pas que ces questions soient posées, vous ne pourrez jamais avoir de réponses ! Et ces questions font partie des questions qu'il vous faut poser pour trouver les réponses à d’autres questions concernant le fait que l’église de scientologie, organisme théorique de libération, est devenue un organisme d’oppression.

Vous pouvez bien sûr me rétorquer que ça n’a aucun intérêt dans la mesure où vous vous êtes dissociés de l’église qui s’est fourvoyée… C’est un argument qui a une certaine valeur certes, mais la compréhension de ce qui s’est passé, seule, peut permettre d’éviter que le même phénomène se reproduise en d’autres temps, en d’autres lieux en impliquant d’autres personnes. Voir cette citation extraite de la lettre du comité central OT:

    «Il est impossible à des OT d’entreprendre des actions s’ils ont des doutes quant à l’origine ou à la raison des troubles à l’intérieur de l’église…»

Vous pouvez bien sûr considérer que mes perceptions de Ron Hubbard en despote ne sont que le fruit de mon imagination particulièrement fertile et encline à voir le «mal» partout. Et je n’ai aucune raison d’éliminer à priori une telle hypothèse, il se peut que je sois particulièrement sensible à cela. Une chose est certaine et je ne vous le nie pas: je suis particulièrement allergique à toute tentative ou forme de domination quelconque à mon égard… Mais est-ce un signe d’équilibre ou de déséquilibre, de bonne santé mentale ou de maladie ?

Je ferai remarquer toutefois que Ron Hubbard n’est pas un despote envers moi puisque je refuse de rentrer dans ce jeu-là, puisque je fais preuve d’insoumission caractérisée, puisque je ne lui reconnais aucun pouvoir sur moi. Par contre je le perçois comme un tyran vis-à-vis de la plupart des scientologues que j’ai rencontrés, ceci, vu le contenu de leurs propos et vu leurs attitudes vis-à-vis de Ron Hubbard et de la scientologie.

Ce sont les scientologues soumis qui le «font» despote, ce n’est pas moi qui est insoumis. Moi je ne suis l’esclave consentant de personne d’autre que moi donc je n’ai pas de maître par contre je suis l’esclave de mes aberrations personnelles dont je voudrais bien me débarrasser. Les scientologues se soumettent aveuglément à la seule vue de son nom et de sa signature, et cela est un fait indiscutable. Pour preuve, les évènements qui ont frappé l’église de scientologie en 1982 que vous connaissez mieux que moi pour les avoir vécus et en être victimes. Moi, je n’en connais quasiment rien si ce n’est les quelques informations relatées dans le document que j’ai.

Bien sûr qu’est ce que j’en ai à foutre, après tout, de la relation avec Ron Hubbard qu’ont les scientologues peu- reux puisque ce n’est pas «ma réalité » ??? Effectivement, après tout, j’en n’ai rien à foutre, Si ça les arrange comme cela, finalement c’est leur problème et ce n’est pas le mien.

Toutefois j’y mets une restriction: Je respecterais la soumission des scientologues s’ils respectaient mon insoumission. Si j’avais rencontré ces conditions, il n’y aurait jamais eu de problèmes avec eux. Mais ce contre quoi je m’insurge avec véhémence c’est qu’ils présupposent et ils voudraient que je sois comme eux, que je pense comme eux. Là je dis NON, restez chez vous, n’empiétez pas sur mon territoire. Si vous voulez vivre dans la soumission et la peur c’est votre affaire… mais très peu pour moi, je ne suis pas soumis et je n’ai pas davantage peur ! Si on m’attaque, je me défends et je mords bien !!! Respectez- moi et je respecterai même vos tares si vous les gardez pour vous. Mais tout le problème est là: Garder ses tares et aberrations pour soi si on ne veut pas s’en débarrasser, et ça c’est difficile en vérité…

Mon objectif étant de me faire auditer

Quel est mon objectif cloué devant mes yeux depuis que j’ai recontacté l’église de scientologie en février 1985 ? Recevoir l’audition dianétique ! Cet objectif n’a pas changé d’un pouce depuis, et tout ce que je fais y compris tout ce que j’écris, et spécialement même, dans ces huit lettres est fait dans cet objectif. Ça vous étonne ? Il n’y a pas de quoi ! Je cherche à rassembler les conditions nécessaires, conditions qui me sont nécessaires pour être certain d’en tirer le maximum de bénéfices.

La première condition et la condition essentielle qui me manque encore est de trouver un auditeur. Et je ne peux choisir qu’une sorte d’auditeur: un auditeur qui N’A PAS PEUR. Il ne me paraît pas possible de pouvoir avoir des gains stables dans un environnement d’audition qui contiendrait entre autres de la peur et donc en conséquence de l’oppression. Voilà pourquoi je ne peux pas me faire auditer par un auditeur de l’église officielle de scientologie sans parler des tarifs exorbitants et inabordables. Reste à savoir dans quelles mesures les dissidents sont guéris de cette maladie et aberration qui envahissent l’église officielle.

Comment voulez-vous que je respecte un auditeur qui aurait peur alors que moi, je n’ai pas peur ? La situation serait ridicule. Je ne ressentirais que du mépris pour cet individu qui serait présupposé m’aider alors qu’il a plus peur que moi !!! Ridicule, non ? Il deviendrait ma cible favorite or comme dit si justement Ron Hubbard:

    «C’est le devoir de l’auditeur de veiller à ce que le préclair ne cesse d’attaquer ses engrammes et non l'auditeur ou le monde extérieur»

Il dit aussi:

    «L’auditeur se trouvera parfois incapable de gagner suffisamment d’ALTITUDE (d’ascendant) sur certains patients pour les auditer avec souplesse» et c’est ennuyeux car un tel auditeur aura du mal à «se montrer un allié contre le mental réactif du patient en question, plutôt qu’un critique ou un agresseur du mental analytique du préclair». Et cet auditeur s’attirera des ennuis probables par autoritarisme, or « il n’est pas là pour contrôler ou tyranniser le préclair. Car le préclair n’est pas sous les ordres de l’auditeur, mais si le cas marche convenablement, le préclair fera de ses engrammes ce que l’auditeur décide parce que le mental analytique et les dynamiques du préclair veulent que le travail se fasse…»

Et pour que mon cas marche convenablement, il est particulièrement indispensable que je trouve un auditeur que je respecterai. Et je ne pourrai respecter qu’un auditeur capable de confronter le contenu de mes lettres que je destine entre autres, parmi leurs divers usages, à mon dossier de préclair car il y a assurément à l’intérieur de mes lettres malgré leurs formes et leur contenu rationnels bien des données exploitables pour mon audition dianétique, données que je suis parfaitement conscient de fournir même si je ne l’annonce pas. Mon objectif étant de me faire auditer, la bonne manière est de se livrer sans aucune retenue ou cachotterie qui ne présenteraient aucun intérêt. L’auditeur n’est pas là  pour me démolir. S’il le tentait, il me donnerait immédiatement la preuve qu’il ne sera pas un bon auditeur pour moi et je ne le choisirai pas.

Les propos que j’ai tenus tout le long de ces lettres, il importe que je ne les rabâche pas indéfiniment. Pour cela il faut que mes propos soient d’abord reconnus comme écoutables à défaut d’être reconnus comme vrais. Ceci est une autre affaire qui n’est pas du domaine strict de l’audition de mon cas. Mes propos peuvent par ailleurs être sujets ou matières à réflexion. Dans un premier temps, la réaction d’un éventuel et potentiel auditeur à mes lettres sera pour moi significative de sa capacité ou de son incapacité à pouvoir m’auditer. Et je préfère que ceci se révèle avant de commencer le processus et non au cours du processus entamé car je craindrai alors ma réaction si l’auditeur s’avérait ultérieurement incapable de m’auditer par suite d’une rébellion de ma part provoquée par une incapacité de l’auditeur à confronter mes propos.

Par contre, David Mayo, vous ne serez pas mon auditeur à cause de votre éloignement géographique donc vous pouvez considérer mes propos d’un autre point de vue que celui de l’auditeur. Cela dit, il est évident que le fait d'être auditeur ne peut qu’influer sur la façon qu’a l’individu d’aborder le monde extérieur puisqu’il est en possession de données particulières au sens ou elles illuminent et éclairent la vie autrement. David Mayo, vous pouvez considérer mes propos en tant qu’opinion discutable et les discuter si vous le souhaitez, d’autant plus que je vous ai nommément mis en cause. Vous avez le droit à la légitime défense si je me suis trompé. C’est possible car je vois tout cela aussi de loin. Je préfère rencontrer les gens en chair et en os, je m’expose ainsi moins à d'éventuelles erreurs de jugement. D’ailleurs j’ai exprimé clairement que je recherchais à connaître votre opinion et votre point de vue en tant que représentant «représentatif» de ce que serait «l’idéal» de la scientologie à l’heure actuelle dont je peux penser que vous l’incarnez.

Dans l’attente de votre réponse.

Mes salutations.


9ème lettre - Fin octobre 1985

Scientologie, les fondements de la pensée

Ron Hubbard est le docteur Jekyll et Mister Hyde de la spiritualité

Cher lecteur

C’est encore moi ! Et oui je n’ai pas encore fini ! Pour l’instant il est encore question de poursuivre l’entreprise que j’ai entamée dans ma précédente et huitième lettre, laquelle n’est d’ailleurs qu’une suite logique et cohérente des autres. Il n’y a là rien d’incongru, ni de retournement de veste pas plus que de «rétablissement» de la vérité qui aurait pu être précédemment «bafouée».

C’est simplement une question d’objectivité, d’honnêteté, d’intégrité. La tâche à laquelle je suis attelé à l’heure actuelle est de découvrir et de relever tout ce qui, dans les écrits originaux de Ron Hubbard que j’ai lus, est en accord parfait avec les «conceptions» de l’univers que j’ai, donc que Ron Hubbard partage avec moi et d'autres certainement.

Le deuxième livre que j’ai lu est: «Scientologie, les fondements de la pensée» de 1956

Le troisième livre que j’ai lu est: «Dianétique 55» écrit en 1955

Dans les trois livres en question, je dois dire que je n’ai RIEN trouvé avec quoi j’aurais pu être en désaccord. Je n’ai trouvé que des choses avec lesquelles je ne peux être qu’en accord. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché les désaccords, je pense que vous pouvez avoir confiance en mon esprit critique à ce sujet. Là il n’y en a pas, alors je le dis.

Je ne fais en quelque sorte que poursuivre mon enquête et «instruire le procès» de la scientologie avec l'impar- tialité nécessaire à tout juge d’instruction. À la lecture de ces trois livres de base, les propos, idées, opinions, conceptions de Ron Hubbard ont pour caractéristiques particulières de «s’opposer» à la description que j’ai faite de lui en dictateur.

En fait le terme «opposer» est peut-être impropre. En réalité, ces deux perceptions complètement «opposées» sont contradictoires et incompatibles. Mais Ron Hubbard réussit la prouesse de les faire cohabiter en une seule personne. Son esprit ne les op-pose pas mais les juxta-pose. Il les fait exister l’une à côté de l’autre en lui-même. Cela ne fait aucun ravage dans mon esprit car je peux le concevoir. Ron Hubbard prouve que c’est possible. Il est le docteur Jekyll et mister Hyde de la spiritualité avec deux visages l’un angélique, l’autre diabolique.

Je considère que celui qui a écrit les trois livres que j’ai lus et dont je vous parle était sain d’esprit en 1950, en 1955 et en 1956 dates auxquelles il les a publiés et je continue de persister à douter de la santé d’esprit du même homme qui a écrit certaines clauses des règlements de scientologie en 1965. J’y vois une régression. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé entre temps, mais il a changé son fusil d’épaule. En plus, il a pris la grosse tête.

Je passe du coq à l’âne. Je me souviens de l’amusement que j’ai ressenti, il y a quatre ans et demi à la panique et à l’affolement que les scientologues ressentaient lorsque je leur avais annoncé ma décision de cesser de faire route avec eux et de demander le remboursement de l’argent que j’avais avancé et que je n’avais pas utilisé.

Et c’était des auditeurs en plus ! Vraiment, quel spectacle ! La déroute… Sur l’échelle des tons, le niveau «peur» est bien bas ! Et c’est là qu’ils se situaient. À l’heure actuelle, ils m’ont promis mon remboursement de mes 54000 Francs dans quinze jours alors que ça devrait être fait depuis trois mois uniquement parce qu’il m’a fallu trois mois de promesses non tenues pour que je me fâche et les menace de poursuites judiciaires avec l’appui de leur plus grand ennemi, une association anti-secte, l’ADFI. Là encore, ils n’assument pas leurs engagements et leurs responsabilités de leur plein gré mais sous la contrainte, la menace et la peur d’une punition de la société par l'intermédiaire de la justice. En vérité, voilà des individus peu libres !!!

CONCLUSION: Une fois mon argent récupéré, et ça ne saurait tarder maintenant puisque je l’aurai le 26 octobre 1985, je n’aurai plus aucune raison d’être encore en relation avec ces scientologues «atterrés» (jetés à terre) donc il ne me reste plus qu’à ne plus leur accorder mon attention et à me tourner vers des scientologues qui eux sont «debout» et de faire route avec ces derniers. La scientologie est là pour aider ceux qui veulent vivre «debout» à se relever et non à «atterrer» les hommes et les mettre «à genoux » devant une idole. Toutes les réflexions que j’expose ici en guise d’introduction à cette neuvième lettre me font penser à une phrase de Dane Tops qui avait retenu mon attention car je n’en saisissais pas complètement le sens. La voici:

    «Au sujet d’une éventualité où les scientologues officiels et dissidents seraient amenés à faire appel à un arbitrage extérieur pour régler leurs différends et trancher leurs désaccords: …Nous ne rendrons jamais cette planète claire…

    De plus, une action pareille nous discrédite aux yeux du public et rend risibles nos prétentions à posséder une technique complète de la communication en tant que «solvant universel»...»

Dane Tops, il y a plus important qu’une TECHNIQUE de communication, je le répète, c’est le DESIR réel, l'INTEN- TION de communiquer, de comprendre. Cela nécessite l’honnêteté absolue et le rejet de toute tentation de tricher, de cacher quelque chose. Mais ici en l’occurrence ce n’est pas le problème. Ce qui vous fait défaut à tous, c’est de pouvoir confronter les causes réelles des problèmes de la scientologie que j’ai décrites en long, en large et en travers.

En fait, ce que je ne comprenais pas très bien dans cette phrase, c’était l’image de «solvant» appliquée à la communication. Et il y a quelques jours, j’ai réfléchi à cette histoire de communication et de solvant et j’ai compris par le biais de jeux de mots, en fait en prenant le mot de «solvant» à la lettre et je ne résiste pas au désir d'expliquer comment j’y suis parvenu car je trouve cela très drôle tellement c’est « bête». Si on prête une attention méticuleuse aux mots, on peut s’apercevoir qu’ils sont très «éloquents» !!! Et pour cause… Étymologie de «éloquent» du latin «loqui» = parler. Il est normal que les mots «parlent» puisqu’ils sont les éléments de la parole.

  • Solvant, soluble, solution, dissolution, dissoudre, résoudre, résolution, etc… Étymologie: du latin «solvere» = disjoindre, délier, désagréger…
  • Solution: Dénouement d’une difficulté, Mélange homogène de deux ou plusieurs corps, et en particulier, liquide contenant un corps dissout. Dissoudre: Amener un corps solide ou gazeux à former un mélange homogène avec un liquide.

Prenons la chose du point de vue strictement chimique. Dans la nature, le solvant le plus courant et connu est l'eau d’où les eaux minérales qui ont dissout les minéraux contenus dans les roches qu’elles ont traversées en pénétrant le sol. Et aussi l’eau de mer qui est entre autres une «solution saline». Le corps solide, le cristal de sel ou de sucre par exemple se «dénoue» se «délie», se «désagrège» dans le solvant qu’est l’eau pour donner une solution saline ou sucrée. Le corps solide perd ses contours et se «répand», perd sa forme mais non sa substance, car il transforme le solvant, il «l’enrichit» et en fait une solution salée ou sucrée. Si l’on fait évaporer le solvant la substance salée ou sucrée réapparaît sous sa forme solide cristalline, limitée par ses contours.

On parle de se «heurter» à un problème qui est «dur» comme un corps solide, qui présente des aspérités, on parle de problèmes «épineux» (en matière d’aspérité, on ne fait pas mieux) Par contre, on ne se heurte pas à un liquide, à un solvant, on parle de coup d’épée dans «l’eau», c’est-à-dire qui n’a pas rencontré de résistance, d’obstacle.

Corps solide  +  solvant = solution.

Problème + communication = solution.

On peut considérer le mot solution appliqué au mot problème dans son sens chimique le plus strict, à savoir que le problème par la communication a perdu sa forme «anguleuse» et «dure» et s’est intimement mêlé à la communication pour se transformer ensemble en solution, c’est-à-dire que le problème a disparu dans sa forme originelle et a enrichi la communication. Comme quoi, l’image de solvant appliquée à la communication est on ne peut plus pertinente !!!

Moi, je trouve cela marrant… et d’où l’intérêt de ma «communication».

Citations extraites du livre: «Scientologie, les fondements de la pensée» écrit en 1956

Chapitre 5: «Le Triangle d’ARC»

ARC = A de Affinité, tendance à occuper le même espace

     = R de Réalité, accord sur ce qui est considéré réel

     = C de Communication, échange entre deux «points»

Page 39: «…La communication est le solvant universel. Elle dissout toute chose…»

COMMENTAIRE: cest-à-dire transforme en solution !!!

L’ensemble des trois: Affinité + Réalité + Communication donne la compréhension.

Compréhension, préhension du latin «prehendere» = saisir.

Un solvant s’il ne rencontre jamais de solide ne pourra jamais dissoudre, en quelque sorte il a besoin du solide pour exercer sa fonction, son «être». De la même manière, on peut dire que la seule raison d'«être» de la communica- tion lui est donnée par la rencontre de problèmes donc que la communication n’existerait pas si les problèmes ne lui donnaient pas matière à communiquer justement. De la même manière, réciproquement, les problèmes resteraient insolubles sans la communication de leurs éléments. En quelque sorte, les problèmes sont nécessaires à la communication et la communication nécessaire à la solution.

Chapitre 3: «Les conditions d’existences»

Page 31: «…L’homme et toute forme vivante de cet univers semblent aimer énormément les problè- mes. Un problème, c’est plus important que la liberté. Les problèmes soutiennent l’intérêt… Quand un homme a un problème qui le prend tout entier et qu’il ne peut résoudre, c’est qu’en réalité, il a trop peu de problèmes. Il lui en faut davantage…»

Page 32: «…L’aliénation des oisifs est une affaire de pénurie de problèmes…

…Un problème est défini comme deux ou plusieurs buts qui s’opposent. Ou une intention contre une autre. L’homme serait misérable s’il avait la possibilité de créer des effets illimités. Vous le verriez sombrer dans l’apathie s’il pouvait posséder n’importe quoi, n’importe quand, n’importe où. Cela semble très probable car les conditions d’existence sont toutes subordonnées aux besoins de problèmes, comme le montre couramment la démarche scientologique et ses résultats… Le problème est sans doute l’antidote de l’inconscience. C’est à coup sûr l’antidote de l’ennui.

Page 49: Les expériences de la scientologie ont permis de découvrir que l’individu commence à éprou- ver des problèmes quand il n’en a pas suffisamment. Selon un vieil adage, si vous voulez que quelque chose soit fait, donnez le à un homme occupé…»

COMMENTAIRE:

J’ai une illustration très concrète de tout cela tout simplement par mon expérience personnelle. Ça va bien mieux depuis que j’ai décidé d’être audité d’une part parce que je pense y trouver une solution, et d’autre part parce que je suis occupé à résoudre les problèmes posés par cette intention, notamment les problèmes vis-à-vis de l’église de scientologie exposés au cours de ces précédentes lettres.

Évidemment vous pourriez me dire qu’il y a peut-être des problèmes plus intéressants et plus positifs que cela et c'est vrai. Le problème auquel j’ai été confronté et auquel j’ai cherché une solution, consiste simplement à avoir essayé et réussi à empêcher un agresseur extérieur de me nuire. Vous pourriez me demander pourquoi je me suis jeté dans la gueule du loup alors que vous pouvez penser que j’aurais pu l’éviter.

On peut dire qu’il y a une bonne raison à cela à savoir que j’avais réellement et j’ai toujours d’ailleurs l’intention de me faire auditer avec la dianétique car je pense que ça me sera très profitable car je suis dans de bonnes condi- tions pour en tirer le maximum et par ailleurs je prends garde à ce que toutes les meilleures conditions soient réunies. Cela dit, ce n’est pas encore fait puisqu’il me faut trouver un auditeur qui satisfasse mes exigences. Et cela n’est pas acquis même chez les dissidents. J’ignorais par ailleurs l’existence des dissidents et c'est ainsi que je les ai connus.

L'audition ma seule planche de salut

Donc considérant que l’audition dianétique était ma seule planche de salut, que c’était pour moi une question de vie ou de mort, et je ne dis pas cela pour faire un effet de style. En début 1985 je voulais me suicider par la pendaison. En effet je suis dépressif chronique depuis toujours et je suis obsédé par le suicide depuis ma première déception amoureuse à l’âge de 19 ans. Et depuis les déceptions amoureuses se sont accumulées.

Il me fallait ou m’aurait fallu une raison majeure pour renoncer à l’audition dianétique. Voilà pourquoi, pressentant le danger, je l’ai quand même couru, et je m’y suis exposé car ainsi j’avais l’occasion réelle de tester les scientologues et c’est à l’œuvre qu’on peut réellement juger l’ouvrier. Ils n’ont pas passé le cap de ce test, ils m’ont terriblement déçu car trahi et, en conséquence je ne pouvais avoir aucun remord, regret de renoncer à l'audition dianétique. Au moins j’avais essayé. Et visiblement avec eux la preuve était faite que ce n’était vraiment pas possible.

Mais toute chance n’est pas perdue puisque j’ai fait connaissance ainsi des dissidents. Sans cela je ne les aurais pas connus. C’est une mise au point importante à mon avis car on me fait souvent des réflexions, ou des réserves de ce genre, au sujet des risques que j’ai pris, simplement par incompréhension réelle de l’état psychologique intérieur dans lequel j’étais et je suis toujours actuellement.

Et si cela est l’illustration que les problèmes sont utiles à l’homme, je voulais illustrer que la communication est utile à la solution en portant un regard rétrospectif sur mes lettres que pour l’instant on peut considérer unique- ment comme un monologue. En effet, j’exprime ce que je ressens et ce que je pense mais à l’heure actuelle, je n’ai envoyé que mes quatre premières lettres à destination de Ron Hubbard. Lui arriveront-elles un jour ? On peut en douter. M’a-t-il répondu ? Assurément NON. Pourtant j’estime que quelque part il y a eu communication en partie avec lui puisque après avoir esquissé son portrait de tyran et de despote que je perçois, donc qui a un certain degré de réalité quelque part, cela m’a amené à porter un intérêt enfin à ses écrits à travers les livres de lui que j'ai en ma possession depuis plus de quatre ans et demi et que je n’avais jamais lus car pour tout dire les scientologues m’ont écoeuré et dégoûté de Ron Hubbard.

Et je pense malheureusement ou heureusement, les scientologues doivent écoeurer à jamais et définitivement bien des personnes qui ne connaissent donc pas réellement la scientologie mais qu’ils cherchent à intéresser, tant ils sont maladroits. Mais s’ils sont maladroits c’est parce que leur relation à la scientologie est aberrante et en réalité, ils font plus de tort à la scientologie qu’ils ne lui rendent service par leurs incompréhensions et leurs incompétences aveugles et fanatiques. Sachez bien que ce que j’exprime de ce que je ressens de Ron Hubbard et de la sciento- logie n’est pas propre et particulier à moi, c’est ce que ressentent et pensent la majorité des personnes qui ne sont pas scientologues.

Seulement après avoir vidé ma colère contre la scientologie, les scientologues et Ron Hubbard, j’ai pu m’intéresser à ses livres réellement. Et encore, je m’y suis intéressé avec le souci de relever les éventuelles incorrections que j'aurais pu y trouver ! Je n’en ai trouvé aucune dans ces trois livres mais c’est seulement ainsi que j’ai pu réellement les lire et les comprendre d’autant mieux que j’ai retrouvé l’expression des mêmes idées que j’ai développées dans mes propres lettres accusatrices. Donc en lisant ces trois livres on peut dire qu’il y a eu une communication en partie de Ron Hubbard vers moi.

Or problème + communication = solution.

Oppresseurs ou libérateurs ?

J’ai un gros problème vis-à-vis de Ron Hubbard et des scientologues puisque je les perçois comme oppresseurs simultanément à libérateurs.

Voici la communication à l’œuvre: j’exprime clairement mes positions d’une part et d’autre part à la lecture de trois livres de base de Ron Hubbard je prends connaissance de ses positions qui sont similaires aux miennes, du moins une partie !!! STUPÉFACTION. !!!

Problème + communication = solution.

Une lumière jaillit. Il s’ensuit entre autres que le Ron Hubbard que j’ai perçu comme oppresseur est dans la tête des scientologues par qui j’ai eu une image de lui. Le Ron Hubbard tyrannique est le «petit vélo» qui trotte dans la tête des scientologues infantiles avides d’un père tout puissant qui régente sa marmaille quelque peu immature et inconsciente avec une discipline de fer propre aux militaires dont il doit avoir la nostalgie quand on voit les uniformes et les grades en scientologie. Bien sûr Ron Hubbard fait plus que se prêter à ce jeu-là. C’est un rôle qui lui va comme un gant. Les hommes soumis engendrent les tyrans. Tous les problèmes ne sont pas résolus, mais on avance, ça se décante et j’y vois plus clair.

Citations extraites du livre: «Scientologie, les fondements de la pensée» écrit en 1956

Chapitre 2: « Principes de base»

Page 16: «…La DESTRUCTION (en termes d’action), c’est la création de quelque chose qui s’oppose à la création de quelque chose d’autre… Le fait que le mur se tienne là et l’acte de l’abattre sont tous deux des actions « créatrices ». Comme nous pouvons trouver à redire au fait qu’un mur soit abattu, nous dénigrons (maudissons, méprisons) la forme de création qu’implique le fait d’abattre le mur, en la nommant « destructrice ». Les FAITS nous montrent qu’une chose comme la destruction n’existe pas. C'est seulement une création qui s’exerce contre une autre…

Chapitre 3: «Les conditions d’existence»

Page 23: «…L’aptitude à assumer ou à accorder l’être est probablement la plus grande qualité humaine. Il est même plus important de pouvoir accorder l’être aux autres que de pouvoir l’assumer soi-même

Page 29: «…Si vous n’acceptez pas qu’un autre puisse créer un effet sur vous (et il y aura toujours un autre) il s’ensuivra des conséquences désastreuses…»

C’est ce que j’explique au début de ma sixième lettre: une vraie communication implique un échange réciproque et non unilatéral, implique l’acceptation des effets des paroles de l’autre sur soi, s’il s’agit d'une communication ver- bale par exemple. J’explique que toute tricherie en la matière fausse totale- ment la communication. Il ne suffit pas de connaître les techniques, encore faut-il avoir l’intention de les utiliser honnêtement, avec intégrité. C’est le reproche que je faisais à leur cours de communication.

Chapitre 5: « Le triangle d’ARC»

Page 3: «…L’affinité est fondamentalement considération de distance bonne ou mauvaise. L’affinité complète aurait pour fonction essentielle de permettre d’occuper le même espace que quelque chose d'autre… »

Page 40: «…La communication, c’est essentiellement quelque chose qui est envoyé et qui est reçu. L'intention d’envoyer et l’intention de recevoir doivent être présentes l’une et l’autre, dans une certaine mesure, avant qu’une vraie communication puisse s’établir. Les conditions de la communication peuvent donc être réunies, apparemment, sans qu’il y ait communication…»

Page 41: «…Plus les gens sont bas sur l’échelle des tons, et plus il devient difficile de communiquer avec eux, et plus les choses sur lesquelles ils vont se mettre d’accord deviendront «solides». C’est ainsi que dans la partie supérieure de l’échelle, nous avons la discussion amicale et, tout en bas, la guerre. Quand la haine tient lieu d’affinité, l’accord a la solidité de la matière et les communications sont… des balles !!!»

Chapitre 6: «Le pourquoi»

Page 43: «…La vie est un jeu. Un jeu se compose de libertés, de barrières et de buts… La liberté n'existe pas sans barrières. Une abondance de barrières ou une liberté totale signifient une absence de jeu. Ce sont deux situations aussi cruelles l’une que l’autre, aussi dépourvues de but…»

Page 44: «… Lorsque le déséquilibre entre libertés et barrières se fait trop fortement sentir, les gens sont malheureux.

«être libéré de» n’est valable que pour autant qu’il y ait un endroit où l’on soit libre DE. Un désir sans fin d'«être libéré de» est un piège parfait, la peur de tout.

Rivé à de trop nombreuses barrières, l’homme brûle d’envie d’être libre. Mais livré à une liberté totale, il est sans but et misérable.

Il est possible d’être libre au milieu de barrières. Si les barrières sont connues, si les libertés sont connues, il est possible de vivre, d’être heureux, d’avoir un jeu, d’exister…»

Page 46: «…Un être est pan déterminé dans n’importe quel jeu qu’il domine. Il n’est autodéterminé que dans le jeu dans lequel il est inférieur…»

Page 47: «…Bien que, dans son combat, l’homme n’ait à la bouche que le cri de liberté, il ne réussit qu’à se prendre un peu plus au piège. La raison en est simple. Un jeu se compose de libertés, de barrières et de buts. Quand l’homme abandonne l’idée de restrictions ou de barrières, il en perd sur le champs le contrôle. Il se retrouve devant elles autodéterminé, ayant perdu sa pan détermination, de sorte qu’il ne peut plus les contrôler. Laissées sans contrôle, les barrières le prennent au piège séance tenante…»

Chapitre 7: «Les 3 parties de l’homme»

Au sujet de la réincarnation et autres notions:

Page 66: «…Cela n’a rien à voir avec la «croyance» ou l’idée que les choses sont ainsi. En scientologie, il n’est pas question de forcer les gens à tirer des conclusions. L’individu expérimente cela pour lui-même. Personne ne s’attend à ce qu’il accepte des conclusions qu’il n’a pas expérimentées…»

Page 70: «…Jadis les dissertations sur le mental et les philosophies de la vie contenaient beaucoup de spéculations, et très peu de preuves véritables. Ces philosophies étaient donc des créations et quand un philosophe était au travail, il contre créait une philosophie. C’est là toute la différence avec la scientologie: nous nous occupons de découvertes. Les seules choses créées dans le domaine de la scientologie sont ces livres et ces travaux dans lesquels elle est présentée.

Les phénomènes découverts en scientologie, quant à eux appartiennent à tous les hommes, à toutes les formes vivantes; ils les découvrent par eux-mêmes. La scientologie ne fait aucun effort de contre création sur chaque thétan qui passe par là (Thétan = individu, personne) On peut évidemment concevoir la scientologie comme une création, la concevoir comme submergeante. Mais il faut la considérer sous un autre angle, car son intention est d’aider la vie en général, de lui permettre de mettre en place une civilisation et un jeu meilleurs.

Il n’y a point de principes de scientologie qui ne puissent être démontrés par des méthodes rigoureuses scientifiques…»

Chapitre 8: «La détermination de la connaissance»

Page75: «…La raison pour laquelle la connaissance a été mal comprise, en philosophie, c’est qu’elle n’est que la moitié de la réponse. La connaissance n’est jamais totale. Par définition la connaissance est ce qui est perçu ou appris ou emprunté à une autre source. Ce qui implique clairement qu’apprendre, c’est être effet… À l’autre bout du spectre de la connaissance, nous avons cet aspect délaissé de l’existence que sont la création du savoir, la création de données, de pensées, la considération cause, les idées développées par soi-même, à l’opposé des idées d’autrui. La raison pour laquelle la scientologie est un sujet d'étude si fascinant, c’est qu’elle permet à chacun de créer ses propres idées en décortiquant celles d'autrui…» Ça c’est l’idéal… Ça me ferait plaisir de rencontrer des scientologues qui soient comme cela et non des perroquets !!! Ron Hubbard a dit…

Page 78: «…La communication est fondamentalement cause – distance – effet. Presque tous les boule- versements et angoisses qui se produisent dans les relations humaines viennent d’un déséquilibre entre la cause et l’effet

Il faut à la fois consentir à être cause de nouvelles données, de déclarations, d’hypothèses, de considérations et à recevoir des idées, des hypothèses, des considérations (c’est-à-dire être effet) Le désir d’une personne de provoquer un effet est si grand qu’elle approche de très près les choses qui peuvent provoquer un effet sur elle. C’est ainsi qu’elle est prise au piège. À première vue, si peu de per- sonnes créent des données et tant d’autres en reçoivent, qu’il semblerait, compte tenu du fait qu'une personne ne peut être affectée que par ses propres considérations, que les personnes recherchent plus les effets que les causes.

L’expérience nous a montré de façon précise qu’il n’y a rien qu’une personne dédaigne réellement sur le plan de l’effet. Elle prétend ne pas aimer ou ne pas prendre plaisir à certains effets et proteste contre eux, mais elle sait très bien que le mécanisme même de la protestation amène l’effet à se rapprocher davantage. C’est là la règle, conséquence de l’échec répété de la personne à produire un effet dans les jeux et à n’en point recevoir. Insiste-t-elle pour qu’on ne produise sur elle aucun effet et elle perd. C’est pourquoi elle aurait dû dire qu’elle aimait l’effet»

C’est un peu fumeux tout cela d’ailleurs comme toutes les citations que je fais de ce second livre. Ron Hubbard ne restera pas dans les annales comme un grand penseur !!! C’est ce que je ressens en été 2009, date à laquelle je tape ce manuscrit sur ordinateur.

Page 78: «…C’est pourquoi le désir qui a prévalu est celui d’être effet et non d’être cause. Voulez-vous étudier le sujet de la responsabilité ? Étudiez l’effet et la cause. La personne qui fuit toute responsabilité désire en fait être effet, seulement effet, et celle qui peut assumer une responsabilité doit être disposée à être cause.

L’étude, la recherche, le fait de recevoir une éducation sont des actions dans lesquelles l’individu est effet et qui l’amènent à prendre moins de responsabilités. Ainsi s’il est vrai que l’individu ne peut pas vraiment s'attirer des ennuis, peut-il néanmoins se conformer à un modèle de pensée qui le rend moins efficace, étant donné qu’il désire être effet, et cela quand il souscrit aux pensées qui ont généralement cours dans l'univers où il se trouve. S’il croit qu’il doit recueillir toutes ses données ailleurs qu’en lui-même, il se trouve alors effet de la connaissance, effet des univers et des postulats, et ses capacités à former ou à forger un savoir diminuent peu à peu…»

Souvenez vous de mes histoires de nourriture spirituelle et des indigestions provoquées par des «overdoses» d’une absorption effrénée d'aliments, même sains au demeurant, et à plus fortes raisons s’ils sont toxiques comme certaines idées de Ron Hubbard.

Page 80: «…En général l’individu est responsable de tout ce qui lui arrive. Quand l’individu souhaite provoquer beaucoup d’effets intéressant et choisit de s’enfermer dans de nombreux univers ou pièges, il se retrouve dans un état de confusion à propos de ce qu’il fait, de l’endroit où il est ou de tout ce que cela veut dire. La scientologie montre à chacun ce qui, selon son opinion même, est susceptible d’être observé ou changé, avant de l’amener à opérer lui-même un changement dans sa condition.

On ne peut donc pas parler de la connaissance comme d’un tout. Retenez cette donnée. La soif de savoir serait donc la soif de postulats faits par d’autres individus, elle conduirait à oublier que nous avons nous-mêmes participé à la création de ces postulats et que nous avons dû suivre une certaine voie afin de pouvoir contacter les postulats d’autres thétans.(personnes)…»

Page 81: «…Parce que l’on est effet de la connaissance, créer des données, des considérations ou des faits, éloigne l’individu de l’état d’effet. S’il désire vraiment être effet et si c’est là sa considération première, il ne voudra guère émettre d’informations, mais il est indispensable qu’il y arrive dans une certaine mesure s’il veut sortir des pièges dans lesquels il est pris…

…Moins il crée de barrières et de pièges, plus l’individu perd le contrôle des barrières et des pièges; s’il souhaite être effet, il doit bien sûr perdre ce contrôle, sinon il ne pourra s’y faire prendre…»

Page 82: «…En d’autres termes, il existe deux possibilités extrêmes aussi peu désirables l’une que l'autre pour l’individu. La première consiste à mettre l’accent uniquement sur les données ou connaissances créées par l’individu lui-même. Cela a pour conséquence non seulement l’absence de relations interpersonnelles mais aussi le désir de produire un effet, comme cela se voit chez les peuples barbares. Le résultat en est une cruauté sociale impensable dans une nation civilisée. L’autre extrême serait d'interdire toutes sortes de connaissances créées par l’individu lui-même pour n’admettre que les données et considérations produites par les autres. Nous créerions ainsi un individu sans responsabilité, si facilement manié qu’il ne serait plus qu’un pantin…»

Page 83: «…Nous connaissons ces individus qui se veulent les seuls à avoir le droit de faire un postulat, à émettre un ordre, qui se soucient plus de leur autorité que du confort ou de l’état de millions de gens et dont nous avons souffert (Napoléon, Hitler, l’empereur Guillaume, Gengis Khan, Attila). Nous connaissons aussi ce lettré qui s’est usé la vue à étudier, qui jouit d’une autorité immense auprès du gouvernement et qui ne sait pas cependant s’y prendre avec son compte en banque ou avec son chien. Chacun de ces cas dénote un déséquilibre total. Celui qui veut secouer la planète n’est pas le moins du monde désireux d’être effet de quoi que ce soit (et tous les hommes nommés plus haut étaient de fameux lâches). Et nous avons au contraire l’homme qui ne sait absolument pas de quoi vous lui parlez si vous lui demandez d’avoir une idée personnelle…»

COMMENTAIRE:

Et cela me fait penser à David Mayo. Cette citation ne décrit-elle pas exactement ce que j’ai dit au sujet des fausses précautions au sujet des données verbales:

Merrill Mayo dit: «…D’après ma propre expérience d’auditeur… je sais que David n’aurait jamais discuté de la tech avec moi…

Ce qu’il disait c’était: «Tu as la responsabilité de connaître la technique, si tu as des incompris, clarifie les… (Et vous donc, si vous avez compris vous pourriez peut-être l’aider en formulant différemment de Ron Hubbard les mêmes idées. Croyez-moi ça aide beaucoup d’exprimer les mêmes idées de diverses manières; votre compréhension peut amener la sienne) «Ne me questionne jamais sur la tech, je ne suis pas source(source = Ron Hubbard) et il se tenait à cela sans déviation »

Et Merrill Mayo de trouver cela admirable comme tous les scientologues d’ailleurs… Excusez-moi, mais moi je trouve cela déplorable. J’y ressens chez David Mayo l’expression d’une peur indicible.

Et quant au début de la citation de Ron Hubbard, page 83:

«Nous connaissons ces individus qui se veulent les seuls à avoir le droit de faire un postulat, à émettre un ordre, qui se soucient plus de leur autorité que du confort et de l’état de millions de gens et dont nous avons souffert»

Il ne croit pas si bien parler de lui-même. Je crains que les scientologues ne vous assimilent à leur insu bien sûr, à l'un de ces tristes individus… La preuve c’est que pour donner du poids à leurs arguments, ils éprouvent le besoin de trouver un appui en vous citant. Dans la mesure où ils ont sorti vos propres mots, ils s’imaginent invulnérables. Vous êtes la caution suprême.

Cela signifie donc qu’ils doutent de leur propre jugement, comme David Mayo quand il répond, effrayé: «Ne me questionne jamais sur la tech, je ne suis pas source» A-t-il peur que la foudre, la colère et la vengeance du Dieu suprême de l’Olympe scientologique Jupiter alias Ron Hubbard, ne s’abatte instantanément sur lui ? Il en semble pétrifié d’avance, rien que d’y penser !!!

Quand on pense que ces imbéciles du RTC prétendent que Ron Hubbard s’est fait avoir durant de nombreuses années par cette «brebis galeuse» de David Mayo qui serait par ailleurs une personne suppressive !!! C’est complètement irréel. Si dans le couple Ron Hubbard et David Mayo, il y avait un oppresseur et un opprimé, il n’y aurait qu’une solution possible et réaliste:

Celle de Ron Hubbard en oppresseur et de David Mayo en opprimé.

L’inverse est totalement inenvisageable, impossible et exclu.

Et si Ron Hubbard désire rester le maître incontesté, croyez vous qu’il est assez con comme le prétend le RTC pour choisir comme acolyte pour le seconder quelqu’un susceptible de le remettre en question. Vous rigolez !!! Ce n’est pas sérieux. Un maître choisit un esclave, son complément naturel. Un supérieur choisit des seconds inférieurs dociles et soumis.

Citation d’un dissident:

    «Nous pensons que vous partagerez notre opinion selon laquelle parmi de nombreuses aptitudes, LRH a une perception sans égale, au niveau théta (spirituel) des autres êtres. Et c’est une invalidation totale, par ailleurs inconcevable et insultante que de décrire LRH comme s’étant fait avoir pendant aussi longtemps. Est ce que cette présentation correspond à votre perception de Ron ?»

Je signale au sujet; «d’une perception sans égale, au niveau théta des autres êtres» que tout le monde a cette perception sans égale car si ce n’est pas au niveau conscient, c’est au minimum au niveau inconscient. Personne ne se trompe, inconsciemment au moins, sur la perception des autres.

Cette «perception sans égale» est la raison de nos attirances ou répulsions incontrôlables envers les personnes que nous rencontrons. Et si nous sommes aberrants nous sommes «instinctivement» attirés par les complémentaires de nos propres aberrations et repoussés par les opposés. Alors Ron Hubbard est à ce sujet là comme tout le monde, ni plus ni moins.

Citations extraites du livre: «Scientologie, les fondements de la pensée» écrit en 1956

Chapitre 8: «La détermination de la connaissance» Fin de chapitre

Page 84: «…Si nous jetons un regard beaucoup plus large sur la vie, nous découvrons que, dans n’importe quelle dynamique, le succès, le jeu, l’action, la vie elle-même dépendent du consentement à être cause aussi bien que du consentement à être effet.

Celui qui donne doit accepter de recevoir.

Celui qui reçoit doit accepter de donner…»

COMMENTAIRE:

Je pense que la scientologie peut m’apporter beaucoup. Elle peut m’être d’un grand secours grâce à l’audition dianétique. Je pense simultanément pouvoir apporter beaucoup à la scientologie, tout conscient que je suis de mes propres tares car j’ai des aberrations là où vous n’en avez peut-être pas et vous avez des aberrations là où je n’en ai peut-être pas. C’est ça l’échange, la communication et l’enrichissement réciproque.

La scientologie doit peut-être aussi accepter qu’un «petit merdeux et prétentieux» comme moi puisse lui apporter une perception et une conscience de certaines réalités qui lui manquent. Quand je dis «petit merdeux et prétentieux» comme moi, c’est parce que je pense que certains auront tendance à ressentir cela à mon égard en considération de mon absence quasi totale de «culture scientologique»: Je n’ai lu que trois livres de base et quelques articles de règlement. J’ai été deux mois membre du personnel puis un mois public. Ça peut paraître léger comme expérience mais pour moi, cela me paraît largement suffisant.

Poursuivons notre citation:

Page 84:

«Celui qui donne doit accepter de recevoir.

Celui qui reçoit doit accepter de donner.

Quand ces conventions se trouvent violées, le principe le plus essentiel des relations humaines l’est aussi et il en résulte une condition de non jeu comme l’aberration, la démence, l’attitude anti-sociale, la criminalité, l’inactivité, la paresse, les manies, la fatigue, le fanatisme et toutes ces choses contre lesquelles l'homme s’insurge. Mais les déséquilibres entre la cause et l’effet introduisent également dans le jeu de la vie des mouvements imprévus (randomité) A chaque fois que l’on crée un jeu, on ne doit pas négliger leur existence potentielle.

Une connaissance quelconque n’est valable que dans la mesure où vous pouvez l’utiliser. En d’autres termes elle ne vaut que dans la mesure où vous pouvez la faire vôtre.

    (Il faut pouvoir digérer et assimiler les nourritures spirituel- les sans quoi elles vous intoxiquent et vous ne faites que dégurgiter du dégueulis comme je l’ai déjà dit)

À la différence des autres sciences, la scientologie ne vous enseigne pas quelque chose, elle se contente de vous le remettre en mémoire car, depuis le début, vous possédiez cette connaissance. Elle n’est pas seulement la science de la vie mais aussi une description de ce que vous faisiez avant que vous ne l’ayez oublié…»

Chapitre 9: «Connaître et ne pas connaître»

Page 86: «… Le temps est un processus qui permet de connaître le présent et de ne pas connaître le futur ou le passé. Se rappeler est un processus qui permet de connaître le passé ; prédire permet de connaître le futur. Oublier est le processus qui permet de ne pas connaître le passé et vivre «au jour le jour» est le processus qui consiste à ne pas connaître le futur…»

Chapitre 12: «L’audition scientologique»

Page 99: «…Pendant que se déroule le jeu de l’audition, le préclair ne devrait faire que des gains. On lui évitera toute perte. L’audition est donc un jeu d’équipe. L’auditeur ne s’oppose pas plus au préclair et ne cherche à le vaincre que le préclair ne cherche à vaincre l’auditeur. Car s’il en était ainsi, les résultats de l'audition seraient bien maigres…»

Et pour finir en beauté j’ai gardé le meilleur pour la fin. Voici ce joyau:

Citation extraite du livre: «Dianétique 55» écrit en 1955

Page 41: «… La conduite morale est une conduite régie par des lois arbitraires. La conduite éthique est celle qui naît du sens que l’on a de la justice et de l’honnêteté. Si vous imposez à des gens un code moral, vous vous éloignez considérablement de toute sorte d’éthique. C’est la peur qui pousse les gens à obéir à un code moral. Les gens ne sont éthiques que lorsqu’ils sont forts.

On pourrait dire que les criminels de la terre sont ceux qu’on a forcés trop fortement à suivre des codes moraux (C’est le fameux exemple du fils du pasteur ou du fils du gendarme)

Conduite éthique ne veut pas dire abandon à la promiscuité ou attitude de hors la loi. Cela veut tout simplement dire conduite choisie et suivie parce qu’on a un sens éthique, un sens de la justice et un sens de la tolérance. C’est la moralité autodéterminée. Le clair possède ce sens de façon très nette. Si l’on examine un grand nombre d’entre eux, on découvre que leur comportement moral est de beaucoup supérieur à celui des gens qui se targuent d’ «être bon»…»

COMMENTAIRE:

Ce que Ron Hubbard exprime ici en le formulant par une différenciation entre la morale et l’éthique, je l’ai moi-même exposé en détail vers la fin de ma quatrième lettre. Je vous invite donc à les reconsulter. Je parle «d'ingérer» les LOIS de l’univers.

Je différencie et oppose règlements à conscience.

LRH différencie et oppose morale à éthique.

C’est la même chose exactement, simplement formulée différemment, en d’autres termes. On peut prendre cela comme exemple qui montre que la formulation différente d’une idée peut aider à la compréhension de l’idée car en définitive, ce qu’il faut retenir ce n’est pas la formulation mais l’idée. Avoir retenu la formulation n’implique pas qu'on ait compris l’idée, loin de là. La preuve qu’on a compris une idée est faite par la capacité à la formuler différemment. D’où l’inconvénient de s’opposer à la transmission de données verbalement. Lorsque quelqu’un ne comprend pas quelque chose, plus il rencontrera de formulations différentes de la même idée, plus il aura de chances de comprendre l’idée. Ne s’intéresser qu’aux formulations écrites de Ron Hubbard devient stérile sans parler du fait qu’en réalité c’est nier à quiconque d’avoir compris et de pouvoir expliquer !!!

De la même manière, j’écris à la fin de ma cinquième lettre:

Se référer à un règlement pour décider de ses actes est plutôt une aberration car cela signifie que celui qui fait cela le fait car il n’a pas confiance en son aptitude à juger par lui-même de la situation. Cette personne ferait mieux de s’abstenir et de travailler à exercer son propre jugement. Et ce n’est pas le «dévouement» à une personne qui produit un tel résultat. Et pour citer Ron Hubbard que vous considérez comme une référence, à l'inverse de moi, car lui est connu et moi pas, je répète une des nombreuses citations que j’ai faites du:

Chapitre 8: «La détermination de la connaissance»

Page 81: «…Parce qu’on est effet de la connaissance (et moi je rajoute qu’on est effet des règlements de la même manière) créer des données, des considérations ou des faits éloigne l’individu de l’état d’effet. S’il désire vraiment être effet et si c’est là sa considération première, il ne voudra guère émettre d’informa- tions, mais il est indispensable qu’il y arrive dans une certaine mesure s’il veut sortir des pièges dans lesquels il est pris…

C’est la peur qui pousse les gens à obéir à un code moral (et moi je rajoute à des règlements de la même manière).

Les gens ne sont éthiques que lorsqu’ils sont forts. L’éthique, c’est la moralité autodéterminée…»

MORALITÉ:

La meilleure référence c’est votre conscience et non une quelconque prétendue autorité et c’est là que l'église de scientologie a achoppé car le ver était déjà dès le départ dans la pomme, introduit par Ron Hubbard lui-même par le biais d’une «moralité scientologique» définie par des règlements soi-disant «éthiques».

Un règlement ne peut être éthique (au sens où Ron Hubbard la conçoit c’est-à-dire moralité autodéterminée) par définition puisque ce sont deux termes qui présentent une incompatibilité d’association (un règlement c’est une alter détermination). Un règlement ne peut être que moral (puisqu’il est extérieur à soi) voire même «amoral» comme je l’ai déjà dit au sujet de certaines clauses de la HCOPL du 23 décembre 1965 qui consistent à fausser les règles élémentaires du jeu qui condamnent celui qui joue le moins bien ou le plus mal à perdre s’il se pose en adversaire.

En voulant empêcher que l’église perde, Ron Hubbard a perdu sa pan détermination dans la 3ème dynamique (= le groupe) vis-à-vis de l’église de scientologie et s’est condamné à une autodétermination aveugle qui se résume ainsi: Toute personne en désaccord avec l’église a tort par définition et donc est suppressive. Raisonnement d’une primarité à faire peur !!!

Voulant surprotéger le groupe qu’il avait engendré, comprenant mal et concevant mal la vraie survie de ce groupe, la véritable survie de ce groupe, il a fait que la 3ème dynamique (le groupe) s’est placée en rivale de la 1ère dynamique (l’individu) et de la 2ème dynamique (le sexe, le couple, la famille), ce faisant elle s’est opposée logiquement à la 4ème dynamique (l’humanité) qui les englobe toutes car comme je l’ai déjà dit, il n’est pas du ressort d’un groupe (la scientologie, 3ème dynamique) de décider à la place de l’humanité (4ème dynamique) du sort de cette même humanité.

Il appartient à chacun de rester dans les limites qui lui sont attribuées et visiblement la scientologie ne connaît pas et ne reconnaît pas ses propres limites qu’elle doit respecter sans quoi elle se condamne à rentre en conflit avec toutes les autres dynamiques qu’elle prétend aider, chose à laquelle elle ne peut prétendre sans l’accord des autres. On assiste là à un groupe qui veut s’identifier à l’humanité, à une 3è dynamique qui veut s’identifier à la 4è dynamique. Ce faisant elle n’est pas à sa place, elle sort des limites de la légitimité et agit en totale illégitimité. Comment s’étonner qu’elle se heurte immédiatement à une adversité farouche. Elle VIOLE les LOIS de l’univers.

Il est révélateur que l’un de ses ennemis soit une association anti-secte qui se nomme «A.D.F.I.» ce qui signifie comme par hasard: « Association pour la Défense de la Famille et de l’Individu» c’est-à-dire, en termes de scientologie, que celle-ci rencontre sur son chemin un autre groupe équivalent (au sens où ils sont tous les deux représentants de la même 3ème dynamique) qui cherche à protéger les 1ère et 2ème dynamiques et par voie de conséquence la 4ème dynamique.

De même qu’il n’appartient pas à un groupe de s’identifier et de se substituer à l’humanité, il n’appartient pas davantage à un individu de s’identifier et de se substituer à un groupe (pas plus qu’à une famille ou à l’humanité). J'entends par là qu’il n’appartient pas à Ron Hubbard seul de décider à la place de l’église de scientologie du sort de ce groupe et des règlements qui vont régir ses relations avec les autres entités ou dynamiques. C’est au groupe qu’il appartient de décider de cela avec ses membres.

Des réformes impossibles

La lettre du comité central OT dit:

    «…Il existe, inhérente à la structure et au concept de l’organisation de scientologie, l’aptitude à se corriger...»

C’est VRAI et FAUX car cette aptitude à se corriger ne s’exerce que dans les limites définies par Ron Hubbard. Il n'est pas question que les scientologues décident une correction de la structure de l’église et des règlements. Ce pouvoir n’appartient qu’à Ron Hubbard. En somme, à la fin du 20ème siècle, les scientologues ne connaissent pas, ne vivent pas en démocratie mais SOUS la MONARCHIE !!! Du grec «monos» = seul et «arkhein» = commander

Démocratie du grec «demos» = peuple et «arkhein» = commander

Les scientologues n’ont aucun droit de regard et de correction sur les structures et les règlements de la scientologie décrétés par Ron Hubbard unilatéralement. La monarchie absolue est celle où le monarque n’est contrôlé par personne.

Synonymes: despotisme, tyrannie, dictature, arbitraire…

Au fait j’ignore comment sont mis en place les responsables des diverses organisations de la scientologie. Ce serait intéressant de savoir comment ceux qui assument le pouvoir, qui occupent les postes de pouvoir y sont arrivés. J'ignore tout de cela. C’est ma maigre culture scientologique qui en est responsable…

Les dissidents ont donc contesté les arbitraires qu’ils considèrent provenant de l’église et se sont donc sous- traits au joug de l’église. Peut-être que l’église a ajouté des arbitraires à ceux de Ron Hubbard (je suis mal placé pour en parler et d’autres le sont assurément mieux que moi) mais mon point de vue est que de toute façon Ron Hubbard en a introduit dès le départ, dont la HCOPL du 23 décembre 1965 sur les actes suppressifs (nom donnés aux «crimes graves» d’après ce règlement) est un exemple typique. Voir aussi les termes des «contrats d’embau- che» (les contrats de la honte) entre l’église et son personnel surtout lorsqu’il y a rupture de contrats. Les conditions dans lesquelles ces ruptures de contrats s’effectuent ont de quoi faire dresser les cheveux sur la tête et faire bondir au plafond bien des gens qui s’y pencheraient !!! J’en ai déjà parlé alors je n’y reviens pas.

Le culte de l'arbitraire

Je pense qu’il ne serait pas superflu de se pencher sur le sens d’«arbitraire»

Arbitraire du latin «arbitrarius» = qui dépend de la décision d’un juge.

Arbitre du latin «arbitrium» = juge entre deux parties.

La différence entre arbitre et juge est que la décision prise par un juge peut être contestée. Par exemple dans le droit français si l’on estime la décision d’un premier juge injuste, il existe un recours et l’on peut faire «appel» à un second juge. Il existe même un second recours qui peut «casser» le second jugement par un troisième juge. On se présente dans l’ordre devant un tribunal «d’instance» puis éventuellement devant une cour «d’appel» et encore devant une cour de «cassation».

Par contre, il n’y a pas de recours à la décision d’un arbitre. Il est théoriquement pan déterminé par rapport aux parties en litige et est supposé rendre un jugement équitable et prendre une décision juste. L’impartialité (de partiel, ne pas prendre parti pour une «partie») doit présider aux décisions et au règlement du litige par l’arbitre.

Le mot «arbitraire» a une valeur péjorative car il s’applique à une décision sans recours  où la justice, l’équité et l'impartialité sont outrageusement bafouées.

Mon point de vue est que Ron Hubbard, l’individu, s’est identifié au groupe de l’église de scientologie et lorsqu’il en a quitté la direction physique, officielle aux environs de 1965, si je suis bien informé, il a suppléé son absence physique par une présence morale: les règlements.

La première partie du «code d’honneur» est ambiguë alors que la seconde est parfaite. Le «credo de l’église» est correct, ainsi que les « codes de l’auditeur et du scientologue » et je trouve absolument remarquable pour son excellence le « credo d’un véritable membre d’un groupe ». Mais il est regrettable qu’un acte de légitime défense soit considéré comme une agression !!!

on Hubbard a introduit des arbitraires car il était mal placé pour être impartial (exemple, la HCO PL du 23 décembre 1965). Il a «pipé» les dés en faveur du groupe par parti pris et au détriment des individus et à l’encontre du bon sens le plus élémentaire.

Alors qu’officiellement il ne dirigeait plus «physiquement» l’église, il n’en a pas pour autant abandonné son contrôle en substituant les règlements moraux à sa présence physique. Ou inversement, une fois les règlements mis en place, il a jugé que sa présence physique ne se justifiait plus. Bref et peu importe, mais ce qui est sûr c’est que les règlements scientologiques pèsent lourd sur l’église et ses membres à l’instar d’un joug ou d’une chape de plomb. Beaucoup de clauses reflètent la justice et certaines l’arbitraire. Beaucoup sont morales et certaines amorales.

Citations de la lettre de Dane Tops:

    «…Pour faire une analyse complète des données, il faudrait remonter au moins à 1965 lorsque les condi- tions d’éthique ont vu le jour pour la première fois, peut-être plus tôt. Depuis 1965 on constate l’usage d'une force pesante pour contrôler, une tactique basée sur la peur, la contrainte physique, etc. … Donc depuis 1965, on trouve des gens sur lesquels on a utilisé la force, ou auxquels on a assigné de mauvaises conditions d’éthique pour ensuite leur donner tort…»

La fameuse HCOPL que je cite sur les «crimes graves» et les droits et non droits des personnes suppressives et que je conteste date justement du 23 décembre 1965.

    «…C’est la peur qui pousse les gens à obéir à un code moral. Les gens ne sont éthiques que lorsqu’ils sont forts… L’éthique c’est la moralité autodéterminée…»

MORALITÉ: La meilleure référence, c’est votre conscience. Ne vous occupez pas de connaître l’auteur d’un propos pour juger de sa valeur ou non-valeur. Jugez le en votre âme et conscience en dehors de toutes considérations autres que le propos lui-même. À l’intérieur de l’église vous est offert le triste spectacle de scientologues qui se sont amputés de leur organe de jugement et de pensée personnelle, de leur conscience pour y substituer les règlements écrits par Ron Hubbard. C’est une atrophie aux conséquences désastreuses qui aboutit à la soumission et à l’asservissement, le contraire de la liberté, du libre-arbitre et de l’autodétermination.

Dans une publication du A.A.C. (Centre d’Aptitudes Avancées) dissidents qu’on peut considérer comme étant «en première ligne» sur le front du combat pour la liberté contre l’église de scientologie, il est écrit sous la plume de Gerard D. French:

    «…Le AAC et David Mayo (son fondateur) ont besoin de votre aide… Je vous écris en partie car je suspecte que David Mayo lui-même ne le fera pas, étant typiquement réticent à demander à autrui de livrer ses propres batailles…»

Sachez David Mayo que dans la mesure où votre propre bataille est aussi la mienne, je suis en conséquence totalement solidaire de vous. Mais menons nous bien le même combat ? Voilà ce que j’aimerais savoir. Je définis donc ma propre bataille pour la liberté et l’intégrité vis-à-vis de l’église de scientologie: Mes lettres en sont l'exposé et je sais d’avance que nous sommes en accord sur bien des choses mais je soupçonne que vous n’êtes pas d’accord avec le fait que je n’adhère pas globalement à Ron Hubbard et que mon combat pour la liberté et l'intégrité implique la dénonciation d’arbitraires amoraux introduits par lui-même dans les règlements qui régissent les relations des scientologues avec la scientologie. Il se trahit lui-même en disant dans «Les desseins de la scientologie»: «La scientologie ne doit rien à personne» !!!

FAUX, archi FAUX: Elle doit tout ce qu’elle a promis sous peine de trahison !!!

Et il continue: «Nous n’avons rien fait que nous ayons à nous faire pardonner»

Il n’a pas la conscience tranquille ???

Les codes moraux… (et non «éthiques», l’éthique ne pouvant être codée par définition puisqu’elle naît du sens interne que l’on a de la justice et est une démarche personnelle)

Les codes moraux, donc, qui ont vigueur actuellement à l’intérieur de l’église ont besoin d’être corrigés et rectifiés impérativement. Tel est mon point de vue. Quel est le vôtre ? S’il est identique, alors votre bataille est la mienne et la mienne est la vôtre.

La scientologie doit respecter ses engagements

L’église de scientologie de Paris m’a remboursé mes 51000 Francs des trois intensives d’audition achetées. L'association internationale des scientologues (I.A.S.) par contre n’a pas été informée par le RTC de l’irrégularité de mon adhésion et ne m’a donc pas encore remboursé mes 3000 Francs. Je lui en ai donc fait la demande et elle ne peut me refuser satisfaction. Si elle s’imaginait dans le droit de pouvoir me la refuser, elle ne pourrait pas cependant échapper à ses devoirs car je saurais si nécessaire la contraindre par l’intermédiaire des tribunaux.

Elle me donnerait alors l’occasion de la traduire en justice et je le ferais non pas pour l’opprimer mais je saisirais alors l’occasion offerte de l’amener publiquement à respecter dans les actes les engagements qu’elle professe publiquement. Il ne s’agit pas d’opprimer et de supprimer les idéaux nobles que professe la scientologie mais plutôt d’élever cette dernière au niveau de ses prétentions, ce qui sera la chose la plus bénéfique pour tous.

David Mayo, parce que vous, vos amis et moi-même ne nous plaçons pas en position d’ennemis par rapport à l'église de scientologie, NOUS VAINCRONS non pas d’autres hommes, nos congénères, mais ce qui dégrade les hommes. Mais pour cela il faut être irréprochable, c’est-à-dire ne pas se compromettre. N’ayez pas un attachement fétichiste à des mots ou autre chose, ou à Ron Hubbard.

Ne disputez pas à des morts en sursis la possession des reliques d’une momie. Laissez leur les cadavres. Conservez seulement l’esprit de ce qui était noble chez Ron Hubbard. Pas le mortifère.

Bonne chance dans votre combat

Mes amitiés.


10ème lettre - Fin décembre 1985

Introduction à l’éthique de scientologie

À l'attention de David Mayo

Dans ma précédente et neuvième lettre, ma dernière citation de Ron Hubbard concernait la morale et l’éthique. Excusez-moi de la répéter en introduction à cette dixième lettre mais elle mérite largement d’être mise en exergue. J’attire l’attention aussi sur la date à laquelle elle a été écrite c’est-à-dire en 1955 date de parution du livre «Dianétique 55» d’où elle est extraite:

    «…La conduite morale est une conduite régie par des lois arbitraires. La conduite éthique est celle qui naît du sens que l’on a de la justice et de l’honnêteté. Si vous imposez à des gens un code moral, vous vous éloignez considérablement de toute sorte d’éthique. C’est la peur qui pousse les gens à obéir à un code moral. Les gens ne sont éthiques que lorsqu’ils sont forts…

    Conduite éthique ne veut pas dire abandon à la promiscuité ou attitude de hors la loi. Cela veut tout simplement dire conduite choisie et suivie parce qu’on a un sens éthique, un sens de la justice et un sens de la tolérance. C'est la moralité auto déterminée…»

Je suis tombé sur un livre de Ron Hubbard: «Introduction à l’éthique de scientologie». Il était donc logique que je l'achète et que je le lise puisque j’y trouverai les réponses aux questions que j’ai soulevées autour des règlements auxquels j’ai fait allusion et qui ont été écrits en 1965. J’attire aussi votre attention sur la date à laquelle a été écrit ce livre: 1968. Cela parce que je rassemble les règlements et l’éthique dans une même unité de temps (fin des années 60) que j’opposerai à une autre unité de temps antérieure (début des années 50) représentée par les trois précédents livres cités dont j’ai fait des éloges justifiés et mérités à mon avis et dont j’ai tenu à citer les passages avec lesquels j’étais particulièrement en accord et qui corroboraient mes propres positions et points de vue.

Excusez-moi encore de commencer par des choses laborieuses: la définition des mots, mais vous comprendrez que la suite de l’exposé nécessite  d’abord une rigueur dans les définitions pour être sûr qu’on parle bien des mêmes choses et pour être sûr d’être bien compris. La première des conditions étant que je m’exprime et que je m'explique clairement et sans ambiguïté. Les définitions que je vais donner ne sont évidemment pas exhaustives puisque je sélectionne uniquement ce qui est utile au développement de mon exposé. J’utilise comme sources et références deux dictionnaires essentiellement: le «Lexis» de Larousse et le «Robert» et j’y ajouterai des précisions et ajouts de Ron Hubbard ou de moi-même que je distinguerai.

MORAL-E (adjectif) du latin «mores» = mœurs (agissements usuels), qui concerne les mœurs, les habitudes et les règles de conduites admises et en usage dans une société déterminée. (Lexis): selon les idées qu’elle se fait de ce qui est honnête, juste et bien.

MORALE (nom) Ensemble des règles de conduite et d’action et des valeurs qui fonctionnent comme norme dans une société. (Robert) Science du bien et du mal; théorie de l’action humaine en tant qu’elle est soumise au devoir et a pour but le bien.

ÉTHIQUE du grec «éthos» = mœurs (manière d’être).
(adjectif) qui concerne la morale. Voir moral-e.
(nom) science de la morale. Voir morale.
  • (Petit Larousse) Doctrine du bonheur des hommes et des moyens d’accès à cette fin.
  • (Ron Hubbard) Conduite rationnelle visant le plus haut niveau de survie (du bonheur)

La formulation de Ron Hubbard est intéressante par sa différence aux autres formulations, mais on voit que pour ce qui est du contenu elle n’apporte rien de plus au sens où toutes les définitions de morale ou éthique introduisent les termes de «bien» de «bonheur» ou de «survie». À noter que tous les livres de Ron Hubbard comportent à la fin un glossaire (un lexique). Ce mot «éthique» n’apparaît pas dans les trois premiers des années 50 à 56.

On s’aperçoit que «morale» et «éthique» ont le même sens dans les dictionnaires français puisque les définitions de «éthique» renvoient à celles de «morale». La distinction que fait Ron Hubbard entre «morale» et «éthique» est un rajout propre à lui. Je vais la préciser tout de suite. Je trouve cette distinction (qui n’existe pas dans l'étymologie) toutefois d’un usage intéressant et, dans cette lettre, j’utiliserai les deux mots avec les distinctions «inventées» par Ron Hubbard. Se référer donc à la citation en exergue au début de cette lettre, tirée du livre «Dianétique 55» écrit en 1955.

    «Conduite éthique veut dire conduite choisie et suivie parce qu’on a un sens éthique, un sens de la justice et un sens de la tolérance. C’est la moralité autodéterminée.»

On peut dire réciproquement que

Conduite morale veut dire conduite imposée et suivie par peur de montrer son MANQUE de sens éthique, de sens de la justice et de sens de la tolérance. C’est une éthique imposée et déterminée par le monde extérieur.

Ron Hubbard dit et je suis d’accord:

    «…C’est la peur qui pousse les gens à obéir à un code moral… La conduite morale est une conduite régie par des lois arbitraires… Si vous imposez à des gens un code moral, vous vous éloignez considérablement de toute sorte d’éthique…»

À noter la relativité des morales qui varient d’une société à une autre: Ce qui est considéré comme moral dans une société peut être considéré comme amoral dans une autre et réciproquement. Les morales sont très variables en fonction de l’espace et du temps, c’est-à-dire selon les lieux et selon les époques, et c’est justement cela qui les relativise et qui minimise leur intérêt…

L’homme qui s’élève abandonne la morale et les règlements devenus des carcans pour s’élever au niveau supérieur de l’éthique et de la conscience individuelle car il a désormais l’aptitude à se gouverner lui-même. On peut comparer cela à la nécessité pour le papillon de quitter la carapace de la chrysalide qui l’a protégée au cours de ce stade nécessaire mais qui désormais s’il ne la quittait pas le moment venu, l’empêcherait de se développer totalement jusqu’au stade adulte.

JUSTE du latin «justus» = juste

  • Conforme à la justice, à la morale (cercle vicieux)
  • Conforme à la raison, à la vérité, au droit, à la réalité.
  • Qui agit avec équité en respectant les droits d’autrui.

JUSTICE (Lexis) Vertu morale qui inspire le respect absolu du droit des autres

  • (Robert) Juste appréciation, reconnaissance et respect des droits, du mérite et de la valeur d’autrui.
  • Et en conséquence de ce qui précède seulement: Action ou pouvoir de prononcer, de trancher sur les droits de chacun, de punir ou de récompenser

Car il est évident que si quelqu’un qui n’a pas le sens de la justice se trouve en position de rendre la «justice» vous pouvez imaginer les catastrophes pour ceux qui dépendent de son «jugement ». Un juge respectable se doit d’avoir une grande conscience.

CONSCIENCE du latin «con» = avec et «scire» = savoir (avec le savoir)

  • Sentiment qui fait qu’on porte un jugement moral sur ses actes, sens du bien et du mal, respect du devoir
  • Perception plus ou moins claire des phénomènes qui nous renseignent sur notre propre existence.

Pour éviter toute confusion, nous allons utiliser un terme plus juste pour désigner «l’appareil» sensé rendre justice. L’adjectif «judiciaire» qui est relatif à l’organisation ou à l’exercice de la justice pourrait convenir. Il y en a un autre: «juridique».

JURIDIQUE du latin «juris» = droit. Relatif aux formes judiciaires, à la justice, aux lois qui règlent les rapports entre les citoyens. Relatif en général au droit.

DROIT Ensemble des règles, règlements, lois qui régissent les rapports des hommes constituant une même société et décidées par ceux qui légifèrent, les législateurs.

Donc pas de confusion entre justice et juridiction. Une instance juridique peut fort bien faire preuve d’injustice et en ce cas ne sera pas l’expression de la justice

Bien, finissons-en avec la terminologie, je pense que cela suffira pour la clarté de mes propos.

PAR DÉFINITION l’éthique étant la détermination de son propre comportement en fonction d’une démarche interne et personnelle qui résulte du sens propre que l’on a de l’honnêteté et de la justice, lequel est en relation directe avec le développement de sa propre conscience, parler de l’éthique ou parler de l’amélioration de l’éthique revient en conséquence à parler de l’amélioration de la conscience individuelle et personnelle qui se substitue à la morale et aux lois collectives et extérieures.

En résumé, alors que la morale, les règlements et les lois sont des affaires qui relèvent de la collectivité, l’éthique est une affaire qui relève exclusivement de l’individu, qui est propre à chacun et donc que chacun détermine lui- même en fonction de ce qu’il est, c’est-à-dire de son évolution et du degré de sa conscience. À partir de cela, il semble donc assez difficile d’en parler sauf peut-être en définissant exactement ce que ça n’est pas. L’éthique ne peut être codifiée par définition puisque c’est particulier et propre à chacun. C’est donc un sujet particulièrement «glissant» et délicat. En parlant d’éthique, ne risque-t-on pas de tomber dans justement ce qu'elle n’est pas: la morale. Enfin courons le risque… On verra bien…

Dans la logique même de la définition par Ron Hubbard de l’éthique:

    «L’éthique est raison. L’éthique est en fait la conduite rationnelle visant le plus haut niveau de survie pour l'individu, pour la race future, le groupe, l’humanité et toutes les autres dynamiques prises collectivement.»

J’ai écrit à la fin de ma première lettre: «Qu’est ce que l’éthique si ce n’est le maximum de rationalité ? Et qu’est ce que le maximum de rationalité ? Si ce n’est le minimum d’aberration» en réponse à la remarque qu’il y a non seule- ment l’audition dianétique pour s’améliorer mais aussi l’éthique scientologique. Dans la logique même de la définition par Ron Hubbard de ce qu’est l’aberration et de ce qu’est l’audition dianétique, je ne vois qu’une façon d'accéder à l’éthique, c’est l’élimination des aberrations prétendue obtenue par l’audition dianétique.

Vous avez théoriquement entre vos mains le procédé pour améliorer l’éthique et la raison des individus en éliminant l’irrationnel des aberrations engendrées, paraît-il selon vos théories, par les engrammes. Qu’attendez vous pour auditer les gens en réponse à leur absence d’éthique (ou absence prétendue d’éthique). Vous avez un procédé à ce que vous dites, qu’attendez vous pour foncer droit au but au lieu de tourner autour du pot en disant qu’il n’y a pas que l’audition dianétique mais qu’il y a l’éthique scientologique. Enfin le premier qui est une thérapie est justement le moyen d’atteindre le second.

Vous montrez aux gens qu’ils peuvent atteindre le second par le premier et ensuite vous leur dites de commencer par le second !!! Qu’est ce que cela veut dire ??? Que le premier est secondaire ??? Cela est pour le moins incohérent, voire irrationnel et même aberrant. Alors que Ron Hubbard a dit:

    «Conduite éthique ne veut pas dire abandon à la promiscuité ou attitude de hors la loi. Cela veut dire tout simplement conduite choisie et suivie parce qu’on a un sens éthique, un sens de la justice et un sens de la tolérance. C’est la moralité autodéterminée. Le clair possède ce sens de façon très nette. Si l’on exami- ne un grand nombre d’entre eux on découvre que leur comportement moral est de beaucoup supérieur à celui des gens qui se targuent d’être bon»

Alors, auditez, auditez…. À des prix décents s’il vous plaît, pas inaccessibles…

Cela dit entre parenthèse, je n’ai rien vu de tel à l’intérieur de l’église de scientologie. Ou l’état de « clair » est bien cela et alors aucun ne l’était contrairement à ce qu’ils affirment, car ils participent tous plus ou moins à une escro- querie morale et financière. Ou ils étaient réellement «clairs» selon vos normes alors dans ce cas l’état de «clair» c'est de la merde. À l’heure qu’il est, je pense que c’est la première proposition qui est la bonne, mais cela implique que tout le monde chez eux triche quelque part, ce qui n’est d’ailleurs pas pour me surprendre au vu de ce qu’ils tolèrent et que je trouve intolérable,  du point de vue de la justice et de l’injustice, du respect et de l'irrespect des individus.

Si je parle de la valeur de l’audition dianétique au conditionnel c’est parce que la théorie me paraît correcte mais que je ne peux l’affirmer tant que cela n’est pas confirmé par ma propre expérience personnelle. Comme je n’ai connu aucune personne avant et après l’état de «clair», pas même moi, je ne peux pas me prononcer, je ne peux pas honnêtement en juger en connaissance de cause. Et comme il vaut mieux ne croire a priori personne sur parole, il vaut mieux le vérifier par soi-même… C’est d’ailleurs ce qui est préconisé dans les écrits de Ron Hubbard au sujet de l’intégrité dans des textes que j’ai entre aperçus à l’église, il y a maintenant cinq ans.

Bien, maintenant, retroussons nous les manches et entrons dans le vif du sujet:

Citations extraites du livre:

«Introduction à l’éthique de scientologie» écrit en 1968

Déjà ça commence doublement mal: L’éthique au sens scientologique (je l’utiliserai exclusivement dans ce sens) ne peut s’appliquer à un groupe donc incompatibilité dans le titre lui-même !!! On peut parler seulement de «morale de la scientologie» pas «éthique de… Je ne vous fais pas la démonstration, elle est contenue dans la définition même du sens des mots impliqués.

Deuxièmement, que vois-je sous ce titre ? Eh bien non, je ne rêve pas, c’est bien un juge qui trône à un tribunal !!! C’est une instance judiciaire qui préside en couverture de ce livre !!! Va-t-il s’agir de législation scientologique dans ce livre ? L’éthique n’est justement ni moralité, ni appareil juridique. Quels mauvais présage du contenu de ce livre…

Page 15: «DÉCOUVERTE: Ce qui est nouveau en scientologie, c’est que nous possédons RÉELLEMENT la technologie fondamentale de l’éthique. Pour la première fois l’homme peut apprendre à mettre en place sa propre éthique et ainsi remonter la pente…»

«La technologie de l’éthique» !!! Décidément voilà encore le grand mot de «technologie» lâché… Mais il est complè- tement obsédé par la technologie ce Ron Hubbard. S’il y a bien deux mots que je n’aurais jamais pensés à associer c’est bien ces deux-là. L’éthique une technologie, on aura tout vu. Aussi absurde que mon expression d'«indus- triel de la spiritualité» dont je l’ai déjà qualifié. La conscience n’est pas un produit manufacturé !!! Un comporte- ment éthique est le «produit» le résultat d’une conscience élevée…

Page 15: «…L’homme peut apprendre à mettre en place sa propre éthique…»

N’importe quoi !!! Je n’ai pas besoin de conquérir (apprendre) ce qui m’appartient déjà, ce qui m’est propre, l'éthique.

Page 33: «…Cela se passe ainsi parce qu’il ne possède pas la technologie fondamentale de l'éthique. Elle ne lui a jamais été enseignée…»

Évidemment, elle ne peut pas être enseignée puisque ce n’est pas une technologie d’abord et qu’ensuite l'éthique ne vient pas de l’extérieur de soi, mais apparaît à l’intérieur de soi. Ce qui s’enseigne bien par contre c’est la morale par définition puisqu’elle vient et est imposée de l’extérieur. Ça manque de rigueur, ce discours.

Page 57: «Les CONDITIONS d’éthique. «…On se base sur des statistiques (de production) pour déclarer les conditions.»

Et ça continue… sans complexe !!! Voilà qu’il confond l’éthique avec une quantité de production, main- tenant, et la voilà mesurable avec des courbes. Voilà qu’on se retrouve dans le monde rassurant des choses qui se quantifient avec des chiffres. Décidément, je dois être un type qui voit les choses compliquées là où elles sont simples.

Page 57: «Statistiques: un nombre ou une quantité comparé à un nombre ou une quantité anté- rieur de la même chose. Les statistiques se rapportent à la quantité de travail ou à sa valeur en argent.»

Décidément, on en apprend tous les jours: Voilà que par la vertu des quantités, le traître, l’escroc, le voleur qui fait fortune et gagne beaucoup d’argent même par le biais de procédés frauduleux et malhon- nêtes se trouve gratifié d’une «condition d’éthique élevée» !!! Moi qui croyais qu’Adam Ninsky et Pierre Bazin se trouvaient bien bas au vu des méthodes et procédés de trahison qu’ils pratiquent couramment, les voilà en fait gratifiés d’une «condition d'éthique élevée» parce qu’ils rapportent beaucoup d’argent. Je les ai méjugés !!! Chapeau la technologie de l’éthique !!!

Page 61: «Voici la table des conditions par ordre décroissant:

    1) Puissance
    2) Transmission de pouvoir
    3) Affluence
    4) Activité normal
    5) Urgence
    6) Danger
    7) Non existence
    8) Inertie ou entrave
    9) Doute
    10) Ennemi
    11) Trahison
    12) Confusion

Dans le texte original la condition 8) n’est pas «inertie ou entrave» mais «Liabilité» ce n’est pas français. Le mot anglais est «liability». Je n’ai pas de dictionnaire franco-anglais, mais je pense que ça veut dire quelque chose comme «passivité» ou «inertie» ou «entrave». Le traducteur aurait dû traduire correctement au lieu d’inventer «Liabilité» qui ne veut rien dire.

Page 77: «La formule de PUISSANCE pour la 3ème dynamique est

(3ème dynamique = les groupes)

… 5è) Quand vous quittez une position de puissance, payez immédiatement toutes vos obligations, délé- guez le pouvoir à tous vos amis et partez armé jusqu’aux dents, avec les moyens de faire chanter tous vos anciens rivaux, des fonds illimités sur vos comptes privés, des adresses de tueurs à gages expérimentés, allez vivre en Bulgarie et soudoyez la police. Et même alors vous risquez de ne pas vivre longtemps, si vous avez gardé une once de pouvoir dans tout camp que vous ne contrôlez plus aujourd'hui,…

Abandonner totalement le pouvoir est vraiment dangereux»

Non, je n’invente rien ! Voilà ce que dit Ron Hubbard sans aucun complexe pour définir le plus haut niveau d'éthi- que selon lui !!! Lorsque vous avez le pouvoir, surtout ne lâchez jamais le contrôle que vous exercez sur le groupe en question, sinon c’est votre arrêt de mort… Il avoue par là même sans paraître en être bien conscient que le pouvoir engendre l’adversité et la haine au point que pour peu que vous perdiez ou renonciez à votre contrôle sur votre camp, les ennemis mortels que vous vous êtes faits vont vous abattre. Décidément Ron Hubbard traîne l'éthique dans la boue et la fange du morbide…

JE RÉPÈTE: La conduite éthique est celle qui naît du sens que l’on a de l’honnêteté et de la justice et la justice est une vertu morale qui inspire le respect absolu du droit des autres. Vous ne vous faites des ennemis que lorsque vous êtes injuste, «anti-éthique», que vous ne respectez pas et ne reconnaissez pas le droit des autres. Lorsque vous respectez les autres, vous devenez vous-mêmes respectables, vous êtes respectés et vous ne craignez personne.

J’ai dit au début de ma troisième lettre:

À chaque fois que l’on se fourvoie, on crée une adversité qui s’oppose à nous-mêmes et nous produit souffrance et douleur. La question à se poser est donc la suivante : Quelle erreur faisons-nous qui crée cette adversité ? Si nous avons des ennemis, c’est que nous les méritons par notre manque d’éthique, ou que nous luttons contre une tyrannie.

Pour vous, le plus haut niveau de ce que vous prétendez être l’éthique est le pouvoir et a comme corol- laire la haine mortelle. Que le pouvoir engendre la haine c’est un fait indéniable et il est aussi indéniable que cela est l'opposé de l’éthique car là où il y a de la haine mortelle, il y a peu de survie. Or vous dites que l’éthique est un haut degré de survie.

Mais ce n’est pas fini, Ron Hubbard continue ainsi:

Page 78: «6è) Lorsque vous êtes dans l’entourage immédiat de celui qui est au pouvoir, arrangez- vous pour qu’il vous en délègue une partie suffisante pour vous permettre de faire votre travail, pour vous protéger, vous et vos intérêts, parce que vous risquez de vous faire descendre, mon vieux, de vous faire descendre. Car s’il est agréable d’être dans l’entourage de celui qui détient le pouvoir, il n’en reste pas moins que c’est dangereux, toujours dangereux: vous vous exposez aux sarcasmes de tous ses ennemis qui, même s’ils n’ont pas vraiment le courage de le liquider, peuvent toujours vous liquider, vous.

Aussi, pour vivre dans l’ombre ou sous les ordres de celui qui détient le pouvoir, vous devez vous-mêmes rassembler et employer suffisamment de pouvoir pour conserver celui que vous détenez, et sans éprouver le besoin d’aller trouver celui qui est au pouvoir pour dire du mal de Pierrot et lui conseiller de le descendre directement ou indirectement.

En effet vous allez miner le pouvoir sur lequel repose le vôtre. Il n’a pas besoin d’être au courant de toutes les mauvaises nouvelles et s’il détient vraiment le pouvoir il n’ira pas tout le temps vous demander: «Que font tous ces cadavres devant la porte ?» Et si vous avez deux sous de bon sens vous ne permettrez jamais qu’on croie que c’est LUI qui les a tués. Cela réduira votre puissance et la sienne. «Eh bien, patron, tous ces cadavres, personne n’ira soupçonner que c’est vous. Vous voyez celle-là, là-bas, les jambes roses qui dépassent ? Eh bien, elle ne m’aimait pas !» «Alors dira-t-il s’il est vraiment puissant, pourquoi me déranges-tu avec ça, maintenant que c’est fait et puisque c’est toi qui l’as fait ? Ou ai-je mis mon stylo ?»…etc…

Page 79: «7è) Enfin, et c’est là le plus important, comme nous n’occupons pas tous le devant de la scène et que nos noms ne figurent pas tous en tête d’affiche, il nous faut toujours pousser le pouvoir en direction de celui qui détient le pouvoir dont nous dépendons. Cela peut consister à lui procurer davantage d'argent, à lui rendre les choses plus faciles, à le défendre furieu- sement contre un critique, ou cela peut se traduire par le bruit sourd d’un de ses ennemis qui tombe dans le noir ou par le spectacle grandiose de tout le camp ennemi en flammes comme surprise pour son anniversaire… etc…(Personnes sensibles, s’abstenir)

Les véritables puissances ont été bâties grâce à de périlleuses conspirations de ce genre, en mettant au pouvoir quelqu’un doté de qualités de chef en lesquelles on avait foi. Si vous ne vous êtes pas trompés, que vous vous y prenez bien avec lui, et que vous l’empêchez de s'ef- fondrer sous l'effet du surmenage, de la colère ou des mauvaises nouvelles, vous en ferez une (page 80) sorte d'idole. Ne vous sentez pas plus faible parce que vous travaillez pour quelqu’un de plus fort. La seule erreur que vous puissiez commettre est d’entraver ou de rabaisser la force dont vous dépendez.

Tous les échecs à conserver le pouvoir sous les ordres de celui qui détient le pouvoir sont dus au fait de ne pas contribuer à renforcer et à perpétuer le travail, la santé et la puissance de celui qui est au pouvoir. Le dévouement requiert une contribution active tant à l'intérieur qu’à l’extérieur de la sphère d’action de celui qui détient le pouvoir…»

Voilà, celui qui a écrit rien moins que tout cela est le fondateur de la scientologie dont les desseins avoués sont: «Une civilisation sans folie, sans criminel et sans guerre…»

Eh bé ! En voilà un qui n’y contribue guère, ça commence plutôt mal… Entendez vous les mots qui sortent de sa bouche sans qu’il semble se rendre compte de l’insanité de ses propos puisqu’ils expriment pour lui le «nec plus ultra» de l’éthique !!!

À noter qu’il donne entre autres comme caractéristiques de la personne antisociale, c’est-à-dire suppressive celle-ci:

Page 45: «8è) Beaucoup d’individus antisociaux confesseront franchement les crimes les plus alarmants lorsqu’on les y forcera, mais ne se sentiront pas le moins du monde responsables»

Ron Hubbard fait pire, il ne les confesse pas sous la contrainte. Non seulement il les étale, mais en plus il les prône en idéal éthique !!! Ce livre est décidément une « perle rare » et l’on peut en rire, mais malheu- reusement c’est à la fois dramatique.

Il poursuit au sujet de ces irresponsables:

Page 45: «…Ils n’ont aucun sens de la relation correcte de cause à effet, et sont donc particulièrement incapables de ressentir du remords ou de la honte…»

Lui, Ron Hubbard, n’a aucun complexe à publier de telles insanités citées précédemment. Et vous les scientologues, vous avalez du vitriol comme du petit-lait !!! Ce n’est pas possible. Vous devez avoir l'estomac blindé. Vous n’avez plus de sensibilité.

Moi qui, dans un premier temps, au vu de quelques règlements à ma connaissance, l’ai considéré comme un tyran et un despote. Moi qui dans un deuxième temps (neuvième lettre) à la lecture des trois premiers livres cités et au vu de leur excellence, lui ai accordé le bénéfice du doute en considérant que c’étaient les aberrations des scien- tologues qui produisaient cela. Moi qui considérais quand même que de toute façon il ne pouvait pas ne pas être impliqué pour une part importante dans les aberrations de l’église de scientologie. Eh bien, la preuve en est donnée non seulement par certains règlements mais aussi dans ce livre-là sur l’éthique scientologique, publiquement exposée sans complexe.

La description de ce qu’il prétend être le plus haut niveau d’éthique: la «puissance» de celui qui est au pouvoir est une description de la paranoïa dont sont atteints les tyrans et les dictateurs dont il est un digne représentant.

Bref, il y a bien complémentarité des aberrations et des tares de Ron Hubbard et des scientologues. C’est ce que vous appelez un «accord de bank» manifesté par le «consentement tacite» des deux aberrés. Le maître et l'esclave vont de pair, le tyran et l’irresponsable soumis vont de pair. La logique est établie. Mon investigation avance.

À noter, des définitions étranges et pour le moins égocentriques:

Page 100: SUPPRESSION: «Intention ou action contre laquelle on ne peut pas se défendre» !!! Les pauvres, ils vont en baver avec moi, car ils vont avoir de mal à se défendre !!!

ACTES SUPPRESSIFS: «Actes calculés pour stopper ou détruire la scientologie ou les scientologues» !!! C'est une définition nombriliste

PERSONNE SUPPRESSIVE: «Quelqu’un qui cherche activement à opprimer ou à démolir la scientologie ou un scientologue»

Page 94: «Retenez cette définition et utilisez la: La scientologie est un système qui marche» !!!

Ce n’est pas une définition, enfin, c’est une appréciation, un jugement. Tant qu’on y est, moi aussi je vais me fabriquer mon dictionnaire personnel. Rien de plus facile:

VÉRITÉ: Tout ce qui est conforme à ce que moi, André Désilles, je pense.

ERREUR: Tout ce qui n’est pas conforme à ce que moi, André Désilles, je pense.

Avec des définitions à la con comme cela, il est certain que la discussion est évacuée. C’est facile mais stupide. Vous qui parlez de compréhension, ce n’est pas avec des définitions aussi stupides que vous y arriverez !!! Vous n'avez pas l’air de vous rendre compte que c’est la résultante des définitions que je viens de citer.

Page 73: «Formule de Danger pour un subalterne»

«Demandez lui de mettre par écrit tous leurs overts (actions de contre survie), toutes leurs retenues (actions de contre survie non révélées) toute situation non éthique connue, et de vous remettre ce rédigé avant un certain délai, auquel cas, les sanctions seront diminuées. Par contre, si leurs actions sont découvertes après le délai imparti, la sanction sera doublée»

Le mot «sanction» n’a rien à voir avec l’éthique qui est auto déterminée. Une sanction est imposée de l'extérieur. Ron Hubbard confond éthique et exercice de la justice !!!

Page 74: «La condition d’urgence comporte également la petite action suivante: vous devez renforcer la discipline ou renforcer l’éthique»

Ron Hubbard confond éthique et discipline, règlements !!!

DISCIPLINE: Soumission à une règle, acceptation de certaines contraintes. Soumission et contrainte n'ont rien à voir avec l’éthique qui est autodéterminée. À noter que «discipline» est le nom d’un fouet qui servait d’instrument de pénitence ! Ce doit être les relents de son passé et de sa nostalgie militaires qui ressurgissent. L’armée, la discipline, ça les connaît. L’éthique, ils ne connaissent pas ce mot barbare dans l’armée.

Page 83: «Voici la formule de «Liabilité» (entrave, inertie, passivité)

1è) Décidez qui sont vos amis.

2è) Portez malgré le danger que cela comporte pour vous, un coup efficace aux ennemis du groupe dont vous avez prétendu faire partie

Ah bon, un groupe a toujours des ennemis ? Je ne savais pas. Tous les groupes ne portent pas atteinte à la liberté et à l’intégrité d’autrui comme la scientologie. Ne vous prenez pas pour une référence en la matière. Il existe encore des gens et des groupes qui respectent les autres, même si vous avez du mal à le concevoir.

3è) Réparez le préjudice causé par une contribution personnelle bien supérieure à ce qu’on exige ordinairement d’un membre du groupe

Ce qui est exigé par d’autres n’a rien à voir avec l’éthique qui est autodéterminée.

4è) Sollicitez votre réadmission dans le groupe en demandant à chacun de ses membres la permission de réintégrer ce groupe et ne le réintégrez qu’avec la permission de la majorité. Si c’est refusé, répétez les étapes 2è) 3è) 4è) jusqu’à ce que vous soyez autorisé à être à nouveau membre du groupe»

En tant qu’ennemi de la scientologie ce sont les conditions qu’on me demandait pour être autorisé à recevoir l'audition dianétique. Vous pensez bien que je n’étais pas partant. On peut dire que celui qui accepte ces conditions y tient à la scientologie, ou plutôt se fait «embobiner», enfin ça c’est son problème et son affaire personnels. On ne peut enlever à personne sa propre responsabilité. Si quelqu’un s'accroche, c’est qu’il a ses raisons et il est important de les connaître pour les comprendre. En général c'est à l’audition dianétique qu’il s’accroche. Enfin il faut rajouter que le groupe fait tout ce qui est en son pouvoir pour amener l’individu à faire ce qui est exigé.

Page 84: «Condition de doute»

6è) Joignez, restez, ou aidez celui (le groupe) qui progresse vers le plus grand bien pour le plus grand nombre de dynamiques et annoncez publiquement la chose aux deux parties»

Moi je me méfie de cette expression: «le plus grand bien pour le plus grand nombre de dynamiques». C'est un bon prétexte pour négliger l’individu, (la 1ère dynamique), la famille, (la 2ème dynamique) au bénéfice du groupe de la scientologie, (la 3ème dynamique) et soi disant de l’humanité, (4ème dynamique). J’ai déjà parlé de cela dans ma sixième lettre, je n’y reviens pas.

Page 84: «Condition de doute»

8è) Remontez en souffrant les conditions dans le nouveau groupe si vous avez changé de bord, ou les conditions du groupe dans lequel vous êtes resté si à cause de vos indécisions à son sujet, cela a fait baisser votre statut»

Première chose: Le doute qui n’a rien à voir avec l’éthique, mais est partie intégrante de l'exercice du jugement est sanctionné et puni en scientologie à défaut de pouvoir empêcher les gens de douter. Donc il n’y a pas de liberté de jugement ni liberté de conscience puisque l’exercice du jugement, le doute, est sanctionné, puni, réprimé !!!

Deuxième chose: «Remontez en souffrant les conditions…» et la condition au-dessus c’est la précédente: Liabilité. Pour ne pas réécrire ce que j’ai déjà dit je vais vous demander de vous reporter au début de ma troisième lettre au sujet de «l’homme de bonne volonté» qui n’est pas à l’abri des erreurs et du pardon sans conditions lorsqu’il les reconnaît. Cela n’a rien à voir avec les sanctions revanchardes décrites ici par Ron Hubbard qui abaissent l'individu au lieu de l’élever.

Page 85: «Vous constaterez que remonter les conditions implique de découvrir où vous êtes en Confusion; de découvrir que vous êtes en Trahison; de découvrir qui vous êtes à Ennemi»

En juin 1985, lorsque j’ai rencontré Germaine Dhot, elle m’a donc appliqué ces conditions et m’a posé la première question préconisée par les conditions d’éthique et comme j’étais considéré comme ennemi, elle m’a demandé:

«Qui êtes-vous ? » et je lui ai répondu curieusement:

«Je suis un homme debout qui souffre»

C’est tout ce qu’elle a réussi à me faire dire et ce n’est pas visiblement ce qu’elle attendait. Je suppose que la réponse attendue était: «Je suis votre ennemi», je n’en sais trop rien. Mais j’ai répondu: «Je suis un homme debout qui souffre» Debout c’est-à-dire pas à genoux, un homme qui ne s’abaissera pas, qui ne s’humiliera pas !!! Quel que soit le mal que j’endure !!! Plutôt me suicider, crever, si ça m’est insup- portable que me dégrader en me soumettant à de telles insanités, vilenies, outrages, sordidités.

En février 1981, lorsque j’étais membre du personnel depuis deux mois, ça devenait intenable, tout ce milieu et j'étais évidemment dans la confusion, ce qui était tout à fait normal puisque j’étais dans un lieu où je n’avais pas ma place. Comment ai-je résolu cette situation ? Tout simplement en quittant le lieu où j’étais «déplacé». À l'instant même où j’ai pris cette décision et où je l’ai mise en pratique, tout est rede- venu clair pour moi. C’en était fini de la confusion !!! Suivre les procédés préconisés par Ron Hubbard n'aurait fait qu’augmenter la confusion. La solution était de quitter les lieux où j’étais déplacé.

Que croyez-vous que préconise Ron Hubbard ?

Page 85: «Voici la formule complémentaire de la condition de confusion»

1è) Procédé de localisation relativement à l’endroit dans lequel vous vous trouvez (Procédé de localisation: «Localisez le…» On dit à la personne de localiser le sol, le plafond, les murs, les meubles de la pièce et autres objets, et les gens)

2è) Comparez l’endroit où vous vous trouvez à d’autres endroits où vous vous êtes trouvés.

3è) Répétez l’étape 1è)

Qu’est ce que c’est que cette mascarade ? Non mais, c’est un recueil de blagues, ce livre ou quoi ? Ce n'est pas l'environnement physique qui me dérange, mon cher Ron, c’est l’insanité mentale lorsqu’elle m’environne. Ta technologie de l’éthique, mon père Ron, c’est une belle foutaise, c’est une obstination et un entêtement à s'aveugler et à aveugler les autres.

Comme je l’ai déjà dit les deux premiers gains, bénéfices que j’ai faits en scientologie ont été obtenus à chaque fois que j’ai augmenté mes distances avec l’église de scientologie. Je sais, ce n’est pas ce qui est normalement prévu, mais c’est ainsi !!!

CONLUSION

La condition de «confusion» n’est pas une condition d’éthique mais une condition de PERCEPTION dont la condition opposée est la condition de «distinction»

La condition de «trahison» n’est pas une condition d’éthique mais une condition d’ENGAGEMENT dont la condition opposée est la condition de «fidélité»

La condition d’ «ennemi» n’est pas une condition d’éthique mais une condition d’AFFINITÉ dont la condition opposée est la condition d’«ami»

La condition de «doute» n’est pas une condition d’éthique mais une condition de JUGEMENT dont la condition opposée est la condition de «certitude»

La condition d’ «inertie» n’est pas une condition d’éthique mais une condition d’ACTIVITÉ dont la condition opposée est la condition de «mobilité»

Les conditions de «danger» «urgence» «activité normale» «affluence» ne sont pas des conditions d'éthiques mais des conditions de PRODUCTION, les seules mesurables.

La condition de «puissance» n’est pas une condition d’éthique mais une condition de POUVOIR dont la condition opposée est la condition d’«impuissance» ou «faiblesse»

Il est question de beaucoup de choses dans tout cela, mais nulle part il n’est question d’éthique. Une chose est sûre, c’est qu’il y a énormément de CONFUSION.

Une éthique imposée

Prenons un exemple, considérons le cas de Adam Ninsky qui d’après cette logique et grâce au poste important qu'il a au sein de l’église de scientologie peut être considéré à la condition «d’affluence» puisqu’il rapporte beaucoup d'argent. Supposons qu’il prenne un jour conscience de la malhonnêteté des procédés qu’il utilise pour extorquer de l’argent à ses victimes. Inévitablement il se posera des questions sérieuses sur la scientologie, comment elle fonctionne etc.

Il réalisera que la fin ne justifie pas les moyens, que si les moyens sont vils, la fin n’est peut-être pas aussi resplendissante que cela ? etc. …

Voilà notre brave Adam Ninsky qui commence à perdre son «mordant», sa «conviction», son «obstination» dans les affaires et ses statistiques de production s’effondrent. Le voilà atteint par le découragement, puis le doute l'envahit et voilà qu’on le considère s’il persiste ou s’il dénonce les méfaits de ses collègues, comme un ennemi suppressif, un traître et compagnie etc. …

En fait, nous assistons là à un réveil de la conscience de notre brave Adam Ninsky et à un accroissement de son éthique, c’est-à-dire du sens interne qu’il a de l’honnêteté, de la probité, de la droiture, de l’intégrité, de la justice, de la raison, de la légitimité. Et s’il dépasse le stade de la confusion dans lequel il se trouve à cause des incohérences internes de la scientologie dues aux incohérences de Ron Hubbard dont ce livre est l’illustration, il va alors atteindre une condition de meilleur discernement, de meilleure perception. De «confusion», il va aborder la condition de «distinction» au sujet des matériaux de la scientologie et de Ron Hubbard et il va exercer son jugement à leur égard. Voilà Adam Ninsky qui revient à la raison donc à l’éthique.

Prenez des célèbres dictateurs comme Napoléon, Hitler, Staline, Mao et compagnie, voilà des individus qui produisaient énormément auxquels vous auriez pu donner la condition d’«affluence» et aussi, à plus forte raison puisqu’ils étaient des chefs, celle de «puissance».

Oseriez-vous, Ron Hubbard et les scientologues, me soutenir qu’ils étaient des modèles éthiques ? C’est pourtant ce que votre livre dit dans «formule de puissance pour la 3è dynamique» qui décrit le comportement de criminels paranoïaques !!! Auxquels vous vous assimilez vous-mêmes d’ailleurs !!! Puisque vous le présentez comme votre idéal «éthique» !!!

Leur soif de pouvoir sur l’humanité n’a fait que dresser contre eux toute l’humanité comme vous le décrivez si bien dans votre livre, mais sans préciser que ce n’est que justice !!!

De plus au bas de l’échelle, il est question de punitions:

Page 87: «RECOMPENSES et SANCTIONS»

«Nous récompensons la production et les bonnes statistiques et nous sanctionnons la non production et les mauvaises statistiques. Toujours.»

Page 88: «Les peines infligées par l’éthique doivent être réservées aux mauvaises statistiques.»

Récompenser et punir sont du domaine de l’exercice de la justice, pas de l’éthique. Voilà qu’il confond exercice de la justice et éthique.

Page 75: «ACTIVITE NORMALE

2è) L’éthique est très modérée, le facteur justice est tout à fait modéré, on ne prend pas particu- lièrement de mesures brutales»

En fait ce livre présente un système judiciaire, juridique interne et propre à la scientologie, qui fonctionne à partir des règles et des lois que Ron Hubbard a déterminés.

Ron Hubbard confond morale et lois

Page 29: «On peut définir la morale comme étant un code de bonne conduite, établi à partir de l'expé- rience de la race, pour servir de guide à la conduite des individus et des groupes. La morale c'est en fait les lois. À l’origine d’un code moral il y a la découverte par l’expérience vécue, que certains actes sont plus «anti-survie» que «pro survie». L’interdiction de ces actes entre alors dans les mœurs de la population et finit parfois par devenir une loi»

Je ne suis pas d’accord. Les limites de la loi sont différentes des limites de la morale. Je pense pouvoir dire qu’elles sont plus restreintes si bien sûr les principes stricts de la justice sont respectés. Je les répète:

JUSTICE: Vertu morale qui inspire le respect absolu du droit des autres.

La morale indique ce qu’il est convenable de faire.

Les lois indiquent ce qu’il est interdit de faire.

Croyez-moi ce n’est pas exactement la même chose. Ne vous inquiétez pas, je vais illustrer cela clairement. Un appareil juridique rend justice à partir des lois en vigueur. Il importe que les lois soient l’expression de la justice, mais cela est une autre chose.

Il importe donc en conséquence que les lois expriment le respect absolu des droits des sujets qu’elle régit. Une loi juste va donc respecter tous les droits de l’individu mais lui interdire ce qui est illégitime. Est illégitime ce qui nuit à autrui. Est légitime tout ce qui ne nuit pas aux autres. C’est donc un droit qui doit être admis par les autres

Voilà la seule bonne référence pour légiférer.

  • Est illégitime ce qui porte atteinte aux droits d’autrui.
  • Est légitime ce qui ne porte pas atteinte aux droits d’autrui.
  • Ce qui est légitime n’est pas obligatoirement moral.
  • Ce qui est immoral n’est pas obligatoirement illégitime

J’arrête de vous ennuyer avec des abstractions.

EXEMPLE: L’homosexualité

Prenons comme hypothèse une société qui considère l’hétérosexualité comme la norme. Donc l’homosexualité devient anormale. L’hétérosexualité devient morale et l’homosexualité devient immorale. Or dans une société soucieuse de la justice, qui respecte les droits des individus, il n’y aura pas de lois qui interdiront l’homosexualité car même si c’est considéré comme immoral, on doit respecter la tendance homosexuelle éventuelle d’un individu puisque après tout, cette tendance ne nuit pas et ne porte pas atteinte aux droits des autres.

Que les homosexuels actualisent dans les actes leurs tendances, il n’y a là rien qui relève de l’exercice de la justice et de la rigueur des lois puisqu’il n’y a pas illégitimité tant que ces relations homosexuelles sont pratiquées avec d'autres individus consentants. L’homosexuel peut être éventuellement immoral, mais en aucun cas il ne peut être justiciable tant qu’il ne déborde pas de la limite de ses droits.

Par contre la loi interdit le viol parce qu’il y a atteinte à un autre individu. Le violeur n’a pas respecté le droit de sa victime à ne pas désirer la relation sexuelle. Le violeur d’une femme par exemple est resté dans les limites de la moralité hétérosexuelle, toutefois il est dans l’illégitimité. Il est donc justiciable.

Une loi qui condamnerait l’homosexualité serait injuste

La loi non seulement interdit certains actes, mais aussi les condamne et les punit s’ils ont été commis. On peut considérer l’homosexualité comme anormale mais on ne sait la guérir, cependant on ne peut la punir puisqu’il n’y a de tort fait à personne. L’homosexuel est inoffensif.

Le viol est anormal, malheureusement le violeur est dangereux, il a agressé sa victime. En conséquence, à défaut de savoir le guérir, on l’isole pour éviter une autre agression. On le punit et on l’incarcère, la punition étant pré- cisée dans les termes de la loi. La punition a pour justification la dissuasion. Toutefois punir et isoler est une chose. Humilier en est une autre. Les prisonniers ne devraient pas êtres humiliés en prison.

Il y a deux choses à retenir, d’une part que la punition n’est légitime, ne doit exister, ne peut exister qu’à défaut d'une autre solution comme la guérison, et d’autre part que la loi ne doit légiférer et sanctionner que ce qui est illégitime, sinon, si elle empiète sur les droits des individus alors ce n’est plus la justice mais des arbitraires injustes. Que les homosexuels revendiquent le droit à vivre leur condition est tout à fait légitime et ce droit doit être préservé dans une société juste.

Par contre, si les homosexuels prétendent publiquement que l’homosexualité est préférable et plus saine que l'hétérosexualité et qu’ils partent en campagne pour promouvoir l’homosexualité, ils ne doivent alors pas s’indigner de rencontrer opposition et résistance. La liberté d’expression doit toujours leur être accordée, toutefois la liberté d’expression ne leur est pas réservée exclusivement et ceux qui ne sont pas d’accord ont le droit aussi légitime d'exprimer leur désaccord et de dénoncer une telle insanité, si c’est leur point de vue.

Cela ne relève pas de la justice mais de l’opinion publique. Toutes les positions peuvent être tenues publi- quement, mais vous devez accepter dans ce cas la contradiction qui fait partie du droit le plus strict des adversaires. Ce que je dis là est aussi valable pour la scientologie. T

out point de vue peut être exprimé publiquement à condition d’accepter la contradiction. Il appartient à chaque citoyen de se faire sa propre opinion en son âme et conscience. S’il se laisse convaincre par des raisonnements absurdes en dépit de discours contradictoires, c’est son affaire, c’est sa responsabilité, c’est son droit.

Personne ne peut vous interdire y compris le droit à l’erreur tant que les conséquences de vos erreurs ne lèsent que vous-mêmes. Mais si vos fourvoiements lèsent d’autres individus contre leur volonté alors vous êtes justi- ciables, vous êtes passibles de rendre des comptes à la justice. Cela vous concerne vous, les scientologues

Je pense que l’illustration de mes propres théories est claire et que vous pouvez éventuellement relire ce qui précède l’exemple de l’homosexualité et qui à mon avis devient plus facile à comprendre à la lumière de cet exemple.

Page 30: «…Si un code moral était entièrement rationnel, on pourrait le considérer en même temps comme entièrement éthique. Mais ce n’est qu’à ce niveau supérieur qu’on peut identifier morale et éthique»

Encore une confusion maintenant entre morale et éthique alors que c’est lui-même qui a initié une distinction entre ces deux termes !!! L’éthique n’est pas seulement raison et survie, elle est aussi essentiellement autodétermination. C’est ce dernier terme qui la distingue de la morale justement quelle que soit la justesse et la légitimité de cette dernière.

La morale est une éthique «alter déterminée». L’éthique scientologique est une éthique «Ron Hubbard déterminée». Ce n’est en somme qu’une morale de plus additionnée d’un système judiciaire qui repose sur des lois et des règlements que je ne ferai pas l’honneur de qualifier de justice étant donné que la légitimité n’a absolument pas inspiré le législateur dont Ron Hubbard s’est attribué la fonction.

L’éthique est un comportement sain, rationnel généré par l’individu lui-même sans aucune référence extérieure mais tout simplement par absence d’aberration personnelle. Combien de fois faudra-t-il vous le répéter ?

Prenons l’exemple toujours de l’homosexuel. Considérons que ce n’est pas éthique à partir du moment où ce n’est pas rationnel. Ce n’est pas moral non plus par référence à la société environnante. L’homosexuel a deux façons d'«évoluer». La première, se soumettre à la morale, se culpabiliser, refouler ses tendances et «paraître» extérieurement hétérosexuel… Voilà ce que la morale demande et je pense que c’est stupide. Il y a une deuxième façon d'évoluer. Ne pas se culpabiliser pour sa condition, l’accepter et la considérer en tant que message et expression de quelque chose qu’on ignore mais qui est signifié par ce comportement et qu’il s’agit de découvrir. Je croyais, car vous le prétendez que l’audition dianétique a ce pouvoir, alors auditez, auditez au lieu d’écrire un recueil de bêtises et d’insanités.

Au lieu de réprimer ce message «horrible» allons à sa rencontre et constatons l'origine de cette «aberration» afin d'en être débarrassé réellement une fois pour toute au lieu de la faire durer en en refusant la manifestation. Dans ce second cas, si c’est une aberration, la tendance homosexuelle est supposée disparaître et donc l’individu ressent alors des pulsions hétérosexuelles normales. Il est attiré désormais par les femmes et ne l’est plus par les hommes. Il est devenu hétérosexuel non pas par soumission à la morale ou à une pseudo «éthique» (quand bien même flanquée de l’adjectif «scientologique» qui n’est qu’une autre morale) mais par un changement profond et intérieur qui a modifié ses attirances et répulsions.

Il est devenu éthique dans ce domaine tout simplement parce qu’il est attiré par les femmes et non parce qu’il refoule une attirance pour les hommes qu’on lui aurait qualifiée d’immorale ou de non éthique. Est ce clair? En aparté, personnellement je pense qu’on doit être plus ou moins bisexuel, par contre l’homosexualité exclusive me paraît curieuse ou étrange.

La pseudo «éthique» scientologique:est une OPPRESSION flagrante des individus

Scientologues, je n’en sais rien mais vous, vous prétendez avoir l’outil pour éliminer les aberrations, alors servez- vous en et les gens deviendront rationnels donc éthiques et épargnez leur les discours moralisateurs, les pseudos éthiques, les règlements et les lois illégitimes, et les appareillages judiciaires injustes que je ne peux pas décemment qualifier de terme de «justice».

Voilà l’eau infecte et croupie dans laquelle baigne le bébé superbe de la scientologie (j’ai nommé l’audition dianétique).

Ce marécage immonde et puant qui souille les scientologues est cette «pseudo éthique scientologique» qui n’est qu’une morale «Ron Hubbard déterminée» qui empeste la pourriture et le cadavre. Voir la formule de puissance pour la 3ème dynamique: Il parle lui-même de cadavres autour de son «idéal éthique» dont je ne doute pas qu’il l'ait incarné.

Page 34: «…Quand l’individu ne réussit pas à mettre son éthique personnelle en place, le groupe prend des mesures à son égard. Cela s’appelle justice…»

Page 30: «…Quand l’individu ne s’impose pas un code éthique et ne suit pas le code moral de son groupe, alors intervient la justice…»

Page 31: «…Quand l’individu ne met pas son éthique en place et n’obéit pas aux codes moraux, la société met en œuvre une action de justice contre lui…»

Page 34: «…Il ne faut pas confondre éthique et justice. La justice est seulement utilisée si l’individu n’est pas parvenu à s’imposer personnellement une éthique…»

Page 31: «…On doit se servir de la justice tant que la personne n’a pas un niveau d’éthique qui la rende digne de la compagnie de ses semblables…»

Page 31: «…La justice intervient quand le manque d’éthique et la conduite destructrice de l’individu commence à peser trop lourd sur autrui…»

Page 31: «…Si vous avez à faire à des individus suffisamment sains d’esprit et éthiques, des individus qui ne cherchent pas à diminuer la survie d’autrui, la justice est inutile»

Voilà pour une fois, dans cette dernière citation, il a exprimé exactement la fonction de la justice et des lois sur lesquelles elle repose. Dommage que ce soit un détail.

De ces sept citations, les quatre premières sont à moitié vraies et à moitié fausses. Seules les trois dernières sont plus correctes, quoique peu précises, parce qu’elles introduisent la seule référence valable pour légiférer: c’est la nuisance à autrui.

Pour les quatre premières citations, j’ai déjà précisé la marge qui existe entre l’immoralité et l’illégitimité.

Ron Hubbard veut que les scientologues se PUNISSENT

L’immoralité et l’absence d’éthique sont une nuisance à soi-même, mais personne n’a le droit de vous interdire de commettre des erreurs qui ne nuisent qu’à vous-mêmes.

L’illégitimité apparaît seulement à partir de l’instant où vos erreurs nuisent aussi aux autres, et c’est alors seule- ment qu’intervient la justice en référence aux limites de la loi. La justice à défaut de mieux, demande de réparer (ce qui est bien) ou punit et isole (ce qui est un moindre mal). L’idéal étant de pouvoir aider le «hors la loi» à accéder à l’éthique par un processus de guérison qu’à l’heure actuelle la société ne connaît pas encore vraiment.

La scientologie prétend connaître ce processus de guérison. J’ai examiné la théorie de l’audition dianétique et ce processus m’apparaît bien être un procédé de guérison. Du moins, je le crois. Je ne peux pas en dire plus tant que je n’en aurai pas fait l’expérience personnelle jusqu’au bout. À l’heure actuelle, ce «fait» ne rentre pas encore dans le domaine de ce qui est «réel» pour moi.

Tout appareil judiciaire qui fonctionne sur des lois et des règlements qui lui donnent l’autorité d’intervenir avant la nuisance à autrui des erreurs personnelles d’un individu est illégitime et est un système d’oppression puisque de non-respect du droit des individus.

La pseudo «éthique» scientologique est dans ce cas et je la dénonce comme telle: OPPRESSION flagrante des individus.

Ce n’est pas une éthique, c’est une morale. Ce n’est pas seulement une morale, c’est une «justice». Ce n’est pas une justice, c’est un appareil juridique illégitime. C’est une INFAMIE abjecte.

Écoutez les mots parler… Ils sont éloquents

Page 30: «…Quand l’individu ne s’impose pas un code éthique…»

Page 34: «si l’individu n’est pas parvenu à s’imposer personnellement une éthique»

Voilà comment il ressent «l’éthique scientologique» comme une autocontrainte par opposition aux morales qu’il croit «altéro contraintes». Mais c’est exactement la même chose !!! Les morales exigent que l’individu «s’auto contraigne» ce code moral extérieur à lui-même, et s’il ne «s’auto contraint» pas la justice va l’«altéro contrain- dre». En termes juridiques incarcérer, emprisonner se dit «contrainte par corps».

Mais s’auto contraindre n’a rien à voir avec le terme s’autodéterminer. Vous prenez des vessies pour des lanternes. «S’auto contraindre» ce n’est pas un choix assumé par l’individu contrairement à «s’autodéterminer». Et non satisfait de cela Ron Hubbard veut que les scientologues se PUNISSENT selon les punitions définies par des règlements illégitimes !!!

Voilà une superbe escroquerie intellectuelle, mentale et morale !!!

 

Ron Hubbard a pris la grosse tête

Entre parenthèse, cela ne remet pas en cause la validité de l’audition dianétique. C’est une autre affaire. Pour ne pas revenir sur ce sujet, mon sentiment est qu’il est arrivé quelque chose à Ron Hubbard entre 1956 et 1965 car avant cette période, ses écrits techniques sont corrects et, après cette période, ses écrits moraux ou «éthiques» sont aberrants. On assiste à une régression catastrophique chez Ron Hubbard du point de vue éthique. Et en plus il a pris la grosse tête !!!

On améliore son éthique par l’élévation de sa conscience. Cela s’obtient par l’élimination de ce qui obscurcit sa conscience et qu’on nomme «inconscience». Or l’audition dianétique se propose d’aller à la rencontre de ce qui nous «agite» en dessous du niveau de notre conscience, c’est-à-dire «inconsciemment». Voilà le procédé qui m'apparaît correct pour améliorer mon éthique. Je ne comprends pas encore pourquoi Ron Hubbard qui semble avoir trouvé un bon procédé, soudain a fait VOLTE-FACE et est retombé dans les ornières millénaires qu’il a tant décriées: morale et justice.

Nous allons y venir.

L’audition dianétique est-elle aussi une escroquerie et n’aurait-elle pas conduit aux résultats escomptés? Pour qu’il éprouve le besoin d’utiliser la contrainte en s’octroyant la fonction de guide moral et spirituel !!! J’ai encore des choses à apprendre. Pour l’instant écoutons Ron Hubbard parler de la justice. Retenez le passage:

«…Il est possible de montrer que l’aberration chez les individus et dans la société augmente en proportion de la quantité de punitions infligées…»

Visiblement, il a oublié cela pour écrire son «éthique» qui inflige des punitions !!!

Page 31: «…Utilisée par les hommes, la justice ne mérite malheureusement pas notre confiance; bien que son intention et son but fondamental soient la survie et le bien être de ceux qu’elle sert…»

Page 17: «…L’éthique n’est rien d’autre que l’instrument complémentaire indispensable qui permet d’appliquer la technologie scientologique (???) Ce n’est pas là le but que poursuit l’homme dans sa loi ou sa justice. Ce qu’il veut, c’est écraser ceux qui lui créent des difficultés. (Il ne croit pas si bien parler de lui-même !!!) Ce n’est pas le cas de l’éthique scientologique …»

(Toute ma démonstration prouve le contraire) qui ayant pour but ce qui vient d’être dit, est un domaine qui connaît une réussite fabuleuse…» (Pas avec moi en tous les cas. J’ai la preuve du contraire.)

«…L’homme a, bien sûr, des réactions très vives vis-à-vis de tout ce qui s’appelle justice ou de cette chose dérisoire appelée justice. Il n’a aucune compréhension du bien fondé de ses pendaisons...»

(Histoire française: Les législateurs en 1981 ont supprimé la peine de mort contre l’opinion publique qui était majoritairement pour la peine capitale !!! La population crie vengeance en général.)

À noter qu’il dit que

page 43:

«l’un des attributs de la personne anti-sociale est:

1è) Elle ne parle que par vastes généralités… Elle a fabriqué ce qu’elle prétend être l'opinion de la société tout entière…»

(Là encore il ne croit pas si bien parler de lui-même) continuons):

… Il n’a aucune compréhension du bien-fondé de ses pendaisons et en fait il n’a pas de véritable justice car elle n’aboutit à rien. Son seul aboutis- sement, si l’on peut en parler est le châtiment. Que le châtiment ne parvienne pas à faire régner l’ordre dans la communauté est manifeste…

Mais il y a pire encore; les systèmes disciplinaires actuellement en usage dans le monde sont incapables de faire mieux que rendre l’individu plus mauvais.

Maintenant quand vous introduisez un système d’éthique qui en soit vraiment un vous remuez chez les gens un tas d’aberrations. Ils RÉAGISSENT.»

Évidemment l’éthique n’est pas un «système» , elle ne «s’introduit» pas et la vôtre est une aberration elle-même, alors il est normal que les gens réagissent, S’INSURGENT. Évidemment, s’ils n’ont pas l’acuité mentale nécessaire à démonter le mécanisme qui est vicieux, ils vont se RÉVOLTER violemment et donc vous l’interprétez comme s’il semblait y avoir une part de mental réactif chez eux dans leur RÉACTION qui je le répète est saine face à cet honteux simulacre de justice.

Mais croyez vous un seul instant que votre «raisonnement» exprimé dans ce livre va résister à mon analyse ? Croyez- moi votre «raisonnement» ne résistera pas… Je parle aux yeux des personnes extérieures évidemment, pas aux yeux des scientologues qui sont aveuglés. Il serait vain de ma part de vouloir convaincre quelqu’un qui ne pense pas comme moi.

Page 14: «…J’ai découvert qu’on ne peut pas faire confiance à l’homme en ce qui concerne la justice. (Parlez pour vous. Votre soit disant « justice » en est un bel exemple). En vérité on ne peut faire confiance à l’homme qu’en ce qui concerne la «punition» mais, par la punition, il ne cherche pas réellement à établir la discipline, il donne libre cours à l’injustice (N’est-ce pas ce que vous faites vous-mêmes) Il dramatise son inaptitude à mettre son éthique en place en s’efforçant d’obtenir des autres qu’ils mettent la leur en place. Je vous invite à examiner cette chose risible qu’on qualifie de « justice » dans notre société actuelle. (C'est l’hôpital qui se moque de la charité !!!)

De nombreux gouvernements sont si susceptibles quant à leurs droits divins en matière de justice, qu’à peine vous ouvrez la bouche, et les voilà livrés à des accès de violence incontrôlée. S’en remettre à la police est dans beaucoup d’endroits une catastrophe, même si vous êtes simple plaignant, et encore plus si vous êtes l’accusé. C'est dans ces régions que les troubles sociaux sont les plus forts. La justice y est devenue une fin en soi et a dégénéré en (Page 15) sadisme. On appelle cela «éthique» (commissions éthiques médicales, commissions éthiques psychologiques, comités du congrès etc…); en fait ce sont les actions de justice, les punitions qui font que les gens ont encore plus de mal qu’avant à mettre leur éthique en place…»

Oui, c’est Ron Hubbard qui dit cela !!! Le malheur est qu’il tombe lui-même dans le piège qu’il a tant décrié avec son «éthique scientologique» !!!

Évangile selon St Luc 6-41: «Pourquoi donc, regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, alors que tu ne considères pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? 42 Comment peux-tu dire à ton frère: «Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil» quand toi-même tu ne regardes pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? HYPOCRITE ! Retire d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère.»

Personnellement j’estime que la scientologie peut m’aider mais, pour cela, il faut qu’elle ait d’abord les «mains propres» car je ne tiens pas du tout à être « souillé ». Imaginez un mécanicien officiant en chirurgien !!! Qu’il commence donc par se laver et se désinfecter, lui et ses outils, avant même de parler de ses compétences chirurgicales… Voilà ce que j’attends de la scientologie. Je suis prêt à apporter mon aide pour cela. La preuve est que j’écris tout cela dans cet esprit-là.

Le bon grain et l’ivraie

Je ne conteste pas non plus dans ce livre «d’éthique» et dans les règlements scientologiques tout en bloc. Je conteste ce qui, à l’intérieur intimement mêlé, est illégitime. Je soutiendrai tout ce qui est légitime. Il s’agit de définir cette frontière justement d’une façon totalement respectueuse des droits de chacun et de trier «le bon grain de l’ivraie».

Le livre commence ainsi:

Page 11: «…Dans le dictionnaire, la définition de «éthique» est la suivante:

  • L’étude de la nature générale de la morale et des choix moraux spécifiques que doit faire l’individu dans ses relations avec autrui.

Dans le même dictionnaire, «justice» est ainsi définie:

  • Conformité au droit moral, à la raison, à la vérité ou aux faits ou bien «mise en application de la loi» (Il a omis le sens basique de «justice» qui est: vertu morale qui inspire le respect absolu des droits d'autrui) et il conclut alors: Comme vous voyez ces termes ont été confondus.

Syllogismes et imbécilités habilement distillées

L’ÉTHIQUE, c’est simplement les actions que l’individu entreprend par lui-même.

La JUSTICE, c’est les actions entreprises par le groupe à l’encontre de l’individu quand ce dernier ne les entreprend pas lui-même.

Effectivement, il a bien compris dans cette formulation ce qui différencie éthique et justice. L’action éthique est assumée, l’action juridique est subie. Malheureusement après il confond tout le temps «éthique» = autodétermination avec «morale» = autocontrainte.

La morale qui est une «altéro contrainte» du groupe a toujours eu comme objectif de faire en sorte que l’individu lui-même participe par une «autocontrainte» à son auto soumission qui est différente de l’autodétermination, sinon la justice ou l’appareil judiciaire le fait à sa place par la menace et la contrainte de la punition.

Mais justice et éthique ont aussi un énorme point commun: L’esprit de justice du groupe intervient lorsque l'esprit de justice de l’individu a fait défaut, pour compenser. Appelons le premier plus clairement «lois ou règlements» et le second «éthique» et les deux sont sensés être l’expression du sens de la justice, le reflet de la justice.

Il confond justice et appareil juridique. Ce dernier peut être injuste comme celui de la scientologie. Heureusement dans nos sociétés démocratiques les appareils juridiques sont meilleurs que celui de la scientologie qui contient des arbitraires odieux. Je ne voudrais pas vivre dans une société gouvernée par les principes de l’ «éthique scientolo- gique» Quel malheur !!!

Il confond morale et éthique comme je l’ai déjà démontré, tout en ayant «inventé» une différence que je trouve intéressante personnellement, alors qu’elle n’existe pas dans les dictionnaires ni dans le langage actuel.

Comme la morale et la jurisprudence (lois) ont en commun la «contrainte» (la première étant une contrainte «intérieure» et la seconde «extérieure»). Comme la morale et l’éthique ont aussi en commun une «participation» de l’individu (la première étant une «auto soumission» et la seconde une «autodétermination», il en résulte qu’il finit par confondre ces notions.

Je m’excuse, tout cela est un peu délicat à suivre, mais ces confusions sont tellement vicieuses et insidieuses qu'elles nécessitent une investigation minutieuse pour les mettre à jour par un raisonnement rigoureux.

A = B or A = C donc B = C Equation logique. Ce type de raisonnement en trois parties s’appelle un syllogisme. Toutefois cette logique apparente peut jouer des mauvais tours:

  • Tous les hommes sont mortels; or Pierre est un homme; donc Pierre est mortel.
  • Tous les chats sont mortels; or Pierre est mortel; donc Pierre est un chat !!!

Ça ne colle pas du tout. Pourquoi ? Parce qu’il se trouve qu’il n’y a pas que les chats qui sont mortels et si vous formulez la première proposition ainsi: Tous les chats (entre autres espèces) sont mortels, vous ne pouvez plus déduire cette conclusion: Pierre est un chat.

Voilà comment procède Ron Hubbard inconsciemment, bien sûr. Il distille des insanités graves au milieu d’une somme de vérité en espérant qu’on gobe le tout en même temps et c’est ce que font les scientologues aveuglés par les vérités.

Ce livre se termine ainsi:

«Comment sauvegarder la technologie ?»

Page 94: «…Retenez cette définition et utilisez la: La scientologie est un système qui marche (C’est une appréciation, pas une définition) En 50000 ans, l’homme n’a jamais développé de système qui marche. Il est douteux que, dans un avenir prévisible, il en développe jamais un autre (Quelle modestie !!! Mon sauveur !!! Mon Dieu !!!) Il a été prouvé que les efforts de l’homme pour trouver d’autres routes n’ont mené à rien. (Généralités toujours…) Il est aussi un fait établi que la route appelée scientologie mène vraiment hors du labyrinthe. Par conséquent c’est un système qui marche…» (Affirmation gratuite et vaine. C’est loin d’être un fait établi pour moi. Vous retombez dans les pièges millénaires que vous décriez avec votre morale.)

«…Que penseriez-vous d’un guide qui, parce que son groupe déclare qu’il fait sombre, que la route est mauvaise, qu’un autre tunnel semble plus attrayant, abandonnerait la route qu’il sait être bonne et conduirait son groupe dans quelque sombre néant perdu ? Vous penseriez que c’est un guide plutô tramolli...»

Je ne suis pas à la recherche d’un guide

Excusez-moi Monsieur Hubbard. Je vous arrête là tout de suite. Il y a erreur et malentendu ! Je ne suis pas à la recherche d’un guide dans les mains duquel j’abandonnerais totalement mon destin. Je vous reconnais pour l'instant, une compétence que je n’ai pas, en matière d’audition dianétique en tant qu’investigation dans le mental réactif ou l’inconscient. Cela est une chose. M’en remettre aveuglément à vous en est une autre que je ne ferai jamais car il n’est pas question que j’abandonne à qui que ce soit la responsabilité de moi-même et de mon destin. Est-ce clair ?

Je peux me fier à une compétence que vous pouvez avoir dans un domaine, toutefois cette compétence a pour objet l’homme or je suis un homme donc je ne suis pas un ignare complet non plus dans ce domaine.

La preuve est que pour vous reconnaître et considérer votre compétence au niveau de la théorie de l’audition dianétique, il a bien fallu que je porte un jugement personnel. En fonction de quoi ? De mes propres connaissances du sujet, pardi, qui est l’homme, c’est-à-dire moi-même. Donc vous faire confiance à ce sujet n’est pas m'abandonner à vous car j’ai examiné et porté un regard sur la chose et personne ne me dépossèdera de ce droit de regard que j’ai déjà exercé en approuvant votre théorie et notre relation ou accord ne fonctionnera que dans la mesure où cette approbation est perpétuée à chaque instant. Cette approbation n’est pas définitive, pour qu’une chose dure, il faut qu’elle survive et pour qu’elle survive, il faut qu’elle soit CRÉÉE à CHAQUE INSTANT. Dès qu’on cesse de créer une chose, elle disparaît.

Toutefois je peux considérer que vous avez plus de compétence que moi dans certains domaines, donc je «pourrais» vous considérer comme «guide». Bien. Toutefois je ne suis pas aveugle et j’exerce mon jugement et je vous observe remplissant votre fonction de «guide». J’observe l’environnement dans lequel on évolue et le chemin qui est parcouru qui n’est plus du domaine de l’inconnu pour moi. Et si tout à coup, je m’aperçois qu’en compagnie de mon «guide» nous repassons dans un endroit que nous avons déjà parcouru, vous pensez bien que je vais me poser des questions sur la compétence de mon «guide».

Si je m’aperçois que nous tournons en rond, je vais m’inquiéter et à juste titre !!! Ce serait même l’inverse qui serait stupide. A ce moment-là, je prends les affaires en main avec le «guide». Montrez-moi vos cartes, s’il vous plaît, prêtez- moi votre boussole que je regarde moi-même !!! Maintenant, cher «guide», je vous traite d’égal à égal. Je ne vous reconnais plus une autorité de guide…

Or, au sujet de l’«éthique scientologique» voilà que je m’aperçois que vous retombez dans les ornières tellement décriées du passé (morale, discipline, règlements, justice et tutti quanti…) Alors excusez-moi, mais permettez que nous regardions les choses ensemble…

Page 95: «…Les gens ont confondu «suivre la route» avec le «droit d’avoir leurs propres idées». Tout le monde a certainement le droit d’avoir ses opinions, ses idées, ses cognitions, tant qu’elles ne barrent pas la sortie pour soi-même et pour les autres» !!!

Holà ! Du calme ! Qu’est ce que ça veut dire cela ? Non mais c’est le comble !!! Vous vous érigez en divinité suprême !!! Voilà le museau de l’arbitraire et de  la dictature qui pointe le … nez. Arrête ton char, Ben Hur !!! Vous déconnez. Je suis seul juge de ce que je dois faire. Si vous prenez les choses sur ce ton-là, ce que je décide ne vous concerne pas. Décidément, vous avez la mémoire courte et vous oubliez facilement ce qui vous dérange ou ne vous arrange pas…

Citation extraite du livre: «Scientologie, les fondements de la pensée» 1956

Page 77: «…À l’autre bout du spectre de la connaissance, nous avons cet aspect délaissé de l’existence que sont la création du savoir, la création de données, de pensées, de considérations, les idées développées par soi-même, à l’opposé des idées d’autrui. La raison pour laquelle la scientologie est un sujet d’étude si fascinant, c’est qu’elle permet à chacun de créer ses propres idées en décortiquant celles d'autrui…»

Je suis parfaitement d’accord avec vous et c’est exactement ce que je fais. Comme vous pouvez le voir je DÉCORTIQUE !!! Vous n’allez quand même pas me le reprocher maintenant, ni oser me l’interdire, ou vous sombrez dans le ridicule !

Citations extraites du livre: «Introduction à l’éthique de la scientologie» 1968

Page 95: «… La scientologie est un système qui marche. Elle trace d’une manière visible la voie de sortie du labyrinthe. S’il n’y avait pas de repaires visibles indiquant les bons tunnels l’homme continuerait à tourner en rond comme il le fait depuis des millénaires, se précipitant sur de mauvaises routes, tournant en rond, finissant dans l’obscurité la plus totale, livré à lui-même.»

La scientologie, suivie exactement et correctement, tire la personne de la confusion (Ça m’étonnerait avec une boussole aussi «folle» que votre «éthique scientologique»)

La scientologie est quelque chose de nouveau : c’est une voie de sortie. Il n’y en a pas eu une seule. Tout l’art de vendre du monde ne peut changer une route mauvaise en une bonne. Or on est en train de vendre un nombre effrayant de mauvaises routes. Leur produit final est davantage d’esclavage, d'obscurité et de souffrances (N’en faites-vous pas partie ?)

La scientologie est le seul système qui marche dont dispose l’homme (Il ne suffit pas de l’affirmer, quand bien même vous le diriez avec une sono qui crache des décibels à faire trembler les montagnes, ça n'apporterait pas le moindre élément de preuve)

Elle a déjà amené des gens à un QI plus élevé, à des vies meilleures, et toutes ces choses (Page 96) là, aucun autre système n’y est parvenu. Aussi rendez-vous compte que la scientologie n’a pas de concurrent. (Holà ! C’est un langage de «businessman» ça !!!)

La scientologie est un système qui marche. Sa route est tracée. La recherche est faite. Il suffit maintenant de suivre la route (Holà ! Vous battez le rappel de tous les moutons !!!)

Aussi, mettez les étudiants et les préclairs sur cette route (Ce ne sont pas des pions)

Ne leur permettez pas de s’en écarter, quelque fascinantes que leur paraissent les voies secondaires. Et menez les jusqu’à la sortie.

Ne laissez pas tomber vos compagnons. PAR TOUS LES MOYENS POSSIBLES maintenez les sur la route. Et ils seront libres. Si vous ne le faites pas, ils ne le seront pas»

FIN du livre

«Par tous les moyens possibles»

Je vous pose une petite question: Y compris les moyens malhonnêtes ??? Les mensonges ? L’escroquerie morale ? L’escroquerie financière ? La séduction et la trahison ? La contrainte ? La force ?

Où est l’affinité dans tout cela ?

Où est le respect de l’autre ?

Où est l’autodétermination ?

Où est le libre-arbitre?

«Si vous ne le faites pas, ils ne le seront pas (libres)»

On va vous donner la liberté, que vous le vouliez ou non, que diable !!!

Non mais ! Qu’est-ce que ça veut dire, des gens qui refusent le bonheur ???

Allons, faites leur avaler de force le bonheur… Ce sont des ignorants !!!

Ah, là, là. Il faut tout faire à leur place ! Ils ont de la chance qu’il y en ait qui pensent à eux et à leur bien !!!

David Mayo, vous dissidents, vous scientologues, franchement tout cela est misérable, décourageant… Non ?

Moi quand je lis cela, ça me fait vraiment de la peine. Non on y est pas du tout. Décidément, il y a du chemin à faire.

Sachez que vous pourriez m’aider… Quant à moi je vous propose mon aide.

Je ne sais pas pourquoi, mais je vous aime quand même, parce que vous êtes des hommes de bonne volonté. Mais quelle catastrophe !!! Par manque de jugement…

Mais je vous en prie, ouvrez les yeux


Annexe 1 - 4 septembre1985

Demande de remboursement

Germaine Dhot

Bonjour ! Veuillez transmettre à qui de droit.

Accessoirement, je vous ferai remarquer que je n’ai toujours pas reçu de réponse à ma quatrième lettre de la part de celui, celle, ceux qui ont pris la décision de me rembourser, dans laquelle je demande des informations élémentaires !

Principalement, je vous rappelle que vous avez perçu indûment et que vous êtes toujours en possession indue d'une somme de 51000 FF + 3000FF (cotisation à l’association)

Cette infraction commise le 16 février 1985 a été signalée dès ma première lettre envoyée au début mars, toutefois je n’avais pas jugé utile d’annuler cette tractation, quoiqu’elle soit frauduleuse puisque le résultat d’un mensonge et d’une trahison de la part d’Adam Ninsky et Pierre Bazin, tant qu’un accord ne se serait pas révélé impossible entre nous.

J’ai eu la sagesse et la patience d’attendre cette réponse qui a tardé et fut longue à venir et que j’ai apprise indirectement par une lettre de Benoit Citron datée du 16 juillet 1985 soit exactement cinq mois après mon verse- ment de 54000 F au total. Je trouve déjà que c’est peu de considération de votre part vis-à-vis de moi. La plus élémentaire des corrections eut été que le chèque de 54000 F me fut adressé en même temps que la décision qui révèle une impossibilité d’accord entre nous.

Aujourd’hui, le 4 septembre 1985, malgré toutes les promesses dont on m’a abreuvé, je n’ai toujours pas été remboursé ! Sachez que je considère ces retards fondamentalement incorrects et que mon absence de réaction apparente n’est qu’une tolérance de ma part, sachez que ma patience va avoir une fin. Je suis actuel- lement dans l'incertitude totale quant à la restitution de mon argent indûment perçu depuis maintenant presque sept mois. Cela est inacceptable pour moi. Pour mettre fin à cette incertitude, je vous fixe donc une date limite, un ultimatum à la date du 30 septembre 1985. J’attends donc d’être intégralement remboursé de 51000 F + 3000 F avant cette date. Jusqu’ici je n’ai eu que des promesses mais que valent-elles ? Comment voulez-vous que j’aie confiance en la parole de Pierre Bazin, il ne m’en a pas prouvé sa validité ! Alors un «tiens» vaut mieux que deux «tu l’auras ».

À titre d’information et pour émettre une hypothèse qu’il vaudrait mieux ne pas envisager, sachez que si je n’avais pas obtenu entière satisfaction à cette date fixée par moi (puisque vous vous faites «tirer l’oreille») je me verrai dans l’obligation de riposter face à ce que je considérerai comme un manquement grave à vos devoirs élémentaires de correction. Je trouve que la liste des incorrections de votre part à mon égard s’est passablement allongée et je n’en tolérerai pas davantage.

Ceci est le premier et le dernier, le seul avertissement que je vous ferai. Si cet ultimatum s’avérait ne pas être respecté, je cesserais de m’adresser à vous, scientologues. Jusqu’ici je me suis contenté de démarches internes à l’église de scientologie ayant quelques espoirs encore en votre compréhension et votre raison. Si ces espoirs d’une attitude enfin raisonnable de votre part étaient déçus, je me verrais donc dans l’obligation d’entreprendre des démarches externes à l’église de scientologie. J’espère m’être bien fait comprendre. Je ne perdrai pas davantage ma salive et mon encre à discuter de choses aussi élémentaires avec vous car j’agirai légalement contre vous s'il le faut.

Dans l’espoir que vous prendrez conscience où sont vos véritables intérêts.


Annexe 2 - 2 octobre 1985

Demande de remboursement

Pierre Bazin
Benoit Citron

Je vous mets en demeure de m’envoyer un chèque de 54000 F en recommandé avant le samedi 12 octobre 1985.

Je vous avertis de ce qui va se passer si je n’ai pas reçu la restitution intégrale des 54000 F que vous avez perçus de façon totalement illégitime et illégale, même d’après vos propres règlements internes. Après cette date, vous vous feriez de moi un ennemi redoutable et vous verrez que je ne vous décevrai pas en tant qu’ennemi. Après cette date, je vous déclarerai la guerre, et en bon ennemi, je vais m’associer à vos pires ennemis: l’ADFI «l'Association pour la Défense de la Famille et de l’Individu»

Ils seront ravis que j’apporte de l’eau à leur moulin et leur avocat me propose ses services gratuitement.

Donc si je n’ai pas totale satisfaction avant le samedi 12 octobre 1985, je porte l’affaire en justice avec le soutien de l’ADFI.

Si vous êtes masochistes, tant pis pour vous. Je n’aurai aucune pitié pour des prétentieux qui pratiquent l'escroquerie morale et financière.

Finie la rigolade.

À bon entendeur, salut.


Annexe 3 - 28 octobre 1985

Demande de remboursement

À l’association internationale
des scientologues
par l’intermédiaire de

Albert de la Michodière

OBJET: Demande de restitution d’une cotisation à l’association indûment perçue le 16 février 1985 par Adam Ninsky.

LES FAITS: Citation de la fin de ma première lettre adressée au chef continental de la justice du 10 mars 1985.

«Le 16 février 1985 j’ai recontacté l’org de Paris en exposant mon désir de me faire auditer et ma situation de «remboursé» de services non utilisés (1500 F en avril ou mai 1981). Adam Ninsky et Pierre Bazin (deux compères) m’ont donné l’assurance devant témoin (Claire Regs de l’org de Paris) qu’il n’y avait pas de problème pour que je me fasse auditer. Comme j’émettais la réserve que ma situation était considérée par vous comme relevant d’abord de l’éthique, je voulais savoir ce qu’on voudrait de moi avant de payer, ils m’ont affirmé qu’il fallait d’abord payer et ensuite voir l’officier d’éthique et que de toute façon, ça n’aurait qu’un caractère de formalité.Ils n’avaient absolument pas l’intention de me dire qui était l’officier d’éthique ni où il était. Par contre, ils pensaient m’auditer le lendemain.

La preuve de cela est que j’ai été audité le soir même pour voir si je remplissais les conditions, je suppose. Vous devez pouvoir retrouver trace de cette séance (si cette trace n’a pas été effacée).

Tout cela me paraissait douteux, mais comme je voulais être audité, je n’ai pas voulu mettre de barrière (comme on m’a dit) déjà à peine revenu !!! Aussi ai-je cédé à leurs arguments et ai-je acheté trois intensives d’audition de 51000 F et payé la cotisation (qu’on m’a présentée comme obligatoire pour pouvoir être audité) à l’association internationale des scientologues d’un montant de 3000 F, sachant très bien que je saurais rétablir ultérieurement la situation s’il s’avérait que les choses ne se passent pas comme promis.

Le lendemain 17 février, l’officier d’éthique m’a demandé de m’adresser au chef continental de la justice en m'indi- quant que j’étais considéré comme personne suppressive. Vous comprenez que cela ait pu me «chiffonner». Ils m'ont assuré d’une chose (alors qu’ils n’étaient pas qualifiés pour le faire) afin de forcer ma prudence. J’ai ressenti cela comme un manque de confiance en moi d’une part et d’autre part comme une trahison potentielle s’il s’avérait qu’ils m’avaient menti au sujet de l’évaluation du caractère formel de cette démarche près du chef continental de la justice. La veille je le pressentais, le lendemain, j’en avais la preuve.

Cette incorrection, quoique étant fondamentale ne portait pas à conséquence si j’étais en accord avec la réponse du chef continental de la justice, c’est-à-dire s’il se rangeait à mon point de vue.

Ce ne fut pas le cas. Il m’a été confirmé le fait que je sois considéré comme personne suppressive malgré mon exposé des conditions et des circonstances dans lesquelles s’est effectué ce remboursement. Vous m’avez posé vos conditions. Elles étaient en total désaccord avec les conditions que moi, j’ai posées dans ma requête de mi-juin 1985.

Je vous ferai grâce des détails. Je trouve déjà stupide de devoir avoir à répéter pour la énième fois la situation à des personnes encore différentes alors que cette question a été exposée en détail et réglée par Germaine Dhot RTC missionnaire, qui a toutes les informations et données nécessaires. Le fait de ne pas avoir trouvé d’accord a pour conséquence d’invalider et d’annuler toutes les transactions financières faites avant exposition des conditions puisqu’il y a eu vice de procédure.

Le 16 juillet, on m’a annoncé qu’on allait me rembourser en réponse à ma requête de mi-juin. Au début août j’ai adressé une quatrième lettre aux responsables hiérarchiques qui ont pris cette décision et qui ne se sont pas nommés, par l’intermédiaire de Germaine Dhot et je rappelle dans cette lettre que la cotisation à l’association internationale des scientologues est elle aussi frappée d’invalidité et de nullité par vice de procédure puisqu’il n’y a pas de cohérence et de compatibilité avec mon statut qui est officiellement celui d’ennemi puisque je suis considéré comme une personne suppressive. Et si je rappelle cela à ces personnes, c’est pour qu’elles prennent les dispositions nécessaires au remboursement de cette cotisation, et qu’elles transmettent à qui de droit les informations en leur possession.

Ce qui visiblement, n’a pas été fait puisque j’ai obtenu seulement le remboursement des 51000 F des intensives d'audition que j’avais payées et auxquelles je n’ai pas droit. J’ai été remboursé aujourd’hui même. Il y a neuf mois que j’avais versé cet argent. Quelle lenteur !!!

Je sais bien qu’administrativement l’église est différente de l’association et c’est bien pourquoi je voulais éviter un nouvel exposé de ce qui a décidé le RTC de me rembourser en lui demandant tout simplement de transmettre cette décision à l’association internationale des scientologues. C’aurait été plus simple à mon avis et plus BREF. Me voilà donc contraint de vous faire la démonstration en long, en large et en travers… et excusez-moi mais il me faut un minimum d’espace pour cela afin que vous me compreniez bien du premier coup, aussi veuillez prendre votre mal en patience, s’il vous plaît.

Albert de la Michodière, je laisse à votre intelligence le soin de traduire uniquement ce qui vous paraîtra indispen- sable. Par souci d’économie, ne traduisez pas ce qui ne vous paraîtrait pas utile à la compréhension des personnes à qui vous allez transmettre cette demande.

J’en appelle à vos propres REGLEMENTS: HCOPL du 23 décembre 1965 révisée et republiée le 10 septembre 1983

Page 1:

  1. Donne la liste complète des «crimes graves» (actes suppressifs)
  2. Clarifie les droits et non droits des personnes déclarées suppressives.

Page 2:

  • «Un groupe ou une personne suppressive est quelqu’un qui cherche activement à supprimer ou nuire à la scientologie ou un scientologue »
  • «Les actes suppressifs sont des agissements calculés pour gêner ou détruire la scientologie ou un scientologue…»

Le 25ème acte de la liste des actes suppressifs est:

Page 4:

  • «Demander à l’église le remboursement d’un paiement quelconque pour un service reçu en partie et encore valable mais (non reçu à cause ou) non délivré seulement à cause du refus de la personne réclamante… qu'il s’agisse d’une partie ou de la totalité des honoraires réclamés…»

Page 9:

  • «De telles personnes ou de tels groupes qui commettent de tels agissements à l’encontre de leur propre intérêt seulement au détriment de tous les autres ne peuvent prétendre aux droits habituellement accordés aux êtres rationnels

Dans le cas qui me concerne c’est là que ça me fait le plus rire, mais enfin que voulez-vous ! Impossible de faire comprendre à ces scientologues qu’un tel acte ne peut être que pure légitime défense à partir du moment où aucune compréhension n’est plus possible entre vous et les terminaux auxquels vous avez affaire parce que toute communication se heurte à un mur d’incompréhension. C’est-à-dire à un refus de communication qui se transforme en agression de la part de ces terminaux.

L’audition ne peut être bénéfique que dans un climat de collaboration et d’association, c’est-à-dire d’affinité et non de contrainte. Sinon ce n’est pas possible et si cela se produit, il devient de votre propre intérêt de vous retirer, et si personne ne comprend cela de vous en aller. Et personne ne me fera croire que cela porte atteinte à qui que ce soit, mensonges que de telles positions.

Vous semblez oublier une condition inhérente au jeu qui est que tout jeu a un enjeu et que cet enjeu se traduit par la victoire ou la défaite. Et que toute mauvaise participation à un jeu se traduit par l’échec et la défaite. Regardez les manœuvres douteuses de Adam Ninsky et Pierre Bazin à mon égard. C’est édifiant. Il n’y a pas d'autres termes que trahison pour qualifier cela. Croyez-vous qu’on va obtenir des résultats positifs avec des procédés aussi vils ? Je n’ai jamais rien vu de tel.

Passons, bref. Je ne suis plus ici pour exposer l’injustice de certaines clauses de ce règlement, mais pour le développer dans toutes ses dimensions et pousser sa logique à ses extrémités

    Page 13:

    «…Une personne réellement répressive n’a aucun droit d’aucune sorte en tant que scientologue….»

Donc pas le droit d’être membre de l’association internationale des scientologues puisque ennemi officiel. Ça c’est moi qui rajoute cela. Pas de loup dans la bergerie !

    «…Aussi jusqu’à ce qu’une personne répressive soit absoute, aucune autre clause d’éthique scientologique autre que cette HCO PL ne s’applique à une telle personne… Et son seul terminal est le chef international de la justice par l’intermédiaire du chef continental de la justice…»

Sont évidemment exclus tous les autres y compris les auditeurs ou les «registrars» de tous poils comme Adam Ninsky, s’ils voulaient exercer leur fonction à mon égard.

Aucun service ne peut m’être délivré donc.

Aucun service ne peut m’être VENDU.

Élémentaire, mon cher Watson !

Et pour en finir avec cette HCOPL du 7 mars 1965:

    Page 3:

    «Une personne suppressive qui, sciemment, se permettrait de recevoir des services scientologiques en n'avertissant pas les autorités scientologues de son état est coupable d’un crime, commet un crime»

MOI, je ne triche pas, je suis honnête et c’est la première chose même que j’ai tenu à préciser alors que les autres n’y accordaient que peu d’importance ou d’intérêt et j’ai bien expliqué au RTC que c’était de ma propre initiative que j’étais parti il y a quatre ans et demi et que les conditions que moi je posais pour réintégrer l’église de scientologie étaient entre autres qu’ils suppriment de leur règlements pour tout le monde les clauses que je considérais suppressives comme celle qui s’applique à ma situation et qui portent atteinte à l’intégrité des scientologues. Moi j'ai bien mis les cartes sur table. Il n’est pas question pour moi de contraindre un auditeur à m'auditer, j’entends contraindre par exemple par la ruse, en omettant de dire ce que je suis ou ce que je pense. Je ne pourrais rien tirer de positif d’une telle situation.

    «Si des services sont sciemment délivrés à une personne suppressive, la personne agissant ainsi est coupable de mauvaise conduite.»

Cela concerne Adam Ninsky, missionnaire de FOLO Europe et Pierre Bazin cadre dirigeant de l’organisation de Paris. Services sciemment délivrés ou vendus, cela revient au même.

Citation de la lettre jointe du chef continental de la justice:

    «Chaque étape des étapes A, B, C, D, E, doit être approuvée par le chef international de la justice et quand toutes celles-ci seront parcourues, effectuées, un ordre d’éthique stipulera que vous êtes alors redevenus en bons termes avec la scientologie et que vous pouvez recevoir des services.» Je précise que les étapes A, B, C, D, E, sont des étapes «expiatoires»

RÈGLEMENT de l’association internationale des scientologues:

    ARTICLE 1er:

    «Tout scientologue qui est en bons termes avec l’église de scientologie peut devenir membre de l'association»

CE N’EST PAS MON CAS d’après la HCOPL du 23-12-1965 citée précédemment. Je suis officiellement considéré comme ennemi de la scientologie et comme on dit «je persiste et signe» même puisque j’accuse certaines clauses comme suppressives.

Il est particulièrement malséant qu’une association comme la vôtre qui a pour soucis entre autre l’amélioration et la libération de l’homme puisse abriter en son sein des vermines malfaisantes et suppressives comme moi qui nuisent à l’humanité. Aussi serait-il de bon ton de régulariser cette situation au plus vite. Pensez à votre image au moins. On dit que «l’argent n’a pas d’odeur» mais ce n’est pas vrai. Il y a de l’argent dont la provenance vous salit les mains. Mieux vaut ne pas se compromettre avec n’importe qui !!!

CODE du SCIENTOLOGUE:

    3è article:

    «Refuser d’autoriser pour des services et refuser d’accepter de l’argent de tout préclair que je sais ne pas pouvoir aider honnêtement»

Simple question d’intégrité. C’est le bon sens même

Voilà, tout cela ne sont que les règlements auxquels vous avez prêté serment et qui sont sensés présider à vos agissements. Je ne vous demande que de les appliquer et donc d’être fidèles à vos engagements solennels

Simple question d’intégrité, de bon sens et de cohérence. J’attends mes 3000 Francs indûment perçus et en échange je vous restituerai ma carte de membre indûment en ma possession et que logiquement, je n’ai jamais signée.


Annexe 4 - 29 octobre 1985

Demande de remboursement

Albert de la Michodière

Je suis membre de l’association internationale des scientologues totalement par erreur et malfaçon. Mais pour l'instant le montant de la cotisation que j’ai versé est en votre possession et en conséquence vous me devez votre attention lorsque j’ai à vous communiquer et exposer un problème même si celui-ci est justement l'irrégularité de mon statut de membre. Ce n’est même pas moi qui devrais vous le signaler et en demander la régularisation mais vous-mêmes, mais passons…

Je vous ai apporté l’exposé de la situation par écrit et vous m’avez répondu: «C’est trop long et ce n’est pas en anglais» en forme de refus et de barrage.

Sachez que cela n’est que l’expression d’un parti pris. À cela je vous ai répondu: «Mais vous, vous êtes français et vous pouvez au moins en prendre connaissance».

Et ça ne vous a pas plu.

Je vois que vous avez besoin de mises au point:

Votre association n’est pas une association anglaise, ni anglophone, ni anglophile mais internationale et en conséquence je vous rétorque qu’elle se doit d’assumer son statut international et qu’elle ne peut présenter les diversités et différences de langues comme un obstacle à la communication et si besoin est, elle se doit d’assumer la charge de la traduction par des interprètes.

Et pour bien enfoncer le clou je rajoute que lorsque j’ai réglé ma cotisation avec des Francs français personne n’a fait la fine bouche ni pris un air dégoûté en me faisant des réserves du genre: « On préférerait des livres sterling, vous vous rendez compte, des Francs français, il faudra les changer, ça va compliquer les choses…» Je n’ai rien entendu de la sorte

Vous vous plaignez que ma lettre est trop longue ! Personne non plus n’a protesté en disant que «3000 F c’était un chiffre trop volumineux trop compliqué à calculer, qu’il serait bon de réduire la quantité» aussi excusez-moi, mais il me faut bien un minimum d’espace pour exposer le problème et la situation et en aucun cas vous n’avez à mettre en avant de tels prétextes pour refuser la communication.

Je comprends aisément qu’il soit désagréable de provoquer chez un interlocuteur un sourire amusé comme ce fut le cas chez moi, mais la meilleure façon de ne pas provoquer cela n’est-elle pas de ne pas prêter à rire en ne se montrant pas ridicule par une attitude de parti pris et de mauvaise foi ? Sachez que par ailleurs en prenant parti vous vous limitez à l’autodétermination alors qu’il est de loin souhaitable d’accéder à la pan détermination que vous atteindriez par la compréhension de la situation, laquelle ne peut s’obtenir que par l’acceptation de la communication que je cherche.

En premier lieu, s’informer et mon intention est de vous informer le mieux possible. Aussi souhaiterai-je de votre part une attitude correcte et une attention à ma communication. C’est la moindre des choses que je suis en droit d’attendre de votre part. Me dispensant cela vous vous éviteriez les désagréments de mon sourire amusé et j'exprimerai alors à votre égard de la sympathie et non de l’ironie qui n’a que pour effet de vous fouetter afin d'élever votre niveau de communication.

Décidez donc vous-mêmes de l’élever et vous me comprendrez et vous deviendrez aussi pan déterminé et vous verrez que les problèmes se résolvent aisément et se dissipent. Point n’est besoin de lutter et de se battre

Lisez donc cette lettre de dix pages écrites dans votre langue maternelle. Ce n’est pas la mer à boire. Dix minutes suffiront et vous y trouverez les informations utiles à la compréhension de mon point de vue. N’en faites pas tout un plat, ne dramatisez pas ! Je pourrais toujours la raccourcir ultérieurement En attendant on peut toujours communiquer. Ça n’a jamais nui à personne, bien au contraire.

Le RTC est au courant de l’irrégularité de mon adhésion à votre association aussi ne vous plaignez pas de devoir m'écouter car je ne suis quand même pas responsable du fait que les informations ne circulent pas chez vous entre vos différents services ou organismes.

Moi aussi je voulais éviter ces longueurs en demandant à Germaine Dhot et à ses supérieurs du RTC de trans- mettre les consignes nécessaires à la régularisation de cette erreur aux responsables de l’association internationale

Je vous invite donc à lire ma première lettre pour pouvoir parler en connaissance de cause.

Je vous rappellerai bientôt


Annexe 5 - 25 novembre 1985

Demande de remboursement

Albert de la Michodière

J’ai tenté de vous joindre au téléphone en vain pendant deux jours. Merci quand même de m’avoir fait savoir que vous n’accepteriez pas la communication avec moi. Toutefois permettez-moi d’attirer votre attention sur les conséquences désastreuses pour vous que pourrait engendrer votre comportement à mon égard. Est-il dans votre intérêt de perdre un procès ? NON

Imaginez les conséquences malheureuses pour vous non pas tant financièrement (Il ne s’agit que de 3000 F) que moralement. Imaginez les sarcasmes et la jubilation de vos ennemis car bien évidemment un procès est une mise au point PUBLIQUE et certains s’en délecteraient insatiablement.

Ce n’est pas parce que j’ai fait ma demande courtoisement que j’accepterais un refus qui ne serait qu’irrationnel. Pour moi, il n’y a aucun doute sur l’issue de cette affaire et elle n’aura que la seule issue logique et cohérente qu'elle puisse avoir: La restitution par vous de mes 3000 F indûment perçus qui reviennent à son légitime posses- seur, moi-même

Si vous êtes cohérents et rationnels, en fait si vous êtes ce que vous prétendez être, vous le ferez sans tarder et vous aurez la satisfaction du devoir accompli en étant fidèles à vos prétentions et objectifs. C’est de plein gré et avec joie que l’on répare une erreur commise lorsqu’on est honnête.

Mais si par malheur pour vous, il se trouvait que vous compreniez mal vos intérêts, les tribunaux se chargeront de vous faire respecter de force mes droits que vous léseriez.

Aussi daignez mettre le maximum de diligence à la satisfaction de nos intérêts mutuels afin d’éviter de telles mésaventures. Ne malmenez pas excessivement ma patience.

Dans l’attente de recevoir rapidement votre réponse sous forme de 3000 F je vous envoie mes salutations


Annexe 6 - 20 janvier 1986

Demande de remboursement

À l’association internationale
des scientologues
par l’intermédiaire d'Albert de la Michodière

Il semblerait que vous ayez cessé de m’envoyer le courrier de l’association. Bien. C’est une bonne chose, mais ce n'est pas suffisant car j’attends et j’exige la restitution de ma cotisation indûment perçue puisqu’en raison du 1er article du règlement de l’IAS je ne peux adhérer à votre association puisque j’étais en mauvais termes avec l’église ANTÉRIEUREMENT.

Seconde incohérence, en tant que membre de l’association, je suis supposé jouir du privilège de pouvoir être audité or mon statut ANTÉRIEUR de personne suppressive me l’interdit. Soyons sérieux !!! De la cohérence s’il vous plait.

Je vous ai largement laissé le temps de pouvoir vous retourner pour me rembourser. Malgré cela vous ne l’avez pas encore fait. Je vois que vous avez besoin encore de précisions supplémentaires au vu de votre faible niveau de compréhension. Je vous fixe donc un ULTIMATUM à la date du 28 février 1986.

À défaut de satisfaction à cette date de ma requête légitime, je vous infligerai deux PUNITIONS puisque apparem- ment il faut vous traiter comme du bétail sans raison.

1er) La première par la voie légale de l’appareil juridique en vous traînant devant les tribunaux pour escroquerie.

2è) La seconde par la voie publique de la presse écrite et parlée en dénonçant vos agissements malhonnêtes d'escrocs.

Après tout, puisque vous avez pignon sur rue, il ne sera que justice que quelqu’un remette les pendules à l’heure PUBLIQUEMENT et montre qui vous êtes réellement derrière cette façade d’honorabilité que vous essayez de vous donner derrière le statut d’église.

Et j’aurai les preuves de ce que j’avance.

Par ailleurs ne croyez pas que vous êtes à l’abri de poursuites judiciaires de ma part à cause de la «transaction» que j’ai signée le 28 octobre 1985 lorsque l’église m’a rendu les 51000 Francs d’audition car je l’ai dit à Benoit Citron, je peux en signer cent comme cela si vous voulez: ELLE N’A AUCUNE VALEUR et je vous le prouve.

Toujours pour ne pas vous faire de surprises désagréables je vais vous prouver pourquoi vous n’êtes pas du tout abrités ou protégés par cette «transaction» ou pseudo transaction. Vous ne faites que chercher à donner des apparences légales à des agissements illégitimes, mais ce n’est pas moi que vous allez leurrer.

Vous feriez bien de lire les articles du code civil photocopiés au dos de votre pseudo transaction. Il y a là encore vice de procédure et de forme. Votre «transaction» dit:

«En échange de la somme de 51000 F M. André DÉSILLES renonce à toute action présente et future en relation directe ou indirecte avec tous services sollicités auprès de l’église… renonce également à toute action présente et future contre LRH, ses parents…etc… représentant ou membre du personnel de toute église ou association de scientologie française ou étrangère…» Tout ce que j’ai souligné n’entre pas dans le cadre légal d’une transaction.

Et je vous cite le CODE CIVIL reproduit au dos de votre «transaction»:

    Article 2048: «Les transactions se renferment dans leur objet: La renonciation qui y est faite à tous droits, actions, et prétentions, ne s’entend que de ce qui est relatif au différend qui y a donné lieu.»

Vous savez lire ? Vous cherchez à étendre l’objet, cela à l’encontre de la loi, croyez-vous que je ne m'en rends pas compte !!! Je profiterai même de l’occasion pour montrer à la justice comment vous essayez de vous protéger illégalement, en leur montrant cette pseudo transaction qui va vous desservir.

Deuxième mise au point à ce sujet, vous n’avez pas compris ce qu’est une transaction.

    Article 2044 (1er paragraphe): «La transaction est l’acte… par lequel les parties renoncent à une partie de leurs prétentions réciproques.»

Il se trouve qu’en l’occurrence et en la circonstance, vous ne prétendez à aucun droit sur mon argent puisque vous n’avez pas le droit de recevoir de l’argent pour des services ou une adhésion que vous m’interdisez, d’autant plus que vous m’avez posé vos conditions APRÈS avoir reçu mon argent et NON AVANT comme tout individu honnête qui se respecterait.

Par ailleurs je ne vous fais aucune concession, ce qui est logique puisque, moi, je suis dans mon droit. Et je vous réclame tout mon argent.

    Article 2057: «Mais la transaction serait NULLE si elle n’avait qu’un objet sur lequel il serait constaté par des titres nouvellement découverts que l’une des parties n’avait aucun droit.»

Vous savez lire ? Vous êtes dans ce cas-là et je présenterai votre pseudo transaction aux tribunaux. Croyez-moi, non seulement elle ne vous défendra pas, mais elle vous accusera. Les juges comprendront vos magouilles et manières de filous, le public aussi.

    Article 2044 (2ème paragraphe): «L’écrit est nécessaire pour les transactions mais cet écrit n’est exigé que pour la preuve de la transaction et non pour la validité du contrat.»

Je vous en ai assez dit comme cela. Donc mon ULTIMATUM est fixé à la date du 28 février 1986. Je vous déconseille le bras de fer avec moi.

À bon entendeurs salut.


Epilogue - Novembre 2009

Les dissidents et la scientologie officielle
c’est blanc bonnet et bonnet blanc

Je suis né en 1953. À partir de 19 ans, à la suite de ma première déception amoureuse, j’ai été obsédé par le suicide. Je fantasmais de me mettre nu en position de lotus et de me couper les veines, méthode peu efficace. À 32 ans à cause de mes échecs dans la vie tant sur le plan amoureux, sentimental que professionnel et personnel, je voulais me pendre, ce qui est une manière de se suicider beaucoup plus efficace. Cela m’a fait peur. J’ai donc recontacté l’église de scientologie de Paris pour recevoir la dianétique en laquelle je mettais tout mon espoir de guérir. Mon livre raconte l’échec de cette tentative de psychothérapie.

À 33 ans, j’ai recherché mon héritage psychologique en faisant mon arbre généalogique avec Alejandro Jodorow- sky, célèbre tarologue réputé mondialement. J’ai appris beaucoup de choses sur ma famille que je ne connaissais pas car mes deux parents n’étaient pas bavards et ne parlaient jamais de choses personnelles. J’ai compris qu’ils voulaient «censurer leur enfance horrible et nous épargner leurs souvenirs malheureux. Ma famille est d’une origine paysanne pauvre et mes grands parents paternels étaient même dans la misère. Je me suis identifié à mon grand père paternel qui était journalier agricole, qui a été interné à l’asile à 49 ans (il avait des crises de delirium tremens) et qui est mort à 54 ans.

Mon opinion sur la dianétique peut être sujet à discussion

À partir de 35 ans, j’ai fait 67 séances de 2 heures de dianétique et de «grades» qui la précèdent avec une dissidente de la scientologie, Nicole Chalmot. Elle m’a déclaré ne plus délivrer les niveaux OT et a lu le témoignage de mon expérience dans l’église. Elle n’en a pas été affectée ou dérangée.

Cette audition des «grades» de 0 à 4 m’a fait beaucoup de bien et a apaisé ma souffrance qui était importante. Je n’ai jamais regretté cette thérapie.

Je signale que j’ai toujours respecté mon auditrice même en séance. Je ne m'en suis jamais pris à elle, je ne l’ai jamais insultée comme le raconte Ron Hubbard dans son livre «La dianétique». J’ai commencé après les «grades» l'audition dianétique et j’ai contacté des évènements dans mes vies antérieures qui avaient bougrement un rapport avec les problèmes de mon incarnation actuelle.

Mes vies antérieures étaient des vies ordinaires et je ne me suis jamais pris pour Jésus, Cléopâtre ou Napoléon. De même elles n’étaient pas délirantes avec des «souvenirs» de science-fiction. Il faut savoir que Ron Hubbard était écrivain auteur de science fiction et il paraît que les scientologues revivent des évènements de ce genre dans leurs «régressions» dans les vies antérieures.

J’ai arrêté brutalement la dianétique sur mon initiative car j’étais dérangé par le fait que les premiers souvenirs me paraissaient spontanés, mais quand il s’agissait de repasser ces évènements à la mémoire, ça me paraissait du «réchauffé» influencé par les souvenirs spontanés initiaux et donc suspectés d’authenticité.

Nicole Chalmot m’avait donné l’adresse d’un médecin acupuncteur, Jean Luc Ayoun que j’ai consulté plusieurs fois à 37 ans. Il remplaçait les aiguilles par des cristaux de minéraux divers qu’il «chargeait » et plaçait sur les chakras, les mains et les pieds. J’ai fait avec lui aussi trois séances de régression dans les vies antérieures qui se sont recoupées avec celles que j’avais contactées en dianétique. À 38 ans, j’ai refait cinq séances de 2 heures de dianétique pour essayer d’approfondir ces souvenirs.

À partir de 20 ans, je me suis intéressé à l’astronomie (j’ai un télescope) et à l’astrologie et à 39 ans, j’ai suivi deux ans d’initiation et de formation à l’astrologie «structurale» avec Christian Duchaussoy de Montpellier qui montait à Paris pour des stages de week-end. C’est une astrologie moderne qui est à la pointe des connaissances psychologiques sur l’homme. Le discours de Christian Duchaussoy est le plus beau discours sur l’homme que j’ai entendu de ma vie. J’ai abandonné cette formation qui dure sept ans car j’avais des difficultés à passer à l'interprétation pratique d’un thème astral. Quand on suit une formation comme la sienne on comprend que l'astrologie peut être sérieuse et rationnelle et que beaucoup d’astrologues font du tort à l’astrologie et à leurs clients par incompétence et insuffisance de rigueur.

À 40 ans, un médecin homéopathe, ostéopathe et acupuncteur, Lucile Cisel, a commencé à prendre en soin ma dépression chronique avec des antidépresseurs. À 41 ans, elle m’a recommandé à une excellente psychothéra- peute ex-médecin, Françoise Vieux que j’ai consultée pendant deux ans et demi à raison d’une séance de deux heures tous les quinze jours. On a fait du beau travail ensemble car j’ai eu tout de suite un excellent contact avec elle. J’ai appris beaucoup de choses sur moi au cours de cette psychothérapie qui a été interrompue à la suite d'une tentative de suicide en me mettant la tête dans un sac en plastique. Je croyais que ce serait une mort facile et en douceur, mais quand on manque d’air, on ressent des sensations tellement douloureuses que je n’ai pas résisté à la douleur et que j’ai retiré le sac de ma tête que j’avais noué autour du cou.

La raison de cette tentative de suicide est la suivante: Françoise Vieux m’avait demandé à quoi ça me servait d'être abattu et dépressif et l’on en a déduit à la suite de ma réponse que ça servait à refouler ma colère contre mon père qui était autoritaire et très violent avec les animaux de la ferme et ses enfants. Un des rares souvenirs de mon enfance est celui où mon père s’acharnait à coups de pied sur mon frère aîné qui était allongé par terre et coincé contre le buffet. J’avais peut-être cinq ans et mon frère dix ans.

Alors directement à la suite de cette séance de thérapie, j’ai retourné ma colère et ma violence contre moi-même en m’auto agressant. Françoise Vieux à partir de ce moment-là a eu peur de retourner le couteau dans la plaie craignant un nouvel et éventuel passage à l’acte, mais en fait on était sur la bonne voie. J’avais des réactions intenses au niveau émotionnel au cours de cette psychothérapie comme ç’avait été le cas au cours de l’audition des «grades» avant la dianétique avec Nicole Chalmot. Donc Françoise Vieux et moi avons décidé d’un commun accord d’interrompre la thérapie.

J’ai été extrêmement affecté par la suite par cette tentative de suicide et depuis l’âge de 43 ans, j’ai donc été suivi par un neuropsychiatre Yvon Laguerre vers qui mon médecin traitant, Lucile Cisel, m’avait dirigé. Malgré les antidépresseurs, mon moral n’a fait que chuter jusqu’à 46 ans, en 1999, où j’ai passé mes quatre semaines de vacances au lit. Pour la première fois, ne pouvant plus assumer mon travail de coursier, livreur, magasinier, manutentionnaire, j’ai été mis en arrêt maladie à la rentrée en septembre 1999.

À la suite de cela j’ai été d’abord hospitalisé dans une clinique privée, Bellevue à Meudon pour recevoir des perfusions d’antidépresseurs et un traitement au lithium indiqué pour régulariser l’humeur des maniacodépressifs appelés aussi bipolaires. J’ai été dans cette clinique un mois le temps de mettre au point mon traitement, ensuite je suis retourné travailler trois mois.

À 47 ans ce traitement au lithium ne me réussissant pas (je tremblais tellement que je n’arrivais plus à écrire) j’ai été à nouveau hospitalisé cinq mois cette fois dans le public à Perret Vaucluse. Madame Blanadet m’a changé mon traitement et ce dernier me réussit. Depuis septembre 2000 je fréquente un hôpital psychiatrique de jour près de chez moi, c’est-à-dire que j’y vais le matin et je rentre chez moi quand l’hôpital ferme à 16 h 30 et le week-end.

Je me sens bien dans cet hôpital de jour car l’ambiance entre les patients et avec les infirmiers et les médecins est excellente. Ce service était dirigé par le docteur Eric Malapert qui malheureusement est décédé prématurément à 59 ans d’un accident cérébral vasculaire.

Le nouveau traitement de Madame Blanadet que je suis me permet de ne plus être obsédé par le suicide. Je ne pense plus à la mort et je suis actuellement content d’avoir raté mon suicide. Quant à ma dépression chronique, elle est contenue par les médicaments que je prends, mais pour l’instant je n’en suis pas guéri. Je ne suis pas en mesure de reprendre un travail. Je n’ai plus l’énergie physique nécessaire. Je suis donc actuellement en invalidité.

À 55 ans, j’ai entrepris ma quatrième psychothérapie, à l’hôpital de jour, avec un professeur de psychanalyse à l'université, Sophie de Mijolla-Mellor. Je la consulte une demi-heure par semaine. Pendant les six, huit premiers mois de la thérapie, j’ai résumé et parlé de mon passé et depuis on parle de mes rêves que j’enregistre et que je recopie sur un cahier. Cette thérapie n’est pour l’instant pas émotionnelle car je ne souffre plus intensément comme par le passé grâce, je pense, aux médicaments. Voilà où j’en suis actuellement à 56 ans.

Pour ce qui est de l’efficacité de la dianétique, il m’est un peu difficile de la juger car je l’ai interrompue prématurément donc je ne sais pas ce qu’elle aurait donné comme résultat si elle avait été menée à son terme.

Avec le recul de ma vie, cette interruption est quelque chose que je regrette. Mais on ne doit pas contraindre quelqu’un qui veut interrompre sa thérapie. S’il en ressent le besoin, il aura toujours la possibilité de la reprendre. Il se trouve que les circonstances ont fait que je me suis dirigé ailleurs car Nicole Chalmot était le seul contact que j'avais avec les dissidents, elle était déjà âgée quand elle m’a audité et j’ai perdu le contact avec elle.

Récemment j’ai essayé de rechercher les dissidents de la scientologie sur Internet et je n’ai pas réussi à les trouver. C’est peut-être parce que je suis novice en matière d’utilisation d’un ordinateur. En effet je m’y suis mis sur le conseil de Sophie de Mijolla-Mellor qui me l’a suggéré en juillet 2009. Je l’ai prise au mot et comme ma voisine m’a prêté son ordinateur fixe que j’ai installé chez moi, je me suis mis à taper sur ordinateur mon manuscrit écrit à la main il y a 24 ans.

Donc pour en revenir à la dianétique que j’ai interrompue, il y avait des évènements encore à confronter si ce n'était pas dans les vies antérieures, c’était dans ma vie actuelle car je signale que je n’ai retrouvé aucun souvenir de mon enfance qui est occultée jusqu’à environ l’âge de dix ans.

En effet en dianétique, on recherche des événements «antérieurs similaires» à des douleurs physiques seulement et non à des douleurs psychologiques. Or dans mon enfance, j’ai souffert de douleurs psychologiques et non de douleurs physiques d’où les limites de l'audition dianétique.

J’ai fait l’audition des «grades» 0 à 4 et de la dianétique dans de bonnes conditions avec un auditeur qui satis- faisait à mes exigences. Je n’avais pas de lettres de succès imposées à rédiger et je n’étais pas harcelé par des commerciaux pour me vendre des services de scientologie et qui sont de véritables sangsues. Par ailleurs les tarifs étaient raisonnables et à la portée de la plupart des personnes car c’était 200 Francs l'heure alors qu’à l’église, en 1985, c’était 22000 Francs pour une intensive de 12 h 30 payée à l’avance, soit presque 2000 Francs de l’heure, c’est-à-dire dix fois plus chers. C’est vraiment de l'arnaque !!!

Voilà pourquoi la dianétique et les procédures qui la précèdent appelées «grades» de 0 à 4 ne m’apparaissent pas négatives en elles-mêmes. Elles ont été pour moi une expérience très positive que je n’ai jamais regrettée. Main- tenant ce n’est pas aussi miraculeux que Ron Hubbard veut bien le dire car il se surestime par orgueil. Et la preuve que ce n’est pas la solution miracle, c’est qu’en scientologie la thérapie n’est jamais finie car il a inventé après l'audition dianétique et l’état de clair l’audition scientologique, les niveaux OT, qui sont, eux, une vaste fumisterie et qui sont sans fin.

Ron Hubbard s’est audité toute sa vie et il est un bel exemple d’homme malsain et taré à outrance. Donc, s’il y avait quelque chose de bon à sauver et à retirer de la scientologie, ce serait essentiellement la dianétique et les «grades» de 0 à 4 qui la précèdent. C’est le fameux bébé superbe à extraire de l’eau dégueulasse du bain, notamment l’infâme éthique de scientologie.

Toutefois je suis bien conscient que mon opinion sur la dianétique peut être sujet à discussion car je ne l’ai pas expérimentée jusqu’au bout, c’est-à-dire l’état de clair. Je ne connais pas l’opinion d’ex-scientologues qui l’ont expérimentée.

Quant aux dissidents de la branche de David Mayo, s’ils sont moins sévères, moins intransigeants que l’église officielle, dans la mesure où ils ne remettent pas en question Ron Hubbard, l’éthique de scientologie et les niveaux OT, c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Cependant, ils doivent être plus humains et moins cyniques. On peut les quitter peut-être sans problème ? Ce qui n’est pas le cas de l’église de scientologie qui exerce des pressions pour conserver ses membres.

Je rappelle que la dissidente qui m’a audité m’a déclaré ne plus délivrer les niveaux OT et n’a pas été dérangée par la lecture de mon manuscrit, alors que David Mayo ne m’a jamais répondu, et donc je ne sais pas ce qu’il en a pensé.

 

     «Ron Hubbard, le gourou démasqué»

 

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

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Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de Jean-Luc Barbier

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