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A quoi reconnaît-on qu’on a affaire à une secte ? (Paris Match - 6 avril 2010) Marie-France Hirigoyen, psychiatre: le mécanisme de l’emprise sectaire (Paris Match - 6 avril 2010) Témoignage: «J’ai vécu 9 ans dans l’enfer de la Sea Org» (parismatch.com - 6 avril 2010) Témoignage: Paul Haggis claque la porte de la scientologie (Paris Match - 27 octobre 2009) Audio: Il est interdit de quitter la scientologie sans autorisation Audio: La scientologie fait des menaces à l'encontre de Jean-Luc Barbier ! Vidéo: Témoignage de Jean-Luc Barbier - Les contraintes de Wise et de la Scientologie Audio: New Larry Anderson Interview (xenutv.com - April 7, 2010) |
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A quoi reconnaît-on qu’on a affaire à une secte ? Interview d'Irène Frain - Paris Match Marie-France Hirigoyen, psychiatre, et Rodolphe Bosselut, avocat d'Aline [Voir son témoignage], nous expliquent les mécanismes sur lesquels s'appuie une secte pour qu'un individu «structuré» se retrouve sous emprise psychique.
Marie-France Hirigoyen, psychiatre. | Photo Nadji Paris Match. A quoi reconnaît-on qu’on a affaire à une secte ? Me Rodolphe Bosselut. J’ai une définition simple: “C’est un groupe où il est très facile d’entrer et dont il est très difficile de sortir.” Et sa caractéristique essentielle ? Le phénomène d’emprise psychique. Mais attention ! Il ne faut pas croire que la victime est systématiquement un gogo ou un naïf. Des gens très intelligents et très structurés tombent dans le panneau. Car les sectes s'adressent à la dimension affective de l’individu. Quand on a convaincu la recrue qu’elle va mal, le plus gros du chemin est fait pour l’Eglise de scientologie. Quelle est la spécificité de la scientologie ? Aline est un échantillon parfait de la victime de la scientologie. Au départ, c’est une femme de 38 ans très battante, cadre supérieur aisée qui travaille dans les placements financiers. Un produit de la méritocratie républicaine, une femme très scrupuleuse, idéaliste, mais dans une grande solitude affective. Un de ces “tests de personnalité” dont les scientologues sont friands révèle ce qu’ils appellent “ses importantes difficultés”. En fait, ils ont repéré qu’elle est ouverte aux autres, généreuse, cherche le bien général – un point qui fait d’elle la victime type. Des “auditions” sont alors organisées. Un système génial: après des heures d’interrogatoire est établie une cartographie précise de la future victime, on fouille dans ses plus intimes recoins et on note tout. Il ne s’agit absolument pas, comme dans la psychanalyse, d’une écoute neutre et bienveillante dans le but d’améliorer l’état de la personne, mais d’établir une emprise sur son psychisme pour lui vider son compte en banque... Ensuite, à tout moment, ce “dossier” pourra être retourné contre elle. En prime, comme pour les autres victimes, on lui adjoint immédiatement un “conseiller financier”. Dans l’Eglise de scientologie, on sait tout de suite tout de votre salaire et de votre patrimoine ! Ainsi, vous payez pour monter dans la hiérarchie de la scientologie et atteindre le niveau de “clair” – terminologie ahurissante, soit dit en passant, dans une organisation qui se caractérise par une opacité phénoménale. Aline est ainsi conduite à débourser 130 000 euros en quatre ans. Tantôt subtilement, tantôt très brutalement. Elle a basculé dans le bric-à-brac idéologique de la secte, mélange de marketing, de religion et de psychologie de bazar, qui ne trouve son aliment que dans l’ultramoderne solitude, pour parler comme Alain Souchon. En quelques années, la brillante Aline vend donc son appartement, sa voiture, son patrimoine boursier. Puis, quand elle est totalement essorée, on lui trouve une utilité: bénévole dans l’organisation maritime de l’Eglise de scientologie, Sea Org. C’est aussi son aristocratie supposée. Et de façon stupéfiante, cette femme si structurée va jusqu’à signer un contrat où elle s’engage à servir un milliard d’années cette organisation paramilitaire ! Puis elle, l’ex-executive woman, endosse sans sourciller l’uniforme des services secrets de la secte... Sea Org, dans votre bouche, évoque plutôt une société totalitaire ! Ses méthodes sont identiques: autocritiques incessantes, matraquage de messages qui en appellent constam- ment à la pureté, à la clarté, discussions jusqu’à l’épuisement physique et mental, transformation des victimes en bourreaux, impossibilité pour les individus d’être seuls... Dans l’Eglise de scientologie, et tout particulièrement à Sea Org, chacun doit surveiller les autres et, au moindre manquement, les dénoncer. Les adeptes vivent constamment dans la culpabilité. Comment en sort-on ? Quand on parvient enfin à dire non ! Alors, on prend la fuite. Mais on se retrouve très vite en état de sidération: peur, dépression, sentiment intense de dévalorisation. “Comment ai-je été aussi bête pour perdre quinze ans de ma vie ?” La personnalité, cependant, peut se reconstruire. Mais ce n’est pas toujours le cas. Il y a des suicides. Le plus connu est celui de Gloria Lopez, le 21 décembre 2006. Prise en étau entre son sentiment de faute envers son père – elle avait vendu un appartement qu’il lui avait laissé et dépensé tout l’argent dans les pseudo-cours dispensés par l’Eglise de scientologie – et une conviction de culpabilité minutieusement entretenue par les autres scientologues, elle s’est précipitée sous un train à la gare de Colombes. Les bras grands ouverts, souriante, comme attendant une libération. Quand ses enfants ont pénétré dans son appartement – acheté sous la contrainte de la secte, et où elle se sentait si mal –, ils se sont aperçus que, selon l’expression consacrée, le “ménage avait déjà été fait”... Mais Gloria Lopez, méfiante, avait dissimulé son journal intime où elle montrait qu’elle était toujours sous emprise : même dans ses moments de lucidité, elle ne parvenait à s’exprimer que dans l’abominable charabia de la scientologie – “by pass charge”, “PTS neg”, “cycle”, “maniement”. Car ce “néolangage” est l’un des vecteurs les plus efficaces de ses manipulations.
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Scientologie: «J’ai vécu 9 ans dans l’enfer de la Sea Org» Par Irène Frain - Paris Match
Au sommet de l’organisation de l’Eglise de scientologie, la Sea Organisation (la Sea-Org dans le jargon de la secte, note d'anti-scientologie) est censée former les cadres de la secte. Aline*, inféodée et ruinée, a vécu une méthodique entreprise de déstructuration de la personnalité. Elle raconte. Dans l’Eglise de scientologie, le fond du gouffre, c’est à Copenhague qu’Aline l’a connu. Cadre brillante d’une société financière, généreuse, idéaliste, élevée dans une ambiance religieuse, solitaire mais ouverte aux autres, elle est entrée dans la secte en juillet 1990. Neuf ans plus tard, toutes ses économies ont fondu. Pire, elle est lourdement endettée. Tandis qu’elle est embauchée pour réorganiser une société, des pontes de l’antenne parisienne de l’Eglise lui conseillent: «Tu es si avancée dans la connaissance de la scientologie que tu ne peux plus t’accommoder du monde qui t’entoure. Va donc travailler à un plus haut niveau, à Copenhague.» Ils évoquent une filiale de Sea Org, le sommet de la hiérarchie scientologue. Aline s’est déjà rendue au Danemark pour des congrès de l’organisation. Tout y est pensé afin de mettre l’adepte dans un merveilleux état d’euphorie. Défilés, étendards, pseudo-officiers de marine aux faces rayonnantes, déluges de galons et de fourragères indiquant les grades de tous ces «thétans opérants» censés s’être libérés de leurs pulsions inconscientes, et appelés à remplir des missions intergalactiques, si du moins ils poursuivent leur ascension dans la hiérarchie – pardon, l’«Organisation avancée»... Aline n’a pas conscience de se trouver face à une structure paramilitaire. Et de toute façon, il y a longtemps qu'elle a perdu tout contact avec la réalité. Même si des points l’ont troublée pendant ces congrès: la vente forcée des livres de Ron Hubbard, fondateur de l’Eglise, ou des cours de perfectionnement en scientologie. A prix d'or, bien sûr. Un engagement à servir bénévolement la scientologie pendant un milliard d'années ! Elle a aussi été intriguée par la façon dont, juste avant leur départ, les congressistes se font coincer dans un bureau et sont soumis à un flot de questions jusqu’à ce qu’ils s’engagent, par écrit, à revenir à une de ces assemblées. C’est arrivé à Aline. Elle a renâclé. Mais son interlocuteur a hurlé: «Signe, signe !» en lui fourrant son stylo dans les mains. Aline a rejeté le stylo. Puis de guerre lasse, elle a fini par parapher un contrat. Rien moins qu’un engagement à servir bénévolement la scientologie pendant un milliard d’années ! En novembre 1999, de retour à Paris, elle retombe dans les griffes de ces virtuoses en «maniement» – c’est ainsi que les scientologues baptisent leurs techniques de manipulation psychique. «J’étais dans une sorte de brouillard mental, se souvient-elle. Je m’étais engagée à quitter mon travail et à leur payer mes dettes. Les scientologues ne m’ont plus lâchée.» Ils sont assez machiavéliques pour la persuader qu’elle est élue: «Je n’avais plus qu’un rêve: devenir «thétan opérant» niveau 8, le plus haut degré de la hiérarchie.» Il faut dire aussi qu’elle a complètement intériorisé la mythologie scientologue. Sea Org en est le cœur. Aline se sentait libre et c'est pour ça qu'elle sera transformée en esclave Aline, complètement emberlificotée dans les rets de l’antenne parisienne, prend l’avion pour Copenhague au début de l’an 2000. Le matin même, elle a vendu son dernier bien, sa voiture. En dehors de cinq cartons de vieux vête- ments et de bouquins de scientologie, elle ne possède plus rien. Pourtant, elle se sent légère: « Libre comme jamais, confie-t-elle. Et c’est précisément pour ça que je serai transformée en esclave...» Sea Org, à Copenhague, est répartie sur divers sites. Des bureaux très officiels en centre-ville, plus deux hôtels apparemment tout aussi respectables, dont le Corona où Aline a suivi les congrès qui l’ont tant fascinée. C’est là qu’elle loge. Vêtue de son uniforme réglementaire – pantalon marine, chemise bleu ciel, cravate noire –, elle en découvre les coulisses. Sordides: elle doit partager une chambre de 20 mètres carrés avec 7 autres femmes. Seulement dix minutes le matin pour la toilette de ces 8 personnes dans l’unique salle de bains. Une heure de jogging est obligatoire chaque jour. La cuisine est infestée de souris et de cafards, et la nourriture, frugale. Elle se chope une tourista carabinée. On lui explique que la composition des repas dépend de l’argent collecté par le groupe. Quand on n’en récolte pas assez, tout le monde est au régime riz-haricots blancs. L’ordinaire n’est guère plus réjouissant: bœuf bouilli ou poisson pané, pain complet. La malnutrition n’est pas loin. Aline est-elle tombée dans un néogoulag ? Elle ne veut pas y croire. Scrupuleusement, elle se concentre sur sa «période probatoire»: chaque jour, cinq heures de travail manuel et cinq heures d’étude. Elle doit assimiler au plus vite tous les codes hiérarchiques de Sea Org, des pages et des pages de règlements disciplinaires, et le terrible protocole des «rapports de connaissance» – autrement dit l’art de dénoncer son prochain... Ses résultats sont déplorables: elle devient le mouton noir Petit à petit, elle s’aperçoit qu’elle ne fera pas l’affaire de la secte. Trop libre dans sa tête. Pour autant, chaque soir, elle remplit ces kafkaïennes fiches de «statistiques» indiquant à sa hiérarchie le nombre de livres qu’elle a réussi à vendre, les adeptes qu’elle a relancés depuis la plate-forme d’appel, le nombre de pages de Ron Hubbard qu’elle a étudiées, etc. Mais ses résultats sont déplorables. Elle devient le mouton noir... A dix ans de distance, les détails et la chronologie de sa descente aux enfers à Copenhague restent confus: même sur des personnalités aussi résistantes que la sienne, le travail de décervelage de la scientologie est d’une effica- cité redoutable. Mais Aline se souvient parfaitement que, avec d’autres, elle fut contrainte de ravaler à la main la façade d’un des deux hôtels de Sea Org, de gratter les mosaïques à l’aide d’une éponge imbibée d’acide ! A force de respirer le produit chimique, un des hommes tombe malade. Aline se bat pour obtenir le port de gants. Elle a gain de cause. Elle fournit aussi des protections périodiques à des jeunes filles qui, depuis des mois, n’ont pas un sou pour s’en acheter. Idéaliste, elle dénonce cette pratique par écrit. Et se fait illico repérer comme PTS [«source potentielle d’ennuis»]. Comment sortir de cette prison où seuls les uniformes évoquent le grand large et où les esprits restent constamment à quai ? Elle est venue ici de son plein gré ! Et son contrat d’engagement – bénévole, faut-il le rappeler... – soulignait qu’elle approuvait «d’avance, pleinement et sans réserve, la morale, la discipline et les conditions du groupe». Une souricière ! La vie quotidienne est rythmée par les appels du matin et du soir – il faut s’assurer qu’aucun adepte n’ait pris la fuite. Donc interdiction de sortir seule dans Copenhague pendant le week-end. Lors des promenades, chacun surveille l’autre. Ce «jumeau», comme on l’appelle, est prêt à vous dénoncer au premier prétexte. Aline est parfois tentée de se transformer en bourreau: «C’est là-bas que j’ai compris le nazisme.» Elle résiste pourtant, même si, dans les chambrées, la communication est difficile: Sea Org rassemble les nationalités les plus diverses. Un jour, pendant le fameux ravalement de façade à la main, elle entonne une chanson. Tous les autres adeptes reprennent en chœur. Répression immédiate. On l’accuse de «tendances suppressives» (néfastes au groupe). Puis on lui inflige des séances où elle doit chasser de son esprit de pseudo-souvenirs traumatiques – un «conflit entre les charnières qui veulent s’ouvrir et celles qui veulent se fermer». On l’emprisonne au sous-sol de l’hôtel. Elle doit y écrire des lettres afin de recruter d’autres victimes. «Mon quota était fixé à 70 lettres par semaine. Je devais aussi effectuer des “call-in”, appels téléphoniques intensifs avec obligation de recrutement. Une torture, car je subissais d’un côté les injures et les propos humiliants du capitaine adjoint, de l’autre, les insultes des interlocuteurs excédés au téléphone.» Quelque chose s'est réveillé en elle Plus tard, Aline est affectée à la plonge – 150 couverts à nettoyer seule en un temps sévèrement minuté –, tandis que dans les salons de l’hôtel, métamorphosés comme par enchantement, se déroulent les brillantes conventions où, un an plus tôt, elle s’était fait piéger... Mais quelque chose s’est réveillé en elle. «Les gens de Sea Org étaient persuadés d’avoir gagné en m’asservissant. J’ai pu commencer à organiser mon départ.» Car la secte ne l’a pas tout à fait décervelée. Et Aline n’a pas assisté en zombie aux drames qui se déroulaient autour d’elle: l’effondrement de Sonia, 14 ans, enfermée après une tentative de fuite, ou la dépression d’une jeune italienne maintenue comme elle en quaran- taine. Pire: le drame de Lara, femme officier subitement dégradée, puis condamnée, malgré sa maladie de Parkin- son, à écrire et à faire des «call-in» jusqu’à épuisement. Le jour où celle-ci commence à étouffer, Aline fonce chez les caciques de Sea Org et les menace d’appeler la presse. Lara est aussitôt envoyée à l’hôpital et temporairement sauvée – au prix d’une trachéotomie... Aline offre aussi une partie de ses repas à la jeune Soizik, que ses bourreaux soumettent à des horaires de travail monstrueux, privée de sommeil et nourrie des restes de leurs assiettes... Enfin, Aline voit d’étranges enfants errer dans les couloirs de l’hôtel Corona. «Livrés à eux-mêmes, ils chapardaient ou étaient assignés à de menues tâches. Je n’ai jamais su qui ils étaient ni ce qu’ils sont devenus.» Tout cela la secoue assez pour que, début 2001, elle annonce son départ aux hiérarques de la secte. Ils exigent d'elle une somme exorbitante. Nouvelles manipulations, menaces, séances de torture mentale... Mais Aline tient bon. Fin juin 2001, elle parvient à reprendre l’avion pour Paris. Et, battante, retrouve très vite du travail. La secte va malgré tout la harceler; Aline n’échappera à son emprise que le jour où elle trouvera la force de dépo- ser plainte. Et cependant, elle ne comprend toujours pas cette parenthèse dans sa vie. Elle la compare à un «trou dans un emploi du temps». Et sa conclusion est saisissante: « Je n’avais jamais connu ni côtoyé la démence. Et j’ai failli devenir folle.» Pendant qu’elle se confie, à des milliers de kilomètres de nous, le paquebot «Freewinds» croise dans les eaux des Caraïbes, avec à son bord les plus hauts dignitaires de l’Eglise de scientologie. Tous ces richissimes «clairs», OT8 et autres «thétans opérants» à l’idéologie nébuleuse mais aux buts, eux, très précis: plumer méthodiquement le plus grand nombre d’humains mal dans leur peau. Et c’est en toute impunité que le bateau fend les eaux des tropiques... |
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Paul Haggis claque la porte de la Scientologie http://www.parismatch.com/ - 27 octobre 2009 Une lettre du réalisateur Paul Haggis («Collision», Oscar du meilleur film en 2006) annonce qu’il quitte l’Eglise avec perte et fracas. «Le refus de l'Eglise de dénoncer les actions de ces intolérants, hypocrites et homophobes est de la lâcheté. Je ne peux pas le dire autrement. Le silence vaut acceptation. Je ne peux l'accepter», explique-t-il, avant de dénoncer la pression psychologique dont usait l’organisation pour que son couple cesse toute relation avec ses beaux-parents, ex-scientologues. Il a également évoqué les attaques médiatiques contre ceux qui osent sortir de l’organisation, annonçant être conscient des risques professionnels qu’il prend par son départ. Le porte-parole de Paul Haggis a confirmé que ce dernier était bien l’auteur de cette diatribe qui devait rester confidentiel. «J’ai honte d’avoir tant attendu», a-t-il conclu. |
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Une autorisation pour quitter la scientologie ! Voici un enregistrement
audio d'un appel téléphonique de la scientologie pour tenter de récupérer un
adepte. La scientologie tente ici de culpabiliser sa proie en lui rappelant
qu'il et interdit pour elle de quitter la base de Flag sans autorisation (sic)
!
Image: dessin de François Roulet - portrait de Jean-Luc Barbier (1977) |
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Le réseau WISE des entrepreneurs scientologues doit appliquer à la lettre les règles de scientologie. Refuser un ordre de WISE s'est se faire l'ennemi de la scientologie ! (Source: Emission Planète) |
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Larry Anderson was on the Chariots of Iron show and sent along this write-up of his appearance:
(Chariots of Iron 3.13.2010) Larry here. Happened to catch an interview with Marc Headley a while back on an Internet podcast called Chariots of Fire. It features news and topical discussions on atheism, humanism, skepticism, science, religious history, scriptural criticism and (of course) wacky religious antics. A perfect fit for a discussion about Scientology. I contacted them and they enthusiastically invited me on to explore anything and everything they wanted to discuss. The guys who run the site and conduct the interviews are sharp, witty, enjoy banter, and we had a lot of fun discussing my recent defection and the Church in general. It’s a lengthy interview but I hope interesting. We also cover a lot of ground left undiscussed due to time limitations of traditional media. Many thanks to Mark Bunker for providing a forum for those who want to hear more than sound-bite coverage of important topics. Hope you’ll give it a listen (perhaps in a couple of sittings) and that you enjoy what you hear. Larry Source:
http://www.xenutv.com/blog/?p=4697
Video: The War Between Anonymous vs Scientology (december 2009) Video: Anonymous still alive (Anonymous-Québec - janvier 2010) |
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"Il nous embête. On lui fait sa peau !" (sic) Ce document audio est un
indice supplémentaire de la violence véhiculée au sein de la
scientologie. |
Larry here. Happened to catch an interview with Marc Headley a while back on an Internet podcast called Chariots of Fire. It features news and topical discussions on atheism, humanism, skepticism, science, religious history, scriptural criticism and (of course) wacky religious antics. A perfect fit for a discussion about Scientology. I contacted them and they enthusiastically invited me on to explore anything and everything they wanted to discuss. The guys who run the site and conduct the interviews are sharp, witty, enjoy banter, and we had a lot of fun discussing my recent defection and the Church in general. It’s a lengthy interview but I hope interesting. We also cover a lot of ground left undiscussed due to time limitations of traditional media. Many thanks to Mark Bunker for providing a forum for those who want to hear more than sound-bite coverage of important topics. Hope you’ll give it a listen (perhaps in a couple of sittings) and that you enjoy what you hear. Larry Source:
http://www.xenutv.com/blog/?p=4697
Video: The War Between Anonymous vs Scientology (december 2009) Video: Anonymous still alive (Anonymous-Québec - janvier 2010) |
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Un must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué" Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.
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