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- Technique
de manipulation pour diffamer impunément
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- Les
étape du piège scientologue tendu
- à
l'Université Catholique de l'Ouest d'Angers (Mars-Juillet 1997)
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- 1.
Se tenir bien au courant des conférences sur les
sectes
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- 2.
Intervenir auprès de la puissance invitante pour dissuader
de maintenir cette conférence ou discréditer tel ou tel conférencier
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- 3.
Alerte à la bombe
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- 4.
Ne pas avoir peur de publier une information calomnieuse et
diffamatoire
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- 5.
Pour éviter d'être attaqué en diffamation, invoquer l'erreur
et s'excuser auprès de la victime
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- 6.
Publier un petit rectificatif discret
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- 1. Se tenir bien au courant des conférences
sur les sectes
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- L'Université Catholique de l'Ouest organise, avec l'aide du
Ministère de la Jeunesse et de Sports, un forum sur les sectes qui doit se
clôturer le 12 mars 1997 par une Table Ronde ouverte au public, intitulée «Sectes : Attention ! Danger
?»
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- 2. Intervenir auprès de la puissance
invitante
- pour dissuader de maintenir cette conférence
- ou discréditer tel ou tel
conférencier
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- Le 10 mars 1997, le Président du Comité français des
scientologues contre la discrimination (C.FS.D.)
adresse une longue lettre à Monsieur le Recteur de l'Université Catholique de
l'Ouest pour dénoncer :
- «les campagnes de délation véhiculant ce mot piégé (= sectes) et qui
proviennent très souvent de militants, personnes physiques ou associations qui
ont fait de la "chasse aux sectes" leur objet principal ... ».
- «les militants de la lutte anti-sectes qui sont régulièrement condamnés
pour diffamation par les tribunaux»
- «les témoignages d'apostats
... les stéréotypes véhiculés parles «chasseurs de sectes» tel le stéréotype de la manipulation mentale »
- «la vague d'intolérance, d'incompréhension et de désinformation qui
sévit contre les nouveaux mouvements religieux »
- «les nombreuses actions discriminatoires à l'encontre des religions
minoritaires»
- «des attentats à la bombe (plusieurs en ce qui nous concerne)»
- «des dénonciations calomnieuses, des internements psychiatriques
arbitraires»
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- La lettre se termine en invitant le Recteur à «faire preuve de tolérance, de compréhension pour ne pas sombrer dans les
habituels poncifs de la "chasse aux sectes"».
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- On peut également après cette lettre, téléphoner aux organisateurs de la
conférence ou envoyer un fax en menaçant de faire venir huissier ou avocat de
manière à porter plainte pour diffamation, le cas échéant.
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- Deux jours avant le forum,
la Scientologie d'Angers avertit le Commissariat de police d'Angers qu'un objet
suspect, une bombe, a été déposée devant ses locaux, et précise qu'on a vu «un étudiant s'enfuir en direction de l'Université Catholique».
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- La police constate qu'il s'agit bien d'une «bombe pour tuer», dégage
le quartier, désamorce la bombe, entreprend une enquête auprès du Recteur, des
Étudiants de l'Université, tandis que les responsables de la Scientologie
tentent d'être reçus par le Recteur.
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- Le surlendemain, le Commissariat de Police
téléphone au Vice Recteur que le «poseur de bombe est arrêté et n'appartient
pas à l'Université Catholique d'Angers».
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- 4. Ne pas avoir peur de publier une
information
- calomnieuse et diffamatoire
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- Trois mois plus tard, dans son
journal «Éthique et Liberté», la Scientologie publie un article d'une page entière intitulé «Les
marchands de chaos», dans lequel on attaque vigoureusement l'UNADFI, sa
présidente, et on relate l'événement de la bombe, sous le titre «authentique
violence» :
- «Le dernier incident en date fut, en mars 1997, la découverte d'une bombe
artisanale - faite pour tuer selon les autorités appelées sur les lieux - placée
dans les locaux de l'Église de la Scientologie d'Angers, adresse précisée à
l'époque par le Figaro.
Les motifs du terroriste, arrêté et mis en
examen depuis, ne sont pas clairs. En revanche d'autres facteurs sont plus
évidents. Le poseur de bombe était ÉTUDIANT DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE D'ANGERS.
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- Depuis de nombreuses années, cette université organise régulièrement des
conférences anti-sectes, avec la participation de l'ADFI, qui ont vu les
étudiants, inspirés par les doctrines de l'ADFI, manifester devant l'église
d'Angers.
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- Cette détestable atmosphère d'intolérance l'a-t-elle inspiré ? Nous ne
le savons pas encore. Si la bombe avait explosé, aurait-il été si injuste d'en
tenir responsables pour partie les RG, le Figaro ou encore l'ADFI ?
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- Responsables
au moins pour avoir continuellement répandu des mensonges et des idées fausses,
rendant ainsi acceptables l'intolérance et la violence à l'encontre des
nouvelles religions.»
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- 5.
Pour éviter d'être attaqué en diffamation,
-
invoquer l'erreur et s'excuser auprès de la victime
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- Évidement,
l'affirmation était un peu grosse et surtout dangereuse. L'Université Catholique
était parfaitement en droit d'attaquer la Scientologie en diffamation. Alors on
adresse une lettre d'excuse au Recteur le 11 juin 1997, où il est notamment dit
:
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- «Comme vous le verrez dans l'exemplaire ci-joint, une erreur involontaire
s'est glissée dans notre dernière édition.
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- Il est en effet indiqué dans notre
article en page 2 que l, auteur d'une tentative d'attentat à la bombe contre
l'Église de Scientologie d'Angers, était un étudiant de l'Université catholique
de l'Ouest.
Nous avons été informés, malheureusement trop tard pour
effectuer une rectification avant parution, qu'il était en fait ÉTUDIANT DE
BELLE-BEILLE. (sic). Nous vous présentons nos excuses pour cette
information inexacte qui fera l'objet d'un erratum dans notre prochain numéro de
juillet ...»
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- 6. Publier un petit rectificatif
discret
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- Comme promis, le contraire eût été dangereux, «Éthique et
Liberté» publiait dans le numéro de juillet un l'encadré suivant :
- Erratum.
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- Nous avons indiqué dans notre article "Les marchands de
chaos" (Éthique et Liberté n° 9, juin 1997) que Mr .........
était étudiant à
l'Université Catholique d'Angers, il est en réalité étudiant à l'Université
Belle-beille (re-sic). Nous nous en
excusons.
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- Et voilà, le tour est bien joué. Plus possible à l'Université Catholique
d'Angers de porter plainte !
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- Bombe à retardement
BULLES, 4ème trimestre 1998
Le 16 novembre, à l'issue de l'émission Le grand débat sur les sectes
organisé par TF1 à Paris, un sciento- logue de corvée s'est acquitté de sa mission
: relancer la rumeur en affirmant que le poseur de bombe à proximité des locaux
de la Scientologie à Angers était un membre de l'ADFI.
Or toute la presse a
publié que celui-ci, identifié, nommé, a du s'expliquer devant la police;
c'était un étudiant de la Faculté Belle-Beille, qui bien sûr n'avait rien à voir
avec l'ADFI. Malheureusement cet égaré n'a jamais eu les honneurs d'un prétoire.
Pourquoi ?
Voir plus de détails sur cet
attentat dans Précis pour dissuader ou diffamer
impunement.
BULLES, 4ème trimestre 1997.
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- La Scientologie met en oeuvre sa propagande noire
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Source : BULLES du 1er trimestre 1991
La Scientologie continue de mettre en pratique les consignes que lui donnait
Ron Hubbard dès 1974 : «S'il se présente une menace à long terme, vous devez
immédiatement évaluer la situation et provoquer une compagne de propagande
noire afin de détruire la réputation de la personne et la discréditer de
telle manière qu'elle soit mise au ban de la société».
C'est ainsi que les dirigeants de la Scientologie ont cherché à faire
dessaisir le juge Georges Fenech, premier juge d'instruction auprès du Tribunal
de grande instance de Lyon en déposant contre lui une requête en suspicion
légitime au motif de partialité et de non respect des règles de procédure.
Interrogé par Gilles Gaetner, du magazine l'Express qui publie un abondant
dossier sur la «Scientologie, révélations sur une secte qui fait peur»,
dans son numéro du 22 novembre 1992, le juge Fenech a indiqué qu'il avait été «saisi par le procureur de la République de Lyon de faits bien précis qualifiés
d'escroquerie et d'exercice illégal de la médecine. Mon métier a-t-il ajouté
consiste à établir la manifestation de la vérité comme il se doit : à charge et
à décharge».
A la question de Gilles Gaetner - «la Scientologie est-elle une religion» , Georges Fenech a répondu : «Je n'ai pas à prendre parti sur cette
question fort controversée, d'éminents juristes et hommes de religion ont émis
des opinions parfaitement opposée. Force est de constater que l'Église de
Scientologie a adopté le statut juridique de la loi de 1901 sur les associations
et non celui de 1905 sur les cultes. L'application de ce dernier texte lui a été
refusé à plusieurs reprises par le ministère de l'Intérieur à la suite de
différents avis du Conseil d'État».
Toujours selon l'Express le docteur J.M. Abgrall, psychiatre toulonnais,
expert auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et consulté par celle-ci à
clairement exprimé son point de vue sur la Scientologie : «Cette thérapie
est capable de déclencher au mieux des troubles affectifs et des crises
émotionnelles plus ou moins réversibles. Au pis, des troubles hallucinatoires
des vécus délirants pouvant amener la mort ... soit par conviction mystique («Je
suis un pur esprit»), soit par désir d'échapper à un vécu angoissant, soit
encore par le suicide».
Pour sa part le docteur J. M Abgrall a déposé plainte « pour vol et violence avec préméditation
contre X à la suite de faits répétés laissant supposer que l'Église
de Scientologie tente des manoeuvres d'intimidation à mon égard pour influencer
des décisions d'expertise dans le cadre de plusieurs affaires menées contre
cette organisation parles juges Sayous de Marseille et Fenech de Lyon».
Irritée de voir sa doctrine et ses pratiques de plus en plus souvent
dénoncées la Scientologie s'en prend à ceux qui s'attachent à révéler son vrai
visage et réserve à l'ADFI sa «propagande noire» la plus virulente.
On en
jugera ce tract qu'elle fait distribuer dans les rues et notamment au sortir des
réunions organisées par l'ADFI :
- Le
Comité Français
des Scientologues contre la Discrimination
- et
sa propagande noire contre l'ADFI
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- Le
Comité Français
des Scientologues contre la Discrimination a distibué un tract accusant l'ADFI de
"mensonges, diffusion de rumeurs malveillante, incitation à la haine et à
l'intolérance, d'utilisation des fonds publics à des fins partisanes, de
manipulations mentales pour amener les croyants à renoncer à leur foi et à se
retourner contre leur religion"
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- Le
Comité Français
des Scientologues contre la Discrimination
- et
sa propagande noire contre l'ADFI
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- Le même Comité Français des
Scientologues Contre la Discrimination cherche à «neutraliser» les dirigeants
de l'ADFI par des manoeuvres d'intimidation.
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- Plusieurs d'entre eux ont reçu
dudit président dudit Comité en guise voeux pour 1991, cette lettre recommandée
avec accusé de réception dont on appréciera la duplicité. Le procédé est bien
connu : c'est celui des incendiaires qui crient «au feu !» et des
escrocs qui crient «au voleur !» :
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- Une lettre informant qu'ils étaient "déterminés à ne
plus admettre les mensonges qui circulent par leur intermédiaire sur les
scientologues et leur religion", et les avertissant que leurs "avocats
sont désormais tenus informés systématiquement de tous les propos mensongers ou
discriminatoires tenus publiquement", et que "ce sont eux qui jugeront du
moment opportun pour engager toute action nécessaire pour que non seulement la
tolérance et la raison, mais aussi la loi, l'emportent" (sic).
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- La lettre se
termine par des voeux pour que "cette année marque le déclin de l'intolérance
et du fanatisme (religieux et anti-religieux) et pour qu'un dialogue et une
meilleure compréhension puisse enfin s'instaurer".
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- Plainte d'un expert-psychiatre contre trois scientologues.
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- L'un pour
tentative de corruption, les deux autres pour vol et complicité de vol.
Jean-Marie Abgrall, alors expert auprès des tribunaux dans la cadre d'une autre
affaire concernant la Scientologie, a fait l'objet de pressions dans le but
d'essayer d'obtenir des conclusions favorables sur la secte.
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- 18 septembre 1991 : Le Tribunal correctionnel de Paris (17ème
Chambre) a déclaré irrecevable une action engagée par les scientologues contre
le Dr Abgrall. Ce dernier avait dénoncé publiquement l'organisation, l'accusant
d'avoir "fait pression sur lui" pour le faire "craquer". A l'appui de ces
accusations : vols de courrier, distribution de tracts injurieux, dégradation de
son véhicule, coups de téléphone anonymes ... (source: Bulles, 3ème trimestre
1992).
- 11 octobre 1996 : Verdict annoncé. Les 3
scientologues sont condamnés à des peines de 6 à 18 mois de prison. En outre,
l'un d'eux est condamné à 50.000 francs d'amende.
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- 12
janvier 1998 : Tous les condamnés ont fait
appel. Un seul des inculpés est condamné. Il écope
de 4 mois de prison avec sursis pour avoir, entre le 28 Août 1990 et le 13 septembre 1990,
frauduleusement soustrait du courrier au préjudice de Jean Marie
ABGRALL, fait prévu et réprimé par les articles 379 et 381 anciens,
311-1, 311-3, 311-14 du Code Pénal. Au civil, le condamne à payer à la partie civile
la somme de 2.000 Francs à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi
ainsi que la somme de 6.000 Francs au titre de l'article 475-1 du Code de
procédure pénale.
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