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Comment la scientologie manipule et diffame impunément
 
Angers : La scientologie lance une nouvlle rumeur une rumeur : elle affirme cette fois que le poseur de bombe à proximité des locaux de la Scientologie à Angers était un membre de l'ADFI (novembre 1998)
 
Toulon : Plainte d'un expert-psychiatre contre trois scientologues pour vol de documents (septembre 1991)
 
La Scientologie met en oeuvre sa propagande noire contre une association d'aide aux victimes de sectes, l'ADFI

Autres manipulations de la scientologie

 
Technique de manipulation pour diffamer impunément
 
Les étape du piège scientologue tendu
à l'Université Catholique de l'Ouest d'Angers (Mars-Juillet 1997)
 
1. Se tenir bien au courant des conférences sur les sectes
 
2. Intervenir auprès de la puissance invitante pour dissuader de maintenir cette conférence ou discréditer tel ou tel conférencier
 
3. Alerte à la bombe
 
4. Ne pas avoir peur de publier une information calomnieuse et diffamatoire
 
5. Pour éviter d'être attaqué en diffamation, invoquer l'erreur et s'excuser auprès de la victime
 
6. Publier un petit rectificatif discret
  

 1. Se tenir bien au courant des conférences sur les sectes
 
L'Université Catholique de l'Ouest organise, avec l'aide du Ministère de la Jeunesse et de Sports, un forum sur les sectes qui doit se clôturer le 12 mars 1997 par une Table Ronde ouverte au public, intitulée «Sectes : Attention ! Danger ?»
 
2. Intervenir auprès de la puissance invitante
pour dissuader de maintenir cette conférence
ou discréditer tel ou tel conférencier
 
Le 10 mars 1997, le Président du Comité français des scientologues contre la discrimination (C.FS.D.) adresse une longue lettre à Monsieur le Recteur de l'Université Catholique de l'Ouest pour dénoncer :
  • «les campagnes de délation véhiculant ce mot piégé (= sectes) et qui proviennent très souvent de militants, personnes physiques ou associations qui ont fait de la "chasse aux sectes" leur objet principal ... ».  
  • «les militants de la lutte anti-sectes qui sont régulièrement condamnés pour diffamation par les tribunaux»
  • «les témoignages d'apostats ... les stéréotypes véhiculés parles «chasseurs de sectes» tel le stéréotype de la manipulation mentale »
  • «la vague d'intolérance, d'incompréhension et de désinformation qui sévit contre les nouveaux mouvements religieux »
  • «les nombreuses actions discriminatoires à l'encontre des religions minoritaires»
  • «des attentats à la bombe (plusieurs en ce qui nous concerne)»
  • «des dénonciations calomnieuses, des internements psychiatriques arbitraires»
 
La lettre se termine en invitant le Recteur à «faire preuve de tolérance, de compréhension pour ne pas sombrer dans les habituels poncifs de la "chasse aux sectes"».
 
On peut également après cette lettre, téléphoner aux organisateurs de la conférence ou envoyer un fax en menaçant de faire venir huissier ou avocat de manière à porter plainte pour diffamation, le cas échéant.
 
 
3. Alerte à la bombe
 
Deux jours avant le forum, la Scientologie d'Angers avertit le Commissariat de police d'Angers qu'un objet suspect, une bombe, a été déposée devant ses locaux, et précise qu'on a vu «un étudiant s'enfuir en direction de l'Université Catholique».
 
La police constate qu'il s'agit bien d'une «bombe pour tuer», dégage le quartier, désamorce la bombe, entreprend une enquête auprès du Recteur, des Étudiants de l'Université, tandis que les responsables de la Scientologie tentent d'être reçus par le Recteur.
 
Le surlendemain, le Commissariat de Police téléphone au Vice Recteur que le «poseur de bombe est arrêté et n'appartient pas à l'Université Catholique d'Angers».
 
4. Ne pas avoir peur de publier une information
calomnieuse et diffamatoire
 
Trois mois plus tard, dans son journal «Éthique et Liberté», la Scientologie publie un article d'une page entière intitulé «Les marchands de chaos», dans lequel on attaque vigoureusement l'UNADFI, sa présidente, et on relate l'événement de la bombe, sous le titre «authentique violence» :
 
«Le dernier incident en date fut, en mars 1997, la découverte d'une bombe artisanale - faite pour tuer selon les autorités appelées sur les lieux - placée dans les locaux de l'Église de la Scientologie d'Angers, adresse précisée à l'époque par le Figaro. 
 
Les motifs du terroriste, arrêté et mis en examen depuis, ne sont pas clairs. En revanche d'autres facteurs sont plus évidents. Le poseur de bombe était ÉTUDIANT DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE D'ANGERS.
 
Depuis de nombreuses années, cette université organise régulièrement des conférences anti-sectes, avec la participation de l'ADFI, qui ont vu les étudiants, inspirés par les doctrines de l'ADFI, manifester devant l'église d'Angers.
 
Cette détestable atmosphère d'intolérance l'a-t-elle inspiré ? Nous ne le savons pas encore. Si la bombe avait explosé, aurait-il été si injuste d'en tenir responsables pour partie les RG, le Figaro ou encore l'ADFI ?
 
Responsables au moins pour avoir continuellement répandu des mensonges et des idées fausses, rendant ainsi acceptables l'intolérance et la violence à l'encontre des nouvelles religions.»
 
5. Pour éviter d'être attaqué en diffamation,
invoquer l'erreur et s'excuser auprès de la victime
 
Évidement, l'affirmation était un peu grosse et surtout dangereuse. L'Université Catholique était parfaitement en droit d'attaquer la Scientologie en diffamation. Alors on adresse une lettre d'excuse au Recteur le 11 juin 1997, où il est notamment dit :
 
«Comme vous le verrez dans l'exemplaire ci-joint, une erreur involontaire s'est glissée dans notre dernière édition.
 
Il est en effet indiqué dans notre article en page 2 que l, auteur d'une tentative d'attentat à la bombe contre l'Église de Scientologie d'Angers, était un étudiant de l'Université catholique de l'Ouest.
 
Nous avons été informés, malheureusement trop tard pour effectuer une rectification avant parution, qu'il était en fait ÉTUDIANT DE BELLE-BEILLE. (sic).
 
Nous vous présentons nos excuses pour cette information inexacte qui fera l'objet d'un erratum dans notre prochain numéro de juillet ...»
 

6. Publier un petit rectificatif discret
 
Comme promis, le contraire eût été dangereux, «Éthique et Liberté» publiait dans le numéro de juillet un l'encadré suivant :
 
Erratum.
 
Nous avons indiqué dans notre article "Les marchands de chaos" (Éthique et Liberté n° 9, juin 1997) que Mr ......... était étudiant à l'Université Catholique d'Angers, il est en réalité étudiant à l'Université Belle-beille (re-sic). Nous nous en excusons. 
Et voilà, le tour est bien joué. Plus possible à l'Université Catholique d'Angers de porter plainte !
 
Bombe à retardement
 
BULLES, 4ème trimestre 1998
 
Le 16 novembre, à l'issue de l'émission Le grand débat sur les sectes organisé par TF1 à Paris, un sciento- logue de corvée s'est acquitté de sa mission : relancer la rumeur en affirmant que le poseur de bombe à proximité des locaux de la Scientologie à Angers était un membre de l'ADFI.
 
Or toute la presse a publié que celui-ci, identifié, nommé, a du s'expliquer devant la police; c'était un étudiant de la Faculté Belle-Beille, qui bien sûr n'avait rien à voir avec l'ADFI. Malheureusement cet égaré n'a jamais eu les honneurs d'un prétoire. Pourquoi ?
 
Voir plus de détails sur cet attentat dans Précis pour dissuader ou diffamer impunement. BULLES, 4ème trimestre 1997.
 
 La Scientologie met en oeuvre sa propagande noire
 
Source : BULLES du 1er trimestre 1991
 
La Scientologie continue de mettre en pratique les consignes que lui donnait Ron Hubbard dès 1974 : «S'il se présente une menace à long terme, vous devez immédiatement évaluer la situation et provoquer une compagne de propagande noire afin de détruire la réputation de la personne et la discréditer de telle manière qu'elle soit mise au ban de la société».
 
C'est ainsi que les dirigeants de la Scientologie ont cherché à faire dessaisir le juge Georges Fenech, premier juge d'instruction auprès du Tribunal de grande instance de Lyon en déposant contre lui une requête en suspicion légitime au motif de partialité et de non respect des règles de procédure.
 
Interrogé par Gilles Gaetner, du magazine l'Express qui publie un abondant dossier sur la «Scientologie, révélations sur une secte qui fait peur», dans son numéro du 22 novembre 1992, le juge Fenech a indiqué qu'il avait été «saisi par le procureur de la République de Lyon de faits bien précis qualifiés d'escroquerie et d'exercice illégal de la médecine. Mon métier a-t-il ajouté consiste à établir la manifestation de la vérité comme il se doit : à charge et à décharge».
 
A la question de Gilles Gaetner - «la Scientologie est-elle une religion» , Georges Fenech a répondu : «Je n'ai pas à prendre parti sur cette question fort controversée, d'éminents juristes et hommes de religion ont émis des opinions parfaitement opposée. Force est de constater que l'Église de Scientologie a adopté le statut juridique de la loi de 1901 sur les associations et non celui de 1905 sur les cultes. L'application de ce dernier texte lui a été refusé à plusieurs reprises par le ministère de l'Intérieur à la suite de différents avis du Conseil d'État».
 
Toujours selon l'Express le docteur J.M. Abgrall, psychiatre toulonnais, expert auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et consulté par celle-ci à clairement exprimé son point de vue sur la Scientologie : «Cette thérapie est capable de déclencher au mieux des troubles affectifs et des crises émotionnelles plus ou moins réversibles. Au pis, des troubles hallucinatoires des vécus délirants pouvant amener la mort ... soit par conviction mystique («Je suis un pur esprit»), soit par désir d'échapper à un vécu angoissant, soit encore par le suicide».
 
Pour sa part le docteur J. M Abgrall a déposé plainte « pour vol et violence avec préméditation contre X à la suite de faits répétés laissant supposer que l'Église de Scientologie tente des manoeuvres d'intimidation à mon égard pour influencer des décisions d'expertise dans le cadre de plusieurs affaires menées contre cette organisation parles juges Sayous de Marseille et Fenech de Lyon».
 
Irritée de voir sa doctrine et ses pratiques de plus en plus souvent dénoncées la Scientologie s'en prend à ceux qui s'attachent à révéler son vrai visage et réserve à l'ADFI sa «propagande noire» la plus virulente.
 
On en jugera ce tract qu'elle fait distribuer dans les rues et notamment au sortir des réunions organisées par l'ADFI :
 
Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination
et sa propagande noire contre l'ADFI
 
Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination a distibué un tract accusant l'ADFI de "mensonges, diffusion de rumeurs malveillante, incitation à la haine et à l'intolérance, d'utilisation des fonds publics à des fins partisanes, de manipulations mentales pour amener les croyants à renoncer à leur foi et à se retourner contre leur religion"
 
Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination
et sa propagande noire contre l'ADFI
 
Le même Comité Français des Scientologues Contre la Discrimination cherche à «neutraliser» les dirigeants de l'ADFI par des manoeuvres d'intimidation.
 
Plusieurs d'entre eux ont reçu dudit président dudit Comité en guise voeux pour 1991, cette lettre recommandée avec accusé de réception dont on appréciera la duplicité. Le procédé est bien connu : c'est celui des incendiaires qui crient «au feu !» et des escrocs qui crient «au voleur !» :
 
Une lettre informant qu'ils étaient "déterminés à ne plus admettre les mensonges qui circulent par leur intermédiaire sur les scientologues et leur religion", et les avertissant que leurs "avocats sont désormais tenus informés systématiquement de tous les propos mensongers ou discriminatoires tenus publiquement", et que "ce sont eux qui jugeront du moment opportun pour engager toute action nécessaire pour que non seulement la tolérance et la raison, mais aussi la loi, l'emportent" (sic).
 
La lettre se termine par des voeux pour que "cette année marque le déclin de l'intolérance et du fanatisme (religieux et anti-religieux) et pour qu'un dialogue et une meilleure compréhension puisse enfin s'instaurer".
 
Plainte d'un expert-psychiatre contre trois scientologues.
 
L'un pour tentative de corruption, les deux autres pour vol et complicité de vol. Jean-Marie Abgrall, alors expert auprès des tribunaux dans la cadre d'une autre affaire concernant la Scientologie, a fait l'objet de pressions dans le but d'essayer d'obtenir des conclusions favorables sur la secte.
 
18 septembre 1991 : Le Tribunal correctionnel de Paris (17ème Chambre) a déclaré irrecevable une action engagée par les scientologues contre le Dr Abgrall. Ce dernier avait dénoncé publiquement l'organisation, l'accusant d'avoir "fait pression sur lui" pour le faire "craquer". A l'appui de ces accusations : vols de courrier, distribution de tracts injurieux, dégradation de son véhicule, coups de téléphone anonymes ... (source: Bulles, 3ème trimestre 1992).
 
11 octobre 1996 : Verdict annoncé. Les 3 scientologues sont condamnés à des peines de 6 à 18 mois de prison. En outre, l'un d'eux est condamné à 50.000 francs d'amende.
 
12 janvier 1998 : Tous les condamnés ont fait appel. Un seul des inculpés est condamné. Il écope de 4 mois de prison avec sursis pour avoir, entre le 28 Août 1990 et le 13 septembre 1990, frauduleusement soustrait du courrier au préjudice de Jean Marie ABGRALL, fait prévu et réprimé par les articles 379 et 381 anciens, 311-1, 311-3, 311-14 du Code Pénal. Au civil, le condamne à payer à la partie civile la somme de 2.000 Francs à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi ainsi que la somme de 6.000 Francs au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale.