-
-
- UNE
EX-EMPLOYÉE DE LA SCIENTOLOGIE TÉMOIGNE
- (membre de la scientologie
de 1987 à 1993)
-
- HARCÈLEMENT
CONTRAINTES
ET CONFISCATION DU COURRIER
- L'Eglise
de scientologie de Lausanne s'est jouée de moi
-
- Quand
je suis entrée dans l'église de scientologie,
je sortais d'une grave opération, je n'étais pas
très bien dans ma peau, je suis allée me promener
dans un parc à Lausanne, j'ai vu un tas de livres avec
un volcan dessus, je pensais que c'était des livres de
Arunth Tazief et je me suis approchée. Une personne m'a
pris par le bras et m'a proposé d'aller parler dans un
café. Je n'ai pas pu approcher les livres et je n'avais
pas vu qu'il ne s'agissait pas d'un livre de Aroun Tazief.
-
- Mon erreur
a été d'acheter un livre, je n'avais pas d'argent
sur moi, j'ai signé un chèque. Dans la discussion,
la personne a réussi à me soustraire des informations
me concernant. Du fait que je signais un chèque, cela
montrait que j'étais libre de mes mouvements, que je
disposais d'un propre compte.
-
- Par la
suite, ils m'ont relancé, environ 4 semaines plus tard,
ils m'ont demandé si j'avais lu le livre, j'ai répondu
que j'étais déçue du fait que cela ne parlait
pas de Aroun Tazief. Ils m'ont dit "mais venez, on va en
parler". J'ai reçu des lettres. Ensuite, je suis
allée voir, je me suis inscrite à un cours, je
pensais qu'ensuite ils me laisseraient tranquille. J'ai fait
un premier cours dont le sujet était "les hauts
et les bas". ce cours m'a aidée, m'a redonné
confiance en moi-même, je me suis rendu compte que je
pouvais encore fait des choses. Je ne me suis pas arrêtée
à ce moment-là.
- Des
scientologues à l'enterrement de mon mari ...
-
- Mon mari
est tombé malade, il avait un cancer du poumon, je l'ai
soigné moi-même à la maison, cette période
a été très dure. A ce moment-là,
toutefois, je n'avais pas le temps d'aller à l'église
de scientologie, je n'ai pas été relancée
durant cette période, toutefois à l'enterrement
de mon mari, deux personnes de la scientologie étaient
présentes. Deux jours après, quand ma famille
est partie, ils sont revenus et m'ont dit d'aller à l'église
de scientologie. J'y suis allée et j'ai fait des cours.
-
- Le prix
des cours est progressif. J'ai dû payer 60 ou 80 francs
le premier cours. Ensuite, pour les suivants, le prix est passé
à 120 francs, puis 200 francs, puis 700 francs. Je m'étais
fixée des limites du fait que j'avais un fils en études.
Quand j'ai dit que j'étais limitée, on m'a dit
que je pourrais devenir membre du personnel. Dans l'église,
je m'occupais du fichier central, c'est-à-dire, du dossier
de chaque personne qui a un contact avec la scientologie, soit
les cours suivis, les factures, etc.
- Prise
dans l'engrenage
-
- J'aurais
pu sortir de l'église à tout moment, mais je ne
me rendais plus compte que j'étais prise dans l'engrenage.
On m'a proposé d'aller à Los Angeles, je ne voulais
pas, mais on a réussi à me convaincre. Quand je
suis arrivée à Los Angeles, j'ai tout de suite
vu que cela ne me plaisait pas et j'ai voulu repartir. On m'a
dit que du fait que j'avais fait le voyage, je devais au moins
rester trois semaines. J'ai donc fait un cours. Le but de la
scientologie était que j'intègre leur organisation
maritime.
-
- J'ai
fait les trois premiers cours, c'était des cours comme
à l'école, mais où on travaille seul, avec
des livres, des écouteurs, il s'agit d'un travail personnel.
Il y a toutefois quelqu'un dans la salle si on a besoin d'aide.
Quand j'ai commencé ces cours, mon dossier personnel
avait été transmis au "staff" là
où on logeait. J'ai proposé ensuite d'aller rechercher
moi-même mon dossier, je l'ai obtenu et je suis partie.
J'ai pris mes affaires et j'ai demandé à un chauffeur
de taxi de me conduire le plus proche d'un aéroport.
Le chauffeur était un russe blanc qui avait dû
fuir la Russie. Il m'a dit qu'il trouvait que mon départ
ressemblait à une fuite. Je lui ai expliqué ce
qui m'arrivait.
- L'enfer
du travail scientologue à Los Angeles
-
- Les deux
dernières semaines passées à Los Angeles,
on ne m'a presque jamais laissé seule, je n'étais
pas libre de mes mouvements. Si on me surveillait, c'est parce
que je représentais de l'argent, j'étais veuve
et libre. L'église de scientologie a essayé de
me reprendre à plusieurs reprises, toutefois je n'ai
jamais été satisfaite de ces séances de
réhabilitation. En plus de suivre les cours, je devais
faire des nettoyages, servir le personnel à la cafétéria,
nettoyer les cuisines, etc. La journée commençait
à 6 h 30 et se terminait à minuit. Je ne savais
pas que je devrais faire ça. Je partais pour faire des
cours. Cette situation m'a fait paniquer.
- Los
Angeles mon courrier a été confisqué
-
- J'ai
essayé d'écrire à mes enfants mais je n'obtenais
pas de réponse, toutefois, en rentrant en Suisse, j'ai
constaté que mes enfants avaient uniquement reçu
les lettres que j'avais postées en-dehors du bâtiment
de l'église de scientologie. Les lettres que j'avais
postées dans le bâtiment n'ont jamais été
envoyées.
-
- Le but
de faire les cours à Los Angeles était que je
devienne missionnaire en revenant à l'église de
Lausanne me permettant de donner des cours et d'avoir des fonctions
plus importantes dans l'église de Lausanne et surtout
d'être payée par l'église de Los Angeles
et pas de Lausanne.
-
- A Los
Angeles, il y avait plein de gens avec le même statut
que moi. Il y a les gens qui supportent car ils savent où
ils vont ou alors il y a les gens comme moi qui se rendent compte
qu'ils ne veulent pas ça et se sauvent. Je me rappelle
d'une jeune personne âgée de 16 ans peut-être
qui devait faire la Sea Org (organisation maritime) et qui ne
le souhaitait pas, qui était obligée du fait que
ses parents faisaient partie de la scientologie.
- Billlet
aller-retour : Lausanne Copenhague
-
- En rentrant
en Suisse, après deux mois à Los Angeles, je suis
allée chez mon fils, j'y suis restée deux semaines.
Il fallait que je récupère mon logement du fait
que je l'avais prêté à des scientologues
qui n'avaient pas payé les loyers. Quand je suis revenue
en Suisse, l'église est revenue me chercher, elle voulait
que j'aille à Copenhague. Au début, je faisais
encore confiance à l'église de Lausanne, je n'avais
pas compris qu'ils se jouaient de moi, je suis donc allée
à Copenhague, pour une restimulation, soit enlever toutes
les pensées négatives. On m'a dit que je devais
aller voir le chef de la sécurité, à ce
moment-là je n'avais rien à payer.
-
- Le premier
jour, en arrivant, la fille de la réception m'a dit que
je devais laisser mon sac vers elle, elle m'a dit que je devais
attendre du fait que le chef n'était pas là. Elle
m'a dit que je pouvais en attendant aller donner un coup de
main à la cafétéria. Quand je suis retournée
vers la réceptionniste, j'ai demandé si le chef
était là, elle m'a dit qu'il venait de partir.
J'ai dit que je voulais mon sac, elle ne voulait pas me le donner.
D'autres personnes sont arrivées et j'ai crié,
j'ai pu reprendre mon sac et je suis rentrée. En fait,
j'ai fait un aller-retour.
- Fuir
les scientologues
-
- Ensuite,
au retour à mon domicile, j'étais sans cesse appelée,
toutes les heures le téléphone sonnait.
-
- Chez
moi, le téléphone sonnait de jour comme de nuit,
c'était du harcèlement téléphonique.
Ils sont même allés parler chez mes voisins en
leur demandant si j'avais un bon contact avec eux, si je n'étais
pas un peu bizarre. Je sais que c'est la scientologie qui est
allée chez mes voisins car j'ai demandé comment
ils étaient habillés. Les scientologues sont toujours
habillés en bleu foncé ou en noir, une chemise
bleu clair et portant un sigle accroché à la cravate
représentant sur fond d'un cercle argenté ou doré
la mappemonde avec une maxime écrite dans la partie dorée.
Mes voisins savaient que j'avais loué ma maison à
des scientologues et savaient les reconnaître.
-
- Le propriétaire
de la maison que je louais me connaissait et m'a fait confiance,
je n'ai pas perdu le bail, il m'a toutefois dit qu'il ne voulait
plus voir de scientologues.
-
- Ma propre
maison, je l'avais mise au nom de mes enfants lors du décès
de mon mari. Je ne voulais plus avoir le souci de la maison
et aussi éviter des pressions de la part des scientologues.
J'avais promis à mon mari que la maison resterait aux
enfants.
-
- Finalement;
je
suis partie une année en France chez des amis pour pouvoir
me séparer de l'église et pour qu'on ne me retrouve
pas. J'étais dans la région de Digne/Provence.
Je revenais environ tous les deux mois en Suisse. En partant
en France, j'ai réussi à me défaire de
l'église de scientologie
-
- Toutefois,
pour que cesse le harcèlement et avant de partir en France,
j'ai dû demander d'une part à mon médecin
de me faire un certificat demandant à la scientologie
d'arrêter les harcèlements téléphoniques
qui me mettaient dans un état dépressif, et d'autre
part à mon avocat à Lausanne d'écrire également
dans ce sens à la scientologie.
- L'église
de Lausanne s'est jouée de moi
-
- J'ai
été déçue de constater que l'église
de Lausanne avait joué avec moi. Je me suis rendu compte
que pour que l'église de Lausanne monte en grade, elle
était obligée de prêter du personne à
la Sea Org. Je ne m'étais pas rendu compte que j'ai été
désignée pour aller à la Sea Org et qu'on
mettait quelqu'un d'autre à ma place à Lausanne.
-
- Quand
j'ai dit que je ne voulais pas aller à la Sea Org, j'ai
été l'objet d'un harcèlement.
-
- J'ai
tout essayé pour ne pas aller à Los Angeles. Je
suis allée à Berne pour obtenir Je visa, j'y ai
rencontré une personne que je connaissais, je ne pouvais
pas lui dire que je ne voulais pas de visa car je n'étais
pas seule en allant à Berne, j'étais accompagnée
d'une personne de la scientologie.
-
- Quand
je parle de harcèlement, c'est en fait qu'on ne me lâchait
pas, on essayait de me montrer tous les points positifs pour
y aller.
- Je ne voulais pas contracter un prêt
mais ils m'ont forcé la main.
-
- D'après
mes calculs, ce que j'ai dépensé pour l'église
de scientologie représente environ 120'000 francs (75'000
euros), dont un emprunt de 40'000 francs (25'000 euros). C'est
par le biais de l'église de scientologie que j'ai pu
faire l'emprunt, dans un village de Suisse allemande par l'intermédiaire
d'une fiduciaire. Je ne voulais pas contracter un prêt
mais ils m'ont forcé la main. Une personne de la scientologie
m'accompagnait, je n'ai pas touché le chèque,
quand j'ai eu signé, c'est la personne de la scientologie
qui a tout de suite pris le chèque.
- J'avais peur
-
- Je dois dire que
j'avais peur à l'époque, j'avais entendu
dire que des personnes avaient eu des problèmes, que
cela ne s'était pas bien passé, mais on n'avait
pas de faits précis, c'était une pression qui
circulait dans l'église même.
-
- Quand
on fait un cours, on ne le termine jamais à satisfaction,
il faut toujours faire un autre cours pour apprendre tout ce
qu'on voudrait apprendre.
- Automatiquement,
si vous faites un cours de scientologie, vous êtes considéré
comme membre de la scientologie, une manière de faire
qui fausse la statistique du nombre réel de scientologues
dans le monde.
- Il est
coutumier que l'église de scientologie dénigre
les gens, cela fait partie de ce qu'ils appellent la propagande
noire. Ils disaient que quelqu'un qui a quitté la scientologie
est quelqu'un de négatif, qui est contre la scientologie.
Moi-même, je suis une personne suppressive du fait que
j'ai écrit mon livre. Cela veut dire que je suis une
personne à qui les scientologues peuvent faire du mal.
J'ai su ce que cela voulait dire au moment où j'ai été
membre du personnel.
-
- En scientologie,
il ne faut pas parler de soi-même à quelqu'un
hors de la scientologie. De ce fait, les gens ne savent plus
rien les uns des autres. Normalement, en travaillant dans la
scientologie, on n'est pas censé parler.
-
- Les employés
sont payés par semaine sur le bénéfice
fait par l'organisation durant la semaine. Pour les personnes
qui font de l'administratif, elles sont moins payées
car elle ne font pas entrer de l'argent. Le salaire est payé
en fonction de statistiques. La moyenne de mon salaire par semaine
était entre 27 et 50 francs. Le plus que j'ai été
une fois payée, c'était 220 francs environ.
-
- Officiellement,
la scientologie n'est pas censée faire de la médecine.
Toutefois, ils font de l'acupuncture au doigt, ils appellent
cela "touch". Dans les auditions, à mon avis,
il font de la psychologique hypnotique. Ils vous font fixer
le mur, il y a un compte à rebours, ensuite ils vous
posent des questions qui vous poussent à répondre.
J'ai moi-même suivi cette méthode. En faisant ces
auditions, ils apprennent beaucoup de choses sur les personnes.
Je n'ai pas pu récupérer mon dossier en partant.
-
- La scientologie
dit que son but est d'aider les gens mais à mon avis,
son but est de s'enrichir.
-
- Vu de l'intérieur, il y a
beaucoup de personnes dont on ne sait pas ce qu'elles font ou
ont fait. C'est mal organisé.
- Des méthodes
qui laissent des traces
- Parfois,
je reçois des téléphones où j'ai
des doutes. Je reste en alerte par rapport à la scientologie.
Parfois, je reçois des téléphones qui sont
des erreurs.
-
- A titre
personnel, je suis ressorti grandie de cette expérience,
j'ai l'impression d'avoir appris à me méfier de
certaines choses, auparavant j'étais très naïve,
je ne pensais pas que la scientologie cela pouvait être
ça.
-
- Ce qui
m'a fait le plus mal, c'est de voir les jeunes qui n'ont rien,
on leur enlève leur famille, leurs amis, leurs envies.
Pour faire partie du personnel, il faut quitter sa famille,
ou alors que la famille suive. En scientologie, il ne faut pas
parler de soimême à quelqu'un hors de la scientologie.
-
- J'aimerais
qu'on puisse mieux protéger les jeunes de la scientologie.
Toutefois, pour les adultes, il est difficile de leur dire de
ne pas y aller. Ce que je peux dire, c'est ce que j'ai vécu.
En conclusion, je dois dire que j'ai l'impression que le jour
où j'ai mis le doigt dans l'engrenage, j'ai perdu le
contrôle et j'ai fait une bêtise. Au début,
mon mari me disait que j'allais mieux mais peu après
mes enfants m'ont dit que je n'allais pas bien du tout, j'ai
sûrement dû changer de langage avec eux. J'ai essayé
de demander à mes enfants de m'expliquer maintenant comment
j'étais mais aujourd'hui, mes enfants ne veulent plus
parler de ça.
-
- J'ai
écrit un livre
: "Enfer et secte
- Ma vie au coeur de la scientologie".
- Tout ce que j'ai écrit est ce
que j'ai vécu. J'ai raconté mon histoire sous
forme de conte.
-
- Jo, septembre
2004 (membre de la scientologie
de 1987 à 1993)
-
|
|
Auteur
: Jo
|
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- Editeur
: Editions à la Carte
- www.edcarte.ch
-
- Collection
: Religions et croyances
- 182
pages, ISBN: 2-7444-0182-X
Prix
: SFr. 35.00 (24.60 Euros) |
|
Une œuvre empreinte d'une vérité
bouleversante, la force et le courage de témoigner à cœur ouvert, le fruit d'une
palpitante expérience au sein d'une "église", d'une utopie.
| |
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-
- Le
président de l'Association des victimes de la dianétique et
de la scientologie (AVDS)
a bel et bien été diffamé
- Quotidien
jurassien, 13 juin 2003 - Thierry Bédat
- [Texte
intégral]

- L'ancienne
présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne
vient d'être condamnée pour avoir diffamé
Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide
aux victimes de la dianétique et de la scientologie
(AVDS), établi depuis quelques années en Ajoie.
-
- Début
2000, la présentation de son association dans nos
colonnes suscite une lettre ouverte de Suzanne Montangero,
alors présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne,
très partiellement publiée dans Le Quotidien
Jurassien du 6 avril suivant.
-
- «Excédée
par les critiques de Jean-Luc Barbier, la présidente
a voulu lui régler son compte en le discréditant
sur le plan de son comportement privé, en le faisant
passer pour un délinquant et un individu méprisable.
Elle a agi dans le dessein exclusif de dire du mal de lui,
en s'en prenant à sa personne», constate dans
ses considérants le juge Jean-Pascal Rodieux, président
du Tribunal de police de Lausanne.
-
- Elle
a délibérément choisi d'attaquer
-
- Il
a donc condamné la présidente à quinze
jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans; à
verser 2'000.- à Jean-Luc Barbier pour tort moral;
ainsi qu'à payer les frais de justice et ceux de
défense du plaignant.
-
- Le
juge Rodieux pose un regard très sévère
sur les méthodes de Suzanne Montangero, déjà
condamnée en mars 2000 par le Tribunal cantonal vaudois
pour avoir diffamé un adversaire de la scientologie
dans une publication de l'église (voir article).
«Alors que la présidente aurait pu en toute
légalité défendre ses convictions et
contester des erreurs éventuelles de la partie adverse,
elle a délibérément choisi de s'en
prendre à la personnalité et à la réputation
de son contradicteur, de plus de manière basse et
insistante», souligne le juge. Observant que l'article
auquel elle prétendait répondre, ne renfermait
aucune accusation venimeuse contre la de scientologie, il
souligne qu'il pourrait se laisser aller à conclure
que celle-ci refuse toute critique.
-
- «En
tant que présidente d'association, elle aurait dû
donner l'exemple de la correction et de la prudence»,
termine le juge. Quant à la coupable, elle a déjà
annoncé son intention de faire appel du jugement.
- (Un
appel rejeté - et une condamnation confirmée
par la cours de cassation -ndlr)
-
- LA
MEILLEURE DÉFENSE ...
-
- Les
conseils aux officiers d'éthique
-
- Jean-Luc
Barbier a été un adepte de la scientologie
pendant quinze ans. Il avait le grade d'officier d'éthique.
Il a donc eu accès aux documents internes de l'église,
dont un ouvrage de son créateur Ron Hubbard qui,
«face aux dangers venant des gouvernements et des
tribunaux», conseille : «Seule l'attaque est
la solution aux menaces.» Il poursuit : «Fabriquez
ou trouvez une menace suffisante contre eux pour les amener
à négocier la paix. (...) C'est l'attaque
imprévue sur l'arrière des premiers rangs
de l'ennemi qui paie le plus.»
-
- Informations
dans les écoles
-
- «La
condamnation d'une membre du Conseil de l'Eglise de scientologie
donne du crédit à notre association qui réunit
une trentaine de membres et bénéficie de l'aide
d'une soixantaine de donateurs», explique le président
de l'Association des victimes de la dianétique et
de la scientologie. Il va maintenant proposer au Département
de l'éducation d'animer des conférences dans
les écoles sur les degrés de manipulation
au sein des groupes sectaires.
-
- «Il
faut bien faire attention, lorsqu'on veut savoir si l'on
a affaire à une secte, de ne pas mettre automatiquement
une étiquette sur ce qui est différent»,
avertit Jean-Luc Barbier.
|
-
- PRÉSIDENTE
DE LA SCIENTOLOGIE
- CONDAMNÉE A
LAUSANNE
-
- 24 heures, 19 janvier 2000,
Laurent Antonoff
- [texte
intégral]
-
- "Tout cela me fait penser
aux campagnes électorales américaines où se ne sont pas les idées que l'on
combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement".
Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre Henri Winzap ne s'est pas
contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de
l'eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non. Il a de plus condamné
Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à
l'encontre du genevois François Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la
scientologie". selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible, Je
vais faire recours a-t-elle d'ores et déjà annoncé".
-
- "Faites ce que je dis et
pas ce que je fais". C'est sous ce titre que la présidente de la scientologie de
Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté,
l'organe de presse du mouvement. C'était en avril 1996. Son but "Remettre
l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au genevois
François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de
l'individu (GPFI)."Suite à ses nombreuses attaques contre la
scientologie,tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se
devait de lui répondre. Le but de l'article n'ètait pas de nuire à cette
personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a
plaidé Me De Benoît, l'avocate de l'accusée.
-
- L'article en question
révélait, entre autres, que François Lavergnat avait enprunté 15'000.- francs
(env 9'400 euros) à son frère sans les restituer dans les délais, que le garden
center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été
fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur",
a estimé Me De Benoît.
-
- Tort
moral
-
- "Mon client est l'opposant
officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à
une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction
systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son
procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie a tenu à
préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant
notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique
serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la
scientologie".
-
- Dans son jugement, le
président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant
pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de
nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé". En plus de la
peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de
3'000,. francs (env 1900 euros) et devra verser 1'500.- francs (env 940 euros) à
la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
|
-
- Présidente de
la scientologie condamnée à Lausanne
:
Dix jours de prison avec sursis pour
avoir diffamé un Genevois.
-
- 24 heures, 19 janvier 2000
- Tribune
de Genève, 19 janvier 2000
- Vaud-la-Côte,
29
janvier 2000
-
- SCIENTOLOGIE - JUGEMENT
- voir appel
ci dessous
: condamnation
confirmée
-
- "Tout cela me fait penser
aux campagnes électorales américaines où ce ne sont pas les idées que l'on
combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement." Le
président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre-Henri Winzap, ne s'est pas
contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de
l'Eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non.
-
- Il a de plus condamné
Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à
l'encontre du Genevois François, Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la
scientologie" selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible. Je
vais faire recours", a-t-elle d'ores et déjà annoncé.
-
- "Faites ce que je dis et pas ce que je fais." C'est sous ce
titre que la présidente de l'Eglise de scientologie dc Lausanne a fait paraître
un article dans la revue Ethique et
Liberté, l'organe de presse du mouvemcnt. C'était en
avril 1996. Son but : " Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de
fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de
protection de la famille et de l'individu (GPFI).
-
- "Suite à ses nombreuses
attaques contre la scientologie, tant dans les journaux qu'à la télévision,
Suzanne Montangero se devait de lui répondrc. Le but de l'article n'était pas de
nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant
sa porte", a plaidé Me de Benoît, l'avocate de l'accusée.
-
- L'article en question
révélait, entre autres, que François Lavergnat avait emprunté 15'000 francs (10'000
euros)à son
frère sans les lui restituer dans les délais, que le garden center qu'il
exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour
vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé
Me de Benoît.
- Tort moral
-
- "Mon client est l'opposant
officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à
une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction
systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son
procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie", a tenu à
préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant
notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique
serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la
scientologie".
-
- Dans son jugement, le
président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant
pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de
nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé."
-
- En plus de la
peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de
3000 francs et devra verser 1500 francs à la victime pour tort moral. Les frais
de justice sont à sa charge.
-
- Laurent Antonoff
-
- AP 27.3.2000
LAUSANNE
-
- La présidente de la
Scientologie de Lausanne, condamnée pour diffamation, a été déboutée lundi
par le Tribunal cantonal vaudois.
-
- Les juges ont confirmé la peine de dix
jours d'emprisonnement avec sursis infligée en janvier dernier pour des
attaques contre le fondateur du Groupement de protection de la famille et de
l'individu (GPFI).
-
- Les faits remontent à avril 1996. Dans la revue de
Scientologie ''Ethique et Liberté'' tirée à 30'000 exemplaires en Suisse
romande, la présidente s'en était prise aux affaires personnelles du
responsible genevois du GPFI, perçu comme un ''pourfendeur'' du mouvement.
La Cour de cassation a rejeté son recours, estimant comme le Tribunal
de police de Lausanne qu'elle avait agi dans le but de mettre hors
d'état de nuire le plaignant en l'attaquant sur le plan privé et non sur
des idées. Le GPFI n'étant pas un organisme officiel, mais une
association peu connue du grand public, les juges ont considéré que ces
attaques ne pouvaient se justifier par un intérêt public.
Les
magistrats ont rappelé que la démocratie comprenait le droit à la
riposte et
que la liberté s'arrêtait là où commence celle d'autrui. Ils
ont jugé que la
condamnation n'était pas excessive, car ces attaques ''hautement
critiquables'' n'étaient pas anodines, qu'elles avaient été
largement
diffusées et qu'elles émanaient d'une personne haut placée
dans son
mouvement.
Outre la peine, la présidente se voit infliger une amende de
3.000 francs suisses et le paiement des frais. La Cour cantonale a
toutefois annulé l'indemnité pour tort moral de 1.500 francs suisses,
renvoyant la question à la justice civile.
De son côté, la présidente
a d'ores et déjà annoncé qu'elle ferait recours au Tribunal fédéral contre ce
jugement. A ses yeux, celui-ci est ''une attaque directe contre le droit
d'expression et la liberté de presse'', affirme-t-elle dans un communiqué
signé de l'église de Scientologie de Lausanne.
-
- (Note
du GRAVIS
: En Suisse il n'y a en fait pas d'appel possible au Tribunal fédéral
pour des procès en diffamation.
Pourquoi donc publier une telle information,
si ce n'est qu'elle émane sans doute des limbes
de la scientologie ...)
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-
- VIGILANCE
-
- Lausanne
: Deux publicités cachent finalement
la même propagande de la scientologie
-
- Courrier
de lecteur 24 Heures, janvier 1998
- [Texte
intégral]
-
- Puisque
le sujet reste malheureusement d'actualité
quotidiennement tout autour de nous, dans votre
journal et les autres, je souhaiterais attirer votre
attention et celle des lecteurs sur la question
de la propagande en particulier.
-
- J'ai
déménagé depuis deux mois,
et quelle n'est pas ma surprise, et désormais
mon agacement, de recevoir une à deux fois
par semaine dans ma boîte à lettres,
et ceci chaque semaine soit la «pub»
pour l'ouvrage La dianétique «papillon»
incitant à demander gratuitement un test
de personnalité !
-
- Les
deux publicités portent la même adresse
à Lausanne et cachent finalement la même
propagande : celle pour l'Eglise de scientologie.
Les gens visés et dérangés
par ces méthodes de recrutement : ceux qui
traversent une période particulière
ou difficile dans leur existence. Alors tout simplement
je dis : restons vigilants et résistons avec
fermeté à la tentation et aux risques
d'être récupérés.
-
- Claude
Combernous, Pully
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-
- La
secte des scientologues fait sa
pub sur la toile
-
- Genève
Home Information (GHI), 26 février 1998
- [Texte
intégral]
-
- L'Eglise
de scientologie, une secte controversée
doublée d'un véritable empire
financier, tente de recruter des internautes.
Elle place sa publicité sur le réseau
en des lieux stratégiques.
-
- Les
utilisateurs de Looksmart,
un index thématique destiné à
faciliter la recherche d'informations sur la toile
internet, ont parfois des surprises: un bandeau
publicitaire vantant les bienfaits de la scientologie
apparaît fréquemment sur la page. L'internaute
curieux est invité à s'initier en
ligne à la théologie des scientologues.
-
- Cette
«Eglise» trouve son origine dans un
livre intitulé «La Dianétique»,
publié en 1950 aux EtatsUnis. L'auteur,
Lafayette Ron Hubbard, affirmait avoir découvert
une méthode permettant de résoudre
n'importe quel problème psychiatrique,
et d'apporter le bonheur à chacun grâce
à une grossière caricature de la psychanalyse.
La thérapie proposée repose essentiellement
sur des interrogatoires poussés portant sur
les aspects les plus intimes des personnes.
-
- Les
réponses sont soigneusement archivées,
ce qui donne aux dirigeants de l'organisation un
grand pouvoir sur leurs adeptes. A ces interrogatoires
viennent s'ajouter des cours enseignant une religion
curieuse, mêlant la science-fiction à
des éléments tirés du bouddhisme
(réincarnation).
-
- Le
porte-monnaie des apprentis scientologues est sollicité
en permanence. Leurs dettes envers l'organisation
peuvent s'élever à des centaines de
milliers de francs. Les adeptes par trop désobéissants
sont parfois menacés d'être privés
du droit de se réincarner par la direction
de la secte.
-
- La
scientologie est souvent accusée d'escroquerie
: l'efficacité de ses thérapies est,
en effet, très douteuse. Les autorités
vaudoises lui ont récemment interdit d'apposer
des affiches publicitaires dans les lieux publics.
-
- Placer
de la publicité sur Looksmart pourrait
être payant pour la secte : cet index est
en effet accessible à partir d'Altavista,
l'un des plus célèbres moteurs de
recherches de la toile.
-
- Les
adversaires de la scientologie sont également
présents sur le réseau. «Ce
que cache la scientologie»(1) et «Le
secticide» (2), mis en ligne par des personnes
ayant eu maille a partir avec la secte, fourmillent
de renseignements sur les méthodes de manipulation
utilisées par les dirigeants de cette curieuse
«religion» .
-
- Ludwin
Fischer
- ludwin@worldcom.ch
-
- 1
: http://www.prevensectes.com/sciento.htm
- 2
:
http://www.antisectes.net
|
-
- LAUSANNE :
LES SCIENTOLOGUES ABUSENT
- LA VILLE PERD
PATIENCE ET LES CHASSE DE LA RUE
-
- 24h00, 5 mars 1998, Madeleine Schürch
- [Texte intégral]
- Désormais,
la secte sera interdite de toute activité sur le domaine
public de la commune.
- Pour avoir trop harcelé les Lausannois,
ses adeptes devront ranger stands et tracts
-
- Après leur
avoir interdit de lancer une campagne
d'affichage sur
son territoire, en février dernier, la Municipalité
de Lausanne a décidé de frapper encore plus fort envers les scientologues.
Hier, elle a décidé de leur refuser toute utilisation
du domaine
public lausannois
!
Cette mesure draconienne traduit un certain ras-le-bol des autorités
face à cette secte fortement ancrée au centre de la ville.
Car les activités de cette
«église»
sont en nette recrudescence ces dernières semaines,
notamment depuis le lancement de sa campagne publicitaire «Sachez
penser par vous-même».
- Nombreuses plaintes
-
- Si la Ville avait
refusé leurs placards géants, dans le cadre de la convention
qui, lie la commune à la Société générale d'affichage, elle avait accepté, dans la même
période, que les scientologues tiennent des stands lors des marchés
plusieurs samedis de suite. «Mais' ils ont fait des demandes
pour être présents partout dans la ville». Or, leur
première opération, samedi dernier, n'a pas été
du goût de
tout le monde.
De nombreuses personnes se sont plaintes à la police du harcèlement
et du démarchage agressif des adeptes de la secte, qui n'hésitaient
pas à barrer le chemin aux gens, et à insister en dépassant largement les
limites de leur stand.
-
- Considérant
que les agissements et le message
«ambigu»
des scientologues
heurtent de
plus en plus
la sensibilité des citoyens, le
directeur de la police a décidé
.d'interdire désormais aux scientologues
toute activité
sur le domaine public.
«Ils pourront
bien sûr poursuivre leur action, mais seulement sur
territoire privé ou dans leurs lieux de réunion»,
précise Bernard Métraux.
-
- Sa décision
se base sur l'article du règlement de police qui stipule
que la direction de police peut retirer le permis d'une manifestation
publique en cas de non respect des mesures d'ordre. C'est donc
une décision de police, contre laquelle, l'Eglise de scientologie
peut faire recours au Tribunal administratif. Nul doute que celle-ci
utilisera ce droit pour contrer cette nouvelle mesure «discriminatoire»
et censure
de sa liberté
d'expression.
- Une volonté
politique ?
-
- Cette décision
est-elle l'aboutissement d'une volonté politique de museler les
scientologues ? «Les citoyens sont molestés et les
plaintes ne cessent de se multiplier.
-
- On doit arrêter de dire qu'on ne peut rien faire contre cette
église et utiliser tous les moyens à disposition»,
estime Silvia Zamora, la municipale des travaux qui avait
interdit la campagne d'affichage. Se référant aux
récentes condamnations de l'église de scientologie,
à Lyon comme à Genève.
-
- Bernard Métraux
entend bien mettre un frein aux agissements de cette secte avec
laquelle la ville est d'ailleurs en conflit depuis cinq ans
pour une question d'imposition. Ses services encouragent en outre les
citoyens qui s'estiment agressés à porter plainte auprès
d'un juge ...
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Index
des articles parus en Suisse concernant la scientologie
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