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Église de scientologie de Lausanne, une directrice qui au lieu de montrer l'exemple ne cesse de violer la loi suisse
 
UNE ÉGLISE PRATIQUANT LA DIFFAMATION, L'HARCÈLEMENT LA CONTRAINTE
ET QUI CONFISQUE DU COURRIER ... !??
 
La présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne condamnée à 15 jours de prison pour diffamation (juin 2003)
 
Coup dur pour les scientologues (24 Heures - mai 2003)
 
10 jours de prison pour la présidente de l'Eglise de scientologie de lausanne (janvier 2000)
 
Peine de prison confirmée contre la présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne (mars 2000)
 
Deux publicités cachent finalement la même propagande de la scientologie (janvier 1998)
 
Les scientologues abusent. La ville de Lausanne perd patience et les chasse de la rue (mars 1998)
 
Les scientologues font de la pub sur la toile (janvier 1998)
 
Les méthodes de l'Eglise de scientologie de Lausanne
 
Instrumentalisation de la Justice : Classement d'une plainte pour contrainte, extorsion, menaces, diffamation et tentatives de ces délits (novembre 1990)
 
La scientologie enquête (décembre 1991)
 
Témoignage : Espionnage scientologue (1992)
 
Classement d'une plainte (22 juillet 1994)
 
Communiqué de presse mensonger de l'Eglise de scientologie de Lausanne (février 1994
 
Six mois avec sursis pour un scientologue (décembre 1998))
 
Eglise de scientologie de Lausanne : Les entrepreneurs scientologues ont des devoirs spécifiques (février 2005)
 
Rapport 2000 de l'Office fédéral de la police sur la Scientologie
 
Rapport 2000 sur la scientologie en Suisse
 
Source : Office fédéral suisse de la police : http://www.admin.ch/bap (1er juillet 1998)
 
  
UNE EX-EMPLOYÉE DE LA SCIENTOLOGIE TÉMOIGNE
(membre de la scientologie de 1987 à 1993)
 
HARCÈLEMENT CONTRAINTES ET CONFISCATION DU COURRIER
L'Eglise de scientologie de Lausanne s'est jouée de moi
 
Quand je suis entrée dans l'église de scientologie, je sortais d'une grave opération, je n'étais pas très bien dans ma peau, je suis allée me promener dans un parc à Lausanne, j'ai vu un tas de livres avec un volcan dessus, je pensais que c'était des livres de Arunth Tazief et je me suis approchée. Une personne m'a pris par le bras et m'a proposé d'aller parler dans un café. Je n'ai pas pu approcher les livres et je n'avais pas vu qu'il ne s'agissait pas d'un livre de Aroun Tazief.
 
Mon erreur a été d'acheter un livre, je n'avais pas d'argent sur moi, j'ai signé un chèque. Dans la discussion, la personne a réussi à me soustraire des informations me concernant. Du fait que je signais un chèque, cela montrait que j'étais libre de mes mouvements, que je disposais d'un propre compte.
 
Par la suite, ils m'ont relancé, environ 4 semaines plus tard, ils m'ont demandé si j'avais lu le livre, j'ai répondu que j'étais déçue du fait que cela ne parlait pas de Aroun Tazief. Ils m'ont dit "mais venez, on va en parler". J'ai reçu des lettres. Ensuite, je suis allée voir, je me suis inscrite à un cours, je pensais qu'ensuite ils me laisseraient tranquille. J'ai fait un premier cours dont le sujet était "les hauts et les bas". ce cours m'a aidée, m'a redonné confiance en moi-même, je me suis rendu compte que je pouvais encore fait des choses. Je ne me suis pas arrêtée à ce moment-là.
Des scientologues à l'enterrement de mon mari ...
 
Mon mari est tombé malade, il avait un cancer du poumon, je l'ai soigné moi-même à la maison, cette période a été très dure. A ce moment-là, toutefois, je n'avais pas le temps d'aller à l'église de scientologie, je n'ai pas été relancée durant cette période, toutefois à l'enterrement de mon mari, deux personnes de la scientologie étaient présentes. Deux jours après, quand ma famille est partie, ils sont revenus et m'ont dit d'aller à l'église de scientologie. J'y suis allée et j'ai fait des cours.
 
Le prix des cours est progressif. J'ai dû payer 60 ou 80 francs le premier cours. Ensuite, pour les suivants, le prix est passé à 120 francs, puis 200 francs, puis 700 francs. Je m'étais fixée des limites du fait que j'avais un fils en études. Quand j'ai dit que j'étais limitée, on m'a dit que je pourrais devenir membre du personnel. Dans l'église, je m'occupais du fichier central, c'est-à-dire, du dossier de chaque personne qui a un contact avec la scientologie, soit les cours suivis, les factures, etc.
Prise dans l'engrenage
 
J'aurais pu sortir de l'église à tout moment, mais je ne me rendais plus compte que j'étais prise dans l'engrenage. On m'a proposé d'aller à Los Angeles, je ne voulais pas, mais on a réussi à me convaincre. Quand je suis arrivée à Los Angeles, j'ai tout de suite vu que cela ne me plaisait pas et j'ai voulu repartir. On m'a dit que du fait que j'avais fait le voyage, je devais au moins rester trois semaines. J'ai donc fait un cours. Le but de la scientologie était que j'intègre leur organisation maritime.
 
J'ai fait les trois premiers cours, c'était des cours comme à l'école, mais où on travaille seul, avec des livres, des écouteurs, il s'agit d'un travail personnel. Il y a toutefois quelqu'un dans la salle si on a besoin d'aide. Quand j'ai commencé ces cours, mon dossier personnel avait été transmis au "staff" là où on logeait. J'ai proposé ensuite d'aller rechercher moi-même mon dossier, je l'ai obtenu et je suis partie. J'ai pris mes affaires et j'ai demandé à un chauffeur de taxi de me conduire le plus proche d'un aéroport. Le chauffeur était un russe blanc qui avait dû fuir la Russie. Il m'a dit qu'il trouvait que mon départ ressemblait à une fuite. Je lui ai expliqué ce qui m'arrivait.
L'enfer du travail scientologue à Los Angeles
 
Les deux dernières semaines passées à Los Angeles, on ne m'a presque jamais laissé seule, je n'étais pas libre de mes mouvements. Si on me surveillait, c'est parce que je représentais de l'argent, j'étais veuve et libre. L'église de scientologie a essayé de me reprendre à plusieurs reprises, toutefois je n'ai jamais été satisfaite de ces séances de réhabilitation. En plus de suivre les cours, je devais faire des nettoyages, servir le personnel à la cafétéria, nettoyer les cuisines, etc. La journée commençait à 6 h 30 et se terminait à minuit. Je ne savais pas que je devrais faire ça. Je partais pour faire des cours. Cette situation m'a fait paniquer.
Los Angeles mon courrier a été confisqué
 
J'ai essayé d'écrire à mes enfants mais je n'obtenais pas de réponse, toutefois, en rentrant en Suisse, j'ai constaté que mes enfants avaient uniquement reçu les lettres que j'avais postées en-dehors du bâtiment de l'église de scientologie. Les lettres que j'avais postées dans le bâtiment n'ont jamais été envoyées.
 
Le but de faire les cours à Los Angeles était que je devienne missionnaire en revenant à l'église de Lausanne me permettant de donner des cours et d'avoir des fonctions plus importantes dans l'église de Lausanne et surtout d'être payée par l'église de Los Angeles et pas de Lausanne.
 
A Los Angeles, il y avait plein de gens avec le même statut que moi. Il y a les gens qui supportent car ils savent où ils vont ou alors il y a les gens comme moi qui se rendent compte qu'ils ne veulent pas ça et se sauvent. Je me rappelle d'une jeune personne âgée de 16 ans peut-être qui devait faire la Sea Org (organisation maritime) et qui ne le souhaitait pas, qui était obligée du fait que ses parents faisaient partie de la scientologie.
Billlet aller-retour : Lausanne Copenhague
 
En rentrant en Suisse, après deux mois à Los Angeles, je suis allée chez mon fils, j'y suis restée deux semaines. Il fallait que je récupère mon logement du fait que je l'avais prêté à des scientologues qui n'avaient pas payé les loyers. Quand je suis revenue en Suisse, l'église est revenue me chercher, elle voulait que j'aille à Copenhague. Au début, je faisais encore confiance à l'église de Lausanne, je n'avais pas compris qu'ils se jouaient de moi, je suis donc allée à Copenhague, pour une restimulation, soit enlever toutes les pensées négatives. On m'a dit que je devais aller voir le chef de la sécurité, à ce moment-là je n'avais rien à payer.
 
Le premier jour, en arrivant, la fille de la réception m'a dit que je devais laisser mon sac vers elle, elle m'a dit que je devais attendre du fait que le chef n'était pas là. Elle m'a dit que je pouvais en attendant aller donner un coup de main à la cafétéria. Quand je suis retournée vers la réceptionniste, j'ai demandé si le chef était là, elle m'a dit qu'il venait de partir. J'ai dit que je voulais mon sac, elle ne voulait pas me le donner. D'autres personnes sont arrivées et j'ai crié, j'ai pu reprendre mon sac et je suis rentrée. En fait, j'ai fait un aller-retour.
Fuir les scientologues
 
Ensuite, au retour à mon domicile, j'étais sans cesse appelée, toutes les heures le téléphone sonnait.
 
Chez moi, le téléphone sonnait de jour comme de nuit, c'était du harcèlement téléphonique. Ils sont même allés parler chez mes voisins en leur demandant si j'avais un bon contact avec eux, si je n'étais pas un peu bizarre. Je sais que c'est la scientologie qui est allée chez mes voisins car j'ai demandé comment ils étaient habillés. Les scientologues sont toujours habillés en bleu foncé ou en noir, une chemise bleu clair et portant un sigle accroché à la cravate représentant sur fond d'un cercle argenté ou doré la mappemonde avec une maxime écrite dans la partie dorée. Mes voisins savaient que j'avais loué ma maison à des scientologues et savaient les reconnaître.
 
Le propriétaire de la maison que je louais me connaissait et m'a fait confiance, je n'ai pas perdu le bail, il m'a toutefois dit qu'il ne voulait plus voir de scientologues.
 
Ma propre maison, je l'avais mise au nom de mes enfants lors du décès de mon mari. Je ne voulais plus avoir le souci de la maison et aussi éviter des pressions de la part des scientologues. J'avais promis à mon mari que la maison resterait aux enfants.
 
Finalement; je suis partie une année en France chez des amis pour pouvoir me séparer de l'église et pour qu'on ne me retrouve pas. J'étais dans la région de Digne/Provence. Je revenais environ tous les deux mois en Suisse. En partant en France, j'ai réussi à me défaire de l'église de scientologie
 
Toutefois, pour que cesse le harcèlement et avant de partir en France, j'ai dû demander d'une part à mon médecin de me faire un certificat demandant à la scientologie d'arrêter les harcèlements téléphoniques qui me mettaient dans un état dépressif, et d'autre part à mon avocat à Lausanne d'écrire également dans ce sens à la scientologie.
L'église de Lausanne s'est jouée de moi
 
J'ai été déçue de constater que l'église de Lausanne avait joué avec moi. Je me suis rendu compte que pour que l'église de Lausanne monte en grade, elle était obligée de prêter du personne à la Sea Org. Je ne m'étais pas rendu compte que j'ai été désignée pour aller à la Sea Org et qu'on mettait quelqu'un d'autre à ma place à Lausanne.
 
Quand j'ai dit que je ne voulais pas aller à la Sea Org, j'ai été l'objet d'un harcèlement.
 
J'ai tout essayé pour ne pas aller à Los Angeles. Je suis allée à Berne pour obtenir Je visa, j'y ai rencontré une personne que je connaissais, je ne pouvais pas lui dire que je ne voulais pas de visa car je n'étais pas seule en allant à Berne, j'étais accompagnée d'une personne de la scientologie.
 
Quand je parle de harcèlement, c'est en fait qu'on ne me lâchait pas, on essayait de me montrer tous les points positifs pour y aller.
Je ne voulais pas contracter un prêt mais ils m'ont forcé la main.
 
D'après mes calculs, ce que j'ai dépensé pour l'église de scientologie représente environ 120'000 francs (75'000 euros), dont un emprunt de 40'000 francs (25'000 euros). C'est par le biais de l'église de scientologie que j'ai pu faire l'emprunt, dans un village de Suisse allemande par l'intermédiaire d'une fiduciaire. Je ne voulais pas contracter un prêt mais ils m'ont forcé la main. Une personne de la scientologie m'accompagnait, je n'ai pas touché le chèque, quand j'ai eu signé, c'est la personne de la scientologie qui a tout de suite pris le chèque.
J'avais peur
 
Je dois dire que j'avais peur à l'époque, j'avais entendu dire que des personnes avaient eu des problèmes, que cela ne s'était pas bien passé, mais on n'avait pas de faits précis, c'était une pression qui circulait dans l'église même.
 
Quand on fait un cours, on ne le termine jamais à satisfaction, il faut toujours faire un autre cours pour apprendre tout ce qu'on voudrait apprendre.
  • Automatiquement, si vous faites un cours de scientologie, vous êtes considéré comme membre de la scientologie, une manière de faire qui fausse la statistique du nombre réel de scientologues dans le monde.
  • Il est coutumier que l'église de scientologie dénigre les gens, cela fait partie de ce qu'ils appellent la propagande noire. Ils disaient que quelqu'un qui a quitté la scientologie est quelqu'un de négatif, qui est contre la scientologie. Moi-même, je suis une personne suppressive du fait que j'ai écrit mon livre. Cela veut dire que je suis une personne à qui les scientologues peuvent faire du mal. J'ai su ce que cela voulait dire au moment où j'ai été membre du personnel.
  •  
  • En scientologie, il ne faut pas parler de soi-même à quelqu'un hors de la scientologie. De ce fait, les gens ne savent plus rien les uns des autres. Normalement, en travaillant dans la scientologie, on n'est pas censé parler.
  •  
  • Les employés sont payés par semaine sur le bénéfice fait par l'organisation durant la semaine. Pour les personnes qui font de l'administratif, elles sont moins payées car elle ne font pas entrer de l'argent. Le salaire est payé en fonction de statistiques. La moyenne de mon salaire par semaine était entre 27 et 50 francs. Le plus que j'ai été une fois payée, c'était 220 francs environ.
  •  
  • Officiellement, la scientologie n'est pas censée faire de la médecine. Toutefois, ils font de l'acupuncture au doigt, ils appellent cela "touch". Dans les auditions, à mon avis, il font de la psychologique hypnotique. Ils vous font fixer le mur, il y a un compte à rebours, ensuite ils vous posent des questions qui vous poussent à répondre. J'ai moi-même suivi cette méthode. En faisant ces auditions, ils apprennent beaucoup de choses sur les personnes. Je n'ai pas pu récupérer mon dossier en partant.
  •  
  • La scientologie dit que son but est d'aider les gens mais à mon avis, son but est de s'enrichir.
  •  
  • Vu de l'intérieur, il y a beaucoup de personnes dont on ne sait pas ce qu'elles font ou ont fait. C'est mal organisé.
Des méthodes qui laissent des traces
Parfois, je reçois des téléphones où j'ai des doutes. Je reste en alerte par rapport à la scientologie. Parfois, je reçois des téléphones qui sont des erreurs.
 
A titre personnel, je suis ressorti grandie de cette expérience, j'ai l'impression d'avoir appris à me méfier de certaines choses, auparavant j'étais très naïve, je ne pensais pas que la scientologie cela pouvait être ça.
 
Ce qui m'a fait le plus mal, c'est de voir les jeunes qui n'ont rien, on leur enlève leur famille, leurs amis, leurs envies. Pour faire partie du personnel, il faut quitter sa famille, ou alors que la famille suive. En scientologie, il ne faut pas parler de soi­même à quelqu'un hors de la scientologie.
 
J'aimerais qu'on puisse mieux protéger les jeunes de la scientologie. Toutefois, pour les adultes, il est difficile de leur dire de ne pas y aller. Ce que je peux dire, c'est ce que j'ai vécu. En conclusion, je dois dire que j'ai l'impression que le jour où j'ai mis le doigt dans l'engrenage, j'ai perdu le contrôle et j'ai fait une bêtise. Au début, mon mari me disait que j'allais mieux mais peu après mes enfants m'ont dit que je n'allais pas bien du tout, j'ai sûrement dû changer de langage avec eux. J'ai essayé de demander à mes enfants de m'expliquer maintenant comment j'étais mais aujourd'hui, mes enfants ne veulent plus parler de ça.
 
J'ai écrit un livre : "Enfer et secte - Ma vie au coeur de la scientologie".
Tout ce que j'ai écrit est ce que j'ai vécu. J'ai raconté mon histoire sous forme de conte.
 
Jo, septembre 2004 (membre de la scientologie de 1987 à 1993)
 
Enfer et Secte
Ma vie au coeur de la scientologie

Auteur : Jo

 
Editeur : Editions à la Carte
www.edcarte.ch
 
Collection : Religions et croyances
182 pages, ISBN: 2-7444-0182-X

Prix : SFr. 35.00 (24.60 Euros)

Une œuvre empreinte d'une vérité bouleversante, la force et le courage de témoigner à cœur ouvert, le fruit d'une palpitante expérience au sein d'une "église", d'une utopie.

 
Le président de l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS) a bel et bien été diffamé
Quotidien jurassien, 13 juin 2003 - Thierry Bédat
[Texte intégral]

L'ancienne présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne vient d'être condamnée pour avoir diffamé Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS), établi depuis quelques années en Ajoie.
 
Début 2000, la présentation de son association dans nos colonnes suscite une lettre ouverte de Suzanne Montangero, alors présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, très partiellement publiée dans Le Quotidien Jurassien du 6 avril suivant.
 
«Excédée par les critiques de Jean-Luc Barbier, la présidente a voulu lui régler son compte en le discréditant sur le plan de son comportement privé, en le faisant passer pour un délinquant et un individu méprisable. Elle a agi dans le dessein exclusif de dire du mal de lui, en s'en prenant à sa personne», constate dans ses considérants le juge Jean-Pascal Rodieux, président du Tribunal de police de Lausanne.
 
Elle a délibérément choisi d'attaquer
 
Il a donc condamné la présidente à quinze jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans; à verser 2'000.- à Jean-Luc Barbier pour tort moral; ainsi qu'à payer les frais de justice et ceux de défense du plaignant.
 
Le juge Rodieux pose un regard très sévère sur les méthodes de Suzanne Montangero, déjà condamnée en mars 2000 par le Tribunal cantonal vaudois pour avoir diffamé un adversaire de la scientologie dans une publication de l'église (voir article). «Alors que la présidente aurait pu en toute légalité défendre ses convictions et contester des erreurs éventuelles de la partie adverse, elle a délibérément choisi de s'en prendre à la personnalité et à la réputation de son contradicteur, de plus de manière basse et insistante», souligne le juge. Observant que l'article auquel elle prétendait répondre, ne renfermait aucune accusation venimeuse contre la de scientologie, il souligne qu'il pourrait se laisser aller à conclure que celle-ci refuse toute critique.
 
«En tant que présidente d'association, elle aurait dû donner l'exemple de la correction et de la prudence», termine le juge. Quant à la coupable, elle a déjà annoncé son intention de faire appel du jugement.
(Un appel rejeté - et une condamnation confirmée par la cours de cassation -ndlr)
 
LA MEILLEURE DÉFENSE ...
 
Les conseils aux officiers d'éthique
 
Jean-Luc Barbier a été un adepte de la scientologie pendant quinze ans. Il avait le grade d'officier d'éthique. Il a donc eu accès aux documents internes de l'église, dont un ouvrage de son créateur Ron Hubbard qui, «face aux dangers venant des gouvernements et des tribunaux», conseille : «Seule l'attaque est la solution aux menaces.» Il poursuit : «Fabriquez ou trouvez une menace suffisante contre eux pour les amener à négocier la paix. (...) C'est l'attaque imprévue sur l'arrière des premiers rangs de l'ennemi qui paie le plus.»
 
Informations dans les écoles
 
«La condamnation d'une membre du Conseil de l'Eglise de scientologie donne du crédit à notre association qui réunit une trentaine de membres et bénéficie de l'aide d'une soixantaine de donateurs», explique le président de l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie. Il va maintenant proposer au Département de l'éducation d'animer des conférences dans les écoles sur les degrés de manipulation au sein des groupes sectaires.
 
«Il faut bien faire attention, lorsqu'on veut savoir si l'on a affaire à une secte, de ne pas mettre automatiquement une étiquette sur ce qui est différent», avertit Jean-Luc Barbier. 
 
 PRÉSIDENTE DE LA SCIENTOLOGIE
CONDAMNÉE A LAUSANNE
 
24 heures, 19 janvier 2000, Laurent Antonoff
[texte intégral]
Dix jours de prison avec sursis pour avoir diffamé un Genevois
 
"Tout cela me fait penser aux campagnes électorales américaines où se ne sont pas les idées que l'on combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement". Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre Henri Winzap ne s'est pas contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de l'eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non. Il a de plus condamné Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre du genevois François Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la scientologie". selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible, Je vais faire recours a-t-elle d'ores et déjà annoncé".
 
"Faites ce que je dis et pas ce que je fais". C'est sous ce titre que la présidente de la scientologie de Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté, l'organe de presse du mouvement. C'était en avril 1996. Son but "Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI)."Suite à ses nombreuses attaques contre la scientologie,tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se devait de lui répondre. Le but de l'article n'ètait pas de nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a plaidé Me De Benoît, l'avocate de l'accusée.
 
L'article en question révélait, entre autres, que François Lavergnat avait enprunté 15'000.- francs (env 9'400 euros) à son frère sans les restituer dans les délais, que le garden center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé Me De Benoît.
 
Tort moral
 
"Mon client est l'opposant officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie a tenu à préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la scientologie".
 
Dans son jugement, le président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé". En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de 3'000,. francs (env 1900 euros) et devra verser 1'500.- francs (env 940 euros) à la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
 
 Présidente de la scientologie condamnée à Lausanne :
Dix jours de prison avec sursis pour avoir diffamé un Genevois.
 
24 heures, 19 janvier 2000
Tribune de Genève, 19 janvier 2000
Vaud-la-Côte, 29 janvier 2000
 
SCIENTOLOGIE - JUGEMENT
voir appel ci dessous : condamnation confirmée
 
"Tout cela me fait penser aux campagnes électorales américaines où ce ne sont pas les idées que l'on combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement." Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre-Henri Winzap, ne s'est pas contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de l'Eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non.
 
Il a de plus condamné Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre du Genevois François, Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la scientologie" selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible. Je vais faire recours", a-t-elle d'ores et déjà annoncé.
 
"Faites ce que je dis et pas ce que je fais." C'est sous ce titre que la présidente de l'Eglise de scientologie dc Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté, l'organe de presse du mouvemcnt. C'était en avril 1996. Son but : " Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI).
 
"Suite à ses nombreuses attaques contre la scientologie, tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se devait de lui répondrc. Le but de l'article n'était pas de nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a plaidé Me de Benoît, l'avocate de l'accusée.
 
L'article en question révélait, entre autres, que François Lavergnat avait emprunté 15'000 francs (10'000 euros)à son frère sans les lui restituer dans les délais, que le garden center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé Me de Benoît.
Tort moral
 
"Mon client est l'opposant officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie", a tenu à préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la scientologie".
 
Dans son jugement, le président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé."
 
En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de 3000 francs et devra verser 1500 francs à la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
 
Laurent Antonoff
 
AP 27.3.2000 LAUSANNE
 
La présidente de la Scientologie de Lausanne, condamnée pour diffamation, a été déboutée lundi par le Tribunal cantonal vaudois.
 
Les juges ont confirmé la peine de dix jours d'emprisonnement avec sursis infligée en janvier dernier pour des attaques contre le fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI).
 
Les faits remontent à avril 1996. Dans la revue de Scientologie ''Ethique et Liberté'' tirée à 30'000 exemplaires en Suisse romande, la présidente s'en était prise aux affaires personnelles du responsible genevois du GPFI, perçu comme un ''pourfendeur'' du mouvement.

La Cour de cassation a rejeté son recours, estimant comme le Tribunal de police de Lausanne qu'elle avait agi dans le but de mettre hors d'état de nuire le plaignant en l'attaquant sur le plan privé et non sur des idées. Le GPFI n'étant pas un organisme officiel, mais une association peu connue du grand public, les juges ont considéré que ces attaques ne pouvaient se justifier par un intérêt public.

Les magistrats ont rappelé que la démocratie comprenait le droit à la riposte et que la liberté s'arrêtait là où commence celle d'autrui. Ils ont jugé que la condamnation n'était pas excessive, car ces attaques ''hautement critiquables'' n'étaient pas anodines, qu'elles avaient été largement diffusées et qu'elles émanaient d'une personne haut placée dans son mouvement.

Outre la peine, la présidente se voit infliger une amende de 3.000 francs suisses et le paiement des frais. La Cour cantonale a toutefois annulé l'indemnité pour tort moral de 1.500 francs suisses, renvoyant la question à la justice civile.

De son côté, la présidente a d'ores et déjà annoncé qu'elle ferait recours au Tribunal fédéral contre ce jugement. A ses yeux, celui-ci est ''une attaque directe contre le droit d'expression et la liberté de
presse'', affirme-t-elle dans un communiqué signé de l'église de Scientologie de Lausanne.
 
(Note du GRAVIS : En Suisse il n'y a en fait pas d'appel possible au Tribunal fédéral pour des procès en diffamation. Pourquoi donc publier une telle information, si ce n'est qu'elle émane sans doute des limbes de la scientologie ...)
 
VIGILANCE
 
Lausanne : Deux publicités cachent finalement la même propagande de la scientologie
 
Courrier de lecteur 24 Heures, janvier 1998
[Texte intégral]
 
Puisque le sujet reste malheureusement d'actualité quotidiennement tout autour de nous, dans votre journal et les autres, je souhaiterais attirer votre attention et celle des lecteurs sur la question de la propagande en particulier.
 
J'ai déménagé depuis deux mois, et quelle n'est pas ma surprise, et désormais mon agacement, de recevoir une à deux fois par semaine dans ma boîte à lettres, et ceci chaque semaine soit la «pub» pour l'ouvrage La dianétique «papillon» incitant à demander gratuitement un test de personnalité !
 
Les deux publicités portent la même adresse à Lausanne et cachent finalement la même propagande : celle pour l'Eglise de scientologie. Les gens visés et dérangés par ces méthodes de recrutement : ceux qui traversent une période particulière ou difficile dans leur existence. Alors tout simplement je dis : restons vigilants et résistons avec fermeté à la tentation et aux risques d'être récupérés.
 
Claude Combernous, Pully
 
La secte des scientologues fait sa pub sur la toile
 
Genève Home Information (GHI), 26 février 1998
[Texte intégral]
 
L'Eglise de scientologie, une secte controversée doublée d'un véritable empire financier, tente de recruter des internautes. Elle place sa publicité sur le réseau en des lieux stratégiques.
 
Les utilisateurs de Looksmart, un index thématique destiné à faciliter la recherche d'informations sur la toile internet, ont parfois des surprises: un bandeau publicitaire vantant les bienfaits de la scientologie apparaît fréquemment sur la page. L'internaute curieux est invité à s'initier en ligne à la théologie des scientologues.
 
Cette «Eglise» trouve son origine dans un livre intitulé «La Dianétique», publié en 1950 aux Etats­Unis. L'auteur, Lafayette Ron Hubbard, affirmait avoir découvert une méthode permettant de résoudre n'importe quel problème psychia­trique, et d'apporter le bonheur à chacun grâce à une grossière caricature de la psychanalyse. La thérapie proposée repose essentiellement sur des interrogatoires poussés portant sur les aspects les plus intimes des personnes.
 
Les réponses sont soigneusement archivées, ce qui donne aux dirigeants de l'organisation un grand pouvoir sur leurs adeptes. A ces interrogatoires viennent s'ajouter des cours enseignant une religion curieuse, mêlant la science-fiction à des éléments tirés du bouddhisme (réincarnation).
 
Le porte-monnaie des apprentis scientologues est sollicité en permanence. Leurs dettes envers l'organisation peuvent s'élever à des centaines de milliers de francs. Les adeptes par trop désobéissants sont parfois menacés d'être privés du droit de se réincarner par la direction de la secte.
 
La scientologie est souvent accusée d'escroquerie : l'efficacité de ses thérapies est, en effet, très douteuse. Les autorités vaudoises lui ont récemment interdit d'apposer des affiches publicitaires dans les lieux publics.
 
Placer de la publicité sur Looks­mart pourrait être payant pour la secte : cet index est en effet accessible à partir d'Altavista, l'un des plus célèbres moteurs de recherches de la toile.
 
Les adversaires de la scientologie sont également présents sur le réseau. «Ce que cache la scientologie»(1) et «Le secticide» (2), mis en ligne par des personnes ayant eu maille a partir avec la secte, fourmillent de renseignements sur les méthodes de manipulation utilisées par les dirigeants de cette curieuse «religion» .
       
Ludwin Fischer
ludwin@worldcom.ch
 
1 : http://www.prevensectes.com/sciento.htm
2 : http://www.antisectes.net
   
 LAUSANNE : LES SCIENTOLOGUES ABUSENT
LA VILLE PERD PATIENCE ET LES CHASSE DE LA RUE
 
24h00, 5 mars 1998, Madeleine Schürch
[Texte intégral]
Désormais, la secte sera interdite de toute activité sur le domaine public de la commune.
Pour avoir trop harcelé les Lausannois, ses adeptes devront ranger stands et tracts
 
Après leur avoir interdit de lancer une campagne d'affichage sur son territoire, en février dernier, la Municipalité de Lausanne a décidé de frapper encore plus fort envers les scientologues. Hier, elle a décidé de leur refuser toute utilisation du domaine public lausannois ! Cette mesure draconienne traduit un certain ras-le-bol des autorités face à cette secte fortement ancrée au centre de la ville. Car les activités de cette «église» sont en nette recrudescence ces dernières semaines, notamment depuis le lancement de sa campagne publicitaire «Sachez penser par vous-même».
Nombreuses plaintes
 
Si la Ville avait refusé leurs placards géants, dans le cadre de la convention qui, lie la commune à la Société générale d'affichage, elle avait accepté, dans la même période, que les scientologues tiennent des stands lors des marchés plusieurs samedis de suite. «Mais' ils ont fait des demandes pour être présents partout dans la ville». Or, leur première opération, samedi dernier, n'a pas été du goût de tout le monde. De nombreuses personnes se sont plaintes à la police du harcèlement et du démarchage agressif des adeptes de la secte, qui n'hésitaient pas à barrer le chemin aux gens, et à insister en dépassant largement les limites de leur stand.
 
Considérant que les agissements et le message «ambigu» des scientologues heurtent de plus en plus la sensibilité des citoyens, le directeur de la police a décidé .d'interdire désormais aux scientologues toute activité sur le domaine public. «Ils pourront bien sûr poursuivre leur action, mais seulement sur territoire privé ou dans leurs lieux de réunion», précise Bernard Métraux.
 
Sa décision se base sur l'article du règlement de police qui stipule que la direction de police peut retirer le permis d'une manifestation publique en cas de non respect des mesures d'ordre. C'est donc une décision de police, contre laquelle, l'Eglise de scientologie peut faire recours au Tribunal administratif. Nul doute que celle-ci utilisera ce droit pour contrer cette nouvelle mesure «discriminatoire» et censure de sa liberté d'expression.
Une volonté politique ?
 
Cette décision est-elle l'aboutissement d'une volonté politique de museler les scientologues ? «Les citoyens sont molestés et les plaintes ne cessent de se multiplier.
 
On doit arrêter de dire qu'on ne peut rien faire contre cette église et utiliser tous les moyens à disposition», estime Silvia Zamora, la municipale des travaux qui avait interdit la campagne d'affichage. Se référant aux récentes condamnations de l'église de scientologie, à Lyon comme à Genève.
 
Bernard Métraux entend bien mettre un frein aux agissements de cette secte avec laquelle la ville est d'ailleurs en conflit depuis cinq ans pour une question d'imposition. Ses services encouragent en outre les citoyens qui s'estiment agressés à porter plainte auprès d'un juge ...
 

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