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- 24
Heures,
1996 (?)
- [Texte
intégral]
- Déboutée
par un tribunal saint-gallois, l'Eglise veut
aller au Tribunal fédéral
-
- La
scientologie n'est pas une religion, selon la Chambre
d'accusation du canton de Saint-Gall. Celle-ci a
rejeté la plainte d'un scientologue déposée
contre une conférencière qui avait
critiqué publiquement l'organisation.
-
- Elsbeth
Bates avait émis des critiques contre des
membres de l'Eglise de scientologie en mai 1995
lors d'une conférence devant les élèves
d'une classe d'Altstätten (SG). Un scientologue
de la localité a déposé plainte
pour violation de l'article 261bis du Code pénal
contre la conférencière, plainte qui
a été rejetée une première
fois. Le scientologue a alors fait recours
auprès du ministère public saint-gallois,
sans succès, avant de s'en référer
à la Chambre d'accusation du canton.
-
- La
Chambre d'accusation est arrivée à
. la conclusion que la scientologie n'est pas une
religion au sens de l'article 261bis du Code pénal.
Cet article interdit toute incitation publique à
la discrimination raciale, ethnique ou religieuse.
-
- La Chambre d'accusation estime qu'une religion au
sens du Code pénal comprend la glorification
d'un être supérieur et divin. Or, il
n'est jamais question de Dieu dans les écrits
de scientologie, souligne le tribunal, qui conclut
que le scientologue ne peut pas se référer
au Code pénal dans ce cas.
-
- L'Eglise
de scientologie souhaite que le Tribunal fédéral,
se prononce sur la question de la reconnaissance
de la scientologie en tant que religion, a indiqué,
mercredi le porte-parole de l'organisation, Jürg
Stettler. Un recours de droit public est envisagé
dans le cas de Saint-Gall, a précisé
le porteparole.
-
- L'avocate
du mouvement, Gabriella Am, a affirmé hier
qu'il était dans l'intérêt du
plaignant de poursuivre son action.
- Drôle
de décision à l'école
-
- Le
Conseil de l'école d'Altstätten a pris,
de son côté, des mesures suite aux
incidents de 1995. Il a décidé que
toute personne, comme Elsbeth Bates, qui adopte
sur une question délicate un point de vue
exclusif ne pourra plus présenter de conférence
devant les élèves. Le président
du conseil de l'école, Albert Kehl, a nié
avoir pris cette décision sous la pression
des scientologues.
-
- (ats)
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-
-
- Communiqué
de l'ATS, 10 mai 1992
- [Texte
intégral]
-
- EN
BREF
-
- La
plus grande église de scientologie d'Europe
s'est ouverte hier à Zurich. Le centre dispose
d'une surface de 7000 m2 et occupe deux cents collaborateurs.
L'Eglise de scientologie dit compter quelque deux
mille membres dans la région zurichoise.
Des églises existent déjà à
Bâle, Berne, Genève et Lausanne.
-
- (ats)
-
- Remarques
du Gravis sur la situation en 2005 de l'Eglise de
scientologie de Zurich
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-
- Les
ex-scientologues à Zurich ont peur de représailles
-
- Le
Gravis, le 18 mars 2005
-
- Entre
1992 et 2004 les scientologues zurichois
ont dû déménager à deux
reprises et cela dans des locaux à chaque
fois plus petits.
-
- Le
loyer annuel du local zurichois en
1992 s'élevait à environ un milion
de francs suisses (665'000 euros). Il n'était plus possible
pour eux d'assumer une telle dépense devant
la baisse considérable de leurs rentrées
financières.
-
- Depuis
1995 le
personnel de l'Eglise de scientologie de Zurich
s'est également réduit progressivement
de plus de la moitié pour atteindre à
ce jour 75 employés «bénévoles»
et leurs «membres-clients»
ne sont en 2005, au plus, que 500 à 600 pour
toute la région
zurichoise.
-
- Le
nombre exact de scientologues zurichois vraiment
«convaincus» est toutefois assez difficile
à connaître car beaucoup d'ex-scientologues
préfèrent ne pas signaler leur rupture
définitive avec la scientologie de peur de représailles
(coupures de liens d'amitiés ou professionnels
par exemple),
d'harcèlement téléphonique
ou de visites impromptues à leur domicile ...
-
- Le
Gravis
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- ASDFI
- Association Suisse de Défense de la
famille et de l'Individu
-
- PLAINTE
DE LA SCIENTOLOGIE CONTRE LE PRÉSIDENT
DE L'ASDFI
-
- 24
heures, 9 septembre 1992
- [Texte
intégral]

- Scientologues
déboutés à Lausanne
-
- Paul
Ranc vient de marquer un point contre les scientologues.
Le diacre vaudois, ancien président de l'Association
de défense de la famille et des individus
(ASDFI), a été
blanchi de l'accusation de diffamation et de calomnie
lancée contre lui par l'Eglise lausannoise
de scientologie.
-
- Paul
Ranc avait été sollicité l'an
de dernier par une commission rogatoire de la police
judiciaire de Lyon dans le cadre d'une enquête
sur le suicide d'un ex-scientologue. Suite à
son témoignage, les scientologues avaient
réagi. Ils sont donc déboutés.
-
- La
justice vaudoise a estimé que les propos
du diacre vaudois, entendu comme témoin,
avaient été tenus sur la base de documents
non contestables.
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-
- LE
COMPTOIR SUISSE MOMENTANÉMENT ABUSÉ
- PAR
LA SCIENTOLOGIE
-
- Le
Matin, 20 septembre 1992
- [Texte
intégral]
- La
secte se faisait passer pour un éditeur
- Chassée
de la foire !
-
- Après
avoir essuyé deux refus, les scientologues
sont parvenus à participer au 73e Comptoir
Suisse de Lausanne par le biais d'une maison d'édition.
«Nous avons été abusés.
Leur stand a été démonté
en leur absence et remplacé par un espace
de repos» a indIqué Antoine Hoefliger,
administrateur délégué du Comptoir
Suisse.
-
- Hier
matin en effet, aux environs de 8 h, le stand de
la maison d'édition «Mail T diffusion»
a été vidé de la documentation
exclusivement scientologue qu'il contenait. Des
employés du Palais de Beaulieu, accompagnés
de leur directeur, ont empaqueté les pensées
du fondateur de l'Eglise, enlevé les panneaux
et nettoyé les tapis avant l'ouverture au
public. Le stand indésirable, situé
au premier étage du bâtiment principal,
a été remplacé par un espace
de repos.
- Mauvaise
foi
-
- Antoine
Hoefliger souligne que l'Eglise de scientologie
a demandé à deux reprises de pouvoir
présenter ses oeuvres au public de la Foire
nationale. La commission d'admission leur a réondu
à chaque fois négativement. Elle estime
qu'une exposition commerciale et économique
n'est pas une plate-forme pour les mouvements religieux
et que ce n'est pas la mission du Comptoir Suisse.
-
- Les
scientologues ont contourné ce refus en se
présentant sous le nom d'une maison d'édition.
«Cette démarche n'est pas honnête.
Il y a mauvaise foi de leur part.
-
- Nous
négocierons avec eux l'éventuel remboursement
de la location payée d'avance», fait
remarquer l'administrateur délégué
du Comptoir qui s'estime «abusé».
-
- Ce
n'est qu'au tout dernier moment que les livres des
scientologues ont éte exposés, échappant
ainsi au contrôle effectué le mardi
précédant l'ouverture officielle de
la manifestation. «S'il y a eu défaut
de contrôle, c'est en raison du nombre considérable
d'exposants à Beaulieu», conclut Antoine
Hoefliger.
-
- (ap)
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-
- COMPTOIR
SUISSE
-
- Expulsion
contestée
- Les
scientologues demandent des dommages et intérêts
-
- Communiqué
ATS, 23 septembre 1992
- [Texte
intégral]
-
- Le
directeur de la maison d'édition «Mail
it Diffusion» a annoncé hier à
Lausanne qu'il demandait d'importants dommages et
intérêts pour avoir été
expulsé du Comptoir suisse sans préavis.
«C'est comme si nous avions exposé
des livres de Salman Rushdie en Iran», at-il
ajouté pour commenter l'attitude de la Foire
nationale de Lausanne.
-
- La
maison de diffusion affirme qu'elle «avait
signé un contrat en bonne et due forme avec
le Comptoir suisse. Il avait été clairement
énoncé que les livres vendus au stand
(ouvrages philosophiques et de science-fiction)
étaient des écrits de Ron Hubbard».
-
- Samedi
dernier, la direction de la foire avait expulsé
«Mail it Diffusion» et remboursé
la location. Elle avait accusé l'Eglise de
scientologie de tromperie pour avoir tenu un stand
sous couvert du distributeur des ouvrages de Ron
Hubbard, le principal théoricien de la secte.
-
- A
plusieurs reprises, les scientologues avaient demandé
une place au Comptoir suisse. Ils s'étaient
heurtés chaque fois à un refus de
la direction, qui n'accepte pas de stands à
caractère religieux ou politique.
-
- (ats)
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-
- Genève
: La Scientologie à l'ordre du jour
du Grand Conseil
-
- Journal
de Genève - Gazette de Lausanne - 14 octobre
1994
- GRAND
CONSEIL : Rapport de la Commission des pétitions
- La
Scientologie à l'ordre du jour du Grand
Conseil
- Malgré
des témoignages impressionnants, les
conclusions de la Commission des pétitions
- restent
prudentes et d'une portée très
limitée
-
- Au
moment où l'Ordre du Temple du Soleil accapare
l'attention, les plaintes contre l'Association pour
l'Eglise de Scientologie arrivent devant le Grand
Conseil. Hier, députés et journalistes
ont reçu le rapport écrit de la Commission
des pétitions, dont les conclusions seront
discutées en plénière jeudi
ou vendredi prochain.
-
- Comme
nous l'écrivions dans nos éditions
du 3 octobre, ce rapport justifie l'inquiétude
des parents. Mais la Commission des pétitions
se garde bien de jouer à la justicière.
Si elle considère que le problème
soulevé est «important», que
les accusations contre la Scientologie sont «graves
et nombreuses», et qu'elle-même
a expérimenté «les pressions
dont sont capables les sclentologues»,
ses conclusions restent prudentes et d'une portée,
somme toute, très limitée.
-
- En
effet, la Commission des pétitions se contente
de faire trois recommandations à l'Etat.
Primo, d'empêcher le prosélytisme,
notamment auprès des mineurs, ainsi que l'utilisation
de données administratives à des fins
de propagande et de recrutement. Secundo, de favoriser
la collaboration des services de l'Etat avec les
associations d'information et de soutien aux victimes
des sectes.
-
- Mais
la commission ne préconise ni la création
d'une commission extraparlementaire pour aider
les «victimes ruinées moralement et
financièrement» par les sectes, ni
le versement d'une subvention à Info-Sectes,
comme le demandaient les pétitionnaires.
Trop coûteux, trop long et trop compliqué,
estime-telle.
-
- Enfin,
la Commission des pétitions suggère
«d'étudier la nécessité
de faire intervenir le médecin ou le pharmacien
cantonal dans le contrôle de prsetations médicales
apportées par des sectes.
- tations
notamment de la distribution de vitamines»
par la Scientologie.
- Reconnaissances
de dettes en blanc
-
- Il
faut se plonger dans le rapport, qui cite fidèlement
ses interlocuteurs, pour mesurer la crainte inspirée
par certaines méthodes de la Scientologie.
Le principal pétitionnaire, membre du GPFI
(Groupement pour la protection de la famille et
des individus) évoque «la dépendance
dont sont victimes les adeptes, et qui finit par
mettre dans l'embarras financier des familles entières.
-
- En
effet, il existe plusieurs caps payants à
passer, dans l'instruction de cette technique mentale,
avant d'arriver au grade supérieur ... La
secte aide ses adeptes à obtenir des prêts
qui, accumulés, ruinent peu à peu
la personne». Scénario confirmé
par M. Von Niederhausem, inspecteur principal de
la Sûreté: «L'Eglise
fait signer des reconnaissances de dettes en blanc
auprès d'une banque à Berne qui octroie
les prêts».
-
- Un
autre témoin, le diacre protestant Paul Ranc,
déclare que «les électromètres,
appareil électrique utilisé par les
scientologues pour les audits, sont vendus par la
secte entre 15'000 (10'000 euros) et 30'000 francs,
alors qu'ils coûtent 1000 francs à
la fabrication».
-
- Le
rapport fait aussi état des «manipulations
mentales» et des «pseudopsychanalyses»
qui «conduisent les adeptes à l'état
d'angoisse, jusqu'à en faire des robots».
Et les «odieuses pratiques de racolage qui
ressemblent à celles des dealers»,
selon le député médecin Andréas
Saurer, dont la fille et une amie ont été
abordées dans la rue par un scientologue
(voir son témoignage dans nos éditions
du 3 octobre). Ce Monsieur n'est autre qu'un professeur
de gymnastique au CEPIA !

- 60
sectes à Genève!
-
- Le
rapport signale qu'il existe environ 60 sectes différentes
à Genève, mais que, selon M. Ranc,
«la Scientologie est la plus dangereuse de
toutes». La commission a aussi auditionné
des scientologues qui, comme Mme Montangero de Lausanne,
réfutent ces accusations : «L'histoire
démontre que tous les précurseurs
de nouvelles religions ont été traqués
au début». Tout en reconnaissant que
les cours de scientologie sont onéreux, Mme
Montangero récuse la définition de
«secte poursuivant le culte de l'argent»
donnée par le Tribunal fédéral
dans un arrêt relatif à une plainte
de l'«Eglise» de Lausanne contre un
article du Reader's Digest. Pour elle, les psychiatres
sont les pires ennemis de la scientologie, «parce
qu'on y découvre beaucoup sur soi-même».
-
- Preuve
en est ce texte du fondateur de la scientologie,
cité par la commission : «maintenant
nous en savons plus sur la psychiatrie que les psychiatres
euxmêmes. Nous pouvons faire un lavage
de cerveau plus vite que les Russes (en 20 secondes
nous obtenons une amnésie totale, contre
trois années nécessaires pour rendre
la loyauté à quelqu'un légèrement
confus».
-
- Mais,
selon Mme Montangero, cet écrit, comme tous
les autres cités par la commission, ont été
annulés depuis longtemps.
-
- Françoise
Buffat
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