Nicolas Sarkozy va-t-il interdire la scientologie ?
 
 
Nicolas Sarkozy va-t-il bientôt interdire la scientologie ?
 
Selon l'article ci-dessous il est probable que M. Nicolas Sarkozy, ne voulant aucunement servir la soupe à la scientologie, a été lâché par Tom Cruise. Attendons donc la réaction de l'intéressé et ses actions en tant que futur Président de la France, car il aura la tâche d'interdire la scientologie.
 
Le fera-t-il ?
 
Notre association estime que oui, car de plus en plus de critiques s'élèvent en Europe contre la scientologie et son système totalitaire, son imposition d'une médecine pseudo-psychiatrique et sa justice parallèle.
 
D'autre part de plus en plus de procès montrent que  : l'usure, la contrainte, la concurence déloyale, la diffamation, l'exclusion, l'escroquerie, l'atteinte au patrimoine, la médecine illégale et le non respect des droits de l'Homme sont les actions coutumières de l'Eglise de scientologie !
 
Les jours de la scientologie en Europe sont donc maintenant comptés.
 
L'AVDS, 19 juin 2005
 
Nous aimerions éditer un livre de témoignages contre la scientologie
 pour ce projet d'importance votre soutien financier est bienvenu
 
Un grand merci d'avance
 
 Association AVDS

Libération, 18 juin 2005
Par Gilles WALLON
[Texte intégral]
Les sermons d'amitié de Tom Cruise à Sarkozy
 
A Paris, l'acteur scientologue a évoqué leur rencontre de l'été dernier.
 
Tom Cruise et Nicolas Sarkozy ont beau être «amis», ils ont leurs sujets de discorde. Dans une conférence de presse vendredi matin à Paris, l'acteur, membre actif de l'Eglise de scientologie depuis plus de vingt ans, a contredit le ministre de l'Intérieur sur leur rencontre du 30 août. «Nous avons parlé de tout, de scientologie, de cinéma, de vie familiale», a déclaré l'Américain en évoquant son passage éclair à Bercy, lorsque Sarkozy était aux Finances.
 
Cette simple phrase remet en question le discours officiel sur l'objet de cette visite, rebattu depuis par l'entourage de Sarkozy : «Cinéma et relations franco-américaines.» Rien d'autre dans la discussion des deux hommes, et surtout pas les «bienfaits» proclamés par Tom Cruise d'un mouvement considéré en France comme une secte.
 
Le sujet était d'autant plus sensible que Nicolas Sarkozy avait été en charge des cultes, en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur. «Tom Cruise est le plus prosélyte des membres de l'Eglise de scientologie», rappelle la députée socialiste Catherine Picard, présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi, association de défense des victimes de sectes). «Il tente de la légitimer à toutes ses apparitions.»
 
La «sortie» cruisienne de vendredi matin rappelle aussi la piste évoquée il y a deux semaines par l'émission de Canal + 90 Minutes. Pour celle-ci, le premier passage à l'Intérieur de Nicolas Sarkozy s'était distingué par une baisse de la surveillance des actions de l'Eglise de scientologie, allant même jusqu'à la mise à l'écart d'un policier chargé du dossier. Une accusation que l'entourage du ministre a toujours formellement démentie.
 
«Je suis très fier d'être scientologue, c'est ma philosophie religieuse, cela fait vingt ans que je le suis et cela m'a aidé de nombreuses fois», a réaffirmé sans complexe l'acteur vendredi. Dans son périple français, l'acteur doit se rendre à Marseille, où il devrait recevoir la médaille de citoyen d'honneur de la ville des mains du maire Jean-Claude Gaudin (UMP). Un hommage qui met en fureur l'Unadfi, mettant en garde les hommes politiques contre «l'infiltration» des pouvoirs publics par des groupes sectaires.
 
France : autres articles concernant la scientologie
 
LAÏCITE - Le lobby de la liberté religieuse
 
Charlie Hebdo,13 juillet 2005 par Fiammeta Venner
[Texte intégral]
 
En France, il existe désormais un consensus étonnant allant de Nicolas Sarkozy à une certaine gauche pour assouplir la laïcité au nom de la "liberté religieuse". Jamais le lobbying exercé depuis des années par des intégristes chrétiens américains et des sectes n'a trouvé terrain aussi favorable.
 
Le 30 juin dernier, une association joliment nommée "L'Aide à l'Église qui souffre" a publié un rapport mettant la France et la Norvège au ban des nations ne respectant pas un droit fondamental ..., celui de la liberté religieuse.
 
Proche du Vatican, fondée en 1947 par un moine néerlandais pour soutenir les Allemands victimes du communisme, elle s'est peu à peu recyclée dans l'édition de rapports antilaïques sous prétexte de défendre la liberté de culte. En 2001, Andrea Morgi, l'un de ses représentants, justifiait le mauvais classement de la France en raison de sa législation antisectes. Cette fois, les réseaux du Vatican sont surtout remontés contre la loi sur les signes religieux à l'école publique.
 
Le rapport 2005 a été présenté à la presse conjointement par le président de la Chambre des députés italienne, Casini, et par le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix du Vatican. Ensemble, ils ont dénoncé les "approches laicistes de la part de la République (française) dans ses rapports avec des groupes ou des manifestations religieuses". Quant à la Suède, elle a eu la fâcheuse idée de condamner un religieux qui incitait à la haine des minorités sexuelles : "Un pasteur protestant, Aake Green, a été incarcéré pendant trente jours pour s'être dit dans ses sermons indigné par la tolérance montrée par son pays vis-à-vis des homosexuels et des lesbiennes." C'est dire qu'il ne s'agit pas de défendre les minorités religieuses, privées de parole ou persécutées, comme au Soudan, mais bien de protéger le dogme intégriste.
La " liberté religieuse "enterrera toutes les autres.
 
Cette approche est soutenue, politiquement et financièrement, par l'administration américaine. Surtout depuis 1998, date à laquelle le Congrès américain a adopté l'International Religious Free-dom Act. Depuis, la "protection des libertés religieuses" est un objectif prioritaire de la politique étrangère mise en oeuvre par le Département d'État américain. Un secteur bien entendu délégué à des membres de la droite religieuse proche de George Bush et qui bénéficie des moyens diplomatiques et financiers américains. Un de leurs dadas ? une "liste noire" des pays jugés liberticides, comme la France en raison de sa politique antisectes et de sa conception de la laïcité. Elle se trouve donc en ligne de mire à la fois du Département d'État américain, mais aussi des ONG affiliées à la droite religieuse américaine, c'est-à-dire à des organisations aussi puissantes que la Scientologie, très active pour faire pression sur les parlementaires ou sur les intellectuels français.
 
Ce lobbying a longtemps buté sur la tradition française, mais il gagne du terrain depuis qu'un nombre grandissant d'universitaires et de politiques se rallient au principe d'une "nouvelle laïcité", c'est-à-dire d'une laïcité à l'anglo-saxonne, plus ouverte aux demandes communautaires religieuses.
 
Parmi les ONG chargées de mettre en oeuvre ce consensus, on trouve l'Association internationale pour la défense de la liberté religieuse. Très influente, elle a réussi à faire en sorte que Mary Robinson, haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, soit dans son comité d'honneur. L'un de ses représentants français, Jean Baubérot, directeur du "Groupe de sociologie des religions et de la laïcité", chantre de la "nouvelle laïcité", est le seul "sage" à avoir voté contre le rapport Stasi. En 2001, il coorganisait pour cette ONG un colloque à l'Unesco. ("Convergence spirituelle et dialogue inter-culturel") entièrement consacré à contester les lois antisectes.
Sarkozy, sectaire oecuménique
 
Cette approche ouvertement prosectes gagne du terrain au niveau politique. Le mois dernier, Nicolas Sarkozy renouvelait ses attaques contre la " laïcité de combat" devant l'association Bible. Son dernier livre, écrit en collaboration avec un membre de la " Fondation de service politique " (Opus Dei), plaide pour la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels". Inquiétant quand on sait qu'il n'a pas fait que parler de "cinéma" avec l'ami Tom Cruise, ambassadeur de la Scientologie. Mais à gauche aussi, on commence à regarder les sectes d'un autre oeil.
 
La loi sur les signes religieux a réussi à métamorphoser quelques gauchistes en grenouilles de bénitier, comme le collectif "Les mots sont importants", de Pierre Tévanian, l'un des instigateurs d'"Une école pour tous" aux côtés de Tariq Ramadan. Le site du collectif explique que la "loi antisectes" est un "remède empoisonné d'un mal imaginaire". On y apprend que la France "gonfle la menace"et entreprend une "chasse aux sorcières". On savait ce collectif antisécuritaire.
 
On comprend maintenant qu'il s'agit surtout de dénoncer toute législation pouvant contrarier les mouvements religieux chers à Nicolas Sarkozy.
 
 
Sarkozy et la scientologie
par Jean-Luc Barbier, président de l'AVDS
 
Au risque de vous surprendre, je ne pense pas que M. Sarkozy soutienne la scientologie.
 
Comme bien des personnes il a été manipulé par la propagande de cette Eglise américaine et n'en connaît certai- nement qu'une image de façade.
 
N'oublions pas que le fondateur de la scientologie, Ron Hubbard, a été formé comme agent de renseignement durant la deuxième guerre mondiale et qu'il a participé activement à la campagne anti-communiste aux USA.
 
A mes yeux la scientologie est un outil fort utile à la CIA ce qui lui permet de garder la tête haute malgré ses innombrables bavures dans le monde des affaires et ses nombreux coups bas portés contre ceux osant la critiquer.
 
Selon le livre de M. Sarkozy, ici je me fie aux critiques de son livre parues dans le Charlie Hebdo : "la scientologie permettrait de décharger la responsabilité de l'Etat et ses factures concernant l'assistance sociale et médicale pour les "chaises-cassées" de notre société ..." Ainsi pour M. Sarkozy, son point de vue au sujet de l'Eglise de scientologie est sans doute celui d'un groupe dont la mission est de venir en aide aux personnes en difficultés ...
 
Certainement M. Sarkozy, comme toute personne ayant des difficultés passagères (un divorce par exemple, ou de la peine à trouver un job) a besoin d'être soutenu dans de tels moments. Le hic c'est que si vous avez alors la malchance de croiser la scientologie, elle vous manipulera pour obtenir de vous de plus en plus de sacrifices (plus d'argent à leur donner - plus de temps à leur consacrer - plus de prosélytisme à faire - etc etc)
Ce qu'il faut savoir :
  • Si vous avez dit : oui à l'aide d'un ami, ou à l'aide d'un de vos proche : il vous sera ensuite difficile de dire non à ses autres propositions. (les psychologues dans les années 80 ont démontré ce principe)
  • On n'entre pas en scientologie, c'est la scientologie qui vous happe. En effet : la scientologie possède sur vous des informations confidentielles grâce à l'audition et aux confessions de certains de vos proches. Elle sait parfaitement quel est le meilleur moment pour vous approcher.
  • La scientologie choisit presque toujours UN DE VOS PROCHES pour vous aborder
  • La scientologie cherche avant tout à proposer sa solution UNIQUE.
  • La scientologie par n'importe quel moyen cherche ce qui pour vous RUINE votre vie.
  • Le seul but de la scientologie est de vous VENDRE sa camelotte : une théorie sur les maladies et le mental humain truffée de non-sens et d'affirmations saugrenues.
Tom Cruise : sa « Mission-impossible» pour recruter M. Sarkozy a échoué.
 
M. Sarkozy devrait lire les témoignages de victimes de la scientologie pour bien comprendre le mécanisme de prise au piège.
 
Il est important de savoir différencier un groupe aux méthodes respectant nos lois de celui qui exige de plus en plus de sacrifices et porte atteinte à la santé physique ou mentale de ses membres (coupure des liens familiaux - monde décrit comme tout noir ou tout banc - abandon d'une carrière professionnelle, etc.)
 
Un expert psychiatre traitant une femme qui présentait les mêmes symptômes que son mari qui souffrait de paranoïa a découvert qu'elle n'était pas du tout malade : elle avait adopté le comportement de son mari par simple mimétisme !
 
Nous devons venir en aide aux victimes de la scientologie et par principe de précaution faire interdire l'Eglise de scientologie.
 
Jean-Luc Barbier, le 9 octobre 2005
président de l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS)