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- LES
SECTES
ET LA SCIENTOLOGIE EN ROUMANIE
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En Roumanie en 1999, un Centre pour l’étude des organisations religieuses (C.S.O.R.), a
été créé avec l’appui du vice-président du Parlement roumain, M. Nastase.
Ce centre nous a communiqué son attachement au respect de l’indépendance
confessionnelle, de l'objectivité, de la rigueur intellectuelle et de la
précision de la motivation quant à l’émission publique d'informations.
Il propose en priorité l’étude des doctrines religieuses et leur interférence
sur le plan social, politique, moral et culturel. |
Moon
interdit dans le pays
(APIC, 27 octobre
2005)
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Les
cause du décès de la
nonne crucifiée
- AFP,
14 mars 2006
- [Texte intégral]
Roumanie: les "mauvais traitements", cause du
décès de la nonne crucifiée
La mort d'une
jeune nonne roumaine crucifiée en juin au monastère de Tanacu (est de la
Roumanie) par un prêtre et quatre religieuses a bel et bien été provoquée par
les "mauvais traitements" qu'elle a subis, selon le rapport d'une "commission
supérieure médico-légale", rendu public mardi.
Cette conclusion
devrait mettre fin à la polémique entourant les circonstances de la mort de la
jeune femme, Irina Cornici, 23 ans, alors que les résultats des deux premières
autopsies s'étaient révélés contradictoires.
Un premier
rapport, rendu public en juillet, incriminait le prêtre Daniel Corogeanu et
quatre religieuses du monastère Sainte Trinité de Tanacu, qui avaient enchaîné
la jeune femme sur une croix, l'avaient bâillonnée et privée d'eau et de
nourriture pendant plusieurs jours, afin de la "délivrer du
diable".
Mais un deuxième
rapport, publié le 23 décembre à l'issue d'une nouvelle autopsie demandée par la
défense, avait conclu que le décès avait été provoqué par une "surdose
d'adrénaline" administrée par le médecin d'une ambulance appelée par les
religieuses de Tanacu, affolées de constater que la nonne avait perdu
connaissance.
"Le décès d'Irina
Cornici a été provoqué par une forte baisse de la tension artérielle sur fond de
déshy- dratation sévère", indique pour sa part ce troisième et dernier rapport
d'autopsie. Selon la
commission supérieure médico-légale, "les chances de réanimation de la jeune
femme étaient pratiquement nulles" au moment de l'arrivée de
l'ambulance.
Arrêtés fin juin,
le prêtre et les quatre religieuses se sont déclarés "innocents" et ont assuré
avoir agi pour "délivrer du mal" la jeune femme. Ils ont été
remis en liberté un mois plus tard, la Cour d'appel de Bucarest ayant constaté
des "vices de procédure" dans la décision des juges de prolonger leur détention
provisoire.
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Moon interdit d'entrée
en Roumanie
APIC, 27 octobre2005
[Texte intégral]
Sofia - Sun Myung Moon, le milliardaire coréen fondateur de la secte
"Eglise de l'Unification", autrement dit de la secte Moon, s'est vu
interdire mercredi l'entrée mercredi en Bulgarie, même en tant que touriste, a
indiqué le ministère bulgare de l'Intérieur, dans un communiqué publié à Sofia.
Le dirigeant de la secte Moon devait participer à une rencontre de disciples
et de sympathisants à l'hôtel Sheraton de Sofia. L'opinion publique en Bulgarie
est hostile aux sectes et à la prolifération de celles-ci.
L'église orthodoxe, à laquelle appartient 80% de la population du pays, et
l'église catholique avaient du reste officiellement protesté contre la visite de
Moon. Le ministère de l'Intérieur a justifié son interdiction à l'égard de Moon
par "la situation compliquée dans le pays après l'assassinat mercredi du
banquier Emil Kulev". |
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- Courrier des
Balkans, 24 mai 2004 - Par Diana Evantia Barca -
- enquête menée par
Evenimentul Zilei - traduit par Oana Rusu
- [Texte intégral
- Publié dans la presse : 4 avril 2004
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- Mouvement pour
l’Intégration spirituelle dans l’Absolu : ce nom fait la Une de la presse depuis
plusieurs mois. Perquisitions, des tonnes de matériel pornographique confisqués.
Plus de 100 adeptes de la secte ont été interrogés et son leader s’est exprimé
sur toutes les chaînes de télévision. Mais le MISA n’est qu’une des 350 sectes
actives en Roumanie, révèle l’enquête menée par Evenimentul Zilei.
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- Ces deux dernières semaines l’affaire «MISA» a fait la une des
journaux de la télévision et de la radio. Une histoire qui prend chaque jour
plus d’ampleur. Les poursuites lancées par le Parquet et les opérations de
police à l’encontre du Mouvement pour l’Intégration Spirituelle dans l’Absolu
(MISA) ont retenu l’attention de l’opinion publique, notamment en raison du fait
que cette affaire contient tous les ingrédients d’un feuilleton à succès : du
sexe (avec des parties de débauche à plusieurs), de la pornographie, de la
spiritualité, des mystères et des coups de théâtre, dont la découverte d’un
frère [n.d.t. en fait demi-frère de M. Bivolaru qui était à son tour poursuivi
par la police et en fuite).
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- Plusieurs locaux de l’organisation à Bucarest ont été perquisitionnés par la
police et des tonnes de matériel pornographique ont été confisquées. Plus de 100
adeptes de la secte ont été interrogés et son leader est allé s’exprimer sur
toutes les chaînes de télévision et a fait la une de la plupart des journaux. Il
a été arrêté et ensuite remis en liberté. Cependant le MISA n’est qu’une des 350
sectes actives en Roumanie.
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- Ces événements ramènent dans l’actualité la situation des sectes en Roumanie.
Des psychologues, des sociologues ainsi que le Service Roumain de Renseignements
se sont penchés sur la question. Au delà de l'inquiétude et de étonnement qu’on
peut éprouver par rapport à l’appartenance de quelqu’un à une secte, il est
important d’aborder ce sujet afin d’éviter de tirer des conclusions hâtives ou
au contraire, de traiter avec de l’indifférence des choses qui peuvent affecter
les personnes concernées ainsi que la société toute entière.
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- En raison de la pauvreté et du manque de perspectives claires, la Roumanie
est un terrain fertile pour les trafiquants d’illusions. Les roumains sont de
plus en plus nombreux à se faire racoler par les sectes parce qu'ils sont
poussés par l’espoir d’un salut après la mort ou attirés par les avantages
matériels qu’on leur fait miroiter. Ces sectes sont autant d’organisations
obscures apparues après la chute du régime communiste et qui ont à présent une
activité fleurissante.
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- Dès le début des années 90, ce sujet a été abordé parce qu’à l’époque tout
un chacun voulait trouver des formules non conventionnelles, miraculeuses, pour
sortir d’une impasse qui semblait devenir une maladie chronique. L’évolution du
phénomène dépend davantage d’une attitude que de la conjoncture. «Plus que
l'absence de la foi, ce qui nous frappe chez les jeunes d’aujourd’hui, c’est
leur disponibilité face à toutes sortes de croyances » disait le sociologue
Danièle-Hervieu Léger.
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- Il a été dit à un moment donné que les roumains étaient plus susceptibles que
d’autres de se laisser séduire par des promesses qui étaient à la hauteur de
leurs grands espoirs et frustrations. L'homme postmoderne s'est éloigné de la foi, les religions traditionnelles ne
lui suffisent plus; accepter les anciens préceptes lui semble une attitude
dogmatique et rétrograde; il cherche un nouveau sens dans les écritures d’antan
et est prêt, au nom de la tolérance, à faire de la place dans son univers à
quelques ingrédients exotiques. C’est ainsi que s’explique l’intérêt croissant
pour des pratiques alternatives à la religion, phénomène flairé dans un premier
temps par les spécialistes de l’industrie de divertissement. Aussi, des livres
traitant de l’ésotérisme ont-ils atteint des tirages impressionnants et les
films et les séries mettant en scène des phénomènes surnaturels tels que les
vampires, les sorcières ont fait des scores d’audience exceptionnels. Adopter
certains préceptes bouddhistes (le bouddhisme étant d’après les sondages la
religion la «plus tolérante et la plus complète du monde», grâce à
l’importance qu’il accorde à la méditation et au silence) y inclus en ce qui
concerne la nourriture ou la vie sexuelle, n’est pas condamnable en soi. Le
phénomène est inquiétant quand l’intérêt devient pathologique.
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- « Les sectes sont de petits groupements religieux, ayant rompu avec la
religion officielle d’un Etat et qui sont constitués d’adeptes d’une certaine
doctrine. Il est intéressant de noter que les sectes refusent la majorité des
styles de vie ainsi que le système de valeurs déjà en place. Les sectes sont
d’ailleurs souvent l'expression d’une dissidence sociale. Leur but est
d’apporter une réponse à des besoins collectifs ou individuels qui sont
ressentis comme des dictats d’une société ou de la religion dominante. », nous
explique le sociologue Traila Cernescu, directeur de l’institut CURS.
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- En Roumanie les sectes les plus virulentes sont celles qui prêchent des
doctrines éclectiques (un mélange de christianisme, bouddhisme, yoga etc.); et
elles se font remarquer par le fait que la religion n’est qu’une façade. En
réalité, elles ne sont que les antennes locales d’un réseau mondial qui essaye
d’imposer «un nouvel ordre» spirituel, social et politico-économique. La secte
«Les Enfants de Dieu», interdite dans plusieurs pays d’Europe, en fait partie.
Accusée d’avoir pratiqué la pédophilie, le chantage, la prostitution, la
corruption et la séquestration de mineurs, la secte a été impliquée dans
plusieurs procès dans des pays européens, aux Etats-Unis et en Australie. En
Roumanie elle masque ses activités derrière une fondation paravent dont le siège
se trouve à Bucarest, et qui s’est fait enregistrée comme «organisation
humanitaire» en juillet 1994. Ce qui ne l’a pas empêchée d’organiser plusieurs
«ashram» à différents endroits. Les adeptes vivent en communauté fermée et y sont endoctrinés avec les «prophéties» du chef de la secte, David Moses Berg. Ce dernier affirme que «toute la société humaine est l’œuvre du Diable» et que les jeunes adeptes
femmes ont le devoir de pratiquer le «flirty-fishing» (pratique assimilable à
la prostitution où les filles font du racolage de personnes publiques) pour
convaincre les puissants de ce monde de se détourner du Diable. «Votre unique
responsabilité dans ce monde est de transmettre l’amour et d’accomplir votre vie
par la Grâce et non par le travail» dit Berg. Les membres de la secte (dont
certains sont des mineurs) menant ce genre de vie surnomment leurs locaux des «maisons» et à l’intérieur, sous prétexte « d'apprentissage des lois de la vie
en communauté», règne la promiscuité sexuelle, montre le rapport du Service
Roumain de Renseignements (SRI).
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- Derrière la façade religieuse ces sectes font du militantisme politique et
social, ce qui implique parfois d’être en contact avec des structures illégales
spécialisées dans le recueillement d’informations ou avec des organisations
terroristes.
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- En Roumanie parmi les sectes illégales on compte le groupement «Ananda Marga» (La voie du bonheur) ainsi que des organisations islamistes fondamentalistes
shiites ou wahabbites. La branche roumaine de la secte Ananda Marga s’appelle en
fait «Ananda Marga Universal Relief Team» (n.d.t. l’équipe du salut universel
de la Voie du Bonheur). Fondée en Inde en 1963, la secte a des antécédents
extrémistes et terroristes notoires, ce qui lui a valu d’être interdite dans
plusieurs pays. Cependant, depuis 1982 elle n’a plus jamais été suspectée
d’activités dangereuses ou à caractère extrémiste. Son but est de «s’impliquer
activement dans le changement du monde, de lutter contre le communisme, contre
le capitalisme afin d’instaurer une société construite selon le principe «PRAUD»-une forme de syndicalisme primitif. Sur le plan international, Ananda Marga
s’est fait connaître parce qu’elle avait l’habitude de racoler ses adeptes parmi
les enfants orphelins ou abandonnés. Enfermés, soumis à un programme rigide et
déshumanisant et à un régime alimentaire pauvre en protéines, ces enfants
devenaient des adeptes inconditionnels convaincus de leur «nature divine»,
note le rapport du SRI.
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- En dehors de la Roumanie la situation est pire si l’on se rappelle certaines
des grandes tragédies qui ont été le fait des sectes. Par exemple «l’Eglise
Chrétienne le Temple du Peuple» dont les adeptes, plus de mille personnes
convaincues que l’apocalypse était imminente, se sont suicidés en masse le 29
novembre 1978 en Guyane. Les adeptes de la secte des «Davidiens» aux
Etats-Unis et ceux de «l’Ordre du Temple Solaire» ont connu des morts
similaires en 1993 et respectivement en 1997. En l’été 2000, une autre
organisation mortifère, «l’Eglise de la Restauration des 10 commandements»
d’Ouganda a terrifié le monde entier en massacrant des centaines de personnes.
Se nourrissant plus des faiblesses humaines que des frustrations d'un peuple,
les sectes réussissent à transformer leurs sympathisants en adeptes qui leur
obéissent aveuglement.
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- Interdites du temps du communisme, les sectes se sont
multipliées en Roumanie après le changement de régime politique. «Ces derniers
temps on signale que des sectes millénaristes agressives pénètrent de plus en
plus en Roumanie et agissent sous différentes appellations et en toute
illégalité» dévoile un rapport du SRI en 2003. La multiplication du nombre des sectes est inversement proportionnelle sur le
plan international avec l’évolution des religions traditionnelles comme le
montrent les sondages effectués dans les pays occidentaux. Ainsi, dans une étude
de 1994, seulement 67% des Français se déclaraient catholiques alors qu’ils
étaient 81% huit ans auparavant; en revanche 71% croyaient dans la télépathie
et 60% dans l'astrologie.
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- Parmi les jeunes la tendance est encore plus marquée :
en 1997 seulement 46% des jeunes âgés de 18 à 24 ans affirmaient leur foi en
Dieu. Ils étaient 62% en 1977 et 81% en 1967. 40% des jeunes déclarent «ne pas
avoir de religion» cependant ils sont prêts à croire dans la réincarnation,
l’astrologie, les charmes, la sorcellerie, les extraterrestres et les démons.
Des études faites dans d’autres pays occidentaux et en Europe de l’Est font
apparaître les mêmes tendances.
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- D’après les chercheurs, il existe 2000 «associations à caractère spirituel»
aux Etats-Unis, 1500 au Japon, 800 en France, et on y classe aussi bien les
clubs de yoga, que les organisations psychotechniques ou les communautés
chrétiennes. Les roumains, quant à eux, se déclarent chrétiens à 90% et beaucoup
se disent pratiquants. Néanmoins, les structures qui rencontrent beaucoup de
succès en Roumanie actuellement sont celles qui font la promotion d’un mélange
de christianisme, de bouddhisme et de pratiques chamanistes (comme «le repos du
Saint Esprit» qui est une sorte de transe mystique et «l’ivresse avec du Saint
Esprit» qui se manifeste par des accès de fous rires). Ces structures
sectaires propagent des dogmes subversives. A leurs yeux l’Etat, la nation, le
gouvernement, les institutions sont les agents d’une «force maléfique»,
constituant une «hiérarchie diabolique» que les adeptes doivent combattre par
la parole et par les gestes.
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- Ces sectes issues d’un terreau non chrétien ne sont
pas moins dangereuses, comme le prouvent l’attentat perpétré par des membres de
la secte AUM en 1995, dans le métro de Tokyo ou le suicide collectif des membres
de l’organisation californienne «Heaven’s gate» (Les portes du Paradis),
signale toujours le rapport du SRI.
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- Le professeur Ioan Mihailescu, sociologue, affirme que les sectes se
manifestent «contre le monde» parce qu’elles sont le résultat des frustrations
imposées par la société, et qu’elles offrent une réponse sous la forme d’un
refuge dans les valeurs religieuses. «Les adeptes poursuivent une série
d’objectifs dont le plus important est : de dépasser sa frustration et de la
remplacer par la conviction d’avoir acquis la perfection religieuse et le
privilège du salut dans l’au-delà».«Simultanément les sectes essaient de se constituer en communautés d’élus,
les plus purs et les plus parfaits parmi les humains» explique le sociologue
Traila Cernescu, directeur du CURS. «En règle générale, les membres d’une secte
pensent que les autres organisations religieuses sont dans le faux et que le
monde qui les entoure est soit décadent, soit une création du diable». D’un point
de vue sociologique on peut se demander jusqu’à quel point les sectes
représentent une aventure de l’esprit humain. Pour y répondre nous devons
connaître les tenants et les aboutissants de chaque cas.
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- Quoi qu’il en soit, la
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 stipule aux articles
10-11 que «nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits le plus
précieux de l'homme ». Par conséquent, tout citoyen a le droit d’exprimer
d’écrire et d’imprimer ses opinions librement pourvu qu’il n’enfreigne pas la
loi, auquel cas il doit répondre de l’utilisation abusive de ces libertés. En
d’autres mots, la liberté c’est de pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à
l’autre, explique le sociologue Traila Cernescu.
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- «En règle générale, les sectes se développent au moment où se produisent des
changements sociaux rapides et que les sentiments de frustration sont fréquents.
Les sectes se soucient de tous les aspects de la vie des individus et insistent
beaucoup sur l’éducation religieuse. Celle-ci est prise en charge par du
personnel qualifié», nous explique encore le professeur Traila Cernescu. «Le
financement est privé, elles ne reçoivent que rarement des subventions publiques». D’après le professeur Ioan Mihailescu, en Roumanie on a identifié 350 sectes
d’une très grande diversité, ce qui rend difficile tout classement.
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- Même s’il
s’agit de petits groupements, les sectes ont été étudiées par de nombreux
sociologues et psychologues connus. La religion a souvent été le ciment de la
vie sociale, un instrument spirituel et institutionnel permettant d’accroître la
cohésion sociale et de mobiliser les ressources pour faciliter l’adaptation à un
milieu modifié.
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- «Il est cependant important de souligner le fait que les différences
religieuses peuvent accroître les tensions et intensifier les conflits au sein
d’une communauté. Malgré le fait que ces dernières années beaucoup d'études ont
été faites sur les sectes, leur degré de religiosité, leur statut, il est
nécessaire de poursuivre ces efforts pour déchiffrer ce phénomène complexe et
pour garantir à notre société un fonctionnement normal», dit le sociologue
Traila Cernescu.
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