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«Méthode Aimé Venel Internationale»
Témoignage d'un ex-scientologue
 
Vol d'un local et infiltration de la scientologie à Zurich dans un Atelier de dessin-peinture
 
Résumé :
 
En juillet 1989 l'Atelier Jean-Luc Barbier a cessé de collaborer avec la Méthode Aimé Venel car derrière cette méthode créée par un peintre parisien se cachait la volonté de la secte de scientologie d'imposer les méthodes de gestion et règlements de la scientologie ainsi que le versement de royalties indues à la société WISE.
 
(WISE : Société d'entrepreneurs scientologues qui a contraint en juin 1989 Aimé Venel de devenir membre sous prétexte qu'il utilisait une gestion scientologue pour ses franchisés ...)
 
Au même moment une propagande de la scientologie a également été faite dans le dos de Jean-Luc Barbier à l'attention des élèves de son atelier de Zurich.
 
Voici le Témoignage de Xavier (nom d’emprunt). Il a été le témoin privilégié des manipulations subies par Jean-Luc Barbier. Xavier est né à Hambourg en 1967 et comme M. il a été formé par Jean-Luc Barbier comme professeur de dessin-peinture
Mon parcours avec la Méthode Aimé Venel
 
J’ai pris des cours de dessin et peinture à l’atelier Jean-Luc Barbier à Genève à partir de 1987. J’y ai obtenu le certificat de la Méthode Aimé Venel qui était enseignée aux ateliers Jean-Luc Barbier, ainsi que le certificat de formation de chef d’Atelier. Tous deux décernés le 25 juin 1989.
 
J’ai travaillé pour Mr Barbier du 4 octobre 1987 au 25 juin 1989 et du 14 mai 1990 au 31 mai 1991. J’ai aussi travaillé pour l’atelier de M. fin 1989, début 1990.
 
J’ai ouvert pour Jean-Luc Barbier un atelier à Zurich en 1987 à la Klossbachstrasse y administrant toutes les tâches locales incombant à son atelier. C’est-à-dire, comptabilité courante, publicité, ventes de cours et de matériel, enseignement et en moindre mesure organisation d’expositions.
 
Plusieurs personnes travaillaient temporairement pour l’atelier de Zurich, entre autres M., qui m’y rejoignit presque à plein temps dès 1988. Nous étions tous deux actifs au sein de l’organisation de scientologie locale. Quand pour ma part, je ne pus plus concilier travail et convictions sectaires, je dus quitter l’atelier.
 
Ce ne fut pas le cas pour M. qui s’évertua plus ou moins ouvertement et presque comme activité principale à essayer de promouvoir la scientologie via l’atelier de Jean-Luc Barbier, ce que personnellement je ne fis jamais. Pendant que nous y travaillions ensemble, M. a souvent utilisé son temps à promouvoir la scientologie auprès des élèves pendant que je donnais les cours de dessin et peinture.
 
Je ne sais plus combien de personnes ont commencé à acheter des services à l’organisation de scientologie locale via ces entretiens. Plusieurs me sont encore en mémoire. Beaucoup ont pris leur distance envers l'atelier à la suite de ces agissements.
 
Pour faciliter ce «travail» annexe, une conférence tenue par des membres actifs de l’organisation de l’Eglise de scientologie de Zurich fut organisée en plein milieu des cours de dessin et peinture à laquelle participa activement M. dans l’optique certaine de vendre des prestations de scientologie.
 
Les raisons qui ont poussé M. à agir de la sorte n’étaient pas essentiellement des raisons de convictions, mais surtout d’enrichissement personnel. (Il faut savoir que pour un cours vendu la scientologie verse 10% à 15% de commission à celui qui a amené un nouveau client. Cette commission sera également versée pour d'autres cours achetés par la suite, cela pour autant que la personne suive régulièrement des cours de scientologie sans interruption. Ndlr)
 
Il faut savoir que les prestations scientologues sont extrêmement onéreuses, pour ne pas dire usuraires. Un des moyens pour pouvoir se permettre ces prestations consiste alors d’en vendre à des tiers pour ainsi obtenir soi-même des rabais conséquents ou des bonifications genre «points de fidélité». M. m’avait souvent parlé d’une personne qui s’offrait ainsi toutes les prestations sans rien payer. Cette personne en avait même fait une activité lucrative à plein temps.
 
M. m’a à plusieurs reprises fait part que ceci lui semblait idéal et qu’un atelier et sa clientèle sensible en seraient un terreau opportun. Il en fit une théorie que l’on peut presque qualifier de mystique, lorsqu’il me fit part que les élèves viendraient plutôt prendre des cours de dessin et peinture en «ressentant» la présence bénéfique de personnes pratiquant la scientologie et qu’en fin de compte la raison inavoué de leur présence serait le fait d’y avoir ainsi accès.
 
Vol de L’Atelier Jean-Luc Barbier "Methode Aimé Venel" à Zurich
 
Quand plus tard, fin 1989, j’ai travaillé pendant 2-3 mois pour M., cette fois dans son propre atelier, je fus surtout surpris d’y voir une grande quantité d’élèves que je connaissais encore du temps où je travaillais pour le compte de Jean-Luc Barbier dans son atelier de la Klossbachstrasse à Zurich.
 
Ceux-ci avaient quitté l’Atelier de Mr. Barbier car on leur avait dit que personne ne leur délivreraient plus les cours de dessin et peinture qu’ils avaient payés. J’y découvris aussi les fichiers plus ou moins complets d'élèves et de clients potentiels (prospects) de l’atelier Jean-Luc Barbier.
 
J'appris des années plus tard que M. leur avait même adressé une lettre pour leur indiquer faussement que l'Atelier de Mr Barbier allait fermer et qu'il s'était autorisé à mettre mon nom sur un tel document.
 
J'ai également appris par un autre chef d'atelier que M. avait volé le nouveau local destiné à Mr Barbier en signant à sa place le contrat de bail, le laissant ainsi plusieurs semaines sans possibilité de délivrer ses cours de dessin et portant une vraie estocade à la réputation de Mr Barbier à Zurich.
 
Sortir de la scientologie est un calvaire
 
Mr. Barbier s’est distancé publiquement de l’organisation de scientologie durant l’été 1989, moi-même j’ai définitivement quitté cette organisation en février 1990.
 
Ayant pu apercevoir les modes opérationnels internes et externes de cette secte, je peux confirmer que toute personne qui se distancie ouvertement de la scientologie se voit toujours harcelée par les membres de cette secte sous l’étiquette d’ennemi juré.
 
Il y a des bulletins officiels de L. Hubbard (par exemple le "dead agent" et d’autres mentionnés sur ce site. Ndlr) qui traitent du sujet.
Le département des délations
 
Il faudrait mentionner les objectifs inavoués du département d’éthique (étiquette fallacieuse qu’il faudrait remplacer par celle de département des délations) qui se trouve hiérarchiquement pour de bonnes raisons directement sous le département de communication de L. Hubbard pour que celui-ci, ou ces héritiers, soient prioritairement maintenus au courant de ce qui s’y déroule.
 
Ce département donc, s’occupe, la plupart du temps, de manières coercitives à faire taire toutes critiques internes comme externes. En ce sens :

1. Toute critique est le fruit de quelqu’un qui n’a pas compris quelque chose, aurait pêché (définition religieuse et psychanalytique) ou aurait des intentions néfastes. La Scientologie étant infaillible.

2. Quand la Scientologie a un problème avec quelqu’un, membre ou non membre, c’est à cause du point 1 ou parceque cette personne serait soumise à l’influence d’une personne concernée par le point 1

Confession et obligation de rompre les liens
 
Emprunté de la religion catholique, on demandera au trouble-fête de se confesser. Or ces confessions réelles, ou même si nécessaire imaginaires, pourront être utilisées comme aveux suffisants pour demander de rompre jusqu’à des liens familiaux, d’amitié, de couple ou comme moyen de chantage vis-à-vis de personnes externes critiques. Elles seront aussi utilisées envers les confessés ou des membres tiers pour que ceux-ci réintègrent les rangs et se confondent dans la normalité de la secte.
 
En se faisant, la personne concernée sera récompensée sous forme morale ou même par des services. Une autre solution n’est pas envisagée par la Scientologie que sous des aspects tactiques (garder une fausse image de tolérance, voire de démocratie envers le public extérieur).
 
Une autre manière en Scientologie d’expier ces pêchés, consiste à porter un coup dur, voire fatal à un ennemi, même quelconque de la secte.
 
Il faut comprendre qu’il s’agit d’un groupe totalitaire qui n’autorise aucune critique. Leur système peut être défini d’orwellien dans le sens où la critique va être intégrée dans leur système comme partie définie comme émanant d’une personne malsaine, que celle-ci soit trop handicapée pour pouvoir émettre un jugement valable ou simplement mentalement malade, avec laquelle on ne peut avoir que mépris, ou pitié si la personne qui l’émet est d’accord de se soumettre au dictat du groupe.
 
Les membres restants sont dans l’obligation de rompre avec ceux qui seraient devenus dissidents et pour prouver leur loyauté seront aussi amenés par leur savoir intime, privé, à nourrir des propos qui seraient à même de nuire au dissident de manière à ce que celui-ci soit dans le meilleur des cas inapte à nuire au groupe.
 
Je pense que M. a dû subir plus d’une pression allant dans ce sens …
 
Xavier, Genève, 5 décembre 2004
 
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