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La scientologie bientôt interdite en France Scientologie: la dissolution requise (lefigaro.fr - 15 juin 2009) «L'électromètre» au cœur du procès de Scientologie (lefigaro.fr - 3 juin 2009) Scientologie: les responsables s'expliquent (lefigaro.fr - 2 juin 2009) Scientologie: récit accablant d'une ancienne adepte (lefigaro.fr - 27 mai 2009) La Scientologie dénonce «un procès en hérésie» (lefigaro.fr - 3 juin 2009) Témoignage: Le racolage de la scientologie (lefigaro.fr - 5 juin 2009) Réponse d'un internaute aux scientologues qui postent leur propagande (lefigaro.fr - 16 juin 2009) John Travolta aurait des doutes sur l'efficacité de la scientologie Les amis de John Travolta racontent sa profonde détresse et sa colère contre la scientologie (gala.fr - 27 juillet 2009) |
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par Angélique Négroni
Trois semaines de procès n'auront pas suffi à rendre limpides les comptes de l'organisation, poursuivie pour escroquerie. Le parquet a requis lundi la dissolution des deux principales structures françaises de l'Église de scientologie, poursuivie devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie en bande organisée. Les deux représentants du parquet, Maud Morel-Coujard et Nicolas Baïeto, ont en outre demandé aux magistrats de la 12e chambre de condamner l'Association spirituelle de l'Église de scientologie-Celebrity Centre (ASES-CC) et sa librairie (SEL) à payer chacune une amende de 2 millions d'euros. Par ailleurs, 150 000 euros d'amende, quatre ans de prison avec sursis et cinq ans de privation des droits civiques et civils ont été requis contre le responsable spirituel du Celebrity Centre, Alain Rosenberg. Le parquet a requis également de la prison avec sursis et des amendes contre les cinq autres prévenus scientologues. Le procès, déterminant pour la Scientologie, qui encourt la dissolution en France, est entré dans une phase décisive. Les réquisitions étaient tout particulièrement attendues, car le parquet avait réclamé un non-lieu général lors de l'instruction. En d'autres termes, les représentants de l'État avaient jugé qu'ils n'avaient rien à reprocher aux six membres de l'organisation. Ces derniers avaient été renvoyés en correctionnelle par le seul magistrat instructeur, estimant pour sa part qu'il s'agissait d'une affaire d'escroquerie en bande organisée. Une qualification grave faisant encourir la dissolution à deux structures phares de la Scientologie en cas de condamnation. Or le parquet, qui aurait dû faire de la figuration dans un procès qu'il jugeait a priori inutile, n'est pas loin s'en faut resté passif. Tout d'abord, sur la forme : un substitut a été appelé en renfort pour épauler sa collègue désignée pour suivre les débats. Ensuite, tout en lorgnant des notes défilant sur les écrans d'ordinateur posés sur leurs bureaux, les deux magistrats ont arrosé de questions ciblées les prévenus. Donnant ainsi l'impression d'être en accord avec le juge d'instruction, Jean-Christophe Hullin, et de poursuivre son travail à l'audience. Or leur acharnement à vouloir obtenir des réponses précises, tout comme d'ailleurs celui de la présidente, Marie-Hélène Château, et de ses assesseurs particulièrement actifs est resté vain. Les comptes et l'organisation de la Scientologie le cœur du sujet ne sont pas devenus limpides quel que soit le prévenu entendu, comme si, à chaque fois, le tribunal, jouant décidément de malchance, n'avait jamais pris dans ses filets le bon interlocuteur. C'est toujours un autre, jamais présent, qui aurait pu répondre. La prestation à la barre de Sabine Jacquart a été dans ce domaine édifiante. Cette petite femme énergique à fleur de peau était présidente de l'Association spirituelle de l'Église de scientologie de 1997 à 1999. «Je m'occupais du conseil d'administration mais je n'étais pas la personne qui décidait en dernier lieu», dit-elle. À propos de la gestion financière : «Il y a une trésorière pour cela.» Puis Marie-Hélène Château l'interroge sur d'innombrables comptes ouverts et à l'origine d'une certaine confusion. «Il fallait un compte pour chaque dépense. C'était pour simplifier», avance-t-elle, sans convaincre les magistrats par ailleurs troublés par des versements allant d'une structure à l'autre. Parmi les pratiques de l'organisation, les tests controversés, distribués dans le métro aux passants. «Je n'en sais rien.»
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«L'électromètre» au cœur du procès de Scientologie par Angélique Négroni
Facturé 5'000 euros et censé explorer les émotions des adeptes, l'appareil est décrit comme un «leurre» par des spécialistes. «Voilà l'engin en question.» Ainsi annoncé mercredi par la présidente de la 12e chambre du tribunal correctionnel de Paris lors du procès de la Scientologie, l'électromètre est placé avec soin sur un bureau en hauteur. Pour être bien visible. Cette boîte ovale de couleur ocre équipée de deux électrodes était mercredi au cœur des débats. Dans cette affaire d'escroquerie en bande organisée, il s'agissait pour les magistrats de vérifier si cette machine de taille modeste et aux jolies formes arrondies est dotée de pouvoirs réels comme le prétendent les scientologues. Pour ces derniers, en effet, l'électromètre est essentiel dans le cursus des adeptes, érigé comme un instrument religieux avec valeur scientifique. Ainsi, quand l'adepte empoigne les deux électrodes, l'auditeur mesure ses zones de détresse et sa charge émotionnelle. Tout commence alors par un «rappelle-toi d'un moment où tu étais heureux (ou malheureux)», lancé par le responsable. Et c'est parti pour deux bonnes heures d'entretien au cours duquel l'aiguille se balade de gauche à droite. Un charmant ballet qui rythme ce qui s'apparente selon les scientologues à «une confession». «L'électromètre permet d'orienter le questionnaire», selon le témoignage d'un membre de l'organisation. Il permet ainsi de mieux se connaître, s'améliorer et de se grandir. Une machine à explorer ses émotions qui a un véritable coût: près de 5'000 euros. «L'absence de sérieux de cette technique» Expert judiciaire en électronique, Philippe Ripoche s'approche de la barre pour donner son avis. «J'ai fait des constatations qui m'ont surpris», commence-t-il par dire. Pour bien comprendre le fonctionnement de l'engin, il l'a testé d'ailleurs sur lui-même. À voix haute, dit-il, il a évoqué un moment déplaisant et l'aiguille est tombée à droite. Sur d'autres cobayes, même effet. «À l'évocation de souvenirs douloureux, la résistance électrique est tombée de 10 à 30 %», explique-t-il en poursuivant : «Quand ils se détendent, leur résistance remonte.» Verdict du spécialiste : «Il y a une corrélation entre les souvenirs douloureux et la chute de la résistance. Les mesures sont parfaites.» Précisons que cet expert a été cité par la défense. Ses conclusions sont en totale contradiction avec celles rendues par d'autres spécialistes interrogés dans d'autres affaires et dont les rapports ont été repris pour ce procès. Ainsi, l'un d'eux souligne «l'absence de sérieux de cette technique». Un autre, de manière plus cinglante, affirme : «Il apparaît clairement que l'appareil n'est rien d'autre qu'un leurre destiné à donner un aspect scientifique à une opération qui n'a rien de tel.» L'électromètre, une redoutable machine destinée à faire tomber l'argent dans les coffres de la Scientologie ? Curieusement, l'ancienne présidente de l'Association spirituelle de l'Église de scientologie à Paris, Sabine Jacquart, mise en examen avec cinq autres prévenus, a affirmé ne jamais l'avoir utilisé. Elle l'avait pourtant bien acheté mais la machine magique est toujours restée dans un placard.
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Scientologie: les responsables s'expliquent par Angélique Négroni
Jugée à Paris avec d'autres adeptes, Aline Fabre, chargée des cures de «purification», a affirmé qu'elles s'effectuaient après consultation d'un médecin. Droite devant le micro, coiffée d'un chignon strict et vêtue d'une tenue assez désuète, Aline Fabre ne se laisse guère impressionner. Son audition, qui ouvre la deuxième semaine du procès de la Scientologie à Paris, a permis mardi au tribunal d'aborder une partie des faits reprochés à certaines des six personnes mises en examen : l'exercice illégal de la pharmacie. Or, depuis 1994, Aline Fabre, rémunérée entre 100 et 150 euros la semaine, est responsable de la cure de purification auxquels les membres de la Scientologie doivent se soumettre à Paris. Comme l'avait expliqué il y a quelques jours Aude-Claire Malton une ancienne adepte qui a depuis déposé plainte , il s'agit durant plusieurs jours d'alterner courses à pied, séances de sauna de cinq heures et prise régulière de vitamines. Un programme qui, avait raconté Aude-Claire Malton, l'avait épuisée et lui avait détraqué l'estomac. Pour Aline Fabre, le sauna «correspond à une pratique religieuse et l'essentiel, c'est la sudation», explique cette femme de 42 ans en poursuivant : «Il s'agit de libérer spirituellement les personnes des résidus de produits chimiques.» D'ailleurs, elle-même a suivi ce programme et, assure-t-elle, «le brouillard mental» s'est dissipé. Mais surtout, en vieille routière du sauna, qui a vu passer 13 000 personnes environ, elle affirme n'avoir jamais rencontré un seul problème. Aline Fabre explique alors que tout repose sur les épaules des médecins. Avant de commencer le programme et «non la cure», comme elle tient à le préciser, chaque personne doit consulter son généraliste qui doit apprécier s'il y a contre-indication ou non. «Il ne faut pas interpréter les écritures» La préposée aux saunas, qui s'en remet donc aux médecins, se retranche également derrière les écritures. Celles de Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie. Dans un de ses ouvrages, ce dernier précise les doses de vitamines à prendre. Aline Fabre affirme suivre scrupuleusement les recettes du maître. «Il ne faut pas interpréter les écritures, c'est la règle de base», assure-t-elle. Pourtant, le représentant du parquet lui rappelle que d'autres l'ont décrite comme prenant une part bien plus active au programme. «On dit que vous exerciez un contrôle», fait remarquer le ministère public. La présidente s'était interrogée peu avant sur l'opportunité de soumettre les nouveaux adeptes à des tests, juste après la cure. «Avec l'état de fatigue, il semble que cela ne donnait pas de bons résultats», souligne Sophie Hélène Château en s'interrogeant sur un possible objectif inavoué : celui d'inciter les membres, se trouvant ainsi en échec, à acheter toujours plus de cours. En quelques semaines, Aude-Claire Malton avait déboursé en quelques mois 21'342 euros. «Mme Malton était très contente d'avoir suivi le programme», rétorque Aline Fabre. Quelques instants après sa déposition, Alain Rosenberg, présenté dans l'ordonnance de renvoi comme le directeur général du centre de Scientologie à Paris, s'est défini comme «un coordinateur ecclésiastique». «Je suis un homme d'Église, a-t-il ajouté, pas un directeur général. L'Église de scientologie n'est pas un commerce.»
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Scientologie: récit accablant d'une ancienne adepte Angélique Négroni
Aude-Claire Malton, qui affirme avoir été délestée de 21 000 euros, a raconté les manipulations dont elle aurait été victime. En la laissant se raconter à la barre, les magistrats ont cherché mardi à assouvir une curiosité légitime. Savoir qui frappe à la porte de la Scientologie ? Et Aude-Claire Malton semble présenter tous les clichés de la personne apte à pousser la porte de cette organisation. Première victime à s'exprimer au procès de la Scientologie ouvert depuis lundi à Paris et à l'origine de la première plainte dans cette affaire, cette femme d'une quarantaine d'années au visage fatigué ne cache pas sa vulnérabilité. Avec une désarmante sincérité, elle parle de sa vie passée, de son état dépressif, de sa rupture sentimentale quand, sortant du métro parisien, on lui a proposé un beau jour un questionnaire. C'était il y a 10 ans. Avec application, Aude-Claire Malton remplit alors les deux cents questions qu'elle a renvoyées par courrier. Sa lettre atterrit au siège parisien de la Scientologie dont les membres la contactent aussitôt. C'est l'engrenage. Elle se rend à un premier rendez-vous. «Après analyse de mes réponses, on m'a dit que j'avais de gros problèmes et qu'on pouvait m'aider» , dit-elle. Et de raconter comment, en quatre mois - de mai à août 1998 - entre l'électromètre (la fameuse machine test créée par la Scientologie), les cours, les livres, elle débourse 21 342 euros. «Il fallait sans cesse acheter. On me disait qu'il y avait des promotions», gémit-elle à la barre. Gouvernante dans un hôtel de luxe à Paris et rémunérée 1 200 euros, ses comptes sont mis à sec. «Mon PEL, mon Codevi, mon assurance-vie, tout a été vidé», dit-elle en ravalant ses larmes. «Je leur disais que je n'avais pas d'argent. Eux me répondaient : on va t'aider.» C'est ainsi que l'un des responsables l'a accompagnée jusqu'à la porte d'un organisme de crédit. «Travailler pour eux» Incapable de résister, Aude-Claire Malton tente une démarche terriblement audacieuse : elle se rend à la Scientologie sans son chéquier ! Peine perdue. «Ils ont été trois à me raccompagner chez moi, et je leur ai fait trois chèques.» En parallèle, elle explique les séances de purification qui l'anéantissent littéralement. «J'étais fatiguée et j'avais pris des congés pour ce programme. Chaque jour, il fallait prendre des vitamines puis courir et faire du sauna durant plus de quatre heures.» Elle perd quatre kilos, un peu plus de résistance… Mais la Scientologie lui propose aussi de perdre son travail et son logement. «Ils m'ont demandé de travailler pour eux. Comme ils me proposaient un salaire modeste, ils acceptaient de me donner des cours gratuits. J'étais intéressée, mais il fallait quitter mon appartement pour me rapprocher de leur adresse et limiter ainsi les dépenses de transport.» Finalement, son ex-petit ami, lui a ouvert les yeux à temps. Fin août, elle claque la porte de l'organisation. Mais ce profil de victime vulnérable semble ne pas tout à fait convenir à la défense. En quelques remarques et quelques rappels de procès-verbaux, Me Patrick Maisonneuve tente d'affiner à sa manière le portrait. Aude-Claire Malton était certes fragile mais, rappelle l'avocat, elle était fille de médecin et elle n'ignorait pas qu'elle frappait à la porte de la Scientologie. Dès le mois juin 1998, une amie l'avait mise en garde contre cette organisation. Le problème de la manipulation qui sera évoqué tout au long du procès était dès mardi au cœur des débats. |
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La Scientologie dénonce «un procès en hérésie» par Flore Galaud (lefigaro.fr) avec agences
Le procès de l'église de scientologie, jugée en tant que personne morale pour escroquerie, s'est ouvert lundi sur fond de polémique à Paris. Pour les victimes, c'est «quitte ou double». Une première en France. Le procès pour escroquerie de l'église de scientologie s'est ouvert lundi sous hautes tensions devant le tribunal correctionnel de Paris. L'Eglise de Scientologie doit répondre pour la première fois au chef d'inculpation d'«escroquerie en bande organisée». Un enjeu de taille, puisqu'une condamnation pourrait donner lieu à une dissolution de ses structures en France. La justice française reproche à l'organisation d'avoir soutiré des dizaines de milliers d'euros à quatre anciens adeptes, en profitant de leur vulnérabilité. Au total, six responsables de l'Eglise de scientologie se retrouvent sur le banc des accusés. Parmi eux : son dirigeant français, Alain Rosenberg, 60 ans. Les prévenus sont poursuivis pour «escroquerie en bande organisée» mais aussi pour «exercice illégal de la pharmacie», l'association étant également accusée d'avoir distribué à ses adhérents des vitamines et des traitements relevant du monopole pharmaceutique. Le procès s'est ouvert en l'absence de deux plaignantes. «Ce procès, c'est quitte ou double» pour les victimes, a expliqué Catherine Picard, présidente de l'association de défense des victimes de sectes Unadfi. L'accusation a cité lundi comme témoin le député PCF Jean-Pierre Brard, ancien président de la mission interministérielle sur les sectes. L'avocat de deux plaignantes, Olivier Morice, a affirmé que la Scientologie avait tenté d'obtenir in extremis le retrait des plaintes moyennant de fortes sommes, mais avait essuyé un refus. Trois semaines de procès, 40 témoins «C'est un procès en hérésie», a dénoncé d'entrée la porte-parole de la Scientologie en France, Danièle Gounord, n'hésitant pas à parler d'«acharnement» contre une religion trop «nouvelle» pour être acceptée par tous. Les avocats de la défense ont ensuite livré une petite bataille procédurale en demandant l'irrecevabilité d'une des parties civiles, l'Unadfi. Me Alexis Gublin a ainsi plaidé que l'association ne répondait à aucune des conditions fixées par le code de procédure pénale pour qu'elle se prévale de cette qualité. Le parquet s'est opposé à cette analyse et le tribunal a joint l'incident au fond : il rendra donc sa décision en même temps que son jugement. En tout, du côté de l'accusation comme du côté de la défense, une quarantaine de témoins devrait être entendus d'ici les trois prochaines semaines, le procès devant s'achever le 17 juin prochain. Le mouvement, fondé en 1954 par l'écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard, revendique 12 millions de membres dans le monde et 45.000 en France. Si l'organisation est considérée comme une religion aux Etats-Unis, elle est, depuis 1995, classée en tant que « secte » en France. En cas de condamnation, l'organisation pourrait être contrainte de dissoudre ses structures françaises : l'Association spirituelle de la Scientologie (ASES-CC - Celebrity Centre) et la SEL, sa librairie. Toutefois, une telle issue n'est pas à envisager dans l'immédiat, car si elle était prononcée, elle devrait être confirmée en appel puis en cassation. |
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Le racolage de la scientologie - Témoignage par Lech4835
J'ai été intercepté dans la rue par une jolie représentante de la scientologie: voulant m'amuser un peu j'ai accepté d'être "testé" dans un de leur centre qui n'était pas loin de mon hotel. Je précise: j'étais à l'étranger, et j'ai donné une fausse identité en tout point ; par contre j'ai par erreur donné le vrai nom de l'hotel dans lequel je résidais. L'interview a duré 2h, j'ai servi un scénario a mes interlocuteurs qui n'y ont vu que du feu : profil déprimé, vie sociale pauvre, envie de changement ect... Ils n'ont pas voulu me lâcher, j'ai eu droit à un "psy", puis plus tard un autre , vraisemblablement son supérieur. On m'a demandé plusieurs fois mon nom, mon adresse, comme dans un interrogatoire ; c'était d'ailleurs difficile de tenir mon scénario pendant tout ce temps. Mais bon j'ai bien rigolé, et je suis parti en promettant que j'irais voir le centre de SCN à Paris. Mais comme je n'avais rien accepté/signé, ces personnes voulaient absolument me revoir le lendemain. Je rentre chez, assez content du petit tour que j'avais joué, et pour moi ça allait en rester là. Pendant toute la semaine qui a suivi, 2 personnes sont passés régulièrement à mon hotel, demandant après ma (fausse) identité . Ils avaient une PHOTO de moi et interrogait discretement le personnel de l'hotel. Un soir que je revenais du travail, j'ai vu de loin un groupe devant la réception parmi lequel j'ai reconnu un de ces gentils monsieur. ils ne m'ont pas vu et j'ai attendu qu'ils partent pour entrer. J'ai eu la désagréable impression d'être suivi pendant le reste du séjour . La scientologie est une organisation , qui utilise des moyens digne de romans d'espionnage pour controler/surveiller ses adeptes, dans le but de leur soutirer leur argent. Je suis bien content de les avoir bernés.
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... j'ai envie de leur dire que la liberté de religion en France s'arrête dès qu'il y a un danger pour les gens qui en font parti. Ce danger peut être de plusieurs formes : financier, psychique, social et familial. Or votre secte réuni tous ces dangers. Vous n'êtes pas une religion et ne le serez heureusement jamais car une religion n'a pas de gourou et vous vous avez cet illuminé de Ron. Tout votre argent, si mal gagné, ne sauvera pas cette secte. Tous les acteurs (Tom CRUISE le premier) ne portent pas votre parole mais ils se ridiculisent chaque fois un peu plus. Plus personne ne prends Tom CRUISE au sérieux et sa carrière est terminée. TRAVOLTA a laisser mourrir son enfant autiste. ... Quel tableau éloquant ! Derrière la scientologie il y a la folie, la ruine et le vide si ce n'est pas la mort par manque de soins adaptés. Je vous plains de tout mon coeur d'être tombé si bas. Allez donc prêcher plus loin pour des ânes comme vous. Et arrêter de copier bêtement des textes pilotés par les têtes embrumées de vos leaders. Cela pue l'endoctrinement primaire. Vous voulez vous exprimer allez donc au tibunal puisque apparemment les scientologues présents ne sont que des souffrires ignorants de ce qu'il se passe dans votre secte, même la présidente de votre secte c'est un comble ! Si vous êtes aussi sûr de vous qu'attendez vous donc allez y ?????? Posez vous les vrais questions et fuyez. |
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John Travolta aurait des doutes sur l'efficacité de la scientologie On ne parle que de ça | John Travolta: le deuil de son fils... et de la Scientologie ? Ses amis racontent sa profonde détresse et sa colère
John Travolta promène sa douleur des nuits entières sur un buggy de golf... Il tourne en rond avec le souvenir de son fils Jett, mort en début d'année. Jusqu'à ce que le héros de Pulp Fiction sorte du cercle de la Scientologie. Pour revenir au réel? Mais un chantage pèse sur les épaules de ce père à terre... John Travolta tue ses nuits blanches avec ses armes et ses larmes, mais la douleur de la perte d'un enfant est immortelle. Et c'est cette recherche désespérée du héros de Grease pour trouver l'onguent à même d'apaiser cette brûlure de l'âme que relate un très beau recueil de témoignages réalisé par le Dailymail. Jett Travolta n'avait à peine vécu que 16 printemps lorsqu'il a rendu son dernier souffle. Une longue maladie, comme on dit. Rare, aussi: le syndrome de Kawasaki (qui touche essentiellement l'enfant et dont le pronostic est la plupart du temps cardiovasculaire). C'était en janvier. Et ce jour- là, John est mort lui aussi, un peu. Parfois, on peut se demander s'il n'a pas suivi plus loin son fils dans la tombe qu'on ne l'imagine, la douleur traversant parfois si mal la gangue de papier glacé où l'on fige les stars. Mais combien de milliards de pixels par pouce faut-il pour que suinte l'âcre parfum du malheur brut ? Car souffrir, c'est un problème de définition. Et d'expression. John Travolta, 55 ans, lui, fait comme il peut pour crier l'absence de Jett. Et vivre avec son fantome. Une présence invisible aux yeux de ses voisins qui ne voient qu'une fois la nuit tombée, l'acteur faire des ronds, à bord de la voiturette de golf où il aimait tant louvoyer avec son garçon. Jett est sans doute là, à ses côtés, lorsque John Travolta virevolte. Mais il est le seul à le voir. A Miami, lors de l'une de ses toutes premières apparitions publiques depuis le drame, c'est une bien triste figure qu'offrait John Travolta. "Pendant une minute, il est O.K., la suivante, il est en larmes", constate Denzel Washington, son compagnon de vie et de tournage: ils partageront l'affiche de L'Attaque Du Métro 123. Washington conclut: "Il est tellement gentil, tellement doux." Une douceur qui ne le prive pas d'une force nouvelle qui pourrait le conduire à un divorce douloureux. Si ce n'est violent. A savoir, sa rupture annoncée avec la Scientologie américaine. Lui qui en était l'un des plus fervents porte-parole et pourvoyeur de subsides devrait mettre fin à 34 ans de foi ébranlée par la mort de son fils Jett. Le Dailymail avance que John Travolta serait excédé par la pression imposée par quelques responsables de la secte afin de l'entraîner avec quelques autres membres de la sa famille à répondre aux questions portant sur les "influences négatives qui auraient pu contribuer à la tragédie". Le même journal rapportant que des amis de John Travolta imaginent qu'"il regrette maintenant profondément d'avoir adhéré si strictement aux recommandations de ce culte sur le traitement médical de son fils." Mais, de l'avis de certains témoins interrogés par le Dailymail, comme le spécialiste de l'Eglise de Scientologie Rick Ross, ce sera "très difficile pour John Travolta, à son niveau (dans la hiérarchie de l'Eglise, NDR), de s'extirper de la Scientologie (...) parce qu'elle détient des dossiers sur ses membres célèbres recelant des informations personnelles embarrassantes." En ce qui concerne John Travolta, un des responsables de la police interne à la secte américaine avait allégué que la "religion" de Ron Hubbard avait "soigné" (sic) John Travolta de ses tendances homosexuelles. Si tel est l'instrument de pression utilisé contre Travolta (qui aurait de quoi ruiner sa carrière ?) rien ne dit qu'il cèdera. Car il faut se méfier de celui qui n'a peut-être pas tout perdu. Mais trop pour connaître la peur. Jean-Frédéric Tronche
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Un must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué" Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.
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