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Des autorités disent non à la propagande de Narconon et veulent protéger les enfants des sectes Bordeaux: La scientologie dans le collimateur de plusieurs élus (sudouest.fr - 8 mai 2011) Parlement européen: Une quarantaine de députés européens signent une demande d'adoption d'un texte de protection des mineurs contre les sectes (18 avril - 2011) Val-de-Marne: une école scientologue, l'Institut Aubert devant la justice depuis 13 années...! (leparisien.fr - 15 mai 2011) |
LA SCIENTOLOGIE DANS LE COLLIMATEUR Par Leila-Mathilde MECHAOURI
Bordeaux: Pour la première fois, des élus se sont opposés, hier place de la Victoire, à la diffusion de tracts par l'association Non à la drogue, oui à la vie, affiliée au mouvement scientologue. Ils étaient face à face hier, place de la Victoire. D'un côté, les écharpes tricolores. De l'autre, les t-shirts bleu turquoise. Durant une heure et demie, ils se sont livré bataille. Leurs munitions: des tracts, et quelques arguments. Les t-shirts bleu turquoise, ce sont les membres de l'association Non à la drogue, oui à la vie. Les écharpes tricolores, des élus de la Ville de Bordeaux, de la Région, et des militants antisectes, avec à leur tête Fabien Robert, maire adjoint (Modem) du quartier. Sur la voie publique Hier, près de l'association antidrogue, deux stands des Témoins de Jéhovah ont investi la place de la Victoire. «À la mairie, nous n'avons pas les moyens juridiques de lutter contre les dérives sectaires», regrette Fabien Robert, maire adjoint de Bordeaux. Car c'est la préfecture qui délivre le permis de s'installer sur la voie publique. Il revient au préfet de trancher si cela peut constituer un trouble à l'ordre public. Mais s'il refuse une autorisation, le mouvement en question peut se retourner en intentant une action en justice. Malgré le contexte actuel, l'élu Fabien Robert compte proposer à Alain Juppé de signer un courrier destiné au préfet afin de trouver un moyen pour empêcher les mouvements soupçonnés de dérives sectaires de recruter de nouveaux adeptes légalement dans la rue. Derrière leur stand, les t-shirts turquoise distribuent leurs fascicules alertant sur les méfaits de la drogue. Mais, à la minute où un passant ose s'emparer du petit livret, une écharpe tricolore lui court après, un tract à la main: attention, derrière l'association Non à la drogue, oui à la vie, se cache l'Église de scientologie. «Elle me colle, elle me suit partout», se désole Françoise, bénévole de l'association. «Chacun son combat !», lui rétorque l'élue bordelaise Anne-Marie Torres. Un lien assumé L'affiliation de Non à la drogue, oui à la vie à la Scientologie est parfaitement assumée. La Scientologie, considérée comme une secte dans un rapport parlementaire de 1995, mais qui se présente comme une religion, parraine l'association antidrogue. «C'est vrai que la plupart des membres de l'association sont scientologues, mais je pense qu'il y a une confusion. On ne parle jamais de Scientologie sur nos stands», assure Samuel Bendhaiba, responsable de l'association en Aquitaine. (Note anti-scientologie: Narconon est dans les mains de la scientologie à 100% et cela devrait être dit par ceux qui en font la promotion) À première vue, les livrets distribués gratuitement ne semblent pas y faire allusion. Mais à y regarder de plus près, Ron Hubbard - le fondateur de la Scientologie - y est bien cité, en tant qu'«auteur et philanthrope». Au dos du fascicule, il est précisé que pour obtenir d'autres informations sur «les découvertes de Ron Hubbard sur la drogue», le lecteur peut contacter la mission de Scientologie de sa région. Une méthode controversée Par ailleurs, l'association soutient un programme de désintoxication très controversé, sous l'appellation Narconon. Une technique de « purification » basée là encore sur les écrits de Ron Hubbard. Elle a pour but de mettre fin à l'addiction du patient sans la moindre utilisation de médicament de substitution, qui « reviendrait à remplacer une addiction au vin rouge à une autre au vin blanc», estime Samuel Bendhaiba. Pourtant, la France a interdit les centres Narconon après le décès d'une patiente en 1984. «Cette méthode soigne sans médicament, sans médecin, pour 3.000 euros par mois, accuse Fabien Robert. Nous sommes là pour rappeler qu'en cas de problème de drogue, il faut consulter de vrais professionnels.» Le message est donc sérieux. La scène, en revanche, est parfois cocasse. Tout le monde n'est pas convaincu par la forme. Passant sur son vélo, François est dubitatif: «Quand je lis des slogans comme "la vérité sur la drogue" avec tout ce que cela peut éveiller comme fantasme, je me doute bien que cette campagne n'est pas sans arrière-pensée. Je trouve même bien que les élus soient mobilisés. Mais a-t-on vraiment besoin d'une écharpe tricolore pour donner de la crédibilité à son action ?» |
La protection des mineurs contre l’influence des sectes Proposition de résolution présentée par M. Pourgourides et plusieurs de ses collègues. La présente proposition n’a pas été examinée par l’Assemblée et n’engage que ses signataires 1. L’Assemblée parlementaire rappelle l’engagement du Conseil de l’Europe en faveur d’une politique de protection des mineurs, qui a notamment donné lieu à l’adoption de conventions sur l’adoption, le rapatriement des mineurs, le statut juridique des enfants nés hors mariage, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière de garde des enfants, l’exercice des droits des enfants, les relations personnelles concernant les enfants et la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels. 2. L’Assemblée rappelle en outre sa Recommandation 1121 (1990) relative aux droits des enfants, sa Recommandation 1551 (2002) «Construire au XXIe siècle une société avec et pour les enfants» et sa Recommandation 1778 (2007) « Enfants victimes : éradiquons toutes les formes de violence, d’exploitation et d’abus ». 3. L’Assemblée s’est dite préoccupée par l’influence que peuvent avoir les phénomènes sectaires dans sa Recommandation 1178 (1992) relative aux sectes et aux nouveaux mouvements et sa Recommandation 1412 (1999) sur les activités illégales des sectes. 4. L’Assemblée estime que les mineurs sont particulièrement exposés aux phénomènes sectaires. 5. L’influence exercée par les sectes peut être à l’origine de violations des droits de l'homme, en particulier dans le domaine de la santé, de l’éducation et du respect des libertés individuelles. Lorsqu’un enfant est soumis à une influence sectaire, ses droits fondamentaux risquent de se restreindre, tout comme son accès futur au statut de citoyen libre et éclairé. Il est particulièrement vulnérable aux mauvais traitements tant physiques que psychologiques. 6. Les mineurs embrigadés par des sectes sont souvent retirés de leur environnement familial protecteur, et leurs parents jetés dans le désarroi. 7. L’Assemblée décide par conséquent d'examiner la question de l’influence des sectes sur les mineurs au niveau européen. Signé (voir au verso)
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La longue marche de la justice sur les traces d'une école liée à la Scientologie
Après 13 années de procédure et huit juges d'instruction, la justice est en passe de clore son enquête sur l'Institut Aubert de Vincennes (Val-de-Marne), une école privée soupçonnée d'avoir appliqué des préceptes de la Scientologie à l'insu de parents d'élèves. Le parquet de Créteil a récemment requis le renvoi au tribunal de quatre des sept personnes mises en examen dans ce dossier, dont deux ex-responsables de la branche parisienne de l'Eglise de Scientologie, ouvrant ainsi la voie à l'étape finale de la procédure, l'ordonnance du juge d'instruction. Considérée en France comme une secte, la Scientologie n'a elle-même échappé aux poursuites qu'en raison de l'expiration "du délai raisonnable de jugement", affirme le substitut du procureur de Créteil, Bernard Thouvenot, dans son réquisitoire. C'est en 1998 que l'Institut Aubert, aujourd'hui fermé, attire l'attention de la justice. "Il y avait des témoignages concordants de parents d'élèves inquiets de certaines pratiques", assure-t-on dans l'entourage de Patrick Gérard, maire de Vincennes à l'époque et aujourd'hui recteur de l'académie de Paris. D'après le réquisitoire, cet établissement hors contrat dispensait depuis un an, auprès d'une cinquantaine d'élèves, des préceptes issus de la Scientologie qu'il dissimulait "soigneusement" aux parents d'élèves qui n'étaient pas adeptes du mouvement. L'un d'eux "avait été surpris d'apprendre que ses deux enfants faisaient le ménage ou que leur institutrice leur avait appris à faire passer une douleur" en appliquant la "technique du contact" inventée par Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie, écrit le procureur Thouvenot. Les enseignants, pour la plupart adeptes du mouvement, n'étaient pas titulaires des "diplômes ad hoc", selon le réquisitoire qui affirme également que la gestion de l'établissement était en réalité "contrôlée" par la branche parisienne de la Scientologie. L'Institut Aubert "appliquait des méthodes dangereuses sur le plan médical, (...) pédagogique (...) et sur le plan moral", a conclu le procureur, réclamant notamment le renvoi en correctionnelle de la dirigeante de l'établissement, Arlette Sanguinetti, pour "tromperie" et "travail dissimulé". Dans les années 1990, Mme Sanguinetti avait déjà dirigé à Paris un établissement réputé proche de la Scientologie, l'Ecole de l'éveil, qui lui avait valu une condamnation à une amende en 1997 pour s'être à tort prévalue de l'agrément de l'Education nationale. "C'est une forme de persécution religieuse contre la Scientologie. Arlette Sanguinetti est la bouc-émissaire d'une cause qui la dépasse", réplique son avocat Me Yann Streiff, jugeant le dossier de l'Institut Aubert "incomplet". "Il y a des scellés sur lesquels se fonde l'accusation et que nous n'avons jamais pu consulter", expose à l'AFP l'avocat qui a contre-attaqué en déposant devant la Cour d'appel de Paris une requête en annulation. Avocat d'un autre mis en cause, Me Alexis Gublin n'a pas souhaité s'exprimer. De même, le porte-parole de l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie d'Ile-de-France (Asesif) s'est refusé à tout commentaire. "L'éducation est un terrain de prédilection des sectes mais il y a une vraie difficulté à déceler des dérives sectaires dans des écoles hors contrat", a expliqué à l'AFP Georges Fenech, patron de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Considérée comme une religion aux Etats-Unis, la Scientologie revendique 45.000 adeptes dans l'Hexagone. Dans une procédure distincte, sa branche parisienne doit être rejugée à la fin de l'année à Paris pour escroquerie en bande organisée. |
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Exposing Scientology through streaming video Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent. |
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