La
scientologie bientôt
reconnue dans le canton
de Vaud !?

Belle
complicité
Les
autorités du canton
de Vaud ont refusé de
distribuer dans les
écoles notre plaquette
de prévention concernant
les sectes nuisibles
et les manipulations
écrasantes sous prétexte
que cela pouvait choquer
la croyance de certains
parents ... (sic)
(Selon
les indications
des autorités nous
avions pourtant
enlevé tous les
noms des mouvements
sectaires de notre
plaquette, ce qui
semblait la seule
pierre d'achoppement
...)
L'histoire
jugera l'ignorance du
principe de responsabilité
des autorités vaudoises
Les autorités du
canton de Vaud se fichent
royalement de nos pétitions
et des victimes car
à ce jour elles
n'ont encore pris aucune mesure
efficace contre cette
escroquerie MONUMENTALE
qu'est la scientologie.
Quelle
manipulation est concernée
par une telle loi ?
Mystère
Si
la scientologie veut
être reconnue comme
une religion elle
n'a plus qu'à invoquer
l'article 16 de sa Constitution
qui vient d'être modifié
pour le moins hasardeusement. En
effet, ce nouveau texte
fait appel à des éléments
subjectifs ou mal définis
(comme par exemple le
point 4 ci-dessous) qui n'empêcheront jamais
avocats
scientologues de leur
tenir tête.
Bienvenue
à l'Eglise de Vaudologie
!
Le
canton de
Vaud aurait dû définir
concrètement la manipulation
écrasante et la
différencier des autres
formes de manipulation.
Ce vide juridique va
maintenant donner la
possibilité à la scientologie
de prétendre qu'elle
se conduit comme toutes
les religions traditionnelles
et qu'elle ne manipule
personne. La scientologie
affirmera
à son habitude que chacun
est libre de partir
ou de rester en scientologie
- que toute adhésion
est libre - avec délai
de réflexion - sans
abus de confiance -
sans
publicité ni promesses
mensongères - sans
harcèlement - sans contrainte
- sans abus de pouvoir
- sans mobbing ... Aussi
il y
a fort à parier que
la scientologie en
plus de sa panégyrique
habituelle
chantera
aux autorités du canton
de Vaud son refrain
dithyrambique favori
: "Toutes les
personnes critiquant
la scientologie sont
des criminels"
... Ben voyons !
- AVDS,
27 janvier 2007
- Association
d'Aide aux Victimes
de la Dianétique
et de la Scientologie
-
Art.
16
Liberté de conscience et de croyance
Constitution
du Canton de Vaud
1. La liberté de conscience et de croyance est
garantie.
2. Toute personne a le droit de choisir librement sa
religion, ainsi que de se forger ses convictions philoso- phiques et de les
professer individuellement ou en communauté.
3. Toute personne a le droit de se joindre à la
communauté de son choix ou de la quitter.
4. Toute contrainte, abus de pouvoir ou manipulation
en matière de conscience et de croyance sont interdits.
|
«Le canton ferme les yeux sur les pratiques de la scientologie»
Après deux années d’attente, le
Conseil d’Etat répond à un ennemi juré des scientologues, lequel demandait un
meilleur contrôle. C’est la déception.
- 24Heures,
le 1 octobre 2006 par Philippe Maspoli
- [Texte
intégral]
|

Jean-Luc Barbier est déçu par la réponse du Conseil d’Etat
sur la scientologie. / BIST
|
Ancien «officier» de la secte, Jean-Luc Barbier, musicien et peintre, combat
depuis vingt ans la scientologie. En 2003, il a obtenu une victoire dans le
canton de Vaud. C'était un procès en diffamation gagné contre Suzanne
Montangero, présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne. Mais une action
politique enclenchée il y a deux ans vient de se solder par une grosse
déception.
Le responsable de l'Association d'aide aux victimes de la
dianétique et de la scientologie (AVDS), basée à Porrentruy, dénonçait des abus
médicaux et exigeait «un contrôle de la scientologie et de sa thérapie». Le 28
septembre 2004, le Grand Conseil acceptait le renvoi de sa pétition à
l'Exécutif. Jean-Luc Barbier a attendu deux ans pour obtenir une réponse qui
vient d'être communiquée aux parlementaires.
«Il est toujours possible
pour un patient de se tourner vers le médecin cantonal en dénonçant des abus
dont il aurait été l'objet», déclare le Conseil d'Etat. Donc, inutile de prendre
des mesures de contrôles renforcées à l'égard d'un mouvement dont «le caractère
parfois vindicatif» est pourtant reconnu.
Le traitement infligé à sa
pétition agace fortement Jean-Luc Barbier. «Le Conseil d'Etat vaudois ferme une
nouvelle fois les yeux sur les pratiques médicales illégales de la scientologie
et semble vouloir ignorer que des actes pseudo-médicaux sont imposés et
présentent des risques pour la santé mentale et physique de nos concitoyens»,
lance-t-il, avant d'annoncer le lancement d'une nouvelle pétition, avec collecte
de signatures.
Le Conseil d'Etat argumente. Deux rapports fédéraux
concluent «qu'on peut renoncer à toute surveillance préventive du mouvement».
Par ailleurs, «le canton n'est pas confronté à une situation où les mouvements
sectaires ou extrémistes sur le plan religieux représenteraient une
problématique particulièrement aiguë». Les scientologues, eux, réfutent la
notion d'«abus médical» à propos de leurs «thérapies». Au mois de juin, Suzanne
Montangero évoquait dans nos colonnes un «nettoyage du corps» et accusait le
responsable de l'AVDS de vouloir «fermer la scientologie».
Autant
d'affirmations qui ne convainquent pas Jean-Luc Barbier : «Lors d'un prochain
drame concernant la scientologie, le Conseil d'Etat sera tenu pour responsable.»
Il peut au moins se targuer d'une victoire judiciaire dans le Jura, où il a
obtenu la condamnation à 500 francs d'amende, pour diffamation, de deux
responsables suisses de la scientologie.
|
- Les
autorités vaudoises sont-elles complices de
la scientologie ?
-
- Le
6 juillet 2006, le Conseil d'Etat
du canton de Vaud dans sa réponse au
grand Conseil estime qu"il n'y a
pas péril en la demeure" et décide
de ne faire aucune prévention ni information
publique concernant les risques de la thérapie
de la scientologie !
- Lausanne
la scientologue !
-
- A
les lire, les autorités du canton de
Vaud semblent croire que les
victimes de manipulations écrasantes sont
capable d'évaluer elles-mêmes les risques
d'une thérapie qu'on leur impose sous la
contrainte ! Cette erreur n'est pas acceptable.
-
- Cette
décision a été prise sans aucune enquête
auprès des victimes ni la moindre expertise
médicale au sujet des méthodes thérapeutiques
de la scientologie. Les autorités du
canton de Vaud demanderaient aux aveugles de
conduire les bus de la ville de "Lausanne
la scientologue" qu'elles ne nous
surprendraient pas.
- Les
dirigeants du canton de Vaud sont-ils
complices des abus de la scientologie
?
-
- A
les lire, les autorités du canton de
Vaud semblent croire que les
victimes de manipulations écrasantes sont
capable d'évaluer elles-mêmes les risques
d'une thérapie qu'on leur impose sous la
contrainte ! Cette erreur n'est pas acceptable.
-
- L'Etat,
nos élus, ont le devoir de protéger
tous les citoyens et ne peuvent continuellement ignorer
qu'une association (entreprise ?) comme "l'Eglise
de scientologie" s'adresse essentiellement à des personnes immatures
ou affaiblies.
-
- Lors
d'un prochain drame concernant la scientologie ce
Conseil d'Etat sera tenu pour responsable.
-
- Jean-Luc
Barbier,
- président de l'AVDS, le 9 septembre
2006
-
- Canton
de Vaud : Réponse du Conseil d'Etat à
la pétition "Pour un contrôle de la
thérapie de la scientologie" (Lausanne, le 5 juillet 2006
- réponse communiquée à l'AVDS le 8 septembre
2006)
-
Que
pensez-vous de cette décision du
canton de vaud ?
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|
- CONSEIL D’ETAT
-
- Château
cantonal
- 1014
Lausanne
|
- Monsieur
- Jean-Marie Surer
- Président du Grand Conseil
- Place du Château 6
- 1014 Lausanne
|
- Lausanne, le 6 juillet 2006
- Réf. : PM/14012049
- Réponse à la
pétition
- «Pour un contrôle de la scientologie et de sa thérapie»
Monsieur le Président,
Le 28 septembre 2004, le Grand Conseil a renvoyé au
Conseil d’Etat la pétition intitulée «Pour un contrôle de la scientologie
et de sa thérapie».
Ce renvoi était fondé sur un rapport de la
Commission des pétitions qui concluait en demandant au Conseil d’Etat
«qu’il se penche sur la pratique de la scientologie», la chose
devant s’entendre essentiellement au plan médical. Ce faisant, les demandes
particulières du pétitionnaire (mise en place d’un suivi médical indépendant
pour tout nouvel adepte de la scientologie et interdiction préventive de la
scientologie) avaient de fait été écartées. A cet égard, il faut d’abord se
référer au rapport de décembre 2000 au DFJP sur la scientologie et les sectes
en Suisse, ainsi qu’au rapport de juillet 1998 sur la scientologie en Suisse
préparé à l’intention de la Commission consultative en matière de protection de
l’Etat, qui concluent tous deux qu’on peut renoncer à toute surveillance
préventive du mouvement. Rien ne justifie de se distancer de cette pratique
dans le canton de Vaud
A l’appui, au cours de l’année 2005, un groupe de
travail – dirigé par le SeCRI – a enquêté auprès de tous les services de
l’administration pour déterminer dans quelle mesure ceux-ci se trouvent
confrontés à des problématiques religieuses particulières, et notamment du type
de celle dénoncée dans la pétition ci-dessus. Les retours d’information se sont
avérés peu nombreux. Au surplus, ceux-ci portaient sur des problématiques
connues.
Le Conseil d’Etat déduit de cette démarche que le
canton n’est pas confronté à une situation où les mouvements sectaires ou
extrémistes sur le plan religieux représenteraient une problématique
particu- lièrement aiguë. Il n’en demeure pas moins que le type de cas soulevé
dans la pétition peut s’avérer intrinsèquement préoccupant.
A cet égard, le Conseil d’Etat rappelle que le
canton n’est pas dénué de moyens d’action. S’il est vrai que les victimes de
mouvements sectaires hésitent parfois à se tourner vers la justice en raison de
la difficulté que représente une telle démarche, de par sa lourdeur et de par
le caractère parfois vindicatif du mouvement mis en cause, d’autres procédures
peuvent être actionnées.
Dans le cas particulier soulevé dans la pétition – abus
de type médical – il est toujours possible pour un patient de se tourner vers
le Médecin cantonal en dénonçant des abus dont il aurait été l’objet. Dans
cette hypothèse, il y a ouverture d’enquête qui peut ensuite donner lieu à
dénonciation pénale de la part de l’administration, notamment pour pratique
illicite de la médecine. Dans une telle hypothèse, la victime n'est plus
personnellement et directement mise en cause dans la procédure judiciaire.
C’est donc bien dans cette perspective que les cas mis en avant dans le cadre
de la pétition doivent être traités.
Sur la base de ce qui précède, le Conseil d’Etat
estime avoir répondu à la pétition «Pour un contrôle de la scientologie
et de sa thérapie».
Veuillez agréer, Monsieur le
Président, l’expression de nos sentiments distingués.
|
AU NOM DU CONSEIL D’ETAT
|
|
LE
PRESIDENT
Pascal Broulis
|
LE
CHANCELIER
Vincent Grandjean
|
Copie
: SECRI
Que
pensez-vous de cette décision
du canton de vaud ?
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commentaires
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et soutenez la campagne
de l'AVDS
"STOP-ABUS-SCIENTOLOGIE"
- L'Association
AVDS annonce une
collecte de signatures
pour sa nouvelle
pétition
- "Stop-abus-scientologie"
-
- "Stop-abus-scientologie"
demande aux
autorités du canton de Vaud
qu'elles interdisent les
règlements de la scientologie dont
le but est de "nuire
aux ennemis
de la scientologie"
(sic).
-
- Nous
aimerions organiser
des stands "Anti-scientologie" sur les marchés
du canton de Vaud.
- L'AVDS
recherche dès
maintenant des bénévoles
et donateurs pour
soutenir son projet.
-
- FAITES
CIRCULER
LA PÉTITION DANS
VOTRE ENTOURAGE
-
- campagne-2006@anti-scientologie.ch
-
- Nous
vous remercions
de votre soutien
|
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- Votre scientologie,
c'est bon pour le canton de Vaud. Elle peut y rester !
- (Dessin Burki - texte
AVDS)
-
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-
- 24 Heures.ch
- 29 septembre 2004
- communiqué
de l'ATS
-
- Les députés vaudois ont
transmis au Conseil d’Etat une pétition portant sur un "contrôle de la
scientologie et de sa thérapie". Les élus ont ainsi suivi la commission des
pétitions par 81 voix contre 31 et 22 abstentions.
-
- Ils recommandent au
gouvernement de se pencher sur la pratique de la scientologie, notamment en ce
qui concerne l’adhésion et la liberté de démission de ses membres. Avec son
vote, le Grand Conseil estime que l’Etat a un droit de regard à titre préventif
sur l’activité de la scientologie, en vertu de la protection de l’ordre
public.
-
- Christian Polin (PRD) a relevé que les députés ont reçu une
lettre et de nombreux mails de "l’Eglise de scientologie". Celle-ci demandait à
être entendue par la commission. "Nous ne sommes pas un tribunal, le Conseil
d’Etat entendra les différentes parties intéressées s’il entend légiférer", a
ajouté Christian Polin.
-
- Rapport
concernant la pétition pour un contrôle de la thérapie
scientologue
(juin 2004)
-
|
-
-
- [Texte
intégral]
-
- La Commission des pétitions, composée de
Mmes Verena Berseth Hadeg, Jaqueline Bottlang-Pittet, Marcelle
Foretay Amy, et de MM. François Brélaz (remplaçant Jacques Chollet), Edouard
Jaquemet, Christian Polin, président, et de la soussignée Mariela
Muri-Guirales, rapporteure, s'est réunie le 20 avril 2004 à la salle 301 du
SJIC, pl. du Château 1, à Lausanne. Mme Carole Repond a assumé avec
beaucoup de compétence le PV de la séance et nous l'en remercions.
-
- Préambule
-
- Avant d'examiner la pétition, le
président s'était interrogé sur la recevabilité de la dite pétition étant donné
qu'elle a été déposée par un citoyen n'habitant pas le Canton.
-
- Suite à l'avis de droit demandé par le
secrétariat, Me Jean-Luc Schwaar, conseiller juridique au SJIC,
répond que selon l'article 31 de la Constitution cantonale : « Toute personne a
le droit, sans encourir de préjudice, d'adresser une pétition aux autorités et
de récolter des signatures à cet effet ». On constate qu'il n'y a pas
d'indication sur le lieu de domicile du pétitionnaire. Cette pétition est donc
tout à fait recevable.
-
- 1.
Description et objectif de la pétition
-
- La pétition « Pour un contrôle de la
scientologie et de sa thérapie » adressée au Grand Conseil par le président de
l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie AVDS,
avec siège à Porrentruy, le 20 janvier 2004, a été appuyée par deux
témoignages, ainsi que par deux textes écrits et plusieurs documents tirés de
publications du fondateur de l'organisation, ainsi que par des études critiques
publiées par différentes universités, revues ou journaux, que ce soit aux Etats-Unis,
en Allemagne ou en France.
-
- Dans le premier texte adressé à notre
Parlement, l'association d'aide aux victimes de la dianétique et de la
scientologie, AVDS, représentée par son président, demande aux autorités de
prendre toutes les mesures nécessaires afin de mettre un terme à ce qui est présenté
comme les continuels abus de la scientologie.
-
- Le 20 avril, lors de la réunion de la
commission, les pétitionnaires nous communiquaient le résultat de leurs
dernières réflexions communiquées par écrit à la commission. Ils reformulent
les objectifs et expriment leurs souhaits de « voir nos autorités, selon
le principe de précaution, prendre toutes les mesures nécessaires afin de
protéger les citoyens, victimes de techniques manipulatoires écrasantes de la
part de « l'église de scientologie » dans le Canton de Vaud ».
-
- L'AVDS utilise comme référence l'article
50 al. 2 de l'ancienne Constitution fédérale qui dispose :
-
- « Les cantons et la Confédération peuvent prendre les mesures
nécessaires pour le maintien de l'ordre public et de la paix entre les membres
des diverses communautés religieuses, ainsi que contre les empiétements sur les
droits des citoyens et de l'Etat ».
-
- L'AVDS s'appuie sur le fait que de «
nombreuses personnes s'adressant à leur association ne peuvent engager de
procès, soit par honte d'avoir été piégées, soit parce qu'elles ont été
maltraitées et ne veulent souffrir davantage ; également surtout, à cause des
longues procédures face à une « association de scientologie »
procédurière, Et aussi, bien souvent parce qu'elles ne connaissent pas l'ensemble
des méandres et règlements de la scientologie pour pouvoir éclairer la justice.
D'après les travaux de plusieurs juristes suisses effectués en collaboration
avec l'association, il est à ce jour patent que la loi est inadaptée à la
problématique sectaire et à ses victimes.
-
- Par exemple, pour ce qui est de
l'escroquerie ou de l'escroquerie en bande organisée, il est bien difficile de
prouver que les scientologues, ou même un quelconque scientologue, a agi pour
son profit personnel. Comment un vendeur scientologue convaincu et de bonne
foi, pourrait-il être condamné à cause de ses arguments de vente ? Autre
exemple concernant la contrainte : il faut savoir qu'en scientologie les
adeptes changent fréquemment de poste, et doivent se rendre dans différents centres
de scientologie en Suisse ou à l'étranger pour suivre une progression dans le
mouvement. Par conséquent, il est totalement impossible pour un juge de
déterminer la part de responsabilité du moindre inculpé. »
-
- 2. Personnes auditionnées
-
- Le chef du Service de justice, de
l'intérieur et des cultes (SJIC) M. Eric Golaz représentant le Département des
institutions et des relations extérieures, M. Daniel Laufer, médecin cantonal
représentant le Département de la santé et de l'action sociale, et l'AVDS, représentée
par son président-fondateur, accompagné par une ex-adepte « victime » et membre
de l'association.
-
- 3.
Réflexion et déclarations des représentants des deux départements et des
pétitionnaires
-
- 3.1
Pour le chef du SJIC, la
scientologie cherche à se faire reconnaître comme religion dans tous les pays.
Il constate qu'elle provoque de grands débats, en particulier en France.
S'agissant du Service de justice, de l'intérieur et des cultes, il n'a
connaissance d'aucune demande de reconnaissance de la part de la scientologie,
en application de la nouvelle Constitution, ce qui signifie que, pour le DIRE,
il n'y a aucune relation avec la scientologie vu sous l'angle de la religion.
-
- Dans le canton, les Eglises sont
exonérées fiscalement. Il conviendra donc de vérifier sur quel registre cette
organisation est traitée, ceci tout en sachant que les adeptes de la
scientologie doivent participer activement à son financement. Il semblerait que
l'organisation dispose de moyens économiques importants.
-
- Selon le représentant du DIRE, la
pétition ne porte pas sur la question des relations officielles entre l'Etat et
la scientologie, mais sur des questions éthiques, sur l'exercice de pratiques
médicales, et sur l'exercice de pressions psychologiques sur les membres. Ces
derniers actes, qui seraient pénalement répréhensibles et qui pourraient être
traités par la justice, nécessitent des dénonciations pénales avec des cas
précis, des témoins et des preuves à l'appui, pour être instruites et éviter
d'aboutir à un non-lieu.
-
- 3.2. Le Dr Laufer, représentant du DSAS,
relève deux volets principaux de la scientologie. Le premier est la création
d'une commission internationale CCD, affiliée à la scientologie, et dont le but
est de lutter contre les abus de la médecine, en particulier contre la
psychiatrie, cette commission s'est faite connaître particulièrement par sa
lutte contre les traitements médicamenteux des affections psychiatriques. Selon
le Dr Laufer, dans ce domaine, la scientologie exerce une sorte de prise en
charge sous forme de thérapie et du point de vue purement médical, il n'y a
rien qui pénalement soit poursuivable. Selon le médecin cantonal, on ne peut
poursuivre personne, que s'il agit dans un but d'enrichissement ou s'il exerce
des pratiques de nature dangereuse. Selon la jurisprudence, le Service de santé
publique n'intervient que sur plainte et, en l'état, il n'y a pas eu de demande à ce sujet.
-
- L'autre volet, c'est « Narconon », qui
s'occupe du traitement des malades de la toxicomanie et qui a plutôt une
clientèle internationale, mais qui ne bénéficie plus de subventions de l'Etat,
ni d'aucun contrôle spécifique du Service de santé publique.
-
- 3.3
Le président-fondateur
de l'AVDS, accompagné d'une ex-adepte «victime» de la scientologie,
agissant au nom de 45 membres de l'association, explique les raisons qui l'ont
motivé à adresser la pétition au Parlement vaudois et par la suite au Grand
Conseil zurichois :
-
- a) les principaux centres de
la scientologie se trouvent à Lausanne et à Zürich ;
- b) depuis 10 ans, la situation
ne s'est pas améliorée.
-
- Selon le pétitionnaire, la scientologie
est basée sur un système codifié de justice, à savoir « L'éthique de la
scientologie », qui est transmis par les officiers d'éthique, fonction peu
accessible. On peut lire entre autres dans les textes d'éthique que c'est un
acte criminel que de quitter publiquement la scientologie, et que les membres
ont le devoir d'attaquer ses ennemis (de la scientologie). Chaque nouvel
arrivant en scientologie est soumis à un certain nombre de mesures de culpabilisation,
de déstabilisation, d'isolement, de purification et d'ingurgitation de fortes
doses de niacine et de vitamines.
-
- Le pétitionnaire a fait partie de la
scientologie. Il a passé 10 ans dans ce milieu, de 1979 à 1989, en tant que
client et non pas employé. Selon lui, aussitôt qu'il a demandé le remboursement
des montants remis à. l'organisation (la scientologie s'engage à rembourser les
montants payés par les adeptes s'ils désirent la quitter), les attaques ont
commencé.
-
- Le pétitionnaire rend les membres de la
commission attentifs au fait que les scientologues peuvent diffuser leur
thérapie sans être inquiétés - vente dans la rue, par correspondance et donner
des cours tout en respectant les règles des écoles privées et des activités
paramédicales. La scientologie délivre aussi une formation dite de «
thérapeutes psychiatres », utilisant l'hypnose et une thérapie de fortes doses
de vitamines et de niacine, cela sans compétences avérées dans le domaine
médical ou pédagogique.
-
- Le deuxième témoin est une ex adepte de
la scientologie, de 1987 à 1993. Elle y est entrée dans une période de
difficultés. Selon elle : un jour, à la place de la Riponne, une gentille dame
qui vendait des livres l'a invitée à entrer à l'intérieur de la tente. Cette
personne a pu connaître en peu de minutes sa situation familiale,
professionnelle et financière. En sortant, elle avait même signé une lettre de
change pour acheter le livre sur la dianétique. Deux semaines après, elle s'est
rendue à une conférence où il ne fallait faire aucun bruit. Elle avait trouvé
cette ambiance formidable pour se détendre. Elle a suivi un premier cours, qui
était payant. Elle se sentait mieux. Lorsque plus tard, elle a cessé de
participer à ces séances, un jour, un scientologue l'attendait à la sortie de son
travail. Elle a été psychiquement contrainte de prendre des cours qu'elle a
payés. Elle se coupait de son milieu petit à petit. Selon elle, très vite, on
est isolé des autres. En tout, elle a versé près de Fr. 100'000.—.
-
- Selon les témoins « il est difficile de
dire non, car on se trouve en milieu surprotégé, les personnes sont isolées par
toutes sortes de processus pervers. Si la personne n'obéit pas, elle doit faire
une audition qui a, comme but final, de l'amener à respecter les règles. La
plus grande partie de cet argent part aux Etats-Unis ».
-
- 4. Délibérations
-
- Les membres de la Commission de
pétitions, après avoir pris connaissance du contenu des textes des
pétitionnaires et avoir entendu les représentants
des deux départements concernés et des deux représentants de l'association
pétitionnaire, se sont posé une série de questions sur la définition, les
agissements et la recevabilité de la pétition et font les réflexions suivantes
:
-
- La scientologie, fondée en 1953 aux Etats-Unis par l'auteur de science-fiction
Lafayette Ronald Hubbard (1911-1986), la « Church of Scientology », est une
organisation internationale ayant son siège aux USA et opérant dans le monde
entier. Elle se définit comme la science du savoir. Une philosophie religieuse
appliquée et une technique qui résout les problèmes de l'esprit, de la vie et
de la pensée. La vente des techniques d'organisation et d'administration, des
études de la personnalité ainsi que l'application de programmes de
désintoxication, entre autres, font partie de ses activités.
-
- La question de savoir si la scientologie est une religion, une Eglise ou
une secte est posée, mais la commission a délibérément évité de se prononcer
sur ce point, cette catégorisation ne lui apparaissant pas pertinente en
l'état.
-
- Il demeure en revanche que l'application de méthodes manipulatoires au
sein de l'organisation a été également relevée au sein de la commission. Ceci
explique l'éloignement des adeptes de leur propre famille et les contraintes
psychologiques.
-
- Les méthodes pourraient être condamnables du point de vue éthique et
juridique. Mais les adeptes qui arrivent à en sortir sont rapidement pris par
la peur et l'impuissance, vu l'habileté de l'organisation qui n'hésite pas à
utiliser le maximum de moyens de communication et l'arsenal juridique à
disposition.
-
- Un des membres de la commission, ayant répondu à l'invitation à la
journée portes ouvertes de «Narconon », a relevé le côté chaleureux de
l'accueil et l'importance que la scientologie se sente surveillée par l'Etat.
-
- Au niveau cantonal, la scientologie n'est pas considérée comme une
religion. La commission ayant décidé de se renseigner auprès de
l'Administration cantonale des impôts, celle-ci lui a communiqué que «la
scientologie n'a pas de lien avec l'une ou l'autre église et n'a, dès lors,
aucun statut ecclésial».
-
- 5. Conclusion
-
- Compte tenu de ce qui précède, et étant
donné que la scientologie est une association qui déploie ses activités dans le
canton, la commission a estimé que l'Etat a un droit de regard à titre
préventif sur son activité, en vertu de la protection de l'ordre public.
-
- La première demande du pétitionnaire est
que le monde politique prenne des mesures pour mettre en place un suivi médical
indépendant pour tout nouvel adepte de la scientologie et que le Gouvernement
interdise par mesure de précaution la scientologie. Ces deux exigences posent
la question de la liberté individuelle et de la libre entreprise. Elles
apparaissent irrecevables à la commission, étant l'une et l'autre
disproportionnées. Par contre, la demande exprimée par les pétitionnaires pour
que le Conseil d'Etat crée un groupe de réflexion et d'étude qui examine la
pratique actuelle de la scientologie et qui tranche pour savoir si celle-ci est
contraire à la protection de l'ordre public, apparaît recevable à la
commission, vu que l'audition des pétitionnaires a rendu cette hypothèse des
plus plausibles.
-
- Pour
plusieurs membres de la commission, il est nécessaire de vérifier sans trancher
sur la nature religieuse ou pas de la scientologie, que les pratiques actuelles
de la scientologie ne contreviennent pas à
l'art 15 al. 4 de la Constitution fédérale qui traite de la «Liberté de
conscience et croyance fédérale qui dit : Nul ne peut être contraint d'adhérer à une communauté religieuse ou d'y
appartenir, d'accomplir un acte religieux ou de suivre un enseignement
religieux».
-
- En vote final et à l'unanimité de ses
membres, la commission décide donc de renvoyer cette pétition au Conseil d'Etat
pour qu'il se penche sur la pratique de la scientologie et vous prie de faire
de même.
-
- Lausanne, juin 2004
-
- La
rapporteure :
- (Signé)
Mariela Muri-Guirales
-
- PS.- Le nom du pétitionnaire et de l'ex-adepte
de la scientologie, ne sont volontairement pas mentionnés dans le présent
rapport, mais sont à la disposition des députés.
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- Transmis par la MIVILUDES , 21
septembre 2004 par Henri Tincq
- [Texte intégral]
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- 12ème législature
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- Question N° : 46788 de M. Vuilque Philippe (
Socialiste - Ardennes ) QE
- Ministère interrogé : relations du travail
- Ministère attributaire : relations du travail
- Question publiée au JO le
: 21/09/2004 page : 7255
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- Rubrique : travail
- Tête d'analyse : travail
dissimulé
- Analyse : lutte et prévention. mouvements sectaires
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- Texte de
la QUESTION : M. Philippe Vuilque souhaite attirer l'attention de M. le ministre
délégué aux relations du travail sur le travail dissimulé au sein des mouvements
sectaires. Il note que de nombreux groupes considérés comme des « sectes » par
le rapport de la commission d'enquête parlementaire de 1995 bénéficient du
travail de personnes qui n'y sont pas salariées. Celles-ci semblent pourtant
connaître un lien de subordination avec « l'employeur ». C'est le cas par
exemple au sein de l'Eglise de scientologie de Paris. Il lui demande pourquoi
les services de la DILTI ne pratiquent pas de contrôles de ces organismes pour
vérifier que les règles du droit du travail y sont respectées.
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- 12ème
législature
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- Question N° : 46856 de M. Bacquet Jean-Paul ( Socialiste
- Puy-de-Dôme ) QE
- Ministère interrogé : Premier ministre
- Ministère
attributaire : Premier ministre
- Question publiée au JO le : 21/09/2004 page
: 7210
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- Rubrique : État
- Tête d'analyse : gouvernement
- Analyse : ministre.
réception de Tom Cruise. opportunité
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- Texte de la QUESTION : M. Jean-Paul
Bacquet souhaite attirer l'attention de M. le Premier ministre sur l'émoi
suscité par la rencontre entre M. Sarkozy et M. Tom Cruise. «Difficile à
définir, peu aisé à mesurer, impossible à saisir dans sa globalité, le phénomène
sectaire n'en constitue pas moins une réalité tangible du monde
contemporain[...] l'État ne peut, à l'évidence, laisser se développer en son
sein ce qui, à beaucoup d'égards, s'apparente à un véritable fléau. Rester
passif serait, en effet, non seulement irresponsable à l'égard des personnes
touchées ou susceptibles de l'être, mais dangereux pour les principes
démocratiques sur lesquels est fondée notre République
....
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- Nous ne nous sentons
pas en France menacés par une tragédie du type Waco, voire un attentat du genre
de celui perpétré par la secte Aoum dans le métro de Tokyo, mais les germes de
tels drames existent sur notre territoire et la prévention s'impose », tels
sont, M. le Premier ministre, quelques éléments de la conclusion du rapport fait
au nom de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, lequel a
clairement établi, selon l'évaluation fournie par les renseignements généraux,
l'Eglise de scientologie de Paris comme mouvement sectaire, objet de plusieurs
procédures judiciaires en France. L'actualité récente nous a appris que M.
Nicolas Sarkozy, ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et de
l'industrie, ancien ministre de l'intérieur en charge des cultes, avait
rencontré M. Tom Cruise et qu'ils avaient « parlé de politique internationale,
des élections américaines et françaises, etc.».
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- Certes, M. Tom Cruise est un
acteur incontestable du cinéma américain, mais il est aussi une figure
emblématique de l'Eglise de scientologie. Aussi, il est légitime de s'étonner
qu'une telle rencontre ait été organisée, de façon d'ailleurs très médiatique,
et ce d'autant plus que cette rencontre a eu lieu dans une période tragique pour
notre pays, où les fondements de notre République, basés sur les valeurs de la
laïcité, ont été attaqués et ont été l'objet d'un odieux et terrible chantage.
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- La recherche effrénée d'une promotion médiatique tous azimuts de la part d'un
ministre en exercice, qui aspire de plus à d'autres responsabilités politiques,
ne saurait justifier une telle rencontre avec un représentant du monde sectaire,
bien connu pour son prosélytisme. Nous ne pouvons oublier combien le mouvement
sectaire, et en partie l'Eglise de scientologie, sont à l'origine de drames
humains. Quelles que soient les raisons de cet entretien, il ne peut que semer
un grand trouble et un profond doute quant à ses motivations réelles. Aussi,
s'associant à l'indignation des associations de défense des familles contre les
sectes, il lui demande de garder la plus grande vigilance pour que, à l'avenir,
les principes de laïcité et de liberté de conscience auxquels tout républicain
est attaché ne se trouvent pas bafoués de façon irresponsable par un
représentant de son gouvernement.
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- 12ème
législature
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- Question N° : 47125 de Mme Royal Ségolène ( Socialiste -
Deux-Sèvres ) QE
- Ministère interrogé : économie
- Ministère attributaire :
économie
- Question publiée au JO le : 21/09/2004 page : 7234
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- Rubrique : État
- Tête d'analyse : gouvernement
- Analyse : ministre.
réception de Tom Cruise. opportunité
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- Texte de la QUESTION : Mme Ségolène
Royal interroge le M. le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances
et de l'industrie sur la promotion de l'église de scientologie et la lutte
contre les sectes. La scientologie, considérée comme une secte en France, a déjà
vu plusieurs de ses membres faire l'objet de condamnations. M. Cruise en est la
vitrine officielle et internationale. La rencontre de l'acteur américain avec le
ministre des finances le 30 août dernier, et sa surmédiatisation orchestrée par
le ministre lui-même, pose la question du devoir de réserve vis-à-vis de cette
secte. En dehors de la couverture médiatique liée à sa mise en scène, elle lui
demande quelle utilité un ministre des finances peut trouver à cette entrevue.

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