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Belle complicité Les autorités du canton de Vaud ont refusé de distribuer dans les écoles notre plaquette de prévention concernant les sectes nuisibles et les manipulations écrasantes sous prétexte que cela pouvait choquer la croyance de certains parents... (sic) (Selon les indications des autorités nous avions pourtant enlevé tous les noms des mouvements sectaires de notre plaquette, ce qui semblait la seule pierre d'achoppement ...) Les autorités du canton de Vaud se fichent royalement de nos pétitions et des victimes car à ce jour elles n'ont encore pris aucune mesure efficace contre cette escroquerie MONUMENTALE qu'est la scientologie. Quelle manipulation est concernée par une telle loi ? Mystère Si la scientologie veut être reconnue comme une religion elle n'a plus qu'à invoquer l'article 16 de sa Constitution qui vient d'être modifié pour le moins hasardeusement. En effet, ce nouveau texte fait appel à des éléments subjectifs ou mal définis (comme par exemple le point 4 ci-dessous) qui n'empêcheront jamais avocats scientologues de leur tenir tête. Bienvenue à l'Eglise de Vaudologie ! Le canton de Vaud aurait dû définir concrètement la manipulation écrasante et la différencier des autres formes de mani- pulation. Ce vide juridique va maintenant donner la possibilité à la scientologie de prétendre qu'elle se conduit comme toutes les religions traditionnelles et qu'elle ne manipule personne. La scientologie affirmera à son habitude que chacun est libre de partir ou de rester en scientologie - que toute adhésion est libre - avec délai de réflexion - sans abus de confiance - sans publicité ni promesses mensongères - sans harcèlement - sans contrainte - sans abus de pouvoir - sans mobbing ... Aussi il y a fort à parier que la scientologie en plus de sa panégyrique habituelle chantera aux autorités du canton de Vaud son refrain dithyrambique favori: "Toutes les personnes critiquant la scientologie sont des criminels"... Ben voyons !
Art. 16 Liberté de conscience et de croyanceConstitution du Canton de Vaud 1. La liberté de conscience et de croyance est garantie. 2. Toute personne a le droit de choisir librement sa religion, ainsi que de se forger ses convictions philoso- phiques et de les professer individuellement ou en communauté. 3. Toute personne a le droit de se joindre à la communauté de son choix ou de la quitter. 4. Toute contrainte, abus de pouvoir ou manipulation en matière de conscience et de croyance sont interdits. |
| PÉTITION
Ancien «officier» de la secte, Jean-Luc Barbier, musicien et peintre, combat
depuis vingt ans la scientologie. En 2003, il a obtenu une victoire dans le
canton de Vaud. C'était un procès en diffamation gagné contre Suzanne
Montangero, prési- dente de l'Eglise de scientologie de Lausanne. Mais une action
politique enclenchée il y a deux ans vient de se solder par une grosse
déception. Le responsable de l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS), basée à Porrentruy, dénonçait des abus médicaux et exigeait «un contrôle de la scientologie et de sa thérapie». Le 28 septembre 2004, le Grand Conseil acceptait le renvoi de sa pétition à l'Exécutif. Jean-Luc Barbier a attendu deux ans pour obtenir une réponse qui vient d'être communiquée aux parlementaires. «Il est toujours possible pour un patient de se tourner vers le médecin cantonal en dénonçant des abus dont il aurait été l'objet», déclare le Conseil d'Etat. Donc, inutile de prendre des mesures de contrôles renforcées à l'égard d'un mouvement dont «le caractère parfois vindicatif» est pourtant reconnu. Le traitement infligé à sa pétition agace fortement Jean-Luc Barbier. «Le Conseil d'Etat vaudois ferme une nouvelle fois les yeux sur les pratiques médicales illégales de la scientologie et semble vouloir ignorer que des actes pseudo-médicaux sont imposés et présentent des risques pour la santé mentale et physique de nos concitoyens», lance-t-il, avant d'annoncer le lancement d'une nouvelle pétition, avec collecte de signatures. Le Conseil d'Etat argumente. Deux rapports fédéraux concluent «qu'on peut renoncer à toute surveillance préventive du mouvement». Par ailleurs, «le canton n'est pas confronté à une situation où les mouvements sectaires ou extrémistes sur le plan religieux représenteraient une problématique particulièrement aiguë». Les scientologues, eux, réfutent la notion d'«abus médical» à propos de leurs «thérapies». Au mois de juin, Suzanne Montangero évoquait dans nos colonnes un «nettoyage du corps» et accusait le responsable de l'AVDS de vouloir «fermer la scientologie». Autant d'affirmations qui ne convainquent pas Jean-Luc Barbier: «Lors d'un prochain drame concernant la scientologie, le Conseil d'Etat sera tenu pour responsable.» Il peut au moins se targuer d'une victoire judiciaire dans le Jura, où il a obtenu la condamnation à 500 francs d'amende, pour diffamation, de deux responsables suisses de la scientologie. |
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Monsieur le Président, Le 28 septembre 2004, le Grand Conseil a renvoyé au
Conseil d'Etat la pétition intitulée «Pour un contrôle de la scientologie
et de sa thérapie».
Ce renvoi était fondé sur un rapport de la Commission des pétitions qui concluait en demandant au Conseil d'Etat «qu'il se penche sur la pratique de la scientologie», la chose devant s'entendre essentiellement au plan médical. Ce faisant, les demandes particulières du pétitionnaire (mise en place d'un suivi médical indépendant pour tout nouvel adepte de la scientologie et interdiction préventive de la scientologie) avaient de fait été écartées. A cet égard, il faut d'abord se référer au rapport de décembre 2000 au DFJP sur la scientologie et les sectes en Suisse, ainsi qu'au rapport de juillet 1998 sur la scientologie en Suisse préparé à l'intention de la Commission consultative en matière de protection de l'Etat, qui concluent tous deux qu'on peut renoncer à toute surveillance préventive du mouvement. Rien ne justifie de se distancer de cette pratique dans le canton de Vaud A l'appui, au cours de l'année 2005, un groupe de travail - dirigé par le SeCRI - a enquêté auprès de tous les services de l'administration pour déterminer dans quelle mesure ceux-ci se trouvent confrontés à des problématiques religieuses parti- culières, et notamment du type de celle dénoncée dans la pétition ci-dessus. Les retours d'information se sont avérés peu nombreux. Au surplus, ceux-ci portaient sur des problématiques connues. Le Conseil d'Etat déduit de cette démarche que le canton n'est pas confronté à une situation où les mouvements sectai- res ou extrémistes sur le plan religieux représenteraient une problématique particulièrement aiguë. Il n'en demeure pas moins que le type de cas soulevé dans la pétition peut s'avérer intrinsèquement préoccupant. A cet égard, le Conseil d'Etat rappelle que le canton n'est pas dénué de moyens d'action. S'il est vrai que les victimes de mouvements sectaires hésitent parfois à se tourner vers la justice en raison de la difficulté que représente une telle démarche, de par sa lourdeur et de par le caractère parfois vindicatif du mouvement mis en cause, d'autres procédures peuvent être actionnées. Dans le cas particulier soulevé dans la pétition - abus de type médical - il est toujours possible pour un patient de se tourner vers le Médecin cantonal en dénonçant des abus dont il aurait été l'objet. Dans cette hypothèse, il y a ouverture d'enquête qui peut ensuite donner lieu à dénonciation pénale de la part de l'administration, notamment pour pratique illicite de la médecine. Dans une telle hypothèse, la victime n'est plus personnellement et directement mise en cause dans la procédure judiciaire. C'est donc bien dans cette perspective que les cas mis en avant dans le cadre de la pétition doivent être traités. Sur la base de ce qui précède, le Conseil d'Etat estime avoir répondu à la pétition «Pour un contrôle de la scientologie et de sa thérapie». Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments distingués.
Copie: SECRI
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