LA SCIENTOLOGIE EN SUISSE
 

Articles de presse concernant la scientologie en Suisse
 
2006
 
Déposition en justice/Témoignage: "La scientologie a l'habitude surveiller et de dénigrer ses opposants" (Tribunal de Porrentruy - 29 novembre 2006)
 
Harcèlement judiciaire contre le président de l'association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS) (anti-scientologie - 9 décembre 2006)
 
Analyse des principaux éléments manipulateurs d'un courrier scientologue (anti-scientologie - 7 décembre 2006)
 
Jurg Stettler le grand patron de l'Eglise de scientologie suisse et son avocate scientologue ont été condamnés pour avoir diffamé le président de l'AVDS (Association d'aide aux victimes de la scientologie) (Tribunal de Porrentruy - 4 septembre 2006)

Une nouvelle plainte a été déposée contre la scientologie pour diffamation (Le Gravis - 8 septembre 2006)

La pétition "pour un contrôle de la thérapie de scientologie " obtient une réponse de normand ! (Réponse communiquée à l'AVDS le 8 septembre 2006, soit deux ans après le délai légal et juste avant les élections de cet automne 2006! Les électeurs du canton de Vaud apprécieront le manque de courage de leurs élus...)

Participez et soutenez la campagne de l'AVDS: "STOP-ABUS-SCIENTOLOGIE"

La scientologie retire sa plainte contre le président de l'AVDS, Jean-Luc Barbier (Tribunal Porrentruy - 29 mai 2006)

Pétition "Pour un contrôle de la thérapie de la scientologie" : Le Conseil d'État du canton de Vaud donnera sa réponse en mai 2006 (Anti-scientologie - 14 avril 2006)

Que fera le Conseiller d'Etat vaudois Jean-Claude Mermoud (UDC) en charge du dossier ? (Le Gravis - 14 avril 2006)

DIRE: Un département au don de voyance ! (Le Gravis - 14 avril 2006)

Les danger de la thérapie de la scientologie (Le Gravis - 14 avril 2006)

Texte de la pétition "Pour un contrôle de la thérapie de la scientologie" (AVDS - septembre 2004)

Le Parlement vaudois dit oui au contrôle de la scientologie (24Heures - 29 septembre 2004)

Ce que devraient savoir nos autorités:

  Témoignages vidéo de victimes de la scientologie

  Témoignages de victimes suisses de la scientologie

  Les nombreuses condamnations de la Scientologie en Suisse et dans le monde

Quelle politique mettre en place face aux dérives sectaires:

Rencontre avec le professeur Louis-Léon Cristians de l'Université Catholique de Louvain (6 avril 2006)

Remarques d'anti-scientologie:

Les limites de la lutte contre les dérives sectaires en Suisse (Anti-scientologie - 14 avril 2006)

A Fribourg les scientologues se cachent dans un hôtel pour happer de nouvelles victimes (Laliberte.ch - 11.01.06)

disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2006
 
2005
Vidéo 1 English version (Real player):
«Tom Cruise coincé dans le placard» feat. Ron Hubbard réincarné
Une vidéo hilarante sur les méthodes de la scientologie et sesniveaux secrets OT.
Vidéo satirique présentant l'initiation suprême de la scientologie et ses méthodes de manipulation
(Southparkstudios.com - novembre 2005)
Vidéo 2 avec sous titrage en français:
La vidéo «Trapped in the closet» avec sous titrage en français (Suivre les 3 étapes indiquées)
Sous-titrages (format .srt) et vidéo (fichier .wmv)
à télécharger chez nos amis d'info-sectes (www.info-sectes.ch)
 
Zurich: Les ex-scientologues à Zurich ont peur de représailles (18 mars 2005)
 
Pétition de l'AVDS pour l'interdiction des stands de scientologie: Le parlement jurassien rejette la pétition , elle était mal formulée (23 février 2005)
 
La scientologie condamnée devant le Parlement jurassien: elle ne pourra plus tenir le moindre stand dans la capitale jurassienne  (23 février 2005)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2005 (dossier vide)
 
2004
 
Témoignage: La scientologie, son racisme et ses méthodes de vente abusives (décembre 2004)
 
Témoignage: Méthode de dessin-peinture Aimé Venel et infiltration de la scientologie (novembre 2004)
 
IAS: Liste des membres de l'IAS (International Association of Scientologist) (Novembre 2004)
 
Télévision suisse romande: Scientologie en ligne de mire (29 septembre 2004)
 
Vaud: Le Parlement dit oui à la pétition pour un contrôle de la thérapie scientologue (29 septembre 2004)
 
Vaud: Rapport de la commission des pétitions (juin 2004)
 
La Chaux-de-Fonds: La scientologie menace une partie de la population (29 juin 2004)
 
Jura: Nouvelles attaques contre le président de l'AVDS (septembre 2004)
 
Fribourg:Une émanation de la scientologie à Fribourg-Centre (24 septembre 2004)
 
Fribourg: Le CCHR met en danger les personnes malade (24 septembre 2004)
 
Jura: Plainte de la scientologie contre le président de l'AVDS classée (avril 2004)
 
Genève: Le recteur de l'université abusé par la secte Falun Gong (avril 2004)
 
Polémique: Nicolas Sarkozy critiqué pour avoir reçu Tom Cruise (3 septembre 2004)
 
Captation de prestige: Dieu et les stars (19 juin 2004)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2004
 
2003
 
Droit pénal: La scientologie hors la loi (décembre 2003)
 
Zurich: Les écoliers zurichois pour cible (novembre 2003)
 
Lucerne: Pas d'autorisation pour une école privée de Littau (août 2003)
 
Lausanne: 15 jours de prison pour la présidente de la scientologie (juin 2003)
 
Lausanne: Coup dur pour les scientologues (mai 2003)
 
Lausanne: En tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple (mai 2003)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
2002
 
Valais: La scientologie arrive sous couvert des droits de l'Homme (janvier 2002)
 
Tribunal fédéral: Scientologues et Moon déboutés. Informer sur les sectes et leurs abus est Å“uvre d'utilité publique (février 2002)
 
Lausanne: La présidente de la scientologie évite la prison (mai 2002)
 
Genève: Les scientologues écrivent à tous les enseignants genevois (juin 2002)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
2001
 
Montreux: le groupe de swing «The Jive Aces» roule pour la scientologie  (juillet 2001)
 
Lausanne: La justice approuve Lausanne qui limite la propagande scientologue (juillet 2001)
 
Zurich: Plainte sans fondement contre la presse (mars 2001)
 
Procès de l'OTS: Les ambiguïté de la notion de manipulation mentale (avril 2001)
 
Genève: Un médecin acquitté (janvier 2001)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
2000
 
Rapport 2000: Département fédéral de justice et police (décembre 2000)
 
Conclusions et recommandations du rapport 2000 concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Bâle-Ville: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Zurich-ville: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Zurich-canton: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Lausanne: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Lucerne : Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Analyse de l'UNADFI: Peu de mesures sont prises en Suisse contre les sectes (mai 2000)
 
Genève: L'ombre de la scientologie plane sur le procès d'un médecin (mai 2000)
 
Lausanne: peine confirmée contre la présidente de scientologie (mars 2000)
 
Lausanne: la présidente condamnée à 10 jours de prison (janvier 2000)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
1999
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1998-1999
 
1998
Nouvelle pétition du GPFI acceptée
"Droits des victimes" (octobre 98)
 
Rejet d'une proposition de loi pour les associations (octobre 98)
 
Quelles règles pour les associations ?
 
Proposition d'une obligation d'inscription au Registre du commerce
 
Retrait de cerésolution proposée par le Conseil d'Etat
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1998-1999
 

1997
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1995-1997
 
1996
 
Düsseldorf: Selon un rapport la scientologie agit de manière «totalitaire» (janvier 1996)
 
Vaud: Le pasteur Bernard Pasche à Pully nous rend attentif à ce qui caractérise une secte (1996?)
 
Interlaken: Au Congrès de criminologie on a beaucoup parlé de médiateur. Mais la voie explorer semble plutôt une meilleure information (1996?)
 
St Gall: Plainte de la scientologie contre une conférencière classée. La justice refuse le statut de religion à la scientologie (1996)
 
Vaud: Le Parlement s'inquiète à son tour des menaces du pouvoir parareligieux (mai 1996)
 
Infiltration: Au Tribunal Fédéral le juge Roland Schneider happé par une secte (31 octobre 1996)
 
Genève: Pétition du GPFI contre la scientologie acceptée (septembre 1996)
 
Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la pétition du Groupement pour la protection de la famille et des individus demandant des mesures contre la scientologie
 
Première intervention: Mme Evelyne Strubin (AdG)
 
Deuxième intervention: M. Roger Beer (Radical)
 
Troisième intervention: M. René Longet (Socialiste)
 
Quatrième intervention: M. Gérard Ramseyer, conseiller d'Etat
 
Genève: "contre-pétition" de la scientologie classée (décembre 1996)
 
Rapport de la commission des pétitions
 
Pétition de l'UNion contre l'Intolérance Religieuse (UNIR), une association scientologue
 
Audition de Me François Bellanger et de M. Bernard Pellegrini, secrétaire adjoint au DJPT
 
Le rapport du groupe d'experts genevois
 
Discussion et conclusion
 
Débat
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1995-1997
 

1995
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1995-1997
 
1994
 
Lausanne - Le geste désespéré d'un jeune qui avait peur de retourner chez les scientologues
 
WISE: Enquête du journal BILAN : Comment les scientologues infiltrent les entreprises ( juin 1994)
Le contrat type (Bilan, juin 1994)
Le gourou démasqué (Bilan, juin 1994)
Un univers de science fiction (Bilan, juin 1994)
 
Trimlines: Un réseau de santé contrôlé par les scientologues de WISE (mars 1994)
 
Trimlines: Maigrir avec un scientologue, brrr... (mars 1994)
 
Formation par des scientologues: Cours d'informatique Formatique (mars 1994)
 
Genève: Des genevois demandent l'aide de l'Etat pour les victimes de la scientologie (mars 1994)
 
 PÉTITION du GPFI CONTRE LA SCIENTOLOGIE  - GENÈVE 1994
 
Pétition organisée par M. François Lavergnat (GPFI),
soutenue par Jean-Luc Barbier (Centre Info-Sectes)
 
Pétition du GPFI contre la scientologie (18 mars 1994)
 
Rapport de la commission des pétitions à propos des mesures contre la scientologie (21 octobre 1994)
 
Audition de M. et Mme Robert-Louis Schreiner, ainsi que M. François Lavergnat M. Lavergnat préconise la création d'une commission extra-parlementaire. Il voudrait qu'il y ait reconnaissance des faits et assistance à personne en danger. M. Schreiner, quant à lui , insiste sur l'utilité d'une prévention tout public.
 
Audition de M. Paul Ranc,diacre de l'Eglise réformée du canton de Vaud Comme solution, il préconise, lui aussi, une campagne de prévention, notamment axée sur les jeunes. Il souhaite une aide de l'Etat aux victimes et des mesures décourageant les sectes de monter des escroqueries sur fond de pressions psychologiques.
 
 
Audition des représentants de l'«Association Eglise de scientologie de Genève». Mme Suzanne Montangero, Mme Françoise Conod et M. Jean-Pierre Colle Les «Eglises» sont autonomes entre elles géographiquement, mais elles paient des copyrights à la maison mère des USA. Le terme secte ne devrait pas leur être appliqué, car il qualifie actuellement des groupes malveillants. Les scientologues reprochent à la pétition de faire état de textes qui ont été annulés depuis longtemps.
 
Les médicaments vitaminés sont importés d'Allemagne ou d'Angleterre. Ils ne sont pas vendus en pharmacies et ils ne sont pas enregistré à l'OICM.
 
Genève: la scientologie n'a pas le statut d'église et ne figure pas sur la liste des associations dont les donateurs ont des exemptions fiscales
 
Audition de M. Von Niederhausern, inspecteur principal de la Sûreté M. Von Niederhausern pense qu'il serait très utile de créer une structure, qui permette aux gens de venir se confier à des personnes compétentes et discrètes, en toute sécurité.
 
Audition de M. Saurer, député Il trouve inadmissible que la scientologie s'attaque à des enfants.
 
Discussion et conclusions de la commission sous les applaudissements
 
Petit glossaire
 
La commission décide à l'unanimité de proposer au Grand Conseil le renvoi de cette pétition au Conseil d'Etat en l'invitant à:
 
1. mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour éviter tout prosélytisme et toute utilisation de données administratives à des fins de propagande et de recrutement, notamment auprès des mineurs;
 
2. favoriser une étroite collaboration entre les associations d'information et de soutien aux victimes des sectes et les départements de l'Etat de Genève;
 
3. étudier la nécessité de faire intervenir le médecin ou le pharmacien cantonal dans le contrôle de prestations médicales apportées par des sectes, notamment de la distribution de vitamines par l'Association pour une Eglise de scientologie.
Genève: Secte et santé naturelle: le Salon Solvita subit l'amalgame (novembre 1994)
 
Genève: La scientologie sur ordonnance ou les dangers d'un amalgame interdit (novembre 1994)
 
Genève: La Scientologie à l'ordre du jour du Grand Conseil. Malgré des témoignages impressionnants, les conclusions de la Commission des pétitions restent prudentes et d'une portée très limitée (octobre 1994)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1992-1994
 
1993
 
LEM SA: Sauve qui peut, mon chef est scientologue (L'Hebdo -30 septembre 1993)
 
Propagande: L'«image de l'holocauste détournée» dans une récente publication de l'Eglise de scientologie (mai 1993)
 
Lausannne: Y-a-t-il un lien entre un hold-up et la scientologie ? (septembre 1993)
 
En Suisse la scientologie a récolté 250 millions de 1985 à 1990 (Nouveau Quotidien - novembre 1993)
 
Bibliographie: Présentation du livre "scientologie : une secte dangereuse" de Paul Ranc (décembre 1993)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1992-1994
 
1992
 
Tribunal de district - Télévision Romande et scientologie : Droits de réponse rejetés (mai 1992)
 
Tribunal de district - Télévision Romande et scientologie : Droit de réponse refusé (mai 1992)
 
Tribunal Cantonal - Télévision romande et Scientologie : Recours de la scientologie rejeté (mai 1992)
 
Zurich: La plus grande église de scientologie d'Europe s'est ouverte hier à Zurich (mai 1992)
 
Justice : Le Tribunal de l'Est vaudois a classé la plainte de l'Eglise de scientologie de Lausanne contre Paul Ranc. La plainte pour diffamation et faux témoignage a été jugée téméraire (août 1992)
 
Lausanne: Plainte de la scientologie contre le président de l'ASDFI classée (Association Suisse de Défense de la Famille et de l'individu) (Septembre 92)
 
Lausanne: Expulsion de la scientologie. Le Comptoir Suisse momentanément abusé par la scientologie (Septembre 92)
 
Lausanne - Comptoir suisse : Expulsion contestée, les scientologues demandent des dommages et intérêts (Septembre 1992)
 
Conseils d' entreprises scientologues: Lightec - Trimlines - U-test - U-Man (octobre 1992)
 
 
Zurich: Acquittement d'une femme qui distribuait des tracts contre l'Eglise de Ron Hubbard (novembre 1992)
 
Télévision Romande: Le reportage «Scientologie: secte et business» de la TSR primé à Montréal (novembre 1992)
 
Justice : La scientologie perd son recours au Tribunal fédéral contre le Reader's Digest (décembre 1992)
 
Enquête de la FRC: Le crédit de l'église ou l'église à petit crédit ? (décembre 1992)
 
Fribourg: Un défilé d'anciens adeptes ruinés, une "église" qui n'accepte aucune critique (novembre 92)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1992-1994
 
1991
 
Témoignage : EcÅ“uré de ses six mois passés aux Etats-Unis, cet ancien grand maître se met à table (janvier 1991)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1988-1991
 
1989
 
Genève : Qu'est devenue ma fille ? (octobre 1989)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1988-1991
 
1988
 
Tribunal de Viège : Aux prises avec l'Eglise de scientologie (novembre 1988)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1985-1987
 
LES AMBIGUITÉS DE LA NOTION DE MANIPULATION MENTALE
 
Le Temps, 28 avril 2001, Patricia Bruel
[Texte intégral]
 
Derrière le procès de l'OTS, les ambiguïtés de la notion de manipulation mentale
 
Peut-on être manipulé mentalement ? Oui, à entendre les acteurs du procès de Michel Tabachnik, qui s'est déroulé ces derniers jours à Grenoble. Le principal inculpé lui-même dit avoir été envoûté par Jo Di Mambro. Pourtant, la notion de manipulation mentale est loin de faire l'unanimité. Pour certains, elle devrait faire partie de l'arsenal judiciaire. D'autres estiment qu'elle n'existe pas, et que l'individu reste responsable de ses actes jusqu'au bout.
 
Ces dernières années, quelques pays européens, comme la France, la Belgique, et l'Italie ont été amenés à réfléchir sur l'introduction d'un délit de manipulation mentale, estimant que la législation en vigueur était devenue insuffisante pour lutter contre les sectes. Le projet de loi français About-Picard, adopté en juin 2000 par l'Assemblée nationale, prévoit ainsi la création d'un délit de manipulation mentale, défini comme le fait, «au sein d'un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer ou d'exploiter la dépendance psychologique ou psychique des personnes qui participent à ces activités, d'exercer sur l'une d'entre elles des pressions graves et réitérées ou d'utiliser des techniques propres à altérer son jugement afin de la conduire, contre son gré ou non, à un acte ou une abstention qui lui est gravement préjudiciable.» Ce projet a donné lieu à une levée de boucliers en France. Au premier rang de la contestation: les religions traditionnelles, qui craignent que la création d'un tel délit ne leur porte préjudice.
 
A Genève, le Département de justice et police et des transports réfléchit à la création d'un délit défini de façon similaire. Pour l'avocat François Bellanger, président du groupe d'experts genevois qui s'est penché sur la question, «la manipulation mentale est une réalité. Mais il est vrai que le sujet est extrêmement difficile à réglementer. Il faut distinguer entre la manipulation mentale quotidienne, car nous sommes tous manipulés à des degrés divers, par la publicité par exemple, et la manipulation criminelle. Pour que celle-ci ait lieu, il faut une action physique et psychique répétée et systématique sur autrui dans le dessein d'affaiblir sa capacité de jugement ou de le placer dans un état de dépendance».
 
La plupart des associations de défense des victimes ne doutent pas de l'existence de la manipulation mentale. Selon Jean-Luc Barbier, ancien membre de la scientologie, aujourd'hui président de l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie à Neuchâtel, «dans une secte, il est difficile de se défendre contre ce qu'on vous impose». C'est aussi l'avis de François Bellanger: «L'adepte qui entre dans une secte voit sa capacité de discernement progressivement réduite, de telle sorte qu'il n'est plus à même de refuser ce qu'on lui demande de faire.»
 
Une thèse que contestent la plupart des sociologues des religions. Pour Roland Campiche, directeur de l'Observatoire des religions à l'Université de Lausanne, «il n'y a pas de secte sans l'approbation des disciples», donc sans une adhésion libre et volontaire. Le sociologue nie l'existence de la manipulation mentale: «Les expertises américaines qui ont étudié cette notion ont conclu qu'elle n'avait pas de consistance, et que l'individu restait capable de discernement lorsqu'il était engagé dans une secte. Cela dit, on ne peut faire abstraction de l'exploitation par les sectes d'une faiblesse passagère d'une personne. Mais au-delà, la responsabilité de l'individu reste engagée. On vit dans une société où la responsabilité individuelle est fortement mise en valeur. Alors pourquoi les gens ne seraient-ils pas aussi responsables dans le domaine de la religion?»
 
Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions à l'Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, est du même avis : «D'un point de vue juridique, le délit de manipulation mentale incrimine des pratiques dont il est impossible de déterminer à quel moment elles produisent leurs effets. Dans ce débat, on oublie trop souvent, quand on parle des victimes, que ce sont des individus qui ont fait un choix. C'est d'abord de sujets croyants qu'il s'agit.» Dans un livre récent, la sociologue s'élève contre la thèse de la manipulation, qui «postule que l'individu qui choisit d'entrer dans une secte n'exerce en fait aucune volonté autonome».
 
Jean-Luc Barbier fait remarquer que certaines sectes trompent les adeptes en n'explicitant pas dès le début leurs desseins. «On ne choisit pas librement de se faire escroquer, avance-t-il. Quand je lis parfois que les victimes ont en quelque sorte cherché ce qui leur arrive, ça me rend furieux. C'est comme affirmer que les filles qui portent des minijupes et qui se font violer l'ont bien cherché.» S'il ne nie pas la responsabilité de l'individu qui entre dans une secte, il estime en revanche que celle-ci est minime par rapport à celle de la société qui n'informe pas assez sur le danger sectaire. Plutôt que la création d'un délit de manipulation mentale, il souhaiterait un effort de prévention accru.
 
 
Michael Solmicky
FACTS 28 mai 1998
[Texte intégral]

Quatre ans et demi de prison pour un ex-juge scientologue

La société portait un nom pourtant ronflant: American Federal Banking Association, en allemand :, "Bundesverband Amerikanischer Banken (BAB). L'avocat Hans Kaspar Rhyner, ex-juge du district de Sargan, (Bezierksamt Sargans SG), prêtait quelque crédibilité à l'institution, dont il était le "directeur exécutif pour la Suisse".

Il s'avère maintenant que la banque n'était qu'une façade d'un fiasco de millions de dollars. Armé de promesses de dividendes atteignant les dix pour cents, Rhyner et son associé allemand prirent l'argent de nombreux investisseurs bien disposés. Plutôt qu'investir l'argent, il fut déposé dans les comptes des soi-disant responsables de la banque . Quand l'escroquerie devint évidente, il était trop tard.

Dans sa plainte du 19 décembre 1997, l'avocat de district de Zürich accumulait 350 charges d'escroquerie pour un total de 22 millions de FS (environ 80 millions FF). L'astucieuse tricherie du consortium bancaire factice démontre la façon dont l'organisation scientologique s'y entend pour débarrasser ses membres de leur argent; ce qui les rend susceptibles de pratiques frauduleuses. Pour la première fois, des experts de la secte, en liaison avec la scientologie, indiquent la possibilité d'un phénomène qui jusque là était limité aux seuls drogués : "le crime commercial". "Le besoin d'argent des membres est si grand, dit Odette Jacquard, porte-parole du groupe d'information suisse sur la scientologie-dianétique, qu'il peut s'avérer vraiment difficile de se le procurer légalement."

Le coût de la scientologie a finalement mené Hans Kaspar Rhyner droit au mur.Il avait besoin d'argent - c'est ainsi qu'il explique aux autorités sa part de la débacle d'un million de dollars. L'avocat de 54 ans a mis tout ce qu'il avait dans les capitaux de la scientologie.

Plus Rhyner avançait dans la hiérachie scientologue, pire devenait sa situation économique. "C'est surtout en 88 et 89, écrit l'avocat de district de Zürich dans sa plainte, que les dettes privées et commerciales ont pris de dangereuses proportions." Pendant ce temps, la carrière scientologique de Rhyner a pris un fameux tournant. Entré en 1987 dans l'organisation controversée, il était "clair" en 1989. C'est à ce niveau qu'une personne est censée s'être libérée de son ballast spirituel. Au cours des années qui ont suivi, il devenait OT5, l'un des niveaux les plus élevés de la hiérarchie scientologique.

Le coût de la scientologie

Son ascension lui coûtait près d'un demi million de francs suisses, soit 2 millions de FF. Pour corser le tout, il ajoutait encore un quart de million pour être nommé "patron méritoire" de l'Assocation Internationale des scientologues (IAS), position privilégiée dans l'organisation.

Les comptes de Rhyner virèrent au rouge - un destin partagé par bien d'autres scientologues de haut rang. Les documents confidentiels d'anciens membres montrent qu'au cours des trois années écoulées, trois douzaines de scientologues ont ainsi déclaré faillite en Suisse. "Un bon scientologue, affirme la critique Odette Jaccard, se distingue surtout par le fait qu'il s'est impliqué dans une invraisemblable liste d'affaires commerciales".

Le porte-parole scientologue Jurg Settler nie cette propension des scientologues à filer vers la ruine: "Cela n'a rien à voir avec le fait d'être membre d'une religion", dit Stettler: "les catholiques aussi peuvent faire faillite". Mais la "taxe" imposée par les catholiques serait moindre que celle demandée par la scientologie. Ce qui n'a pas empèché l'avocat déjà lourdement endetté de financer sa carrière scientologique au moyen de capitaux étrangers. Il reçut en 1989 un prêt de 345'000 dollars d'Albert Jacquier, alors scientologue de haut rang à Genève. Jacquier ne revit pas son argent: il mourut le 11 décembre 1994. Il ne lui fut pas possible d'engager des poursuites à l'encontre de Rhyner : la scientologie interdit à ses membres de se poursuivre entre eux devant la justice civile.

La société ASI - Société de services à l'auteur

Mais la scientologie entra en affaire avec Rhyner: ceci se produisit via la société "ASI" scientologue (Société de services à l'auteur), qui est en réalité l'éxécuteur administratif des droits d'auteur de feu Ron Hubbard, fondateur de la secte. Afin de préserver éternellement les écrits du gourou, en usant de méthodes fort coûteuses, ASI vend des "peintures" scientologiques élaborées selon un motif apparaissant sur les roman de science fiction d'Hubbard, en principe dans un but spéculatif. La revente du produit est censée produire une importante plus-value.

Début des années 90, Rhyner devient représentant pour une partie de l'Europe, investissant alors dans un projet luxueux d'entreprise scientologue. Il apparaît sur la liste d'honneur des membres d'ASI, avec une contribution de patron de 500'000 dollars (3 MF). Depuis, il joue un rôle prépondérant dans les affaires commerciales; selon les experts en matière de sectes, "Rhyner sert de relai pour les affaires commerciales", dit ainsi l'expert allemand Peter Reichelt. L'affaire des peintures a viré à la catastrophe. Pour la plupart, ces oeuvres ne valent pas tripette sur le marché de l'art. Rhyner reste donc avec sa dette. En 1995, celle-ci s'alourdit de 6 millions de F (1,5 M FS), atteignant 14 millions FF. C'est exactement ce qu'il a investi dans la seule scientologie à cette époque.

Le porte-parole de la scientologie, Jurg Stettler, doit maintenant admettre que Rhyner a perdu dans son affaire de peintures, "Ce projet, dit-il, a glissé sur la mauvaise pente".

La scientologie une bande d'escroc

"Plus forte est la pression financière, dit Friedolin Triet, avocate du procès Rhyner, plus fort est le rsique qu'il s'agisse d'une affaire douteuse. C'est ce qui a joué un rôle dans l'affaire. Renate Hartwig, autre experte allemande su  la secte scientologie, va plus loin: "L'organisation vide les proches de ses membres dans les siennes, les affaiblissant de telle sorte qu'ils risquent de sauter le pas vers la criminalité." Ce n'est pas "Thétan Opérant" qu'il faudrait appeler les étapes OT de la secte, mais "Escroc Opérant" ("Operierender Taeter").

Une fausse banque pour piéger les victimes

Les millions de dettes ont poussé l'ex- juge Rhyner vers les investissment illégaux; entre 91 et 94, lui-même et son partenaire allemand Ullrich Tiggelbeck ont promis des dividendes payés en Marks, dépassant 10 % annuels, dans leur "Bundesverband Amerikanischer Banken BAB". Le cabinet de l'avocat général pour les crimes commerciaux de Zurich en est à la conclusion : ni consortium bancaire ni opportunité sérieuse d'investissement n'ont existé. Les bureaux de la rue Stampfenback à Zürich n'étaient qu'une façade. L'adresse "BAB" aux USA n'est pas celle d'une banque, mais d'une centre de services servant de secrétariat. Les stocks n'étaient que des contrefaçons, ainsi que l'enregistrement de la BAB parmi les banques américaines. Le consortium bancaire n'existait que sur le papier.

Les dirigeants auto-proclamés firent pourtant de bonnes affaires. Leur banque de papier recueillit ainsi 90 millions provenant de 350 investisseurs. L'argent n'avait pas été comptabilisé dans les livres légaux. Les contributions substantielles étaient expédiées sur un compte en Allemagne. Quand l'escroquerie fut mise au grand jour, Tiggelbeck déguerpit en emmmenant 80 millions, on ne le revit pas.

Rhyner n'est pas disponible pour des commentaires. Il ne s'est pas laissé faire, malgré les appels exigeant qu'il résigne sa fonction d'avocat. Il a dit aux autorités enquêtant sur l'affaire qu'il avait toujours cru mener une affaire bancaire sérieuse et ne rien savoir de l'escroquerie.

Quatre ans et demi de prison pour l'ex juge scientologue

Bien qu'il prétende ne rien savoir, il est parti en voyage à New-York le 24 novembre 93 pour répondre aux questions posées sur l'existence de la "BAB". Il a emmené des documents signés de la société et adressés du 67 Wall Street et de l'Empire State Building, afin que l'adresse postale ait l'air d'indiquer qu'il s'agissait là du siège social. Cela convainquit les enquêteurs zürichois qu'il était coupable de fraude malveillante, qualifiable dans les escroqueries commerciales. La sentence sera de quatre ans et demi de prison. La scientologie n'a pas été poursuivie du tout, ce qui, d'après l'expert Renate Hartwig, est une omission coupable; elle dit : "C'est l'organisation qui a contraint Rhyner à cette escroquerie, elle n'aura pourtant pas à répondre de ses actions."

 
 
24 Heures, 1994 date exacte inconnue
Michelle Lebrun

[Cet article est une nouvelle évidence montrant que la scientologie s'adresse exclusivement à des personnes immatures ou affaiblies. La justice suisse aurait dû depuis des années faire interdire ce mouvement. D'autre part la scientologie pouvant inciter au suicide des personnes fragiles, ne serait-ce qu'en leur promettant une vie meilleure dans leur prochaine vie, il serait temps que nos citoyens se posent la question pourquoi notre justice ne fait rien contre un tel mouvement victimaire ?

Une pétition étant en cours à Lausanne pour contrôler la thérapie et les méthodes des scientologues, nous vous serions reconnaissants d'écrire aux autorités du canton de Vaud (au Château) pour soutenir notre démarche.

La scientologie n'est aucunement une église, et encore moins une religion. Elle est un groupe nuisible pour notre système démocratique. Gardons en tête que si un jour elle prenait le pouvoir, comme pour les nazis, les troupes de Polpot, les talibans et autres fondamentalistes extrémistes, elle tuerait tous ses opposants. ndlr]

Le Tribunal de Lausanne se penche sur le geste désespéré d'un jeune homme qui avait peur de retourner dans un ranch dirigé par des scientologues.

Dans la soirée du 17 septembre 2004, Alain, 19 ans, avait une seule idée en tête : mettre fin à ses jours. En déambulant à travers Lausanne, il ne savait pas de quelle façon il allait se suicider. Mais, dans son esprit, il l'avait pas d'autre issue que de mourir. Arrivé à l'avenue d'Ouchy, il a grimpé au sommet de la passerelle des PTT, haute de 8,4 m, a escaladé un petit muret et s'est jeté dans le vide. Souffrant de vertige, il n'a pas regardé avant de sauter. C'est ainsi qu'il est tombé sur un piéton, lui fracturant les vertèbres cervicales. La victime, un jeune ressortissant tamoul, a succombé à ses blessures. Et Alain a été poursuivi pour homicide par négligence.
 
Hier, le Tribunal correctionnel de Lausanne s'est penché sur ce drame. Une question philosophique a été soulevée par Me Eric Stoudmann : un homme qui veut se suicider petit-il faire preuve d'imprévoyance, en n'imaginant pas les conséquences de son acte sur autrui, alors que pour lui la vie va s'arrêter ?
 
Autrement dit : peut-il, devant la mort, anticiper sur l'avenir ? .
 
Problèmes d'intégration
 
Derrière le décès tragique du jeune Tamoul, se sont dessinés la vie et les difficultés d'Alain qui l'ont conduit à un geste désespéré. Enfant déjà, il connaissait des problèmes d'intégration. A 12 ans, il a suivi une première thérapie qui a abouti à un diagnostic de psychose infantile. Par la suite, il consultera d'autres médecins mais aucun traitement ne sera mené à son terme. A 14 ans, on l'initie à l'Eglise de Scientologie et, au terme de sa scolarité obligatoire, on l'envoie au Nouveau.Mexique (Etats-Unis) dans un ranch dirigé par les scientologues.
 
Son frère a expliqué au tribunal : «Le but était d'aider Alain sur le plan psychologique. Aucune thérapie n'avait donné de résultat. Mes parents se sont dits qu'ils n'avaient pas d'autre choix. Moi, je n'y étais pas favorable.»
 
Le «stage» durera ùne année. Une périoqe douloureuse pour Alain. «Il y avait un esprit totalitaire, a-t-il expliqué: Ceux qui n'obéissaient pas étaient punis. Par exemple, ils devaient brosser une palissade pendant toute une journée.» Alain rentre en Suisse le 6 septembre 1994. Mais il a appris qu'il devrait repartir et il a peur : «C'était la principale chose qui m'inquiétait à l'époque.» En outre, selon son frère, Alain tenait des propos délirants à propos de son nom et de sa nationalité suisse.

Esprit «obnubilé»

Schizophrène, disposant de facultés intellectuelles limitées, Alain, selon le rapport psychiatrique présentait un rétrécissement de la conscience sur l'idée du suicide. Avant de se rendre à l'avenue d'Ouchy, il est entré dans le jardin d'un homme qu'il ne connaissait pas, lui a demandé s'il possédait une arme à feu pour mettre fin à ses jours puis est reparti.»

Obnubilé par Ses idées suicidaires et par sa peur de retourner au Nouveau-Mexique, Alain ne pouvait s'imaginer les suites qu'allait avoir son geste», a admis le substitut Alexandre Feser. Concluant à l'irresponsabilité pénale de l'accusé, le représentant du Parquet a demandé qu'il soit libéré de l'accusation d'homicide par négligence.

Mais il a aussi requis que le tribunal ordonne la. poursuite de son traitement psychiatrique. Me Stoudmann, lui, a plaidé que son client, en raison de ses troubles, n'avait pu commettre une infration par négligence. «Alain. était incapable, a-t-il commenté, de penser à autre chose qu'à sa propre mort.» Jugement ce matin.

[Jugement voir article ci-dessous]
 

ÉPILOGUE D'UN SUICIDE MANQUÉ
 
Le Matin, 1994 date exacte de parution inconnue
ap
 
[extrait]
 
Un jeune désespéré, accusé d'homicide par négligence, a été acquitté hier par le Tribunal correctionnel de Lausanne. En voulant mettre fin à ses jours, le malheureux, avait sauté d'une passerelle, était tombé sur un passant et l'avait tué. La Cour a reconnu que dans son état, il n'était pas capable de prévoir ce risque.
 
Les juges ont souligné le «désarroi total» dans lequel se trouvait le jeune homme, âgé de 21 ans. Ils n'ont pas manqué de relever que sa mère avait toujours nié l'évidence des troubles dont il souffrait depuis l'enfance. Fervente adepte de la scientologie, cette dernière y a initié le garçon à l'âge de 13 ans. Il a ensuite été placé contre son gré dans un ranch géré par la secte dans le Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis.
 
Le jeune homme a dû y rester un an, dans des conditions à la limite du supportable. A son retour, il était déjà menacé d'y retourner. Dix jours plus tard, dans la soirée du 17 septembre 1994, il a ainsi tenté de se sucider. Après avoir erré à Lausanne, il est entré chez un habitant et a demandé une arme. Puis il s'est enfui en courant jusqu'à la passerelle.
 
(...) Le Tribunal a donc acquitté le jeune homme et mis les frais à la charge de l'Etat.
 
 
Feuille d'avis officielle de Genève, le 29.11.1999
[Extrait]
 
Par arrêté du Conseil d'Etat du 10 novembre 1999 M. Christian Bösiger (ancien directeur de l'Eglise de scientologie de Genève, auditeur de scientologie et membre WISE, ndlr) est radié, sur sa demande, du tableau des agents intermédiaires et l'autorisation d'exercer la profession d'agent de renseignements commerciaux dans le canton de Genève est annulée.
 
MAUVAISES FRÉQUENTATIONS
 
Nicolas Sarkozy critiqué pour avoir reçu Tom Cruise
 
AFP, Le Matin, 3 septembre 2004
[Texte intégral]
 
PARIS - L'acteur américain avait voulu rencontrer le ministre de l'Economie et des finances lors d'un séjour, lundi dernier, dans la capitale
 
Un responsable français de la lutte anti-sectes a vivement critiqué, hier, Nicolas Sarkozy pour avoir reçu l'acteur américain Tom Croise, membre de l'Eglise de scientologie, provoquant une réplique du ministre de l'Economie.
 
«Je ne comprends pas qu'un ministre de la République reçoive un représentant ostensible de la scientologie», a déclaré Jean-Pierre Brard, membre du Conseil d'orientation de la mission interministérielle de lutte contre les sectes.
 
Cet acteur est «une figure symbolique» de cette «Eglise», considérée comme une secte en France, «l'une des plus dangereuses connues actuellement», a-t-il insisté. Rappelant que «la scientologie ou ses représentants ont fait l'objet de condamnations en France» M. Brard a estimé que «même, si le ministre dit que les questions de la scientologie n'ont pas été évoquées, c'est quand même une faute de l'avoir reçu».

«Tom Croise avait souhaité me voir, c'était un entretien extrêmement agréable, et ceux qui se poseraient des questions, je les renvoie à mon bilan au Ministère de l'intérieur. Ils auraient mieux fait, à l'époque, de me soutenir plutôt que de me critiquer aujourd'hui», a répliqué jeudi M. Sarkozy. «C'est un événement qui n'a pas lieu d'être, a-t-il ajouté. Tom Croise est un grand acteur. Moi qui suis un cinéphile, j'éprouve beaucoup de sympathie et de considération pour lui.Il a voulu me voir pour me parler. C'était très sympathique et, comme l'on est pratiquement de la même génération, on avait des choses à se dire», a-t-il dit.

«Tom Croise ne fait pas mystère aux Etats-Unis d'être ce qu'il est, cela voudrait donc dire qu'on n'a plus le droit d'aller au cinéma pour voir des acteurs», a commenté M. Sarkozy. Le ministre de l'Economie et des Finances, Nicolas Sarkozy, a reçu pendant un peu plus d'une heure, lundi, à Paris, l'acteur Tom Croise, pour le lancement de son nouveau film, «Collateral». Au terme de l'entretien, l'acteur a invité le ministre à lui rendre visite dans son ranch au Colorado.

Les deux hommes se sont entretenus notamment des relations franco­américaines, ainsi que d'autres sujets «variés», avait indiqué le ministre. Aux Etats-Unis, la scientologie a obtenu le statut d'Eglise en 1993.

 
 
communiqué de l'AVDS, le 14 septembre
[texte intégral]
Nouvelles attaques contre Jean-Luc Barbier, président de l'AVDS
(Association d'Aide aux Victimes de la Dianétique et de la Scientologie)
 
Un scientologue zurichois, Monsieur M. W., ex-professeur de la succursale zurichoise de l'entreprise de M. Barbier Jean-Luc (des Ateliers de dessin-peinture selon la Méthode Aimé Venel Internationale, (M.A.V.I.), vient d'adresser deux lettres insinuantes concernant M. Jean-Luc Barbier à divers services de l'Etat du canton du Jura.
 
Selon ces lettres M. Jean-Luc Barbier aurait des activités lucratives cachées et sa femme travaillerait au noir, profitant ainsi injustement des assurances sociales payées pour son mari invalide ! 
 
Il est à signaler que ce même scientologue avait déjà contacté un établissement médical pour leur demander d'agir contre M. Barbier ...
 
L'Eglise de scientologie avait aussi envoyé deux lettres à l'Etat du Jura écrivant: "M. Jean-Luc Barbier a participé à une campagne internationale pour tenter de détruire la scientologie...; détourne des valeurs au fisc... ; n'a pas déclaré une donation de 50'000$ faite à son intention par une association américaine de lutte contre la scientologie... (sic)"
 
En fait, depuis que Monsieur Barbier a refusé de verser des royalties et d'affilier son entreprise à WISE, (un para- vent de la secte), la guerre n'a pas cessé entre les parties. Monsieur Barbier a même dû entreprendre d'intenses démarches juridiques durant 7 ans afin d'obtenir un remboursement de la scientologie.
 
Une fois de plus la Scientologie montre sa volonté de nuire à la réputation d'un critique, à l'image de sa présidente lausannoise qui vient d'être condamnée à 15 jours de prison !
 
 

Documents vidéo sur les abus de la secte de scientologie

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Un must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué"

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

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