-
- JURA
ET LES SECTES
-
- UN DÉPUTÉ
AVOCAT PEUT-IL DÉFENDRE LES SCIENTOLOGUES ?
-
- Non, estime une
pétition envoyée au Parlement jurassien
-
- Quotidien Jurassien,
13 novembre 2003, Thierry Bedat
- [texte intégral]
-
- Jean-Luc Barbier,
professeur, musicien, compositeur et peintre à Porrentruy, vient
d'envoyer au Parlement une pétition munie de sa seule signature,
pour lui demander d'établir une règlement afin qu'un député
exerçant la profession d'avocat ne puisse pas défendre une
secte comme la scientologie.
-
- «Nous estimons
que l'image et le crédit de notre canton en seraient ternis»,
écrit cet Ajoulot, président
de l'Association des victimes de la scientologie. Il s'était déjà
illustré en 2001 en déposant une première pétition,
déjà ornée d'un seul paraphe; pour dénoncer
l'attitude indisciplinée de certains usagers des tunnels de l'A16.
Les députés l'avaient sévèrement rejetée.
-
- Dans sa nouvelle
pétition, Jean-Luc Barbier s'en prend à l'avocat et député
delémontain Alain Schweingruber qui le persécuterait dans
une procédure l'opposant à la scientologie. Sa pétition
sera envoyée à la commission de la justice et des pétitions
qui la transmettra ensuite au Parlement avec son préavis «Les
avocats sont tenus par le secret professionnel et ne peuvent parler de leurs
clients», réagit Alain Schweingruber. ll poursuit :
-
- «Les
avocats ont une totale liberté de manoeuvre, mais il arrive que nous
nous fassions intimider à cause de gens dont nous avons un mandat.
Cette pétition s'inscrit dans ce cadre. Je la trouve ridicule, car
le Parlement n'a pas à se mêler du contenu des mandats des
avocats».
-
- «Si chaque Citoyen déposait une pétition
par semaine, l'exercice parlementaire serait complètement encombré»,
souligne le député. Il considère que la piêtre validité
de cette pétition incitera certainement la commission de la justice
et des pétition à proposer son rejet.
-
- A noter que Jean-Luc
Barbier vient également d'écrire au procureur pour lui demander
la démission d'Alain Schweingruber de sa fonction de bâtonnier.
«Comment pourrais-je me plaindre au bâtonnier des méthodes
musclées qu'il utilise en tant qu'avocat, pour défendre la
scientologie», argumente le musicien ajoulot.
-
- (Concernant
la manipulation de nos autorités par les sectes : Un juge
au Tribunal fédéral happé par une secte)
|
- JURA PAYS INVALIDE
-
- La proportion
de rentiers AI
est plus élevée dans le canton que la moyenne
suisse.
- En
2003 + 40 % (AI :assurance invalidité)
-
- Le Quotidien Jurassien,
février
2004
-
|
Commentaire
de l'AVDS :
Sachant que les sectes s'adressent presque exclusivement
à des personnes affaiblies ou immatures, l'AVDS met en garde
les autorités jurassiennes sur ce que représente comme
danger potentiel un tel pourcentage. D'autre part nous pensons qu'un
chiffre si élevé est aussi le fait d'une absence de prévention
efficace au sujet des drogues et de l'alcool.
Des
projets culturels impliquant les jeunes, comme l'ouverture
et le subventionnement de véritable centres
culturels, permettraient à d'autres activités
que celles du "lever de chopes de bière" de
se développer.
|
-
es Jurassiens sont
de grands clients de l'assurance invalidité. Le taux de rentiers
AI dans le canton (plus de 3'000 personnes) est nettement plus élevé
que la moyenne suisse : +40%. Et cela bien que l'Office de l'assurance invalidité
du Jura mette tous les moyens en ouvre pour réadapter les personnes
ayant déposé une demande avant de se prononcer sur le droit
à la rente d'assurance invalidité, souligne le Gouvernement
en réponse à une intervention déposée au Parlement
jurassien par l'agrarien Frédéric Juillerat.
-
- Le Gouvernement,
qui ne dispose pas d'étude approfondie sur le sujet, avoue être
emprunté pour expliquer les causes de cette proportion élevée
de Jurassiens invalides. Il se risque cependant à quelques suppositions.
L'explication qui
paraît la plus plausible est la forte densité de travailleurs
dans les secteurs d'activités primaire (agriculture, sylviculture)
et secondaire (industrie et bâtiment). En 2001, plus de 38% de la
main-d'ouvre était employée dans l'industrie manufacturière
et 7,6% dans la construction.
-
- PLus de 3'000
rentiers AI dans le Jura
-
- Dans ces deux domaines
règnent des conditions de travail pénibles qui engendrent
couramment des problèmes de santé. Il semble également,
poursuit l'exécutif jurassien, que la crise économique - qui
touche plus fortement le nouveau canton que d'autres régions du pays -
influence le taux de bénéficiaires de rente AI : la situation
précaire dans laquelle se trouvent certains chômeurs peut amener
à des altérations de santé.
-
- Renseignements pris
auprès de l'Office cantonal de l'assurance invalidité, le
Jura comptait, en janvier dernier, 3'008 rentiers AI : 124 personnes au
bénéfice d'un quart de rente (degré d'invalidité
entre 40% et 49%), 573 demi-rentes (entre 50% et 66% d'invalidité)
et 2'311 rentiers complets (pour un taux d'invalidité oscillant entre
67% et 100%).
-
- Ces quelque 3'000
personnes représentent plus des 4% de la population totale du canton.
- (...) (rc)
|
-
- Quotidien Jurassien, avril
2004, Thierry Bédat
- [texte
intégral]
-
|
Préambule de l'AVDS
Dans cet article le
journaliste parle d'une Nème plainte de la scientologie contre Jean-luc
Barbier, président de l'AVDS. Une plainte classée qui sans doute n'avait qu'un
seul but : nuire à la réputation de l'AVDS et à son travail de prévention. Pour
cela, prenant Me Alain Schweingruber, futur président du parlement jurassien
(étrange coïncidence), la scientologie accusait faussement M. Barbier d'avoir
posté dans un forum un texte diffamatoire.
|
- Une plainte a été déposée
récemment contre un Ajoulot par une association suisse qui l'accusait
d'avoir diffusé un message diffamatoire dans un forum de discussions, réservé
aux internautes abonnés à Sunrise.
-
- «Je n'ai jamais écrit ce
message dans un excellent anglais, alors que je ne maîtrise pas la langue de
Shakespeare», réagit ce père de famille. Il ne comprend pas comment son adresse
exacte de courrier électronique a pu se retrouver dans l'entête du message
incriminé.
-
- Heureusement pour lui, le
juge d'instruction a demandé une expertise au Service informatique cantonal
jurassien qui démontre qu'il est possible d'usurper une identité sur le senrveur
de news de Sunrise. La justice a dès lors renoncé à toute action concernant ce
message diffamatoire. L'histoire pourrait prêter à sourire si ce type de
mésaventure ne pouvait, théoriquement du moins,arriver un jour à tous les
possesseurs d'une adresse de courrier électronique. D'autant plus que le rapport
rédigé par Pierre-Alain Prongué, du Service intormatique cantonal, établit qu'il
est très facile d'usurper une adresse de courrieI.
-
- Un faux nom, une adresse fictive : enfantin !
Démonstration en trois points.
- Pierre-Alain Prongué a
commencé par se créer une adresse de courrier électronique fantaisiste au nom de
Bobby Ewing. «J'ai créé un compte chez Sunrise en donnant une fausse identité
qui n'a pas été vérifiée», constate l'informaticien. Avec les informations
données par le fournisseur d'accès à l'internet, il a alors pu accéder
facilement au serveur des forums de discussions de Sunrise et y laisser des
messages avec sa fausse identité de héros de la série télévisée
Dallas.
- Le spécialiste a ensuite
essayé de poster un message avec un faux nom d'utilisateur et une adresse de
courriel fictive. Il a dû pour cela modifier la configuration de son navigateur
et, tout aussi aisément, il est parvenu à mettre son court texte en
ligne.
- Dernière étape, il tente
d'envoyer un message en utilisant l'identité et donc l'adresse de courriel de
l'Ajoulot incriminé. Là également, l'opération ne lui pose pas de problèmes et
sa fausse «news» peut même. après quelques jours, être retrouvée sans difficulté
avec le moteur de recherche Google.
- Théoriquement
possible, mais déjà moins pratiquement
-
- Le message reproché à ce
père de famille jurassien a pu être écrit par n'importe qui. Il est impossible
de déterminer le nom réel de son auteur», conclut Pierre-Alain Prongué. Il
souligne que, pour connaître avec exactitude l'identité réelle de l'auteur du
message, il faudrait s'adresser au fournisseur d'accès, soit Sunrise, pour
remonter au numéro de téléphone depuis lequel la connexion a été effectuée. Une
telle demande doit toutefois être déposée officiellement par le ministère
public. «Théoriquement, on peut retrouver l'adresse, mais pratiquement cela
demande beaucoup de temps. Et cela peut encore en prendre plus si le fournisseur
d'acccès n'est pas en Suisse», poursuit l'informaticien qui conclut en
avertissant que les pirates aguerris n'hésitent pas à passer par plusieurs
serveurs à travers toute la planète pour encore mieux brouiller les
pistes.
-
- FAUX COURRIELS DANS
L'ADMINISTRATION
-
- Jura : Deux plaintes
déposées par l'Etat
-
- «Deux plaintes ont déjà été
déposées, car des personnes avaient envoyé des courriers électronique injurieux
à des fonctionnaires», explique Roland Mouttet du Service informatique cantonal.
Il reconnaît qu'il est assez simple d'envoyer un courriel avec une fausse
adresse. «Généralement, on se rend rapidement compte que c'est un faux»,
poursuit l'informaticien qui termine : «Il y a finalement eu peu de cas, assez
vite détectés et sans conséquences.»
-
- Les virus aiment les
fausses identités
-
- «Nous avons reçu des
quantités de messages avec des identités fausses avec certains virus qui
récupèrent toutes les adresse électroniques sur le disque dur de l'utilisateur
pour ensuite se propager par mail en tirant au sort les adresses de l'expéditeur
et du destinataire», relève Roland Mouttet. L'informaticien redoute donc plus
les petits «vers binaires» que les usurpations d'identité.
-
- La justice interpelle
les fournisseurs d'accès
-
- «Nous demandons des
renseignements aux fournisseurs d'accès en cas de délits graves», déclare Le
procureur Yves Maitre. Il avait fait une telle démarche lorsque, il y a quelques
années, un Ajoulot avait usurpé l'identité de la cheffe du Bureau de l'égalité
pour diffuser un montage à caractère pornographique. En revanche, des
informations sont couramment exigées auprès des fournisseurs d'accès dans le
cadre de la lutte contre la pornographie enfantine. (tb)
|
-
- Voilà
ce que la scientologie propose :
-
|
Bureau
du représentant de L. Ron Hubbard
- Genève,
le 21 mai 2004
- Kiosque de Monsieur Lièvre
- Grand-rue
8
- 2900
Porrentruy
-
- Madame,
Monsieur
-
- Vous
voulez vous une vie meilleure ? Lisez le livre ci-joint et découvrez
:
- ["vous voulez vous": sans
doute une
expression du bureau Hubbard... ndlr]
-
- Comment
améliorez
les relations difficiles dans votre commerce ?
- [améliorez = orthographe du
bureau Hubbard ... ndlr]
- Comment
résoudre n'importe quel problème de communication
avec la clientèle ?
- Comment
rendre votre vie plus facile au travail ?
-
- Vous
avez probablement entendu parler de l'écrivain et philosophe
Ron Hubbard, créateur de la Dianétique, et fondateur
de la philosophie religieuse de Scientologie.
-
- Nous
souhaiterions mettre en dépôt-vente l'ouvrage ci-joint
dans les kiosques de Suisse Romande et pour vous donner la possibilité,
en tant que professionnel, de porter un regard personnel sur
ce livre, nous vous en envoyons un exemplaire.
-
- Le dépôt-vente
consiste à commander un certain nombre d'exemplaires
de cet ouvrage et de les garder en dépôt, jusqu'à
ce qu'ils soient tous vendus. Vous aurez un bénéfice
de SFr 4.- par livre pour un prix de vente de SFr.11,25
et la possibilité d'en recommander lorsque votre stock
sera épuisé. Si par contre, vous n'arrivez pas
à vendre les ouvrages commandés, il vous suffira
de prendre contact avec nous afin que nous venions les rechercher
à nos frais.
-
- Nous
restons à votre disposition pour tout complément
d'information. Vous trouverez ci-joint un formulaire que vous
pouvez remplir et nous envoyer par fax.
-
- En vous
souhaitant une bonne lecture, nous vous prions d'agréer,
Madame, Monsieur, nos sincères salutations.
Carole
Junod Représentante de L. Ron Hubbard
- Eglise
de Scientologie - 12, route des Acacias, 1227 Les Acacias
- Tel :
022/301 25 62 - Fax : 022 / 301 25 52 - cofsgeneve@bluewin.ch
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- Quotidien
jurassien, 13 juin 2003 par Thierry Bédat
- [Texte
intégral]
- Le
président de l'Association des victimes de la dianétique
a bel et bien été diffamé

- L'ancienne
présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne
vient d'être condamnée pour avoir diffamé
Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide
aux victimes de la dianétique et de la scientologie
(AVDS), établi depuis quelques années en Ajoie.
-
- Début
2000, la présentation de son association dans nos
colonnes suscite une lettre ouverte de Suzanne Montangero,
alors présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne,
très partiellement publiée dans Le Quotidien
Jurassien du 6 avril suivant.
-
- «Excédée
par les critiques de Jean-Luc Barbier, la présidente
a voulu lui régler son compte en le discréditant
sur le plan de son comportement privé, en le faisant
passer pour un délinquant et un individu méprisable.
Elle a agi dans le dessein exclusif de dire du mal de lui,
en s'en prenant à sa personne», constate dans
ses considérants le juge Jean-Pascal Rodieux, président
du Tribunal de police de Lausanne.
-
- Elle
a délibérément choisi d'attaquer
-
- Il
a donc condamné la présidente à quinze
jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans; à
verser 2'000.- à Jean-Luc Barbier pour tort moral;
ainsi qu'à payer les frais de justice et ceux de
défense du plaignant.
-
- Le
juge Rodieux pose un regard très sévère
sur les méthodes de Suzanne Montangero, déjà
condamnée en mars 2000 par le Tribunal cantonal vaudois
pour avoir diffamé un adversaire de la scientologie
dans une publication de l'église (voir article).
«Alors que la présidente aurait pu en toute
légalité défendre ses convictions et
contester des erreurs éventuelles de la partie adverse,
elle a délibérément choisi de s'en
prendre à la personnalité et à la réputation
de son contradicteur, de plus de manière basse et
insistante», souligne le juge. Observant que l'article
auquel elle prétendait répondre, ne renfermait
aucune accusation venimeuse contre la de scientologie, il
souligne qu'il pourrait se laisser aller à conclure
que celle-ci refuse toute critique.
-
- «En
tant que présidente d'association, elle aurait dû
donner l'exemple de la correction et de la prudence»,
termine le juge. Quant à la coupable, elle a déjà
annoncé son intention de faire appel du jugement.
- (Un
appel rejeté - et une condamnation confirmée
par la cours de cassation -ndlr)
- LA
MEILLEURE DÉFENSE ...
-
- Les
conseils aux officiers d'éthique
-
- Jean-Luc
Barbier a été un adepte de la scientologie
pendant quinze ans. Il avait le grade d'officier d'éthique.
Il a donc eu accès aux documents internes de l'église,
dont un ouvrage de son créateur Ron Hubbard qui,
«face aux dangers venant des gouvernements et des
tribunaux», conseille: «Seule l'attaque est
la solution aux menaces.» Il poursuit : «Fabriquez
ou trouvez une menace suffisante contre eux pour les amener
à négocier la paix. (...) C'est l'attaque
imprévue sur l'arrière des premiers rangs
de l'ennemi qui paie le plus.»
-
- Informations
dans les écoles
-
- «La
condamnation d'une membre du Conseil de l'Eglise de scientologie
donne du crédit à notre association qui réunit
une trentaine de membres et bénéficie de l'aide
d'une soixantaine de donateurs», explique le président
de l'Association des victimes de la dianétique et
de la scientologie. Il va maintenant proposer au Département
de l'éducation d'animer des conférences dans
les écoles sur les degrés de manipulation
au sein des groupes sectaires.
-
- «Il
faut bien faire attention, lorsqu'on veut savoir si l'on
a affaire à une secte, de ne pas mettre automatiquement
une étiquette sur ce qui est différent»,
avertit Jean-Luc Barbier.
|
-
|
Les
Jurassiens se méfient : vade
retro Maharishi !
par Rémy Chételat avec commentaires en rouge
ajoutés par le Centre
Info-secte Jura
Le Quotidien Jurassien
- 20
juin 2006 par Remy Chételat
La
médidation transcendantale est paraît-il pleine
de vertus. A
tout le moins, elle rend persévérant. Malgré plusieurs
tentatives infructueuses d'implantation dans le
Jura, la Fondation MERU, une organisation
construite pour promouvoir les préceptes de la scienœ
védique dispensée par Maharishi Mahesh Yogi persiste
dans la prospection.
Comme
pour la scientologie la
MT tente de faire passer sa croyance
pour une science. Une bien étrange coïncidence
...
Bâton
de pèlerin en main,
les représentants de MERU viendront la semaine prochaine
dans le Jura pour faire ce qu'il auraient dû
faire voilà plusieurs années : se présenter aux
Jurassiens et expliquer leurs activités et leur
projet d'«université» doublée d'un centre de cure.
Ils auront ainsi la possibilité d'éclaircir la nébuleuse
qui les entoure. Mais sauront-ils convaincre ?
L'inconnu
fait peur.
Et explique en grande partie la levée de boucliers
contre la méditation transcendantale dans le Jura.
Maladroits (sic) dans la communication, le maître d'œuvre
a peiné à expliquer intelligiblement son projet,
sa rentabilité, son financement. Ce manque
de clarté a jusqu'ici été fatal aux promoteurs dont
le canton a toujours clamé l'honorabilité et leur
parfaite harmonie avec les indigènes uranais.
L'information
sur un groupe ne dépend pas des vérités de son seul
leader ou de ses agents en communication. De nombreuses
victimes témoignent dans les médias et des journalistes
dans le monde font des enquêtes sérieuses.
Mais au
fait, cher Rémy Chételat, saviez-vous que le «Quotidien
Jurassien» depuis des années n'a toujours pas parlé de
l'excellent livre d'Arnaud Palisson présentant
tous les abus de la scientologie ... ! Un livre qui
est la synthèse d'une thèse
qui a reçu la mention honorable et les félicitations
du jury. Est-ce
la peur des scientologues ou est-ce que
«Le Quotidien Jurassien» estime que ses lecteurs
ne s'intéressent pas au sujet ... ?
Touchant
au spirirituel et au paranormal (et
bien davantage aux porte-monnaies des personnes
immatures ou affaiblies); le projet
de MERU est particulièrement sensible. Il ne s'agit pas
d'une entreprise comme une autre qui s'installe.
Le mystère autour de cette implantation a donné
du grain à moudre aux adversaires de Maharishi.
Jean-François Roth, qui pédalait pour défendre Jura pays ouvert, a eu beau
s'évertuer à défendre le projet : il s'est fait mettre
des bâtons dans les roues par ses adversaires politiques,
socialistes en tête.
Permettez
nous, cher journaliste Rémy Chételat, de douter que dans
le canton du Jura seuls les socialistes soient
les représentants du bon sens.
Nous
avons rencontré cinq responsables Maharishi à Lausanne
et Zurich. Ce
n'est pas
quelques heures de conversation et quelques dizaines
de coups de téléphone et de courriers électroniques,
jusqu'à Paris et aux
Etats-Unis qui nous
permettrons d'affirmer qu'ils sont dangereux ou
au contraire qu'ils sont inoffensifs. Nous
avons parfois éprouvé des difficultés à saisir
leur langage tant il est abscons. Deux exemples
:
méditer «pour atteindre les niveaux les plus subtils
de la conscience» ou pratiquer l'agriculture védique
afin de «créer l'invincibilité pour toute
les nations».
Et
oui le langage abscons est l'un des principaux pièges de
la manipulation mentale des sectes
victimaires.
Vous auriez pu développer un peu
votre point de vue en questionnant davantage
la MT sur de telles absurdités. Merci tout de
même de nous avoir signalé votre difficulté
de compréhension.
Nos
interlocuteurs sont convaincus des bienfaits
de la méditation transcendantale et du
bien-fondé des thèses de leur guide spirituel. Ce
sont assurément des idéalistes des illuminés peut-être.
Des provocateurs aussi, provocation illustrée par
couronne de leur rajah, véritable homme d'affaires,
ou leur délirante idée de reconstruire Genève.
Monsieur
le journaliste vous devriez apprendre ce
qu'est la manipulation mentale et ce qu'est
un prosélyte victime de secte. Savez-vous
par exemple que les scientologues aussi sont
des gens convaincus ... Puisque
vous ne voyez dans les paroles et promesses délirantes
de la MT que des choses peu dangereuses, voire quasi
positives, pourquoi n'avoir pas écrit que
les jurassiens sont des gens assoiffés de projets dont
ils ne pourront jamais en recevoir le moindre
avantage ... Il est vrai que lorsque nous
demandons à des jeunes jurassiens ce qu'est
la scientologie, ils nous répondent ne pas connaître
la sophrologie ...
Espérons que
prochainement
le département de l'instruction publique ("dirigé
par une socialiste"- aurait sans doute ajouté
Rémy Chételat ...) organise quelques
conférences de prévention.
Mais
nous n'avons jamais eu l'impression de côtoyer le
démon. Et nous n'avions pas les pieds fourchus à
notre retour.
Staline savait aussi parler
aux médias de son programme de défense pour la paix mondiale ...
Le
canton du Jura aura-t-il un jour un journal
d'information capable de proposer un véritable
travail d'investigation sur de tels goupes ? Nous en doutons,
mais qu'on se rassure, la situation
est la même pour la télévision suisse romande
(TSR)...
Pourquoi
la MT souhaite-t-elle quitter le canton d'Uri
? Pourquoi n'avoir fait aucune enquête auprès
de victimes de la MT ? Voilà deux pistes
que ce journaliste aurait pu suivre.
"Le
roi est borgne au pays des aveugles" est
la devise du Gravis
(Groupe
d'aide aux victimes de la scientologie)
Commentaires
en gras-rouge par le Centre Info-sectes Jura /
www.info-sectes.ch
|
|
Maharishi rêve toujours du Jura
|
Je
m'fiche des jurassiens .. Je veux
leur fric !
|
- Maharishi Mahesh Yogi,
- fondateur du programme
"hallucinant"
de méditation transcendantale.
- (ici
en pleine concentration sur le "mantra
du profit"...)
-
- Commentaires ajoutés par le Centre Info-sectes
Jura (en rouge)
Le Quotidien Jurassien
- 20
juin 2006 par Remy Chételat
«C’est une double perte, pour nous et pour le Jura», dit Rajah
Felix (Oh ! Que non !)
Maharishi n’a pas renoncé à s’installer dans le Jura. Leur chef regrette la
polémique
«Bonjour. Bienvenue à Zurich puisque nous ne sommes pas bienvenus dans le
Jura.» L’homme qui nous accueille est vêtu comme un roi indien, tête
couronnée et lourd médaillon sur la poitrine. Rajah Felix, Felix Kaegi pour
l’état civil, est le responsable Maharishi en Suisse. Il nous accueille à
Oerlikon, dans un vaste bâtiment de 4500 m2 répartis sur trois niveaux, où il
est en passe d’ouvrir un centre d’enseignement, un «collège» qui devrait
accueillir à terme 400 étudiants. A Genève, il projette l’implantation d’une
«université» pour 300 élèves qui attend encore l’autorisation du canton.
(Depuis quand une université Suisse
peut-elle être dirigée par des individus sans le moindre diplôme universitaire !)
Méditer à la campagne
Voilà le côté ville. Mais Maharishi lorgne également côté campagne. Et
notamment en direction du Jura, où les adeptes de méditation transcendantale, à
travers la Fondation MERU, cherchent depuis plus de quatre ans à acquérir un
terrain d’une quinzaine d’hectares, sur une colline avec la vue dégagée à l’est
«pour voir sans obstruction le lever du soleil». Jusqu’ici toute les tentatives
d’implantation, en Ajoie plus particulièrement, ont avorté.
Mais Maharishi ne renonce pas. La prospection continue, à travers une agence
immobilière et désormais sans l’appui du Bureau cantonal du développement
économique. Car, si le Gouvernement jurassien avait à l’époque salué
l’installation de Maharishi dans le canton, le ministre de l’Economie considère
aujourd’hui l’affaire enterrée. Jean-François Roth refuse même d’en parler.
Aujourd’hui, la Fondation MERU n’entretient plus de contact avec le Bureau
jurassien du développement économique.
«Nous avons été victime de préjugés» Sans
blââââgue aurait dit Grock. Et pourquoi pas d'un
complot mondial !
Pour les adeptes de méditation transcendantale, le calme de la région
jurassienne convient particulièrement bien à leur philosophie, aspirant à
l’harmonie et à la paix. Le prix abordable du terrain est aussi un élément qui a
son importance. Mais ils ont été mal reçus, non pas par les autorités, mais par
une certaine frange de la population. (Tiens
! tiens ! Il y aurait les bons citoyens (les autorités
élues) et de l'autre côté des citoyens à rejeter
... !)
Etonnés, les responsables helvétiques
affirment que Maharishi ne connaît aucun problème en Suisse alémanique. En
Suisse romande en revanche, ils rencontrent davantage de résistance, plus
spécialement dans les régions rurales. C’est l’influence française, (sans
blâââgue - nous les jurassiens nous n'avons
pas de cervelle aurait dû ajouter ce raja
...) explique
Felix Kaegi : «L’Inquisition, dénonce-t-il. Des tracts venus de France (et
pourquoi pas de Moscou !!!)
ont été
distribués en Ajoie pour effrayer la population en parlant de secte. Les
Jurassiens ont cru ces mensonges sans chercher à se renseigner.» (Les
groupes comme la MT aiment comparer le droit d'exprimer
son opinion à de l'inquisition .. Cela en dit long
sur leur vision de la réalité)
Education, santé et agriculture
La Fondation MERU ne se focalise pas uniquement sur le Jura. Elle pourrait
également planter son drapeau dans le canton de Neuchâtel ou dans la Broye. Le
projet que MERU souhaite réaliser est d’envergure. Il s’agit d’un vaste complexe
éducatif (une université et son campus), doté d’un internat, ainsi qu’un centre
de santé (Faut-il encore ajouter
que la thérapie proposée par la MT est de la "poudre
de perlimpinpin", destinée en majorité à des
individus immatures ou affaiblis !) où une trentaine de curistes passeraient quelques semaines à se
remettre en forme. L’ensemble aurait offert plus d’une quarantaine d’emplois.
(Quels
emplois ? Des emplois réservés principalement aux
membres de la secte. voilà ce que ce Raja
nous cache ici.)
En matière d’éducation, nos interlocuteurs précisent qu’ils cherchent à
«utiliser le potentiel mental pour élever la conscience, élargir les capacités
de l’étudiant à comprendre et à apprendre». Jusqu’à 300 élèves (une centaine au
départ) fréquenteraient cette université, dont la grille horaire est rythmée par
des séances de méditation. Différentes branches seraient enseignées. Ils y
apprendraient plus particulièrement l'agriculture «biologique védique»,
pratique en harmonie avec les lois naturelles. Le but est de promouvoir le
développement de l’agriculture biologique dans les pays pauvres en enseignant
comment utiliser la créativité de la nature pour alimenter la population
mondiale. (La scientologie aussi
a de très beau objectifs : rendre la planète clair,
sans guerre, sans psychiatre et surtout : obtenir que les
nations soient dirigées selon les préceptes
de Ron Hubbard ... Ben voyons !)
Les infrastructures que MERU souhaitait construire à Vendlincourt consistent
en une vingtaine de maisons, dont quatre grands immeubles. Le style de
construction est de type oriental, mais MERU s’engage à l’adapter à la culture
locale. Des jardins de fruits et légumes biologiques complètent le campus de
forme rectangulaire dont chaque angle est marqué par une tour. L’ensemble avait
été sommairement budgétisé par l’entrepreneur bruntrutain Ernest Parietti à 55
millions de francs. Sans compter l’achat du terrain. (La
folie des grandeurs est souvent une des caractéristiques d'un groupe
sectaire
... Le hic c'est qu'un tel centre n'apportera aucun
avantage à la population jurassienne. Il sera qu'une verrue sur des terrains de qualité
de plus en plus inaccessibles pour nos agriculteurs
jurassiens (ou neuchâ- telois). Dire que la MT
fera de l'agriculture bio est sans aucun doute la
nouvelle astuce de la MT pour s'accaparer
des terrains indûment dans le Jura. La MT est connue pour
être bien plus
intéressée par l'achat de voitures de luxe
et par la publication d'une littérature luxueuse
sans aucun intérêt et parfois même franchement nauséeuse)
Doutant de trouver le financement nécessaire, MERU n’envisage pas dépenser
plus de 35 millions de francs. «Vous savez, il n’est pas facile de trouver des
prêts pour construire dans le Jura. Ce n’est pas Zurich, les investisseurs
hésitent», souligne encore Felix Kaegi.
Une redoutable secte ou d’inoffensifs idéalistes
? (Les deux
bien évidemment. Sinon cela serait trop simple à démasquer
et la MT serait au tapis depuis des années)
Le rapport de la Commission d’enquête sur les sectes, approuvé par
l’Assemblée nationale française en décembre 1995, classe la Méditation
transcendantale Maharishi parmi les mouvements sectaires. «Nous napparaissons
plus dans cette liste depuis le début de l’année», nous a assuré Felix Kaegi. Il
se trompe.
Claire Barbereau, de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte
contre les dérives sectaires (Miviludes), précise que seul un nouveau rapport
parlementaire amenderait le précédent. Il est donc impossible de retirer un mot
du texte en question. L’Institut de science védique Maharishi Paris y figure
toujours. Longo Maï, une organisation qui s’est installée sur un domaine
agricole jurassien, à Undervelier voilà une bonne dizaines d’années, est
également citée dans le rapport.
Selon les informations de Miviludes, Maharishi semble cependant avoir mis la
pédale douce dans l’Hexagone: «Depuis quelques années, on n’entend plus
parler de dérives de la Méditation transcendantale sur territoire français. On
continue cependant d’observer l’évolution de ce mouvement qui suscite la
controverse au plan international», souligne prudemment Claire Barbereau.
(En France et en Allemagne une
association condamnée à plusieurs reprises - par
exemple pour abus de faiblesse - peut être
mise sous contrôle de l'Etat ou
interdite. On comprendra qu'un groupe
comme la MT vise à se replier en
Suisse ... Pas trop loin de la France ni de
l'Allemagne ...)
1900 euros pour apprendre la méditation transcendantale
(...!!!! et pour subir une thérapie non reconnue
médicalement et qui par diverses manipulation peut
couper les individus de la réalité. Iil
n'y a qu'à lire les propos du Raja pour
s'en rendre compte)
Les disciples de Maharishi se défendent. Ils se considèrent à l’opposé d’un
mouvement sectaire: ouvert et non fermé au monde. La méditation rend libre,
(ce mot ne signifie absolument rien - c'est une
"mine" intellectuelle) nous
confiait une enseignante de méditation. «Si on courait dans les rues en
criant: méditez, c’est bon ! , là on serait une secte. Mais on ne le fait
pas», explique pour sa part Otto Odermatt. (Etrange
simplisme)
Les personnes qui suivent les cours dispensés par les nombreux centres
Maharishi (qui offrent aussi des soins et massages ayur-védiques) ne deviennent
«membres» d’aucune organisation et conservent a priori leur liberté de penser et
de croyance. Mais ils paient le prix fort pour apprendre la méditation
transcendantale: 2900 francs pour un cours en sept étapes qui, une fois la
technique maîtrisée, permettra de méditer seul chez soi. (Les
spécialistes de la santé mentale savent parfaitement
que ce n'est pas la longueur d'un stage qui fait
qu'un groupe est victimaire et dangereux. Ce sont ses méthodes
de manipulation écrasante, ses doctrines absurdes,
généralement subies et
enseignées à des personnes immatures ou affaiblies qui
font des dégâts)
Comment justifier ce prix, sachant qu’au départ l’enseignement était gratuit?
Rajah Felix explique que dans le monde occidental ce qui est gratis n’a pas de
valeur. Il ajoute: «Vous savez, on paie une fois, puis on utilise la
technique toute sa vie.» (rc)
Les têtes du mouvement
Maharishi Mahesh Yogin
Fondateur du programme de méditation transcendantale, Maharishi Mahesh Yogi
est aujourd’hui âgé d’une nonantaine d’années et est installé aux Pays-Bas.
Originaire des contreforts himalayens indiens, il a commencé à parcourir le
monde en 1959. Il aurait formé plus de 40'000 professeurs de méditation
transcendantale qui auraient enseigné la technique à 5 millions de personnes.
D’aucuns se souviennent de lui comme le «gourou des Beatles». (Aucune
formation universitaire, ni le moindre stage d'infirmier,
ne sont à la base de la formation professionnelle
de ce Maître à penser qui voudrait ouvrir un centre
thérapeutique dans le canton du Jura !)
Rajah Felix Kaegin
C’est le roi Maharishi en Suisse, d’où son titre de rajah. Felix Kaegi a 52
ans et dirige le mouvement en Suisse. Saint-Gallois d’origine, il est
actuellement établi à Zurich après avoir résidé dans l’Etat de New York où le
mouvement cherche également à développer ses activités. Son épouse Mona,
d’origine allemande, baigne dans le mouvement depuis sa plus tendre enfance.
Elle n’est pas reine, mais «Mère du domaine du rajah en Suisse». (Un raja autoproclamé ? Nul ne
le sait ... De plus étant
depuis son enfance dans un tel mouvement sectaire
il ne doit
pas avoir une grande réalité sur notre monde, ou
du moins un sens quelque peu amoindri ...)
Otto Odermatt
Président de la Fondation MERU à Seelisberg, Otto Odermatt, 60 ans, est le
prototype même du Suisse allemand jovial. Il aime le Jura, il y a d’ailleurs
appris le français, dans une ferme de Rocourt alors qu’il avait 16 ans. Il aime
les Jurassiens, leur gaieté, leur joie de vivre, notamment au moment de l’apéro.
Enseignant de formation, il a suivi son épouse qui la première a fait une
expérience, positive, de la méditation transcendantale. (rc) (Nous
aimons aussi les impétrants de la MT - mais
nous ne sommes pas obligé de leur donner la possibilité
de faire des victimes dans le Jura - Centre Info-sectes
Jura www.info-sectes.ch)
• Deux séances d’information se dérouleront dans le Jura. A Delémont,
mercredi 28 juin, 20 h, Hôtel de la Charrue. A Porrentruy, jeudi 29 juin, 20 h,
Hôtel Bellevue. Entrée libre. Renseignements : 021 312 89 86 ou info@vedoham.org
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