[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

LA SCIENTOLOGIE EN SUISSE N'EST PAS UNE RELIGION

«Malgré sa dénomination, l'Eglise de scientologie n'a d'autre activité, ni d'autre but que l'exploitation commerciale de ses adeptes, par la vente d'un prétendu système de perfectionnement personnel, sans référence théologique propre».

Bernard Bertossa, ancien procureur général du canton de Genève (Source: Journal de l'Enseignement et de la Formation - 25 mars 1996)

En Suisse la scientologie n'est pas une religion (24 heures - 19 décembre 2001)

Avis des autorités et des experts en Suisse et dans le monde

Les entreprises suisses et associations noyautées par la scientologie

WISE: Liste des membres suisses en 1999 (Sur la page liens avec le site de M. Gomez http://stop-wise.biz)

WISE: Liste des entreprise scientologues en Suisse et dans le monde (8'200 KB)

WISE: Rapport de justice interne montrant le lien de WISE avec la scientologie

La scientologie et ses nombreuses groupes de façade (liste mise à jour en avril 2008)

Le Jura et les sectes

Bibliographie: Grande enquête sur la Scientologie - Une secte hors la loi

Contre-courant:

Interview d'Alain Tanner: «Il n'y a plus d'utopie sociale aujourd'hui et, ça, c'est la pire des choses qui puisse arriver» (29 Mai 2008 - L'Hebdo)

Interview d'Alain Tanner: «Ce qui compte, ce n'est pas de faire des films, mais du cinéma» (Coopération - décembre 2009)

Video: «Je pense à Alain Tanner» (Court métrage de Jacob Berger - août 2010) Les musiques au saxophone alto sont composées et jouées par Jean-Luc Barbier le webmaster d'anti-scientologie

Alain Tanner reçoit le Léopard d'Honneur au festival du cinéma de Locarno (La Liberté - 11 août 2010)


 
LA SCIENTOLOGIE EN SUISSE
 
2011

La scientologie tente de faire son trou dans les prisons (liberation.fr - 31 décembre 2011)

Criminon serait implanté dans 35 pays (liberation.fr - 31 décembre 2011)

Un citoyen suisse ordonné par la scientologie exempté de l'armée suisse (DMF - mai 2005)

Basler Scientology-Hauptsitz verkauft (Mittellandzeitung, December 11, 2011)

«Freezone» un mouvement de scientologues dissidents qui fait des vagues (Rapports- minoritaires.net - 29 nov. 2011)

Jean-Luc Barbier dénonce les ambiguités des scientologues dissidents «Freezone» (anti-scientologie - 6 déc. 2011)

Die Genfer Sklavin auf der Freewinds. Zwölf Jahre lang wurde Valeska Guider an Bord des schwimmenden Hauptquartiers der Scientologen festgehalten (tagesanzeiger.ch - Dezember 1, 2011)

Témoignage: Une Genevoise esclave pendant douze ans sur le bâteau de la scientologie (Le Matin - 29 novembre 2011)

Vidéo: Une genevoise happée par la scientologie à l'âge de 6 ans et emprisonnée des années durant. Témoignages de Valeska Paris (abc.net.au - 28 novembre 2011) vidéo en anglais avec transcription de son interview

Interview de Nicolas Danet, co-auteur du livre "Anonymous" (tempsreel.nouvelobs - 18 novembre 2011)

La Scientologie en perte de vitesse veut ouvrir un nouveau centre à Bâle ! (thelocal.ch - 31 October 2011)

The scientology might “no longer exist in Switzerland in a few years (thelocal.ch - 31 October 2011)

La secte développe un projet de construction maous à Bâle. Pour mieux regagner des membres, selon un expert (20min.ch - 30 octobre 2011)

Prévention en France: Circulaire de politique pénale relative à la vigilance et la lutte contre les dérives sectaires (Ministère de la Justice et des Libertés- 19 septembre 2011) pdf 165 ko

Vidéo: Reportage de la télévision suisse sur les Anonymous (TSR - 8 octobre 2011)

Témoignage de Michel Prévidi: «Le CCDH et mensongepsy.com recrutent pour la Scientologie» (Anti-scientologie - 3.11.2011)

Scientology-Ideologie - Drogenaufklärung (in Schule) mit Sekten-Broschüren (20min.ch - 26.9.2011)

Les Anonymous manifestent au centre de la ville de Lausanne contre les abus de la scientologie (Le Gravis - 20 août 2011)

Un modèle de lettre d'un avocat pour demander son remboursement à la Scientologie (Lausanne - 13 mai 1993)

La scientologie adresse deux chèques de remboursement et écrit «Nous ne comprenons pas pourquoi vous entretenez une polémique» (Lausanne - 28 mai 1991)

Attestation d'une victime de la Scientologie «Mon fils a été contraint de se déconnecter et travaille 10 à 12 heures par jour pour Narconon» (archive d'anti-scientologie - 22 juin 1992)

Dans une lettre de propagande la Scientologie, sous la plume de l'auditeur Jean-Yyes Turcotte, promet des revenus supérieurs et de débloquer le cas ! (Flag - 14 novembre 2005)

La scientologie en Suisse n’arrive quasiment plus à trouver de nouveaux membres (kipa-apic.ch - 3 juillet 2011)

Scientology pfeift in der Schweiz aus dem letzten Loch (aargauerzeitung.ch - July 3, 2011)

Kanton Zürich will keine Räume an Scientology vermieten (AZ Limattaler Zeitung - Juni 3. 2011)

Un député fribourgeois dénonce le cours de rattrapage «Apprendre à apprendre» comme étant une méthode de dépersonnalisation des élèves (Fribourg - novembre 1988)

Lausanne: Un médecin scientologue tente d'empêcher une adepte de partir (24Hoo - 24 mai 1988)

Comment reconnaître un scientoblog ? (phobolyse.wordpress.com - 4 avril 2011) 

Zurich: Gesellschaft Scientology kommt auf Samtpfoten (Tages Anzeiger - 26.01.2011)

Zurich: Arbeitslose im Visier (Tages Anzeiger - 26.01.2011)


2010
 

Merci de distribuer nos tracts dans les gares et devant les écoles

Jean-Luc Barbier pour anti-scientologie, 6 décembre 2010

Justice:

La nouvelle loi sur le port de cagoule et d'objet dangereuxeux dans les manifestations a été adoptée par les députés du canton de Vaud (ATS - 19 mai 2009)

La scientologie en Suisse il y a 20 ans:

Genève: les scientologues ont réussi à s’infiltrer au Palais des Nations (24heures.ch - 13 septembre 2010)

Entreprises scientologues:

La société «Organisation et Management» de Monique Kimmeier à Genève (Vernier) a rompu ses liens avec la scientologie (Le Gravis - 1 août 2010)

Luzerner Religionspreis:

Religionspreis für Maturaarbeit über Scientology (jesus.ch - 7.06.2010)
Helen Galliker erhält den Religionspreis 2010 (zisch.ch/navigation - Universität Luzern 01.06.2010)
Ein Blick hinter die Scientology-Kulissen (20min.ch - 02.06.2010)
A Lucerne un travail de maturité sur la scientologie remporte un prix (Gravis - 7 juillet 2010)

Témoignages:

«La scientologie c'est sans fin» (psychologies.com - juillet 2010)
Comment la Scientologie nous piège (psychologies.com - juillet 2010)
 
Vidéo: Reportage sur la scientologie. Analyse des stratagèmes utilisés par la scientologie. Petit à petit les adeptes se trouvent isolés et incapables de réagir. (France 2 - 27 mai 2010)

Medecine illégale:

Vidéo: Un médecin dans un reportage atteste que les prescription médicales de la scientologie sont illégales et dangereuses (France 2 - 27 mai 10)

Gros mensonge de la scientologie:

La scientologie prétend que la formation d'un de ses employés équivaut à trois ans de formation ecclésiastique et obtient son exemption de l'armée suisse ! (DMF - mai 2005)
 

2009

Infiltration:

A Genève, l'ONU a repoussé une tentative d'infiltration de la scientologie (lecourrier.ch - 9 Novembre 2009)

Radio Suisse Romande:

Genève:

Village Suisse et Vent’astic SA vendent une recette miracle aux ONG ! (Genève - octobre 2009)

Genève:

Village Suisse, une organisation proche de la scientologie infiltre l'ONU ! (Tribune de Genève - 28 août 2009)
Un chef d'orchestre scientologue joue la partition «Escroquerie» (L'Hebdo - 2 juillet 2009)

Réflexions en contrepoint aux articles sur le procès de la scientologie à Paris (mai-juin 2009):

La scientologie est une "église" qui veut sans cesse se venger... (Jean-Luc Barbier - 22 juin 2009)
Jean-Luc Barbier accuse les autorités suisses de laxisme envers les abus de la scientologie (AVDS - 22 juin 2009)
Les lois suisses ne sont pas suffisantes pour stopper les abus de la scientologie (Jean-Luc Barbier - 10 juin 2009)
La scientologie à constamment une oreille sur le moindre de vos faits et gestes (Jean-Luc Barbier - 10 juin 2009)
LA SCIENTOLOGIE NE CHANGE PAS (Jean-Luc Barbier - 10 juin 2009)
Quelques exemples de l'endoctrinement scientologue (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
Les dérives programmées de la scientologie (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
La scientologie se doit de diffamer ses opposants. Une plainte pourrait être déposée (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
Les victimes de la scientologie peuvent-elle obtenir justice ? (Jean-Luc Barbier - 22 juin 2009)
L'unique but de la scientologie est de manipuler ses clients pour qu'ils achètent sa thérapie pseudo-psychiatrique (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
La scientologie fait des enquêtes approfondies sur ses clients (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
La pseudo-thérapie psychiatrique de scientologie doit être interdite (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
Réfléxions de Jean-Luc Barbier au sujet des victimes de la scientologie (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
Interdire la scientologie me semble impossible pour le moment. Voici donc ma solution (Jean-Luc Barbier - juin 2009)
Interdit d'interdire ? Témoignage d'un ex-scientologue (Jean-Luc Barbier - 29 mai 2009)
Le borgne est roi au pays des aveugles (Jean-Luc Barbier - 29 mai 2009)
Cours de "réparation de vie", de "purification" etc (Jean-Luc Barbier - 29 mai 2009)
Attirer les gens pour leur seul fric... !?! (Jean-Luc Barbier - 29 mai 2009)
Pourquoi n'y a t-il aucun contrôle par nos médecins cantonaux de la thérapie administrée par la scientologie? (Jean-Luc Barbier - 29 mai 2009)

Anti-scientologie dans les médias suisses:

Commentaires d'internautes suisses:

«J'ai un ami qui est mort à cause de la scientologie» (24heures - 22 juin 2009)
«Les victimes sont trop faibles pour déposer plainte» (24heures - 22 juin 2009)
«Pour quitter la scientologie, il faut être fort» (24heures - 22 juin 2009)

Les Anonymous suisses:

Première attaque de la scientologie en Suisse contre des Anonymous (swissanons.ning.com - 21 juin, 2009)

Anti-scientologie dans les médias:

Commentaires de Jean-Luc Barbier publiés ici et là à l'occasion du procès de la scientologie à Paris. (anti-scientologie - 20 juin 2009)

Video: La scientologie ouvre ses portes à Genève !
 
(TSR - téléjournal du 14 juin 2009)

En Suisse comme en France il est possible d'attaquer la scientologie en tant qu'association (personne morale).

L'avocat Me Yves Burnand précise toutefois qu'il s'agit d'une exception. Il a tout à fait raison car pour cela il faut que la victime puisse prouver que tout le personnel de l'organisation de scientologie est coupable (complice) des délits commis... et une telle preuve est bien difficile à démontrer car un scientologue endoctriné n'a aucunement intention de faire le moindre mal... ni de faire la moindre discrimination..., et c'est sans compter que sa bonne foi est difficile à déboulonner.

Que coûtent réellement à la société les abus de la scientologie ? (Atteinte au patrimoine et à la santé, contrainte, menace, éducation sectaire, salaires impayés, charges sociales impayées, etc, etc)

Les recommandations d'experts en cindynique (science des risques) devraient se prononcer à ce sujet.

Note: A propos de l'appareil "scientifique" utilisé par la secte voici une expertise réalisée par l'Institut de Criminologie de l'Université de Lausanne (1991) qui démontre qu'il ne s'agit que d'un artefact au service d'une gigantesque escroquerie intellectuelle et financière.

Télévision Suisse Romande: Les victimes sont impuissantes face à une sectes qui n'hésite pas à s'en prendre à ceux qui osent témoigner (Téléjournal de la TSR, 19h30 - 14 juin 2009) Lien externe

Francine Bielawsky, porte-parole de la scientologie , fait de la diffamation (Radio Cité - 26 mai 2009)

Francine Bielawsky est la nouvelle présidente de l'église de scientologie (registre du commerce - 29 mai 2009)

Abus de faiblesse:

Un vendeur de scientologie tente de recruter une jeune femme en profitant de son état de faiblesse (Le Gravis - 7 juin 2009)

Anonymous:

Anonymous-Suisse manifeste à Lucerne contre les abus de la scientologie (swissanons.ning.com - 6 juin 2009)

Vidéo: Quels sont les fondements et les buts du mouvement des Anonymous

Observatoire des religions de l'Université de Lausanne

M. Jörg Stolz, directeur de l'Observatoire des religions de l'Université de Lausanne, ignore que le but de la scientologie est d'imposer et de vendre sa propre thérapie ! (Le Gravis - 5 juin 2009)

En Suisse la scientologie est une organisation commerciale inscrite au registre du commerce

Genève:

Nouvelle preuve que la scientologie n’hésite pas à proposer son aide aux personnes fragilisées (Conseil d'Etat du canton de Genève - 29 mai 2008)

Les autorités suisses laissent faire la scientologie:

Complicité: Laxisme des autorités suisses face à la scientoloie (Jean-Luc Barbier -30 mai 2009)
Video: How scientology applies hypnotic manipulation
Audio: «Scientologie et dérives sectaires» (Genève - Radio Cité - 26 mai 2009)
Diffamation: Une représentante de la scientologie fait de la diffamation à l'encontre de Jean-Luc Barbier (Le Gravis - 27 mai 2009)
Infiltration: La propagande de la scientologie dans les bibliothèques romandes continue (anti-scientologie - 28 mars 2009)
Témoignage: Un scientologue ne peut mettre en doute la thérapie scientologue (anti-scientologie- 10.01 09)
 

 
2008
 

La scientologie a ouvert un nouveau centre à Schaffhouse. Neues Scientology-Zentrum in Schaffhausen (radiomunot.ch - 9.12.2008)

Infiltration de la scientologie à Onex (Genève)

Notre feuilleton: «La $cientologie contre Jean-Luc Barbier»: Quelques courriers peu agréables adressés à Jean-Luc Barbier par un scientologue (août-septembre 2008)

La société SWITCH ferme un site qui diffamait le webmaster d'anti-scientologie (Anti-scientologie - 3 octobre 2008)

Infiltration: Mazda, Shell, Kodak, Yverdon-les-Bains, TSA Telecom et la société Helsana ont demandé des services à la société scientologue Infolibris SA (anti-scientologie - 20 septembre 2008)

Infiltration: Infolibris SA, une société Suisse liée à la scientologie (anti-scientologie - 19 septembre 2008)

Les autorités de la Chaux-de-Fonds refusent de prendre en compte les dangers que représente la scientologie (anti-scientologie - 26 août 2008)

Vidéo: A Lausanne une manifestation contre les abus de la scientologie filmée illégalement ! (forums.enturbulation.org - August 17.2008)

Des Anonymous manifestent à la Chaux-de-Fonds et Lausanne contre les abus de la scientologie (anti-scientologie - 17 août 2008)

Témoignage: A Neuchâtel la scientologie harcèle un mineur (anti-scientologie - 17 août 2008)

La bibliothèque de l'Université Populaire du canton du Jura refuse la propagande de la scientologie (LQJ - 18 juillet 2008)

Témoignage: Les abus de la scientologie envers Jean-Luc Barbier confirmés par le témoignage d'un ex-responsable de la scientologie aux USA (Témoignage ajouté à anti-scientologie le 12 juillet 2008)

Testimony: The Jean-Luc Barbier affair: The Church used Crush Sell to amke him a WISE Member. When it backfired they FAIR GAMED HIM, thereby creating their own worst enemy in Switzerland

Verboten sind sie nicht / Die Scientologen auf der Bieler Fanmeile geben zu reden. Moralische Bedenken wischen die Bieler Behörden beiseite (bielertagblatt.ch - 27. Juni 2008)

Eurofoot: Les scientologues draguent à la sortie des matches de foot (Le Matin Bleu - 23 juin 2008)

Eurofoot: Scientologen am Ball (hugostamm.kaywa.ch - 24.6.2008)

Eurofoot: Mit den Scientologen an der Euro (Tages-Anzeiger - 21.06.2008)

Lausanne: Les Anonymous ont manifesté à Lausanne contre les abus de la scientologie (Le Gravis - 14 juin 2008)

Les scientologues et les bibliothèques suisses:

Lettre ouverte à Franck Wawak le nouveau président de l"Eglise" de scientologie de Lausanne (anti-scientologie - 23 mai 2008)

Scientologie de Lausanne: Suzanne Montangero quitte son poste de présidente (24heures.ch - 21 Mai 2008)

Scientologie: un demi-siècle d’histoire controversée dans le monde (24heures.ch - 21 Mai 2008)

The pasionaria of the Vaud scientologists lowers the flag (24heures.ch - May 21, 2008) English

Lausanne: Lettre ouverte à M. Franck Wawak,nouveau président de la scientologie (anti-scientologie - 23 mai 2008)

Scientologie de Lausanne: Suzanne Montangero quitte son pose de présidente (24heures.ch - 21 Mai 2008)

Scientologie: un demi-siècle d’histoire controversée dans le monde (24heures.ch - 21 Mai 2008)

La bibliothèque municipale de Lausanne (place Chauderon) sert la soupe à la scientologie! Que fait donc la conseillère municipale Silvia Zamora en charge de la culture ? (Le Gravis - 14 mai 2008)

Les bibliothèques du canton du Valais font la promotion de la scientologie ! (Le Gravis - 14 mai 2008)

La scientologie met des bibliothèques suisses sous pression (espace.ch - 8 mai 2008)

Front groups: La scientologie et ses nombreux groupes de façade (liste mise à jour le 14 avril 2008)

Des Anonymous manifestent pour la deuxième fois à Lausanne contre les abus de la scientologie (LeGravis - 13 avril 2008)

Un message de Jean-Luc Barbier sur le forum alt.religion.scientology fait réagir la scientologie (ARS - 9 avril 2008)

Comment la scientologie tente de diminuer la portée de la diffusion sur le net de ses textes sacrés ! (anti-scientologie - 10 avril 2008)

Nouvelle pétition en Suisse contre la scientologie: l'Association d'Aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS) organise une collecte de signatures en mai-juin prochain dans le canton de Vaud (Le Gravis - 24 mars 2008)

Que faire contre les abus de la secte de Scientologie ? (Le GRAVIS - 24 mars 2008)

Le contrat de la honte. Le contrat que tout employé d'une succursale de scientologie doit signer. Aucune loi sur le travail n'est respectée ici par la secte (Le Gravis - 23 mars 2008)

Le coup de gueule du Président de l'AVDS (Association d'aide aux victime de la dianétique et de la scientologie) (anti-scientologie - 23 mars 2008)

Anonymous: L'AVDS soutient les manisfestations de protestations des Anonymous contre les abus de la scientologie (anti-scientologie - 23 mars 2008)

Tom Cruise partira-t-il à la chasse aux Anonymous ? (anti-scientologie - 16 mars 2008)

Notre feuilleton: «Scientologie contre Jean-Luc Barbier». Une étrange collusion de la scientologie avec un site diffamatoire (Le Gravis - 16 mars 2008)

Lausanne: Une manifestation d'Anonymous contre les abus de la scientologie (Le Gravis - 16 mars 2008)

Pourquoi les Anonymous portent-ils des masques ? (bakchich.info - 14 mars 2008)

Témoignage: «Liberté de communication et scientologie sont incompatibles» (Jean-Luc Barbier - 23 février 08)

Les incitations criminelles de L. Ron Hubbard :

Nicolas Sarkozy prône la fermeté envers les sectes et contredit les propos d'Emmanuelle Mignon (L'express - 21 février 2008)


2007

Jura: Deux hauts dirigeants scientologues sont convoqués devant la justice fin septembre pour diffamation (Le Gravis - 5 septembre 2007)

Zürich: Scientologen wieder auf Seelenfang (Tages-Anzeiger - 23.05.2007)

Jagd nach Geld statt Geist (Tages-Anzeiger - 23.05.2007)

Les pieux mensonges de la scientologie. Le porte-parole de la scientologie suisse répond au juge (Tribunal de Porrentruy - 27 septembre 2006)

Genève: des flyers scientologues échouent dans une école (Tribune de Genève - 28 avril 2007)

Sur le Net la scientologie utilise le bien-être, la lutte contre le stress, la PNL, le coaching, la psychologie, le yoga, la sophrologie... les horoscopes et la numérologie pour sa propagande ! (anti-scientologie - 21 mars 2007)

Comment j'ai perdu ma femme à cause de la Scientologie (Témoignage d'une victime lausannoise de la scientologie - 16 mars 2007)

Lee Konitz: Un adepte bien discret de la secte de scientologie / Interview de Lee konitz réalisé en 1986 par le Celebrity Center de Paris (Revue CC - 1986)

Blak Propaganda der Scientology gegen einen ex-Anhänger (A. Jackson - 6. September 1996) Deutsch

Témoignage: La rencontre de Jean-Luc Barbier avec Lee Konitz, saxophoniste de jazz et «grand maître» de scientologie (anti-scientologie - 5 mars 2007)

Wie die Scientology Kirche "schwarze Propaganda" betreibt

Offener Brief an den Scientologen Heinz Müller / Lettre ouverte au scientologue Heinz Mueller

Die Kommentare von Peter Widmer und Freimann (de.soc.weltanschauung.scientology - 28. Feb 07) Deutsch

La méthode de scientologie est toujours la même

En scientologie, à l'image de Heinz Müller et de Fredy Michel, ce sont toujours de petites mains qui sont poussées en avant pour accomplir les basses corvées (diffamation - mobbing, etc.)

Ainsi, si une plainte est déposée, les responsables de la scientologie ont beau jeu de jouer les innocents et d'expliquer de long en large aux juges qu'elle ne peut être tenue pour responsables de la conduite de l'un de ses membres ...

Les juges doivent étudier ce qu'est la manipulation mentale et la prise au piège d'une secte comme la scientologie afin de pouvoir condamner les vrais coupables et interdire la scientologie sur notre territoire.

Ce n'est pas parce que nous voulons défendre la liberté religieuse qu'il faut laisser en toute impunité une secte qui agit en bande organisée et qui ne cesse de porter atteinte à la paix civile en terrorisant nos concitoyens et en les diffamant.

Le Gravis. 2 mars 2007

Notre feuilleton: «La $cientologie contre Jean-Luc Barbier». Une plainte pour calomnie et diffamation contre un scientologue retirée faute de moyens financiers (3 février 2007)


2006

Quelques réfléxions du président de l'AVDS (Association d'aide aux victimes de la scientologie) à propos du mariage scientologue de Tom Cruise et de katie Holmes (Anti-scientologie - 18 novembre 2006)

TSR-Vidéo  : La Télévision Suisse Romande donne la parole à Jean-Luc Barbier à propos de la scientologie et du mariage de Tom Cruise (lien vers le site de la TSR - Téléjournal du samedi 18 novembre 2006 - 19h30)

Brussels: Squatters leave Scientology building (forum alt.religion.scientology, 19 November 2006) English

Some reflexions following the wedding of Tom Cruise, which has received a lot of media coverage (by Jean-Luc Barbier, the webmaster of anti-scientologie.ch - November 18, 2006) English

Condamnation du président de l'association d'aide aux victimes de la scientologie et de la dianétique (AVDS) (Feuilleton Scientologie contre Jean-Luc Barbier - 28 octobre 2006)

Ce jugement fait suite à une contre-plainte de la scientologie. Jean-Luc Barbier avait en 2003 dénoncé à la justice les abus dont il est la victime depuis une quinzaine d'années. Il accusait, entre autres, deux dirigeants scientologues de diffuser des incitations criminelles et de coordonner des actions de mobbing contre sa personne et sa famille. Le juge a estimé que les preuves de ses accusations n'avaient pas été apportées.

Ce procès a demandé 3 ans d'instruction et au final 1500 pages figuraient au dossier. Avant les plaidoiries le juge a refusé d'entendre deux témoins dont l'un était un proche de Ron Hubbard et l'autre un ancien directeur de scientologie. Il faut noter que cette affaire regroupe une avalanche de plaintes (6 sauf erreur) et que la scientologie s'étant retirée de la procédure ne pourra plus faire la moindre opposition.

Canton de Vaud: Réponse négative du Conseil d'Etat à la pétition "Pour un contrôle de la thérapie de la scientologie" (Lausanne, 5 juillet 2006 - Réponse communiquée à l'AVDS le 8 septembre 2006)

Le canton de Vaud ferme les yeux sur les pratiques de la scientologie (24Heures - 1 octobre 2006)

Votre scientologie c'est bon pour le canton de Vaud. Elle peut y rester !
(Dessin Burki - texte AVDS)

Dans le canton du Jura la scientologie retire sa plainte contre Jean-Luc Barbier (Le Gravis - 27 septembre 2006)

La scientologie a affirmé devant la justice: "Nous avons déposé une plainte contre M. Barbier pour qu'il cesse de nous attaquer. Mais comme ça devient pire nous avons décidé de retirer notre plainte"

Une telle plainte est un parfait exemple de la stratégie de la scientologie contre ceux qu'elle nomme "les suppressifs" (des "sales juifs" disaient les nazis en 1933). Pour preuve un texte de 1982 de Ron Hubbard dit ceci: "Le but des procès est de harceler et décourager plutôt que gagner" «The purpose of the suit is to harass and discourage rather to win» p. 157 - «A manual on the dissemination of material» publié en 1982 dans le Volume 2 des bulletins techniques de la scientologie

Tribunal de Porrentruy: Condamnation du grand patron de la scientologie suisse

Méditation transcendantale : Les yogis font un flop dans le Jura (Le Matin - 2 juillet 2006)

Une pétition antiscientologue dort dans les tiroirs de l’Etat (24heures - 29 juin 2006)

TÉMOIGNAGE: «Lorsqu’ils m’ont demandé mes économies, j’ai dit stop» (24heures - 29 juin 2006)

La scientologie retire sa plainte contre le président de l'AVDS, Jean-Luc Barbier (Tribunal Porrentruy - 29 mai 2006)

Pétition "Pour un contrôle de la thérapie de la scientologie" : Le Conseil d'État du canton de Vaud donnera sa réponse en mai 2006 (Anti-scientologie - 14 avril 2006)

Que fera le Conseiller d'Etat vaudois Jean-Claude Mermoud (UDC) en charge du dossier ? (Le Gravis - 14 avril 2006)

DIRE: Un département au don de voyance ! (Le Gravis - 14 avril 2006)

Les danger de la thérapie de la scientologie (Le Gravis - 14 avril 2006)

Texte de la pétition "Pour un contrôle de la thérapie de la scientologie" (AVDS - septembre 2004)

Le Parlement vaudois dit oui au contrôle de la scientologie (24Heures - 29 septembre 2004)

Ce que devraient savoir nos autorités:

  Témoignages vidéo de victimes de la scientologie

  Témoignages de victimes suisses de la scientologie

  Les nombreuses condamnations de la Scientologie en Suisse et dans le monde

Quelle politique mettre en place face aux dérives sectaires:

Rencontre avec le professeur Louis-Léon Cristians de l'Université Catholique de Louvain (6 avril 2006)

Remarques d'anti-scientologie:

Les limites de la lutte contre les dérives sectaires en Suisse (Anti-scientologie - 14 avril 2006)

A Fribourg les scientologues se cachent dans un hôtel pour happer de nouvelles victimes (Laliberte.ch - 11.01.06)

disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2006
 
2005
Vidéo 1 English version (Real player):
«Tom Cruise coincé dans le placard» feat. Ron Hubbard réincarné
Une vidéo hilarante sur les méthodes de la scientologie et sesniveaux secrets OT.
Vidéo satirique présentant l'initiation suprême de la scientologie et ses méthodes de manipulation
(Southparkstudios.com - novembre 2005)
Vidéo 2 avec sous titrage en français :
La vidéo «Trapped in the closet» avec sous titrage en français (Suivre les 3 étapes indiquées)
Sous-titrages (format .srt) et vidéo (fichier .wmv)
à télécharger chez nos amis d'info-sectes (www.info-sectes.ch)
 
La scientologie prétend que la formation d'un de ses employés équivaut à trois ans de formation ecclésiastique et obtient son exemption de l'armée suisse ! (DMF - mai 2005)
 
Zurich: Les ex-scientologues à Zurich ont peur de représailles (18 mars 2005)
 
Pétition de l'AVDS pour l'interdiction des stands de scientologie: Le parlement jurassien rejette la pétition, elle était mal formulée (23 février 2005)
 
La scientologie condamnée devant le Parlement jurassien: elle ne pourra plus tenir le moindre stand dans la capitale jurassienne (23 février 2005)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2005
 

2004

Le canton de Neuchâtel ne donne aucune suite à la Pétition de l'AVDS (Association d'aide aux Victimes de la Scientologie) visant à interdire les stands de la scientologie (Conseil communal - 14 décembre 2004)
 
La Chaux-de-Fonds: Michel Barben, un conseiller communal (libéral) qui dit oui aux stands de la scientologie (Conseil communal - 14 décembre 2004)
 
Témoignag : La scientologie, son racisme et ses méthodes de vente abusives (décembre 2004)
 
Témoignage: Méthode de dessin-peinture Aimé Venel et infiltration de la scientologie (novembre 2004)
 
IAS: Liste des membres de l'IAS (International Association of Scientologist) (Novembre 2004)
 
La scientologie prend place à La Chaux-de-Fonds: «Quand la place Le Corbusier devient la place Ron Hubbard» (Quotidien Jurassien - 29 septembre 2004)
 
Télévision suisse romande: Scientologie en ligne de mire (29 septembre 2004)
 
Vaud: Le Parlement dit oui à la pétition pour un contrôle de la thérapie scientologue (29 septembre 2004)
 
Vaud: Rapport de la commission des pétitions (juin 2004)
 
La Chaux-de-Fonds: La scientologie menace une partie de la population (29 juin 2004)
 
Jura: Nouvelles attaques contre le président de l'AVDS (septembre 2004)
 
Fribourg: Une émanation de la scientologie à Fribourg-Centre (24 septembre 2004)
 
Fribourg: Le CCHR met en danger les personnes malade (24 septembre 2004)
 
Jura: Plainte de la scientologie contre le président de l'AVDS classée (avril 2004)
 
Genève: Le recteur de l'université abusé par la secte Falun Gong (avril 2004)
 
Polémique: Nicolas Sarkozy critiqué pour avoir reçu Tom Cruise (3 septembre 2004)
 
Conseil Communal de La Chaux de Fonds: Interpellation de M. Jean-Pierre Veya au sujet d'un stand de propagande de la scientologie (La Chaux-de-Fonds - 24 août 2004)
 
Captation de prestige: Dieu et les stars (19 juin 2004)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2004
 
2003
 
Droit pénal: La scientologie hors la loi (décembre 2003)
 
Zurich: Les écoliers zurichois pour cible (novembre 2003)
 
Lucerne: Pas d'autorisation pour une école privée de Littau (août 2003)
 
Lausanne: 15 jours de prison pour la présidente de la scientologie (juin 2003)
 
Lausanne: Coup dur pour les scientologues (mai 2003)
 
Lausanne: En tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple (mai 2003)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
2002
 
Valais: La scientologie arrive sous couvert des droits de l'Homme (janvier 2002)
 
Tribunal fédéral: Scientologues et Moon déboutés. Informer sur les sectes et leurs abus est œuvre d'utilité publique (février 2002)
 
Lausanne: La présidente de la scientologie évite la prison (mai 2002)
 
Genève: Les scientologues écrivent à tous les enseignants genevois (juin 2002)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
2001
 
Montreux: le groupe de swing «The Jive Aces» roule pour la scientologie  (juillet 2001)
 
Lausanne: La justice approuve Lausanne qui limite la propagande scientologue (juillet 2001)
 
Zurich: Plainte sans fondement contre la presse (mars 2001)
 
Genève: Un médecin acquitté en appel (Tribune de Genève - 16 mars 2001)
 
Procès de l'OTS: Les ambiguïté de la notion de manipulation mentale (avril 2001)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
2000
 
Rapport 2000: Département fédéral de justice et police (décembre 2000)
 
Conclusions et recommandations du rapport 2000 concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Bâle-Ville: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Zurich-ville: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Zurich-canton: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Lausanne: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Lucerne: Décisions des autorités concernant la scientologie (décembre 2000)
 
Genève: médecin acquitté, mais il aurait pourtant dû mieux informer la malade, décédée d'un cancer (juillet 2000)
 
Analyse de l'UNADFI: Peu de mesures sont prises en Suisse contre les sectes (mai 2000)
 
Genève: L'ombre de la scientologie plane sur le procès d'un médecin (30 mai 2000)
 
Lausanne: peine confirmée contre la présidente de scientologie (mars 2000)
 
Lausanne: la présidente condamnée à 10 jours de prison (janvier 2000)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 2000-2003
 
1999
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1998-1999
 
1998
Nouvelle pétition du GPFI "Droits des victimes" acceptée
(octobre 98)
 
 
Rejet d'une proposition de loi pour les associations (octobre 98)
 
Quelles règles pour les associations ?
 
Proposition d'une obligation d'inscription au Registre du commerce
 
Retrait de cerésolution proposée par le Conseil d'Etat
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1998-1999
 

1997
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1995-1997
 
1996
 
Düsseldorf: Selon un rapport la scientologie agit de manière «totalitaire» (janvier 1996)
 
Vaud: Le pasteur Bernard Pasche à Pully nous rend attentif à ce qui caractérise une secte (1996?)
 
Interlaken: Au Congrès de criminologie on a beaucoup parlé de médiateur. Mais la voie explorer semble plutôt une meilleure information (1996?)
 
St Gall: Plainte de la scientologie contre une conférencière classée. La justice refuse le statut de religion à la scientologie (1996)
 
Vaud: Le Parlement s'inquiète à son tour des menaces du pouvoir parareligieux (mai 1996)
 
Infiltration: Au Tribunal Fédéral le juge Roland Schneider happé par une secte (31 octobre 1996)
 
Pétition du GPFI contre la scientologie acceptée
(Genève, septembre 1996)

"Contre-pétition" de la scientologie classée
(Genève, décembre 1996)
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1995-1997
 

1995

Motion de Laurent Ballif pour répondre à l'emprise de certaines organisations religieuses ou para-religieuses (Vevey - 1er décembre 1995)

 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1995-1997


1994
 
Lausanne: Le geste désespéré d'un jeune qui avait peur de retourner chez les scientologues
 
WISE: Enquête du journal BILAN : Comment les scientologues infiltrent les entreprises ( juin 1994)
Le contrat type (Bilan, juin 1994)
Le gourou démasqué (Bilan, juin 1994)
Un univers de science fiction (Bilan, juin 1994)
 
Trimlines: Un réseau de santé contrôlé par les scientologues de WISE (mars 1994)
 
Trimlines: Maigrir avec un scientologue, brrr... (mars 1994)
 
Formation par des scientologues: Cours d'informatique Formatique (mars 1994)
 
Genève: Des genevois demandent l'aide de l'Etat pour les victimes de la scientologie (mars 1994)
 
PÉTITION du GPFI CONTRE LA SCIENTOLOGIE
 
Pétition organisée à Genève en 1984 par M. François Lavergnat (GPFI),
et soutenue par Jean-Luc Barbier (Centre Info-Sectes)
 
Pétition du GPFI contre la scientologie (18 mars 1994)
 
Rapport de la commission des pétitions à propos des mesures contre la scientologie (21 octobre 1994)
 
Audition de M. et Mme Robert-Louis Schreiner, ainsi que M. François Lavergnat
 
M. Lavergnat préconise la création d'une commission extra-parlementaire. Il voudrait qu'il y ait reconnaissance des faits et assistance à personne en danger. M. Schreiner, quant à lui, insiste sur l'utilité d'une prévention tout public.
 
Audition de M. Paul Ranc,diacre de l'Eglise réformée du canton de Vaud
 
Comme solution, il préconise, lui aussi, une campagne de prévention, notamment axée sur les jeunes. Il souhaite une aide de l'Etat aux victimes et des mesures décourageant les sectes de monter des escroqueries sur fond de pressions psychologiques.
 
Audition des représentants de l'«Association Eglise de scientologie de Genève». Mme Suzanne Montangero, Mme Françoise Conod et M. Jean-Pierre Colle
 
Les «Eglises» sont autonomes entre elles géographiquement, mais elles paient des copyrights à la maison mère des USA. Le terme secte ne devrait pas leur être appliqué, car il qualifie actuellement des groupes malveillants. Les scientologues reprochent à la pétition de faire état de textes qui ont été annulés depuis longtemps.
 
Les médicaments vitaminés sont importés d'Allemagne ou d'Angleterre. Ils ne sont pas vendus en pharmacies et ils ne sont pas enregistré à l'OICM.
 
Genève: la scientologie n'a pas le statut d'église et ne figure pas sur la liste des associations dont les donateurs ont des exemptions fiscales
 
Audition de M. Von Niederhausern, inspecteur principal de la Sûreté
 
M. Von Niederhausern pense qu'il serait très utile de créer une structure, qui permette aux gens de venir se confier à des personnes compétentes et discrètes, en toute sécurité.
 
Audition de M. Saurer, député
 
Il trouve inadmissible que la scientologie s'attaque à des enfants.
 
Discussion et conclusions de la commission sous les applaudissements
 
Petit glossaire
 
La commission décide à l'unanimité de proposer au Grand Conseil le renvoi de cette pétition au Conseil d'Etat en l'invitant à:
 
1. mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour éviter tout prosélytisme et toute utilisation de données administratives à des fins de propagande et de recrutement, notamment auprès des mineurs;
 
2. favoriser une étroite collaboration entre les associations d'information et de soutien aux victimes des sectes et les départements de l'Etat de Genève;
 
3. étudier la nécessité de faire intervenir le médecin ou le pharmacien cantonal dans le contrôle de prestations médicales apportées par des sectes, notamment de la distribution de vitamines par l'Association pour une Eglise de scientologie.
Genève: Secte et santé naturelle: le Salon Solvita subit l'amalgame (novembre 1994)
 
Genève: La scientologie sur ordonnance ou les dangers d'un amalgame interdit (novembre 1994)
 
Genève: La Scientologie à l'ordre du jour du Grand Conseil. Malgré des témoignages impressionnants, les conclusions de la Commission des pétitions restent prudentes et d'une portée très limitée (octobre 1994)
 
Instrumentalisation d'Interpol par la scientologie contre un dissident (Témoignage de David Mayo - 1994)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1992-1994
 
1993
 
Propagande: L'«image de l'holocauste détournée» dans une récente publication de l'Eglise de scientologie (mai 1993)
 
Propagande: Comment les scientologues récupèrent un discours extrémiste (Tribune Juive - 13 mai 1993)
 
Lausannne: Y-a-t-il un lien entre un hold-up et la scientologie ? (septembre 1993)
 
Suisse: En Suisse la scientologie a récolté 250 millions de 1985 à 1990 (Nouveau Quotidien novembre 1993)
 
Bibliographie: Présentation du livre "scientologie: une secte dangereuse" de Paul Ranc (décembre 1993)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1992-1994
 
1992
 
Campagne de dénigrement de la scientologie contre Interpol (L'Hebdo - 1992-1993 ?) 
 
Tribunal de district - Télévision Romande et scientologie: Droits de réponse rejetés (mai 1992)
 
Tribunal de district - Télévision Romande et scientologie: Droit de réponse refusé (mai 1992)
 
Tribunal Cantonal - Télévision romande et Scientologie: Recours de la scientologie rejeté (mai 1992)
 
Zurich: La plus grande église de scientologie d'Europe s'est ouverte hier à Zurich (mai 1992)
 
Justice: Le Tribunal de l'Est vaudois a classé la plainte de l'Eglise de scientologie de Lausanne contre Paul Ranc. La plainte pour diffamation et faux témoignage a été jugée téméraire (août 1992)
 
Lausanne: Plainte de la scientologie contre le président de l'ASDFI classée (Association Suisse de Défense de la Famille et de l'individu) (Septembre 92)
 
Lausanne: Expulsion de la scientologie. Le Comptoir Suisse momentanément abusé par la scientologie (Septembre 92)
 
Lausanne - Comptoir suisse: Expulsion contestée, les scientologues demandent des dommages et intérêts (Septembre 1992)
 
Conseils d' entreprises scientologues: Lightec - Trimlines - U-test - U-Man (octobre 1992)
 
Zurich: Acquittement d'une femme qui distribuait des tracts contre l'Eglise de Ron Hubbard (novembre 1992)
 
Télévision Romande: Le reportage «Scientologie: secte et business» de la TSR primé à Montréal (novembre 1992)
 
Justice: La scientologie perd son recours au Tribunal fédéral contre le Reader's Digest (décembre 1992)
 
Enquête de la FRC: Le crédit de l'église ou l'église à petit crédit ? (décembre 1992)
 
Fribourg: Un défilé d'anciens adeptes ruinés, une "église" qui n'accepte aucune critique (novembre 92)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1992-1994
 
1991
 
Témoignage: Ecœuré de ses six mois passés aux Etats-Unis, cet ancien grand maître se met à table (janvier 1991)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1988-1991
 
1989
 
Genève: Qu'est devenue ma fille ? (octobre 1989)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1988-1991
 
1988
 
Tribunal de Viège: Aux prises avec l'Eglise de scientologie (novembre 1988)
 
Michel Jordan, député fribourgeois, dénonce le cours de rattrapage «Apprendre à apprendre» comme étant une méthode de dépersonnalisation des élèves (Fribourg - novembre 1988)
 
 disk_02c.gif  Les condamnations de la scientologie et ses actions en justice en 1985-1987
 

 
DIEU ET LES STARS
 
Quotidien jurassien, 19 juin 2004. mgr/qts/ap
[Texte Intégral]
 
Catalogue non exhaustif des célébrités par leurs croyances
 
Les stars tiennent parfois de drôles de propos lorsqu'ils quittent le terrain de leur art pour entrer sur celui de la religion. Dernière en date, Madonna. Ne l'appelez plus Louise Veronica mais Esther: c'est le prénom juif qu'elle s'est choisi en tant que fidèle de la cabale. «J'ai reçu le prénom de ma mère. Ma mère est morte quand j'étais très jeune, du cancer. Et je voulais m'attacher à un autre prénom, a-t-elle déclaré lors d'une interview présentée hier soir sur les ondes de la chaîne américaine ABC. Ce choix n'est pas la négation de ce qu'est ma mère. Je voulais profiter de l'énergie d'un prénom différent.»
 
Au cours de cette interview, Madonna a montré le petit bracelet. rouge comme signe d'appartenance à la cabale et qu'elle porte à son poignet, dissimulé sous sa montre. Elle se dit profondément choquée par les critiques qui laissent entendre que son intérêt pour la mystique juive n'est rien d'autre qu'une mode.
 
En effet, pour elle mais aussi pour Demi Moore, Paris Hilton et Britney Spears, Dieu se trouve au Kabbalah Center à Los Angeles. Dérivée d'une authentique tradition judaïque, la cabale a été rendue populaire par l'adhésion de ces divas. Selon l'enseignement du Kabbalah Center, le bracelet rouge dissipe les «ondes négatives» et contre le «mauvais œil»...
 
Nos lecteurs les plus observateurs prêteront attention au clip de Britney Everytime, dans la controversée scène du bain, elle aussi arbore ce signe de reconnaissance.
 
Moins new age, Mel Gibson pratique une forme de catholicisme plutôt «Moyen Age». Mais lui sème sa foi dans son œuvre. La Passion, son film sur les dernières heures du Christ qui a semé l'émoi partout dans le monde, est censé refléter ses croyances religieuses.
 
Moins catholique, la chanteuse pop d'origine portoricaine Jennifer Lopez place sa foi dans la Santeria, un syncrétisme recoupant le catholicisme avec des traditions ouest-afucaines. Cette croyance,plus proche d'un culte, que d'une véritable religion, est un lointain cousin du vaudou haïtien.
 
Quant à l'acteur Denzel Washington, au chanteur Stevie Wonder et à la star du basket, aujourd'hui convertie dans la restauration, «Magic» Johnson, ils disent la messe à la manière des Pentecôtistes.
 
Tom Cruise, John Travolta, Juliette Lewis, Erika Christensen, Danny Masterson et Beck disent appartenir à l'Eglise de scientologie, une organisation fondée dans les année 1950 par l'écrivain de science-fiction L. Ron Hubbard. Ce dernier a écrit La Dianétique, sorte de manuel de psychologie largement inspiré de la psychanalyse, avant de fonder son église. Selon les rumeurs, passé certains grades, les initiés apprennent qu'ils sont en réalité d'anciens extraterrestres incarnés dans des corps d'humains. (cf: la croyance cachée de la scientologie)
 
JURA: PLAINTE DE LA SCIENTOLOGIE CONTRE LE PRÉSIDENT DE L'AVDS CLASSÉE
 
AVEC L'INTERNET, LES CORBEAUX DU TROISIEME MILLENAIRES DISPOSENT D'UN OUTIL LEUR PERMETTANT DE PRESERVER ASSEZ FACILEMENT LEUR ANONYMAT
 
Quotidien Jurassien, avril 2004, Thierry Bédat
[Texte intégral]
 
Préambule de l'AVDS:
 
Dans cet article le journaliste parle d'une Nème plainte de la scientologie contre Jean-luc Barbier, président de l'AVDS. Une plainte classée qui sans doute n'avait qu'un seul but: nuire à la réputation de l'AVDS et à son travail de prévention. Pour cela, prenant Me Alain Schweingruber, futur président du parlement jurassien (étrange coïncidence), la scientologie accusait faussement M. Barbier d'avoir posté dans un forum un texte diffamatoire.
Une plainte a été déposée récemment contre un Ajoulot (*) par une association suisse (l'association Eglise de Scientologie de Zürich, siège du bureau OSA pour la Suisse) qui l'accusait d'avoir diffusé un message diffamatoire dans un forum de discussions, réservé aux internautes abonnés à Sunrise.
 
(*habitant de la région de l'Ajoie; région située dans le Jura-suisse; capitale: Porentruy)
 
«Je n'ai jamais écrit ce message dans un excellent anglais, alors que je ne maîtrise pas la langue de Shakespeare», réagit ce père de famille. Il ne comprend pas comment son adresse exacte de courrier électronique a pu se retrouver dans l'en­tête du message incriminé.
 
Heureusement pour lui, le juge d'instruction a demandé une expertise au Service informatique cantonal jurassien qui démontre qu'il est possible d'usurper une identité sur le senrveur de news de Sunrise. La justice a dès lors renoncé à toute action concernant ce message diffamatoire. L'histoire pourrait prêter à sourire si ce type de mésaventure ne pouvait, théoriquement du moins,arriver un jour à tous les possesseurs d'une adresse de courrier électronique. D'autant plus que le rapport rédigé par Pierre-Alain Prongué, du Service intormatique cantonal, établit qu'il est très facile d'usurper une adresse de courrieI.
 
Un faux nom, une adresse fictive: enfantin ! Démonstration en trois points.
  • Pierre-Alain Prongué a commencé par se créer une adresse de courrier électronique fantaisiste au nom de Bobby Ewing. «J'ai créé un compte chez Sunrise en donnant une fausse identité qui n'a pas été vérifiée», constate l'informaticien. Avec les informations données par le fournisseur d'accès à l'internet, il a alors pu accéder facilement au serveur des forums de discussions de Sunrise et y laisser des messages avec sa fausse identité de héros de la série télévisée Dallas.
  • Le spécialiste a ensuite essayé de poster un message avec un faux nom d'utilisateur et une adresse de courriel fictive. Il a dû pour cela modifier la configuration de son navigateur et, tout aussi aisément, il est parvenu à mettre son court texte en ligne.
  • Dernière étape, il tente d'envoyer un message en utilisant l'identité et donc l'adresse de courriel de l'Ajoulot incriminé. Là également, l'opération ne lui pose pas de problèmes et sa fausse «news» peut même. après quelques jours, être retrouvée sans difficulté avec le moteur de recherche Google.
Théoriquement possible, mais déjà moins pratiquement
 
Le message reproché à ce père de famille jurassien a pu être écrit par n'importe qui. Il est impossible de déterminer le nom réel de son auteur», conclut Pierre-Alain Prongué. Il souligne que, pour connaître avec exactitude l'identité réelle de l'auteur du message, il faudrait s'adresser au fournisseur d'accès, soit Sunrise, pour remonter au numéro de téléphone depuis lequel la connexion a été effectuée. Une telle demande doit toutefois être déposée officiellement par le ministère public. «Théoriquement, on peut retrouver l'adresse, mais pratiquement cela demande beaucoup de temps. Et cela peut encore en prendre plus si le fournisseur d'acccès n'est pas en Suisse», poursuit l'informaticien qui conclut en avertissant que les pirates aguerris n'hésitent pas à passer par plusieurs serveurs à travers toute la planète pour encore mieux brouiller les pistes.
 

FAUX COURRIELS DANS L'ADMINISTRATION

Jura: Deux plaintes déposées par l'Etat
 
«Deux plaintes ont déjà été déposées, car des personnes avaient envoyé des courriers électronique injurieux à des fonctionnaires», explique Roland Mouttet du Service informatique cantonal. Il reconnaît qu'il est assez simple d'envoyer un courriel avec une fausse adresse. «Généralement, on se rend rapidement compte que c'est un faux», poursuit l'informaticien qui termine: «Il y a finalement eu peu de cas, assez vite détectés et sans conséquences.»
 
Les virus aiment les fausses identités
 
«Nous avons reçu des quantités de messages avec des identités fausses avec certains virus qui récupèrent toutes les adresse électroniques sur le disque dur de l'utilisateur pour ensuite se propager par mail en tirant au sort les adresses de l'expéditeur et du destinataire», relève Roland Mouttet. L'informaticien redoute donc plus les petits «vers binaires» que les usurpations d'identité.
 
La justice interpelle les fournisseurs d'accès
 
«Nous demandons des renseignements aux fournisseurs d'accès en cas de délits graves», déclare Le procureur Yves Maitre. Il avait fait une telle démarche lorsque, il y a quelques années, un Ajoulot avait usurpé l'identité de la cheffe du Bureau de l'égalité pour diffuser un montage à caractère pornographique. En revanche, des informations sont couramment exigées auprès des fournisseurs d'accès dans le cadre de la lutte contre la pornographie enfantine. (tb)
 
GENÈVE: DES SECTES AU COEUR DE L'UNIVERSITÉ
 
Le Matin, 27 avril 2004, Frédéric Julliard
[texte intégral]
 
Le rectorat admet un «dérapage» dans un cas, mais refuse d'interdire les activités spirituelles dans ses murs
 
L'Université de Genève est-elle noyautée par des mouvements religieux ? Sous le titre «Pas de sectes à l'Uni», une association accuse le rectorat de laisser des organisations prêcher la bonne parole au sein de l'institution.
 
Tout a commencé le 12 mars, lorsque des étudiants membres du Falun Gong ont pratiqué leurs exercices de méditation en pleine université. L'Association des étudiants progressistes en droit (APROD), considérant le Falun Gong comme une secte, a écrit au rectorat pour lui demander des explications.
 
Le 20 avril, c'était au tour des Groupes bibliques universitaires de distribuer le Nouveau Testament aux étudiants. Les livres étaient fourniis par les Gédéons, un mouvement d'origine américaine dont l'objectif affiché est de «gagner des âmes à Jésus-Christ» ... A l'Université, la religion doit être analysée comme un phénomène, explique Florian Irminger, membre du comité de l'APROD. Propager la bonne parole sort clairement de ce cadre scientifique».
 
Le recteur de l'Université, André Hurst, admet un «dérapage» dans le premier car: «L'association des étudiants membres du Falun Gong a le droit de se réunir dans les salles mises à sa disposition, mais elle n'aurait pas dû occuper le hall central du bâtiment avec une manifestation de caractère politique». En revanche, l'action des Groupes bibliques ne gêne pas le recteur. «Ils n'ont pas distribué des bibles, ils les ont seulement mises à disposition. Ce n'était pas du prosélytisme agressif.»
 
L'APROD demande que des critères précis soient édictés. «Il n'y a pas de règle simple, répond André Hurst. On ne peut pas interdire les activités des Groupes bibliques alors que nous avons une Faculté de théologie ...» Florian Irminger souhaite «une réflexion globale sur ce qui peut être toléré. On ne veut pas découvrir une nouvelle secte à l'Uni toutes les trois semaines !»
 
 LA SCIENTOLOGIE HORS LA LOI
 
La presse du Nord Vaudois, 2 décembre 2003, Laure Pingoud
[Texte intégral - tirage 10'988 exemplaires]
 
Arnaud Palisson : "Grande enquête sur la Scientologie, une secte hors la loi"
Editions Favre, 2003.
 
Le danger que représente l'Eglise de scientologie a souvent été dénoncé. Docteur en droit, Arnaud Palisson aborde cette question sous son aspect juridique. En décrivant les étapes qui conduisent un néophyte à adhérer puis à participer à cette secte, il démontre l'illégalité de la procédure.
 
Dès la première rencontre, le nouveau venu est victime d'une manouvre frauduleuse. La Scientologie utilise abusivement les témoignages de personnalités célèbres, qui ont eu une entrée facilitée dans l'Eglise. Elle renforce également sa crédibilité grâce à des tests de la personnalité qui offrent en réalité des solutions à peu près semblables pour tout le monde.
 
Mais les délits de l'Eglise ne s'arrêtent pas là, puisqu'elle se rend successivement coupable d'escroquerie aggravée, de tromperie ou d'exercice illégal de la médecine. D'abord victime, le disciple finit en outre par se rendre coupable d'infractions envers ses coreligionnaires.
 
En amont des considérations strictement juridiques, Arnaud Palisson propose dans cet ouvrage une description précise des activités et des fondements de l'Eglise de scientologie.
 
 
Tribune de Genève, 22-23 novembre 2003
[Texte intégral]
 
Les cartables des écoliers. zurichois vont accueillir dans les semaines qui viennent un hôte inattendu. Entre le livre de math et le cahier de grammaire, une brochure. Frappée du logo doré de l'Eglise de scientologie, tirée à 100'000 exemplaires et distribuée aux élèves. Comment ? Le Tages-Anzeiger, qui révèle l'information dans ses éditions d'hier, n'a pas réussi à obtenir le renseignement. Le centre zurichois de la secte américaine a refusé de répondre aux questions du rédacteur Hugo Stamm.
 
L'expéditeur de la brochure porte de nom de «La jeunesse pour les droits de l'homme.»
 
Gageons que certains parents vont faire un drôle de nez en ouvrant la serviette de leurs enfants car, sous un titre apaisant - «La paix à travers les droits de l'homme» - le fascicule place ses pions. Selon le Tages-Anzeiger, l'opuscule contient ce qu'il convient d'appeler une action de propagande en faveur de l'Eglise de scientologie. Après une énumération des droits de l'homme figure un bref hit-parade de leurs quatre plus grands défenseurs. En tête, Ron Hubbard. Le fondateur de la secte américaine. Viennent ensuite le Mahatma Gandhi, Voltaire et Martin Luther King.
 
L'an dernier, l'Eglise de scientologie avait déjà lancé une offensive dans les écoles. Elle avait écrit à tous les enseignants romands. S'adressant à eux au nom d'un groupement nommé «», la secte avait dénoncé les enquêtes psychiatriques menées par le corps médical à propos des enfants hyperactifs.
 
Réd
 
 
Tages Anzeiger, Zurich, 20 mars 2001
[texte intégral]
 
Les journalistes n'ont pas à révéler leurs sources, même quand ceux que les accusations de l'informateur gènent ne pourraient réagir sans prendre connaissance de leur identité. La protection des sources prévaut sur l'obligation de les révéler.
 
Le Conseil de la Presse a classé sans suite une plainte de l'association Narconon, déposée à la suite d'un article sur le procédé thérapeutique controversé publié dans le Tages Anzeiger par un spécialiste des sectes, Hugo Stamm. Un informateur anonyme était cité, qui disait avoir abandonné la thérapie car selon elle, on y utilisait des méthodes douteuses.
 
Le président de Narconon avait déposé plainte devant le Conseil de la Presse. Il y accusait Hugo Stamm entre autres de ne pas avoir eu de contacts directs avec l'informateur, et d'avoir utilisé des citations déformées. Le Conseil de la Presse a constaté d'après l'information fournie par Stamm, que celui-ci avait bel et bien parlé avec l'informateur. Le journaliste avait ensuite confronté le plaignant aux informations les plus graves fournies par la personne, et utilisé les réponses les plus significatives dans l'article. Stamm avait ensuite eu raison de refuser l'identité de l'informateur à Narconon.
 
Selon les dires de Tages Anzeiger, le motif du refus se fondait sur les ennuis provoqués par Narconon et la Scientologie suite à la publication de l'article.
 
[ndt: on peut rappeller ici que la scientologie a pour habitude de lancer des poursuites, même en sachant qu'elle les perdra, car Hubbard a écrit que le but des poursuites n'était pas de gagner, mais de harceler.
 
UN MÉDECIN GENEVOIS DEVANT SES JUGES APRÈS LA MORT D'UNE PATIENTE
 
Tribune de Genève, 30 mai 2000, Jean-Noël Cuénod
[Texte intégral]
 L'ombre de la scientologie plane sur le procès.
 
Un médecin genevois a pris place, hier, sur le banc des accusés au Tribunal de police. Le docteur X est inculpé d'exposition au danger et de lésions corporelles graves par négligence à la suite du décès d'une patiente, Mme Y, le 17 décembre 1995. Elle souffrait d'un cancer des ovaires de stade quatre, c'est-à-dire avancé. Ce généraliste clame son innocence.
 
Sur le procès, plane l'ombre de la scientologie. Le docteur X a suivi des cours organisés par la secte mais affirme avoir coupé les ponts avec elle. En revanche, sa malade, Mme Y, a appartenu à cette «église» jusqu'à la fin de ses jours.
 
Le procureur général Bernard Bertossa reproche au docteur X trois attitudes:
  • de n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour poser un diagnostic correct et rapide;
  • d'avoir découragé Mme Y de se soumettre à un traitement chimiothérapique complémentaire;
  • de l'avoir incitée à suivre des soins alternatifs qui se sont révélés totalement inadaptés à la gravité du cas.
Toutefois, le Ministère public n'a pas retenu contre le médecin un homicide par négligence. En effet, la justice n'a pas démontré qu'il existe un lien entre les erreurs éventuelles et le décès de Mme Y.
 
Durant la première phase de la maladie, le docteur X a examiné huit fois sa patiente de juin à décembre 1994. Au cours de ces consultations, le médecin a suspecté la présence d'un cancer au côlon. Il a prescrit un lavement baryté mais cet examen n'a rien révélé. Poursuivant ses recherches en direction d'un cancer diffus du péritoine, il a proposé à sa malade de procéder à un autre moyen d'investigation dans l'abdomen: la laparoscopie. Mais, à en croire le généraliste, Mme Y a refusé, traunatisée qu'elle étalt par le premier examen.
 
Sur ce premier point, le professeur Ferdy Lejeune se montre fort sévère envers le docteur X. Il le restera d'ailleurs tout au long de sa déposition devant le Tribunal. Rappelant que Mme Y était atteinte d'un cancer aux ovaires, l'expert s'étonne: «Le médecin en question n'a pas demandé que sa patiente subisse un scanner ni même un examen gynécologique. C'est pourtant le b.a.-ba en pareille circonstance, surtout dans le cas d'une femme âgée d'une soixantaine d'années».
 
Un peu plus tard, le professeur André-Pascal Sappino - médecin­chef de service à la division oncologie de l'Hôpital cantonal - relativise: «Nonante pour cent des cancers ovariens sont diagnostiqués alors qu'ils se trouvent à un stade avancé».
 
Mme Y est hospitalisée le 2 janvier 1995. Les examens au scanner signalent la présence d'un cancer aux deux ovaires. Elle est opérée. Un traitement chimiothérapique prodigué jusqu'en mai donne d'excellents résultats. On ne peut parler de guérison mais d'une rémission. 
 Un refus libre ou sous influence ?
 
Les médecins de l'Hôpital cantonal conseillent à la patiente de suivre trois autres soins chimiothérapiques complé- mentaires. Mais elle refuse. Le procureur général voit l'influence de la secte scientologue et celle du docteur X dans cette décision. Opinion partagée par l'expert médical qui évoque une lettre du généraliste indiquant à 1 l'hôpital que sa cliente refusera tous traitements nouveaux.
 
Le défenseur du généraliste, Me Serge Rouvinet, s'exclame: «La scientologie n'a rien contre la médecine tradi- tionnelle. D'ailleurs, de nombreux médecins genevois font partie de cette église !» Le docteur X affirme, lui, qu'il n'a fait que suivre la demande de sa patiente. Infirmière de profession, Mme Y était bien placée pour prendre une décision avec discernement. Elle ne voulait pas subir les effets secondaires d'un traitement supplémentaire.
 
En fait, il semble bien que la patiente se soit montrée ambivalente vis-à-vis des thérapies traditionnelles ou paral- lèles. Ce qui est le cas de nombreuses personnes en proie à un tel désarroi. A ce propos, le professeur Sappino dénonce: «Cette situation offre un champ d'intervention rêvé pour toutes formes de manipulations».
Les clous de girofle
 
Le procureur général accuse également le généraliste d'avoir donnédes soins aberrants à base de plantes et autres petites graines. Il a même envoyé Mme Y chez un médecin vaudois très controversé. L'expert médical, le professeur Lejeune, en est abasourdi: «Il est ahurissant de traiter un cancer avec des clous de girofle ou des extraits d'absinthe !» .
 
Le docteur X se défend: «Je n'ai jamais dit que cela pouvait guérir. Les personnes qui se savent condamnées essaient tout. Pourquoi les en empêcher ?» Me Robert Assaël, avocat de la famille Y contre­attaque: «Vous avez laissé votre patiente sans lui donner de véritables médicaments contre la douleur, alors qu'elle était en proie à une vive souffrance !»
 
Le procureur général requiert six mois de prison avec sursis pendant trois ans. La défense plaide l'acquittement. Le Tribunal de police rendra sa décision prochainement.
 
 
Le choix de la patiente était lucide: le médecin est acquitté
Tribune de Genève - 4 juillet 2000 - Laurence NAEF
[Texte intégral]

TRIBUNAL Il aurait pourtant dû mieux informer la malade, décédée d'un cancer.

Le médecin genevois, accusé de lésions corporelles graves par négligence et d'exposition au danger. (La Tribune du 30 mai) à la suite du décès d'une patiente, a été acquitté par le Tribunal de police. Le procureur général avait requis une peine de six mois de prison avec sursis contre ce médecin à qui il était reproché divers comportements qui auraient laissé la malade mourir dans de grandes souffrances. Défendu par Me Serge Rouvinet, il clamait son innocence.

Si l'ombre de la scientologie a plané sur le procès, la malade faisant partie de la secte et le médecin ayant suivi des cours dans le passé, il n'en reste rien d'autre que ces strictes indications dans le jugement. Le traitement par les plantes et les pilules que la patiente, atteinte d'un cancer aux ovaires, avait choisi «lucidement», n'apparaît pas en lien avec la scientologie.

Le médecin n'a pas commis de négligence

Le tribunal considère que le docteur X n'a pas commis de négligence lors de l'établissement du diagnostic. Il relève qu'il est difficile de repérer un cancer des ovaires et qu'il se trouve souvent déjà à un stade avancé lorsqu'il peut être diagnostiqué. En revanche, il juge que le médecin a violé son devoir d'information, précisé dans la loi sur les rapports entre membres des professions de la santé et patients. Il n'a pas informé lui-même sa patiente sur l'état de sa maladie et sur les conséquences de ses choix en matière de traitement, alors que la preuve d'une telle information lui incombait. Et cela même si la patiente était infirmière et qu'elle ne pouvait ignorer qu'elle ne guéri- rait pas grâce aux gélules et autres potions qu'elle prenait,

Pas de lien de causalité

Les juges ne retiennent pas que ces traitements parallèles, après une chimiothérapie réussie, ont été prescrits par le médecin. Ils précisent que c'est bien elle, en toute connaissance de cause, qui a choisi de renoncer à une autre série de chimiothérapie qui, de l'avis même des médecins, ne l'aurait pas guérie. Si le docteur X a failli à son devoir d'information, le tribunal n'y voit pas de lien de causalité avec le danger grave auquel s'est exposée la malade jusqu'à son décès le 17 décembre 1995. Il est en conséquence acquitté.

L'avocat de la famille de la défunte, Me Robert Assaël annonce qu'il fera appel de cette décision: «L'expertise qui mettait en cause l'accusé, pourtant extrêmement précise, est contre toute attente à peine considérée dans ce jugement.»

 
Remarques du Gravis:
 
Nous nous posons la question de savoir comment une personne dans un tel état puisse encore pour les Juges être considérée dans un état de pouvoir évaluer sa situation en "toute connaissance de cause" ! Une telle décision de justice nous semble ne pas tenir compte de l'emprise sectaire sur une personne affaiblie, ni de l'ascendance d'un médecin sur sa décision.
 

JUSTICE: UN MÉDECIN ACQUITTÉ EN APPEL

Tribune de Genève - 16 mars 2001
[Texte intégral]

La Cour de justice a confirmé récemment l'acquittement d'un médecin prononcé en juillet dernier par le Tribunal de Police. Il avait été accusé de lésions corporelles graves par négligence et d'exposition au danger à la suite du décès d'une patiente.

L'ombre de la scientologie avait plané sur ce procès. Le médecin a été finalement innocenté. Il l'est désormais définitivement puisque la famille de la défunte a décidé, selon son avocat Me Robert Assaël, de ne pas recourir au Tribunal fédéral: "Mes clientes sont lasses de la procédure et préfèrent garder pour elles leurs convictions.»

J. N. C

 
UN MÉDECIN GENEVOIS DEVANT SES JUGES APRÈS LA MORT D'UNE PATIENTE
 
Tribune de Genève, 30 mai 2000, Jean-Noël Cuénod
[Texte intégral]
 L'ombre de la scientologie plane sur le procès.
 
Un médecin genevois a pris place, hier, sur le banc des accusés au Tribunal de police. Le docteur X est inculpé d'exposition au danger et de lésions corporelles graves par négligence à la suite du décès d'une patiente, Mme Y, le 17 décembre 1995. Elle souffrait d'un cancer des ovaires de stade quatre, c'est-à-dire avancé. Ce généraliste clame son innocence.
 
Sur le procès, plane l'ombre de la scientologie. Le docteur X a suivi des cours organisés par la secte mais affirme avoir coupé les ponts avec elle. En revanche, sa malade, Mme Y, a appartenu à cette «église» jusqu'à la fin de ses jours.
 
Le procureur général Bernard Bertossa reproche au docteur X trois attitudes:
  • de n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour poser un diagnostic correct et rapide;
  • d'avoir découragé Mme Y de se soumettre à un traitement chimiothérapique complémentaire;
  • de l'avoir incitée à suivre des soins alternatifs qui se sont révélés totalement inadaptés à la gravité du cas.
Toutefois, le Ministère public n'a pas retenu contre le médecin un homicide par négligence. En effet, la justice n'a pas démontré qu'il existe un lien entre les erreurs éventuelles et le décès de Mme Y.
 
Durant la première phase de la maladie, le docteur X a examiné huit fois sa patiente de juin à décembre 1994. Au cours de ces consultations, le médecin a suspecté la présence d'un cancer au côlon. Il a prescrit un lavement baryté mais cet examen n'a rien révélé. Poursuivant ses recherches en direction d'un cancer diffus du péritoine, il a proposé à sa malade de procéder à un autre moyen d'investigation dans l'abdomen: la laparoscopie. Mais, à en croire le généraliste, Mme Y a refusé, traunatisée qu'elle étalt par le premier examen.
 
Sur ce premier point, le professeur Ferdy Lejeune se montre fort sévère envers le docteur X. Il le restera d'ailleurs tout au long de sa déposition devant le Tribunal. Rappelant que Mme Y était atteinte d'un cancer aux ovaires, l'expert s'étonne: «Le médecin en question n'a pas demandé que sa patiente subisse un scanner ni même un examen gynécologique. C'est pourtant le b.a.-ba en pareille circonstance, surtout dans le cas d'une femme âgée d'une soixantaine d'années».
 
Un peu plus tard, le professeur André-Pascal Sappino - médecin­chef de service à la division oncologie de l'Hôpital cantonal - relativise: «Nonante pour cent des cancers ovariens sont diagnostiqués alors qu'ils se trouvent à un stade avancé».
 
Mme Y est hospitalisée le 2 janvier 1995. Les examens au scanner signalent la présence d'un cancer aux deux ovaires. Elle est opérée. Un traitement chimiothérapique prodigué jusqu'en mai donne d'excellents résultats. On ne peut parler de guérison mais d'une rémission. 
 Un refus libre ou sous influence ?
 
Les médecins de l'Hôpital cantonal conseillent à la patiente de suivre trois autres soins chimiothérapiques complé- mentaires. Mais elle refuse. Le procureur général voit l'influence de la secte scientologue et celle du docteur X dans cette décision. Opinion partagée par l'expert médical qui évoque une lettre du généraliste indiquant à 1 l'hôpital que sa cliente refusera tous traitements nouveaux.
 
Le défenseur du généraliste, Me Serge Rouvinet, s'exclame: «La scientologie n'a rien contre la médecine tradi- tionnelle. D'ailleurs, de nombreux médecins genevois font partie de cette église !» Le docteur X affirme, lui, qu'il n'a fait que suivre la demande de sa patiente. Infirmière de profession, Mme Y était bien placée pour prendre une décision avec discernement. Elle ne voulait pas subir les effets secondaires d'un traitement supplémentaire.
 
En fait, il semble bien que la patiente se soit montrée ambivalente vis-à-vis des thérapies traditionnelles ou paral- lèles. Ce qui est le cas de nombreuses personnes en proie à un tel désarroi. A ce propos, le professeur Sappino dénonce: «Cette situation offre un champ d'intervention rêvé pour toutes formes de manipulations».
Les clous de girofle
 
Le procureur général accuse également le généraliste d'avoir donnédes soins aberrants à base de plantes et autres petites graines. Il a même envoyé Mme Y chez un médecin vaudois très controversé. L'expert médical, le professeur Lejeune, en est abasourdi: «Il est ahurissant de traiter un cancer avec des clous de girofle ou des extraits d'absinthe !» .
 
Le docteur X se défend: «Je n'ai jamais dit que cela pouvait guérir. Les personnes qui se savent condamnées essaient tout. Pourquoi les en empêcher ?» Me Robert Assaël, avocat de la famille Y contre­attaque: «Vous avez laissé votre patiente sans lui donner de véritables médicaments contre la douleur, alors qu'elle était en proie à une vive souffrance !»
 
Le procureur général requiert six mois de prison avec sursis pendant trois ans. La défense plaide l'acquittement. Le Tribunal de police rendra sa décision prochainement.
 
 
Le choix de la patiente était lucide: le médecin est acquitté
Tribune de Genève - 4 juillet 2000 - Laurence NAEF
[Texte intégral]

TRIBUNAL Il aurait pourtant dû mieux informer la malade, décédée d'un cancer.

Le médecin genevois, accusé de lésions corporelles graves par négligence et d'exposition au danger. (La Tribune du 30 mai) à la suite du décès d'une patiente, a été acquitté par le Tribunal de police. Le procureur général avait requis une peine de six mois de prison avec sursis contre ce médecin à qui il était reproché divers comportements qui auraient laissé la malade mourir dans de grandes souffrances. Défendu par Me Serge Rouvinet, il clamait son innocence.

Si l'ombre de la scientologie a plané sur le procès, la malade faisant partie de la secte et le médecin ayant suivi des cours dans le passé, il n'en reste rien d'autre que ces strictes indications dans le jugement. Le traitement par les plantes et les pilules que la patiente, atteinte d'un cancer aux ovaires, avait choisi «lucidement», n'apparaît pas en lien avec la scientologie.

Le médecin n'a pas commis de négligence

Le tribunal considère que le docteur X n'a pas commis de négligence lors de l'établissement du diagnostic. Il relève qu'il est difficile de repérer un cancer des ovaires et qu'il se trouve souvent déjà à un stade avancé lorsqu'il peut être diagnostiqué. En revanche, il juge que le médecin a violé son devoir d'information, précisé dans la loi sur les rapports entre membres des professions de la santé et patients. Il n'a pas informé lui-même sa patiente sur l'état de sa maladie et sur les conséquences de ses choix en matière de traitement, alors que la preuve d'une telle information lui incombait. Et cela même si la patiente était infirmière et qu'elle ne pouvait ignorer qu'elle ne guéri- rait pas grâce aux gélules et autres potions qu'elle prenait,

Pas de lien de causalité

Les juges ne retiennent pas que ces traitements parallèles, après une chimiothérapie réussie, ont été prescrits par le médecin. Ils précisent que c'est bien elle, en toute connaissance de cause, qui a choisi de renoncer à une autre série de chimiothérapie qui, de l'avis même des médecins, ne l'aurait pas guérie. Si le docteur X a failli à son devoir d'information, le tribunal n'y voit pas de lien de causalité avec le danger grave auquel s'est exposée la malade jusqu'à son décès le 17 décembre 1995. Il est en conséquence acquitté.

L'avocat de la famille de la défunte, Me Robert Assaël annonce qu'il fera appel de cette décision: «L'expertise qui mettait en cause l'accusé, pourtant extrêmement précise, est contre toute attente à peine considérée dans ce jugement.»

 
Remarques du Gravis:
 
Nous nous posons la question de savoir comment une personne dans un tel état puisse encore pour les Juges être considérée dans un état de pouvoir évaluer sa situation en "toute connaissance de cause" ! Une telle décision de justice nous semble ne pas tenir compte de l'emprise sectaire sur une personne affaiblie, ni de l'ascendance d'un médecin sur sa décision.
 

JUSTICE: UN MÉDECIN ACQUITTÉ EN APPEL

Tribune de Genève - 16 mars 2001
[Texte intégral]

La Cour de justice a confirmé récemment l'acquittement d'un médecin prononcé en juillet dernier par le Tribunal de Police. Il avait été accusé de lésions corporelles graves par négligence et d'exposition au danger à la suite du décès d'une patiente.

L'ombre de la scientologie avait plané sur ce procès. Le médecin a été finalement innocenté. Il l'est désormais définitivement puisque la famille de la défunte a décidé, selon son avocat Me Robert Assaël, de ne pas recourir au Tribunal fédéral: "Mes clientes sont lasses de la procédure et préfèrent garder pour elles leurs convictions.»

J. N. C

PRÉSIDENTE DE LA SCIENTOLOGIE CONDAMNÉE À LAUSANNE
 
24 heures, 19 janvier 2000, Laurent Antonoff
[texte intégral]
 
Dix jours de prison avec sursis pour avoir diffamé un Genevois
 
"Tout cela me fait penser aux campagnes électorales américaines où se ne sont pas les idées que l'on combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame : le dénigrement". Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre Henri Winzap ne s'est pas contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de l'eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non. Il a de plus condamné Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre gu Genevois François Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la scientologie". selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible, Je vais faire recours a-t-elle d'ores et déjà annoncé".
 
"Faites ce que je dis et pas ce que je fais". C'est sous ce titre que la présidente de la scientologie de Lausanne a fait paraître un article dans la revue Ethique et Liberté, l'organe de presse du mouvement. C'était en avril 1996. Son but "Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI)."Suite à ses nombreuses attaques contre la scientologie,tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se devait de lui répondre. Le but de l'article n'ètait pas de nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a plaidé Me De Benoît, l'avocate de l'accusée.
 
L'article en question révélait, entre autres, que François Lavergnat avait enprunté 15'000.- francs (env 9'400 euros) à son frère sans les restituer dans les délais, que le garden center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé Me De Benoît.
 
Tort moral
 
"Mon client est l'opposant officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie a tenu à préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la scientologie".
 
Dans son jugement, le président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé". En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de 3'000.- francs (env 1900 euros) et devra verser 1'500.- francs (env 940 euros) à la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.
 
LAUSANNE: LES SCIENTOLOGUES ABUSENT LA VILLE PERD PATIENCE ET LES CHASSE DE LA RUE
 
24h00, 5 mars 1998, Madeleine Schürch
[texte intégral]
 
Désormais, la secte sera interdite de toute activité sur le domaine public de la commune. Pour avoir trop harcelé les Lausannois, ses adeptes devront ranger stands et tracts.
 
Après leur avoir interdit de lancer une campagne d'affichage sur son territoire, en février dernier, la Municipalité de Lausanne a décidé de frapper encore plus fort envers les scientologues. Hier, elle a décidé de leur refuser toute utilisation du domaine public lausannois ! Cette mesure draconienne traduit un certain ras-le-bol des autorités face à cette secte fortement ancrée au centre de la ville. Car les activités de cette «église» sont en nette recrudescence ces dernières semaines, notamment depuis le lancement de sa campagne publicitaire «Sachez penser par vous-même».
 
Nombreuses plaintes
 
Si la Ville avait refusé leurs placards géants, dans le cadre de la convention qui, lie la commune à la Société générale d'affichage, elle avait accepté, dans la même période, que les scientologues tiennent des stands lors des marchés plusieurs samedis de suite. «Mais' ils ont fait des demandes pour être présents partout dans la ville». Or, leur première opération, samedi dernier, n'a pas été du goût de tout le monde. De nombreuses personnes se sont plaintes à la police du harcèlement et du démarchage agressif des adeptes de la secte, qui n'hésitaient pas à barrer le chemin aux gens, et à insister en dépassant largement les limites de leur stand.
 
Considérant que les agissements et le message «ambigu» des scientologues heurtent de plus en plus la sensibilité des citoyens, le directeur de la police a décidé .d'interdire désormais aux scientologues toute activité sur le domaine public. «Ils pourront bien sûr poursuivre leur action, mais seulement sur territoire privé ou dans leurs lieux de réunion», précise Bernard Métraux.
 
Sa décision se base sur l'article du règlement de police qui stipule que la direction de police peut retirer le permis d'une manifestation publique en cas de non respect des mesures d'ordre. C'est donc une décision de police, contre laquelle, l'Eglise de scientologie peut faire recours au Tribunal administratif. Nul doute que celle-ci utilisera ce droit pour contrer cette nouvelle mesure «discriminatoire» et censure de sa liberté d'expression.
 
Une volonté politique ?
 
Cette décision est-elle l'aboutissement d'une volonté politique de museler les scientologues ? «Les citoyens sont molestés et les plaintes ne cessent de se multiplier. On doit arrêter de dire qu'on ne peut rien faire contre cette église et utiliser tous les moyens à disposition», estime Silvia Zamora, la municipale des travaux qui avait interdit la campagne d'affichage. Se référant aux récentes condamnations de l'église de scientologie, à Lyon comme à Genève.
 
Bernard Métraux entend bien mettre un frein aux agissements de cette secte avec laquelle la ville est d'ailleurs en conflit depuis cinq ans pour une question d'imposition. Ses services encouragent en outre les citoyens qui s'estiment agressés à porter plainte auprès d'un juge ...
 
 
Le Matin, 31 octobre 1996, Olivier Grivat
[Texte Intégral]

Le juge fédéral Roland Schneider a annoncé hier - dans les colonnes de la NZZ - qu'il rompait ses liens avec l'association spirituelle Shri Ram Chandra Mission, présidée par un maître indien. Il répondait ainsi à la question posée mardi par le journal 24 Heures, qui s'interrogeait sur la nature de ses liens avec le gourou Rajagopalachari.
 
La démission du juge Schneider, élu au Tribunal fédéral en 1987 dans les rangs de l'UDC, intervient à quelques semaines de la prochaine réélection des juges de Mon-Repos par l'Assemblée fédérale. Comme le précise la NZZ, «Roland Schneider épargne ainsi à lui-même et à ses collègues un pénible débat et rend service aux plus hautes instances judiciaires».
 
Fondée en Inde en 1945, l'association religieuse de tendance hindouiste a été présidée par trois gourous successifs. L'actuel est un Tamoul qui voyage beaucoup de par le monde et sous le règne duquel ses disciples ont acquis de nombreuses résidences, avec un siège européen installé dans un château près de Dôle (Doubs), un autre siège dans un château au Danemark et, plus récemment, un ashram de cinq étages installé dans un immeuble à la ruelle de Bourg, au centre de Lausanne, pour un million de francs. Le contrat d'achat a été signé cet été par le gourou indien, qui préside aussi aux destinées de la branche suisse, et son vice-président helvétique, le juge Holand Schneider, d'origine thurgovienne et glaronaise.
 
La mission suisse était même domiciliée jusque-là aux Cullayes, sur les hauts de Lausanne, où réside le magistrat alémanique. L'association compte environ 300 membres en Suisse, 2000 en France et près de 50'000 sur les cinq continents.
 
En privilégiant ses responsabilités professionnelles au détriment de ses activités spirituelles, le magistrat a fait un choix qui s'imposait. Du moins vu de l'extérieur et à la lumière des tragiques événements de l'OTS, avec laquelle la Shri Ram Chandra Mission n'a du reste aucun lien. Mais l'extension des sectes allait bien un jour rattraper les juges de Mon-Repos.
 
On ne voit pas comment l'indépendance d'esprit d'un juge ainsi lié à la voix de son maître pouvait être sauvegardée. Rien à voir avec une sorcière ou une interdiction professionnelle, mais pour une pure question de crédibilité ...
 
Telle la femme de César, un juge fédéral doit être au-dessus de tout soupçon.
 
Il ne pourrait pas davantage tenir la crosse d'un évêque catholique ou siéger au conseil d'administration d'une banque suisse. Curieusement ou peut-être aveuglé par l'enseignement du gourou, le juge Schneider, n'avait pas vu qu'il était assis sur une bombe à retardement.
 
 
Bilan, juin 1994, Philippe Le Bé
 
Scientologie - Les consultants qui s'inspirent des cours de management mitonnés par Ron Hubbard, le père américain de la scientologie, considèrent le monde des entreprises comme un vivier de rêve. Hélas, ces cours laissent souvent un goût très amer aux patrons et cadres qui ont affaire à
 
Ces étranges conseillers d'entreprises
 
«Je suis juif, scientologue et libre-penseur.» Le conseiller d'entreprises Peter Molnar, l'unique représentant de Man Age S.à r.l. à Blonay, à un grand mérite. Contrairement à maints de ses confrères membres de l'Eglise de scientologie, il ne craint pas d'afficher la couleur. Ou plutôt les couleurs, quitte à opérer de bien curieux mélanges. Fils de père hongrois et de mère suisse alémanique, ce personnage ressemble à la fois à un jeune patriarche et à un antiquaire soixante-huitard.
 
Séduit par la scientologie en 1980 à la suite de nombreux décès dans sa famille, dont celui de son fils tué dans une avalanche, Peter Molnar ne veut plus aujourd'hui entendre parler de WISE, l'Institut mondial des entreprises de scientologie. (Voir l'encadré «WISE, la scientologie dans les affaires».) Son diagnostic est clair: «WISE est devenue la maladie des marchands du Temple. On y a mélangé, à tort, le business et le religieux.»
 
Surprenante déclaration. Comment une personne, toujours scientologue, peut-elle ainsi décocher de telles flèches au bras économique de la secte de Ron Hubbard ? Car Peter Molnar n'y va pas avec le dos de la cuillère. Il précise: «Derrière WISE se profile l'Eglise qui affiche sa spiritualité, devant WISE le chaland qui sort son portefeuille. C'est un peu comme le vin des chanoines qui sert à alimenter la tirelire, autrement que par les contributions des fidèles.» Les chanoines de l'abbaye de Saint­Maurice, dont notre interlocuteur a fréquenté le collège durant sa jeunesse, apprécieront sans doute la comparaison.
 
Sincérité ? Les réflexions de ce scientologue plutôt atypique ne peuvent gommer cette réalité . la quasi-totalité des «formateurs indépendants» ou des sociétés de conseils en management qui diffusent les méthodes préconisées par Ron Hubbard ne se posent pas les questions existentielles soulevées par Peter Molnar. Reliés d'une manière ou d'une autre à WISE (voir l'encadré «Contrat type»), ils participent financièrement et psychologiquement à un système qui ne laisse pas de place au dilettantisme.
 
 
Une lionne protégeant amoureusement ses deux lionceaux: c'est le logo de WISE, World Institute of Scientology Enterprises International (Institut mondial des entreprises de scientologie). Dans l'un de ses documents rédigé en français. WISE se présente comme «une organisation de gestion dont le but est de faire en sorte que la technologie administrative de Ron Hubbard soit disséminée à grande échelle et employée dans le monde des affaires». Et le document de nous apprendre que «L. Ron Hubbard a développé la seule technologie administrative complètement fonctionnelle, codifiée et globale sur cette planète».
 
Merci, sauveur !
 
Fondée en 1979, WISE est en effet la branche ouvertement économique de la secte. Elle figure à tous les niveaux hiérarchiques de cette dernière : le «Watchdog Committee», l'autorité suprême représentée par le schéma ci-dessus (l'équivalent d'un conseil d'administration dans une entreprise), l'«Executive Director International», la direction générale opérationnelle, les «Flag Command Bureaux» assistés par les «Continental Liaison Offices».
 
Derrière ce jargon se cache un système complexe de contrôle et de surveillance au niveau planétaire. Cette emprise transparaît au travers des contrats passés entre WISE International (à Los Angeles) et les six différentes catégories de membres ! Actuellement présidée par l'Américain Rick Siegel, WISE International chapeaute une organisation qui délivre des licences à des particuliers ou à des sociétés, afin de leur permettre d'utiliser la «technologie administrative» de Hubbard.
 
A Genève, la société de consultants Organisation & Management diffuse la littérature hubbardienne à sa clientèle. Dans l'introduction de son volume 2 sur la «technologie du management», L. Ron Hubbard promet au lecteur et à l'utilisateur un avenir des plus merveilleux: «Celui qui connaît à fond le cours pour cadres d'entreprise (sept volumes) et qui saurait le mettre en application pourrait complèmement redresser une entreprise ou un pays en déclin.»
Il existe en Suisse une bonne quinzaine de conseillers d'entreprises dans la mouvance de la scientologie. (Voir le tableau). Près des trois quarts se trouvent en Suisse romande. Rarement organisés en équipe de plusieurs associés, ils travaillent généralement en solitaire ou en couple. Si Monsieur était scientologue et si Madame ne l'était pas (ou vice versa), le couple ne tiendrait pas longtemps.
 
Leur clientèle favorite: les petites entreprises. Mais les sociétés de moyenne ou de grande importance ne sont pas ignorées pour autant. Il est vrai que, pour les scientologues, les cours de management restent un outil multifonctionnel remarquable. Pour commencer, ils s'adressent à des patrons. Ces derniers, ou leur entreprise, reposent généralement sur un coussin financier attirant. Par ailleurs, dès que le directeur général a mordu à l'hameçon, le consultant peut toujours jeter ses filets parmi les cadres de la société. Enfin, depuis quelques années, la mode est résolument au «coaching».
 
Dans les années soixante-dix, le conseiller d'entreprises parlait plus volontiers au savoir­faire de l'entrepreneur. Dix ans plus tard, il avait tendance à mettre l'éclairage sur ses compétences financières. Aujourd'hui, plus que jamais, il s'adresse à la tête et au cœur du manager. Le savoir-penser, le savoir-être demeurent la clé du succès. Les portes des âmes s'ouvrent plus facilement. Le consultant scientologue ne peut que profiter de cette évolution. Celui qui s'adresse à des chefs ou à des cadres d'entreprise doit le faire avec un certain doigté. Il convient de ne pas heurter de front ces patrons non scientologues, ces personnes certes cultivées mais dont les «engrammes», troubles de l'esprit et du comportement (pour reprendre le langage hubbardien), empêchent une «vision claire» de la réalité.
 
Fin janvier 1992, P. et G. , respectivement directeur et sous-directeur d'une entreprise industrielle dans le Nord vaudois, suivent un cours de management dispensé par Jean­Luc Guignard, de la société vaudoise Lightec. Aucune allusion à Ron Hubbard ne sera faite. Mais, à l'occasion d'une seconde rencontre au printemps de la même année, Jean-Luc Guignard propose à Paul Gamber de lui envoyer un ouvrage, sans préciser lequel. Après avoir reçu «La dianétique, la science moderne du mental» à son domicile, livre de base de Hubbard, le directeur finit par réaliser à qui il a affaire. Il convoque immédiatement le formateur de Lightec. L'entretien ne dure pas plus de deux minutes. Démasqué, Jean-Luc Guignard tire sa révérence. Fort courtoisement. On est entre gentlemen.
 
 
Selon un contrat de licence type, rédigé en anglais et qui peut être conclu entre WISE, à Los Angeles, et un formateur indépendant ou une société de conseil en management, trois cas sont prévus:
  • Les membres WISE qui délivrent à leur clientèle des service fondés sur la «technologie administrative» de Ron Hubbard. De tels services comprennent le conseil en management, des séminaires, des ateliers et des cours. Lors des deux premières années du contrat, les royalties perçues par WISE se montent à 13% des honoraires, et à 15% après ce délai.
  • Les membres WISE qui utilisent la «technologie administrative» pour leur clientèle sans toutefois délivrer de séminaires, d'ateliers ou de cours versent des royalties atteignant 9% de leurs honoraires.
  • Enfin, pour les membres WISE qui n'utilisent qu'une partie seulement de la «technologie administrative», les royalties s'élèvent à 6% des honoraires.
Caméléon
 
Au vrai, l'attitude du consultant sera adaptée à la personnalité ainsi qu'aux réactions de son client. A cet égard, l'histoire vécue par Compac est exemplaire. En 1991, cette société d'appareils de mesure est scindée en deux: la partie électronique (Compac Electronics) qui reste en mains familiales est dirigée par B., l'un des donateurs importants cités par l'Association internationale des scientologues. La partie mécanique (Compac SA) est conduite par P. C. qui, lui, n'est pas du tout favorable à la scientologie.
 
Organisation & Management, une société genevoise de consultants membre de WISE, intervient en mai 1992 pour régler un problème de décompte entre nouvel et ancien actionnaire. Cette intervention n'aboutira pas. Mais en octobre 1993, Organisation & Management revient à la charge. René Hauser, l'un de ses collaborateurs, contacte P. C. pour lui proposer un audit. Il lui présente alors une carte de visite sur laquelle on peut lire: «Hubbard Quality System, la qualité totale pour votre entreprise.» Le patron de Compac SA devine alors avec qui il traite.
 
Mais une semaine plus tard, P. C. aperçoit par hasard ce même René Hauser dans le hall de l'entreprise. En grande discussion avec le directeur technique de Compac SA. Le collaborateur d'Organisation & Management vient de donner à sa nouvelle cible une seconde carte de visite. La mention «Hubbard Quality System» y a mystérieusement disparu !
 
Parfois, l'intrusion de scientologues au sein de l'entreprise peut avoir des conséquences redoutables sur son devenir.
 
Pierre­Alain Moret en sait quelque chose. Fin août 1991, il fonde avec deux associés une société d'informatique, Cryptocom Technologie, à Bussigny (VD). En octobre de la même année, une jeune femme scientologue puis, dans la foulée, la secte de Ron Hubbard séduisent l'un des associés. Lequel s'est fixé pour objectif de devenir OT 8 en trois ans, le grade le plus élevé et aussi le plus onéreux délivré par la scientologie. (Voir l'encadré «Un univers de science-fiction».) Un gouffre financier béant s'ouvre alors devant lui.
 
Le test
 
Un an plus tard, à court d'argent, l'associé scientologue insiste pour que Pierre-Alain Moret accepte les sages conseils d'un certain Robert Weinberger. Ce dernier, soutient-il avec ardeur, aidera la petite société à trouver de nouveaux débouchés, à s'agrandir ... donc à s'enrichir. Les conseillers d'entreprises E + R Weinberger, à Lausanne, ont explicitement mentionné dans l'annuaire suisse du Registre du commerce qu'ils utilisaient des techniques de management de L. Ron Hubbard. Cette transparence les honore. Hélas, pour Pierre­Alain Moret comme pour tant d'autres personnes, le nom de Hubbard ne signifie pas grand-chose. Pourquoi, dès lors, ne pas tenter l'expérience ? Pierre-Alain Moret ne garde pas un bon souvenir de sa première rencontre avec Robert Weinberger. Ses deux associés (dont le scientologue) l'accompagnent. Voulant en savoir un peu plus sur les méthodes de travail du consultant, il se voit rétorquer qu'une telle question est déjà payante !
 
Le prix du service (6'000 fr.) fixé par Robert Weinberger est exceptionnellement bas. Mais cette faveur s'explique: le consultant entend s'introduire auprès des futurs clients. de la société d'informatique. En définitive, il se contentera de proposer à son client qu'il fasse de la publicité. Sous quelle forme ? «Nous allons élaborer une stratégie pour voir comment vos concurrents sy prennent», rétorque-t-il laconiquement. Le conseil fort nébuleux aura finalement coûté 750 fr. l'heure. Mais Robert Weinberger fera mieux. Il inscrit Pierre-Alain Moret à un cours sur «l'éthique et la survie de l'entreprise», indispensable, selon lui, à la compréhension de ses prochaines prestations. Pierre-Alain Moret, pris dans l'engrenage, accepte de suivre ce séminaire de quarante heures étalées sur un mois. Celui-ci est animé par Richard Bovey, alors collaborateur d'une autre organisation de conseil en management: Power Management Institute, aujourd'hui à Ecublens (VD). Pierre-Alain Moret: «M. Weinberger m'a assuré que ce cours était destiné aux hommes d'affaires et n'était en aucun cas un cours de scientologie. En fait, je n'ai pas vu la différence.»
 
Aujourd'hui, les trois associés se sont séparés et la société Cryptocom Technologie vient d'être liquidée. Les conseillers d'entreprises hubbardiens ont naturellement tissé des liens entre eux. Ils savent se renvoyer l'ascenseur en cas de besoin. Ils utilisent aussi des tests identiques, destinés à mieux cerner la personnalité de leur aimable clientèle. Ainsi, Organisation & Management, Power Management Institute Lightec et E + R Weinberger, notamment, proposent le test «Epoch Business Analysis».
 
Les cent affirmations interrogatives de ce test, auxquelles il faut répondre «vrai», «incertain» ou «faux», permet- tent notamment de mesurer la capacité financière du dirigeant concerné, ainsi que sa propension à épargner ou à investir. L'allégation 99 («Un bon dirigeant préfère générer des fonds plutôt que d'emprunter le financement qu'il estime nécessaire») revêt un intérêt certain pour n'importe quel directeur d'entreprise. Mais, aux yeux des scientologues, l'information prend une signification bien particulière: pour financer les cours de la scientologie, le recours au crédit est largement encouragé. Ne pas s'y plier est considéré comme plutôt fâcheux.
 
Autre aspect important révélé par le test: ce que Ron Hubbard appelle «l'échelle des tons», soit une gradation des différents états de conscience. Cela va de l'enthousiasme à la mort en passant par la colère. Comme le souligne Julia Darcondo («Voyage au centre de la secte», Editions du Trident), «la tech (technologie de Hubbard, n.d.l.r.) consiste à évaluer au premier coup d'œil l'état émotionnel de l'individu ou du groupe à «manier», et à établir une stratégie à partir de cet élément. «(...) Chacun sait, par exemple, qu'il est inutile de chercher à convaincre une personne en colère ou antagoniste. Aucun argument ne peut l'atteindre. D'après la tech, il faut commencer par l'amener sur un niveau émotionnel où elle sera plus malléable.»
 
Le cours intitulé «L'éthique et la survie de l'entreprise», notamment dispensé par Power Management Institute, invite le client à pratiquer de singuliers exercices. Par exemple, celui qui consiste à «donner des exemples du passé ou du présent dans lesquels des individus, des groupes, etc. étaient ou sont dans une condition de trahison» (section IV du cours, point 8).
 
 
Les adeptes de la scientologie ne manquent pas une occasion de mettre sérieusement en doute l'éthique personnelle ou professionnelle de tous ceux qui n'adhèrent pas à leur manière de voir le monde.
 
Mais, au fait, que signifie l'«éthique» aux yeux des scientologues ? La lecture de «Scientologie, introduction à l'éthique», l'un des ouvrages de base écrit par Ron Hubbard, est vivement recommandée par certains conseillers en management membres de WISE à leurs clients. Voici deux extraits, aux pages 247 et 249 de ce livre:
 
«II existe, relativement au pouvoir, sept principes fondamentaux que l'homme, dans son état aberré, n'a jamais compris: (...) «5. Lorsque vous quittez le pouvoir, acquittez-vous scrupuleusement de toutes vos dettes, donnez les pleins pouvoirs à tous vos amis et partez les poches remplies de munitions, de preuves compromettantes (pour éventuellement faire chanter vos anciens ennemis), de fonds illimités (déposés dans un compte privé) et d'adresses de tueurs à gages chevronnés, puis allez vous installer en Bulgravie (sic) et soudoyez la police. (...)»
 
(...) «7. Enfin, et c'est là le plus important, comme nous n'occupons pas tous le devant de la scène, vous devez constamment essayer d'apporter plus de pouvoir à celui qui le détient. Cela peut consister à lui procurer davantage d'argent, à lui rendre la vie plus facile, à le défendre bec et ongles contre les critiques, à éliminer l'un de ses ennemis par une nuit sombre ou même à lui offrir le spectacle grandiose de tout un camp ennemi en flammes pour anniversaire.»
 
Le même exercice suggère au participant qu'il examine sa propre vie et qu'il note «les zones ou dynamiques qui sont ou étaient dans une condition de trahison». Le mot «trahison» peut être remplacé, un peu plus loin dans le cours, par celui d'«ennemi» (section IV, point 11). On ne sort pas vraiment du registre de la persécution.
 
Les scientologues sont passés maîtres dans l'art de la perversion sémantique. Plus de dix mille mots ont été redéfinis par la secte. A commencer par le mot «réalité» qui, selon les disciples de Hubbard, «est essentiellement accord. Ce que nous sommes d'accord de considérer comme réel est réel.» Dès lors, pourquoi ne pas «se mettre d'accord» sur de nouvelles définitions ?
 
Dans le cours WISE sur «le leadership efficace», on lit notamment: «Un bon dirigeant prend soin des travailleurs. Il prend aussi soin de l'entreprise. Le type qui a un parti pris pour le travailleur - le syndicaliste, l'agitateur, le bon samaritain - ne s'occupe que du travailleur et de ce fait il l'assassine.» Assassiner ? Bigre ! Mais dans le glossaire de la scientologie, «assassiner» signifie «faire échouer, se défaire de». De toute manière, quelle que soit la signification donnée à ce mot, la phrase demeure incompréhensible. Comme bien d'autres, d'ailleurs.
 
La redéfinition de mots, l'invention de termes nouveaux, les sempiternelles allégories d'un goût souvent douteux, tout cela vise un objectif précis : faire perdre aux individus leurs propres références, les détacher de leurs fondements éducatif et social, les déstabiliser. «Désapprendre pour apprendre» les nouvelles valeurs et les nouveaux principes de la scientologie.
 
Mais avant d'en arriver à la phase active et réellement efficace de son intervention, le consultant hubbardien se doit d'apprivoiser son client. Tout en douceur et en patience. H., directeur d'une entreprise industrielle du Nord vaudois, se souvient avoir passé dix-huit heures d'affilée, de 7 heures du matin à 1 heure le lendemain, en compagnie de Jean-Luc Guignard, de Lightech. Après avoir été repoussé pendant six mois, le cours sur le mana- gement du temps a commencé le 6 septembre 1990. «Dès que M. Guignard a su mon salaire, nous avons lié amitié.» La moindre difficulté, la moindre question d'organisation soulevée par H. trouve sa solution. Le cours du conseiller d'entreprises finit par plaire au directeur.
 
Fin 1991, Jean-Luc Guignard envoie à son élève enthousiaste, et à qui il téléphonait tous les deux mois pour avoir des nouvelles, le fameux test des cent questions. Après analyse, il lui suggère de rencontrer Monique Kimmeier... de la société Organisation & Management. Le prix de ce nouvel enseignement est élevé (27'500 fr.- /=17'200 euros). Mais le conseil d'administration donne son feu vert le 28 janvier 1992. Une semaine plus tôt, Monique Kimmeier a proposé une liste de cinq garanties à H. La troisième est ainsi formulée : «Possibilité à moyen terme de devenir consultant d'entreprises faisant partie des efficaces.» Suggestion plutôt surprenante ! Mais, dans l'esprit des scientologues, il va de soi que l'arrosé ne doit pas trop attendre avant de devenir à son tour arroseur.
 
Durant le mois de mars 1992, tous les lundis, H, met sa société à nu devant sa consultante, qui lui parle notamment de la «troisième dynamique», la dynamique de groupe des huit impulsions répertoriées par Ron Hubbard. Lors d'une séance, le licenciement d'un collaborateur (vraisemblablement un «suppressif» selon la terminologie scientologue) est chaudement recommandé. Et comme le conseil ne semble pas être suivi à la lettre, Monique Kimmeier réprimande son élève quelque peu désobéissant. Mais la coupe est pleine. Mis en alerte, H. convoque en avril 1992 Jean-Luc Guignard et Monique Kimmeier. Il leur demande d'être remboursé. «Attention, vous avez engagé le conseil d'administration. Que va-t-il penser de vous ?» mettent en garde les consultants. «Le conseil d'administration est déjà au courant»), rétorque sèchement H. Finalement, le remboursement sera en partie réalisé.
 
 
Dans son édition du 6 avril 1987, le «Figaro littéraire» publiait quatre pleines pages d'un article dithyrambique sur le fondateur de la scientologie, intitulé: «L. Ron Hubbard. Profession: humaniste.» Hubbard l'explorateur, le philosophe, le pédagogue, l'artiste, le romancier, le gestionnaire, le guérisseur des toxicomanes, l'humaniste, rien ne manquait au portrait du héros.
 
Hélas, les auteurs de cet étrange publi-reportage présenté comme un article étaient des scientologues. Aujourd'hui encore, la rédaction en chef du journal se souvient de ce très fâcheux dérapage.
 
Pour en savoir un peu plus sur la véritable vie de Lafayette Ron Hubbard (il est mort en 1986 à l'âge de 75 ans), rien ne vaut encore la lecture du livre de Russell Miller («Ron Hubbard, le gourou démasqué», Plon 1993). Au terme d'une minutieuse enquête, l'auteur démonte, page après page, la biographie du gourou américain, revisitée par l'Eglise de scientologie. Hubbard a mis sur pied l'une des sectes les plus riches et les plus puissantes de la planète, après avoir maintes fois répété que e plus sûr moyen de devenir millionnaire était encore de fonder sa propre religion.
 
Il y avait du Charlot dans Hubbard. Voyez, par exemple, sa manie d'enterrer des trésors, un des éléments récurrents de ses vies passées sur terre, de même que sa frustration de ne pas les retrouver dans sa vie présente. Voyez encore, un exemple parmi bien d'autres cités par Russell Miller, ses pitreries à l'occasion des leçons qu'il dispensait à ses disciples. Un jour, il donna son cours en boitant, expliquant qu'il avait remonté sa piste de temps génétique jusqu'au moment de la guerre de Sécession, où il avait reçu une balle dans la jambe. Il n'avait pas eu le temps de revenir au présent.
 
Si le fondateur de la scientologie s'était contenté d'écrire sa centaine de médiocres romans de science-fiction, l'histoire n'aurait sans doute pas retenu son nom. Mais Hubbard s'est fendu d'une méthode pseudo-psychanalytique, la dianétique, au début des années cinquante.
 
Comme le remarque judicieusement un témoin de l'époque, la Dianétique n'a pas seulement eu du succès parce qu'elle arrivait historiquement au bon moment, dans un pays hanté par le maccarthysme et la terreur nucléaire. Hubbard savait beaucoup de choses sur Freud, l'hypnose, l'occultisme, la magie, les véritables ingrédients de sa découverte.
 
A la fin de sa vie, Ron Hubbard navigue sur un bateau amiral. Délirant, déprimé, couvert d'or, il s'est entouré de «messagères». De jeunes adolescentes en minishort, ivres de pouvoir, qui font régner la terreur à bord. Le «commodore» a institué une section disciplinaire baptisée «Rehabilitation Project Force», ou RPF. Tous ceux qui n'exécutent pas les ordres du gourou avec assez de diligence sont condamnés à un stage plus ou moins long à la RPF.
Sens critique
 
Le client de rêve du consultant scientologue est celui qui n'a jamais suivi de cours de formation donné par un conseiller extérieur à l'entreprise. Mais le cadre déjà habitué à côtoyer d'autres formateurs, ou bien initié aux différentes théories du management aura appris à aiguiser son sens critique. A l'instar de ce collaborateur de l'Hôpital de Moutier, le seul à savoir qui est réellement Ron Hubbard quand le conseiller Renaud Monnin y fait référence devant certains cadres de l'établissement. En septembre 1992, à l'occasion de son cours de présen- tation, Renaud Monnin précise en effet qu'il a été formé en Allemagne, dans une école qui applique les principes du fondateur de la scientologie.
 
Ce même collaborateur découvre, un peu plus tard, que les quelques principes de rangement de bureau prodigués par Renaud Monnin ont nécessité une pleine journée de travail. «Une demi-heure aurait suffi !» Le consultant voulait faire place nette. Et celui-ci de demander à son interlocuteur si tel vase ou telle photo de famille étaient vraiment indispensables. «Une technique abrutissante, avilissante qui, de surcroît, met l'accent sur notre vie privée dans le cadre professionnel.» La découverte d'un conseiller d'entreprises scientologue dans l'établissement hospitalier provoquera un joli scandale dans l'établissement et fera la manchette de la presse.
 
Mais, encore une fois, les formateurs scientologues savent fort bien moduler leur comportement en fonction des personnes rencontrées et des circonstances. René Monnier, patron de la société Diffusair SA, à Russin (GE), a dans un premier temps été fort refroidi par «les promesses utopiques» d'un collaborateur de la société Organi- sation & Management, décidément fort active. Le cours proposé valait plus de 20'000 fr. (12'500 euros) et ne semblait pas répondre à ses besoins. Deux mois après cette rencontre, fin 1992, Monique Kimmeier s'est elle-même déplacée pour vendre à René Monnier un cours d'organisation personnelIe mieux adapté à sa société. «Une méthode efficace qui a le mérite de poser les problèmes de manière juste», commente le président de Diffusair. Qui reconnaît par ailleurs s'être intéressé, par curiosité, à la scientologie, «parce lue je savais que c'était la source du cours que je recevais».
 
Jugement plutôt positif, encore, d'un autre responsable d'un magasin genevois qui affirme: «En trois ans de travail avec Organisation & Management, le thème de la scientologie n'a pas été abordé directement plus de dix minutes sur des centaines d'heures.» Mais cet interlocuteur reconnaît aussi manifester un manque d'intérêt pour les sectes en général, ainsi que pour la vie et l'œuvre de Ron Hubbard en particulier. «Sans doute les Kimmeier ont senti cela.» Approche à géométrie variable, modulée en fonction des facteurs «temps» et «réceptivité» des clients. A quoi bon forcer la dose si ces derniers ne sont manifestement pas (encore) disposés à aller plus loin ?
 
Vie antérieure
 
Tout autre expérience, celle vécue par Mme O et M. A.. Encore sous le choc de ce qui a failli entraîner un écla- tement du couple. Tout a commencé en septembre 1990 lorsqu'un consultant est venu leur proposer d'améliorer la gestion de leur entreorise en Suisse romande. Mme O n'est pas convaincue. Un peu plus tard, ce même collaborateur revient, accompagné cette fois d'un autre conseiller. Mme O et M. A acceptent alors de suivre un cours. Mais ensemble. Hélas, les cinq premières leçons ne concernent qu'A, tandis que sa femme demeure sur la touche. «Pour vous, j'ai quelque chose de mieux», suggère le consultant. A partir de janvier 1991 commencent alors de bien étranges leçons. Le conseiller demande par exemple à son élève de s'asseoir en face de lui, de le fixer des yeux sans jamais détourner le regard. Puis de dire des nombres, n'importe lesquels, à haute voix.
 
Lors d'une autre rencontre, le conseiller d'entreprises parle à Mme O. de ses vies antérieures, lui annonce qu'elle menait jadis une vie dépravée et que sa grand-mère était une sorcière. «J'aimerais faire de la Dianétique avec vous», s'entend dire Mme O. Réticente quelques semaines auparavant encore, Mme O. finit par accepter d'invrai- semblables pratiques : «Il me touchait à certains endroits du corps et je devais dire merci.» Un exercice de conditionnement pratiqué sur tout débutant scientologue.
 
Quant à M. A, le consultant lui propose de participer à une conférence dans un restaurant de Carouge. Curieux, il s'y rend. Parmi la vingtaine de participants figure un personnage venant des Etats-Unis. Le thème de cette conférence: le communisme et le fascisme dans le monde. «Complètement bidon !» se souvient aujourd'hui M. A. A ce moment-là, le couple réalise qu'il a été embarqué dans une spirale infernale. Il décide enfin d'y mettre un terme. Coût de l'opération: quelque 28'000 fr. (17'500 euros)
 
«L'embrigadement ? C'est un crime!» déclare avec un brin d'indignation Peter Molnar, le scientologue libre-penseur de Suisse romande. Hélas, ni Ron Hubbard ni ses disciples les plus fervents ne semblent partager cet avis. Dans un fascicule de la secte daté d'octobre 1985, Hubbard s'exprime ainsi: «Quand quelqu'un s'inscrit, considérez que c'est pour l'éternité. Ne permettez à jamais une approche de type «esprit ouvert». (...) Quand nous faisons réellement et correctement l'instruction de quelqu'un, il devient un tigre,»
 
 
L'échafaudage du système hubbardien repose sur quatre principaux piliers: le bouddhisme, la théosophie, la psychologie et la science-fiction. Cette dernière est assurément l'élément le plus important. La cosmogonie élaborée par Hubbard s'inspire en effet largement des histoires de bandes dessinées.
 
A la fin des années soixante, le chef de la secte a publié les grades supérieurs de cette dernière, appelés «Operating Thetan» (OT). Le thétan, esprit immortel, aurait des capacités bien supérieures à celles que l'homme peut imaginer. Par un prétendu travail initiatique, l'adepte est censé traverser les différents grades scientologiques afin, précisément, de revitaliser son thétan. Bien que considérés comme secrets par les scientologues, les niveaux OT sont connus du public. Le premier, OT 1, consiste en une série d'exercices, tels que marcher dans la rue en comptant les gens jusqu'à ressentir de l'euphorie et parvenir à une sorte de réalisation.
 
Arrivé au second stade (OT 2), l'adepte lutte contre une liste d'affirmations et de négations qui n'en finissent pas, du genre «je dois exister» et «je ne dois pas exister». Il doit s'imaginer voir une lumière et ressentir un choc à chaque phrase.
 
Une fois le problème des antagonismes résolu, le nouvel OT 2 est prêt à traverser «le mur du feu» du niveau OT 3. Il apprend alors, révélation inouïe, qu'il y a soixante­quinze millions d'années la Terre faisait partie d'une Confédération galactique régie par un prince maléfique du nom de Xénou. Hélas, cette Confédération souffrait d'une surpopulation massive. Pour résoudre ce problème, Xénou envoya sur terre les gens de quelque septante-six planètes différentes, avant de les détruire. Capturés au moyen d'un rayon paralysant, puis congelés et empaquetés, les thétans ont été rassemblés dans des volcans.
 
Des bombes thermonucléaires y ont alors explosé. Ensuite, pendant trente-six jours, on a implanté des images de sociétés terrestres dans ce qui restait de ces pauvres victimes. Toujours selon Hubbard, toutes les cultures et religions qui ont suivi ces tragiques événements découlent de ces implantations hypnotiques. Sous l'effet de la déflagration nucléaire, les thétans ont été malencontreusement rassemblés par grappes. Autrement dit, mon «je» est tenu prisonnier par des centaines de thétans collés à lui, les «body thetan», comme les a appelés Hubbard. L'apprenti OT 3 doit se débarrasser de ces intrus. «Un long travail qui requiert du soin, de la patience et de la bonne audition», prévient Hubbard.
 
OT 8 est le grade le plus haut actuellement délivré par la secte. Il donnerait le pouvoir d'être cause sur la matière, l'énergie, l'espace et le temps, subjectifs et objectifs. Dieu n'a qu'à bien se tenir!
 
(Sources: Jan Atack, ex-scientologue, «The Total Freedom Trap», Tetha Communications, 1992,. Paul Ranc, «Une secte dangereuse», Editions Contrastes, 1993.)
 

WISE

Quelques compléments à l'article ci-dessus du Bilan

Le code d'un membre WISE (version de 1999)

Les Buts de WISE en anglais

Les Membres Wise dans le monde en 2004 (8'240 K)

Les membres WISE en Suisse en 1999

 
«J'achète mieux», décembre 1992
Journal de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC) [Texte intégral]

A la place Saint-François à Lausanne. Mlle X est invitée par un membre de l'Eglise de scientologie à faire gratuitement un test de personnalité. Quelques jours plus tard, elle se rend au siège de l'Eglise pour prendre connaissance des résultats de son test. Des cours et des livres lui sont alors conseillés pour un montant de plus de 300.- francs (187 euros) qu'elle paie comptant.

Elle s'engage oralement à suivre un certain nombre d'auditions, au cours desquelles les scientologues lui proposent un programme adapté à son cas: une «purification» à plus de 4000.- francs (2'500 euros), des «intensives d'introduction et de pratique», ainsi que divers livres, brochures, et classeurs, pour une somme avoisinant les 18'000.- francs (11'250 euros).

Comme Mlle X ne disposait pas d'une somme pareille, les scientologues lui proposent de contracter un petit crédit auprès de la banque Domus à Bale.

Ils l'encouragent à prendre une décision rapide, car si le contrat est signé dans les 3 jours, elle pourra bénéficier d'un rabais de 30% ! Mlle X signe donc, dans les locaux de la Scientologie, un contrat de prêt de 18'000.- francs (11'250 euros), moins de 15 jours après sa première rencontre avec un membre de l'Eglise.

En plus de sa carte de membre, la nouvelle recrue reçoit, d'Angleterre, des vitamines sous forme de pastilles et de granulés, de l'huile de noix, et du «Calmag» (calcium et magnésium) pour 30 jours. Cet apport vitaminique lui coûte plus de 200.- francs (125 euros).

Près de 2 mois après, regrettant les engagements financiers pris sous pression, et ne se sentant pas la «vocation scientologue», Mlle X contacte un bureau Consommateurs-Informations. Au vu des pièces à leur disposition, les informatrices concluent à la nullité du contrat en raison de vices de forme. Elles en informent les intéressés directs, la banque, et l'Eglise, après moult tractations, l'Eglise admet la démission de Mlle X et lui demande de prendre contact directement avec elle pour mettre au point les formalités de remboursement des sommes versées qui n'ont pas été utilisées, Fr. 13'000.- (8'125 euros).

Cette solution à l'amiable est finalement acceptée par Mlle X pour éviter un procès en nullité des contrats.

Pendant toutes ces tractations, les adeptes de Ron Hubbard tentent de relancer, de récupérer leur futur ex-membre par des téléphones ou des visites, à son domicile ou sur son lieu de travail. C'est une guerre des nerfs extrêmement pénible pour la jeune femme; au cours de l'une de ces entrevues, Mlle X est même priée de renoncer à en parler avec sa famille !

Elle tente cependant de réagir et reprend régulièrement contact avec la FRC pour y chercher de l'aide.Après de longues négociations tripartites, un arrangement est trouvé avec la banque qui accepte que Mlle X paie le solde du crédit de manière anticipée, sans frais et sans intérêt. Les scientologues, eux, proposent d'abord de restituer en plusieurs fois la somme reçue, mais finissent par accepter, après de nombreuses semaines, un versement unique de 13'000.- francs (8125 euros).

L'avis de la FRC

Les scientologues ont certes admis sans problème la démission de Mlle X, mais la différence de rythme entre la prise en charge de leur nouvel émule et le délai nécessaire à l'obtention du remboursement est inadmissible, même si l'on tient compte du retard dû aux hésitations de Mlle X face au compromis proposé :15 jours pour faire signer un engagement et un prêt de 18'000.- francs (11'250 euros) et près de 5 mois pour rembourser plus de 13'000.- francs (8'125 euros).

L'intervention de la FRC a heureusement hâté le processus de paiement. Les parties ont trouvé une solution à l'amiable, ce qui arrangeait la jeune fille. Il n'en reste pas moins qu'un tel contrat lié à une demande de petit crédit est assimilable à une vente par acomptes car il poursuit les mêmes buts économiques.

En l'espèce, les contrats passés sont nuls, faute de satisfaire aux dispositions impératives qui régissent la vente par acomptes, (article 226 ss du CO).

Mlle X a perdu 4'000.- francs (2'500 euros) dans l'affaire, (ce qui est beaucoup pour sa courte fréquentation de l'Eglise). Mais elle a évité une procédure longue et coûteuse, et a acquis une certaine expérience de la vie !

Conseils

Ne signez jamais un contrat les yeux fermés, l'esprit trouble, et le porte-monnaie ouvert! Avant d'entrer en religion, en scientologie, ou dans une secte, il faudrait garder son sang­froid pour éviter de prendre des décisions sous le coup d'une émotion ou d'un moment de dépression.

Avant de signer, il faut chercher à savoir ce que représente un tel engagement.

Enfin, qu'il s'agisse d'une vente d'aspirateur ou d'une foi nouvelle, on peut affirmer sans se tromper que toute signature accordée sous pression entraîne des regrets et des obligations financières excessives.

La purification de l'appartement ou de l'esprit ne doit pas se faire à la hâte; elle procède d'un choix librement consenti et n'implique pas forcément un petit crédit, bien au contraire. Par conséquent, dans le doute, prends garde au coût !

 
 
Coopération No 42, 19 octobre 1989, Henri-Charles Dahlem
[texte intégral]
 
Le témoignage bouleversant d'un père dont la fille s'est engagée pour le prochain milliard d'années chez les scientologues.
 
Tout a commencé au printemps 1981 à Genève lorsqu'Elise s'est retrouvée sans travail et sans réelles perspectives. Les scientologues lui sont alors apparus comme des sauveurs. Son rêve s'est cependant très vite transformé en une spirale infernale qui l'a engloutie. Ses parents (et les autorités) sont sans nouvelles d'elle depuis le 25 juillet 1989.
 
En face de moi, un homme qui n'a pas été épargné par la vie, mais qui n'a jamais baissé les bras. Mieux même, il a toujours lutté pour plus de justice sociale, pour que tous aient une chance dans la vie. Mais ce militant s'est trouvé désarmé face à un adversaire non identifié qui a pris sa fille. Mais derrière le désespoir des parents d'Elise, on sent le cri de révolte: "Si seulement nous avions pu prévoir : Si seulement nous avions su ce qu'était vraiment cette secte et ses méthodes !"
 
C'est vrai qu'à ce moment-là, en 1981, l'église de scientologie avait un visage assez flou. Quand Elise a annoncé avec fierté qu'elle avait trouvé du travail au sein de cette organisation, ses parents n'ont pas tenté de la dissuader: "Nous étions dans l'ignorance et, comme elle a toujours été un peu mystique, nous avons même pensé qu'elle pourrait trouver là son équilibre". Car Elise est gaie, optimiste, insouciante et instable. A 25 ans, elle a derrière elle des études moyennes, tout de même sanctionnées par un diplôme de nurse. Elle a essayé la danse puis la musique sans grand succès, si ce n'est de s'être fait des amis. C'est pour pouvoir continuer à les voir qu'elle refuse de s'engager dans une famille qui lui confierait ses enfants.
 
La nouvelle vie commence
 
La scientologie lui propose donc un travail à mi-temps qui ­ c'est aussi l'avis de ses parents qu'elle continue de voir régulièrement - sera préférable au chômage. Tout semble d'ailleurs aller pour le mieux, du moins dans les premiers temps. Elise s'épanouit, suit des cours (qu'elle paie d'ailleurs fort cher) et travaille beaucoup. Mais sa nouvelle vie commence tout de même à heurter son militant syndical de père, qui s'indigne du salaire de misère qui lui est octroyé et du crédit de 15'000 francs (9'375 euros) qu'elle a souscrit, soi­disant pour payer une 2 CV. Mais les mises en garde ne serviront à rien, bien au contraire. Après avoir bien travaillé à Genève, c'est-à-dire avoir convaincu de nombreuses personnes à s'intéresser aux oeuvres de Ron Hubbard et à la scientologie, elle pourra aller se perfectionner au siège européen à Copenhague, puis au siège général à Flag (Floride), aux Etats-Unis, au printemps 1987, le tout à ses frais, bien entendu ...
 
A son retour, Elise peut être fière de sa réussite. On lui propose un poste de missionnaire pour aller ouvrir des centres dans les pays francophones. Une belle promotion pour une ex-chômeuse sans perspectives!
 
Remerciée et abandonnée
 
"Papa, je suis embêtée parce que je ne peux pas retourner à Flag si je ne paie pas les 7'000 francs d'impôts (4'375 euros) qu'on me réclame. Est-ce que tu ne pourrais pas me les avancer ?" Elise est convaincante. Son père lui promet de régler cette ardoise en indiquant toutefois que la somme sera déduite de l'héritage qu'elle fera peut-être après son décès. Elise accepte, puis s'envole en 1988 pour les Etats-Unis. L'administration fiscale ne réclamera pas les impôts dûs. En revanche, Elise adresse une curieuse lettre des Etats-Unis à ses parents, six semaines après son départ. Dans un style incohérent, il apparaît qu'elle réclame 10'000 francs (6'250 euros). La teneur de cette lettre est un signal d'alarme. Par retour du courrier, ses parents lui signifient leur refus de payer cette somme et s'inquiètent de la santé mentale de leur enfant.
 
Devenue indésirable
 
Ils n'auront plus de nouvelles jusqu'au 3 juillet 1988, date à laquelle Elise croise sa mère au marché de Genève. Elle lui raconte qu'elle n'a pas obtenu la place de stage promise et qu'elle est revenue se mettre au service de la mission genevoise. Mais très vite il est apparu que sauf pour quelques tâches annexes, des "coups de main" comme lors du déménagement des bureaux de l'église genevoise, elle était devenue indésirable. Est-ce parce qu'un conflit intérieur la tenaillait ? Plusieurs indices le laissent croire, notamment la rencontre avec un membre d'une autre secte lors du voyage retour des Etats-Unis.
 
Une vie brisée
 
Commence alors un véritable calvaire. En septembre 1988, elle s'ouvre les veines. Une tentative de suicide qui la conduira à l'hôpital psychiatrique de Bel-Air. Elle refusera d'y voir les "personnes dangereuses" que sont les psychiatres (comme cela est inscrit dans les directives de l'église de scientologie au même titre que les journalistes) et sera traitée par des médecins conseillés par la secte. Après quelque temps, elle parviendra à s'enfuir. Puis sera rattrapée près de Paris. Après plusieurs fugues, notamment une "pour passer Noël en famille" et trois autres tentatives de suicide, elle retrouvera ses parents pour peu de temps. Car le 25 juillet 1989, en laissant toutes ses affaires personnelles, une prière, un cierge et une valise pleine de documents de l'église de scientologie, elle disparaît. Un avis de recherches est paru dans plusieurs quotidiens, sans résultats jusqu'à ce jour.
 
Lire également le témoignage du père d'Elise
 
 
Manifestation sans autorisation
 
24 heures, 28 mai 2002, Léo Bollliger
[Texte intégral]
 
Pour insoumission à une décision de l'autorité, Suzanne Montangero avait été condamnée au début de l'année à trois jours d'arrêt. Bien que la faute ait été commise, les juges de l'Hermitage ont estimé cette peine excessive.
 
La présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, Suzanne Montangero, n'ira pas en prison. Condamnée au début de l'année par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne à trois jours d'arrêt pour insoumission à une décision de l'autorité, elle avait interjeté recours contre ce jugement auprès de la Cour de cassation du Tribunal cantonal (TC). Hier après-midi, les juges de l'Hermitage lui ont partiellement donné raison. ils considèrent que la peine infligée en première instance est «arbitrairement excessive» en regard des faits incriminés. Pour eux, la sanction prononcée contre Suzanne Montangero doit se limiter à une seule amende, dont ils ont arrêté le montant à 1'000 francs. Mais sur le fond, ils ne remettent pas en cause les considérants du premier jugement.
 
Les faits qui valaient à la présidente des scientologues lausannois de se retrouver devant la justice remontent à deux ans. Au mois de juin 2000, les adeptes de Ron Hubbard avaient organisé, trois jours durant, une exposition dans des locaux situés à la rue de la Madeleine, à Lausanne. En marge de cette manifestation qui visait à faire connaître leur Eglise au public, ils avaient installé des stands dans la rue et organisé des concerts sans autori- sation préalable des autorités communales.
 
De plus, la ville avait estimé qu'ils harcelaient les passants, notamment sur les escaliers reliant la place de la Riponne à la Cathédrale. Le 16 juin, la Direction de la sécurité publique, qui était alors dirigée par le municipal Bernard Métraux, avait adressé un courrier à la direction de l'Eglise de sciento- logie pour lui intimer l'ordre de mettre immédiatement fin à ses agissements et à l'utilisation illégale du domaine public. N'ayant pas tout de suite obtempéré et ayant «continué à perturber l'ordre public», Suzanne Montangero s'était alors vu dénoncée auprès du juge d'instruction par la Municipalité pour insoumission à une décision de l'autorité.
 
Pas d'auréole de martyre
 
Dans son recours au TC contre le jugement de première instance, l'avocat de Suzanne Montangero, Me Jean Lob, invoquait notamment une violation par le Tribunal de police d'un article de la Constitution fédérale ainsi que celle d'un article de la Convention européenne des droits de l'homme relatifs à la liberté d'expression. Ces dispositions «n'autorisent cependant personne à faire du prosélytisme agressif et à importuner les passants dans la rue», a souligné le juge cantonal Laurent de Mestral.
 
Pour sa part, le second juge rapporteur, Paul-Eugène Rochat, a estimé qu'une peine d'amende était préférable dans cette affaire à une peine d'arrêt en cela qu'elle «évite de donner à la dame une auréole de martyre». Bien que relativement satisfaite du jugement rendu par la Cour de cassation, Suzanne Montangero se réserve la possibilité de recourir devant le Tribunal fédéral.
 
 
Quotidien jurassien, 13 juin 2003 - Thierry Bédat
[Texte intégral]
 
Le président de l'Association des victimes de la dianétique a bel et bien été diffamé
 
L'ancienne présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne vient d'être condamnée pour avoir diffamé Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS), établi depuis quelques années en Ajoie.
 
Début 2000, la présentation de son association dans nos colonnes suscite une lettre ouverte de Suzanne Montangero, alors présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, très partiellement publiée dans Le Quotidien Jurassien du 6 avril suivant.
 
«Excédée par les critiques de Jean-Luc Barbier, la présidente a voulu lui régler son compte en le discréditant sur le plan de son comportement privé, en le faisant passer pour un délinquant et un individu méprisable. Elle a agi dans le dessein exclusif de dire du mal de lui, en s'en prenant à sa personne», constate dans ses considérants le juge Jean-Pascal Rodieux, président du Tribunal de police de Lausanne.
 
Elle a délibérément choisi d'attaquer
 
Il a donc condamné la présidente à quinze jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans; à verser 2'000.- à Jean-Luc Barbier pour tort moral; ainsi qu'à payer les frais de justice et ceux de défense du plaignant.
 
Le juge Rodieux pose un regard très sévère sur les méthodes de Suzanne Montangero, déjà condamnée en mars 2000 par le Tribunal cantonal vaudois pour avoir diffamé un adversaire de la scientologie dans une publication de l'église (voir article). «Alors que la présidente aurait pu en toute légalité défendre ses convictions et contester des erreurs éventuelles de la partie adverse, elle a délibérément choisi de s'en prendre à la personnalité et à la réputation de son contradicteur, de plus de manière basse et insistante», souligne le juge. Observant que l'article auquel elle prétendait répondre, ne renfermait aucune accusation venimeuse contre la de scientologie, il souligne qu'il pourrait se laisser aller à conclure que celle-ci refuse toute critique.
 
«En tant que présidente d'association, elle aurait dû donner l'exemple de la correction et de la prudence», termine le juge. Quant à la coupable, elle a déjà annoncé son intention de faire appel du jugement.
(Un appel rejeté - et une condamnation confirmée par la cours de cassation - ndlr)
 
LA MEILLEURE DÉFENSE...
 
Les conseils aux officiers d'éthique
 
Jean-Luc Barbier a été un adepte de la scientologie pendant quinze ans. Il avait le grade d'officier d'éthique. Il a donc eu accès aux documents internes de l'église, dont un ouvrage de son créateur Ron Hubbard qui, «face aux dangers venant des gouvernements et des tribunaux», conseille: «Seule l'attaque est la solution aux menaces.» Il poursuit: «Fabriquez ou trouvez une menace suffisante contre eux pour les amener à négocier la paix. (...) C'est l'attaque imprévue sur l'arrière des premiers rangs de l'ennemi qui paie le plus.»
 
Informations dans les écoles
 
«La condamnation d'une membre du Conseil de l'Eglise de scientologie donne du crédit à notre association qui réunit une trentaine de membres et bénéficie de l'aide d'une soixantaine de donateurs», explique le président de l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie. Il va maintenant proposer au Département de l'éducation d'animer des conférences dans les écoles sur les degrés de manipulation au sein des groupes sectaires.
 
«Il faut bien faire attention, lorsqu'on veut savoir si l'on a affaire à une secte, de ne pas mettre automatiquement une étiquette sur ce qui est différent», avertit Jean-Luc Barbier.
 
 
24 Heures, 28 mai 2003, Georges-Marie Bécherraz
[Extrait]
 
Le Tribunal de Lausanne a condamné hier pour diffamation la présidente Suzanne Montangero
 
Tribunal de police (...) L'Eglise de scientologie de Lausanne n'est pas près de digérer le verdict rendu hier par Jean-Pascal Rodieux, premier président du Trbunal d'arrondissement. Le magistrat a en effet condamné au terme d'une journée d'audience la présidente Suzanne Montangero à quinze jours de prison avec sursis pendant deux ans pour diffamation. Une sanction ressentie d'autant plus amèrement qu'elle donne raison à un plaignant qui est l'un des ennemis les plus farouches de la secte, son ancien adepte genevois Jean-Luc Barbier.
 
Cerise sur 10 gâteau, les scientologues devront lui verser 2'000.- francs pour tort moral et lui payer des dépens à hauteur de 6'000 francs. (...)
 
Sévères reproches
 
Ambiance tendue, donc, à Montbenon pour un procès mettant sur la sellette Suzanne Montangero, accusée de diffamation pour avoir vertement répondu en février 2000 à un article annonçant dans un quotidien jurassien la création par Jean-Luc Barbier de l'Association d'aide aux victimes de la scientologie (AVDS).
 
Moralement soutenue par la présence dans la salle d'audience d'une trentaine de disciples, la scientologue était défendue par Me Jean Lob, grand spécialiste des droits de l'homme s'il en est.
 
Partiellement publiée dans le journal jurassien, la réplique de Mme Montangero mettait en doute la probité de l'AVDS, en affirmant notamment que son fondateur avait pour but d'extorquer des fonds à la scientologie. Pour Me Lob, il était parfaitement normal que l'Eglise de scientologie réagisse à cet article ressenti comme une attaque. (...)
 
Assimilant ces échanges à des joutes politiques, il a produit un arrêt du Tribunal fédéral soulignant que l'atteinte à l'honneur ne doit être invoquée ici qu'avec précaution,les propos échangés dépassant souvent la pensée de leur auteur. Conseil de Jean-Luc Barbier, Me Charles Munoz a habilement rappelé qu'on n'accuse pas sans preuves. «C'est vrai pour les ennemis de la scientologie, et aussi pour les scientologues. Il n'y a pas l'ombre d'un indice pour dire que cette association a été créée pour s'enrichir.»
 
La présidente a choisi une manière basse et insidieuse alors qu'en tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple
 
Dans son jugement, Jean-Pascal Radieux n'a pas mâché ses mots pour qualifier la riposte de Suzanne Montangero. Il estime que son but n'était pas de s'inscrire en faux contre une description de la scientologie, mais qu'elle a voulu régler son compte à Jean-Luc Barbier en le faisant passer pour un individu méprisable. «Elle a choisi une manière basse et insidieuse alors qu'en tant que présidente elle aurait dû donner l'exemple. De toute façon, même si l'article avait été diffamatoire, rien ne l'autorisait à riposter sur le même terrain.»
 
Pour les fidèles de Ron Hubbard, «le tribunal a protégé une personne ouvertement encline à détruire l'Eglise de scientologie et à causer un maximum de problèmes à ses membres». Ils envisagent d'ores et déjà de déposer un recours. Quand bien même le jugement très détaillé rédigé par le juge Rodieux apparaît comme une redoutable construction difficile à renverser.
 
Ndlr: Un recours rejeté avec confirmation des peines prononcées par la justice lausannoise
 
 UN DÉFILÉ D'ADEPTES RUINÉS
 
L'ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE N'ACCEPTE AUCUNE CRITIQUE
 
La Liberté, 20 novembre 1992, Antoine Rüf
[texte Intégral]
 
Fribourg : Un détracteur de la scientologie acquitté. L'ancien «paroissien» avait le droit de dire ce qu'il pensait de son «Eglise» estime le Tribunal correctionnel.
 
Dire de l'«Eglise» de scientologie qu'elle contrôle des établissements financiers, qu'elle pousse fréquemment des mineurs à contracter des emprunts importants sans l'accord de leurs parents; insister sur le fait que l'on a soi­même signé un emprunt postdaté de cinq mois pour faire croire qu'il a été passé après son vingtième anniversaire, ajouter que l'on a soi-même emprunté 40'000 francs (25'000 euros) dans le cadre de la secte, tout cela ne constitue pas de la diffamation. En tout cas pas pour un ancien adepte marqué pour longtemps par le passage qu'il a fait au sein de la mission de Villars-sur-Glâne. Ce jeune homme qui a aujourd'hui 24 ans avait adressé ces reproches à la secte devant les caméras de la télévision; ils avaient été répétés dans plusieurs journaux. La mission de Villars-sur­Glâne n'appréciant pas cette contre­publicité, avait porté plainte contre son ancien adepte.
 
Deux jours d'audience
 
II aura fallu deux pleines journées d'audience au Tribunal correctionnel de la Sarine, présidé par Pierre-Emmanuel Esseiva, pour se faire une opinion sur cette affaire complexe. La première, en août dernier, avait vu défiler d'anciens adeptes déçus et ruinés, un père dont les trois filles ont emprunté plusieurs dizaines de milliers de francs avant de tenter de «tauper» un grand­oncle de 150'000 francs chacune (94'000 euros environ). A 16­17 ans. La seconde, hier, a permis de constater que deux établissements qui consentaient des crédits aux scientologues étaient l'un dirigé par un scientologue. l'autre infiltré. dans un de ses services, par des adeptes de la secte.
 
Le Vatican aussi
 
Pour la virulente avocate de l' «Eglise» de scientologie, le détracteur de la secte, «en mal de publicité», a «voulu balancer le scoop de l'année» en révélant aux médias son expérience de la scientologie. Pour elle, il est évidemment diffamatoire de dire qu'une Eglise, association sans but lucratif, contrôle des banques et qu'elle pousse des mineurs à s'endetter. Pour elle, on n'a pu établir qu'un seul cas, dans lequel estime-t-elle l'emprunt a été consacré à d'autres fins que l'achat de cours ou de livres scientologiques. Les statuts de l'«Eglise» interdisent d'ailleurs de telles pratiques, assure Me de Benoît. Qui nie également que le contrat de prêt daté et signé par l'accusé lui-même ait pu être postdaté de trois mois, et juge «faux, archifaux» le soupçon que «l'Eglise» puisse contrôler une banque.
 
Rien de plus vrai au contraire, rétorque sur le même ton Me Alexandre Emery, avocat de l'accusé, présentant son client comme un homme seul affrontant une secte à la dimension planétaire et jouant son avenir personnel et professionnel sur l'issue de ce procès. Et il n'y a rien de diffamatoire à dire qu'une Eglise contrôle une banque: le Vatican lui aussi a la sienne.
 
Les autres reproches, plus graves, sont fondés estime l'avocat: la preuve a été apportée que des mineurs ont passé des emprunts auprès de sociétés gravitant autour de la scientologie, que la pratique des contrats de prêt en blanc était courante. Et l'expérience personnelle de l'accusé n'est pas discutable, même s'il a dû réduire de 150'000 à 40'000 francs les montants qu'il a dépensés en scientologie. Les allégations qu'il a propagées étaient conformes à la vérité, et il avait de bonne foi des raisons de les tenir pour vraies, surtout dans le contexte de ce qu'il vivait à l'époque a conclu l'avocat.
 
Au terme de deux heures de délibération, le tribunal a fini par se rallier à son point de vue. Il a acquitté le jeune Fribourgeois.
 

 

«Ron Hubbard, le gourou démasqué» de Russell Miller
 
«Ron Hubbard, le gourou démasqué» résumé - hml
«Ron Hubbard, le gourou démasqué» html
«Ron Hubbard, le gourou démasqué» pdf
«The Bare-Faced Messiah» by Russell Miller pdf - 394 pages - English
 
Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie.
On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice.
Il est disponible en format pdf ou html. Nous avons également publié une version résumée.
 

Exposing Scientology through streaming video

                             

Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de
Jean-Luc Barbier
                                        
     English index                                      Presse-Artikel
 
 
 
 
 
 

 contact@anti-scientologie.ch

Anti scientologie
est hébergé par
 
 
TiZoo Sàrl
 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]