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JURA PREMIER CANTON SUISSE A DIRE NON
- AUX
STANDS DE LA SCIENTOLOGIE
La scientologie condamnée,
le
canton du Jura expulse la scientologie
- 23.02.2005 communiqué
du Gravis
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- Lors du dernier débat
parlementaire, le 23 février, les autorités ont
pris en considération que les agissements et le
message
des scientologues heurtaient de plus en plus les sensibilités des
citoyens. Ils ont également relevé les trop nombreuses condamnations la concernant.
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- Les représentants du parti socialiste
(PS) et du Combat socialiste (CS - POP)
se
sont
exprimés pour que cesse le harcèlement
de la scientologie et pour que cette secte ne mette
plus les pieds dans le canton du Jura, une mesure qui
doit concerner tout aussi bien l'Eglise de scientologie
que ses nombreuses succursales comme par exemple
cette "Commission
des Citoyens pour les Droits de l'Homme"
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- Le 8 février, la mairie de Delémont
(capitale du canton du Jura)
a interdit à l'Eglise de scientologie toute activité sur le domaine
public
de la commune. Le Conseil communal de Delémont a "décidé de mettre un terme aux activités de prosélytismede
l'Eglise
de scientologie, notamment lors du marché de la Vieille Ville" a
annoncé le maire de la capitale et député
socialiste Gilles Froidevaux.
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- Quant au maire de Porrentruy,
deuxième ville du canton du Jura, le démocrate
chrétien Gérard Guénat a confirmé
que le recours des scientologues pour une campagne
d'affichage scientologue à Porrentruy avait
été rejeté par le conseil communal
fin 2004.
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- LA
COMMUNE DE DELÉMONT INTERDIT LA SCIENTOLOGIE
- Débat
du Parlement jurassien du 23 février
2005
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- «Cessons
donc l’hypocrisie et prenons des mesures ! Arrêtons
de dire qu’on ne peut rien faire contre les sectes
et utilisons tous les moyens légaux et démocratiques
à disposition».
- Dixit
M.
Gilles
Froidevaux, maire socialiste de Delémont
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- M.
Gilles
Froidevaux, maire socialiste de Delémont,
a fait remarquer aux députés
jurassiens les nombreuses condamnations de la
scientologie pour expliquer sa décision
d'interdire leurs stands dans les rues de la
capitale jurassienne. Intervention
de M.
Gilles Froidevaux
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- M.
Luc Schindelholz (Combat Socialiste-POP)
estime que chaque citoyen doit être respecté et,
ce, quel que soit le nombre de pétitions
qu’il adresse à la commission. Il espère également
que les parlementaires seront amenés à légiférer
sur cette Eglise de scientologie. Intervention
de M. Luc Schindelholz
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L'entier
du débat
concernant la scientologie (23
février 2005)
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- Intervention
de M.
Gilles Froidevaux
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- (Parti Socialiste)
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- Au
cours de sa dernière séance, le groupe
socialiste a examiné le rapport de la commission
de la justice et des pétitions en relation
avec la pétition de M. Jean-Luc Barbier intitulée
«Pour interdire la location
- de
stands à la scientologie sur tous les marchés
et foires du Canton du Jura».
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- Le
groupe socialiste rejoint l’appréciation
de la commission lorsque celle-ci propose au Parlement
de rejeter la pétition Barbier. En revanche,
il ne peut accepter que cette pétition soit
rejetée sans débat politique au sein
de ce Parlement quant à l’activité
de l’Eglise de scientologie.
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- Même
si la compétence d’interdire la location
de stands sur les marchés et les foires appartient
effectivement aux communes concernées, il
n’en demeure pas moins que le Parlement jurassien
devrait une fois pour toutes se déterminer
politiquement sur l’attitude à adopter envers
l’Eglise de scientologie et les sectes.
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- Curieusement,
les autorités fédérales ne
semblent pas particulièrement préoccupées
par l’activité des sectes. Le dernier rapport
du Département fédéral de Justice
et Police date du 15 décembre 2000. Dans
ce document, le DFJP observe que «les sectes
et la Scientologie n’ont pas réduit leurs
activités et sont toujours aussi contestées».
Il estime toutefois «qu’il n’y a pas lieu
de les faire surveiller par les organes chargés
d'assurer la protection de l’Etat». Il relève
en revanche «la nécessité de
procéder à une nouvelle évaluation
de la situation si les derniers développements
ou les nouvelles connaissances acquises l’exigent.
La situation d’autres pays européens et les
informations issues de ces pays doivent, à
l’avenir encore, être prises en compte».
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- Aux
yeux du groupe socialiste, l’activité de
certaines sectes représente un problème
de plus en plus important pour les sociétés
démocratiques. Au cours des dernières
années, la France, notamment, a reconnu les
dangers que présentent les sectes pour la
société. Les nombreux procédés
agressifs de l’Eglise de scientologie y ont largement
contribué.
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- Certaines
expériences tragiques suscitent de légitimes
préoccupations dans la population; sur les
centaines
- de
mouvements sectaires, le risque existe bien que
quelques-uns se livrent à des pratiques discutables
et susceptibles d’entraîner des conséquences
négatives pour leurs adeptes, voire pour
la société.
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- En
France, la très sérieuse Mission interministérielle
de lutte contre les sectes (MILS), rattachée
directement au Premier Ministre, a donné
la définition suivante du mot «secte»
dans son rapport du 30 décembre 1999 :
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- «Une
secte est une association de structure totalitaire,
déclarant ou non des objectifs religieux,
dont le comportement porte atteinte aux Droits de
l’Homme et à l’équilibre social».
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-
Pour sa part, une commission d’enquête parlementaire
de l’Assemblée nationale française
a qualifié l’Eglise de scientologie de «secte».
Et qu’on ne s’y trompe pas. L’Eglise de scientologie
n’est pas une religion. Cette appréciation
est partagée par le Tribunal cantonal vaudois
qui, dans un arrêt, a rejeté la plainte
déposée par les scientologues contre
trois conseillers municipaux de la Ville de Lausanne
pour discrimination religieuse.
- Selon
le Tribunal cantonal, une religion doit être
acceptée et reconnue comme telle. Il ne suffit
donc pas qu'elle se désigne par les termes
d’Eglise ou de religion pour bénéficier
de la protection contre la discrimination religieuse.
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- Je
cite: «On ne discerne dans la scientologie
aucun rapport de l’homme à Dieu ou à
un principe supérieur et sacré»
estiment les juges. Ses prestations et les biens
qu’elle offre «n’ont rien de religieux».
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- En
notre qualité de députés et
au nom de la liberté de pensée, nous
ne pouvons dès lors tolérer que s’affiche
ouvertement une association à caractère
sectaire dont le comportement a été
assimilé par un organisme officiel français,
je le répète, à «une
association de structure totalitaire (..) qui porte
atteinte aux Droits de l'Homme et à l’équilibre
social».
-
- Cessons
donc l’hypocrisie et prenons des mesures ! Arrêtons
de dire qu’on ne peut rien faire contre les sectes
et utilisons tous les moyens légaux et démocratiques
à disposition !
-
- Pour
sa part, le conseil communal de Delémont
a tranché. Dans une décision prise
le 8 février dernier, il a interdit l’Eglise
de scientologie de toute activité sur le
domaine public de la commune. Considérant
que les agissements et le message «ambigu»
des scientologues heurtent de plus en plus les sensibilités
des citoyens, le conseil communal a décidé
de mettre un terme aux activités de prosélytisme
de l’Eglise de scientologie, notamment lors du marché
de la vieille ville.
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- Cette
décision concerne également les associations
apparentées de près ou de loin à
la scientologie, telle par exemple l’Association
«Dites non à la drogue».
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- Nous
souhaitons vivement que les autres communes prennent
les mêmes mesures.
-
- Après
avoir ainsi donné son appréciation
politique de la situation, le groupe socialiste
acceptera le préavis de la commission de
la justice et des pétitions au motif que
celui-ci rejette une pétition qui concerne
avant tout les communes et non pas le Canton.
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- Intervention
de M. Luc Schindelholz
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- (Combat Socialiste-POP)
-
- Tout
d’abord, je vais plutôt m’exprimer sur la
forme plutôt que sur le fond de la pétition
que la commission rejette clairement et pour de
justes motifs.
-
- Sur
la forme, le message de la commission de la justice
et des pétitions nous a un peu gênés.
Chaque citoyen doit être respecté et,
ce, quel que soit le nombre de pétitions
qu’il adresse à la commission. La loi le
lui autorise et ce n’est pas le rôle d’une
commission de juger l’un de ses citoyens. En l’état,
nous ne pouvons accepter le message sous cette forme
et nous demandons que le Parlement s’exprime uniquement
sur la recommandation de la commission de la justice
et des pétitions.
-
- Deuxièmement
– et, en cela, je rejoins le groupe socialiste –
le message actuel pourrait donner l’impression de
défendre l’Eglise de scientologie et, Gilles
Froidevaux a bien fait de le dire, cette Eglise
tente de plus en plus des percées dans notre
Canton. J’espère également que nous
serons amenés à légiférer
sur cette Eglise de scientologie.
-
- Je
tiens également à vous informer (si
vous l’ignorez) que les courriers ou documents que
nous recevons, en tant que députés,
épisodiquement d’une certaine «Commission
des citoyens pour les Droits de l’Homme» sont
en réalité financés par l’Eglise
de scientologie. Vous avez certainement reçu
également des courriers électroniques
et cette documentation qui s’appelle «Santé
mentale en crise: les vraies raisons». C’est
bien écrit en bas «Commission des citoyens
pour les Droits de l’Homme».
-
- Cela
peut apparaître très sympathique et,
en fin de compte, lorsqu’on regarde la dernière
page et quand on lit le texte, on voit en tout petit
(en blanc sur un grand fond rouge) «Cette
publication a pu être réalisée
- grâce
à un don de l’International Association Scientologist».
-
- Vraiment,
on ne peut pas le lire mais c’est évidemment
une publication scientologue. D’ailleurs, je me
suis renseigné et cette commission des citoyens
pour les Droits de l’Homme a été fondée
en 1969 par l’Eglise de scientologie !
-
- Donc, un
député averti en vaut deux!
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-
Les
nombreuses condamnations de la scientologie
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- Jura
suisse : De nombreux députés veulent
que le Parlement
- débatte de l'activité de
l'Église de scientologie
-
- Source : Fréquence Jura
- 23.02.2005
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- Le Parlement jurassien
rejette une pétition visant à interdire la location
de stands à la scientologie sur tous les marchés et foires du canton du Jura.
-
- La
commission de la justice et des pétitions avait estimé dans son préavis qu'il
n'était pas de la compétence de l'État d'interdire la location de tels stands,
elle relève de l'autorité communale. A une majorité évidente, le parlement a suivi la
commission.
-
- De nombreux députés se sont exprimés en
revanche pour que le Parlement débatte une fois sérieusement de l'activité de
l'Église de scientologie.
-
- Les
stands de la scientologie sont interdits à
Delémont
-
- Par la voix du député-maire de Delémont on
a appris que
dans une décision prise le 8 février, le conseil communal de la capitale
jurassienne a interdit l'Église de scientologie de toute activité sur le domaine
public de la commune.
-
- Les autorités
considèrent que les agissements et le
message des scientologues heurtent de plus en plus les sensibilités des
citoyens.
-
- Le Conseil communal a donc décidé de mettre un terme aux activités de
l'Église de scientologie, notamment lors du marché de la Vieille Ville.
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-
- Le
parlement jurassien rejette
une pétition visant l'interdiction des
stands scientologues dans les foires jurassiennes
(titre
du Gravis)
-
- Quotidien
Jurasssien, 24 février 2005
- [Texte
intégral]
- LA
COMMUNE DE DELÉMONT INTERDIT LA SCIENTOLOGIE
-
- Inlassable
pourfendeur de l'Eglise de scientologie, le Bruntrutain
(*)
Jean-Luc Barbier a connu hier un nouvel échec
devant le Parlement jurassien. Mais il aura eu une
consolation immédiate. Car sa pétition
«Pour interdire la location de stands à
la scientologie sur tous les marchés et foires
du canton du Jura» a été rejetée,
pour la simple et bonne raison que le canton ne
peut prononcer une telle interdiction : c'est de
la compétence des communes.
-
- Mais
l'on a appris, dans le courant de La discussion,
que le Conseil communal de Delémont a pris
dans ce domaine une décision qui réjouira
Jean-Luc Barbier : il a «décidé
de mettre un terme aux activités de prosélytisme
de l'Eglise de scientologie, notamment lors du marché
de La vieille ville», a annoncé le
maire de La capitale et député socialiste
Gilles Froidevaux.
-
- (*)
habitant de l'«Ajoie», district jurassien
dont la capitale est Porrentruy
(Note du Gravis)
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- Quotidien
Jurassien, 6 octobre 2004
- Thierry Bédat
- [Texte
intégral]

- Ces
derniers mois, L'Eglise de scientologie a plusieurs fois
participé à des foires dans le Jura.
- Cette
présence a provoqué plusieurs réactions
et une pétition.
-
- La présence de ministres bénévoles
de scientologie aux foires de Porrentruy, Delémont et Saignelégier
a suscité plusieurs réactions de Jurassiens auprès
des autorités communales concernées et l'envoi au
Parlement jurassien d'une nouvelle pétition de Jean-Luc
Barbier, président de l'Association d'aide aux victimes de
la scientologie (AVDS) établi en Ajoie. Déposée
cette fois-ci au nom de l'association, cette deuxième
requête demande aux députés d'interdire
de tels stands sur les marchés et foires du canton.
-
- Il réclame des auditionsde victimes de la scientologie
-
- Pourtant, la Commission parlementaire de la justice et des
pétitions vient de rendre son rapport proposant aux
députés de rejeter la précédente pétition
de Jean-Luc Barbier qui revendiquait «une meilleure prévention
concernant les sectes et leurs actions subreptices.»
-
- Dans son rapport au Parlement, la Commission relève que
les cas isolés, cités par le pétitionnaire;
de distributions de dépliants liés à la scientologie
au Lycée cantonal et dans deux pharmacies du canton ont tous été décelés
préalablement par les autorités compétentes
qui les ont fait retirer.
-
- «Dès lors, l'opportunité de la base légale
que demande la pétition est discutable», écrit
la Commission. Elle souligne également que l'introduction
d'une telle norme dans la législation cantonale ne serait
pas conforme au droit fédéral, même si
elle considère fondée l'interrogation du pétitionnaire.
-
- Avec sa seconde pétition envoyée la semaine
dernière, JeanLuc Barbier dénonce la présence
de stands scientologues sur les marchés de Porrentruy et
Delémont. Il demande aux députés de les interdire.
«La scientologie n'est rien d'autre qu'une thérapie
pseudo-médicale dangereuse pour la santé mentale
se cachant derrière une façade pseudo-religieuse»,
dénonce le président de l'AVDS. Il propose également
aux autorités cantonales d'organiser des auditions de
victimes de la scientologie, afin de confirmer ses affirmations.
-
- Deux autorisations par an à Delémont
-
- Les autorités communales concernées par ces stands
n'ont toutefois pas attendu cette pétition pour s'intéresser
à cette problématique.
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- A Delémont,où les scientologues ont tenu
un banc en décembre dernier, en février et en
août cette année, le maire Pierre-Alain Gentil souligne que le Conseil municipal
ne
peut refuser à une association le droit de s'exprimer et de manifester.
-
- «La foire est ouverte à tous les
courants d'opinions dans une fréquence raisonnable, d'autant plus que pour les associations venant
de l'extérieur du canton. Nous avons donné l'autorisation à l'Eglise de
scientologie
de venir deux fois par an. Si elle
nous en demandait une supplémentaire, nous refuserions», assure le
maire delémontain. Il poursuit : «Si ces gens avaient
des comportements agressifs ou trop insistants, nous interviendrions, mais nous n'avons rien constaté de tel.»
-
- A Porrentruy, le 27 septembre dernier, la responsable du stand
des ministres bénévoles de scientologie ayant
présenté une patente de forain à son nom personnel,
l'agent de police responsable de la foire n'a avisé que plus
tard le maire, après avoir été interpellé
par plusieurs personnes.
-
- Les autorités communales ont alors décidé
de tolérer ce banc, mais ont indiqué à ses
responsables qu'il leur faudra demander une autorisation
avant leur prochain passage pour éviter de se voir refuser l'accès à la foire bruntrutaine.
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- «Nos stands sont présents dans toutes les villes
romandes. Cette action se passe très bien, également
dans le Jura. Nous sommes bien reçus et cela ouvre le dialogue
avec le public et les autorités, c'est très agréable»,
commente pour sa part Suzanne Montangero, chargée des
affaires extérieures de l'Eglise de scientologie de Lausanne,
tout à fait satisfaite de la décision du Conseil
municipal delémontain.
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- TROIS
APPROCHES DIFFERENTES
-
- Les
députés vaudois
légifèrent ...
-
- Les députés vaudois
ont accepté, le 28 septembre dernier par 81 voix
contre 31 et 22 abstentions,
une troisième pétition de Jean-Luc Barbier portant
sur «un contrôle de la scientologie et de sa thérapie».
Les élus recommandent
ainsi à leur exécutif cantonal de se pencher sur
la pratique de la scientologie, notamment en ce qui concerne
l'adhésion et la liberté de démission de
ses membres. Avec ce vote, le Grand Conseil vaudois estime que
l'Etat a un droit de regard à titre préventif
sur l'activité de la scientologie,
notamment en vertu de la protection de l'ordre public.
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- ... mais
pas les députés jurassiens
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- Porte-parole
suisse de L'Eglise de scientologie, Jürg Stettler met en
évidence la grande différence de traitement
constatée entre Le canton du Jura et celui de Vaud,
car ce dernier a refusé tout contact avec l'Eglise de
scientologie lors du traitement de la pétition de Jean-Luc
Barbier. «Nous sommes pourtant dans un pays démocratique,
il devrait être possible de se défendre, surtout
lorsqu'il est porté des accusations aussi graves»,
dénonce
Le porte-parole. Il se félicite donc de la décision
de la Commission parlementaire jurassienne de la justice
et des pétitions. Quand à la seconde pétition,
Jürg Stettler considère que c'est une «demande
totalitaire», allant contre l'avis du Tribunal fédéral.
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- Jean-Luc
Barbier poursuit sa lutte
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- «Peut-être
que ma pétition n'était pas assez précise,
raison pour laquelle L'Association
de défense des victimes de La scientologie (ADVS)
vient d'en déposer une nouvelle pour demander
l'interdiction des stands scientologues.
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- J'espère que
nous seront mieux entendus», explique son président
Jean-Luc Barbier.
-
- Il regrette de ne pas avoir été
entendu par la Commission parlementaire jurassienne de
la justice et des
pétitions, mais se déclare
satisfait de la décision vaudoise. «Les dépliants
de l'Association Dites non à la drogue, financés
par l'Eglise de scientologie, viennent d'être interdits
dans les écoles de San Francisco, ce qui démontre
le bien-fondé de ma première
pétition», insiste le président qui s'étonne
que les Jurassiens laissent entrer si facilement
le renard dans leur poulailler. (tb)
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Jura et sectes
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