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Bilan de mon expérience scientologue

Grâce à la Scientologie et aux "TRs à la dure", vous réussirez
"finalement à avoir un cycle de communication souple et impeccable". Puisque Ron
vous le dit
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- Pendant neuf mois, je ne
fis rien d'autre que rester chez moi, à tenter de comprendre ce qui m'était
arrivé, et à m'organiser une nouvelle vie. Une semaine après mon départ de la
Scientologie, je commençai à retranscrire mes souvenirs dans un journal. J'étais
complètement désorientée. Pendant plusieurs mois, je ne vis personne d'autre que
mes parents et je me sentais vraiment seule.
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- Six semaines après avoir
quitté la secte, je commençai à analyser les pratiques du groupe pour essayer de
cerner ce qui n'allait pas. J'écrivis: "il y a quelque chose d'anormal dans la
façon dont fonctionne ce groupe - quelque chose d'essentiel sur laquelle je
n'arrive pas à mettre le doigt". A ce moment-là, je n'avais pas encore envie de
tenir Ron Hubbard pour responsable de mes déboires, et je ne connaissais rien
aux manipulations mentales. Cependant, je relevai un point d'une grande
importance à mes yeux: la secte ne se souciait vraiment pas du respect le plus
élémentaire de l'individu.
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- Les gens n'étaient considérés qu'en fonction de leur
productivité.
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- Il me revint en mémoire l'exemple d'une femme hollandaise qui
s'entraînait en tant qu'auditrice à Flag. Elle avait toujours eu des difficultés
avec la langue anglaise; par conséquent elle avait du mal à comprendre les
cours, et donc à s'entraîner dans les exercices d'audition. Elle était incapable
de progresser au-delà des niveaux d'audition de base à cause de l'obs-
tacle
linguistique.
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- Ses erreurs commises l'amenèrent tout droit à l'Éthique et,
comme moi, elle fut partie de ceux qui inaugurèrent le RPF. Il n'était
venu à l'idée de personne que son problème était non pas "d'avoir des mauvaises
intentions contre la Scientologie", mais tout simplement de ne pas maîtriser
suffisamment l'anglais. Personne ne s'était soucié de voir ce qui était évident
chez elle. Ils considéraient tous qu'elle ne faisait aucun effort pour devenir
un auditeur performant; et donc qu'elle cherchait à nuire délibérément à la
Scientologie - si bien qu'elle en subissait les conséquences. Si seulement ils
lui avaient accordé un minimum d'attention, ils auraient aisément remédié à ses
difficultés en l'aidant à apprendre l'anglais. Mais l'apprentissage de l'anglais
était loin d'être une priorité dans la Sea Org.
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- Je commençai à réaliser
que, dans l'ensemble, il n'y avait dans la Sea Org ni considération, ni
affection pour l'individu. Toute "affection" était conditionnée par la
productivité à un poste donné, et les critères de performance étaient parfois
grotesques. Il y avait des exceptions, bien sûr; parfois une vraie amitié
naissait malgré tout entre certains adeptes, mais c'était exceptionnel dans la
secte.
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- Souvent, quand de telles amitiés se développaient, tout était mis en
oeuvre pour séparer les gens, comme cela était arrivé entre Quentin et moi. A
vrai dire, ce n'était pas la possibilité d'avoir des relations sexuelles qui
avait été perçue comme une menace par Ron Hubbard, mais la l'éventualité d'une
intimité et d'une amitié vraie entre les membres. Cette séparation entre les
vrais amis eut pour effet d'isoler chaque membre, même s'il vivait
quotidiennement au milieu de centaines de personnes dans l'environnement de la
secte.
- "LA CLÉ
ESSENTIELLE POUR LIBÉRER UN ADEPTE EST LA COMPASSION"
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A mon avis, la meilleure
attitude que puisse adopter un éducateur pour ex-adeptes lors d'une intervention
auprès d'un scientologue, est de se montrer très chaleureux avec lui. Les
scientologues, en particulier les membres permanents, ont un grand besoin d'une
sorte de compassion. Je n'insisterai jamais assez sur ce point. Une attitude
compatissante et chaleureuse aidera beaucoup plus l'adepte à se libérer de cette
prison psychologique que toute critique envers la secte.
Apporter des
informations à un membre ne donne aucun résultat, car elles seront toujours
considérées comme des mensonges de la presse Wog. Je le sais parce que j'ai vécu
dans un tel environnement pendant plus de cinq années. La clé essentielle pour
libérer quelqu'un d'une secte est la compassion.
Cette règle est la même pour
toutes les sectes, et à plus forte raison dans la Scientologie, où dans les plus
hauts échelons il n'existe pas la moindre compassion. Montrer de la compassion
peut suffire pour inciter un membre à rompre avec son identification à la
Scientologie, et l'atteindre dans ce qu'il a de plus authentique. Dès qu'un lien
affectif est établi avec lui, vous pouvez lui communiquer des informations et le
guider vers la sortie du piège.
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