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Mon père et les soviétiques
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- "Après une intensive séance d'audition, ce PC a jeté ses
lunettes... pour toujours" !
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- Prière de ne pas rigoler
: c'est prouvé par les
graphiques ! La Scientologie, concurrente déloyale des opticiens et ophtalmos
?
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- Un" jour de début juillet
1976, je reçus un appel affolé de ma mère. Mon père venait d'être victime d'une
attaque cardiaque alors que mes parents séjournaient en vacances à Philadelphie.
Elle dit qu'il se portait très mal et que les médecins se demandaient s'il
arriverait à passer la nuit. Elle me dit qu'elle avait essayé de me joindre
trois fois avant de réussir à m'avoir. Personne ne m'avait transmis les
messages les deux premières fois.
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- "LA MORT NE
SIGNIFIE RIEN"
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- Je m'envolai immédiatement
pour Philadelphie, passant 5 longues heures à me demander si mon père serait
encore en vie à mon arrivée. Mon côté scientologue me suggérait que la mort de
mon père ne signifierait rien. La mort ne faisait que vous enlever de
l'enveloppe corporelle que vous occupiez et vous relogeait dans un autre corps
pour y commencer une nouvelle vie. Cependant, il subsistait une autre part de
moi-même, celle qui avait conscience de la tragédie que représenterait la mort
de mon père et la douleur que je ressentirais si, en arrivant à l'hôpital, il
était déjà mort.
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- Quand j'arrivai finalement à Philadelphie, tôt le matin
suivant, je fus très soulagée d'apprendre que mon père s'en était sorti et qu'il
se portait mieux. Cependant, il avait eu une sérieuse attaque, nécessitant une
surveillance constante. On lui avait installé un pace-maker. A Philadelphie, je
passai une grande partie de mon temps avec ma mère. J'étais dans le monde des
Wogs, à l'abri des scientologues. Nous sommes restées dans un hôtel près de
l'hôpital et, quand nous rendions visite à notre père, nous passions beaucoup de
temps à parler ensemble.
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- LA VIE EN
SCIENTOLOGIE : SEMBLABLE À CELLE D'UN CITOYEN SOVIÉTIQUE
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- Je me souviens d'une
conversation au sujet de la vie en Union Soviétique. Ma mère me raconta que les
citoyens soviétiques n'avaient pas le droit de choisir leur carrière. Dès leur
plus jeune âge, le gouvernement décidait de l'orientation des gens, non pas
selon leurs souhaits, mais en fonction de ce qui était le mieux pour l'Union
Soviétique. Je ne pus m'empêcher de faire le parallèle avec ma situation, et je
réalisais que ma vie dans la Scientologie était semblable à celle d'un citoyen
soviétique. J'aurais aimé travailler en Floride en tant qu'auditeur et je me
retrouvais à Los Angeles, à un poste qui ne me plaisait pas, et je n'avais rien
à dire sur la question.
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- Je ne cachai pas à ma mère
que je ne me sentais pas bien, et elle me demanda si j'envisageais de ne pas
retourner à la Sea Org et de rentrer à la maison avec elle. Elle me dit que la
porte me serait toujours ouverte. Je ne me sentais pas encore prête à prendre
une telle décision, mais cela m'aida beaucoup de savoir que cette hypothèse
était possible.
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- Voilà trois semaines que je
me trouvais à Philadelphie, et vivre dans le monde des Wogs ne semblait
pas aussi "horrible" que les scientologues me l'avaient fait croire. Quand mon
père fut suffisamment rétabli pour voyager, nous l'emmenâmes chez mes parents à
Michigan, où je restai environ une semaine.
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