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NARCONON

Quand la Scientologie recrute chez les drogués

Reportage de Stéphanie Perez, Jean-Jacques Buty, José Nieto, Gérard Lemoine sur
les centres Narconon de la scientologie en Espagne.
France 3 - 6 février 2009

Scientologie, nouvelle drogue ?

Plongée au cœur des méthodes des scientologues dans un centre «Narconon» en Espagne. Ou comment substituer une dépendance à une autre. Le risque: que les patients deviennent des adeptes. Une de nos équipes a réussi à suivre le déroulement de ces cures de désintoxication très spéciales, à destination des drogués. C’est une première.

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Source: France 3 - 6 février 2009

 

Le centre Narconon a fermé ses portes dans le canton de Vaud

Les scientologues aiment choisir leur clientèle ...

Souvenons-nous ici que ce centre Narconon refusait de soigner les personnes condamnées par un tribunal. Les familles aisées n'ayant certainement pas besoin de voler pour se procurer leurs doses d'"images de rêves" seraient-elles les seules bienvenues chez les scientologues ?
 
Aussi, d'après plusieurs témoignages, ce centre Narconon refusait également les personnes atteintes du sida! Avec des subventions coupées depuis peu par le canton de Vaud (300'000 euros versés auparavant par l'Etat pour payer les frais des patients) il n'y a plus grand monde qui devait se bousculer au portillon...
 
Pour avoir travaillé avec des responsables de Narconon et initié la première association Narconon de Suisse romande nous pouvons attester ici que les intentions des deux responsables, M. et Mme De Uthemann, sont louables. Toutefois, pour ce qui est de la valeur des procédés imposés aux malades, les témoignages montrent un échec total des méthodes employées. Le suivi psychologique des centres Narconon est incompétent, quasi inexistant; les théorie pseudo-médicales hubbardiennes sont fumeuses et totalement irresponsables.
 
Narconon, un soi-disant programme de désintoxication.
 
Pour ce programme de désintoxication "Narconon" les scientologues ne vendent que des artefacts: niacine et vitamines à fortes doses censées éliminer toutes vos toxines; cours de communication où finalement vous apprenez à ne plus communiquer naturellement et à fuir les psychiatres, ces "ennemis mortels" de la scientologie ... Si, si.
 
Un tel centre n'a pour but que de tenter d'imposer la scientologie et n'apporte aucune aide efficace pour ce que la scientologie nomme "la RUINE de notre société" (sic).
 
La scientologie depuis des années ne sait plus quoi faire pour  améliorer son image
 
L'Eglise de scientologie en Suisse ne cesse de perdre du terrain. Par exemple au lieu des 4000 membres annoncés en 2000 pour la Suisse entière elle ne possède aujourd'hui plus que 1600 membres en 2006 dont seulement 140 membres actifs (estimation du Gravis). Mais pourrait-il en être autrement pour une Eglise qui refuse la moindre réforme de ses méthodes illégales : contrainte; usure; mobbing; atteinte au patrimoine; médecine illégale; refus de réparer ses erreurs commises; violation des droits de l'homme; justice parallèle; non respect des codes du travail; incitation au non respect de la loi; incitation au crime)
 
Le Gravis

Canton de Vaud :  Le centre Narconon a cessé ses activités ? (24heures - 19 août 2006)

Le centre Narconon a cessé ses activités. Pour mieux renaître?

24heures, le 19 août 2006 par Florence Perret
[Texte intégral]
 
SURPRISE
L’institution pour toxicomanes teintée de scientologie n’accueille plus aucun pensionnaire depuis l'automne dernier. Arrêt «définitif», comme l’a annoncé la commission de gestion de l’Etat de Vaud, ou simple «restructuration», comme l’affirme son fondateur ?

LES PLANS-SUR-BEX : Le chalet, racheté en mai 1988 à Pro Juventute, a accueilli des toxicomanes durant dix-sept. Il est vide aujourd’hui. Son propriétaire, le scientologue et médecin Bernard Uthemann, n’exclut pas de le vendre. / Photo Andrée-Noelle Pot

Narconon ne répond plus. Ni au téléphone – la ligne a été coupée – ni via son site internet. Le chalet des Plans-sur-Bex, acheté en 1988 par le Dr Bernard Uthemann et son épouse Catherine, aurait-il fermé? C'est en tout cas l'information qu'a fournie la commission de gestion de l'Etat de Vaud (COGES) dans son rapport de juin dernier: «L'institution Narconon a cessé totalement ses activités à la fin de l'année 2005».

Etonnement général

Cette nouvelle, noyée dans la somme du rapport, est passée inaperçue. Au point que ni le médecin cantonal Daniel Laufer ni le directeur de la Fondation du Levant, Yves Lanini, ni le député Francis Thévoz qui s'était mouillé dans cette affaire ni même l'ancien médecin cantonal Jean Martin, «très impliqué» lorsque la polémique battait son plein (lire encadré), étaient au courant de la fermeture du chalet des Plans-sur-Bex. Seul Michel Flückiger, le syndic de Bex, semble savoir quelque chose: «Ah mais c'est vieux ça, c'était l'année passée, ou il y a deux ans!»

Que s'est-il passé pour que Narconon ferme ainsi? L'autorisation d'exploiter lui aurait-elle été retirée? Vérifications faites auprès du Service de la santé publique (SSP) et du Service de prévoyance et d'aide sociale (SPAS), elle courait jusqu'au 30 novembre 2004 et était en passe d'être renouvelée. En sa qualité de gestionnaire des institutions, le SPAS n'avait rien constaté d'anormal lors de ses quatre visites entre décembre 2002 et décembre 2004. C'est dix mois plus tard qu'il a appris que Narconon ne répondait pas aux courriers. Après avoir trouvé un chalet «vide» fin octobre 2005, le SPAS a rencontré début décembre Mme Uthemann qui aurait «confirmé la cessation d'activités», relate Anouck Farine, déléguée à la communication du Département de la Santé et de l'action sociale (DSAS).

La fermeture serait-elle due à un problème d'ordre, de santé publique? «Non, il faut être correct, dit le syndic, Narconon ne nous gênait pas tellement.» «Il n'y a pas eu de motifs de notre côté», affirme pour sa part le médecin cantonal. «Il n'y a rien eu de grave, c'était l'établissement le plus surveillé du canton», ajoute Jean Martin.

Alors quoi? Sont-ce des questions d'ordre financier, de fréquentation, de personnel? Un peu de tout cela, vraisemblablement. «Le public changeait, confirme le Dr Bernard Uthemann. La structure d'accueil était très lourde et il n'y avait plus aucun soutien financier…» Le scientologue fait allusion à la décision, en 2002, du DSAS de Charles-Louis Rochat de couper les aides individuelles aux pensionnaires de Narconon. Une subvention indirecte de 500 000 francs par an abandonnée, selon Jean Martin, «sous la pression de parlementaires alimentés par la polémique» et, selon le DSAS, «pour des raisons d'approches de traitement, moins en profondeur que les autres».

Nouveau rebondissement

Mais le plus étonnant est à venir et sort de la bouche du Dr Uthemann: «Nous n'avons jamais parlé de fermeture définitive, dit-il. Nous avons arrêté avec les pensionnaires, mais c'est une période de transition.» Un passage à vide? «Je dirais plutôt une restructuration», insiste-t-il alors que cela fait près d'une année que le centre ne remplit plus son rôle. «Je reconnais que c'est un peu long, poursuit le scientologue. Mais nous avons été un peu démotivés et puis nous n'avons pas encore trouvé le mode de faire». Pour faire revivre Narconon. Dans ce même chalet? «Il m'appartient toujours», répond-il. «Mais s'il faut le vendre pour recréer d'autres structures ailleurs…», Bernard Uthemann n'hésitera probablement pas.

Les dates clés de Narconon

FÉVRIER 1966 Dans une prison d'Arizona, William Benitez, héroïnomane, fonde Narco (tics) Non(e). Le premier centre ouvre à Los Angeles en 1971.

MAI 1988 Deux scientologues, le Dr Bernard Uthemann et sa femme Catherine, rachètent à Pro Juventute le chalet des Plans-sur-Bex.

ÉTÉ 1988 Refusé à Lausanne, le centre Narconon accueille ses premiers pensionnaires.

DÉCEMBRE 1988 L'autorisation d'exploiter est accordée à Narconon. Le centre est toutefois soumis à des règles particulières et des visites régulières.

AVRIL 1992 Pétition de tous les habitants (moins un) des Plans-sur-Bex: ils craignent «une mainmise de la secte sur le village».

1992-2002 L'institution et ses dirigeants scientologues sont régulièrement pris à partie pour leurs agissements, notamment par des parlementaires.

DÉCEMBRE 2002 Le DSAS supprime le soutien financier individuel qu'il accordait aux pensionnaires de Narconon, de l'ordre de 500 000 francs par an.

OCTOBRE 2005
Visite du SPAS : le chalet est inoccupé.

DÉCEMBRE 2005 Catherine Uthemann confirme au SPAS la cessation d'activité.

JUIN 2006 La COGES annonce dans son rapport que Narconon a cessé totalement ses activités à la fin de l'année 2005.

AOÛT 2006 Le Dr Bernard Uthemann annonce que son «action n'est pas terminée».

 Narconon sur Wikipedia

 
Eglise de scientologie de Lausanne et Narconon
Rupture familiale exigée
 
Eglise scientologie de Lausanne et complicité du centre Narconon à Plans-sur-Bex
 
Contrainte : Un fils contraint de ne plus parler à sa mère
 
Cette lettre adressée aux directeurs de la scientologie de Lausanne, Mme Suzanne Montangero et M. Olivier Dufour, a été écrite selon les conseils du GRAVIS.
 
Suite au séjour de son fils toxicomane au centre Narconon, un centre de désintoxication aux méthodes scientologues situé à Plans-sur-Bex en Suisse, Christine (nom d'emprunt) a été contactée par les vendeurs de scientologie de l'Eglise de scientologie de Lausanne.
 
Christine sortait d’un divorce difficile et en l’espace de trois mois elle a dû verser 240'000.- francs (160'000 euros) à la scientologie pour soi-disant résoudre ses problèmes psychologiques du moment ...
 
Une fois de plus la scientologie n’a eu aucune compassion. Ce n’est que la peur des médias et la crainte d’un procès perdu d’avance qui finalement a permis à Christine de récupérer son argent.
 
Aussi dans cette affaire les intérêts de la somme investie par Christine n’ont aucunement été pris en compte, la scientologie sachant parfaitement que sa victime se perdrait en procédures légales ainsi qu'en frais d’avocat pour les récupérer.
 
Prétendre que l’Eglise de scientologie est la seule Eglise remboursant ses donateurs est une manipulation, une propagande, cachant une vérité beaucoup moins reluisante
 
Laisser la scientologie faire sa promotion dans notre espace public c'est laisser croire à nos citoyens qu'elle a obtenu l'aval des autorités pour sa thérapie pseudo-psychiatique et ses méthodes de manipulation écrasante.
 
Nous estimons que l'abus de faiblesse, la contrainte, l'usure ainsi que la vente et promotion d'une pseudo-thérapie sans valeur médicale et dangereuse pour la santé mentale, devraient conduire nos aurorités à interdire la scientologie.
 
Le GRAVIS
Demande de remboursement
 
Madame Christine (nom d’emprunt)
XXXXXXXXXX
1820 Veytaux

Veytaux, le 9 avril 1992

Madame, Monsieur,
 
Ayant suivi avec grand intérêt le programme de Temps Présent du 26 mars passé à la T.S.R. (Télévision Suisse Romande) concernant votre église, je tiens à vous informer que, suite aux mensonges avancés par votre mouvement quand aux tarifs des cours et des auditions pour attester «clair» (fr 20,-/l’heure ?!!), comme aussi des emprunts faits par de jeunes scientologues auprès de la fameuse banque Pro Leasing à Wohlen (j’y étais aussi) mais jugés «impossibles» selon vous, j’ai l’intention d’engager l’action suivante.
 
Il y a aujourd’hui 21 mois que j’ai demandé un remboursement à votre église. Étant admis selon vos statuts (mes paiements ayant tous été effectués sur terre suisse à une personne de votre centre à Lausanne), suite à quoi, j’ai reçu de nombreuses promesses qui n’ont abouties qu’en ma décision à poser plainte pénale en avril 1991. En février 1992 j’ai enfin reçu un premier paiement de 20'000 $ ce qui couvre juste les intérêts annuels sur mes dettes suite à la Scientologie.
 
Ayant considéré sérieusement votre demande d’annulation de ma plainte pénale basée sur votre justification que dès mi-février vous alliez effectuer tous les 15 jours le même paiement de 20'000 $ et ceci jusqu’à la fin du remboursement, je constate que depuis ce premier paiement plus rien n’a été fait.
 
Aujourd’hui je vous informe donc que j’ai décidé de composer un programme télévisé pour la T.S.R. en collaboration avec le journaliste José Roy, lequel sera consacré entièrement à mon cas lié à la Scientologie, et ceci dans le moindre détail. En plus une analyse du livre «Bare-faced-messiah» de Russell Miller, dont la version anglaise a été enlevée par vous du marché, sera incluse, une traduction française se trouvant dans un coffre fort dans une banque en Suisse.
 
Etant donné la patience inouïe que j’ai montrée vis-à-vis de l’église et les terribles problèmes que je subis encore actuellement sur le plan financier (bientôt obligée de vendre mon appartement, ne voyant plus aucune autre solution), en plus d’avoir même refusé d’apparaître dans le programme «Temps Présent» du 26 mars à la T.S.R. comme témoin contre Narconon, je crois réellement que le public doit enfin connaître le cas d’une des plus grande victime de la Scientologie.
 
Avoir fr. 240’000 payés en l’espace de trois mois pour plusieurs de vos services (160'000 euros); la déconnection d’un fils scientologue qui était aussi proche que possible de sa mère avant la sortie de l’église de celle-ci; (toutes les factures, et une correspondance émouvante de la part de mon fils disponible;) ce fils actuellement étant marié avec une scientologue de 15 ans son aînée et qui a déjà été mariée, divorcée deux fois, avec deux enfants. Ce fils vivant actuellement en Suisse Romande ayant un bébé d’un an, à lui avec cette épouse américaine; et ce petit-fils que je ne suis pas permise de voir, ni même avoir des photos.
 
«Il faut que tu saches, maman, pour que tu ne puisses pas me le reprocher plus tard, que, si tu restes décidée de sortir de l’Eglise, je suis obligé de déconnecter de toi».
 
Les paroles prononcée par mon fils scientologue de 24 ans, un mardi soir au mois de février 1991, 2 jours après son arrivée des Etats-Unis, en présence de son bébé de 2 mois que je n’ai plus jamais revu depuis, et de sa femme, comme aussi de Catherine de Utheman (ndr : la responsable scientologue du centre Narconon à Plans-sur-Bex).
 
Cette tragédie prend place à Plans-sur-Bex dans un café à côté de Narconon.
 
En attendant, Madame, Monsieur, je vous envoie mes meilleures salutations.
 
Christine

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