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Narconon
pourrait revoir le jour
- 24
Heures - 26 février 2007
- [Texte
intégral]

Catherine
Uthemann souhaite ouvrir un centre d'information
et d'écoute pour les drogués).
TOXICOMANlE.
Une structure ambulatoire pour combler le vide laissé
par le centre des Plans-sur-Bex. C'est le souhait
de la fondatrice Catherine Uthemann. Interview.
Les
années passées à encadrer les toxicomanes aux Plans-sur-Bex
ne semblent pas avoir eu raison de son «punch d'enfer».
La fondatrice du fort critiqué et désormais défunt
centre Narconon (24 heures du 19 août 2006) n'a
pas l'intention de baisser les bras. A 62 ans, la
scientologue caresse l'idée de mettre sur pied un
nouveau projet.
-
Que devient le chalet qui a accueilli durant seize
ans le centre Narconon aux Plans-sur-Bex ?
-
Le chalet, propriété de mon mari, est à vendre depuis
peu. J'y suis très attachée sentimentalement (n.d.l.r.:
en 2004, le couple y a perdu sa fille de maladie),
mais je dois me rendre à l'évidence. Il faut bien
que quelque chose se passe.
-
Cela fait près de deux ans que le centre a fermé,
avez-vous eu le sentiment d'un vide ?
-
Un gros vide, on peut le dire oui ! Après
la mort de ma fille, il m'était difficile de m'occuper
de gens qui avaient la santé et qui la détruisaient,
alors qu'elle ne l'avait pas.
-
Pourquoi vouloir recréer quelque chose aujourd'hui
?
-
J'ai retrouvé la compassion. Et puis on a été trop
longtemps sur le terrain pour abandonner. Ce sont
d'ailleurs nos anciens pensionnaires, que nous avons
continué à suivre, qui nous poussent à faire quelque
chose. Si tout avait été nul, je me serais dit:
«passons a autre chose», mais non, nous sommes happés
de tous les côtés. Et à voir la scène de la drogue,
lausannoise notamment, il me semble qu'il y a encore
du boulot !
-
Ce projet serait-il un clone des Plans-sur-Bex ?
-
Ah non ! On ne le pourrait pas financièrement. Ce
serait une aide ambulatoire. Je vais discuter de
tout cela avec d'anciens pensionnaires et voir ce
qui est nécessaire. Il ne s'agira pas d'un lieu
médicalisé mais plutôt d'information et d'écoute.
Ce serait un travail de rue, comme nous l'avons
fait avant d'ouvrir Narconon.
-
Avec quels moyens pensezvous créer cette antenne
? Les vôtres ?
-
Non, mais mon mari aurait certainement la grandeur
d'âme pour m'aider dans ce projet.
-
Quand cela va-t-il se faire ?
-
Cela peut aller assez vite. J'ai déjà exprimé mes
envies à Pierre-Yves Maillard. II m'a répondu qu'il
avait bien compris ma demande et me disait de contacter
un de ses collaborateurs. Je ne l'ai pas encore
fait.
-
A vous entendre, si l'Etat de Vaud acceptait à nouveau
de financer indirectement le centre, Narconon, tel
qu'on le connaissait, pourrait revoir le jour ?
-
Absolument et ça me donnerait un punch d'enfer.
Mais ce n'est plus possible, je ne sais pas comment
ils pourraient revenir en arrière. Jamais Narconon
n'aurait disparu si l'Etat n'avait pas stoppé le
financement qu'il octroyait.
-
Assumez-vous des erreurs ?
-
Oui, j'ai fait des bulles, surtout au début, trop
d'enthousiasme sans doute. Et on nous a toujours
associés comme étant M. et Mme Uthemann, scientologues.
C'est la chose qui semblait nous affaiblir.
-
Idéalement, où souhaiteriezvous ouvrir cette antenne
?
-
Entre Vevey et Morges. A priori, Lausanne, c'est
la ville qui me paraît le plus souffrir du problème
de drogue.
- Florence
Perret
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