- Les
employés de la scientologie signent un contrat de
travail pour 1 million
d’années !
-
- Témoignage de Maria
Pia Gardini
-
- Traduction
AVDS, 26 septembre
2005
- source: Lisa McPherson Trust, 1er mars 2001
- [Texte
intégral]
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- Moi,
Maria Pia Gardini, déclare ce qui suit:
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- 1.
J’ai plus de 18 ans (je suis majeure).
-
- 2.
Les déclarations que je fais reposent sur
mon expérience personnelle. Si j’étais citée comme témoin, je pourrais prouver
tout cela dans les règles.
-
- 3. Mon nom est Maria Pia Gardini. Je suis
citoyenne italienne.
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- 4. Je suis entrée en contact avec la Scientologie
par le programme
Narconon. Ma fille faisait le programme. A
ce moment-là, elle me donna quelques
livres à lire sur la Scientologie. Au bout d’environ 8 mois, elle avait terminé le programme et me dit qu’elle
voulait poursuivre l’étude de la Scientologie. Ma mère et moi lui avons payé l’audition jusqu’à OT VII.
-
- 5. Une fois qu’elle était sur les niveaux
OT, elle me persuada de rencontrer quelques personnes de l’Org de Rome. Ces
derniers me convainquirent de faire le rundown de purification et de l’audition.
J’achetai une intensive du «Livre Un» de l’audition.
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- 6. Je commençai le rundown de purification:
le deuxième jour, je m’enfuis de la sauna. J’étais épouvantée par la chaleur
dans laquelle je devais rester pendant quatre à cinq heures. J’avais 49 ans et
j’avais le sentiment que cela me ferait mourir. Des membres de l’Org vinrent
chez moi et me convainquirent d’y retourner et de continuer. Ils me dirent que
je devais passer à travers quelque chose et que cela sortirait de moi si je
continuais. J’y retournai donc et terminai le rundown. Je leur dis rapidement
que je l’avais fait et j’avais réussi.
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- 7. Je commençai ensuite l’audition. Mon père
était décédé et j’étais encore très triste. Lorsque je commençai l’audition,
mon auditeur était une femme amicale et très chaleureuse. La plupart des 12
heures que j’avais achetées se passèrent à auditer la mort de mon père. Je
traversai une foule d’émotions, pleurant et riant, et je finis par me sentir
mieux.
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- 8. Je me décidai à continuer. Je voulais
acheter une autre intensive, mais fus exhortée à acheter 10 autres intensives
du Livre Un de l’audition. Entre-deux, ils me vendirent aussi un pack
d’académie afin que je puisse étudier et me former comme auditeur. Je reçus
assez rapidement 3-4 heures d’audition par jour; j’étudiai aussi
plusieurs heures par jour.
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- 9. Quand j’eus attesté tout le livre Un, on
me dit que je devais continuer afin de manier encore davantage de domaines de
ma vie. J’achetai donc tous les grades de l’audition scientologique plus NED
(New Era Dianetics).
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- 10. Je commençai les procédés objectifs. Ce
fut ma première mauvaise expérience. L’exécution des exercices de duplication
(Op Pro by Dup), où l’on doit toujours répéter des actions avec un livre et une
bouteille, me mit tellement hors de moi que je jetai la bouteille contre
l’auditeur et déchirai le livre. L’auditeur dut me maintenir selon la règle
afin que je reste dans la pièce.
-
- 11. Auparavant, pendant l’audition, où
j’avais dit une foule de choses, je m’étais naturellement sentie mieux parce
que je pouvais parler de mes problèmes. Mais c’était quelque chose
d’entièrement différent.
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- 12. Finalement, je frappai l’auditeur et
m’enfuis de la pièce. Je rentrai chez moi en courant. Le soir même, quatre
membres du personnel (staff member) vinrent pour me ramener. Ils m’expliquèrent
que j’avais perdu le contrôle et que, si je terminais l’audition, je retrouverais
le contrôle. Je me laissai convaincre et terminai l'audition.
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- 13. J’auditai ensuite les grades O-IV. Je
n’eus aucune cognition particulière. Je restais simplement assise là, écoutais
et parlais à l’auditeur. Je dis au C/S (case supervisor) que je n’avais eu
aucun «gain», mais elle me rappela que j’avais déjà eu beaucoup de
gains de mon Livre Un et que ces grades servaient seulement à me stabiliser en
vue des degrés OT. Elle me dit que je devais continuer.
-
- 14. J’essayai ensuite de m’auditer sur NED
(dianétique du nouvel âge),
mais après toutes les heures passées sur le Livre Un, c’était sans
espoir… j’avais déjà dit tout ce que je pouvais dire ! Je tombai malade et
quelqu'un me dit que je devais faire le CCRD. J’avais payé pour 12 ½ sur NED et
audité pour 25 minutes. J'essayai de récupérer l’argent de ces heures que je
n’avais pas utilisées, mais ils refusèrent. On me dit que j’avais payé pour les
intensives et que je les avais aussi commencées. L’argent était donc perdu
(environ 2'000 dollars).
-
- 15. J’allai ensuite à Rome. Pendant que j’y
étais, une «mission» de CLO Italie vint pour recruter des gens pour
la
Sea Org (SO). Ils voulaient que j’y entre
et m’entreprirent à cet effet. J’acquiesçai et reçus un contrat pour 1 million
d’années.
-
- 16. Entre-temps, j’avais terminé mon
Internship classe IV. Ils voulaient que je commence la Sea
Org, mais je voulais d'abord attester Clair. J’achetai le
CCRD à l’AOSH Copenhague et m’y rendis pour le faire. On me dit que, en tant
que membre de la Sea Org, je serais
nourrie et logée gratuitement. Lorsque j’arrivai, on me dit :
«Gratuit ? CLO Italie n’a pas d’argent ici sur le compte». Je
dus payer moi-même.
-
- 17. Ils m’amenèrent dans un hôtel qui
appartient à l’Eglise et s’appelait «Nordland». On aurait dit une
porcherie, tant c'était sale. Je trouvai une chambre qui n’était pas aussi sale
que les autres et où il n’y avait pas d’autres personnes.
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- 18. A ce moment-là, j’étais auditeur classe
V. C’était horrible à Copenhague. J’eus un auditeur qui était suisse allemand
et ne parlait pas l’italien, mais quelque chose de ressemblant. Je commençai
l’audition (eligibility=confessions) avec lui, et les séances tiraient en longueur parce je
ne pouvais pas le comprendre. Je pensais passer deux semaines à Copenhague,
mais cela dura deux mois. On me dit que je devais acheter quelques intensives
de plus. Je leur expliquai le problème de langue et j’eus un autre auditeur. Ce
dernier parlait bien l’italien et je terminai l’eligibility en deux heures. Je
fis alors le CCRD et attestai Clair.
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- 19. Le Clair est supposé être une personne
avec un niveau de conscience élargi. Je n’ai rien ressenti de tel. Je voulais
seulement rentrer en Italie. Lorsque je revins, ce fut seulement pour changer
de valises et me rendre à Milan pour m'entraîner pour la Sea
Org.
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- 20. Je fus employée à la cuisine et dus faire
à manger pour 70 personnes. C’était affreux. Ensuite, ils voulurent que je
fasse la vaisselle. Je refusai. De toute ma vie, je n’avais jamais fait la
vaisselle. Comme j'avais pris ma voiture avec moi, je m’en allai. J’étais à
peine depuis deux jours à la maison qu’ils vinrent me rechercher. Durant ce
temps, ma fille faisait sa formation en Scientologie. Elle était à Flag et
j’avais peur qu'on lui dise comme je me comportais mal et qu’elle prenne des
distances envers moi. J’y retournai donc. Comme j’y étais, on me dit que
j’avais terminé le premier grade de formation.
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- 21. Je leur dis que je devais retourner à
Rome pour fermer la maison. A Rome, il y avait une autre mission qui amenait
les gens à faire les degrés OT à Copenhague. J’achetai le pack OT III. J’obtins
la permission de faire ces degrés au lieu d’aller au travail. Je me rendis donc
à Copenhague pour faire les degrés OT. (cours OT = les cours confidentiels,
ndlr)
-
- 22. Pendant que j’étais à Copenhague, je dus
payer pour ma chambre et ma nourriture. Ils me demandèrent ensuite d'auditer
leurs PC.
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- 23. Je fis OT I. C’était nul. On doit se
promener seul et regarder des choses.
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- 24. J’allai ensuite dans un caf
… et me
détendis en buvant un bon café. Je revins au bout de quelques heures et ils me
demandèrent si j’avais eu des gains. Je répondis «sûrement,
sûrement», et ils m’envoyèrent attester.
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- 25. Le jour suivant, je commençai OT II. A ce
niveau, on fait les dichotomies. (chaud-froid / lourd-léger / homme-femme /
etc.) On a une longue liste de tous les implants sur
la Piste du temps,
tels que les implants électriques et on leur parle. On doit parcourir toute la
piste afin de s’en débarrasser. On s’audite soi-même et la chose est terminée
lorsqu’on parle avec soi-même.
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- 26. Lorsque j’allais en séance, je devais me
concentrer sur un rayon de lumière d’où les implants venaient. Ensuite je
lisais sur mon E-Meter et je parcourais les dichotomies des implants en arrière
et en avant. Pendant que je faisais cela, je me trouvais à une place où les
parois de séparation étaient très minces, de sorte que je pouvais entendre les
autres gens parcourir leurs implants. La paroi était peinte en noir et je ne
pouvais pas voir la lumière. J’écrivis au C/S (le superviseur de l'audition
- le superviseur des cas, ndlr) et demandai: «Où est
la lumière ?»
-
- 27. Le jour suivant, j’essayai de m’auditer.
Derrière le bâtiment, il y avait un cirque et je pouvais entendre les
éléphants. Le jour suivant, j’écrivis que je ne pouvais pas trouver la lumière,
mais que j’avais trouvé les éléphants.
-
- 28. Finalement, j’avais parcouru trois
implants; je dis que je ne pouvais plus en trouver et demandai si je
devais continuer. Je pus ensuite attester OT II. J’avais aussi fait l’ancien
cours de clearing, qui est presque pareil à OT II, avec seulement quelques
changements ici ou là.
- Le
cours OT III : «Le
mur du feu»
-
- 29. Je commençai OT III. C’était ce que je
voulais vraiment, ce que tous les Scientologues veulent. C’est la grande
énigme: le Mur de Feu.
-
- 30.J’ouvris le matériel de cours, lus ce qui
était sous mes yeux et fermai le livre. C’était là le Mur de Feu ? J'avais
déjà lu cela.
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- 31. A cette époque, j’étais une adepte
enthousiaste de science-fiction. Maintenant, je me creusais la tête avec cette
histoire sur Xenu et le combat des officiers loyaux. J’en avais déjà entendu
parler, mais ne me souvenais plus d’où je tenais cela.
-
- Dans cette histoire, il
s’agit d’un «tyran galactique» nommé Xenu, qui a été capturé il y a
75 millions d’années et placé dans un piège électronique où il y a des cordons
électriques, comme dans un grand magasin; L.
Ron Hubbard vous raconte que des êtres
(nommés thétans) ont été amenés sur la planète Terre, empaquetés dans ces
cordons électriques, placés dans un volcan, projetés dans les airs et sont
allés se fixer dans les corps des humains. J’avais le sentiment qu’il y avait
toute une population dans mon corps. Il y avait des gens dans la pièce qui en
sortaient en courant comme s’ils avaient lu cela. Mais je ne me laisse pas
impressionner si facilement.
-
- 32. Lorsque j’allais au lit cette nuit-là, je
me demandais où tous ces êtres (nommés body thetans) pouvaient se trouver dans
mon corps.
-
- 33. Dans la journée, après avoir étudié OT
III, je commençai à m’auditer dans ma chambre de l’hôtel Nordland. Vous devez
parler avec vos body thetans et les amener à sortir de vous. Chaque soir,
j’apportais au C/S (superviseur des cas, ndlr) mes documents d’audition dans une malle attachée par une
chaîne à mon poignet afin de garantir la confidentialité des matériaux secrets.
-
- 34. Comme je commençais ma première séance,
mon aiguille resta immobile. J’en fus si furieuse que l’aiguille se mit à
bouger. Alors je dis : «J’ai trouvé un body thetan» et me mis
à auditer. Je crois que j’ai surtout audité ma colère.
-
- 35. J’auditai 100 heures sur OT
III. C’était
une grande quantité d’heures, presque le double de ce que les gens auditent
habituellement, mais je voulais m’assurer que tous mes body thetans avaient
disparu. Le «phénomène final» pour OT
III est que tous les body
thetans ont disparu. J’étais convaincue qu’il n’y en avait plus et attestai que
j’avais terminé OT
III.
-
- 36. Ensuite je dis que je voulais retourner
en Italie à mon poste. On me dit que je devais rester là pour faire OT IV et V.
Je répondis que je n’avais plus d’argent ici à Copenhague pour acheter ces
niveaux. Durant cette nuit-là, de 20h00 du soir à 06h00 du matin, ils
m’entreprirent pour que j’achète les niveaux OT.
-
- 37. Finalement, je téléphonai à ma mère et
lui demandai de me prêter l’argent. Elle n’était pas contente du tout, mais
m’envoya tout de même l’agent. Je pus alors commencer OT IV.
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- 38. Mais que lus-je dans les matériaux OT
IV ? Que je devais maintenant manier les «body thetan
clusters» (collés les uns aux autres, ndlr) ! Quoi ? Encore des BTs ? On me dit que je
devais manier les drogues sur toute la
Piste du temps: toutes les drogues que j’avais prises
et aussi celles des body thetans. Comme vous les voyez, les body thetans n’ont
pas disparu sur OT III parce que c’était des petits «drogués».
J’entrepris donc de travailler sur les body thetans drogués.
-
- 39. Je fis le niveau IV et attestai que
j’étais libérée des body thetans drogués.
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- 40. J’allai ensuite sur OT V. Je fus auditée
par un auditeur. Je dus lire une HCOB (bulletin écrit par Ron Hubbard, ndlr)
et qu’y avait-il dans cette HCOB ?
Des BTs et des clusters ! Je dis que je n’en avais plus et l'auditeur me
répondit: «Oui, tu en as. Ces BTs dorment et tu dois les réveiller.
Ensuite tu leur donnes une identité et ils disparaîtront».
-
- 41. Je me demandais dans quelle galère je
m’étais fourrée. J’avais fait OT IV et je faisais maintenant OT V. A ce
stade-là, il faut vraiment vous accrocher pour ne pas vous enfuir de là.
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- 42. L’auditeur donnait le commandement
:
«Regarde ton corps (pas avec les yeux) et trouve le cluster». Quand
il obtenait une réaction de l’aiguille, il disait : «Où
est-il ?» Je répondais : «Au genou !» Ensuite,
je devais communiquer télépathiquement avec le BT et lui demander:
«Qu’es-tu ?» Le BT répondait «Une banane». Et vous
dites à l’auditeur: «Une banane». Ou bien le BT dit:
«Un bout de papier», ou n'importe quoi qui vous passe par la tête,
et l’auditeur répond: «OK … dis-lui que c’est l’item», par
exemple: «L’item est la banane». Je dis au BT que l’item est la
banane. Alors le BT peut s’en aller ou rester là. S'il ne s’en va pas, il faut
lui demander: «Qui est-tu ?». Vous recevez alors toutes
sortes de réponses: Napoléon, Jules César, John Travolta, n’importe
quoi ! Vous dites tout cela à votre auditeur. Il obtient une réaction de
l'aiguille et vous dit quel nom est le bon. Alors le BT s’en ira. Ce sont les
seuls deux commandements.
-
- Remarque: Jean-Luc
Barbier
confirme l'exactitude de cette description.
OT III est un cours qu'il a lui- même dû subir.
Ce cours lui a été vendu à prix usuraire pour
soigner une allergie faussement diagnos- tiquée
par un responsable de l'Eglise de scientologie
de Genève...
-
- 43. Je fis cela pendant 40 heures. Puis je
pus attester OT V.
-
- 44. Pendant que j’étais auditée, il y eut en
Italie une enquête sur la
Scientologie et toutes les organisations furent fermées.
Lorsque je revins en Italie après OT V, toute l’Org de Rome s’était installée
dans ma maison (ils m’avaient appelée à Copenhague et demandé s’ils pouvaient y
emménager). J’en avais avisé le concierge et l’avais prié de ne pas leur donner
la clé. Mais ils s’étaient procuré la clé d’une façon ou d’une autre et s’en
était fait à coup sûr un double. Ils étaient constamment là … et tous les
habitants protestaient.
-
- 45. Lorsque je revins, je leur dis clairement
qu’ils devaient aller ailleurs. Je leur trouvai une habitation et payai le
loyer pour les deux premiers mois. Il fallut cinq jours à une entreprise de
nettoyage pour nettoyer ma maison.
-
- 46. J’allai ensuite à CLO
(Continental Liaison offices) à Milan pour y
travailler. Ils étaient logés dans un hôtel, car ils avaient perdu leur
bâtiment à cause de leurs démêlés avec le gouvernement. Je me demandais
seulement ce qu’ils faisaient là. Je n’avais rien à faire. La Mission
de l’International
Management était là pour résoudre les problèmes et je payai l’hôtel pour chaque
collaborateur de CLO. Je me décidai pour OT VI et OT VII. Un de mes supérieurs
pensait que ce serait bien pour moi. A ce moment, je manquais d’argent. Afin de
pouvoir faire ces niveaux, je vendis ma maison à Rome. Ma mère était furieuse.
Elle me dit que j’étais folle et que je me ruinerais. Elle avait raison.
-
- 47. J’allai ensuite à Flag. Je croyais encore
une fois que j’aurais la nourriture et le logement gratuits parce que j’étais une
collaboratrice. Pas de chambre, pas de nourriture. Je dus à nouveau tout payer
moi-même.
- Les
cours OT VI et
OT VII
-
- 48. J’allais ensuite sur OT VI, et qu’y
avait-il là ? DES BODY THETANS ET DES CLUSTERS ! Les questions étaient
les mêmes que sur OT V. «Quoi» et «Qui». Cela me rendit
presque folle. Lorsque je protestai, on me dit que c’était la même procédure,
mais que ce serait différent parce que je m’auditerais moi-même et que cela
irait mieux. Ils me dirent que les body thetans étaient partout. Le matériel
d’étude expliquait que mon corps n’était pas réellement un corps, mais plutôt
une masse de BT clusters. S’il n’y en avait pas, mon corps serait transparent.
-
- 49. Je fis les séances d’OT VI. A la fin, je
pus attester OT VI, mais pas que je n’avais plus de BTs.
-
- 50. J’allai ensuite sur OT VII. Le phénomène
final de ce niveau est : IL NE RESTE PLUS AUCUNE SORTE DE BT'S, PLUS DE
BT’S DORMANTS, PLUS DE BT’S DROGUÉS, RIEN. Ce que j’avais audité sur OT VII,
c’était des BT suppressifs.
-
- 51. Quelquefois, vous avez un BT qui a quitté
votre corps, mais n’est allé que jusqu’à la porte. C’est pourquoi vous avez
besoin d’une paire de ciseaux pour couper le cordon qui le relie encore à votre
corps. Vous avez aussi des couches entières de BTs, de sorte qu’il faut lever
la main pour les chasser en se brossant.
-
- 52. Je ne rentrai jamais en Italie pour
auditer. Je restai à Sand Castle, où j’ai audité pendant 8 mois. Quand je
n’auditais pas, j’étudiais pour devenir auditeur classe IX et j’auditais aussi
des PCs du public.
-
- 53. Comme j’avais attesté OT VII, le
Capitaine Ron Norton me fit appeler. Je reçus le diplôme d’auditeur classe IX
et d’OT VII. Que pouvais-je bien en faire ? On me demanda de rester à
Flag. Un autre auditeur serait envoyé en Italie pour me remplacer. Je répondis
qu’il fallait en informer mon supérieur.
-
- 54. En Italie, ils cherchaient toujours à
ouvrir des Orgs. Mon supérieur donna son accord, bien que j’aie dit que je
devais revenir en Italie pour terminer mon travail et préparer d’autres choses.
Ce que je fis.
-
- 55. Lorsque je revins à Flag pour y
travailler, on me dit que je devais rester à Sand Castle, car il n’y avait pas
de chambre pour moi à la Hazienda. Sand
Castle était sale et il y avait des tas de cafards.
-
- 56. On me dit que j’aurais à payer 10 % de ce
que quelqu’un du public payait habituellement, et cela aussi longtemps que je
logerais dans une telle chambre. Lorsque j’entrai dans cette chambre, il n’y
avait aucun meuble, aucun lit, rien. Je protestai, et on me dit qu’il était
trop tard pour faire quelque chose. On me conseilla de dormir dans un fauteuil.
Je n’en voulus rien. Je venais d’arriver et mon voyage avait duré 10 heures. On
était le 8 février et il faisait froid. Pour finir, je dormis sur un tapis.
-
- 57. Le jour suivant, je refusais d’aller travailler
avant d’avoir obtenu un lit. On me montra un lit qui était dehors dans le
jardin et qu’on voulait débarrasser. Ce lit était si sale que je n’aurais
jamais voulu laisser mon chien dormir sur le matelas. Il était plein de trous à
cause des rats. Je refusai catégoriquement ce lit. Je leur dis que je
commencerai le travail lundi. J'allais ensuite dans un magasin et achetais lit,
couvertures, fauteuil et de la peinture. Puis j’apportais tout cela à Sand
Castle.
-
- 58. Au bout d’un mois, on me dit qu’il y
avait maintenant une place pour moi à la
Hazienda. J’emballai donc mes affaires et
me rendis à la Hazienda. Lorsqu’ils
ouvrirent la porte, j’eus presque le souffle coupé par la puanteur. Il y avait
là huit lits superposés. J’exigeai de voir le capitaine.
-
- 59. J’expliquai au capitaine que je ne
pouvais pas vivre comme cela. Je voulais rentrer en Italie. Il ne le voulait
pas et me dit qu’il y avait un petit logement à louer à la Hazienda, que je pourrais l’avoir à
moitié prix. J’acceptai et payai 400 dollars pour le mois (j’appris par la
suite que c’était le plein prix).
-
- 60. J’emménageai dans ce logement. A la fin
du premier mois, cinq autres personnes y dormaient. On envoyait des
collaborateurs s’installer dans le logement que j’avais payé. Ces gens
mangeraient mon repas et boiraient mon eau. Je retournai voir le capitaine.
-
- 61. Je dis que j’en avais plus qu’assez.
Aucune promesse n’avait été tenue et je voulais rentrer chez moi. Le capitaine
m’expliqua que je devais retourner à la Hazienda, attendre trois jours,
qu’il viendrait me rendre visite et résoudre le problème.
-
- 62. Entre-temps, j’appelai un agent
immobilier pour acheter un logement en copropriété. Lorsque je rencontrai le
capitaine, j’avais déjà mon propre chez-moi. Il me dit d’abord que je ne devais
pas vivre en dehors de la base. Je lui répondis que c'était ça ou rien. Il me
dit que je devais écrire un CSW (une permission, en termes scientologiques,
ndlr), ce que je fis, et il l’accepta. J’obtins ainsi
une autorisation spéciale de vivre en dehors des quartiers de Flag.
-
- 63. Je commençai de nouveau à auditer. Puis
il y eut un autre capitaine. Ron Norton fut envoyé à Gold (un autre centre
de l'Eglise de scientologie) et fut remplacé par
Debbie Cook. C’était en 1988. Mes problèmes commencèrent lorsque Debbie Cook
devint capitaine.
-
- 64. Elle exigea d’abord que je revienne à la Hazienda, ou que je partage mon
logement avec d’autres collaborateurs. Je refusai. Cette année-là, j’avais reçu
le prix de l’auditeur qui avait donné le plus grand nombre d’heures d’audition
dans le monde. J’étais pour elle une machine à faire de l’argent.
-
- 65. Je passais mon temps assise sur une
chaise et j’auditais. En septembre 1990, je reçus un appel d’Italie et appris
que ma fille était à l’hôpital à Pavie/Italie et que je devais venir
immédiatement. J’écrivis un CSW (une permission, en termes scientologiques,
ndlr) et obtins la permission de partir.
-
- 66. Je revins en Italie. Ma fille mourut deux
mois plus tard, le 18 novembre 1990. Elle avait 29 ans et elle était OT VII.
-
- 67. Avant de partir, j’avais demandé à Kathy
Webb, Senior C/S, de me donner un programme pour que je puisse auditer ma
fille, qui était pourtant OT VII, afin de lui apporter un soutien physique. La
réponse fut qu'elle allait mourir du SIDA. Quel programme pouvais-je bien
vouloir ? Il fallait lui donner un programme pour qu’elle puisse quitter
son corps. Mais je ne l’ai jamais appliqué. On ne peut pas aller vers un
mourant et lui dire : «Je vais te faire un programme pour que tu
puisses quitter ton corps».
-
- 68. En 1989 ou 1990, ils avaient commencé à
mettre sur pied OT VIII. On me dit que je devais acheter un pack sur le
Freewinds; c’était le seul endroit où OT VIII était délivré parce que
c’est un matériel extrêmement confidentiel. J’achetai le pack, puis me rendis
en Italie pour aller au chevet de ma fille.
-
- 69. Deux jours après sa mort, ma fille fut
enterrée au cimetière dans le caveau familial. Ce jour-là, je reçus un appel de
Flag. Ma fille n’était pas encore sous terre que Flag m’appelait. Ma mère leur
répondit pour les envoyer au diable et leur dire de ne plus rappeler. Elle
était très opposée à la
Scientologie.
-
- 70. Ils rappelèrent et je leur dis que ma
fille avait laissé derrière elle une fillette de 11 ans, Camilla, et que je ne
pouvais pas partir si vite. Ils m’appelèrent tous les jours, et même plusieurs
fois par jour pour m’enjoindre de revenir immédia- tement. Ils appelaient sans
tenir compte de la différence horaire entre les USA et l’Italie (6 heures), à
4h00 du matin, réveillant toute la maison et exigeant que je revienne.
-
- 71. Le 29 novembre, 11 jours après la mort de
ma fille, je retournai à Flag. Je laissai derrière moi ma petite-fille, son
beau-père et ma mère. Lorsque je revins à Flag, j’étais très fâchée et les
collaborateurs de Flag (centre de scientologie à Clearwater en Floride)
en étaient très étonnés. Ils ne comprenaient pas
pourquoi. Je retournai directement au travail, mais je n’étais plus capable de
faire aussi bien qu’auparavant. C'est pourquoi ils décidèrent de m’envoyer sur
le bateau afin de faire OT VIII.
-
- 72. Le bateau se trouvait dans les Bahamas.
Je dus acheter moi-même le billet pour y aller. Lorsque j’arrivai, je dus
encore payer moi-même pour nourriture et logement. Je ne voulais pas dormir
avec les autres collaborateurs sous le pont, car il y faisait extrêmement chaud
(environ 100 degrés Fahrenheit). Dès que je fus arrivée, je dus auditer
d’autres personnes pour le security check de OT VII et OT VIII au lieu de
commencer mon propre programme. J’étais très polyvalente, car je pouvais
auditer en trois langues: anglais, italien et français.
-
- 73. Peu après mon arrivée, un des capitaines
du bateau, Milt Wolf, et le Registrar, David Light, m’entreprirent pour que
j'achète des livres et du matériel. Ils me vendirent aussi un bracelet OT en or,
qui coûtait des milliers de dollars. Ils restaient avec moi et ne voulaient pas
me laisser partir jusqu’à ce que j’achète et achète. Pour finir, j’achetai
encore un coffre pour y ranger tout le matériel que j’avais acheté.
-
- Le
cours OT
VIII :
«La vérité révélée»
-
- 74. Le niveau OT VIII était intitulé
«Truth Revealed» (la Vérité
Révélée). Lorsque j’ouvris le matériel et le lus, je devins
presque folle. Je ne pouvais pas le croire : encore des BODY
THETANS !
-
- 75. La procédure OT VIII commence avec le
livre «Une histoire de l’homme», dans une ambiance joyeuse. Vous
devez parcourir tout le chemin de manière positive, trouver vos overts, puis
trouver les BT (pas de BT's
collés - clusters). Vous communiquez télépathiquement, trouvez
les overts et les notez, puis vous demandez au BT: «Est-ce que ce
sont les tiens ?» «Est-ce que ce sont les miens ?»
Lorsque l’aiguille bouge, vous déterminez à qui l’overt appartient. Lorsque
vous obtenez une F/N (la machine electromètre
étant sans aucune réaction - la personne ayant totalement
refoulé ses émotions, ses pensées..., ndlr), vous continuez. C'est la «vérité révélée».
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- 76. A tous les niveaux au-dessus de OT III,
vous demandez toujours si la réaction de l’aiguille est la vôtre ou celle du
BT.
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- 77. J’étais tellement stupéfaite que j’en
parlais au superviseur. Elle me dit que je devais simplement le faire et que je
serais étonnée des gains que j’aurais lorsque je serais libérée de tous les
overts (acte néfaste selon les codes de la scientologie, ndlr) des BTs sur toute la piste du temps. Je voulais m’en aller, mais me
trouvais au milieu de l’océan. J’étais furieuse ! Sur le Sec Check
(Scientology Security Check, ensemble de nombreuses
questions pour vérifier si vous êtes un bon scientologue
... ndlr), je me suis seulement bagarrée avec des BTs.
- David
Miscavige et deux hauts dirigeants scientologues jouent au Casino
de Nassau !!!
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- 78. Dans la nuit, lorsque j’eus attesté OT
VIII, j’allai à terre avec quelques amis pour voir le casino de Nassau. Devinez
qui jouait là ? David Miscavige (le grand patron de la scientologie, ndlr)
, Guillaume Leserve et Ray Mithof (deux hauts
dirigeants de la scientologie, ndlr). Est-ce
que les jeux de hasard ne sont pas un overt en Scientologie ? (overt = acte
néfaste selon les codes de la scientologie, ndlr)
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- Lorsque je
vis cela, j’étais prête à quitter la
Scientologie. Jeux de hasard et OT VIII,
c’en était trop ! Je voulais partir, mais c’était très difficile.
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- 79. En décembre 1990, je retournai à Flag
(centre de la scientologie à Cleawater en Floride). Je
devais maintenant voir comment quitter la
Scientologie. L'occasion se présenta en
octobre 1991, lorsque je reçus un appel disant que ma mère était très malade,
qu'elle était à l’hôpital et que je devais rentrer en Italie.
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- 80. J’écrivis un CSW (une permission, en termes scientologiques,
ndlr) pour pouvoir partir. Mon
CSW ne fut PAS accepté. J’allai chez le capitaine pour discuter avec elle. Elle
me dit que ce n’était pas si important que ma mère meure. C’était seulement un
corps. Je devais rester à Flag et produire pour la Scientologie.
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- 81. J’écrivis un nouveau CSW pour partir. Au
lieu de le donner au capitaine, je le donnai à mon Director of Processing pour
l’habilitation OT. Puis je rentrai chez moi, fis mes valises, me rendis à
l’aéroport et pris l’avion pour l’Italie.
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- 82. Je pensais que je serais déclarée «évaporée»
(blow en terme scientologue - en fuite) [1], mais
quatre jours après mon retour en Italie, je reçus une autorisation par fax. Ma
mère mourut le 11 décembre 1991.
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- 83. Le 21 décembre, Flag commença à
m’entreprendre au sujet de l’argent que j’avais hérité de ma mère.
Reportez-vous à ma prochaine déclaration formelle, qui complète mon histoire.
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- 84. Je déclare, en toute connaissance du
caractère punissable des déclarations mensongères selon les lois des Etats-Unis
d’Amérique et de l’Etat de Floride, que tout ce que j’ai dit ici correspond à
la vérité.
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- Signé
à Grosetto, Italie, le 14 février 2001.
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- Maria
Pia Gardini
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- [1] Note du
traducteur: «abgehauen» signifie: ficher le camp, se
barrer, déguerpir.
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