[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

 Témoignage de Maria Pia Gardini

Une héritière italienne dépouillée par la scientologie
 
David Miscavige, grand patron de l'Eglise scientologie et deux hauts dirigeants jouent au Casino de Nassau!!!
Difficile de quitter la scientologie. Une autorisation de partir refusée
 
Les employés de la scientologie signent un contrat de travail pour 1 million d’années !
 
Témoignage de Maria Pia Gardini
 
Traduction AVDS, 26 septembre 2005
source: Lisa McPherson Trust, 1er mars 2001
[Texte intégral]
 
Moi, Maria Pia Gardini, déclare ce qui suit:
 
1. J’ai plus de 18 ans (je suis majeure).
 
2. Les déclarations que je fais reposent sur mon expérience personnelle. Si j’étais citée comme témoin, je pourrais prouver tout cela dans les règles.
 
3. Mon nom est Maria Pia Gardini. Je suis citoyenne italienne.
 
4. Je suis entrée en contact avec la Scientologie par le programme Narconon. Ma fille faisait le programme. A ce moment-là, elle me donna quelques livres à lire sur la Scientologie. Au bout d’environ 8 mois, elle avait terminé le programme et me dit qu’elle voulait poursuivre l’étude de la Scientologie. Ma mère et moi lui avons payé l’audition jusqu’à OT VII.
 
5. Une fois qu’elle était sur les niveaux OT, elle me persuada de rencontrer quelques personnes de l’Org de Rome. Ces derniers me convainquirent de faire le rundown de purification et de l’audition. J’achetai une intensive du «Livre Un» de l’audition.
 
6. Je commençai le rundown de purification: le deuxième jour, je m’enfuis de la sauna. J’étais épouvantée par la chaleur dans laquelle je devais rester pendant quatre à cinq heures. J’avais 49 ans et j’avais le sentiment que cela me ferait mourir. Des membres de l’Org vinrent chez moi et me convainquirent d’y retourner et de continuer. Ils me dirent que je devais passer à travers quelque chose et que cela sortirait de moi si je continuais. J’y retournai donc et terminai le rundown. Je leur dis rapidement que je l’avais fait et j’avais réussi.
 
7. Je commençai ensuite l’audition. Mon père était décédé et j’étais encore très triste. Lorsque je commençai l’audition, mon auditeur était une femme amicale et très chaleureuse. La plupart des 12 heures que j’avais achetées se passèrent à auditer la mort de mon père. Je traversai une foule d’émotions, pleurant et riant, et je finis par me sentir mieux.
 
8. Je me décidai à continuer. Je voulais acheter une autre intensive, mais fus exhortée à acheter 10 autres intensives du Livre Un de l’audition. Entre-deux, ils me vendirent aussi un pack d’académie afin que je puisse étudier et me former comme auditeur. Je reçus assez rapidement 3-4 heures d’audition par jour; j’étudiai aussi plusieurs heures par jour.
 
9. Quand j’eus attesté tout le livre Un, on me dit que je devais continuer afin de manier encore davantage de domaines de ma vie. J’achetai donc tous les grades de l’audition scientologique plus NED (New Era Dianetics).
 
10. Je commençai les procédés objectifs. Ce fut ma première mauvaise expérience. L’exécution des exercices de duplication (Op Pro by Dup), où l’on doit toujours répéter des actions avec un livre et une bouteille, me mit tellement hors de moi que je jetai la bouteille contre l’auditeur et déchirai le livre. L’auditeur dut me maintenir selon la règle afin que je reste dans la pièce.
 
11. Auparavant, pendant l’audition, où j’avais dit une foule de choses, je m’étais naturellement sentie mieux parce que je pouvais parler de mes problèmes. Mais c’était quelque chose d’entièrement différent.
 
12. Finalement, je frappai l’auditeur et m’enfuis de la pièce. Je rentrai chez moi en courant. Le soir même, quatre membres du personnel (staff member) vinrent pour me ramener. Ils m’expliquèrent que j’avais perdu le contrôle et que, si je terminais l’audition, je retrouverais le contrôle. Je me laissai convaincre et terminai l'audition.
 
13. J’auditai ensuite les grades O-IV. Je n’eus aucune cognition particulière. Je restais simplement assise là, écoutais et parlais à l’auditeur. Je dis au C/S (case supervisor) que je n’avais eu aucun «gain», mais elle me rappela que j’avais déjà eu beaucoup de gains de mon Livre Un et que ces grades servaient seulement à me stabiliser en vue des degrés OT. Elle me dit que je devais continuer.
 
14. J’essayai ensuite de m’auditer sur NED (dianétique du nouvel âge), mais après toutes les heures passées sur le Livre Un, c’était sans espoir… j’avais déjà dit tout ce que je pouvais dire ! Je tombai malade et quelqu'un me dit que je devais faire le CCRD. J’avais payé pour 12 ½ sur NED et audité pour 25 minutes. J'essayai de récupérer l’argent de ces heures que je n’avais pas utilisées, mais ils refusèrent. On me dit que j’avais payé pour les intensives et que je les avais aussi commencées. L’argent était donc perdu (environ 2'000 dollars).
 
15. J’allai ensuite à Rome. Pendant que j’y étais, une «mission» de CLO Italie vint pour recruter des gens pour la Sea Org (SO). Ils voulaient que j’y entre et m’entreprirent à cet effet. J’acquiesçai et reçus un contrat pour 1 million d’années.
 
16. Entre-temps, j’avais terminé mon Internship classe IV. Ils voulaient que je commence la Sea Org, mais je voulais d'abord attester Clair. J’achetai le CCRD à l’AOSH Copenhague et m’y rendis pour le faire. On me dit que, en tant que membre de la Sea Org, je serais nourrie et logée gratuitement. Lorsque j’arrivai, on me dit : «Gratuit ? CLO Italie n’a pas d’argent ici sur le compte». Je dus payer moi-même.
 
17. Ils m’amenèrent dans un hôtel qui appartient à l’Eglise et s’appelait «Nordland». On aurait dit une porcherie, tant c'était sale. Je trouvai une chambre qui n’était pas aussi sale que les autres et où il n’y avait pas d’autres personnes.
 
18. A ce moment-là, j’étais auditeur classe V. C’était horrible à Copenhague. J’eus un auditeur qui était suisse allemand et ne parlait pas l’italien, mais quelque chose de ressemblant. Je commençai l’audition (eligibility=confessions) avec lui, et les séances tiraient en longueur parce je ne pouvais pas le comprendre. Je pensais passer deux semaines à Copenhague, mais cela dura deux mois. On me dit que je devais acheter quelques intensives de plus. Je leur expliquai le problème de langue et j’eus un autre auditeur. Ce dernier parlait bien l’italien et je terminai l’eligibility en deux heures. Je fis alors le CCRD et attestai Clair.
 
19. Le Clair est supposé être une personne avec un niveau de conscience élargi. Je n’ai rien ressenti de tel. Je voulais seulement rentrer en Italie. Lorsque je revins, ce fut seulement pour changer de valises et me rendre à Milan pour m'entraîner pour la Sea Org.
 
20. Je fus employée à la cuisine et dus faire à manger pour 70 personnes. C’était affreux. Ensuite, ils voulurent que je fasse la vaisselle. Je refusai. De toute ma vie, je n’avais jamais fait la vaisselle. Comme j'avais pris ma voiture avec moi, je m’en allai. J’étais à peine depuis deux jours à la maison qu’ils vinrent me rechercher. Durant ce temps, ma fille faisait sa formation en Scientologie. Elle était à Flag et j’avais peur qu'on lui dise comme je me comportais mal et qu’elle prenne des distances envers moi. J’y retournai donc. Comme j’y étais, on me dit que j’avais terminé le premier grade de formation.
 
21. Je leur dis que je devais retourner à Rome pour fermer la maison. A Rome, il y avait une autre mission qui amenait les gens à faire les degrés OT à Copenhague. J’achetai le pack OT III. J’obtins la permission de faire ces degrés au lieu d’aller au travail. Je me rendis donc à Copenhague pour faire les degrés OT. (cours OT = les cours confidentiels, ndlr)
 
22. Pendant que j’étais à Copenhague, je dus payer pour ma chambre et ma nourriture. Ils me demandèrent ensuite d'auditer leurs PC.
Les cours OT I et OT II
 
23. Je fis OT I. C’était nul. On doit se promener seul et regarder des choses.
 
24. J’allai ensuite dans un caf … et me détendis en buvant un bon café. Je revins au bout de quelques heures et ils me demandèrent si j’avais eu des gains. Je répondis «sûrement, sûrement», et ils m’envoyèrent attester.
 
25. Le jour suivant, je commençai OT II. A ce niveau, on fait les dichotomies. (chaud-froid / lourd-léger / homme-femme / etc.) On a une longue liste de tous les implants sur la Piste du temps, tels que les implants électriques et on leur parle. On doit parcourir toute la piste afin de s’en débarrasser. On s’audite soi-même et la chose est terminée lorsqu’on parle avec soi-même.
 
26. Lorsque j’allais en séance, je devais me concentrer sur un rayon de lumière d’où les implants venaient. Ensuite je lisais sur mon E-Meter et je parcourais les dichotomies des implants en arrière et en avant. Pendant que je faisais cela, je me trouvais à une place où les parois de séparation étaient très minces, de sorte que je pouvais entendre les autres gens parcourir leurs implants. La paroi était peinte en noir et je ne pouvais pas voir la lumière. J’écrivis au C/S (le superviseur de l'audition - le superviseur des cas, ndlr) et demandai: «Où est la lumière ?»
 
27. Le jour suivant, j’essayai de m’auditer. Derrière le bâtiment, il y avait un cirque et je pouvais entendre les éléphants. Le jour suivant, j’écrivis que je ne pouvais pas trouver la lumière, mais que j’avais trouvé les éléphants.
 
28. Finalement, j’avais parcouru trois implants; je dis que je ne pouvais plus en trouver et demandai si je devais continuer. Je pus ensuite attester OT II. J’avais aussi fait l’ancien cours de clearing, qui est presque pareil à OT II, avec seulement quelques changements ici ou là.
Le cours OT III : «Le mur du feu»
 
29. Je commençai OT III. C’était ce que je voulais vraiment, ce que tous les Scientologues veulent. C’est la grande énigme: le Mur de Feu.
 
30.J’ouvris le matériel de cours, lus ce qui était sous mes yeux et fermai le livre. C’était là le Mur de Feu ? J'avais déjà lu cela.
 
31. A cette époque, j’étais une adepte enthousiaste de science-fiction. Maintenant, je me creusais la tête avec cette histoire sur Xenu et le combat des officiers loyaux. J’en avais déjà entendu parler, mais ne me souvenais plus d’où je tenais cela.
 
Dans cette histoire, il s’agit d’un «tyran galactique» nommé Xenu, qui a été capturé il y a 75 millions d’années et placé dans un piège électronique où il y a des cordons électriques, comme dans un grand magasin; L. Ron Hubbard vous raconte que des êtres (nommés thétans) ont été amenés sur la planète Terre, empaquetés dans ces cordons électriques, placés dans un volcan, projetés dans les airs et sont allés se fixer dans les corps des humains. J’avais le sentiment qu’il y avait toute une population dans mon corps. Il y avait des gens dans la pièce qui en sortaient en courant comme s’ils avaient lu cela. Mais je ne me laisse pas impressionner si facilement.
 
32. Lorsque j’allais au lit cette nuit-là, je me demandais où tous ces êtres (nommés body thetans) pouvaient se trouver dans mon corps.
 
33. Dans la journée, après avoir étudié OT III, je commençai à m’auditer dans ma chambre de l’hôtel Nordland. Vous devez parler avec vos body thetans et les amener à sortir de vous. Chaque soir, j’apportais au C/S (superviseur des cas, ndlr) mes documents d’audition dans une malle attachée par une chaîne à mon poignet afin de garantir la confidentialité des matériaux secrets.
 
34. Comme je commençais ma première séance, mon aiguille resta immobile. J’en fus si furieuse que l’aiguille se mit à bouger. Alors je dis : «J’ai trouvé un body thetan» et me mis à auditer. Je crois que j’ai surtout audité ma colère.
 
35. J’auditai 100 heures sur OT III. C’était une grande quantité d’heures, presque le double de ce que les gens auditent habituellement, mais je voulais m’assurer que tous mes body thetans avaient disparu. Le «phénomène final» pour OT III est que tous les body thetans ont disparu. J’étais convaincue qu’il n’y en avait plus et attestai que j’avais terminé OT III.
Les cours OT IV et OT V
 
36. Ensuite je dis que je voulais retourner en Italie à mon poste. On me dit que je devais rester là pour faire OT IV et V. Je répondis que je n’avais plus d’argent ici à Copenhague pour acheter ces niveaux. Durant cette nuit-là, de 20h00 du soir à 06h00 du matin, ils m’entreprirent pour que j’achète les niveaux OT.
 
37. Finalement, je téléphonai à ma mère et lui demandai de me prêter l’argent. Elle n’était pas contente du tout, mais m’envoya tout de même l’agent. Je pus alors commencer OT IV.
 
38. Mais que lus-je dans les matériaux OT IV ? Que je devais maintenant manier les «body thetan clusters» (collés les uns aux autres, ndlr) ! Quoi ? Encore des BTs ? On me dit que je devais manier les drogues sur toute la Piste du temps: toutes les drogues que j’avais prises et aussi celles des body thetans. Comme vous les voyez, les body thetans n’ont pas disparu sur OT III parce que c’était des petits «drogués». J’entrepris donc de travailler sur les body thetans drogués.
 
39. Je fis le niveau IV et attestai que j’étais libérée des body thetans drogués.
 
40. J’allai ensuite sur OT V. Je fus auditée par un auditeur. Je dus lire une HCOB (bulletin écrit par Ron Hubbard, ndlr) et qu’y avait-il dans cette HCOB ? Des BTs et des clusters ! Je dis que je n’en avais plus et l'auditeur me répondit: «Oui, tu en as. Ces BTs dorment et tu dois les réveiller. Ensuite tu leur donnes une identité et ils disparaîtront».
 
41. Je me demandais dans quelle galère je m’étais fourrée. J’avais fait OT IV et je faisais maintenant OT V. A ce stade-là, il faut vraiment vous accrocher pour ne pas vous enfuir de là.
 
42. L’auditeur donnait le commandement : «Regarde ton corps (pas avec les yeux) et trouve le cluster». Quand il obtenait une réaction de l’aiguille, il disait : «Où est-il ?» Je répondais : «Au genou !» Ensuite, je devais communiquer télépathiquement avec le BT et lui demander: «Qu’es-tu ?» Le BT répondait «Une banane». Et vous dites à l’auditeur: «Une banane». Ou bien le BT dit: «Un bout de papier», ou n'importe quoi qui vous passe par la tête, et l’auditeur répond: «OK … dis-lui que c’est l’item», par exemple: «L’item est la banane». Je dis au BT que l’item est la banane. Alors le BT peut s’en aller ou rester là. S'il ne s’en va pas, il faut lui demander: «Qui est-tu ?». Vous recevez alors toutes sortes de réponses: Napoléon, Jules César, John Travolta, n’importe quoi ! Vous dites tout cela à votre auditeur. Il obtient une réaction de l'aiguille et vous dit quel nom est le bon. Alors le BT s’en ira. Ce sont les seuls deux commandements.
 
Remarque: Jean-Luc Barbier confirme l'exactitude de cette description. OT III est un cours qu'il a lui- même dû subir. Ce cours lui a été vendu à prix usuraire pour soigner une allergie faussement diagnos- tiquée par un responsable de l'Eglise de scientologie de Genève...
 
43. Je fis cela pendant 40 heures. Puis je pus attester OT V.
 
44. Pendant que j’étais auditée, il y eut en Italie une enquête sur la Scientologie et toutes les organisations furent fermées. Lorsque je revins en Italie après OT V, toute l’Org de Rome s’était installée dans ma maison (ils m’avaient appelée à Copenhague et demandé s’ils pouvaient y emménager). J’en avais avisé le concierge et l’avais prié de ne pas leur donner la clé. Mais ils s’étaient procuré la clé d’une façon ou d’une autre et s’en était fait à coup sûr un double. Ils étaient constamment là … et tous les habitants protestaient.
 
45. Lorsque je revins, je leur dis clairement qu’ils devaient aller ailleurs. Je leur trouvai une habitation et payai le loyer pour les deux premiers mois. Il fallut cinq jours à une entreprise de nettoyage pour nettoyer ma maison.
 
46. J’allai ensuite à CLO (Continental Liaison offices) à Milan pour y travailler. Ils étaient logés dans un hôtel, car ils avaient perdu leur bâtiment à cause de leurs démêlés avec le gouvernement. Je me demandais seulement ce qu’ils faisaient là. Je n’avais rien à faire. La Mission de l’International Management était là pour résoudre les problèmes et je payai l’hôtel pour chaque collaborateur de CLO. Je me décidai pour OT VI et OT VII. Un de mes supérieurs pensait que ce serait bien pour moi. A ce moment, je manquais d’argent. Afin de pouvoir faire ces niveaux, je vendis ma maison à Rome. Ma mère était furieuse. Elle me dit que j’étais folle et que je me ruinerais. Elle avait raison.
 
47. J’allai ensuite à Flag. Je croyais encore une fois que j’aurais la nourriture et le logement gratuits parce que j’étais une collaboratrice. Pas de chambre, pas de nourriture. Je dus à nouveau tout payer moi-même.
Les cours OT VI et OT VII
 
48. J’allais ensuite sur OT VI, et qu’y avait-il là ? DES BODY THETANS ET DES CLUSTERS ! Les questions étaient les mêmes que sur OT V. «Quoi» et «Qui». Cela me rendit presque folle. Lorsque je protestai, on me dit que c’était la même procédure, mais que ce serait différent parce que je m’auditerais moi-même et que cela irait mieux. Ils me dirent que les body thetans étaient partout. Le matériel d’étude expliquait que mon corps n’était pas réellement un corps, mais plutôt une masse de BT clusters. S’il n’y en avait pas, mon corps serait transparent.
 
49. Je fis les séances d’OT VI. A la fin, je pus attester OT VI, mais pas que je n’avais plus de BTs.
 
50. J’allai ensuite sur OT VII. Le phénomène final de ce niveau est : IL NE RESTE PLUS AUCUNE SORTE DE BT'S, PLUS DE BT’S DORMANTS, PLUS DE BT’S DROGUÉS, RIEN. Ce que j’avais audité sur OT VII, c’était des BT suppressifs.
 
51. Quelquefois, vous avez un BT qui a quitté votre corps, mais n’est allé que jusqu’à la porte. C’est pourquoi vous avez besoin d’une paire de ciseaux pour couper le cordon qui le relie encore à votre corps. Vous avez aussi des couches entières de BTs, de sorte qu’il faut lever la main pour les chasser en se brossant.
 
52. Je ne rentrai jamais en Italie pour auditer. Je restai à Sand Castle, où j’ai audité pendant 8 mois. Quand je n’auditais pas, j’étudiais pour devenir auditeur classe IX et j’auditais aussi des PCs du public.
 
53. Comme j’avais attesté OT VII, le Capitaine Ron Norton me fit appeler. Je reçus le diplôme d’auditeur classe IX et d’OT VII. Que pouvais-je bien en faire ? On me demanda de rester à Flag. Un autre auditeur serait envoyé en Italie pour me remplacer. Je répondis qu’il fallait en informer mon supérieur.
 
54. En Italie, ils cherchaient toujours à ouvrir des Orgs. Mon supérieur donna son accord, bien que j’aie dit que je devais revenir en Italie pour terminer mon travail et préparer d’autres choses. Ce que je fis.
 
55. Lorsque je revins à Flag pour y travailler, on me dit que je devais rester à Sand Castle, car il n’y avait pas de chambre pour moi à la Hazienda. Sand Castle était sale et il y avait des tas de cafards.
 
56. On me dit que j’aurais à payer 10 % de ce que quelqu’un du public payait habituellement, et cela aussi longtemps que je logerais dans une telle chambre. Lorsque j’entrai dans cette chambre, il n’y avait aucun meuble, aucun lit, rien. Je protestai, et on me dit qu’il était trop tard pour faire quelque chose. On me conseilla de dormir dans un fauteuil. Je n’en voulus rien. Je venais d’arriver et mon voyage avait duré 10 heures. On était le 8 février et il faisait froid. Pour finir, je dormis sur un tapis.
 
57. Le jour suivant, je refusais d’aller travailler avant d’avoir obtenu un lit. On me montra un lit qui était dehors dans le jardin et qu’on voulait débarrasser. Ce lit était si sale que je n’aurais jamais voulu laisser mon chien dormir sur le matelas. Il était plein de trous à cause des rats. Je refusai catégoriquement ce lit. Je leur dis que je commencerai le travail lundi. J'allais ensuite dans un magasin et achetais lit, couvertures, fauteuil et de la peinture. Puis j’apportais tout cela à Sand Castle.
 
58. Au bout d’un mois, on me dit qu’il y avait maintenant une place pour moi à la Hazienda. J’emballai donc mes affaires et me rendis à la Hazienda. Lorsqu’ils ouvrirent la porte, j’eus presque le souffle coupé par la puanteur. Il y avait là huit lits superposés. J’exigeai de voir le capitaine.
 
59. J’expliquai au capitaine que je ne pouvais pas vivre comme cela. Je voulais rentrer en Italie. Il ne le voulait pas et me dit qu’il y avait un petit logement à louer à la Hazienda, que je pourrais l’avoir à moitié prix. J’acceptai et payai 400 dollars pour le mois (j’appris par la suite que c’était le plein prix).
 
60. J’emménageai dans ce logement. A la fin du premier mois, cinq autres personnes y dormaient. On envoyait des collaborateurs s’installer dans le logement que j’avais payé. Ces gens mangeraient mon repas et boiraient mon eau. Je retournai voir le capitaine.
 
61. Je dis que j’en avais plus qu’assez. Aucune promesse n’avait été tenue et je voulais rentrer chez moi. Le capitaine m’expliqua que je devais retourner à la Hazienda, attendre trois jours, qu’il viendrait me rendre visite et résoudre le problème.
 
62. Entre-temps, j’appelai un agent immobilier pour acheter un logement en copropriété. Lorsque je rencontrai le capitaine, j’avais déjà mon propre chez-moi. Il me dit d’abord que je ne devais pas vivre en dehors de la base. Je lui répondis que c'était ça ou rien. Il me dit que je devais écrire un CSW (une permission, en termes scientologiques, ndlr), ce que je fis, et il l’accepta. J’obtins ainsi une autorisation spéciale de vivre en dehors des quartiers de Flag.
 
63. Je commençai de nouveau à auditer. Puis il y eut un autre capitaine. Ron Norton fut envoyé à Gold (un autre centre de l'Eglise de scientologie) et fut remplacé par Debbie Cook. C’était en 1988. Mes problèmes commencèrent lorsque Debbie Cook devint capitaine.
 
64. Elle exigea d’abord que je revienne à la Hazienda, ou que je partage mon logement avec d’autres collaborateurs. Je refusai. Cette année-là, j’avais reçu le prix de l’auditeur qui avait donné le plus grand nombre d’heures d’audition dans le monde. J’étais pour elle une machine à faire de l’argent.
 
65. Je passais mon temps assise sur une chaise et j’auditais. En septembre 1990, je reçus un appel d’Italie et appris que ma fille était à l’hôpital à Pavie/Italie et que je devais venir immédiatement. J’écrivis un CSW (une permission, en termes scientologiques, ndlr) et obtins la permission de partir.
 
66. Je revins en Italie. Ma fille mourut deux mois plus tard, le 18 novembre 1990. Elle avait 29 ans et elle était OT VII.
 
67. Avant de partir, j’avais demandé à Kathy Webb, Senior C/S, de me donner un programme pour que je puisse auditer ma fille, qui était pourtant OT VII, afin de lui apporter un soutien physique. La réponse fut qu'elle allait mourir du SIDA. Quel programme pouvais-je bien vouloir ? Il fallait lui donner un programme pour qu’elle puisse quitter son corps. Mais je ne l’ai jamais appliqué. On ne peut pas aller vers un mourant et lui dire : «Je vais te faire un programme pour que tu puisses quitter ton corps».
 
68. En 1989 ou 1990, ils avaient commencé à mettre sur pied OT VIII. On me dit que je devais acheter un pack sur le Freewinds; c’était le seul endroit où OT VIII était délivré parce que c’est un matériel extrêmement confidentiel. J’achetai le pack, puis me rendis en Italie pour aller au chevet de ma fille.
 
69. Deux jours après sa mort, ma fille fut enterrée au cimetière dans le caveau familial. Ce jour-là, je reçus un appel de Flag. Ma fille n’était pas encore sous terre que Flag m’appelait. Ma mère leur répondit pour les envoyer au diable et leur dire de ne plus rappeler. Elle était très opposée à la Scientologie.
 
70. Ils rappelèrent et je leur dis que ma fille avait laissé derrière elle une fillette de 11 ans, Camilla, et que je ne pouvais pas partir si vite. Ils m’appelèrent tous les jours, et même plusieurs fois par jour pour m’enjoindre de revenir immédia- tement. Ils appelaient sans tenir compte de la différence horaire entre les USA et l’Italie (6 heures), à 4h00 du matin, réveillant toute la maison et exigeant que je revienne.
 
71. Le 29 novembre, 11 jours après la mort de ma fille, je retournai à Flag. Je laissai derrière moi ma petite-fille, son beau-père et ma mère. Lorsque je revins à Flag, j’étais très fâchée et les collaborateurs de Flag (centre de scientologie à Clearwater en Floride) en étaient très étonnés. Ils ne comprenaient pas pourquoi. Je retournai directement au travail, mais je n’étais plus capable de faire aussi bien qu’auparavant. C'est pourquoi ils décidèrent de m’envoyer sur le bateau afin de faire OT VIII.
 
72. Le bateau se trouvait dans les Bahamas. Je dus acheter moi-même le billet pour y aller. Lorsque j’arrivai, je dus encore payer moi-même pour nourriture et logement. Je ne voulais pas dormir avec les autres collaborateurs sous le pont, car il y faisait extrêmement chaud (environ 100 degrés Fahrenheit). Dès que je fus arrivée, je dus auditer d’autres personnes pour le security check de OT VII et OT VIII au lieu de commencer mon propre programme. J’étais très polyvalente, car je pouvais auditer en trois langues: anglais, italien et français.
 
73. Peu après mon arrivée, un des capitaines du bateau, Milt Wolf, et le Registrar, David Light, m’entreprirent pour que j'achète des livres et du matériel. Ils me vendirent aussi un bracelet OT en or, qui coûtait des milliers de dollars. Ils restaient avec moi et ne voulaient pas me laisser partir jusqu’à ce que j’achète et achète. Pour finir, j’achetai encore un coffre pour y ranger tout le matériel que j’avais acheté.
 
Le cours OT VIII : «La vérité révélée»
 
74. Le niveau OT VIII était intitulé «Truth Revealed» (la Vérité Révélée). Lorsque j’ouvris le matériel et le lus, je devins presque folle. Je ne pouvais pas le croire : encore des BODY THETANS !
 
75. La procédure OT VIII commence avec le livre «Une histoire de l’homme», dans une ambiance joyeuse. Vous devez parcourir tout le chemin de manière positive, trouver vos overts, puis trouver les BT (pas de BT's collés - clusters). Vous communiquez télépathiquement, trouvez les overts et les notez, puis vous demandez au BT: «Est-ce que ce sont les tiens ?» «Est-ce que ce sont les miens ?» Lorsque l’aiguille bouge, vous déterminez à qui l’overt appartient. Lorsque vous obtenez une F/N (la machine electromètre étant sans aucune réaction - la personne ayant totalement refoulé ses émotions, ses  pensées..., ndlr), vous continuez. C'est la «vérité révélée».
 
76. A tous les niveaux au-dessus de OT III, vous demandez toujours si la réaction de l’aiguille est la vôtre ou celle du BT.
 
77. J’étais tellement stupéfaite que j’en parlais au superviseur. Elle me dit que je devais simplement le faire et que je serais étonnée des gains que j’aurais lorsque je serais libérée de tous les overts (acte néfaste selon les codes de la scientologie, ndlr) des BTs sur toute la piste du temps. Je voulais m’en aller, mais me trouvais au milieu de l’océan. J’étais furieuse ! Sur le Sec Check (Scientology Security Check, ensemble de nombreuses questions pour vérifier si vous êtes un bon scientologue ... ndlr), je me suis seulement bagarrée avec des BTs.
David Miscavige et deux hauts dirigeants scientologues jouent au Casino de Nassau !!!
 
78. Dans la nuit, lorsque j’eus attesté OT VIII, j’allai à terre avec quelques amis pour voir le casino de Nassau. Devinez qui jouait là ? David Miscavige (le grand patron de la scientologie, ndlr) , Guillaume Leserve et Ray Mithof (deux hauts dirigeants de la scientologie, ndlr). Est-ce que les jeux de hasard ne sont pas un overt en Scientologie ? (overt = acte néfaste selon les codes de la scientologie, ndlr)
 
Lorsque je vis cela, j’étais prête à quitter la Scientologie. Jeux de hasard et OT VIII, c’en était trop ! Je voulais partir, mais c’était très difficile.
 
 
79. En décembre 1990, je retournai à Flag (centre de la scientologie à Cleawater en Floride). Je devais maintenant voir comment quitter la Scientologie. L'occasion se présenta en octobre 1991, lorsque je reçus un appel disant que ma mère était très malade, qu'elle était à l’hôpital et que je devais rentrer en Italie.
 
80. J’écrivis un CSW (une permission, en termes scientologiques, ndlr) pour pouvoir partir. Mon CSW ne fut PAS accepté. J’allai chez le capitaine pour discuter avec elle. Elle me dit que ce n’était pas si important que ma mère meure. C’était seulement un corps. Je devais rester à Flag et produire pour la Scientologie.
 
81. J’écrivis un nouveau CSW pour partir. Au lieu de le donner au capitaine, je le donnai à mon Director of Processing pour l’habilitation OT. Puis je rentrai chez moi, fis mes valises, me rendis à l’aéroport et pris l’avion pour l’Italie.
 
82. Je pensais que je serais déclarée «évaporée» (blow en terme scientologue - en fuite) [1], mais quatre jours après mon retour en Italie, je reçus une autorisation par fax. Ma mère mourut le 11 décembre 1991.
 
83. Le 21 décembre, Flag commença à m’entreprendre au sujet de l’argent que j’avais hérité de ma mère. Reportez-vous à ma prochaine déclaration formelle, qui complète mon histoire.
 
84. Je déclare, en toute connaissance du caractère punissable des déclarations mensongères selon les lois des Etats-Unis d’Amérique et de l’Etat de Floride, que tout ce que j’ai dit ici correspond à la vérité.
 
Signé à Grosetto, Italie, le 14 février 2001.
 
Maria Pia Gardini
 
[1] Note du traducteur: «abgehauen» signifie: ficher le camp, se barrer, déguerpir.
 
 

     «Ron Hubbard, le gourou démasqué»

 

Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de l'église de scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.

 

Exposing Scientology through streaming video

 

 

Français

                        

English

                        

Deutsch

 

Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent.

 

Témoignage de Jean-Luc Barbier

       

English index

Presse-Artikel

 
 
 
 

 contact@anti-scientologie.ch

Anti scientologie
est hébergé par
 

 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulatio