- LA
MANIPULATION MENTALE
- Cour
Suprême des USA : les
tactiques
du contrôle de l’esprit
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- [Ce document, en substance, a été présenté à la Cour Suprême des
États-Unis en tant qu’appendice à caractère éducatif, sur les systèmes
psychologiques coercitifs, dans le cas de Wollersheim v. Church of Scientology,
89-1367 et 89-1361. Le cas Wollersheim était alors considéré comme étant lié à
des questions impliquant des abus en ce domaine. Dans ce document, la persuasion
coercitive est le terme professionnel qui est utilisé pour décrire la nature des
systèmes psychologiques coercitifs. Les détails spécifiques du cas Wollersheim
ont été supprimés.]
Définition
de la coercition
- La coercition est définie comme étant
le fait de «retenir ou de contraindre par la force». Légalement cela implique
souvent l’utilisation de la FORCE PHYSIQUE ou de menaces physiques ou légales.
Le concept traditionnel de la coercition est de loin plus compréhensible que les
concepts technologiques de la "persuasion coercitive", lesquels sont
efficacement contraignants, affaiblissants ou restreignants par l'application
graduelle des FORCES PSYCHOLOGIQUES.
- Un programme de persuasion coercitive
est une technologie de changements de comportements appliquée pour provoquer
«l’apprentissage» et «l’adoption» d’un code de comportements ou d’une idéologie
sous certaines conditions. Elle est distincte des autres formes d’apprentissage
sociaux bénins ou de persuasion pacifique par les conditions sous lesquelles
elle est pratiquée et par les techniques de manipulation environnementales et
interpersonnelles employées pour supprimer des comportements particuliers et en
entraîner d’autres. Avec le temps, la persuasion coercitive, une force
psychologique apparentée par certains côtés à nos concepts légaux d’influence
indue, peut être PLUS efficace que la douleur, la torture, les drogues,
l’utilisation de la force physique et les menaces légales.
- La mauvaise conception du «Mandchurian
Candidate» de la guerre de Corée, à savoir le besoin d’une drogue augmentant la
suggestibilité, la douleur physique et la torture, pour effectuer une réforme de
la pensée, est généralement associée avec les vieux concepts et modèles de
lavage de cerveau. De nos jours, ces moyens ne sont pas nécessaires pour qu’un
programme de persuasion coercitive soit efficace. Avec les drogues, la douleur
physique, la torture ou même la menace coercition physique, vous pouvez souvent,
temporairement, faire en sorte que quelqu’un fasse quelque chose contre sa
volonté. Vous pouvez même lui faire faire quelque chose qu’il déteste ou qu’il
n’aime vraiment pas ou qu’il ne veut pas faire à un certain moment. Ils le font,
mais leurs attitudes ne sont pas changées.
- Cela est fort différent et alors bien moins
dévastateur que ce que vous êtes en mesure d’accomplir avec les améliorations de
la persuasion coercitive. Avec la persuasion coercitive, vous pouvez changer les
attitudes des personnes sans que ceux-ci en aient connaissance et à l’insu de
leur volonté. Vous pouvez créer de nouvelles «attitudes» là où ils feront des
choses volontairement, choses que préalablement ils détestaient, choses qui
préalablement pouvaient être produites de force par seulement la torture, la
douleur physique ou les drogues. Les développements dans les technologies de
production de stress émotionnel et d’anxiété extrême, développements se trouvant
maintenant au cœur même de la persuasion coercitive, surpassent les vieux modes
de coercition qui se servaient de la douleur, la torture, les drogues ou les
menaces, précisément sur le point que ceux-ci ne changeaient pas les attitudes
faisant ainsi que les sujets suivaient les ordres «volontairement». La
persuasion coercitive change autant l’attitude ET le comportement, pas JUSTE le
comportement.
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- Les
objectifs et les tactiques de la persuasion coercitive
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- La
persuasion coercitive ou réforme de la pensée comme elle est parfois appelée,
est mieux comprise comme un système coordonné d’influence coercitive graduelle
et de contrôle du comportement conçu pour manipuler et influencer trompeusement
et subrepticement les individus, habituellement au sein d’un groupe, dans le but
pour les initiateurs du programme d’en tirer profit de certaines façons
normales, soit financièrement ou politiquement. La stratégie essentielle
utilisée par ceux qui opèrent de tels programmes est de sélectionner
systématiquement, de créer des
enchaînements et de coordonner de nombreuses tactiques de persuasion coercitives
sur DES PÉRIODES CONTINUES DE TEMPS. Il
y a sept types principaux de tactiques que nous trouvons en différentes
combinaisons dans un programme de persuasion coercitive. Un programme de
persuasion coercitive peut toujours être efficace sans la présence de TOUS les
sept types de ces tactiques.
- Tactique 1. L’individu est préparé pour la reforme de la
pensée par une augmentation de la suggestibilité et/ou par un «adoucissement»,
spécifiquement à l’aide de techniques hypnotiques ou augmentant la
suggestibilité tels que : (a) des exercices répétitifs tactiles ou verbaux, ou
comportant des éléments visuels ou audio; (b) des activités de routine
comportant une répétition exacte excessive; (c) une diminution du sommeil; (d)
des restrictions nutritionnelles.
- Tactique 2. Par l’utilisation des récompenses et des
punitions, des efforts sont faits pour établir un contrôle sur l’environnement
social de la personne, sur son temps et les sources de son support social.
L’isolement social est promu. Les contacts avec la famille et les amis sont
abrégés, car ce sont des contacts avec des personnes qui ne partagent pas les
attitudes du groupe. La dépendance économique et autres sont entretenues. (Avec
le précurseur de la persuasion coercitive, le lavage de cerveau, cela était
plutôt facilement accompli par un simple emprisonnement.)
- Tactique 3. L’information non corroborante et les opinions
ne supportant pas l’idéologie du groupe sont interdites dans la communication du
groupe. Des règles existent à propos des sujets permis pouvant être discutés
avec les gens de l’extérieur. La communication est grandement contrôlée. Un
langage empreint d’un «jargon» typique est habituellement mis sur pied.
- Tactique 4. Des tentatives intenses et fréquentes sont
faites pour faire en sorte que le personne réévalue les aspects les plus
importants de son expérience de soi et antérieure et ce menées de manières
négatives. Les efforts sont conçues pour déstabiliser et ébranler à la base la
conscience du sujet, sa conscience de la réalité, sa vision du monde, son
contrôle émotionnel et ses mécanismes de défense aussi bien que de l’amener à
réinterpréter l’histoire de sa vie et d’adopter une nouvelle version de
causalité.
- Tactique 5. Des tentatives intenses et fréquentes sont
faites pour ébranler la personne dans sa confiance en elle-même et dans son
jugement, créant ainsi un sentiment d’impuissance.
- Tactique 6. Des punitions non physiques sont utilisées
tels que par exemple, une intense humiliation, des pertes de privilèges, de
l’isolement social, des changements au sujet du statut social, une intense
culpabilité, de l’anxiété, de la manipulation et d’autres techniques pour créer
des soulèvements d’aversion fortement émotionnelle, etc.
- Tactique 7. Certaines menaces [forces] psychologiques
séculières sont utilisées ou sont présentes : L’échec de réussir à adopter
l’attitude approuvée, la croyance ou le comportement résultant conduira à de
sévères punitions ou à de dures conséquences, (par exemple, maladies mentales et
physiques, réapparitions d’anciennes maladies physiques, dépendance aux drogues,
échecs économiques, échecs sociaux, divorces, désintégrations, échecs à se
trouver un(e) conjoint(e), etc.).
- Une autre série de critères a quelque
chose à voir avec la définition d’autres éléments communs aux systèmes de
contrôle de l’esprit. Si la plupart des huit points du modèle de réforme de la
pensée de Robert Jay Lifton sont présents dans une organisation sectaire,
celle-ci est vraisemblablement dangereuse et est une secte destructrice. Voici
les huit points de ce modèle.
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- 1.Contrôle de l’environnement. Limitation de plusieurs ou de toutes les
formes de communication avec ceux à l’extérieur du groupe. Les livres, les
magazines, les lettres et les visites d’amis et des membres de la famille sont
tabous. «Sortez de là et séparez-vous!»
- 2. Manipulation mystique. Le converti potentiel au groupe devient
convaincu des objectifs élevés et de l'appel spécial du groupe à l’aide, par
exemple, d’une profonde rencontre ou d’une expérience.
- 3. Exigence de pureté. Un objectif explicite du groupe est
d’entraîner une certaine forme de changements, que ceux-ci soient globaux,
sociaux ou au niveau personnel. «La perfection est possible si quelqu’un reste
au sein du groupe et qu’il s’y implique.»
- 4. Encouragements à la confession et à la
dénonciation. Les pratiques
malsaines d’auto- dénonciation des membres au groupe. Souvent dans le contexte
d’une rencontre publique avec le groupe, s’adonnant à l'admission
d’imperfections et de péchés passés, même de doutes au sujet du groupe et de
pensées critiques au sujet de l’intégrité des leaders.
- 5. Vénération d’une science
sacrée. La perspective du
groupe est absolument vraie et complètement adéquate pour TOUT expliquer. La
doctrine n’est pas sujette aux amendements ou aux questions. Une conformité
ABSOLUE à la doctrine est requise.
- 6. Utilisation d’un jargon
spécialisé. Un nouveau
vocabulaire émerge du contexte même du groupe. Les membres du groupe «pensent»
dans le cadre des paramètres très étroits et abstraits de la doctrine du groupe.
La terminologie arrête suffisamment les membres de penser de manière critique en
renforçant la mentalité en «noir et blanc». Les termes et les clichés causent
préjudices à la pensée.
- 7. La doctrine devient plus importante que les
individus. Les expériences
avant l’appartenance au groupe et les expériences au sein du groupe sont
étroitement et décisivement interprétées par une doctrine absolue, même lorsque
l’expérience contredit la doctrine.
- 8.Possession par le groupe d’un droit de vie ou
de mort sur ses membres. Le
salut est possible seulement en fonction de l’appartenance au groupe. Ceux qui
ont quitté le groupe sont condamnés.
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- La
persuasion coercitive n’est pas une persuasion pacifique
- Les
programmes identifiés avec les sept tactiques ci-dessus possèdent en commun les
éléments de tentatives à modifier grandement l’image de soi d’une personne, sa
perception de la réalité et de ses relations interpersonnelles.
- Lorsque ces tentatives d’induction de
changements sont couronnées de succès, les programmes coercitifs de réforme de
la pensée créent aussi, entre autres choses, les forces potentielles nécessaires
pour exercer l’influence indue sur les habiletés indépendantes de prises de
décision d’une personne, et même, de transformer l’individu en un agent
utilisable pour le bénéfice de l’organisation sans le consentement ou à la
connaissance effective de l’individu.
- Les programmes de persuasion
coercitive sont efficaces parce que les individus expérimentant les stress
sévères délibérément planifiés que ces programmes génèrent, cela peut seulement
réduire les pressions en acceptant le système ou en adoptant les comportements
étant promulgués par les pourvoyeurs du programme de coercition.
- La relation entre la personne et les
tactiques de persuasion coercitive est DYNAMIQUE en ce que la force des
pressions, récompenses et punitions amène la personne à porter sont
considérables, ils ne conduisent pas à une réorganisation stable, librement et
significativement choisie des croyances et attitudes. Ils conduisent plutôt à
une sorte de soumission contrainte et d’une rationalisation élaborée requise à
la situation pour la nouvelle conduite.
- Encore une fois, dans le but de
maintenir les nouvelles attitudes ou «décisions», de soutenir la rationalisation
et de continuer l’influence à l’excès du comportement de la personne dans le
temps, les tactiques coercitives doivent être plus ou moins appliquées
CONTINUELLEMENT.
- Un sermon empreint de culpabilité
portant sur un ardent «enfer et damnation», ou plusieurs heures passées en
compagnie d’un représentant vendant à pression, ou d’autres exemples semblables
des soi-disantes persuasions pacifiques ne constituent pas «les instruments et
l’orchestration nécessaires» d'un PROGRAMME, minutieusement sélectionné, de
coercition subreptice, EN ENCHAÎNEMENT, continuelle et COORDONNÉE, tel que nous
pouvons le trouver dans un programme complet de «persuasion coercitive».
- Des pratiques pleinement pacifiques
de persuasion religieuse ne devraient jamais essayer de forcer, de contraindre
et de dominer les esprits et volontés libres de ses membres par l’entremise de
techniques de coercition comportementale ou d’hypnotisme caché. Ces pratiques
n’auraient aucune difficultés à coexister pacifiquement avec les lois des
États-Unis, lois destinées à protéger le public contre de telles pratiques.
- Ressemblant à de la persuasion
pacifique est précisément ce qui fait de la persuasion coercitive moins
vraisemblable, susceptible d’attirer l’attention ou de mobiliser de
l’opposition. C’est ce qui en fait aussi une technologie de contrôle si
dévastatrice. Les victimes de la persuasion coercitive n’ont pas : des signes
d'abus physiques, de rationalisations convaincantes pour les changements
radicaux ou abrupts de leurs comportements, une «sincérité» convaincante, et ils
ont été changés si graduellement qu’ils ne s’y opposent pas parce
qu’habituellement ils n’en sont même pas conscients.
- Déterminer si la persuasion
coercitive a été utilisée requiert une analyse minutieuse cas par cas de toutes
les techniques d’influences utilisées et comment elles ont été appliquées. En se
concentrant sur le médium et le processus utilisé, non pas le message, et sur
les différences critiques, non pas sur les similitudes concordantes, quel
système a été utilisé devient alors clair. Le continuum d’influence aide à faire
la différence, la distinction plus facile, entre la persuasion pacifique et la
persuasion coercitive
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Ce ne sont pas toutes les tactiques,
dans un environnement type de persuasion coercitive, qui seront toujours
coercitives. Certaines tactiques de nature inoffensive ou entourées de mystère
accompagneront les mesures coercitives. Ce ne sont pas tous les individus
exposés à la persuasion coercitive, à des programmes de réforme de la pensée,
qui seront contraints à devenir participants. Comment la suggestibilité
individuelle, les forces psychologiques et physiologiques, les faiblesses, les
différences de réaction avec le degré de sévérité, la continuité, le caractère
complet dans lequel les différentes tactiques et le contenu d’un programme de
persuasion coercitive sont appliqués, déterminent l’efficacité du programme
et/ou le degré de sévérité des dommages causés aux victimes. Par exemple, dans
l’affaire United States v. Lee 455 U. S. 252, 257-258 (1982). La Cour Suprême de
Californie trouva que «lorsqu'une personne est soumise à la persuasion
coercitive sans sa connaissance ou son consentement (…) [elle peut] développer
de sérieux et parfois d’irréversibles désordres physiques et psychiatriques,
jusqu'à et incluant la schizophrénie, l’automutilation et le suicide.» Quels sont les critères d’un programme de
persuasion coercitive ?
- A). Déterminez si le sujet individuel possède
assez de connaissances et capacités de volonté pour prendre la décision de
changer ses idées ou ses croyances.
- B). Déterminez si l’individu a, en fait,
adopté, affirmé ou rejeté ces idées ou croyances de son propre chef.
- C). Alors, si nécessaire, tout ce qui doit
être examiné est le processus comportemental utilisé et non pas le contenu
idéologique. Nous avons besoin d’examiner seulement les procédés comportementaux
utilisés dans leurs «conversions». Chacune de ces situations alléguées de
persuasion coercitive devrait être examinée sur la base du cas par cas. Les
caractéristiques des programmes de persuasion coercitive sont sévères, bien
comprises et elles ne sont pas accidentelles.
La persuasion coercitive n’est pas une
pratique religieuse volontaire, pacifique ou centrale d’une religion
valable.
La
persuasion coercitive n’est pas une pratique religieuse, c’est une technologie
de contrôle. Ce n’est pas une croyance ou une idéologie, c’est un procédé
technologique. En tant que PROCÉDÉ, celui-ci peut être examiné sur sa
technologie par des experts de manière COMPLÈTEMENT SÉPARÉE de n’importe quelle
idée ou contenu de croyances, semblable à ce qui consiste à examiner le procédé
technique d’une induction hypnotique distincte de la signification ou de la
valeur de suggestions post-hypnotique. L’examen des procédés de cette manière ne
peut violer les protections religieuses du premier amendement. C’est la
manipulation injuste des susceptibilités et des faiblesses psychologiques et
biologiques des autres. C’est une technologie psychologique FORCÉE, aucunement
caractéristique d’une société libre, mais d’une société totalitaire et
criminelle. Ce n’est certainement pas une technologie religieuse ou spirituelle.
Toute organisation utilisant la persuasion coercitive sur la personne de ses
membres en tant que pratique CENTRALE qui déclare aussi être une religion
transforme le SANCTUAIRE du premier amendement en forteresse au bénéfice
d’assauts psychologiques.
C’est une contradiction de terme et elle devrait être
«désétablie». La persuasion coercitive est une force psychologique subtile,
contraignante, qui attaque une liberté encore plus importante et fondamentale
que notre «liberté de religion».
SON CARACTÈRE RÉPRÉHENSIBLE ET SON DANGER FONT
EN SORTE D’ATTAQUER NOTRE AUTO-DÉTERMINATION ET NOTRE VOLONTÉ LIBRE, C’EST-À-DIRE, NOS LIBERTÉS CONSTITUTIONNELLES LES PLUS FONDAMENTALES.
Par F.A.C.T.Net (Fight Against Coercive Tactics
Network) http://www.factnet.org/rancho1.htm
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