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ENDOCTRINEMENT - MANIPULATION & PROPAGANDE
par blogdemagog.com
 
Techniques de propagande et de contre-propagande
- Endoctrinement et manipulation mentale
Comment repérer une propagande
- Comment analyser une image de propagande

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I. La propagande - définition:

La propagande est l'«action systématique exercée sur l'opinion pour faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social» (Larousse 2006)

Mais la propagande peut aussi viser à faire accepter une personne (homme politique, chef d'Etat illégitime etc.) ou encore imposer des pratiques sociales (délation de ses semblables pour les régimes totalitaires, campagnes anti-tabac ou voile pour les femmes...)

D'une manière générale, la propagande désigne les moyens déployés pour influencer l'opinion dans le sens que l'on veut. Ces moyens sont issus de techniques de communications les plus simples comme la réthorique aux plus élaborées (marketting, publicité etc.) mais aussi des techniques de manipulation mentales nées des découvertes de Freud ou de Pavlov et des experimentations de ces techniques par les régimes totalitaires du XXeme siècle.

Dans son art de la guerre (en ligne ici), Sun Tzu édictait déjà une série de principes visant à modifier le rapport des forces à son avantage au moyen de la désinformation et de l'intoxication.

Entretenir des espions dans l'armée ennemie pour y propager des rumeures, entretenir les espions ennemis dans son armée pour les désinformer, diviser le camp ennemi en entretenant des dissenssions dans sa hiérarchie etc.

Les types de propagandes que nous nous proposons de dénoncer ici sont de formes très diverses. Elles ne sont plus seulement le fait d'Etats mais de groupes politiques qui lui ont donné une ampleur nouvelle tout en reprenant les anciennes techniques éprouvées des régimes totalitaires: matraquage et utilisation de l'image.

Il est important de distinguer les différents types de propagandes: blanche, noire ou grise (le classement est de la C.I.A.) en voici des exemples :

1. Propagande blanche

provenant d'une source ouvertement identifiée et qui ne s'en cache pas. Les gouvernements en sont les plus grands instigateurs. Ce type de propagande ne peut être le fait que des Etats eux même ou de partis politiques connus et reconnus car elle repose principalemet sur le matraquage, l'adhésion préalable des personnes qui y sont soumises et la censure. La propagande blanche vise principalement à renforcer un sentiment déjà existant dans la population (antisémitisme, gloire ou défense de la Nation/Patrie etc.) ou à matraquer une pensée unique en ayant exclu toutes les autres par la censure.


Exemple de propagande stalinienne : Staline est effectivement le seul et unique au gouvernail après avoir éliminer tout ses opposants.

A noter que la censure peut-être utilisée dans les deux sens : utilisation de la censure pour ne faire apparaître qu'un seul message ou dénonciation de la censure (existante ou pas) pour apparaître en victime :

La campagne du non à la constitution européenne lors du réferundum du 29 mai 2005 a beaucoup dénoncé la prétendue censure du non dans la presse. Cette dénonciation a jouée sur le fait que le pouvoir a pris parti pour le oui et usera de tout les moyens à sa disposition pour que sa campagne l'emporte. On en appel donc ici à la croyance que le gouvernement utilise forcément la censure pour combattre une idée qui est en fait majoritaire ("Il censure forcément puisqu'il veut que la constitution passe"; "Il est obligé de nous censuré car nous sommes plus nombreux etc.")

2. Propagande noire

provenant d'une source apparament amicale mais en réalité hostile. Celà se fait en créant des officines de soutien ou en développant des réseaux et en se cachant derrière etc.

Grand théoricien en la matière, L. Ron Hubbard, fondateur de la scientologie, a donné à la technique de "propagande noire" une définition supplémentaire: organiser le discrédit de toute personne tenant sur la scientologie un discours objectif ou négatif (pour qu'il ne reste plus que le discours positif). En fait, toute personne ne soutenant pas ouvertement la scientologie sera visée par la technique.

Hubbard préconisait dès 1974 l'emploi de la technique en ces termes : «S'il se présente une menace à long terme, vous devez immédiatement évaluer la situation et provoquer une compagne de propagande noire afin de détruire la réputation de la personne et la discréditer de telle manière qu'elle soit mise au ban de la société».

Ainsi, à grand renfort de rumeurs, les scientologues visent à jeter le discrédit sur tous ceux qui s'opposent à elle ou qui sont simplement neutres à leur égard.

3. Propagande grise

Proviens d'une source apparament neutre mais en réalité hostile. Par exemple subventionner des auteurs et des réalisateurs en sous-mains, des journalistes (Fox News) pour faire croire à un élan réel alors que c'est une campagne de propagande.

Voici quelques exemples de proagande noire-grise de la scientologie (tout l'art visant aussi à obscurcir la source au maximum : on ne sait pas si la source est noire ou grise)

    1) Le CCDH (Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme) est un organe de la scientologie. Il envoit des rapports aux députés ou aux professionels sous le sigle CCDH. Les rapports sont considérés comme émanent du CCDH (Commission Consultative pour les Droits de l'Homme) qui est une commission gouvernementale reconnue par l'Etat et dont les avis doivent assister le premier ministre.

    2) Autre technique scientologue: l'infiltration du Conseil de l'Europe, infiltration de l'ONU par le biais des ONG etc.

    3) Dans le même ordre d'idée, une autre méthode tout aussi efficace, le vol de nom.

Remarque : Selon G.Durandin, auteur de "L'information, la désinformation et la réalité" (Paris, PUF, (coll. Le psychologue), 1993) "La propagande blanche est généralement plus efficace en temps de paix, mais en temps de guerre les populations adverses sont plus méfiantes des "propagandes" provenant de d'autres pays. En temps de guerre la propagande noire est beaucoup plus vraisemblable car la population croit que les messages proviennent de source sure et amie (...). Il est important pour se rendre crédible, dans ce type de propagande [noire], d'affirmer plus de vrai que de faux "

Ainsi, en temps de guerre, on préferera une bonne campagne de propagande noire à destination de l'ennemi en complément d'une campagne grise à destination de sa propre population (on est quand même en démocratie où l'opinion publique a une certaine influence)

Il est cependant important de noter que la propagande blanche prime sur les autres. En principe une bonne campagne de propagande doit faire adhérer toute la population: donc les journalistes, les réalisateurs et les auteurs compris qui sont censés relayer le message officiel de leur propre chef.

De la même manière, si l'on a mené une bonne campagne de propagande à destination de l'ennemi, un très classique largage de tracts doit suffire à démoraliser la population voir à la soulever.

Concernant les résultats d'une propagande, une série de sondages réalisés aux Etats-Unis mettent en évidence les conséquences et les effets de la propagande officielle sur la population (voir le tableau ci-dessous: résultats des sondages)

15 Octobre 2003

Les États-Unis affinent leur pouvoir de la propagande (II)

La propagande médiatique est nécessaire

Le Program on International Policy Attitudes (PIPA) de l'université du Maryland, associé à l'institut de sondage Knowledge Network, a étudié, entre janvier et septembre 2003, les croyances et opinions des états-uniens sur l'Irak et la politique étrangère de leur pays. L'enquête, réalisée sur la base de sept sondages, met d'abord en évidence la présence dans l'opinion publique de trois « perceptions erronées » (misperceptions) au sujet de l'Irak:

- Une majorité des sondés croyaient que l'Irak était impliqué dans les attentats du 11 septembre, soit directement, soit indirectement, sous la forme d'un soutien à Al Qaïda.

- Interrogés après l'invasion du pays, entre mai et sept embre, une importante minorité des sondés (plus de 20 %) était persuadée que des armes de destruction massive (ADM) avaient été trouvées en Irak.

- Seule une minorité des sondés était consciente que l'opinion publique mondiale était en grande majorité hostile à une intervention militaire états-unienne unilatérale.

À partir de ces données, l'étude cherche à connaître l'origine et les conséquences de ces perceptions erronées, en posant les questions suivantes :

- Ces perceptions varient-elles en fonction des sources d'informations des sondés (presses écrite, chaînes de télévision) ?

- Ces perceptions erronées détermin ent-elles l'opinion des sondés sur le soutien ou l'opposition à la guerre ?

80 % des téléspectateurs de Fox News, la chaîne d'information de Ruppert Murdoch, ont au moins une perception erronée, alors que les personnes déclarant s'informer principalement en lisant la presse écrite ne sont que 47 % dans ce cas.

Une des observations les plus spectaculaires du rapport est le lien étroit entre croyances erronées et soutien à la guerre. En effet, parmi les personnes qui n'ont aucune des trois perceptions erronées (lien Irak/Al Qaïda, ADM trouvées en Irak et opinion mondiale favorable à la guerre), seules 23 % soutiennent l'attaque de l'Irak. À l'inverse, 86 % des sondés qui croient les trois fausses informations sont favorables à la guerre.

Les « perceptions erronées » observées par le PIPA et Knowledge Network correspondent à la définition que The Heritage Foundation donnait de la propagande en avril dernier (voir Sources ouvertes numéro 123: « La propagande est une information délibérément propagée dans le but d'aider ou de nuire à une personne, un groupe ou une institution, sans se soucier du fait que l'information soit vraie ou fausse. »

La présente étude écarte de son champ d'observation de la propagande celle réalisée par les institutions et se concentre sur celle produite par les médias. Sa conclusion est sans équivoque : la propagande médiatique fonctionne. Dans le cadre d'une politique menée sans l'assentiment des populations, elle devient une nécessité.

Source: http://usgohome.free.fr/actualite/usa_propagande_2.htm

4. La contre-propagande

La contre-propagande rassemble les moyens employés pour empécher ou réduire les effets d'une propagande. La contre-propagande défensive est de nature à réduire l'impact d'une propagande ennemie sur sa cible, la contre-propagande offensive, elle est de nature à attaquer le groupe auteur d'une propagande pour le décrédibiliser.

La contre-propagande utilise les mêmes techniques que la propagande. Elle est donc assez difficilement distinguable.

Quand la contre-propagande devient une propagande

La récente affaire des caricatures nous offre cependant des exemples magnifique de propagande noire, grise et blanche et aussi de contre-propagande :

L'ingéniosité réside dans le fait que les islamistes ont déclenchés une contre-propagande alors qu'il n'y avait aucune campagne initiale. Ils ont réussis à transformer quelques dessins en une (soit-disant) gigantesque campagne de propagande anti-musulmane et celà en orchestrant la campagne de (soit-disant) "réponse de l'Islam". Et la "réponse de l'islam" (menaces de morts, d'attentats, manifestations violentes) apparait (à juste titre) en occident comme une restriction de la liberté d'expression.

Avec leurs slogans, les islamistes sont apparus comme les représentants de l'Islam. Leur campagne de contre-propagande persuade les médias que c'est l'ensemble des musulmans dans le monde qui veulent interdire la liberté d'expression en occident et d'autres médias se font les relais d'une campagne initiale de publication des caricatures qui n'existait, à l'origine, que dans la campagne islamiste. Les mensonge islamiste "d'insulte à l'islam" est devenu une vérité dans le monde musulman et celui de "choc des civilisations", une vérité en occident.


II. Techniques, moyens et méthodes

1. La peur

Un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qu'on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, «l'Allemagne doit périr!», pour affirmer que les Alliés ont pour but l'extermination du peuple allemand. L'utilisation de la peur est essentielle pour obtenir la réceptivité de la cible et marche à chaque fois.

2. diabolisation

La diabolisation d'un groupe ou d'un individu se fait en utilisant la technique de l'association (décrite plus bas): associer l'ennemi au terrorisme ou saddam aux "armes de destruction massive" sont les méthodes les plus employées aujourd'hui. Mais aussi, l'Amérique associée à Satan ou le bolchéviste illustré le couteau entre les dents. Il est très important de noter que dans la diabolisation, ceux qui appellent à la peur ont un besoin vital que l'ennemi s'associe lui même au démon. Le communisme s'est attriubué la couleur rouge de la révolution, transformée par ses détracteurs en rouge sanguinaire; Poutine a besoin du terrorisme tchétchène pour maintenir la guerre en tchétchénie qui est l'essence même de sa victoire éléctorale; Les Etats-Unis ont un besoin vital des cassettes de Ben Laden pour maintenir leur population en état de soumission etc.

Un autre aspect très important de la diabolisation est quand la technique est associé au révisionnisme. Il est indispensable de maintenir dans l'esprit des population l'existance de forces diaboliques ayant éxisté dans l'histoire (Hitler, Staline, Gengis Khan etc...) et de ne sourtout pas laisser s'accréditer l'idée que ces incarnations du mal étaient des être humains et appartenaient à l'humanité. Pour exemple, la campagne sioniste contre Hannah Arendt lors de la parution de son livre sur Eichmann (sous titre : la banalisation du mal) : Arendt ose prétendre qu'Eichmann était un fonctionnaire dans une administration nazie née de la folie hitlerienne. La propagande sioniste se doit de présenter Eichmann comme LE bourreau du peuple juif. Les intellectuels visent à présenter les pires horreurs commises par des hommes, la propagande, elle, veut des démons.

En posant Hitler/dictateur comme référent démoniaque historique, la propagande peut ensuite présenter n'importe quel dictateur comme démoniaque/hitlérien et c'est ainsi que Saddam passe de l'allié des années 80 au nouvel Hitler des années 90-2000.

3. Paranoïa

Lorsque la peur devient paranoïaque, le groupe est prêt à accepter n'importe quoi. Les auteurs de propagandes font donc de gros efforts pour transformer le sentiment de peur (limité dans le temps) en paranoïa, peur illimitée, constante et surtout beaucoup plus élargie. Entretenir le sentiment que n'importe qui peut-être touché ou visé; entretenir le doute sur où, quand et comment; élargir la diabolisation à toute opposition: le diable prend alors de multiples visages, plus seulement Ben Laden mais tous les arabo-musulmans de la planête, la lutte contre le communisme devient la chasse aux sorcières de Mc Carthy etc.

Une autre composante très importante de la paranoïa est la peur de son voisin. L'inconnu dans la rue cache peut-être un ennemi. Entretenir l'idée que l'ennemi agit caché sous couverture etc.

4. Communautarisme

Entretenir ainsi l'idée qu'un groupe social ou une communauté se "serre les coudes" : ils sont solidaires contre nous, nous devons être solidaire contre eux. Très important car elle oblige effectivement certaines victimes à se serrer les coudes et à répondre au mensonge de la propagande par une vérité réelle : l'antisémitisme engendre le sionisme, le racisme engendre Dieudonné etc.

5. Appel à l'autorité

L'appel à l'autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite.

Dans les années 60, Stanley Milgram, professeur de l'université de Yale, a effectué une série d'experience afin d'étudier le concept de soumission à l'autorité. (les expériences de Milgram)

Ses conclusions révèlent que 65% des gens sont prêts à administrer une dose mortelle d'éléctrochocs si une autorité (blouse, uniforme etc.) le leur demande.

Les experiences montrent aussi que 20% des sujets obéissent même si les ordres émanent d'une personne normale.

6. Témoignages

Les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande.

7. Effet moutonnier

Cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste.

Plus subversif: l'effet de groupe qui lui agit pour n'importe quel être humain: lorsque dans un groupe, la majorité adote un comportement, les plus sceptiques face au message sont obligé d'adopter le même comportement pour ne pas paraître différents. Ce comportement est naturel chez l'homme en groupe (applaudissements, reprise de slogan, approbation ou désapprobation etc.)

Ce comportement est encore accentué si le message a diabolisé l'extérieur, dénoncé une hostilité ou un ennemi ou appelé à la solidarité d'un groupe face à une menace. Toute personne n'adoptant pas le compor- tement de la majorité sera immédiatement suspecte.

Les réactions du groupe à l'égard de l'individu qui n'adopte pas le même comportement sont un excellent indicateur de la nature du groupe (totalitaire/démocratique): plus les regards sont hostile, le comportement individuel est mis en lumière ou stygmatisé, plus le groupe est totalitaire (un excellent exemple en vidéo (dailymotion): les islamistes sont de nature totalitaire mais cherchent à se dissimuler derrière la démocratie: d'où l'ambivalence des réactions entre menaces, insultes, intimidations et "ignorez les".

    Note d'anti-scientologie:

    Islamistes: Le terme est réapparu en France dans la fin des années 1970 pour répondre à la nécessité de définir les nouveaux courants posant une interprétation politique et idéologique de l'Islam et répondre à celle de les différencier de l'Islam en tant que foi. La réalité recouverte par l'ancien usage du terme n'a donc plus aucun rapport avec son usage actuel.

8. Redéfinition, révisionnisme

Consiste à redéfinir des mots ou à falsifer l'histoire de façon partisane. L'utilisation de l'histoire et l'explication du passé par la propagande est essentiel surtout aux idéologies. L'histoire est primordiale dans la consti- tution de l'identité humaine, redéfinir l'histoire permet donc de redéfinir aussi l'identité. La propagande sioniste par exemple entretient vigoureusement l'idée que l'Etat d'Israël est une conséquence directe de la Shoah à l'aide du slogan suivant: si Israël avait existé plus tôt, les juifs n'auraient pas été exterminés.

De la même manière, obtenir le monopole d'un discours sur un fait historique permet d'avoir le monopole sur la définition identitaire qui lui est associé. Ainsi, le monopole très recherché sur l'histoire du peuple pales- tinien permettait d'avoir le monopole sur la définition du nationalisme arabe qui lui est associé. Le monopole du discours sur la Shoah que recherchent les sionistes (en dénonçant systématiquement tout discours ou analyse divergente) permet le monopole de la définition de l'identité juive.

Plus l'évènement historique est récent, plus il est assimilable par la propagande. Le 11 septembre et le monopole absolu détenu sur lui par l'administration Bush est le meilleur exemple. Mais la propagande cherche aussi à ranimer des évènements beaucoup plus anciens (bel exemple de la propagande de Saddam Hussein associé à Saladin :

ou encore, l'objectif de l'obscur "cercle azincourt" qui est d'alimenter l'idée du "blocage français" à l'aide d'un évènement historique et en se référant à un avis d'expert: le rapport Camdessus)

9. Obtenir la désapprobation

Cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis.

Cette technique est surtout très utilisé en contre-propagande: dénoncer les alliances diplomatiques face à la propagande officielle contradictoire (Farenheit 9/11 de Michael Moor met en parallèle le discours officiel anti-terroriste et l'alliance Etats-Unis/Arabie Saoudite; Ou encore, à la veille de la seconde guerre mondiale, pour contrer l'alliance du nationalisme arabe et de l'Allemagne, l’accent est mis sur l’occupation de l’Albanie ou le racisme affiché d’Alfred Rosenberg à l’égard des « races bâtardes de couleur, conduites par l’esprit fanatique de Mahommet.»

Très efficace contre la propagande grise ou noire, cette technique l'est moins contre les propagandes blanches.

10. Mots clés et généralités

Les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.

L'utilisation de mots clé (ou concept clés) est indispensable et commun a toute propagande.

Cette technique est tellement puissante et éprouvée qu'elle se suffit presque à elle même dans de nombreuses campagnes de propagande.

Un autre aspect extrèmement important est que comme le mot clé est défini différemment selon les individus, leur utilisation permet à la cible de croire que l'idée est de lui et qu'il a été amené lui-même à élaborer une pensée reprise par le propagandiste. Utiliser des concepts très généraux mais sans les définir entraine de fait l'approbation de l'auditoire à la définition qui suit. Laisser ces concepts sans définitions ou en les rendant encore plus flous entraine l'adhésion de l'auditoire à la seule personne de l'auditeur. Il donne en fait une série de concepts vide que l'on à plus qu'a remplir de sorte que l'on est toujours d'accord avec le discours proposé.

11. Imprécision intentionnelle

Il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité.

Cette technique est souvent associée à celle de l'appel à l'autorité car elle permet de présenter comme expert ou autorité des pseudo-scientifiques ou des sources complêtement partisanes comme objectives et scientifiques.

12. Transfert

Cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue. On peut aussi l'associer avec la technique du révisionnisme: on appel à un souvenir commun et glorifiant (ou diabolisant) pour l'associer.

Cette technique est très souvent l'effet de la propagande par l'image qui permet d'associer facilement deux concepts

Exemple de propagande sioniste de l'entre-deux guerre :

 

Ici les grands symboles identitaires du peuple juif : Jacob, Jerusalem, L'homme avec une kippa, la banderole reprenant la torah avec une citation. Les symboles anciens de l'identité juive sont associés aux symboles nouveaux du sionisme : le colon-pionnier et travailleur armé de sa faux, la femme, travailleuse tiens un panier représentant l'abondance offerte par la mise en valeur du pays, grand thème sioniste.

L'abondance du panier est issue de la promesse divine (puisqu'elle est sous le bras protecteur et paternaliste de Jacob) mais aussi par le travail et la mise en valeur du pays (car elle a les manches retroussées)

L'homme et Jacob regardent ensemble vers le ciel: là encore les deux symboles sont associés: Comme dans toutes les images de propagande, l'homme, le menton levé, représente l'avenir (qui est le retour en Palestine pour la mise en valeur du Pays). Jacob, lui regarde vers Dieu et montre l'horizon. Ainsi, la promesse divine devient l'avenir sioniste.

13. Simplification exagérée

Ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes.

14. Quidam

Pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble. En complément, les techniques marketting qui approfondissent l'étude du groupe-cible, ses comportements, langages, préférences, identifications etc. permet d'obtenir des effets redoutables.

15. Stéréotyper ou étiqueter
Cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l'auditoire pour le pousser à rejeter l'objet de la campagne de propagande. Traiter quelqu'un de Nazi ou de communiste (plus généralement d'extremiste) lors d'un débat entraine instinctivement un rejet de son discours par l'assistance. On peut aussi inventer une étiquette qui comporte des mots clés interessant: "terroriste intellectuel" pour dénoncer une forme de pensée ou l'expression plus connue "apôtre du changement" pour la glorification.

16. Bouc émissaire

En jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même. Du populisme dans son expression la plus basique : les immigrés, les juifs, les communistes, les capitalistes, les américains etc.

A noter que pour que celà marche, le groupe choisi pour être responsable doit déjà être stygmatisé ou méprisé.

17. Mégalomanie

Associé à d'autres techniques: l'ennemi est très souvent présenté comme un mégalomane dans une campagne de propagande :

 

Propagande américaine durant la seconde guerre mondiale.

Le message "nos foyers sont en danger maintenant" (l'urgence est soulignée) vise à obtenir le soutien de la population à l'effort de guerre par un message simple : nos ennemis veulent conquerir le monde et nous sommes sur la liste -comme en témoigne la représentation, au premier plan, du continent américain sur lequel lorgne l'ennemi- en nous battant loin de chez nous, nous défendons donc simplement nos maisons.

Cette campagne est une propagande du temps de guerre, cependant, la paix venue, les américains ont repris ce message pour se présenter en gendarmes du monde et garants de la démocratie contre les totalitarismes.

 

 

Propagande antisémite de l'entre deux guerre

L'image traditionelle du juif (griffu, osseux, grand nez etc.) une main sur l'europe, l'autre sur l'Afrique (l'empire colonial fait partie de "La France"). Il n'est pas spécialement menaçant mais il est représenté comme tenant fermement le monde entre ses mains comme un trésor, un bien qui lui appartiens. L'image joue donc aussi sur le préjugé antisémite du juif attaché à ses biens.

On notera aussi la Typographie: "le juif" évoque quelque chose qui se tord et rampe pour réaliser ses fourbes desseins. "La France" écriture droite et fière.

Le chevauchement des lettres de gauche à droite évoque l'évolution historique: la France s'est constitué au cours des siècles et dispose d'une longue histoire et experience.

Remarque: Il est important de noter que derrière toute dénonciation de la mégalomanie se cache la propre mégalomanie de l'auteur. On rejette sur l'ennemi des desseins que l'on a soi même. Evoquer la mégalomanie de l'ennemi est aussi une manière de faire accepter l'idée qu'en étant vainqueur, on prendra légitimement sa place ("les juifs contrôlent le monde"; "les arabes veulent toute la palestine"; "Saddam Hussein et l'Iran menacent le monde avec des armes de destruction massives" etc ...)

18. Slogans

Un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits. Indispensable à toute propagande, il doit s'efforcer d'intégrer la plus grande partie des techniques de propagande décrite ici. Un discours de propagande n'est composé que de slogans additionnés.

19. Glissement sémantique

Technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens (euphémisme). Le glissement sémantique peut à l'inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l'auditoire. Exemples : Représailles/ attaque militaire; nouvelles religions/sectes; antisémitisme/antisionisme; islamiste/musulman; frappes stratégique/bombardements; etc.
Cette technique est très importante car avec le glissement, on peut aussi effectuer la redéfinition des mots et des émotions qui leurs sont associés.

20
. Double discours

le double discours est une technique proche du double lien mais encore plus simplifiée. Il s'agit pour ses auteurs, de simplement tenir deux discours différents (voir totalement contradictoire) selon les gens à qui l'on s'adresse.

Les Frêres Musulmans sont experts en la matière. Tariqu Ramadan pourra, par exemple sur l'affaire des caricatures, tenir un discours très progressiste et modéré en appelant au calme, à la réflexion, à la prise en considération des différences entre les civilisations etc. et, dans un autre discours communautariste, parler d'insulte à l'Islam, d'Islamophobie de l'occident etc.


III. Endoctrinement et manipulation mentale

L'endoctrinement et la manipulation mentale sont le fait de groupes sectaires et de l'islam politique (islamistes). Cependant, les techniques sont les mêmes mais poussées à l'extrême. En quelque sorte, les sectes détiennent la propagande parfaite. Leurs techniques empruntent beaucoup à la propagande classique et au totalitarisme en y ajoutant en plus de vielles techniques religieuses, des nouvelles de marketting et communication et des techniques de psychanalyse comportementale.

Il est cependant indispensable de les analyser car ces techniques représentent le futur de la propagande et seront de plus en plus utilisées. Elles sont déjà reprises par les groupes islamistes et par certains hommes politiques neo-consrvateurs. Ces techniques sont aussi redoutablement efficaces car elles jouent sur l'animalité de l'homme et ses instincts les plus primaires. Elles permettent aussi de réduire n'importe quel individu en état de sujetion totale.

III/A. Les principales techniques (source: UNADFI)

a) La relation d'autorité

    Une hiérarchie qui s'affiche

    Qui prône l'acceptation de l'autorité interne en promettant avancement, pouvoir et surtout SALUT. La hiérarchie est très importante. Faire miroiter un avancement, une évolution de statut, un accès quelque chose que les autres n'ont pas etc. Celà permet de fidèliser l'individu mais agit aussi en quelque sorte comme une drogue. La très grande majorité des jeux-vidéos reposent aussi sur ce principe: plus on joue, plus on passe de niveaux ou on fait évoluer son personnage. C'est grâce à cette évolution-promotion ou sa perspective qu'on peut devenir "accroc" à un jeux-vidéo. Utilisé dans une doctrine sectaire ou totalitaire, les conséquences sont bien pire car le jeu est une réalité.

    Des règles intransigeantes

    On provoque une régression et une désorientation par le fait de devoir demander la permission pour des actes élémentaires de la vie quotidienne. Il est très important de pouvoir contrôler par ce moyen, la vie privée et le comportement d'un individu. On pourra par exemple lui dire avec qui et comment se marier, quelles lectures sont admises etc. mais aussi en allant beaucoupplus loin dans le contrôle de l'individu: Quoi manger, quand dormir, quand, comment ou avec qui avoir des rapports sexuels, quelles couleurs porter le matin, comment s'habiller etc.

    Dicter ces comportements à un individu par l'intermédiaire de règles permet d'acquérir sur lui un contrôle total. Ces règles s'attaquent en effet aux instincts les plus primaires et animaux de l'homme: nouriture, sommeil, sexualité etc. d'où l'intéret de pouvoir dicter ces comportements.

    Une doctrine déstabilisante

    On encourage l'acceptation aveugle et le rejet de la logique par des exposés complexes et intermi- nables sur une doctrine incompréhensible.

    Pas de questions

    On vise à l'acceptation automatique des croyances en décourageant les questions, et en suggérant d'abandonner ses doutes, condition de toute progression dans l'enseignement (ou la doctrine) proposé.

    L'approbation du contrôle

    Des actions peu différentes les unes des autres entrainent tantôt une récompense, tantôt une punition. D'où une confusion encore accentuée. C'est une technique issue du double lien.

    La peur

    Les plus anodines pensées, paroles ou actions tant soit peu "négatives" provoquent des menaces sur l'âme, sur la vie ou sur un organe, ce qui entretient l'obéissance aveugle. Même technique que "la peur" précédente mais poussée à l'extrême. On a pas peur d'un groupe, d'un homme ou d'une idée mais de la pensée. En fait, l'idée est d'utiliser la technique de la peur contre la libre pensée de l'individu. En jouant sur la surveillance et la délation des adeptes entre-eux, en entretenant la croyance dans une entité superieure omnisciente (Dieu ou autre) on place l'individu dans un état de peur quand à son libre arbitre et à sa pensée propre. L'adepte n'ose pas penser par lui même de crainte d'avoir de mauvaises pensées.

    Liée avec les autres techniques de déstabilisation, l'adepte ne sait pas quelles pensées sont mauvaises et lesquelles sont bonnes. Il cesse donc toute pensée propre.

b) Le renforcement de l'adhésion au groupe

    La pression d'un groupe chaleureux
    En exploitant le désir d'appartenance à un groupe, on supprime le doute, la réserve et la résistance aux nouvelles idées.

    Le "love-bombing" (ou Bombardement d'amour.)

    On crée un pseudo-esprit de famille et d'appartenance par l'embrassade, les démonstrations affectives, l'attendrissement et la flatterie. C'est très efficace car l'individu se sent tout de suite pris dans une nouvelle famille, accueillante etc. alors que l'extérieur est diabolisé.

    La tromperie verbale

    On altère l'individualité par une demande de conformité au code de bonne conduite du groupe.

    L'annonce de dangers imminents

    Menaces qui induisent un climat de peur, permettent d'assurer une emprise sur les individus, et renforcent l'adhésion au groupe (qui se pose en protecteur).

    L'adhésion au groupe

    On renforce le sentiment d'appartenance en introduisant dans un contexte émotionnel intense, des activités originales, qui cimentent le groupe par un "vécu" commun. Ces activités sont essentielles pour cimenter le groupe. Lorsqu'un adepte rate un séminaire ou une lecture en commun, il est rappelé à l'ordre par les autres qui lui demande pourquoi il n'était pas là, ce qu'il a fait, si quelque chose dans le groupe lui déplait etc.

    La psalmodie et le chant

    On élimine les pensées étrangères au groupe par la répétition en choeur de chants et de phrases propres à rétrécir le champ de la conscience.

    La méta-communication

    On insinue avec force des messages simples, en insistant sur certains mots et expressions-clés au cours de longues et harassantes lectures, ou dans des cassettes qu'il faut sans cesse écouter.

    L'hypnose

    On induit un état de grande suggestibilité par l'hypnose souvent déguisée habilement en méditation. L'hypnose suggère que la personne hypnotisée soit dans un état psychique favorable. On ne peut pas hypnotiser quelqu'un contre sa volonté, c'est impossible. Cependant, on peut déguiser ou masquer l'hypnose pour que la personne ne résiste pas. Par exemple, un discours fleuve de plusieures heures avec une voie extrêmement soporifique place l'auditeur dans un etat proche de l'hypnose.

    Le jeûne aussi provoque des états psychiques qui favorise l'hypnose. On peut ainsi déguiser un jeûne sous diverses formes: en l'imposant pour un prétexte quelconque ou encore en faisant habilement sauter l'heure du repas à l'individu ce qui élargis d'autant les prétextes (travail à faire, parole à écouter, attente d'un document indispensable etc...)

    Certains stages de développement personnel utilisent cette technique associée à d'autres: on retire aux auditeurs leurs montres pour les couper du réel ce qui permet de sauter l'heure du repas sans que personne ne s'en aperçoive (ou n'ait d'élément materiel pour contester). Le "séminaire" se finit vers les 21heures et on demande aux participants de travailler sur ce qui a été dit jusqu'à minuit, une heure. Le lendemain, réveil tôt et on impose aux participants une nouvelle journée sur le même rythme etc.

    La culpabilité

    L'aspiration au SALUT est exaltée en insistant sur les péchés commis lors de l'ancien mode de vie. Ou lors du non respect d'une des règle du groupe.

c) L'atteinte à la vie personnelle

    L' obligation de transparence
    On pousse à l'aveu des faiblesses personnelles et des plus intimes sentiments et doutes, ce qui encourage la destruction de l'ego individuel et réduit la part d'intimité de l'être. Au passage cela permet de récolter des secrets dont on pourra ultérieurement se servir contre l'adepte récalcitrant.

    La destruction de l'inhibition
    En encourageant l'obéissance infantile et en orchestrant le comportement enfantin ; en jouant aussi sur la pudeur et l'impudeur.

    L'entrave à la vie intime
    On réussit à faire perdre la capacité d'évaluation logique en empêchant ou en décourageant l'analyse critique personnelle.

    Le changement de régime

    On contribue à une désorientation et à une grande sensibilité aux bouffées émotionnelles par une alimentation médiocre des cellules nerveuses en certains éléments notamment protéiques.

    Le régentement de la vie sexuelle

    Là aussi on sème la confusion par des règles où se mêlent et alternent la rigidité et la permissivité ; cela va pour certains jusqu'à transgresser la prohibition de l'inceste, base indispensable depuis toujours de l'identification personnelle et de toute évolution sociétaire.

    La fatigue et privation de sommeil

    On crée la désorientation et la vulnérabilité, en imposant une activité mentale et physique prolongée sans le repos et le sommeil adéquat. Celà crée un etat d'hypnose et aussi de soumission. L'homme qui manque de sommeil est pret à accepter n'importe quoi pour qu'on le laisse dormir. La fatigue est aussi une efficace technique de torture (cf le livre d'Arthur Koestler: le zero et l'infini)

    La dépendance pécuniaire

    L'adepte donne ses biens. Ainsi l'on pousse à fond la dépendance vis-à-vis du groupe et l'on consomme la rupture des ponts avec le passé. La dépendance pécunière permet aussi de matérialiser sa dépendance. Il est très difficile d'abandonner quelque chose pour lequel on a dépensé 500 euros c'est encore pire quand ça se chiffre à 15 000 (deuxième niveau de la scientologie seulement).

    Le rejet des anciennes valeurs

    On accélère l'acceptation aveugle d'un nouveau style de vie en critiquant et dénonçant les valeurs et croyances antérieures.

    Les faux-souvenirs (lien vers site de l'UNADFI)

    Persuader les gens qu'ils ont subit des abus sexuels.

d) La coupure avec l'extérieur

    L'accusation

    On donne une fausse impression de rigueur en dénonçant les défauts du monde extérieur et des autres groupes religieux.

    Celà permet aussi à l'individu de se persuader que le groupe détient une vérité ou un etat que le reste du monde ne possède pas ce qui le rend superieur.

    L'isolement

    On provoque une perte de contact avec le réel par une séparation physique ou intellectuelle d'avec la famille, les amis, l'environnement naturel, la société et les références rationnelles.

    Le plus souvent par la diabolisation et l'usage d'un vocabulaire particulier (invention de mots). Une autre très bonne technique est celle de la prédiction qui permet de couper un individu de ses proches en dénoncant les arguments qu'il entendra comme manifestations hostiles.

    Le remplacement des relations

    On détruit les relations familiales antérieures. On arrange des mariages internes et des néo-familles. On déracine géographiquement et spirituellement, au point parfois d'inventer une généalogie fantoche.

    Cette technique vient après ou en parallèle de l'isolement. Une fois que l'individu a été coupé du monde extérieur par l'isolement et qu'il est en détresse, on lui donne une nouvelle famille, un nouveau père (le ou les gourous), nouveaux frères et soeurs (les autres adeptes s'appellent frère entre-eux), de nouveaux fils (des entrants plus récents dans le groupe qu'il devra prendre sous son aile) voir un nouveau couple. L'individu, ainsi rassuré aura d'autant plus de mal à quitter le groupe qu'il a déjà fait une fois l'expérience douloureuse de se couper de sa vraie famille.

III/B. Les autres techniques de sujétion

Ces techniques empruntent beaucoup aux régimes totalitaires mais y associent aussi le marketting, le lobbying, des techniques psychanalytique ou dérivées et aussi des méthodes éprouvées par les religions traditionnelles. Lorsqu'on évoque les techniques de manipulations mentale, on pense tout de suite à des techniques scientifiques très élaborées: sérum de vérité, électrochocs, hypnose contre sa volonté, mes- sages subliminals, drogues spéciales etc.

En fait, manipuler un individu est quelque chose d'enfantin et de complètement basique. Aucun besoin de matériel sophistiqué, les techniques sont extrêmement simple. La plupart des gourous et des individus très manipulateurs les utilisent d'instinct sans même en avoir conscience. Tenter d'influencer le comportement de son semblable voir de lui dicter son comportement est une tendance naturelle chez l'homme au même titre que la tendance qui nous pousse à nous laisser manipuler et dicter une conduite.

La science a simplement permis d'élaborer ces techniques scientifiquement et de leur apporter des études scientifiques qui les rendent plus performante.

a) les réflexes conditionnés

Ces derniers sont issus des travaux de Pavlov (cf wikipedia) sur le reflexe conditionné du chien (on fait sonner une cloche devant un chien en lui présentant un steak: le chien salive. On recommence l'opération plusieurs fois de suite et puis un jour, lorsqu'on fait sonner la cloche, le chien salive même sans steak.)

Le réflexe conditionné marche aussi chez l'homme: on peut lui apprendre comment réagir face à tel évène- ment, quoi penser face à tel discours etc...

On peut ainsi associer des comportements ou modes de pensée aux instincts basiques de l'homme (manger, dormir, comportement sexuel): en obligeant à réciter une prière avant de manger, en dictant un régime alimentaire particulier ou en dénonçant certains comportements sexuels comme déviants, on aquiert un très grand contrôle sur un individu.

b) Infantilisation

Infantiliser l'individu en l'obligeant à demander la permission d'accomplir le moindre geste y compris les besoins vitaux ou les plus élémentaires. En édictant des réglements confus et obscurs, en détruisant les notions établies de bien et de mal, l'individu est placé en état de doute perpétuel sur chacune de ses actions et est obligé d'en référer à l'autorité supérieur.

L'usage du traditionnel bâton/carrotte est aussi très efficace. On peut aussi l'utiliser de façon très perverse en punissant ou en récompensant deux personnes pour le même acte (= double lien).

c) Le double lien

(exemple: le fils arrive et demande à sa mère: "quelle cravate tu préfère, la rouge ou la bleue. la mère répond la rouge, le fils, donc pour faire plaisir à sa mère met la cravate rouge et le soir : "Oh, tu as mis la rouge? je préférais la bleue"

Autre exemple: Le mari qui dit à sa femme, le lundi devant son diner: "J'adore quand tu me fais des lasagnes" et le jeudi: "oh, encore des lasagnes ? Tu voudrais pas faire autre chose ?")

Technique extrêmement infantilisante et déstabilisante qui vise à priver l'individu de son libre arbitre en présentant tous les choix qu'il a comme négatif. Le premier choix est négatif car l'autorité (mère, gourou, supérieur hiérarchique ...) a exprimé dessus une opinion (option) négative et le deuxième, choisi par défaut par l'individu, est critiqué et décrié par la même autorité supérieure.

d) Invention des mots

L'invention de mots est une technique très utile. Elle permet d'imposer à l'individu un langage particulier et, de ce fait, une pensée particulière (puisqu'on pense avec des mots).

Celà permet aussi de donner à des concepts vieux comme le monde une apparence de nouveauté et de changement. Dans le même ordre d'idée, cette technique permet d'inventer de nouvelles menaces (exemple: islamophobie. Le mot inventé par les islamistes permet de récupérer le concept de racisme et de le transformer en anti-islamiste. Ainsi, tout ce qui va à l'encontre de l'Islam radical sera dénoncé comme islamophobe/raciste et toute personne luttant contre le racisme sera associé au combat des islamistes par opposition).

Le vocabulaire particulier permet aussi l'exclusion de l'extérieur et la cohésion du groupe: l'individu est privé du contact avec l'extérieur car il est le seul à employer les mots qu'il utilise. Les mots nouveaux étant des concepts très obscurs, flous et sans véritable définition, il lui est impossible de les définir au cas où on lui demanderait. Il ne peut donc parler qu'avec son groupe et avec des mots que seul l'autorité supérieur peut définir.

Remarque : Le langage particulier est poussé à l'extrême dans les groupes sectaires mais existe dans n'importe quel groupe humain social ou professionel: toute profession utilise des termes particuliers que quelqu'un qui ne connaît pas le métier ne pourra pas comprendre sans explications. De la même manière les groupes sociaux ont tendance à inventer des termes compréhensible par eux seuls (argo, verlan etc ...) et les Nations et les peuples se sont fondés sur des communautés de language. L'appropriation du language est indispensable à la constitution de l'identité humaine, la manipulation mentale peut donc en jouer pour contrôler cette identité.

e) La prédiction

Cette technique est extrêmement utile en propagande comme en manipulation mentale.

Elle consiste à prédire à l'avance les arguments des adversaires et à avertir l'auditeur qu'il entendra ces arguments. (on vous dira que...; Les ignorants croient que...; Ils vous diront celà car ils ne connaissent pas la vérité etc.). Lorsqu'il répète ce qu'il a entendu, l'auditeur se voit effectivement opposer ces arguments (puisque ce sont les plus courants) ce qui crédibilise d'autant le discours qu'il répète.

Une fois que ces arguments ont été dénoncés, il n'est même pas nécessaire d'y répondre pour que la technique marche. On peut largement se contenter d'un "ils ne connaissent pas le sujet (la vérité)" ou "c'est parce que ce sont des ... (bouc émissaire)". Cependant, on peut aussi donner la réponse stéréotypée à fournir en réponse à ces arguments ou mieux, associer ces arguments à un réflexe conditionné.

Par exemple, dans le cas des sectes, on répète sans cesse aux adeptes que ceux qui qualifient le groupe de secte sont hostile et veulent du mal au groupe (et donc à l'individu). Même si ce n'est pas vraiment leur faute, ils sont innocents mais forcémment soumis à une force hostile et à des manipulateurs (paranoïa) qui les ont persuadés que le groupe était une secte. Quiconque prononce le mot "secte" est donc automatiquement dans le camp des ennemis.

Ainsi, lorsque l'adepte, au bout d'un certain temps, voit sa famille et ses amis s'inquiéter pour lui, il se méfie. Lorsque l'un d'eux prononce le mot "secte", le rejet est alors radical et l'adepte se coupe automatiquement de ses proches. Le temps que prend le processus dépend des individu mais il est sur à 100%: l'adepte se coupe un petit peu, les proches s'inquiètent un petit peu plus, l'adepte se coupe alors encore plus, les proches tentent d'agir et l'adepte se coupe complètement, réentendant le discours du gourou: "ils tenteront d'agir contre vous pour nous séparer, ils ne comprendront pas, ils feront tout pour que vous nous quittiez etc."

f) Destruction/reconstruction

Une autre technique bien connue et très souvent utilisée (par l'armée, les groupes paramilitaires, les sectes aussi) et la technique de destruction/reconstruction.

On brise un individu psychologiquement en en faisant le bouc émissaire du groupe ou en le désavouant sur la place publique, en appuyant là ou ça fait très mal (S'en prendre au physique marche toujours, la condition sociale, ou les parents de la personne aussi) ou plus simplement en insultant la personne jusqu'a ce qu'elle craque (vous êtes minable, regardez-vous, vous n'êtes rien, vous ne servez à rien, même le pire des chiens serait plus digne etc.).

Une fois que la personne a craqué, on la reconstruit selon le modèle qu'on veut ("vous pouvez devenir quelque chose en suivant nos cours"; "tout n'est pas perdu, c'est une question de volonté"; "on arrivera à faire quelque chose de toi mon gars !" etc.)

Un excellent exemple dans le film de Stanley Kubrick: Full Metal Jacket. Le sergent s'évertue à faire craquer un soldat (baleine) et y arrive au delà de toutes ses espérances.

A noter que cette technique ne marche que lorsque la destruction et les insultes émanent de l'autorité (supérieur hiérarchique, gourou, expert, professeur etc.)

A noter aussi qu'il n'est pas nécessaire de détruire tout le monde pour que la technique marche. Un seul exemple suffit à ce que tout le groupe s'identifie à l'exemple et se soumette docilement à la reconstruction. De plus, personne n'ayant envie d'être à la place de la personne que l'autorité a choisi de faire craquer en public, la technique est aussi très utile pour museler toute forme d'opposition.

Le choix de la personne qui devra craquer en public se fait par délit de faciès: lunettes, posture, regard, cheveux etc. Cependant la personne doit être assez commune pour que tout le groupe s'identifie et doit pouvoir opposer une résistance moyenne (c'est à dire de force équivalente à celle qu'opposerait n'importe quelle personne dans la salle). En règle générale, faire monter quelqu'un sur une estrade pour lui envoyer les pires remarques à la figure devant tout un groupe suffit à faire craquer la majorité des gens. On peut aussi être sur que rien qu'au faciès, celui qui serait susceptible de ne pas craquer ne sera jamais choisi.

A noter enfin que l'on peut faire craquer n'importe qui, ce n'est qu'une question de temps. L'armée offrant plus de temps disponible, les sergents peuvent choisir le plus réticent pour le faire craquer. Les séminaristes en développement personnel ne disposant que de quelques heures, ils doivent choisir quelqu'un de plus faible. N'importe quel être humain a son point de rupture. Cependant, la technique est dangeureuse car elle peut effectivement mener au suicide de l'individu. C'est avec un suicide de ce genre que le grand procès de la scientologie des années 90 a pu débuter.


Comment repérer une propagande:

Quelques méthodes simples du blog de magog, mais si vous avez bien lu les techniques ci-dessus, elle ne devrait pas vous être d'une grande utilité:

1. Repérer les mots clés

Liberté, démocratie, droit (légitime, des peuples, des minorités) justice etc. Les mots clés sont de nature à susciter l'émotion de l'auditeur. Ils recherchent donc des aspirations naturelles de tous les individus. Soit ils appellent à une lutte (pour la liberté, la justice...) soit, lorsqu'il n'y a pas de lutte, ils apellent d'autres émotions (le changement, le bonheur, le renouveau...)

A noter que le changement, le renouveau, "votre" destin, les immenses capacité du peuple français gaspillées, le retour à la pureté etc. font appel à un sentiment naturel de l'homme: croire qu'il existe un homme supérieur. Pas en tant qu'individu mais en tant que condition: le mythe du sur-homme. Le discours de propagande fait souvent appel à ce thême du sur-homme pour proposer de l'acquérir ou de le prendre (ou reprendre) par la force. Lorsqu'un discours parle de changement, de renouveau, d'avenir meilleur, ou d'âge d'or passé sans définir les termes, il fait appel à cette croyance. Comme on désir tous faire partie du sur-homme, on adhère au discours.

Repérer aussi, en particulier, les définitions ou leur absence. (la liberté c'est...; nous ne réclamons que la justice...; vous avez droit au bonheur...; Ne dites pas non au changement...)

2. Repérer l'absence de liens dans un discours

Comment passe-t-on d'une idée à une autre ? (Par exemple de "la France va mal" à "votez pour moi" ou de "le chômage" à "les immigrés").

Un discours de propagande n'étant composé que de slogans additionnés, les transitions sont inexistante. On passe d'un slogan à l'autre par la seule approbation de l'auditoire. Le slogan précédent ayant été admis grâce à l'émotion provoqué, on passe au suivant qui le sera de la même manière et on ressort du discours pleins d'approbations sur ce qui a été dit mais sans aucun argument ou raisonnement de fond.

A noter que le raisonnement humain repose sur la logique et qu'il lui est impossible d'admettre qu'il ne l'a pas utilisé surtout quand les questions de l'auditeur ont fait semblant d'appeler à la réflexion individuelle ("Croyez-vous vraiment que...?" ; "Est-ce celà que vous voulez pour vos enfants...?"; "Voulez vous vraiment d'un gouvernement dirigé par des juifs et des communistes...?"). On accepte donc les slogans sur l'émotion mais on se persuade ensuite que "c'est logique", que "ça se tient" (pour les plus sceptiques).

3. Repérer le slogan ou discours stéréotypé

Technique radicale : si vous entendez deux fois la même phrase ou la même idée exprimée dans des termes similaires : c'est un slogan de propagande.

Plus complexe, le discours stéréotypé: il donne l'impression d'une pensée apprise par coeur. Il est repérable si vous opposez à l'auteur les arguments les plus communs possibles (clichés compris): ce sont les arguments qu'on lui oppose à chaque fois et il a appris des réponses stéréotypés par coeur. Ou alors il élude la remarque avec une généralité qu'on lui a servi lors du discours (tu ne te rend pas compte combien la France va mal, tu ne sais pas à quel point ils sont puissants etc.).

4. Repérer le groupe

Il y a toujours un groupe, un groupe cible ou un groupe émetteur d'une propagande.

Repérer la cible peut se faire facilement grâce à l'analyse du message. De la cible, on déduit l'émmeteur selon l'intéret qu'il a à toucher cette cible (musulmans et communautés arabe pour les islamistes; personnes affaiblies psychologiquement, toxicomanes, malades incurables, enfants pour les sectes; communauté juive pour les sionistes etc.) La propagande vise à souder le groupe autour d'une idée, d'une pensée, d'un slogan: plus le groupe est soudé, plus la propagande est efficace.

5. Repérer la référence à l'histoire

Elle est pratiquement toujours présente. Si un discours interprète un fait historique, dix minutes de recherches sur internet suffisent à le démasquer. En général lorsqu'on trouve deux versions d'un même fait historique, on comprend tout de suite quel camp cherche à promouvoir quel version.

6. Appel à la peur

Radical. Repérer les références qui suggèrent la fin du monde, la proximité d'une catastrophe, un danger imminent, une force de plus en plus grande, la dénonciation d'une menace qu'on ne soupçonnait pas (en fait c'est le bouc émissaire qu'on a toujours soupçonné on adhère donc presque automatiquement).

7.
L'urgence

L'urgence empêche l'homme de penser: derrière la dénonciation d'une menace, d'un problème, d'une idée, il y a forcément l'appel à la necessité d'une action ou d'une réaction immédiate. La réaction devient donc un mot clé: on peut le remplir et expliquer comment réagir (réfléchissez, votez, éliminez...) ou le laisser vide et alors la réaction devient automatiquement l'adhésion à l'auteur du discours.


V. Comment analyser une image de propagande

1. Repérer les éléments de l'image

Aucun des éléments de l'image n'est là par hasard. Tous évoquent des concepts et les représentent associés à l'évocation d'un sentiment: (grandeur, victoire, peur, menace etc.) Le message de l'image doit être assimilable par un enfant. Les symboles et les éléments sont donc compréhensible du premier coup d'oeil et les personnages sont illustrés avec tous les attributs de la valeur qu'ils sont censés symboliser (la faux pour le travailleur, fusil pour le soldat etc.)

2. Le positionnement des éléments

Le haut est le ciel, l'avenir, la victoire, le supérieur, etc.

En bas: le socle, la base ou encore le vaincu, l'inférieur, le soumis, etc.

C'est important car on peut jouer du positionnenment des éléments pour suggérer le message: par exemple une menace imminente ou une force obscure et malfaisante qui agirait dans l'ombre et qu'on veut dénoncer sera placé en haut de l'image et sa victime en dessous ou au milieu.

Gauche et droite rapelle la lecture occidentale: le passé à gauche, l'avenir à droite.

L'élément qu'on veut mettre en valeur est au centre.

3. Le texte

Le texte est simple et tient en une phrase. C'est le slogan qui explique l'image. Soit il double la lecture de l'image (en reprenant les éléments représentés en y ajoutant l'action ou la réaction à adopter) soit il ajoute à l'image la lecture qu'on doit en faire et comment on doit la penser.

L'image de propagande use très souvent de métaphores pour réhausser ou abaisser les éléments qu'elle représente. Le texte est en général présent pour traduire la métaphore.


Source de cette page: http://www.blogdemagog.com/site/articles/antiprop/propagande.htm

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