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JUSTICE ET SCIENTOLOGIE
 
Une instrumentalisation de la justice par l'Eglise de scientologie
 
Suite aux diffamations de Suzanne Montangero contre Jean-Luc Barbier, président de l'AVDS (Association d'Aide aux Victimes de la Dianétique et de la Scientologie), l'Eglise de scientologie de Lausanne fait une tentative de manipulation pour restreindre la liberté d'expression.
 
Voici ci-dessous la surprenante proposition de Me Lob, avocat de la scientologie. Cette lettre a été écrite à l'attention Me Charles Munoz, avocat de Jean-Luc Barbier, un avocat qui a obtenu à l'encontre de Suzanne Montangero une condamnation à 15 jours de prison pour diffamation.
 
Pour cette affaire, Me Charles Munoz a dû faire plusieurs recours, le premier pour contester un premier classement par le juge d'instruction.
 
Cette plainte faisait suite à une lettre de lecteur "règlement de compte" de la part de Suzanne Montangero en réaction à la présentation par le Quotidien Jurassien de l'AVDS (Association d'Aide aux Victimes de la Dianétique et de la Scientologie).
 
Une Eglise de scientologie qui ne sait visiblement pas reconnaître les limites légales de ses actions et dont une de ses dirigeantes s'autorise des DÉLITS SACRÉS.
 

Que pense la scientologie de la décision de justice
concernant Suzanne Montangero
 
Jürg Stettler, porte parole de l'Eglise suisse de scientologie, n'est pas d'accord avec le jugement de condamnation de Suzanne Montangero et accuse le plaignant M. Barbier de chantage (12 décembre 2001)
 
Propos de Gabriella Arm, avocate scientologue, démontrant parfaitement que la scientologie est incapable d'accepter une décision de la Justice à l'encontre de sa présidente Suzanne Montangero (10 décembre 2001)
 
Mon cher Confrère,
 
(...)
 
Je me demande personnellement s'il ne pourrait pas être mis fin à cette guerre d'usure. M. et Mme BARBIER d'une part, l'Eglise de scientologie et ses membres d'autre part retireraient toutes les plaintes en cours, se donneraient réciproquement quittance pour solde de tous comptes et de toutes prétentions et s'engageraient désormais à s'abstenir de tous propos de quelque nature qu'ils soient, relatifs aux uns et aux autres.
 
La présente vous est adressée sous les réserves d'usage.
 
Vous voudrez bien me communiquer à votre prochaine convenance la détermination de M. et Mme BARBIER.
 

 

 
Le Quotidien Jurassien, 21 Fevrier 2000
[Texte intégral]
 
Lutter contre les dérives sectaires
 
L'association des victimes de la scientologie s'est crée parce que le Jura hésite à s'associer au futur Centre intercantonal d'information sur les croyances
 
"J'ai décidé de créer l'Association des victimes de la dianétique après avoir lu qu'un ministre avait déclaré que le Jura n'était pas concerné par le problême des sectes", explique Jean-Luc Barbier, de Porrentruy. Cette ancienne victime de la scientologie regrette que l'Etat jurassien hésite à participer au futur Centre intercantonal d'information sur les croyances qui, depuis 1998, fait l'objet d'une reflexion commune entre les six cantons romands et le Tessin.
 
Représentant du Jura au sein de ce groupe, Jean Kistler n'a effectivement pas le sentiment qu'une telle structure répondrait à un véritable besoin dans le canton. "Ce type de problême est plutôt rencontré en milieu urbain", constate-t-il, avant d'indiquer que, à sa connaissance, la justice jurassienne n'a jamais eu à se prononcer sur un litige opposant un citoyen à une secte.
Jurassiens aussi concernés
 
Constituée en octobre dernier, l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie (AVDS) réunit une trentaine de membres, dont quatre Jurassiens. "Nos principales tâches sont de donner des conseils aux personnes harcelées par les sectes, par exemple en les dirigeant vers un avocat ou en les orientant vers d'autres associations, précise Jean-Luc Barbier. Il a observé que les gens piégés ont souvent honte de ce qui s'est passé et qu'ils ne savent généralement pas à qui s'adresser. "Les scientologues viennent régulièrement de Bâle pour distribuer des prospectus dans le Jura et font des démarches auprès des communes et des entreprises, pour leur proposer des méthodes de gestion soi-disant révolutionnaires pour avoir un oeil sur leurs activités", raconte le président de l'AVDS. Il assure même connaître un agent immobilier du canton qui aurait ainsi perdu plus de 100'000 F.
"Rien n'est prévu pour les victimes"
 
L'AVDS va également travailler à la diffusion d'informations, afin de démontrer les méthodes utilisées par la scientologie pour piéger leurs membres. Elle va donc prochainement ouvrir un site internet et organiser des conférences. Elle propose également une oreille attentive aux victimes qui peuvent appeler le 466 57 72.
 
D'autre part, Jean-Luc Barbier regrette que la loi d'aide aux victimes (LAVI), ne prenne pas en compte les victimes des sectes. "Rien n'est prévu pour les victimes et, ni la justice, ni la police ne semblent s'intéresser à ce problème", note le président.
 
Selon lui, depuis qu'il a engagé son combat contre la scientologie, il aurait été victime d'une trentaine de lettres anonymes envoyées à différentes instances pour l'accuser faussement. C'est notamment pour cette raison qu'il aurait décidé de quitter le canton de Vaud.
 
"La dianétique" de L.Ron.Hubbard est la bible des scientologues auquels souhaite s'opposer l'Association des victimes de la dianétique et de la scientologie récemment crée à Porrentruy.
     
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