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A Lausanne la scientologie est une Eglise qui ne tient
pas ses promesses de remboursement
 
Une victime obligée de prendre un avocat pour se faire rembourser par la scientologie
 
Convention signée par la scientologie par peur d'un procès
 
Lettre de demande de remboursement : «J'ai été à deux doigts de réduire mes économies à néant à cause de l'Eglise de scientologie de Lausanne»
 
Me C. Avocat
LAUSANNE
 
Lettre recommandée pour l'Eglise de scientologie de Lausanne
rue de la Madeleine 10
1003 Lausanne
 
concerne : remboursement d'A.G.
 
Messieurs,
 
J'ai l'honneur de vous informer que j'ai été consulté par Mlle A. G. qui m' a confié la défense de ses intérêts. Vous voudrez bien prendre note de mon mandat et correspondre désormais directement avec moi.
 
Ma cliente estime être la victime de vos agissements. Pour se libérer de tout engagement envers votre église, elle vous a écrit une lettre recommandée qu'elle a expédié le 30 janvier 1991, dans laquelle elle vous a déclaré ne plus désirer suivre les cours d'académies. Je confirme par la présente la décision de ma cliente de résoudre le contrat qu'elle a passé avec vous. J'invoque les vices du consentement.
 
Il est utile de rappeler succinctement les faits:
 
  • Contactée dans la rue par les membres de votre église au mois de décembre dernier, ma cliente a tout d'abord refusé de faire le test que vous proposez aux passants. Vous l'avez pourtant convaincue de faire ce test. En usant d'une méthode qui semble bien rôdée, vous l'avez alors incitée à suivre un cours de communication. Vos arguments étaient tellement bien présentés que ma cliente s'est crue obligée de suivre ce cours. Vous avez alors fait preuve de toute la gentillesse nécessaire pour attirer de nouvelles recrues au sein de votre église.
  • Vous avez alors incité ma cliente à suivre ce que vous appelez les académies, soit une série de cours qui, soit disant, ne pouvaient qu'aider Mlle G. dans son développement personnel. Il n'y avait, selon vous, que des avantages. Vous avez su créer une telle ambiance et avez insisté si habilement que ma cliente n'a pas pu dire non.
  • Vous avez ensuite abordé la question financière. Ma cliente vous a dit qu'elle avait quelques économies. Vous avez alors sorti spontanément une demande de prêt de la Banque Migros et l'avez remplie en compagnie de ma cliente. L'un de vos représentants s'est alors rendu personnellement dans la commune de domicile de ma cliente pour faire remplir les différents documents nécessaires à l'octroi du prêt (à la Commission d'impôts et à l'Office des poursuites, semble-t-il). Le lendemain matin, vous avez téléphoné à Mlle G. pour lui dire qu'elle pouvait aller chercher l'argent à midi. Ainsi, ma cliente n'a eu aucun contact avec la banque dans la négociation du contrat. Vous admettrez que ce procédé est curieux. Evidemment, ma cliente, dès qu'elle a été en possession de l'argent, vous l'a apporté en vos bureaux. Ainsi, d'une part, vous n'avez pas laissé à ma cliente le temps de la réflexion et, d'autre part, vous ne l'avez pas laissée discuter avec la banque, ce qui lui aurait probablement permis de réaliser la véritable portée de l'engagement qu'elle allait prendre. On peut d'ailleurs se demander si le comportement du représentant de votre église qui a traité avec ma cliente de la question du financement des académies ne relève pas du droit pénal.
  • Ainsi, à ce jour, hormis le premier cours qui a coûté à ma cliente le montant de frs 520.-, vous avez encaissé frs 19'794.25, à savoir frs 13'000.- provenant de la Banque Migros et frs 6'794.25 provenant des économies de Mlle G. Je joins photocopie du contrat de prêt et photocopie d'un avis de paiement du Crédit Foncier Vaudois à Yverdon. De votre côté, vous avez établi des reçus de frs 12'409.25, frs 2'740.75, frs 4'259.25 et frs 385.-, selon photocopies également jointes.
  • Ma cliente n'a pas commencé les cours d'académies. Seules des explications lui ont été données et les locaux montrés. Elle a suivi ce que vous dénommez "le chapeau de l'étudiant", prestation gratuite selon le reçu établi le 24 janvier 1991, dont je produis également photocopie.
  • A la suite de la lettre recommandée que ma cliente vous a adressée le 30 janvier, citée plus haut, vous avez repris contact avec elle le 1er février, pour lui indiquer qu'elle devait signer une feuille d'absence.
  • Vous avez pris rendez-vous avec Mlle G. pour le 4 février. Elle n'est pas allée à ce rendez-vous. Vous l'avez rappelée le 5 février, en lui fixant un nouveau rendez-vous pour le 10. Elle ne se présentera pas à ce rendez-vous.
Ma cliente se prévalant des vices du consentement et invoquant la résolution du contrat, l'église de Scientologie est enrichie illégitimement du montant de frs 19'794.25. Dès lors, de deux choses l'une, soit vous acceptez de lui rembourser ce montant auquel devront s'ajouter des intérêts et mes frais d'intervention, et cette affaire pourrait être réglée à l'amiable, soit je saisirai, au nom de Mlle G., le. juge compétent. D'ores et déjà, ma cliente intervient, par mon intermédiaire, auprès de la Banque Migros; pour suspendre tout versement.
 
Je précise en outre que ma cliente n'a pas touché au matériel que vous lui avez fourni, qui est à votre disposition. De surcroît, je tiens à vous informer que ma cliente ne se présentera plus à aucun rendez-vous que vous lui fixeriez. Je vous invite dès lors très fermement à ne plus chercher à prendre contact avec elle.
 
Vous voudrez bien me fournir votre détermination au sujet de ce qui précède d'ici au vendredi 22 février 1991.
 
Veuillez croire, Messieurs, à l'assurance de mes sentiments distingués.
 
Me C, avocat.
 
CONVENTION
 
entre
A.G.
d'une part,
 
et
 
L'«Eglise de scientologie de Lausanne», association religieuse de siège à Lausanne, représentée par son conseil  d'administration,
d'autre part.
 

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Etant préalablement exposé :
 
que Mlle G. a effectué dans le courant de l'année 1990 une contribution pécuniaire auprès de l'EGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE, en vue de la délivrance par celle-ci de services religieux,
 
qu'avant de recevoir ce service, elle a formellement déclaré ne plus être en accord avec la profession de foi de la scientologie,
 
qu'elle a dès lors demanëé le remboursement de sa contribution,
 
qu'elle est dûment informée qu'une telle décision de sa part implique son expulsion de l'EGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE, avec également comme conséquence l'impossiblité pour elle de s'adresser à d'autres églises ou missions de scientologie en vue de l'obtention de services religieux,
 
qu'elle a en outre versé, en mains d'un membre de, L'EGLlSE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE, une cotisation à l'intention de l'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES SCIENTOLOGUES, association entièrement indépendante et distincte de l'EGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE,
 
Parties conviennent de ce qui suit :
 
1. L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE s'engage à rembourser le montant de Fr. 19'409.25, correspondant à la contribution versée par celle-ci pour des services religieux, ainsi que le montant de la cotisation par Fr. 385.-­
 
2. Moyennant bonne et fidèle exécution de ce qui précède, Mlle G. reconnaît n'avoir plus de prétentions à faire valoir à l'encontre de l'EGLISE DE SCIENTOLOGIE DE LAUSANNE du fait de leurs relations passées, de même qu'à l'encontre de l'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES SCIENTOLOGUES.
 
Ainsi fait en deux exemplaires, à Lausanne, le 16 mai 1991
 
 
EGLISE DE SCIENTOLOGIE LAUSANNE (signature)
 
A. G.(signature)
 
J'ai été à deux doigts de réduire mes économies
à néant à cause de l'Eglise de scientologie de Lausanne
 
Demande de remboursement
Madame la directrice de scientologie de Lausanne,
Messieurs
 
J'ai été «embarquée» dans votre mouvement début 1998, à la suite de l'achat d'un livre et de vos relances suite à cet achat, qui ont fini par me convaincre que votre organisme pouvait avoir un intérêt pour «aider les gens», ce qui faisait résonner en moi mes buts idéalistes.
 
Après avoir dépensé en tout plus de 12'999.95 CHF, (8'000 euros) toujours suite à des pressions de vente extrêmement fortes de votre part, par exemple des visites à mon domicile jusqu'à des heures avancées de la nuit, des appels téléphoniques y compris sur mon lieu de travail, et toutes sortes d'autres manoeuvres, et après avoir effectué chez vous divers services, j'ai pu me rendre compte que la valeur de ce que j'ai «reçu» n'avait rien à voir avec les sommes dépensées, et que j'avais donc lieu de me méfier de la suite.
 
Je considère d'ailleurs avoir été à deux doigts de véritablement basculer dans l'irresponsabilité, car suite à toutes vos tentatives supplémentaires d'extorsion, j'ai été à deux doigts de réduire mes économies à néant et ce n'était qu'un début selon vos dires. J'aurais donc été endettée à vie si j'avais souscrit à votre demande, pour obtenir des «services» dont la valeur n'a certainement aucun rapport avec le prix.
 
Quelle est systématiquement votre réaction face à un doute exprimé ? Vous essayez de convaincre la personne qu'elle a besoin de payer davantage, si elle n'a pas l'impression (souvent fallacieuse) d'avoir fait les progrès qu'elle attendait.
 
Quant aux preuves que je peux avancer sur les raisons que j'ai d'être devenue méfiante, citons tes demandes en dommages et intérêts faites contre la scientologie en Suisse et ailleurs.
 
Par conséquent, je vous demande instamment, à compter du reçu de mon courrier de ne plus prendre ou tenter de prendre aucun contact avec moi, de ne plus vous présenter à mon domicile et de ne pas tenter de me joindre téléphoniquement, que ce soit à mon domicile ou à mon travail.
 
Je considérerai toute tentative de votre part pour me contacter comme susceptible de déclaration à la Police et à la Justice pour tentative d'extorsion, ou abus de téléphone.
 
Rien de ce que vous pouvez avoir à dire ne m'intéresse, les explications que vous m'avez jusqu'ici fournies ne paraissant avoir qu'un but et un seul : «l'argent que je pourrais verser».
 
Extrait de jugement porté sur la scientologie :
 
«[les dossiers du Tribunal] sont emplis de preuves [que la scîemologie] n'est rien d'autre qu'une vaste entreprise destinée à extorquer un maximum d'argent de ses adeptes au moyen de théories pseudo-scientifiques ... et à exercer un chantage contre tous ceux qui ne souhaitent pas continuer au sein des rangs de la secte ... (Cour Supérieur de Los Angeles, Juge Breckenridge, dans le procès Gerry Armstrong)»
 
Compte tenu de ce qui précède, je vous prierai par ailleurs de me rembourser, dans un délai de huit jours, la totalité des sommes dépensées pour des services dans votre affaire, soit 12'999,95 CHF, somme dont vous avez le détail sur vos propres livres, et dont j'ai les factures en ma possession.
 
Passé ce délai, sachez qu'en l'absence de ce remboursement, je porterai le dossier à mon avocat en lui demandant de porter plainte pour extorsion et escroquerie, avec toutes pièces nécessaires; ne comptez pas que je vienne ou que je vous reçoive, même au téléphone, pour «régler» ce litige, car la seule communication acceptable de votre part sera le chèque de remboursement Je n'accepte pas de somme en liquide, et le chèque encaissé tiendra lieu de reçu pour solde de tout compte et mettra fin aux poursuites que je ne manquerai pas d'entreprendre si je n'ai pas satisfaction.
 
Dans l'attente de recevoir cette somme, je vous prie d'agréer, Messieurs, mes salutations distinguées.
 
Lettre à l'intention du Centre de Scientologie de Lausanne
 
J'ai bien reçu le courrier de Mme S. Montangero concernant le remboursement que j'ai demandé à recevoir dans les plus brefs délais.
 
En dépit de ma demande à ne plus être dérangée par vos appels ou courriers autres que le chèque de remboursement total, vous tentez de me reprendre sous contrôle à seule fin de me faire débourser encore plus d'argent que ce que vous m'avez déjà soutiré, et qui représente déjà une somme considérable au vu des "services" délivrés par votre organisation.
 
Ma première lettre contient l'essentiel de ma position et je ne reviendrai pas sur mes décisions. En conséquence je vous prierai de ne plus m'approcher de quelque manière que ce soit - exception faite du courrier contenant le chèque - et m'adresserai à la justice si vous ne respectez pas ma demande dans sa totalité.
 
J'attends votre chèque, (par courrier), dans les huit jours, faute de quoi j'adresserai mon dossier à un avocat.
 
Dans l'attente du prompt règlement de cette affaire, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.
 
Mlle X, Lausanne
 
 
 Exemple d'une convention signée par la scientologie par peur d'un procès
 
  Comment la scientologie agit pour ne pas rembourser ses victimes