Loi sur les professions de la psychologie :
ouverture de la procédure de consultation
 
Presse Portal, 19 juin 2005
[Texte intégral]
 
Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l'intérieur de lancer une procédure de consultation sur l'avant-projet de loi fédérale sur les professions relevant du domaine de la psychologie (LPsy).
 
Une réglementation uniforme de ces professions au niveau fédéral permettra de mieux protéger les patients. Le délai pour la consultation a été fixé au 31 octobre 2005. Il n'existe à l'heure actuelle en Suisse aucune réglementation nationale pour la formation de base en psychologie et pour les filières de formation postgrade dans ce domaine. le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l'intérieur (DFI) d'élaborer une loi fédérale réglementant les exigences applicables aux études de psychologie et à la formation postgrade en psychothérapie.
 
La loi sur les professions de la psychologie permettra d'harmoniser la réglementation de ces professions au niveau national. Actuellement, des dispositions relatives à l'admission et à l'exercice de ces professions sont prévues par certains cantons, mais elles varient d'un canton à l'autre ; elles concernent surtout la protection en matière de psychothérapie, réglementée dans 23 cantons.
 
Le titre de psychologue n'est toutefois pas protégé, tout individu peut donc s'en prévaloir. Du fait de cette lacune, il est difficile de contrôler les qualifications des personnes qui proposent des prestations psychologiques et il n'existe aucune protection contre les actes visant à tromper ou à induire en erreur.
 
Le projet de loi, élaboré sous l'égide de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), vise à garantir la qualité des formations de base et postgrade, et à protéger les patients (protection du titre) dans le cadre de l'exercice des professions de la psychologie.
 
Les prestations psychologiques dans le domaine de la santé devront désormais s'appuyer sur une formation dispensée par une haute école suisse. Un titre postgrade reconnu au niveau fédéral est prescrit pour l'exercice de la profession à titre indépendant ; il ne peut être obtenu que par une filière de formation postgrade accréditée. Une autorisation cantonale est en outre nécessaire.
 
La mise en vigueur de la loi ne signifiera toutefois pas que les groupes professionnels qui y sont réglementés seront considérés comme fournisseurs de prestations au sens de la LAMal. La consultation durera jusqu'au 31 octobre 2005. Les prises de position peuvent être envoyées à l'Office fédéral de la santé publique jusqu'à cette date.
 
La loi et le rapport explicatif peuvent être consultés à l'adresse suivante : http://www.bag.admin.ch/berufe/projektpsych/vernehmlassung/f/
 
DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE L'INTÉRIEUR
Service de presse et d'information
 
Renseignements : Office fédéral de la santé publique
Heinz Roth, chef du projet loi sur les professions de la psychologie, tél. 031 322 95 05
 
Sournoiserie scientologue
 
24 heures, courrier de lecteur du 4 juin 1992
[texte intégral]
Concernant l'émission Temps présent et un article de Michel Pont intitulé
«La détresse et le cynisme»(24 HEURES du 26 mars)
 
Comme chez de nombreux téléspectateurs, l'émission sur la scientologie a provoqué en moi quelques vives réactions. Il est indispensable d'attirer l'attention du public sur le danger que représente l'infiltration sournoise de la scientologie dans de nombreux milieux et sur la manière dont elle le fait, particuièrement auprès de jeunes souvent isolés.
 
Quant au Centre Narconon des Plans-sur­Bex, sous le prétexte d'aider les jeunes à sortir de leur toxicomanie, il les entraîne dans une autre dépendance tout aussi dangereuse.
 
Ce qu'il m'est personnellement difficile de comprendre et d'accepter, c'est que le Service de la protection de la jeunesse du canton de Vaud donne son aval en payant le séjour de jeunes toxicomanes au Centre Narconon.
 
Un service d'Etat ne pourrait-il pas octroyer cette aide financière à des institutions qui ont fait leurs preuves, comme le Centre du Levant, animé par Pierre Rey.
 
Des structures plus fiables ne pourraient-elles pas faire l'objet de réflexions et d'actions de la part des autorités compétentes ?
 
Si l'émission de Temps présent a quelque peu secoué l'opinion publique, le danger est que l'on ne l'oublie trop vite et que l'infiltration de ces sectes, en particulier celle de scientologie, continue, au détriment des jeunes et des familles qui doivent faire face à des endettements qui peuvent être catastrophiques.
 
Félicitations aux journalistes qui ont le courage d'aborder ces sujets. Restons, quant à nous, vigilants.
 
Josette Quenon, Lausanne