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JURA : Interdiction de l'Eglise de scientologie

Le maire socialiste de Delémont, Gilles Froidevaux, estime qu'on avait là affaire à une
secte aux «activités dangereuses» et «plus que douteuses»
Source : Quotidien Jurassien, 5 mars 2005
[Résumé de la séance]
 
Gilles Froidevaux, maire socialiste de Delémont, a indiqué lors la séance du législatif de cette semaine que l'interdiction des stands de scientologie avait été prononcée sur la base du règlement de police et en fonction de critères politiques.

Gilles Froidevaux a estimé qu'on avait là affaire à une secte aux «activités dangereuses» et «plus que douteuses», dont il convenait de préserver les citoyens.

  
La scientologie condamnée devant le Parlement jurassien

Le canton du Jura expulse la scientologie

23.02.2005  communiqué du Gravis
 
Lors du dernier débat parlementaire, le 23 février, les autorités ont pris en considération que les agissements et le message des scientologues heurtaient de plus en plus les sensibilités des citoyens. Ils ont également relevé les trop nombreuses condamnations la concernant.
 
Les représentants du parti socialiste (PS) et du parti démocrate chrétien (PDC) se sont exprimés pour que cesse le harcèlement de la scientologie et pour que cette secte ne mette plus les pieds dans le canton du Jura. (Le débat du parlement jurassien concernant la secte de scientologie sera publié prochainement sur notre site)
 
Le 8 février, la mairie de Delémont (capitale du canton du Jura) a interdit à l'Eglise de scientologie toute activité sur le domaine public de la commune. Le Conseil communal de Delémont a "décidé de mettre un terme aux activités de prosélytismede l'Eglise de scientologie, notamment lors du marché de la Vieille Ville" a annoncé le maire de la capitale et député socialiste Gilles Froidevaux.
 
Quant au maire de Porrentruy, deuxième ville du canton du Jura, le démocrate chrétien Gérard Guénat a confirmé que le recours des scientologues pour une campagne d'affichage scientologue à Porrentruy avait été rejeté par le conseil communal fin 2004.
 
Le Parlement jurassien rejette une pétition mal formulée de l'AVDS visant l'interdiction des stands de la scientologie
dans les foires du canton du JURA (titre du Gravis)
 
Quotidien Jurassien, 24 février 2005
[Texte intégral]
LA COMMUNE DE DELÉMONT INTERDIT LA SCIENTOLOGIE

 Inlassable pourfendeur de l'Eglise de scientologie, le Bruntrutain Jean-Luc Barbier a connu hier un nouvel échec devant le Parlement jurassien. Mais il aura eu une consolation immédiate. Car sa pétition «Pour interdire la location de stands à la scientologie sur tous les marchés et foires du canton du Jura» a été rejetée, pour la simple et bonne raison que le canton ne peut prononcer une telle interdiction : c'est de la compétence des communes.
 
Mais l'on a appris, dans le courant de La discussion, que le Conseil communal de Delémont a pris dans ce domaine une décision qui réjouira Jean-Luc Barbier : il a «décidé de mettre un terme aux activités de prosélytisme de l'Eglise de scientologie, notamment lors du marché de La vieille ville», a annoncé le maire de La capitale et député socialiste Gilles Froidevaux.
 
Suite à l'interdiction de ses stands, la scientologie
accuse le canton du JURA de manquer de discernement !??
 
Courrier de lecteur, Quotidien Jurassien, le 12 mars 2005
[Texte intégral]
A propos de l'interdiction faite à la scientologie de tenir boutique
à la foire de Delémont (LQJ du 24 février)
 
Il est intéressant d'observer le remue-ménage qui se produit autour de nos stands d'information. Nous exposons régulièrement dans une grande partie du pays sans problème, les interventions de M. Barbier (président de l'Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie) au sujet de la scientologie provoquent un cyclone dans un verre d'eau.
 
Il est certain que nous allons discuter avec la commune de Delémont afin de regarder ensemble les raisons qui auraient autorisé cette décision. Nous corrigerons également toutes informations incorrectes arrivées entre leurs mains car il est anticonstitutionnel d'interdire toute utilisation de la voie publique à des minorités.
 
On peut se demander quels seront les suivants si de telles décisions sont acceptées ainsi sans discernement: musulmans, témoins de Jehova, etc.
 
N'oublions pas que les libertés fondamentales comme la liberté de religion et la liberté d'expression font partie des fondements de notre législation.
 
D'autre part, le titre de l'information parue dans la rubrique «parlement en bref» le 24 février (La commune de Delémont interdit la scientologie) est trompeur. Bien que ce ne soit pas notre intention d'ouvrir un centre de scientologie à Delémont, nous serions tout à fait en droit de le faire.
 
Gabi Schär, Eglise de scientologie, Zurich
 

La scientologie : une Eglise condamnée par de nombreux tribunaux pour escroquerie, abus de faiblesse, usure,
harcèlement et contrainte ...
 
Les nombreuses condamnations de la scientologie en Suisse et dans le monde
 
Avis des experts et des autorités concernant la scientologie
 
Nombreux témoignages de victimes de la scientologie
 
LA PARTICIPATION DE SCIENTOLOGUES
AUX FOIRES JURASSIENNES SUSCITE UNE PETITION
 
Quotidien Jurassien, 6 octobre 2004
Thierry Bédat
[Texte intégral]

 

Ces derniers mois, L'Eglise de scientologie a plusieurs fois participé à des foires dans le Jura.
Cette présence a provoqué plusieurs réactions et une pétition.
 
La présence de ministres bénévoles de scientologie aux foires de Porrentruy, Delémont et Saignelégier a suscité plusieurs réactions de Jurassiens auprès des autorités communales concernées et l'envoi au Parlement jurassien d'une nouvelle pétition de Jean-Luc Barbier, président de l'Association d'aide aux victimes de la scientologie (AVDS) établi en Ajoie. Déposée cette fois-ci au nom de l'association, cette deuxième requête demande aux députés d'interdire de tels stands sur les marchés et foires du canton.
 
Il réclame des auditionsde victimes de la scientologie
 
Pourtant, la Commission parlementaire de la justice et des pétitions vient de rendre son rapport proposant aux députés de rejeter la précédente pétition de Jean-Luc Barbier qui revendiquait «une meilleure prévention concernant les sectes et leurs actions subreptices.»
 
Dans son rapport au Parlement, la Commission relève que les cas isolés, cités par le pétitionnaire; de distributions de dépliants liés à la scientologie au Lycée cantonal et dans deux pharmacies du canton ont tous été décelés préalablement par les autorités compétentes qui les ont fait retirer.
 
«Dès lors, l'opportunité de la base légale que demande la pétition est discutable», écrit la Commission. Elle souligne également que l'introduction d'une telle norme dans la législation cantonale ne serait pas conforme au droit fédéral, même si elle considère fondée l'interrogation du pétitionnaire.
 
Avec sa seconde pétition envoyée la semaine dernière, Jean­Luc Barbier dénonce la présence de stands scientologues sur les marchés de Porrentruy et Delémont. Il demande aux députés de les interdire. «La scientologie n'est rien d'autre qu'une thérapie pseudo-médicale dangereuse pour la santé mentale se cachant derrière une façade pseudo-religieuse», dénonce le président de l'AVDS. Il propose également aux autorités cantonales d'organiser des auditions de victimes de la scientologie, afin de confirmer ses affirmations.
 
Deux autorisations par an à Delémont
 
Les autorités communales concernées par ces stands n'ont toutefois pas attendu cette pétition pour s'intéresser à cette problématique.
 
A Delémont,où les scientologues ont tenu un banc en décembre dernier, en février et en août cette année, le maire Pierre-Alain Gentil souligne que le Conseil municipal ne peut refuser à une association le droit de s'exprimer et de manifester.
 
«La foire est ouverte à tous les courants d'opinions dans une fréquence raisonnable, d'autant plus que pour les associations venant de l'extérieur du canton. Nous avons donné l'autorisation à l'Eglise de scientologie de venir deux fois par an. Si elle nous en demandait une supplémentaire, nous refuserions», assure le maire delémontain. Il poursuit : «Si ces gens avaient des comportements agressifs ou trop insistants, nous interviendrions, mais nous n'avons rien constaté de tel.»
 
A Porrentruy, le 27 septembre dernier, la responsable du stand des ministres bénévoles de scientologie ayant présenté une patente de forain à son nom personnel, l'agent de police responsable de la foire n'a avisé que plus tard le maire, après avoir été interpellé par plusieurs personnes.
 
Les autorités communales ont alors décidé de tolérer ce banc, mais ont indiqué à ses responsables qu'il leur faudra demander une autorisation avant leur prochain passage pour éviter de se voir refuser l'accès à la foire bruntrutaine.
 
«Nos stands sont présents dans toutes les villes romandes. Cette action se passe très bien, également dans le Jura. Nous sommes bien reçus et cela ouvre le dialogue avec le public et les autorités, c'est très agréable», commente pour sa part Suzanne Montangero, chargée des affaires extérieures de l'Eglise de scientologie de Lausanne, tout à fait satisfaite de la décision du Conseil municipal delémontain.
 
TROIS APPROCHES DIFFERENTES
 
Les députés vaudois légifèrent ...
 
Les députés vaudois ont accepté, le 28 septembre dernier par 81 voix contre 31 et 22 abstentions, une troisième pétition de Jean-Luc Barbier portant sur «un contrôle de la scientologie et de sa thérapie». Les élus recommandent ainsi à leur exécutif cantonal de se pencher sur la pratique de la scientologie, notamment en ce qui concerne l'adhésion et la liberté de démission de ses membres. Avec ce vote, le Grand Conseil vaudois estime que l'Etat a un droit de regard à titre préventif sur l'activité de la scientologie, notamment en vertu de la protection de l'ordre public.
 
... mais pas les députés jurassiens
 
Porte-parole suisse de L'Eglise de scientologie, Jürg Stettler met en évidence la grande différence de traitement constatée entre Le canton du Jura et celui de Vaud, car ce dernier a refusé tout contact avec l'Eglise de scientologie lors du traitement de la pétition de Jean-Luc Barbier. «Nous sommes pourtant dans un pays démocratique, il devrait être possible de se défendre, surtout lorsqu'il est porté des accusations aussi graves», dénonce Le porte-parole. Il se félicite donc de la décision de la Commission parlementaire jurassienne de la justice et des pétitions. Quand à la seconde pétition, Jürg Stettler considère que c'est une «demande totalitaire», allant contre l'avis du Tribunal fédéral.
 
Jean-Luc Barbier poursuit sa lutte
 
«Peut-être que ma pétition n'était pas assez précise, raison pour laquelle L'Association de défense des victimes de La scientologie (ADVS) vient d'en déposer une nouvelle pour demander l'interdiction des stands scientologues.
 
J'espère que nous seront mieux entendus», explique son président Jean-Luc Barbier.
 
Il regrette de ne pas avoir été entendu par la Commission parlementaire jurassienne de la justice et des pétitions, mais se déclare satisfait de la décision vaudoise. «Les dépliants de l'Association Dites non à la drogue, financés par l'Eglise de scientologie, viennent d'être interdits dans les écoles de San Francisco, ce qui démontre le bien-fondé de ma première pétition», insiste le président qui s'étonne que les Jurassiens laissent entrer si facilement le renard dans leur poulailler. (tb)
 

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