-
- Les
jeunes Helvètes
apprendront-ils bientôt à lire
avec
- des
manuels sponsorisés par la scientologie
?
(*)
-
- Le
journal du jura, 3 mai 2005
- [Texte
intégral]
- Instruction
publique et publicité à l'école
-
- Les
élèves à l'école
de la consommation
-
- Les
jeunes Helvètes apprendront-ils bientôt
à lire avec des manuels sponsorisés
par Swatch ou Nestlé ? Non. sans doute, mais
... «J'aime manger chez McDonalds».
«J'aime boire du Pepsi»... ce sont
là les exercices de lecture pratiqués
en classe par les enfants américains sur
la base de livres fournis par les marques précitées.
Insidieu- sement, le phénomène semble
avoir également franchi l'Atlantique.
-
En France des publicités
sont véhiculées
dans le cadre scolaire
(*)
-
- En
France, quand bien même une loi interdit la
publicité à l'école, de nombreuses
entreprises profitent du manque chronique de moyens
de l'Education nationale pour offrir aux enseignants
toute une panoplie de supports pédago- giques
judicieusement conçus : Kellog's propose
des kits sur l'équilibre alimentaire; le
«Dr Quenotte» de Colgate apprend aux
écoliers à se brosser les dents; Danone
les initie à «l'alimentation plaisir»,
Michelin à la sécurité dans
la rue, Coca-Cola à l'écologie et
EDF au nucléaire ... Sous couvert d'un «message
d'intérêt public», les annonceurs
investissent ainsi peu à peu une sphère
jusque-là préservée de toute
intrusion publicitaire. C'est que les enfants et
adolescents représentent une cible privilégiée.
-
- Non
seulement ils consomment (vêtements, jouets,
articles de sport), mais de multiples études
de marketing démontrent qu'ils exercent une
influence déterminante dans le choix des
achats effectués par les parents, de la voiture
aux produits alimentaires, en passant par les vacances...
- Et
en Suisse ?
-
- Dans
notre pays, la pub est résolument proscrite
des salles de classe. Les départements de
l'instruction publique font preuve de la plus grande
vigilance et des commissions d'experts filtrent
soigneusement les moyens pédago- giques inscrits
aux plans d'étude. Par ailleurs, des cours
d'éducation aux médias se mettent
en place pour aiguiser le sens critique des élèves.
-
- Vigilance
qui n'empêche pas quelques dérapages
hors de l'enceinte de l'école. Ainsi ce n'est
que vendredi dernier, à l'instance de la
justice vaudoise, que le cigarettier British American
Tobacco retirait les affiches associant ses clopes
Lucky Strike à la Semaine du goût (action
de sensibilisation aux saveurs menée à
la même date dans les écoles romandes)
!
-
- La
limite entre partenariat et sponsoring s'avère
de plus en plus floue. Swisscom finance l'accès
à Internet de quelque 5'000 classes d'école;
le site «Kidnet» permet aux enseignants
de télécharger des documents pédago- giques
financés par des entreprises; «Budgetgame»
est un jeu sponsorisé par Postfinance très
apprécié des écoliers...
-
- Jusqu'où
l'école publique peut-elle aller sans franchir
la ligne rouge? Vaste débat. Dans les prolongements
de l'émission de la RSR, "On en parle»,
consacrée mardi dernier à ce sujet,
des pédagogues de notre région tenter
quelques réponses.
- En
Suisse il n'existe pas de réglementation
au niveau fédéral. Un vide juridique
qui ne semble toutefois pas poser problème.
Entretien avec Dominique Chételat, adjoint
de l'Office de l'enseignement préscolaire
et obligatoire du canton de Berne (DECO).
-
- -
Alors, pas de pub à l'école ?
-
- -
La question de la publicité dans les manuels
scolaires n'a jamais été à
l'ordre du jour et n'a jamais posé problème,
du moins à ma connaissance. Ce sont en général
les autorités scolaires communales, en principe
les commissions, qui sont compétentes pour
toutes les questions de soutien financier et de
sponsoring.
-
- Mais
toute décision est subordonnée à
la mission de l'école obligatoire qui notamment
protège l'intégrité psychique
et physique des élèves comme le stipule
la loi sur l'école obligatoire. Dès
lors les décisions doivent être prises
dans l'intérêt des enfants et assurer
leur protection. Ce qui exclut bien sûr toute
forme de publicité pour l'alcool par exemple.
Par contre, un établissement scolaire peut
disposer d'un distributeur à l'effigie d'une
marque de boisson gazeuse.
-
- -
Jamais de problème... vraiment ?
-
- -
A quelques exceptions près. Des discussions
ont porté sur des bus de transport d'écoliers,
véhicules qui étaient offerts par
des entreprises à condition qu'elles puissent
apposer de la publicité. Mais là aussi,
c'est à la commune de décider.
-
- -
Comment éviter les dérapages ?
-
- -
Le matériel courant (stylos, gommes, cahiers,
etc.) est acquis par chaque établissement
scolaire. Par contre, les moyens d'enseignement
(livres, logiciels) font l'objet de recommandations
de la DIP (direction de l'instruction publique)
avant de figurer sur les catalogues d'ouvrages des
Editions scolaires.
-
- Pour
les ordinateurs, le rôle de la DIP se limite
à émettre un avis sur les possibilités
de tel ou tel équipement. Mais là
aussi, il faut distinguer entre le PC et les programmes,
les logiciels étant acquis sur recommandation
des Editions scolaires.
-
- -
Les commissions ne sont pas infaillibles... On l'a
vu avec les livres de mathématiques estampillés
de l'humour très particulier du caricaturiste
Barrigue ...
-
- -
Depuis cette affaire, des commissions de relecture
verront la maquette de l'ouvrage et non seulement
le manuscrit, afin de redoubler de vigilance. Tous
les nouveaux moyens d'enseignement sont passés
au crible avant même qu'ils ne soient disponibles.
-
- -
Reste la propagande insidieuse. En France, il y
a quelques années, la scientologie aurait
infiltré l'Education nationale. Les messages
subliminaux des multinationales sont déjà
monnaie courante à la télévision
... le même procédé pourrait
être utilisé dans les moyens didactiques
?
-
- -
C'est là un vaste débat qui dépasse
le cadre du sponsoring. Mais chaque fois que l'on
donne mandat à une entreprise, quelle qu'elle
soit, les commissions de relecture doivent analyser
avec la plus grande rigueur le message que le mandataire
entend faire passer, ainsi que la pertinence pédagogique
dudit ouvrage.
-
- -
La Suisse ne va donc pas suivre la tendance américaine
du marketing à l'école ?
-
- -
La mission même de l'école va à
l'encontre de tels procédés. Au contraire,
on doit apprendre aux élèves à
développer un sens critique par rapport aux
messages délivrés. C'est toute la
problématique de l'éducation aux médias,
cours qui figure dans le nouveau plan d'étude.
Et si l'on peut difficilement échapper aux
modes d'outre-Atlantique, il faut espérer
que ces dernières subissent quelques transformations
pour rester en adéquation avec les valeurs
socioculturelles de notre système éducatif.
-
- Catherine
FAVRE
-
- «Brésil
un «Disney pédagogique»
-
- Au
Brésil, la publicité est dans les
livres scolaires depuis une dizaine d'années,
formant ce qu'un chercheur en éducation a
appelé un «Disneyland pédagogique».
-
- Des
livres de toutes les disciplines - portugais, géographie,
maths, etc. - sont remplis de messages publicitaires.
Les exercices pour les écoliers du primaire
prennent fréquemment des exemples à
partir de produits de consommation : «Copie
dans ton cahier la phrase qui a la même signification
: Kolynos (marque de dentifrice, n.d.l.r.) procure
une haleine pure et rafraîchissante.»
Puis, en illustration pleine page, l'emballage d'un
tube de Kolynos. Et le retentissement de la sonnerie
libère les enfants de l'école, mais
pas des devoirs, qu'ils feront à la maison
avec un membré de leur famille. C'est pour
ce lectorat adulte que l'on trouve aussi dans ces
manuels des images de l'hebdomadaire féminin
Marie-Claire et des exercices impliquant des logos
de Volkswagen, Varig ou Hertz.
- Pour
beaucoup de Brésiliens, ces manuels illustrés
constituent la seule lecture, avec la Bible.
-
- Contrairement
à l'Allemagne, à la Belgique et à
la France où elle est théoriquement
interdite, la publicité dans le cadre scolaire
en Suisse bénéficie d'un vide juridique.
Mais même dans ces pays-là, «en
réalité on la retrouve partout»,
conclut l'étude «Les pratiques commerciales
dans les écoles» réalisée
à la demande de la Commission européenne.
«Des messages à caractère publicitaire
pour Nestlé, JVC ou Swatch apparaissent dans
certains manuels scolaires de pays membres, notamment
dans un livre édité par Hachette à
l'intention d'élèves de l'école
primaire en France.»
- De
tels dérapages pourraient-ils se produire
dans le système scolaire helvétique
?
-
- Christian
Berger, secrétaire général
de la Conférence intercantonale de l'instruction
publique pour la Suisse romande et le Tessin
(CIIP), est catégorique: "Une influence
traditionnelle très ancrée s'oppose
à ce que l'école s'acoquine avec
le privé. Les manuels diffusés
par la CIIP dans l'ensemble de la Suisse romande
sont exempts de publicités, pour protéger
l'enfance contre les manipulations à
un âge critique.» L' instruction
publique veille.
- Mais
que penser du comportement des entreprises suisses
à l'étranger ?
-
- Nestlé
y fait du marketing dans les écoles alors
que cette pratique serait unanimement condamnée
en Suisse. "Si Nestlé trouve un
terrain favorable au Brésil, nous n'avons
pas à prendre position sur ce qu'ils
font, ni sur ce que fait le Brésil»,
estime M. Berger.
-
- P.d.R. (Cet
article est paru initialement dans le journal
de «La Liberté»)
-
- Il
y a sponsor et... sponsor
-
- La
situations dans les écoles biennoises
(canton de Berne)
-
- Dans
les classes de Bienne et du Jura bernois, tout le
matériel didactique est préalablement
passé au crible de la Commission des moyens
d'enseignement et des plans d'étude (COMEO).
-
- JeanClaude
Wyssbrod, président de la Conférence
des directeurs des écoles primaires francophones
de la ville de Bienne : «Les enseignants doivent
s'en tenir aux recommandations de cette commission
chargée d'examiner le matériel didactique
mis à disposition des classes. Pour les ordinateurs,
c'est Berne qui recommande le nombre de PC par classe.
Nous travaillons pratiquement tous avec les petits
programmes «Dictaticiels» spécialement
conçus pour les écoliers.
-
- -
Mais c'est bien Swisscom qui sponsorise l'accès
à Internet ?
-
- -
Swisscom offre gratuitement la connection à
Internet; mais le logo de l'entreprise n'apparaît
nulle part, ni sur les ordinateurs, ni sur les sites
Internet que nous visitons en classe. Mais bien
sûr, la politique de l'opérateur n'est
pas totalement désintéressée.
Il y a bien des chances qu'à la maison, les
enfants demandent à leurs parents une connection
à Internet.
-
- -
... il y a eu aussi les campagnes de sensibilisation
à l'hygiène dentaire avec le dentifrice
X ou Y ...
-
- -
Dans le cadre de la prévention des caries,
nous devons utiliser en classe une pâte spéciale
au fluor d'une marque donnée. Mais il n'existe
pas de produit équivalent chez un autre fabricant.
Nous sommes très vigilants pour défendre
l'indépendance de l'école face à
l'économie privée. Quitte même
à refuser un équipement coûteux.
Ce cas s'est produit avec un bus, une firme voulait
nous l'offrir contre une publicité sur le
véhicule; nous avons décliné
l'offre. De même, il y a plusieurs années,
nous avons refusé les équipements
en informatique que nous proposait une écoleclub... Ce sont des offres parfois tentantes dans le
contexte de restrictions budgétaires actuel.
- Plus
royaliste que le roi ?
-
- Hors
des salles de classe, la limite entre publicité
et sponsoring devient parfois confuse.
-
- Exemple: les installations sportives ! La Ville de Bienne
fait un subtil distinguo entre les infra-structures
spécifi- quement utilisées par les écoliers
et celles qui ne le sont qu'occasionnellement. Non
à la pub autour du terrain de football des
Tilleuls par exemple ou dans les halles de gymnastique,
là seules des banderoles sont autorisées
le temps d'une manifestation. Par contre, oui à
la pub à la Gurzelen, au Stade de Glace ou
à la Plage .., ces infrastructures étant
exploitées par une SA, la CTS.
-
- Jean-Pierre
von Kaenel, responsable de l'ancien Office des sports
: «De la publicité autour du terrain
des Tilleuls par exemple porterait atteinte au paysage.
Ça tombe sous le sens de l'interdire. Mais
dans d'autres cas, ces dispositions sont un peu
dépassées. De façon générale,
il ne faut pas être plus royaliste que le
roi. Aujourd'hui, le sponsoring a remplacé
le mécénat, les entreprises n'investissent
plus à fonds perdus dans une manifestation,
elles veulent une contre-partie. Et sans sponsor,
de nombreuses actions d'utilité publique
ne pourraient tout simplement pas avoir lieu.»
-
- Catherine
FAVRE
-
- (*)
Titres ajoutés par le gravis
|
-
- Le
directeur du lycée
cantonal de porrentruy abusé
-
- Le Matin
22 mai 2004, par Jean-Pierre Molliet
- [Texte
intégral]
-
- Le matériel
mis à disposition du Lycée cantonal de Porrentruy
par le mouvement de scientologie se réclamait de manière
fallacieuse de la caution de la Conférence suisse des
directeurs cantonaux de l'instruction publique. Mercredi
devant le Parlement, la ministre Elisabeth Baume Schneider a
dénoncé la stratégie des scientologues
«qui se parent des meilleurs atours pour informer, mais
surtout pour ensuite s'intéresser aux personnes en termes
d'affiliation à un mouvement de pensée».
-
- Le directeur
de l'établissement scolaire, Pierre-Alain Cattin, admet
avoir été abusé : «J'avais reçu
un courrier me demandant de distribuer aux élèves
une brochure qui avait été agréée
par les milieux scolaires. Je l'ai feuilletée. Son contenu
présentait bien la problématique de la drogue
et les moyens de s'en sortir. Ce n'est que le lendemain qu'un
professeur m'a rendu attentif au nom de Ron Hubbard qui figurait
en très petit au bas d'une page.» Les brochures
ont été immédiatement retirées.
-
- Une pétition
cantonale a été lancée. Elle demande que
la distribution de plaquettes ou autre promotion subreptice
de mouvements sectaires dans l'espace public soit soumise à
une autorisation de police.
-
- La
commission des pétitions rejette la pétition
(6
septembre 2004)
|
-
- Scientologie: pas d'autorisation pour une
école privée de Littau
-
- Dépêche AFP, 07
août 2003
-
- Canton
de Lucerne
-
- En Suisse, sur décision des autorités cantonales, une école privée avait été
fermée fin juillet 2003 à Littau, sur décision des autorités cantonales,
décision confirmée par un jugement du Tribunal fédéral.
-
- La directrice
scientologue avait démissionné de son poste mais restait "enseignante
principale". Dans ces conditions, le département de l'instruction publique de
Lucerne a refusé la réouverture de l'établissement, estimant qu'il ne
bénéficiait pas de la "crédibilité nécessaire".
|
-
- L'Etat
a fait fermer une école scientologue
sauvage
à Lausanne
-
- 24
Heures, 23 décembre 1997
- [Texte
intégral]
- C'est
par hasard que le Canton a découvert
l'existence d'une classe
- d'une
vingtaine d'enfants dans un apppartement de
la capitale.
-
- Les
Scientologue sne feront pas école dans le
canton. Ils ont pourtant essayé par tous
les moyens. Légalement d'abord : en juin
1995, un adepte de cette église avait demandé
au Département de l'instruction publique
et des cultes (DIPC) l'autorisation d'ouvrir une
école privée.
-
- Au
terme d'une longue procédure, l'Etat vient
de rendre un verdict définitif, négatif
évidemment. Mais, l'épilogue
de cette affaire, hier, a mis à jour une
autre tentative, effectuée par des scientologues,
en toute illégalité cette fois.
-
- A
l'abri des regards indiscrets, dans un appartement
du centre lausannois, une vingtaine d'enfants ont
suivi durant près d'une année les
cours dispensés par des enseignants proches
du mouvement scientologue.
-
- Comment
le DIPC at-il découvert cette classe
tapie dans l'ombre ? «Précisément
parce que des enfants avaient disparu du circuit
officiel. Nous avons cherché leur trace et
découvert ainsi le problème»,
se souvient, Jean Jacques Schwaab, patron de l'Instruction
publique.
-
- Le
conseiller d'Etat rappelle que la scolarisation
à domicile est admise tant que le nombre
d'élèves ne dépasse pas six.
«Or, il y avait là une dizaine de petits
en âge d'être à l'école
enfantin et une dizaine d'autres, mûrs pour
la primaire.»
-
- Sur
demande de Jean Jacques Schwaab, la police est intervenue
afin de mettre un terme à ces dérapages.
Cette classe sauvage a fermé définitivement
ses portes à la fin septembre.
- «Méthode
très perverse»
-
- La
fermeté du DIPC dans cette affaire, ainsi
que dans son refus d'octroyer une autorisation pour
l'ouverture d'une école, pose évidemment
des questions quant aux méthodes d'enseignement
prônées par les fidèles de la
scientologie. En quoi diffèrent-elles de
celles utilisées dans le public ? «Elles
sont très semblables. C'est bien pourquoi
elles sont dangereuses, explique François
Lavergnat, président, du Groupement pour
la défense de la famille et de l'individu.
Les matières sont les mêmes. Mais entre
deux cours sérieux, on leur inculque petit
à petit la doctrine, à savoir la notion
d'appartenance à une élite ainsi que
la soumission au mouvement.
-
- C'ést
une méthode d'autant plus perverse qu'elle
s'applique à des enfants plus modelables
par définition que des adultes. Si l'on songe
que leurs parents sont pour la plupart des adeptes
du mouvement; cela donne des jeunes complètement
déphasés à l'âge de 15
ans. lis sont totalement coupés de la société.
On arrive parfois à les remettre sur les
rails. Mais c'est très difficile quand ils
sont été conditionnés dès
le départ. C'est bien pour ça que
les scientologues essaient d'ouvrir des écoles
aux quatre coins du monde. Sans succès a
ma connaissance.»
-
- Secrétaire
général du DIPC, Fabien Loi Zedda
rappelle pour sa part que Vaud n'est pas le premier
en Suisse à s'oppposer à l'ouverture
d'écoles dirigées par des scientologues: «Deux cantons suisses alémaniques
ont pris des décisions analogues.»
-
- Jean-Marc
Rapaz
|
-
-
- 24 Heures,
21 février 1995
- [Texte
intégral]
- L'organisation
de scientologie n'est pas digne de confiance
-
- Les scientologues
ne pourront pas ouvrir une école privée à
Waltenswil, dans le canton d'Argovie. Le Tribunal fédéral
a confirmé le refus des autorités cantonales.
-
- A
l'appui de leur demande d'autorisation, présentée
en 1988, les membres d'une fondation privée avaient déclaré
qu'ils souhaitaient dispenser un enseignement s'inspirant des
méthodes didactiques et philosophiques de Ron Hubbard,
le fondateur de la scientologie.
-
- Ces principes
devaient à leurs yeux compléter le programme scolaire
argovien auquel ils entendaient également se référer.
Après avoir donné provisoirement son accord au
projet, le Département de l'instruction publique était
revenu sur sa déclaration.
-
- Dans
son jugement, publié hier, le Tribunal fédéral
dresse une liste des différents procès qui ont,
ces dernières années, mis en cause des adeptes
de cette Eglise.
-
- Il relève
que les scientologues sont connus pour propager leurs idées
avec «des méthodes de publicité très
agressives».
-
- Le canton
d'Argovie a par conséquent agi de manière correcte
en refusant de donner son autorisation aux recourants, en raison
des liens étroits qu'ils entretiennent avec l'Eglise
de scientologie.
-
- L'Etat
ne doit pas prêter la main à une telle opération
en donnant une autorisation d'exploiter une école privée
à une organisation qui n'est pas «digne de confiance».
-
- (ats)
|
-
- La
directrice d'une école
scientologue parisienne
- condamnée pour
publicité mensongère
-
- Source: Libération, 3
décembre
1997
-
- Le Ministère de l'Education Nationale a déposé
plainte le 18 octobre 1996 pour utilisation abusive de la notion d'agrément
contre l'École de l'Éveil et l'École
Mont-Louis, deux écoles liées à la scientologie.
-
- Jean-Pierre Brard avait attiré l'attention de monsieur le ministre de
l'Education nationale sur l'utilisation abusive, par certains établissements de
la notion d'agrément dans leurs documents publicitaires.
Ainsi, il a été porté à la connaissance que l'École de l'Éveil - 11 passage
Courtois 75012 Paris - qui dispense un enseignement maternel, élémentaire et
secondaire basé sur les méthodes de Ron Hubbard, présentait comme numéro
d'agrément un simple numéro d'enregistrement attribué par la direction de
l'Académie de Paris lors de la déclaration d'ouverture.
-
- Il lui a demandé, en conséquence, quelles dispositions il entendait prendre
afin que cesse dans les plus brefs délais cette utilisation abusive de la notion
d'agrément qui fausse incontestablement l'appréciation portée par les parents
sur cet établissement.
- Utilisation abusive de la notion d'agrément
par deux écoles scientologues
-
- Quelques chiffres bien alignés
comme l'exige la rectitude administrative pour mieux impressionner la clientèle
: deux responsables d'écoles parisiennes ont utilisé une astuce pour assurer
leur clientèle que leurs établissements avaient bien reçu l'agrément de
l'Education nationale, et le numéro y correspondant.
-
- En fait, la directive de l'école de l'Eveil (primaire), Arlette Sanguinetti,
et le directeur de l'école Mont-Louis (secondaire), Jean-Michel Doliger, se
contentaient d'afficher sur leurs messages publicitaires les numéros
d'inscriptions au registre des établissements privés.
-
- Ce procédé leur a valu une
condamnation obtenue par un autre procédé : des poursuites ont été engagées pour
publicité mensongère par le tribunal de grande instance de Paris, à l'issue d'un
procès où Ségolène Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, s'était
constituée partie civile.
-
- Réprimés pour affichage de faux agrément, les deux
responsables de ces écoles sont surtout considérés comme des animateurs de deux
antennes déguisées de l'Eglise de scientologie.
-
- Arlette Sanguinetti, directrice de l'Ecole de l'Eveil, a été condamnée à
30'000 francs d'amende pour publicité mensongère.
Index
- décisions de justice

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Un
must: "Ron Hubbard, le gourou démasqué"
Ce livre
de Russell Miller révèle la face cachée de la
scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane
et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf
ou html sur notre site. Nous avons également publié une
version résumée.
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- Témoignage
de
- Jean-Luc Barbier
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