Méthodes d'infiltration
 
 Formatique, Scientologie, UNIR, CCDH d'étranges coïncidences
Mr Fernand Pasche,le représentant de l'Eglise de scientologie de Genève en 1994 a adressé par erreur à la rédaction du journal l'Hebdo un rapport de mission précisant l'intention de la scientologie de manipuler le Centre vaudois de recherche pédagogique à Lausanne, et la direction de la prison de Champ-Dollon à Genève. Le but de cette tentative d'infiltration était que ses organismes de l'Etat distribuent la brochure scientologue "le chemin du bonheur" ... Tout un programme !
 
La scientologie, selon l'article de presse de l'Hebdo, a profité de rendez-vous obtenus au plus haut niveau pour faire également la promotion de :
  • FORMATIQUE , une entreprise de cours d'informatique
  • UNIR, : L'"Union contre l'intolérance religieuse"
  • CCDH (CCHR) : La "Commission des citoyens pour les droits de l'homme"
  • ACECM : l'"Association des chefs d'entreprise pour une augmentation de la confiance mutuelle" (sic)

Quatre activités dirigées par des scientologues qui se doivent de respecter les règles hubbardiennes !!!

Note du Gravis : Formatique est une société d'informatique liée à la scientologie et à WISE
 
Article de l'Hebdo, 10 mars 1994 : LA SCIENTOLOGIE TENTE D'INFILTRER LA FONCTION PUBLIQUE
 
Article du 24 Heures, 11 mars 1994 : MENÉES SCIENTOLOGIQUES TRAHIES PAR UN FAX
 
Article du Matin, 11 mars 1994 : LES SCIENTOLOGUES FONT UNE GAFFE
 
LA SCIENTOLOGIE TENTE D'INFILTRER LA FONCTION PUBLIQUE
 
L'Hebdo, 10 mars 1994
[Texte intégral]
De la prison de Champ-Dollon à l'Instruction publique vaudoise, les scientologues sortent par la porte puis reviennent par la fenêtre. Un fax de leur rapport interne s'égare en chemin.
 
La vie moderne comporte bien des dangers et Fernand Pasche, chargé des relations publiques de l'Eglise de scientologie, en est plus que jamais convaincu. Le rapport de visites qu'il voulait envoyer à Claude Richoz, responsable de la secte à Lausanne, n'est pas arrivé du premier coup sur le bon télécopieur et a fini sa course à la rédaction de «L'Hebdo».
 
Pourtant rompus aux techniques de communication, les scientologues auraient encore des progrès à faire avec les claviers communicants des temps modernes.
 

 
«Je suis abasourdi. C'est une catastrophe !» L'auteur du rapport, joint par téléphone, en confirme la véracité. Chargé de promouvoir encore et encore les méthodes de l'Eglise de scientologie, Fernand Pasche a effectué deux visites de courtoisie les 16 et 18 février dernier. La première était destinée au Centre vaudois de recherches pédagogiques (CVRP). Là, des psychologues se penchent sur les diverses méthodes d'enseignement. Le scientologue frappe donc à la bonne porte. Encore fallait-il trouver la bonne personne.
 
Un contact au sein d'un groupement de parents d'élèves vaudois (le groupe 208) facilite la tâche du démarcheur de la secte : au CVRP, Michel Nicolet s'intéresse aux nouveautés. Le groupe 208 est constitué de parents d'élèves, plutôt conservateurs, qui voient essentiellement dans la réforme de l'enseignement du français la marque décadente du laxisme, voire du marxisme.
 
Il est d'abord poli et prudent, Fernand Pasche. En août dernier, le secrétaire général du Département de l'instruction publique, Fabien Loi Zedda, avait rappelé que la propagande est interdite dans les écoles. C'était lorsque les infirmières scolaires vaudoises avaient reçu la brochure «Le Chemin du Bonheur» rédigée par L. Ron Hubbard, fondateur de la secte.Cela n'a pas empêché les scientologues de frapper à nouveau, sept mois plus tard, à la porte d'un fonctionnaire de l'Instruction publique. Michel Nicolet avertit alors son supérieur Jean Paschoud. Compte tenu de la loi, l'entretien ne peut avoir lieu qu'à titre personnel, hors des locaux du CVRP.
 
La courtoisie de Fernand Pasche ne dure qu'un temps. Rédigeant son rapport, la politesse n'est plus de mise et le scientologue se révèle méprisant envers celui qu'il n'a pas convaincu. Il trouve les loaux du CVRP «crades», le psychologue : «excité et confus». Ne réussissant pas à :«driller» le fonctionnaire «Il m'a fallu pas mal de TR3 (ndlr : poser encore et encoore la même question) pour faire en sorte qu'il m'interrompe...»., le scientologue propose de faire intervenir une membre de la secte qui travaille à l'Ecole normale. Sa mission sera de préparer une nouvelle visite en atteignant cette fois jean Paschoud. Il ne sait pas qu'elle est scientologue mais elle a une bonne comm avec lui, m'a-t-elle dit.»
 
La «bonne comm» (ndlr : ... unication) existe en effet, Jean Paschoud a effectivement organisé une verrée de Noël avec l'enseignante. Mais cela n'aurait pas suffi car elle était déjà connue comme membre de la secte par le département qui l'a fortement invitée depuis trois ans à ne pas mélanger enseignement et convictions personnelles. Les scientologues ne baissent pas les bras pour autant.
 

Des demandes de visite touchent d'autres fonctionnaires supérieurs et même Pierre Cevey qui, après avoir accepté à titre privé, a annulé le rendez­vous. «Ces méthodes sont inadmissibles, juge le conseiller d'Etat, nous respectons la liberté d'expression mais nous refusons toute pression dans le cadre de notre politique pédagogique.»
Après avoir rédigé le rapport à Claude Richoz, Fernand Pasche fera de nouveau pression sur Michel Nicolet, cette fois au nom de l' «Union contre l'intolérance religieuse» (UNIR, note du Gravis), un des avatars des scientologues romands avec la «Commission des citoyens pour les droits de l'homme» ou l'«Association des chefs d'entreprise pour une augmentation de la confiance mutuelle».
 
La missive s'en prend à Jean Paschoud et invite le psychologue à s' insurger contre un supérieur qui lui refuse l'accès à «des découvertes qui sont bel et bien la seule issue hors du marasme que représente l' échec scolaire moderne».
 
Deuxième visite. Cette fois, l'émissaire se rend à la prison de Champ-Dollon afin de rencontrer son directeur Denis Choisy. Il n'est pas seul. il se fait accompagner de Catherine uthemann, fondatrice du Centre Narconon aux Plans-sur-Bex (VD). Dirigé par des scientologues, ce centre de sevrage pour toxicomanes est toutefois reconnu par le Département vaudois de la santé publique, où l'on se méfie beaucoup moins des sectes.
(Ce centre ne reçoit maintenant plus de subvention de l'Etat depuis quatre ans, car il s'est averré être non-conforme aux normes cantonales. Note du Gravis)
 
Il s'agit maintenant de mettre dans les mains des détenus «Le Chemin du Bonheur». Selon le rapport interne des scientologues, le contact est excellent. «Monsieur Choisy est un ami des Uthemann, et n'a aucun a priori sur la sciento, il n' y a donc rien eu à manier.» reste juste un petit problème, estime le rapporteur : «la seule barrière selon lui (ndlr : le directeur de Champ-Dollon) étant les aumôniers et les psys de service».
 
Ce n'est pas le point de vue de Denis Choisy. «Je n'ai pas le droit de ne pas recevoir les scientologues mais je ne leur ai jamais promis mon aide, leur compte rendu est dégueulasse !» Le directeur de Champ­Dollon n'aime pas être manipulé. La directrice de Narconon, il la connaît, certes, depuis trente ans, mais il ne la voit que tous les cinq ans. Et s'il est prêt à étudier toutes les propositions de réinsertion pour les détenus, Denis Choisy ne les diffuserait qu'avec l'accord des médecins, des aumôniers, des assistants sociaux.
 
Annonçant 5'000 membres dont 2'000 en Suisse romande, l'Eglise de scientologie ne se décourage pas et continuera à démarcher. Toujours inscrite au Registre du commerce, elle est fâchée de «voir des données internes finissant en main de n'importe qui» et envisage de porter plainte pour espionnage industriel.
 
Alain Walther
 
Autre étrange fax : Un pseudo-rapport d'enquête de la scientologie sur Jean-Luc Barbier  ...
 
 LES SCIENTOLOGUES FONT UNE GAFFE
 
Le Matin, 11 mars 1994
[Texte intégral]
Un fax égaré montre que la secte a tenté d'infiltrer l'administration vaudoise et genevoise
 
Le canton de Vaud ne se laissera pas faire. La tentative d'infiltration, révélée hier par L'Hebdo, de l'Eglise de scientologie dans l'administration a déjà suscité des réactions. «Le gouvernement ne prendra pas de sanction, mais maintiendra sa politique de fermeté à l'égard de tout mouvement tentant de faire pression sur l'école vaudoise», a déclaré en substance le conseiller d'Etat Pierre Cevey.
 
Ayant reçu par erreur un rapport interne faxé par un porte-parole de l'Eglise de scientologie, L 'Hebdo a pu démonter les méthodes employées par ce groupement pour s'introduire, notamment, au Centre vaudois de recherches pédagogiques. Techniques bien rodées à en croire ce document :
 
«Je lui ai fait l'introduction standard (celle que nous drillons d'habitude) ...», puis, «... il voulait même de la doc sur Formatique (j'hésite un peu à la lui envoyer trop vite, car je me méfie quand même de lui).»
 
Note du Gravis:
 
Formatique est une société d'informatique suisse liée à la scientologie et à WISE
 
Cette note concerne uniquement la société FORMATIQUE dont le siège est situé en Suisse. Nous recommandons toutefois à nos lecteurs d'être prudents avec ce genre de société car  les scientologues de FORMATIQUE tentent de s'associer avec d'autres sociétés non-scientologues en leur vendant des franchises.
 
Le Gravis - 22 février 2008
 
En août dernier, le Département vaudois de l'instruction publique avait déjà dû rappeler que toute propagande ou ingérence était interdite à l'école. Les infirmières scolaires vaudoises avaient reçu une brochure rédigée par Ron Hubbard, fondateur de la secte.
 
Selon le rapport interne, les scientologues ont aussi tenté de s'infiltrer au sein de l'administration de la prison genevoise de Champ-Dollon. Malgré cinq numéros de téléphone, le secrétariat lausannois de l'Eglise de scieintologie n'était pas atteignable hier.
 
UN SON DE CLOCHE
 
Côté jardin, l'Eglise de scientologie joue les pédagogues éclairés de la spiritualité avancée : bien naïf qui se laisse convaincre. Côté cour, elle compte la pécune des ouailles du capitalisme néocéleste : fort gênant pour qui se montre généreux.
 
Ce double visage pour une même personnalité cache en fait une formidable machine à infiltrer, à convaincre, à persuader pour mieux gagner. Raison pour laquelle elle combat avec acharnement dans les coulisses les plus zigzagantes plutôt que d'assumer à la lumière les devants de la scène.
 
Serait-ce que ce business mystico-professoral, d'ailleurs inscrit au Registre du commerce, aurait-il peur de lui-même ?
 
Force est de constater que les scientologues ne supportent pas la moindre interrogation à leur égard, encore moins la plus petite critique. Pour un peu, ils se poseraient en martyrs d'une pseudo-guerre de religion qui ne porterait pas son nom. D'autant qu'ils se servent d'une armée de procureurs, pardon, d'avocats chargés d'attaquer les esprits récalcitrants qui nuiraient leurs intérêts. Religieux ou pécuniaires ?
 
Selon la formule consacrée, dieu reconnaîtra les siens.
 
Antoine Exchaquet
TOUS LES TRUCS
 
L'Eglise de scientologie utilise toutes les ficelles pour attirer et recruter de nouveaux adeptes:
  • Elle s'abrite derrière des sociétés (U-Man ou Lightec) ou des associations (Commission des citoyens pour les droits de l'homme) dont les membres sont scientologues. Le plus souvent, le lien entre la secte et ces sociétés est volontairement omis pour endormir la méfiance.
  • Elle offre ses services dans des domaines, notamment sociaux, où la demande est importante (Narconon pour les drogués aux Plans-sur-Bex (VD), le Centre de rattrapage scolaire à Fribourg en 1988, le jardin d'enfants L'Eveil à Lausanne à fin 1990).
 
MENÉES SCIENTOLOGUES TRAHIES PAR UN FAX ÉGARÉ
 
24 Heures. 11 mars 1994
[Texte intégral]
 
Maladroitement, la secte fournit à «L'Hebdo» la preuve qu'elle veut noyauter la fonction publique.
 
Les scientologues de Suisse romarde, qui se présentent volontiers, d'une communauté religieuse, sont de plus en plus déterminés à infiltrer les plus hautes sphères de nos administrations.
 
Jusqu'à présent, leurs démarcheurs et colporteurs faisaient preuve d'habileté et de discrétion, tout en fuyant comme la peste psychiatres, psychologues, représentants d'Interpol et journalistes. Hélas, un de leurs frères a si mal pianoté, le 21 février dernier, sur le clavier du téléfax, que son message n'est pas parvenu à Claude Richoz, son grand sachem local, mais à la rédaction de l'Hebdo ...
 
Cette pièce à conviction, tombée disons du ciel, a permis a notre confrère Alain Walther de faire le jour sur de nouvelles menées de la scientologie. Elles visaient à faire acheter, d'abord par le Centre vaudois de recherches pédagogiques à Lausanne, puis par la direction de la prison de Champ-Dollon, à Genève, une brochure intitulée «Le chemin du bonheur».
 
Rédigée par L. Ron Hubbard, lui-même, le fondateur de la secte (dont on recense près de 2000 membres en Romandie), elle n'a séduit aucun des fonctionnaires approchés par les agents de M. Richoz.
 
Et leur dépit éclate dans la fameuse missive égarée : «Je lui ai fait l'introduction standard (celle que nous drillons d'habitude) après lui avoir dit que je comprenais la réaction de son chef au vu de notre déplorable presse, et que c'était précisément pour cela que je voulais le voir afin de le briefer (sic).»
 
Les éclaireurs de la scientologie ont pu rencontrer Pierre Cevey, le chef de l'Instruction publiquer vaudoise. Mais il les aurait, affirme-t-il, éconduits à temps.
 
Le canton de Vaud ne prendra pas de sanction à l'endroit de la secte, mais il maintiendra sa politique de fermeté à l'égard de tout mouvement tendant à faire pression sur l'école cantonale.
 
De son côté, Denis Choisy, directeur de Champ-Dollon, qualifie la manoeuvre des scientologues de «dégueulasse».
 
G.Sm
 
FORMATIQUE ET LA SCIENTOLOGIE
 
Nouvelle tentative de main-mise de la Scientologie
dans la formation professionnelle
 
BULLES, 2ème trimestre 1995.
 
La société "La Formatique" est mandatée par les Services Industriels de Genève (SIG) pour organiser des formations en informatique. Ces dernières semaines, cette société a été accusée à de nombreuses reprises, par des sources fort différentes, d'être liée intimement à la Scientologie.
 
En mars 1994 déjà, l'Hebdo écrit que Fernand Pasche, responsable de "La Formatique", est chargé des relations publiques de la Scientologie. Dans un rapport confidentiel de cette secte, publié dans une même édition de l'Hebdo, M. Fernand Pasche évoque clairement la société "La Formatique". En juin 1994, le magazine Bilan accuse à son tour "La Formatique" d'être aux mains des scientologues. Ce maganzine vient d'ailleurs de gagner les procédures judiciaires engagées par les scientologues.
 
Sous la casquette de directeur de l'association de chefs d'entreprise pour une augmentation de la confiance mutuelle, ce même Fernand Pasche diffuse largement l'ouvrage "le chemin du bonheur" écrit par L. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie. Considérant que :
 
le fait de collaborer avec cette entreprise peut nuire à l'image de SIG,
 
l'Eglise de Scientologie peut utiliser les formations données par "La Formatique" à SIG pour tenter de conditionner les participants et constituer d'éventuels fichiers,
 
les sectes sont un danger pour l'ensemble de notre société, l'actualité récente le prouve largement,
 
la commission du personnel de SIG demande de ne pas renouveler les contrats liant leur entreprise à "La Formatique". (D'après un PV de décembre 1994 de la commission du personnel des SIG).
 
Les cachotteries de Formatique
Voilà ce que disent en juillet 2005 les scientologues de «Formatique» sur leur site
 

Qui sommes-nous ?

A Genève en 1987, Fernand PASCHE et Christian BÖSIGER, s'inspirant d'une méthode d'étude efficace mise au point par un humaniste américain (!!!!), rédigent leur tout premier manuel de cours, intitulé "Apprendre à apprendre l'informatique".

source : http://www.formatique.ch/ecoles/formatique.php

Remarque d'anti-scientologie :

Ce soi-disant humaniste Ron Hubbard que l'on nous cache

La méthode dont nous parle ci-dessus «Formatique» est une méthode soi-disant mise au point par Ron Hubbard : le cours "apprendre à apprendre".

Ce cours "Apprendre à apprendre", bien qu'en partie basé sur le bon sens (ne pas sauter de mots incompris), est un véritable nid absurdités  (comme par exemple la redéfinition du mot «doute» qui pour la scientologie devient une maladie ...), et n'est qu'un habile endoctrinement à la logorrhée hubbardienne.

De plus ce cours permet aux scientologues de recueillir des informations confidentielles sur votre personne afin de trouver ce qui ruine votre vie. Il sert donc d'amorçage pour manipuler les personnes affaiblies ou immatures afin de leur vendre à prix d'or une pseudo-thérapie : l'audition de dianétique ou de scientologie.

Ce cours n'a aucunement le but de faire progresser les personnes et encore moins de développer leur sens critique.

Une véritable école d'escrocologie

Il n'y a rien d'humaniste en scientologie. La scientologie est une Eglise connue pour exploiter les individus. Une véritable école d'escrocologie.

Quel crédit accorder à des adeptes présentant leur entreprise sans honnêteté et se devant d'agir selon leur maître à penser ?

Combien de royalties reviennent-elles à la scientologie pour cette utilisation par «Formatique» des copyrights scientologues  ? 10, 15, 20 % ... du chiffre d'affaire ? D'après nos témoignages il s'agirait d'un minimum de 10%,

Voilà sans doute comment cette Eglise subventionne son flot incessant de prospectus sur papier glacé dans nos boîtes aux lettres ...

Ceci devait être dit.

Le Gravis