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 Témoignage de Jean-Luc Barbier contre la scientologie

Les tribulations de Jean-Luc Barbier avec la scientologie

Résumé:

Durant les années 1975 à 1986, j'ai participé comme saxophoniste et flûtiste à de nombreux concerts et festivals avec mon quartet de jazz et réalisé plusieurs disques.

N'arrivant pas à faire face aux divers problème d'amis musiciens (drogue, alcool, divorce) la scientologie m'a alors happé à un moment de fragilité.

La scientologie a ensuite porté atteinte à ma santé en m'administrant des méga-doses de vitamines et refusé que je prenne des antibiotiques pour soigner une inflammation... (programme de purification)

Un endoctrinement sectaire comme celui de la scientologie commence toujours par une promesse d'amélioration de votre situation pour insidieusement dériver en SURPROTECTION victimaire où tous vos faits et gestes sont contrôlés !

Fort heureusement ma farouche et constante volonté de tenir séparées mes activités artistiques de celles de la scientologie a causé mon expulsion.

En effet ayant maintenu pendant plusieurs années un refus constant d'affilier mes activités artistiques à la société des entrepreneurs scientologues (W.I.S.E.) j'ai finalement été expulsé manu-militari par deux gardes armés de gourdin.

Cela s'est passé lors de mon séjour aux USA en 1989 au moment où la scientologie m'avait enfin accordé le droit de suivre ses cours confidentiels et peu après m'être rendu compte de la stupidité de leur contenu (les OT levels) et que je m'étais fait escroqué par une secte «made in USA»...

Je les en remercie vivement.

PS: Voici tout d'abord deux de mes réalisations musicales et n'hésitez pas à me poser vos questions au sujet de mon témoignage. Je me ferais un plaisir de vous répondre: contact@anti-scientologie.ch

Jean-Luc Barbier 27 novembre 2009

«Dans la Ville Blanche»

Jean-Luc Barbier Quartet
 

               
              Jean-Luc Barbier (sax & flûte)
              Christoph Baumann (piano)
              Hämi Hämmerli (bass)
              Guido Parini (drums)
Ce disque présente trois compositions de Jean-Luc Barbier écrites spécialement pour le film
"Dans la ville Blanche" d'Alain Tanner.
 
Copyright (c) Jean-Luc Barbier. Tous droits réservés
 
«Talisman»
Jean-Luc Barbier Quintet
 

             
            Jean-Luc Barbier, flute/alto saxophone
            Daniel Goyone, piano
            Michel Perez, guitare
            Michel Benita, bass
            Daniel Humair, drums
Copyright (c) Jean-Luc Barbier. Tous droits réservés
 

Index

     Mon parcours en scientologie

1.

Préambule

2.

La scientologie a profité de mon état de faiblesse

3.

Un programme d'audition qui porte atteinte à ma santé

4.

Je dois faire des enquêtes pour être un bon scientologue

5.

«Il faut éliminer ce psy»

6.

Les fausses statistiques de Narconon

7.

En scientologie cela peut coûter cher de désobéir

8.

Menace de mort, tentatives de contrainte

9.

Des méthodes diaboliques

10.

Les entrepreneurs scientologues ont des devoirs bien spécifiques !

11.

Mon séjour cauchemardesque au siège de la scientologie à Clearwater-Floride

12.

Le cours confidentiels OT3

13.

Nombreuses contraintes pour affilier mon entreprise à WISE

14.

Pas le droit de partir sans autorisation !

15.

Expulsé de la scientologie pour avoir refusé de m'affilier à WISE !

    L'après scientologie. Un mobbing incessant

16.

Les attaques de la scientologie commencent

17.

Vol de mon atelier de dessin peinture à Zürich

18.

La justice suisse c'est pour les riches

19.

La scientologie refuse de réparer ses erreurs

20.

"Ce type on va lui faire la peau "

21.

Classement injuste de ma plainte et refus de toute réparation

22.

Un détective pris sur le fait

23.

Questions à se poser - En guise de conclusion provisoire

24.

Chronologie des manipulations de la scientologie / PART 1 (1988 - 2006) PART 2 (2006 - 2007)

   Annexes

25.

Documents originaux et commentaires

26.

Mon auditeur de scientologie à Flag, Pierre Ehier, confirme ce que j'ai subi aux USA

The Jean-Luc Barbier affair: The Church used Crush Sell to amke him a WISE Member

27.

Documents audio et video

28.

Divers (Interviews, analyse de la thérapie des scientologues, témoignages de proches)

29.

Vidéos: L'après secte (archives du Centre Info-sectes - 1992)

 
TÉMOIGNAGE D'UN ARTISTE MUSICIEN HAPPÉ PAR LA SCIENTOLOGIE

1. Mon parcours en scientologie

Témoignage de Jean-Luc Barbier contre la scientologie

Préambule

1975

En 1975, j'ai fondé avec le pianiste François Lindemann un quartet de jazz: le "Jean-Luc Barbier - François Lindemann - Quartet". Nous avons été invités au festival de jazz de Montreux en 1975. Un disque live de ce concert a été produit et diffusé par la compagnie Vogue-Evasion sous le nom de groupe: CM4 (musique collective à quatre). (Disque diffusé gratuitement sur le site swiss-jazz.ch)

Peu après le festival de Montreux je suis contacté par des amis musiciens scientologues qui me proposent un test de personnalité et m'informent que le pianiste de jazz Chick Coréa est un proche de Ron Hubbard. Ce test donne un résultat négatif sur ma capacité à communiquer. Selon les scientologues elle doit être au plus vite améliorée si je ne veux pas aller d'échec en échec !

Je reçois également des propositions pour assister à diverses conférences, ce que j'ai toujours refusées. Ces conférences proposaient des sujets comme: devenez plus efficace; améliorez votre communication; l'art et la communication; etc. ....

Jamais sur les propagandes scientologues que je recevais ou dans nos discussions il n'était question d'une "église" au sujet de la scientologie. Il était uniquement question d'une nouvelle école de philosophie appliquée.

1977 - 1979

Après mon premier test de personnalité, dès juillet 1977, la scientologie me recontacte à de nombreuses reprises, m'invitant à discuter autour d'une tasse de thé...

J'achète le cours de communication au prix de 100 francs suisses. N'ayant pas sur moi la somme totale le vendeur accepte un acompte de 20 francs.

Je commence peu après le cours de communication. L'accueil est chaleureux. A ce moment il m'est signalé que la dianétique est semblable à une science comme la psychologie et qu'il s'agit d'une école avec des diplômes reconnus aux USA. On me montre de nombreuses références et des lettres officielles au sujet d'une nouvelle science du mental découverte par un scientifique et chercheur américain.

Je cesse de suivre le cours de communication car j'en ai marre de devoir définir les nombreux mots du jargon de la scientologie. De plus à cette époque la plupart des textes de Ron Hubbard n'étaient pas encore traduits en français ce qui me compliquait la tâche.

23 septembre 1979: La mission de scientologie de Genève me relance pour terminer mon cours de communication - Durant mes absences je reçois sans cesse des appels téléphoniques. Le superviseur des cours m'écrit: "Comme tu le sais déjà nous ne sommes pas ouvert le matin. Mais y aurait-il une possibilité pour que tu viennes le week-end?"

Ayant aperçu qu'une croix avait été nouvellement placée à l'entrée du local de la mission de scientologie de Genève j'ai demandé si la scientologie était une Eglise. En réponse il m'a été affirmé que ce n'était qu'une façade pour échapper aux impôts ! (sic)


2. La scientologie a profité de mon état de faiblesse

Une nuit de l'été 1979, un pyromane a mis le feu dans la cave de mon immeuble (un locatif de trois étages situé dans le quartier populaire de la Jonction à Genève) et je n'ai eu que quelques secondes pour sortir de mon lit et me précipiter sur une terrasse avant que mon plancher avec mon lit ne s'effondre et que je sois brûlé vif ! Cela a été un choc émotionnel très fort.

Par la suite j'ai appris que chez les victimes ayant frôlé la mort, il s'ensuivait une perte de leurs repères habituels. Pour moi suite à ce choc émotionnel, les gens me semblaient irréels et je ne connaissait aucunement ce phéno- mène à ce moment. Sans le savoir et sans doute en partie inconsciemment,  je cherchais alors à comprendre ce qui m'arrivait.

Au lendemain-même de cet incident, un ami (que j'ignorais être l'un des vendeurs de l'Eglise de scientologie de Genève) est venu me proposer de partager mon nouveau logement et n'a cessé de me parler d'une nouvelle science du mental.

Cette rencontre n'était aucunement le fruit du hasard car la tout le quartier connaissait cette affaire de pyromane. Cela concernait plus d'une dizaine d'incendie dans une zone rapprochée et ces incendies faisaient la Une de la presse. La scientologie par mes amis musiciens ne pouvait ne pas être au courant cela d'autant plus qu'ils fréquentaient le même café où le lendemain de cet incendie j'étais venu leur raconter ma mésaventure ainsi qu'à tous les habitués.

Les explications et la propagande de ce vendeur de sientologie semblait répondre à mes questions du moment. C'est donc ainsi que la scientologie s'est introduite subrepticement dans ma vie privée et qu'elle a pu apprendre à mes dépens certaines de mes difficultés d'alors. Par exemple mon échec à aider une jeune fille de 18 ans à qui sa maman fournissait différentes drogues dont de l'héroïne...

La scientologie s'est alors empressée de me proposer sa solution: une formation de psychologie censée me permettre de venir en aide aux victimes de drogues avec en prime... l'amélioration de ma communication...

Prémonition ?

Mon colocataire scientologue profitant de ma confusion et de ce besoin de trouver une réponse à ce qui m'arrivait a insisté pour que je lise le livre de Dianétique (Il a utilisé par exemple cet argument pour me convaincre: "ce livre te donnera toutes les explications sur comment fonctionne ton mental"; "si tu ne lis pas ce livre tu ne peux pas parler de ce qu'est la scientologie...etc").

La lecture de ce pavé, faite en une nuit jusqu'à l'aube, m'a donné un mal de crâne et également l'impression qu'il s'agissait d'un mouvement totalitaire. Je me suis alors juré que si c'était le cas je dénoncerais la chose.

Aussi la lecture rapide de ce livre m'a mis dans la position d'une personne qui n'en savait pas assez sur le mental et qui se devait d'en savoir plus pour échapper à certains pièges méconnus. Le phénomène des mots inventés par un escroc pour piéger les gens avec des concepts farfelus et invérifiables m'était alors totalement inconnu et sur ce sujet Hubbard et ses sbires n'y vont pas à la petite cuillère.

J'ai donc ainsi en très peu de temps été happé par la scientologie, une organisation qui utilise des méthodes de séduction très bien rôdées et terriblement efficaces.

Par la suite les techniques de manipulation écrasante ont fait le reste pour me piéger dans ce mouvement pendant une dizaine d'années.

(texte ci-dessus ré-écrit le 29.9.2009)

La manipulation écrasante (Une étude de la "MANIPULATION MENTALE" par Roland Huckel)

La plupart de mes amis et relations ont rapidement coupé les ponts tellement mon attitude avait changé et était devenue arrogante. Sans qu'ils en soient conscients ni le moins du monde responsables cela n'a fait que précipiter mon isolement et donné aux scientologues le champ libre pour leurs prochaines étapes de manipulation.

En peu de temps, les techniques de scientologie sont capables de vous faire perdre vos repères. Par exemple Julia Darcondo est entrée en scientologie pour tenter de sortir son fils, mais bien que psychologue, c'est son fils qui est sorti avant elle ... !.

De belles promesses

Ne voulant pas perdre de temps en études inutiles, j'ai également demandé avant de faire ma première "donation" importante (400 euros pour les cours d'auditeur classe 4) ce que m'apporterait une telle formation de psychologue et si une telle formation était reconnue. Documents fort nombreux à l'appui (photocopies de reconnaissances officielles et internationales ...), il m'a été affirmé que je pourrais ouvrir mon propre cabinet de psychologue !

Le 22 février 1980, j'achète mes cours de niveau 0 à 4 pour devenir auditeur de scientologie. Je profite d'une offre de l'église de scientologie de Paris, internats des niveaux 0-4 inclus, pour seulement 400 euros ! (quatre cents). Lorsque je suis sorti de la secte, j'ai appris qu'un tel bradage venait du fait que la secte devait prouver à la justice française qu'elle ne pratiquait pas l'usure.

Durant tout mon parcours en scientologie de 1979 à 1989, aucun personnel compétent n'a été présent à l'organi- sation de scientologie de Genève pour délivrer les cours de formation de "psychologie Hubbard". Ces cours de "psychologie Hubbard" que j'avais achetés, je n'ai jamais pu ni les commencer ni les terminer à Genève.

Finalement c'est à Paris que j'ai dû me rendre de 1984 à 1986 et cela à mes frais bien évidemment !

Les promesses de la scientologie continuent en 2006 !

1980 - 1983

Il m'est proposé d'ouvrir un cabinet de dianéticien et d'acheter le cours de Dianétique (NED). A une époque où les prix des cours de scientologie montaient 10% par mois, je profite d'une offre spéciale pour acheter le cours de dianétique avec en prime le cours d'étude offert. Ce qui était invraisemblable, c'est qu'à Genève je n'ai par la suite jamais eu la possibilité de suivre ce cours de Dianétique, car il n'y a jamais eu de personnel formé.

De nouvelles chartes étaient sans cesse réimprimées et remises à jour. Il était sans cesse question de nouveaux cours pré requis à acheter pour avoir le droit de faire celui de dianétique ! Au fil des ans j'ai ainsi été contraint d'acheter de nouveaux cours car il fallait suivre, selon Hubbard et ses vendeurs, l'état de sa recherche scientifique ...

EN ACHETANT CE PREMIER COURS DE DIANÉTIQUE JAMAIS JE N'AI PENSÉ NI AI ÉTÉ AMENÉ A PENSER QU'IL S'AGISSAIT D'UNE CROYANCE.

SEULE LA "SCIENCE" DE LA DIANÉTIQUE ETAIT MISE EN AVANT PAR LES VENDEURS QUI ME CONTACTAIENT SANS CESSE. D'AUTRE PART, LES NOMBREUSES PROMOTIONS QUE JE RECEVAIS METTAIENT EN AVANT UNE VÉRITABLE AVANCÉES SCIENTIFIQUES DE RON HUBBARD !.

En janvier 1980, Monsieur Jean-Pierre Goupil, venu spécialement de Paris en mission, me propose d'acheter pour un prix dérisoire de nombreux cours nouvellement pré requis pour mon cours de dianétique, ce sont les NIVEAUX D'ACADEMIE, en m'affirmant que je pourrais les suivre à Genève.

Plus tard ce vendeur m'a révélé au sujet de cette baisse subite des prix qu'il fallait en fait montrer à ce moment à la justice française que les tarifs n'étaient pas usuriers car un procès était en cours contre Hubbard lui-même.

Une violence cachée

Les suppressifs sont des personnes ennemies de l'organisation de scientologie. La plupart du temps, il suffit d'avoir quitté la scientologie ou osé avoir demandé un remboursement pour être considéré comme tel.

Je me souviens que l'un d'entre eux, M. Bernard. B. était venu demander son remboursement et qu'on entendait des cris qui venaient de la réception. Comme cette personne ne voulait pas quitter les lieux, Patrice B., un des employés de la scientologie de Genève, s'est alors précipité en criant "All hands  - All hands" dans la salle de cours où j'étais en train d'étudier. Une telle phrase ne signifiait absolument rien pour moi à ce moment. En fait c'est un ordre impératif de scientologie à toutes les personnes présentes de venir en renfort et aider à sortir manu-militari un intrus des locaux. Aussitôt cet ordre donné, les employés présents ainsi que le superviseur du cours, se sont précipités pour prêter main forte.

Sous mes yeux j'ai vu un homme être brutalisé et qui, tout en dégringolant les escaliers des locaux situés alors à la rue du Léman à Genève, disait qu'il n'allait pas se laisser faire comme ça.

Cela a été mon premier contact avec la brutalité bien cachée de la scientologie. Il y aura d'autres faits semblables.

Eglise de Scientologie de Genève : un manque de personnel affligeant

En cette année 1983, l'organisation de Genève n'avait pas le personnel formé pour pouvoir délivrer les cours que j'avais achetés et ni le moindre superviseur formé pour contrôler la thérapie de scientologue (l'audition). J'ai dû me rendre à mes frais à l'organisation de scientologie de Paris.

Comme je me plaignais de cet état de fait, j'ai de suite reçu un ordre d'éthique pour cesser toute critique. Selon la directrice de l'organisation de Genève, la scientologie était "une toute nouvelle organisation, une toute nouvelle science" (sic) ... il était normal que des erreurs soient commises. Un argument que la scientologie utilise encore à ce jour, plus de 50 ans après sa création !

Cet ordre d'éthique me signifiait que je pouvais être exclu de la scientologie si je continuais mes critiques.

A cette période, ne connaissant pas encore toutes les règles internes de la scientologie et ayant écrit un courrier de lecteur dans la presse locale sans autorisation, j'ai reçu un autre ordre d'éthique surprenant. Cette fois, on m'interdisait pour une certaine période de continuer mes cours de scientologie et on m'imposait l'achat du cours "publiques relations de l'Eglise de Scientologie". Un cours pour lequel j'ai également dû me rendre à Paris à mes frais.


3. Le service secret de la scientologie

1984

Un jour lorsque je me rends à l'église de scientologie de Paris, je suis contacté par le service secret de la scientologie : SOCO (Le service de coordination sociale qui est devenu ensuite l'Office des Affaires Spéciales, OSA). Ce service était dirigé par un homme aimant les gros cigares et qui semblait avoir pour habitude de mettre ses pieds sur son bureau ... J'ai dû signer avant de commencer mon cours un papier me condamnant à payer une amende si je révélais un tel contrat (80'000,- par personne ayant été informée).

Plus tard, j'ai fait la connaissance de Monsieur Arnaud. B., qui lui aussi avait dû signer un tel document, C'était pour ce qui le concerne peu avant son unique et dernière mission pour la secte : celle d'infiltrer le cabinet du docteur psychiatre Jean-Marie Abgrall de Toulon. Une mission dont le but était de connaître ses relations et éventuelles manquements aux lois et coutumes. Durant cette mission, Mr B. a pu voir le vrai visage de la secte, le docteur l'ayant de suite repéré et expliqué les mécanismes employés pour le manipuler.

Cet aussi en 1984 que je commence à fréquenter l'église "Celebrity-Center" de la scientologie situé dans le XVIIème arrondissement (le CC dans le jargon de la secte). Ce centre de célébrités accueille surtout des artistes scientologues et c'est l'église de scientologie de Paris qui m'a vivement conseillé de m'y rendre.

Dans un tel lieu, j'ai été l'objet d'attentions toutes particulières. D'autant plus que je venais de participer au festival de Cannes avec Alain Tanner pour son film "Dans la Ville Blanche". Un film dont j'avais composé la musique et qui venait de recevoir en 1983 le César du meilleur film francophone.

Début 1984 je m'inscris également comme élève à l'école du peintre symboliste Aimé Venel et début 86 je commence une formation de chef d'atelier dans cette même école.

Je travaille à Paris comme professeur de musique dans une école scientologue. Je sous-loue une chambre d'abord chez un couple d'employés scientologues. Je me souviens d'avoir acheté de la nourriture à ce couple car il venait d'avoir un enfant et leur frigo me semblait toujours désespérément vide.

A Paris, je loue ensuite une chambre chez celui qui deviendra le bras droit des services secrets de la scientologie en France : Jean-Louis Gagnot.

Il m'expliquera bien des rouages de la scientologie que j'ignorais comme par exemple le fonctionnement de l'IAS et celui de l'éthique de scientologie internationale.


3. Un programme d'audition qui a porté atteinte à ma santé

Une médication qui devrait être interdite

Au printemps 1984, pour m'y faire revenir, l'organisation de Genève m'offre la possibilité de recevoir gratuitement de l'audition. Une employée, Mme Arianne Jaquier, doit en effet faire urgemment des exercices d'audition comme entraînement pour sa formation d'auditrice. Elle a besoin de plusieurs cobayes ...

Avant d'avoir le droit de bénéficier d'un tel programme thérapeutique je suis contraint de suivre le programme de purification. Le programme de purification consiste en la prise journalière pendant quinze jours environ de méga- doses de niacine et de vitamines combinées à des séances de sauna de plus de quatre heures et cela sans aucun suivi médical !

Avant de pouvoir suivre ce programme de purification, on me fait lire un texte de Ron Hubbard qui affirme : "ce qui apparaît par l'audition seule l'audition le fera disparaître". J'ai dû également signer un papier où il était écrit que ce programme est considéré comme de l'audition et que par conséquent tout se qui arriverait devait rester totalement et absolument confidentiel, cela pour le bien de ma santé et également pour éviter de choquer certaines personnes qui ne connaîtraient pas cette nouvelle science (dixit !)

Le 10 juin 1984, avant de suivre (subir) le programme de purification je dois encore remplir le test de personnalité avec ses 200 questions. Je pensais à ce moment qu'il permettait à la scientologie de mesurer mon état mental et je n'y ai vu qu'une simple routine. En réalité il y a des questions sur ce test qui permettent aux vendeurs de savoir si vous êtes prêt à faire des sacrifices financiers. C'est ainsi qu'à l'issue de cette purification, j'ai été contacté par plusieurs vendeurs scientologues et que j'ai fait ma première vraiment importante "donation" à la scientologie.

    Un programme de purification qui porte atteinte à ma santé

Pendant ce programme de purification, je commence à avoir des maux de gorge et des inflammations du larynx. Cette atteinte me gêne dans ma profession de saxophoniste et cela d'une manière si aiguë qu'en septembre 1985 je n'arrive presque plus à jouer. 

Les doses élevées de niacine (400-500 mg par jour) faisaient apparaître de grandes plaques rouges à la hauteur de mon larynx. La scientologie a estimé que cette réaction à la niacine et aux vitamines ingurgitées à fortes doses était normale.

L'auditeur à Genève responsable de ce programme, M. Christian Bösiger, a évalué ma réaction de la gorge comme étant une allergie et il m'a fait lire un texte de Ron Hubbard qui affirmait qu'une telle réaction ne pouvait disparaître qu'en augmentant les doses de niacine !

Ill n'hésitera pas à me prescrire cette solution farfelue étant un scientologue endoctriné de longue date.

    Les vendeurs scientologues sont des manipulateurs

Mon inflammation persistant après ce programme de purification, la scientologie, tout en m'interdisant de prendre des antibiotiques ainsi que de voir un médecin, m'a imposé de l'"audition de scientologie" ainsi que des "assistes de scientologie". Thérapies où je devais pendant des heures dire des "OK" (des accusés de réception) à des objets placés en face de moi sur une table (sic). Un tel traitement n'a fait qu'aggraver mon inflammation et l'a rendue chronique.

D'un côté j'étais dopé par les doses massives de vitamines et de l'autre j'avais gobé les promesses de guérison. Les vendeurs ont donc eu leur tâche facilitée et c'est ainsi que je leur ai versé le 5 juillet 1984 la somme 10'948.- francs suisses (env. 6'800 euros). Cette somme incluait une avance de 3'474.- francs suisses pour pouvoir attester l'état de "clear" en Angleterre (St Hill).

La scientologie ne s'estime aucunement responsable de l'atteinte à ma santé

Selon deux expertises médicales, des antibiotiques auraient suffit à soigner mon inflammation et la scientologie est entièrement responsable d'une telle atteinte à ma santé. Au contraire pour les scientologues cette atteinte n'a aucune relation avec une quelconque prescription pseudo-médicale de sa part ! Ainsi, l'Eglise de scientologie internationale a toujours refusé de me verser le moindre dédommagement et se fiche totalement du fait que j'ai dû arrêter ma carrière de musicien saxophoniste et flûtiste.

La justice quant à elle a estimé que le dossier d'instruction ne montrait pas la responsabilité exacte de chacun des inculpés scientologues et a classé ma plainte après sept ans d'instruction ...

Un scientologue n'a pas le droit de parler à quiconque de ses difficultés ou de ce qui se passe dans un programme d'audition ou de purification excepté à la personne qui a la fonction de superviseur des programmes d'audition ou celle de superviseur du programme de purification. Ce sont les seules personnes habilitées à recevoir nos confidences. Dans mon cas le responsable des programmes d'audition (le C/S - le superviseur des cas) était Christian Bösiger. Je ne voyais dans un tel règlement que secret médical préservé et structure professionnelle.

De nombreux "assistes" m'ont été ensuite imposés durant de longues heures dans le seul but de guérir ma gorge (sortes de processus répétitifs d'autohypnose). Comme il n'y avait aucun résultat, on m'a été signalé que cela devait être une allergie. Un lourd programme spécial d'audition a été mis en route avec Mme Ariane Jaquier comme thérapeute scientologue (auditrice de scientologie) sous les ordres de M. Christian Bösiger.

Mme Ariane Jaquier-Jackson a quitté depuis la scientologie et est venue des USA pour témoigner à mon procès en 1993 contre la scientologie.

Elle a attesté devant le Juge que les scientologues avaient diagnostiqué une allergie de ma gorge et qu'ils se sentaient tout à fait capables de me guérir.

Ensuite ne voyant aucun résultat, on m'a imposé la prise du GUK et de vitamines B1, et des vitamines complexes contenant parfois de la niacine. Un tel cocktail m'était prescrit avant les séances d'audition et j'étais alors comme ivre. Les séances de thérapie se sont alors déroulées de plus en plus rapprochées les unes des autres et parfois durant des jours entiers.

 Liste de mes versements effectués à la scientologie de 1979 à 1989 cette liste montre que la scientologie à su profiter de mon état de faiblesse pour obtenir des versements de plus en plus importants.


4. Je dois faire des enquêtes pour être un bon scientologue

En août 1984, suite à ma collaboration avec SOCO-Paris je suis chargé de faire une enquête sur plusieurs ennemis de la scientologie.

Patricia Forestier de OSA-Paris (l'office des affaires spéciales de la scientologie) est venue spécialement à Genève pour me rencontrer. Elle m'a montré une liste de personnes suppressives (ennemies de la scientologie).

Je suis mis au courant de prétendues malversations d'un médecin à Genève, le docteur Sarkisov, un médecin psychiatre qui selon la directrice de l'organisation de Genève, était "La Cause" des mauvaises statistiques de l'Organisation de scientologie de Genève !

On me donne une série de questions et l'on me communique le nom et les téléphones de personnes pouvant m'aider pour cette enquête.

Les propos recueillis au sujet des suppressifs de la scientologie sont troublants pour moi. A ce moment les ennemis de la scientologie me sont présentés uniquement comme des personnes immorales et nuisibles. (Lien vers les réponses données par la scientologie à Jean-Luc Barbier)

Je me demandais comment ces personnes ont pu continuer, ou même commencer, à faire de la scientologie sans être inquiétées par un des contrôles de la scientologie.

Ne faut-il pas régulièrement répondre à des *contrôles de sécurité (security check) avec une machine l'e-meter ? Un instument censé faire réagir au moindre stress son aiguille; ce qui signifie pour les scientologues que vous leur cachez quelque chose !  

Cette situation était troublante. Je ne comprenais pas et à ce moment je ne savais pas que cette machine était absolument incapable de détecter quoique ce soit de façon fiable.

Lorsque je rends mon rapport d'enquête via le directeur de l'Org de Genève je suis dans une certaine confusion.


5. Il faut éliminer ce psy

Je suis questionné de long en large sur mon enquête et sur mes propres intentions. On veut absolument savoir qui est le meneur du groupe des suppressifs de la région de Genève. On m'explique de long en large ce qu'il me faut faire scientologiquement parlant contre des suppressifs. (cf. l'éthique de scientologie)

"Il faut l'éliminer me dit-on droit dans les yeux". 

Sur le moment j'ai vraiment compris que je devais assassiner le médecin psychiatre.

Les textes de Hubbard que j'ai dû étudier de long en large depuis cette mission d'enquêteur ne parlent-ils pas d'"élimination de l'ennemi dans une nuit noire", d'un "corps à faire disparaître", de "tueurs à gages", de "crimes qui étaient pardonnés par la scientologie".

Le sens de cet ordre "éliminer" ne pouvait être plus clair, cela d'autant plus que j'ai été mis en contact au même moment (est-ce un hasard ?) par l'organisation de scientologie de Lausanne, avec deux personnes connaissant les armes. J'ai pris peur de devoir accomplir une telle mission et j'ai cherché au plus vite à m'y soustraire. Je n'ai jamais voulu devenir un tueur et alors j'ignorais vraiment ce qu'était un délit sacré.

Il me fallait trouver une porte de sortie au plus vite pour montrer à la scientologie que j'étais un bon scientologue.

Comme j'étais venu en scientologie pour savoir comment venir en aide à des personnes droguées, j'ai alors proposé de créer et ouvrir en suisse romande un centre pour toxicomane. l'association Narconon. Patricia Forestier, à qui j'ai également indiqué mon refus de continuer cette mission. a alors demandé à Rémi M. un membre de SOCO-Paris (une succursale scientologue) de me présenter le programme Narconon.

Elle m'a suggéré de contribuer à l'ouverture d'un tel centre en Suisse.

Elle m'a affirmé : "Narconon est une bonne monnaie d'échange en cas de problèmes avec la police". En leur communiquant par exemple des noms de vendeurs de drogue. Narconon permet aussi d'avoir de bons arguments pour les relations publiques. "Personne ne s'oppose à une action d'aide aux drogués" m'a-t-elle encore dit.

Patricia Forestier me donne alors quelques exemples d'action de propagande et exige que je fasse à Paris un cours confidentiel de relation publique.

Les vendeurs de scientologie me rendent également attentif au fait que pour être invité aux cours confidentiels de scientologie, il faut être un bon scientologue. On me précise aussi que seuls les bons scientologues sont invités à de tels cours confidentiels ! Ils m'expliquent par exemple que mon diplôme de dianéticien ne sera valide que si je fais le nécessaire pour faire connaître la scientologie.

Impossible de quitter un tel bourbier

Je ne me sentais vraiment pas l'âme d'un barbouze et quitter la scientologie était trop tôt pour moi. Certains de mes amis venaient juste de commencer des cours de scientologie. Parmi eux, il y avait un professeur de musique du conservatoire ainsi qu'un professeur d'une école primaire du canton de Genève.

Je n'avais pas d'argent pour ouvrir un tel Centre Narconon. Heureusement je connaissais comment la scientologie évaluait la valeur de ses adeptes (statistiques des donations, des achats de cours, du nombre d'amis amenés en scientologie).

En conséquence, j'ai proposé d'assumer la présidence et les relations publiques d'une Association Narconon ("Dites non à la drogue") dans le but d'obtenir l'ouverture prochaine d'un centre Narconon en Suisse romande.

Pour obtenir le "OK" de l'officier d'éthique de Genève et pour que ma proposition soit acceptée et ainsi réussir à échapper à cette mission d'élimination, j'ai encore dû montrer patte blanche en lui achetant un autre cours d'éthique et de nombreux livres de scientologie.

A propos de ce cours d'éthique j'aimerais ajouter que j'ai dû le refaire en 1989 lors de mon séjour au centre de Clearwater en Floride aux USA. Cette fois c'était pour échapper à de nouvelles contraintes. Cette organisation aux USA voulait en effet que je termine l'étude de l'ensemble de mes cours d'auditeur de scientologie en les payant au passage une deuxième fois sous prétexte qu'ils étaient mieux délivrés chez eux et que cela me donnerait le droit de suivre les cours confidentiels de scientologie ! (Les cours OT1 à OT7) ! Je leur ai donc proposé comme marché d'acheter plutôt le nouveau cours d'éthique qui venait d'être mis au point (un cours pilote confidentiel) avec pour prétexte d'aider l'organisation de Genève qui, et je le savais bien, manquait depuis des années cruellement de personnel.

J'ai aussi ajouté pour me défendre de cette nouvelle tentative d'imposition que je pouvais si je le voulais faire mes cours confidentiels en Angleterre car mon temps était limité et que cela était proche de chez moi. La lutte a été brève cette fois, environ deux heures. J'ai grâce à de tels arguments pu commencer mes cours confidentiels dans le délai que je m'étais fixé. Ce n'était pas le cas de bien des personnes autour de moi aux USA.

Comme quoi en scientologie si vous ne vous défendez pas un minimum ce n'est pas tout votre argent qui va tota- lement disparaître, mais vous n'aurez plus le moindre espace de liberté. Sans oublier que la liberté de l'adepte conditionné que j'étais devenu n'était qu'une illusion : liberté de choix entre une organisation et une autre organisation de scientologie; un cours de scientologie et un autre cours de scientologie ...


6. Les fausses statistiques de Narconon

M. feu Albert Jaquier m'a prêté un local situé dans le quartier des Pâquis à Genève pour les activités de mon association Narconon que je venais de fonder avec deux autres scientologues lausannoises : Mme Catherine Uthemann et Mme Caroline Bader.

En tant que président et fondateur de Narconon Suisse j'ai reçu une liste des personnes de nationalité suisse, toutes ayant suivi le programme de désintoxication Narconon-France (à Grancey sur Ource) dans le but de calculer la statistique des résultats. J'ai donc contacté ces personnes, ou leurs familles, et obtenu un grand maximum de 10% de non-rechute dans la drogue.

La direction de SOCO a refusé de tenir compte de mon enquête et m'a imposé de présenter aux autorités suisses du cantons de Vaud, avec qui j'étais en pourparlers, une série de documents qui ne parlaient eux, que de succès et résultats avec plus de 80% de réussite (de non rechute) !

Nous avons rencontré des journalistes et des autorités à qui je remettais en plus de ma documentation habituelle sur Narconon de grandes enveloppes orange fermées. Je devais dire qu'il s'agissait d'informations complémentaires sur les Centre Narconon dans le monde. Y avait-il aussi des chèques ou des billets de banque ou de cinéma .... nul ne le sait ...

Un centre Narconon finira par être créé cinq ans plus tard, quelques semaines après mon expulsion de la secte. C'est Mme Catherine Uthemann qui en sera la directrice dévouée.

Il recevra un total de 400'000 euros de subventions de la part de l'Etat puis suite à diverses interventions de ma part et de plusieurs politiciens elles seront supprimées. Ce centre est maintenant fermé faute de moyens.


7. En scientologie cela peut coûter cher de désobéir

1985-1986

Je continue de séjourner régulièrement à Paris pour tenter d'attester mes cours d'académie car l'organisation de Genève n'a toujours aucun personnel formé nécessaire.

Encore des promesses ...

Le 29 septembre 1985 :

Je reçois une lettre de Ron Hubbard me conseillant de voir le Cramming officer pour les problèmes psychoso- matiques. C'est alors que Christian Bösiger me fait lire la référence du niveau 4 au sujet des maladies : "si les maladies ne partent pas lors de l'"attestation de clear" toutes partiront sur les niveaux confidentiels supérieurs" (Ned pour OT).

Je souffre terriblement de la gorge. Ma pharyngite n'ayant pas été traitée, mes inflammations se transforment en infections chroniques me donnant de la fièvre pour de courtes périodes. Je ne peux envisager de voir un médecin. La solution dont chaque scientologue me parle est d'aller le plus vite possible attester clair.

Je vais attester en Angleterre l'état de clear" (une sorte de hiérarchie dans la soumission de son être et de ses émotions). Mais à cause de mes inflammations persistantes, je n'arrive pas à poursuivre ma carrière de musicien. Je dois trouver une autre solution professionnellement parlant.

Début de l'année 86 :

Je réalise en Inde une ultime tournée musicale avec mon quartet de jazz et un invité percussionniste indien rencontré à Paris. Mes inflammations de gorge sont devenues si chroniques que je ne peux plus assumer deux concerts de suite. Devant trouver une nouvelle source de revenu, sur les conseils du Celebrity Center de Paris, j'ai décidé d'ouvrir une école de dessin-peinture à Genève au printemps 1986.

Au début, je donnais à la fois des cours musique et de dessin à mon domicile carougeois (Carouge près de Genève) et je versais pour cela 10 % de royalties à la MAVI (Méthode Aimé Venel International).

Printemps 1986 :

Très vite, le succès grandissant, j'ai changé de local à plusieurs reprises.

Devantt un tel résultat, plus de 50 élèves inscrits en quelques mois, on me presse pour que j'achète une franchise de cette école de peinture. Selon les scientologues qui s'occupaient de la promotion de cette école l'achat d'une telle franchise était obligatoire si je ne voulais pas que des concurrents s'installent à côté de mon atelier ! J'ai donc cédé sous cette pression et acheté cette franchise 15'000 euros cash.

J'ignorais que cette école me menacerait ensuite de rompre mon contrat à la moindre contestation de ma part et si je persistais à refuser d'ouvrir sans le moindre délai d'autres écoles en Suisse !

Chaque jeudi à 14h00 mon chiffre d'affaires devait être en constante progression et cela sans que mon contrat de franchisé ne stipule cette clause. Pour le maintenir les gestionnaires scientologues de cette école ne cessaient d'exiger que je fasse payer des cours en avance à mes élèves et ne cessaient d'exiger de ma part que j'ouvre au plus vite d'autres succursales.

Je recevais sans cesse des appels téléphoniques qui me menaçaient d'une rupture de contrat et cela également de la part de la femme du peintre fondateur de cette école.

Conditionné par la scientologie, il m'était alors impossible d'imaginer une consultation chez un avocat afin de connaître mes droits en tant que franchisé. Si je l'avais fait une délation serait un jour ou l'autre parvenue à la scientologie qui aurait aussitôt traité mon action comme un acte criminel.

Avec la scientologie j'avais bien appris à obéir car le moindre rapport d'éthique peut vous coûter cher. On peut par exemple vous contraindre à faire une donation, à acheter des cours sans utilité, ou subitement vous expulser.

Lorsque vous critiquez ou refusez d'obéir. en scientologie, vous devenez une "personne suppressive" (SP) et alors vous perdez tous vos droits en tant que scientologue. Les membres de la secte ont alors l'interdiction ABSOLUE de communiquer avec une personne déclarée suppressive.

Eté 1986

Je dois "attester clair" impérativement

Dès que j'ai eu terminé l'audition des niveaux 1-4 et celle de la dianétique (NED), fin été 1984, je recevais sans cesse des appels téléphoniques pour que j'aille en Angleterre attester l'"état de clair".

Il ne m'était plus possible d'échapper à cette obligation. Je me suis donc rendu à St-Hill vers la mi-août pour attester ce niveau. Il m'a suffit de signaler que je me sentais comme extérieur de mon corps pour recevoir mon diplôme de "clair" ! Comme pour toutes les séances d'audition, et bien davantage pour ce niveau, il m'était interdit de communiquer à quiconque mes doutes concernant le sérieux de cette étape sous peine d'être sanctionné et de ne plus pouvoir recevoir d'audition.

L'audition était devenue comme une drogue pour moi, malgré mes doutes, j'attendais encore la suite pour me décider à arrêter ou non.

En scientologie un scientologue doit être capable de tout !

Ne pas obéir vous conduit devant l'éthique de scientologie. Votre comportement est alors dit suppressif et vous êtes alors interdit de salle de cours pour un temps indéterminé, et même parfois contraint à verser des sommes importantes pour réparer vos fautes. (Elles sont toujours nombreuses ...)

En tant qu'artiste vous pouvez même être contraint à devoir entreprendre des actions de promotion pour la scientologie auprès de votre public. Voir par exemple le prosélytisme à la Tom Cruise

Le 23 octobre 1986 :

Je dois rédiger un "CSW" (complete staff work) pour demander l'annulation d'un autre ordre de non-enturbulation me concernant. Pour me faire pardonner, il m'est exigé de faire chaque fois qu'il est nécessaire un rapport d'éthique pour signaler toutes les choses utiles à la scientologie. j'avais appris, me dit l'officier d'éthique. dans le cours d'éthique, que ne pas faire de rapport est sévèrement puni, j'avais été donc bien informé. J'ai aussi dû faire la promesse de vouloir à nouveau amener des clients à l'org de Genève. En fait les services étaient si mauvais que j'avais osé affirmer ne plus vouloir y amener qui que ce soit ce qui visiblement était parvenu aux oreilles des dirigeants de la secte.

LA SCIENTOLOGIE ME CONTRAINT POUR RÉPARER MES ERREURS A ACHETER LE COURS "SPÉCIALISTE DE L'ETHIQUE" SANS QUOI ELLE REFUSE DE LEVER PAR SA SIGNATURE L'"ORDRE DE NON ENTURBULATION". JE PHOTOCOPIE EN CACHETTE MA LETTRE CAR LA SCIENTOLOGIE N'AUTORISE PAS LES COPIES.

DEPUIS CET ORDRE DE NON-ENTURBULATION JE SUIS CONTRAINT A DEMANDER UNE AUTORISATION POUR CHACUNE DE MES ABSENCES (LOA - leave of absence).

JE N'AI DONC MAINTENANT PLUS LE DROIT DE PARTIR OÙ QUE CE SOIT SANS LE SIGNALER PRÉCISÉMENT A LA SCIENTOLOGIE !


8. Menace de mort et contrainte

La succursale américaine de scientologie m'a un jour signifié par écrit que je risquais de mourir ou de m'effondrer psychiquement si je ne faisais pas sans tarder les niveaux supérieurs de la thérapie de scientologie (les cours confidentiels OT).

8 décembre 1987 :

Lettre de propagande de la scientologie de Clearwater (Floride) - "What is the Wall of Fire?" - "I don't describe it to you in very broad detail because it's very likely to make you sick too". (Ron Hubbard)

C'est à ce moment que le vendeur Patrick Robert de l'église de scientologie de Lausanne (Flag Service Consultant - FSC) m'imposa d'acheter sans plus tarder mes cours confidentiels. Pour me manipuler, il m'a dit pouvoir me faire une offre exceptionnelle avec une remise de 50%. Une astuce qu'il a faite à bien d'autres scientologues, ce que j'ai appris bien plus tard à ma sortie de la secte.

L'église de scientologie de Genève me proposa également pour obtenir cet emprunt un associé qui avait de bonnes relations avec des banques susceptibles de m'accorder un crédit commercial.

Tout doit être fait en vitesse chez les scientologues. Ils ne vous laissent jamais le temps de réfléchir. Les vendeurs scientologues par exemple n'ont aucunement hésité de me téléphoner à des heures indues pour me demander sans cesse de "clore ce cycle ouvert". Pour me convaincre ils me précisaient au passage : "Avec un tel flux théta tu ne peux qu'obtenir de nouvelles entrées d'argent" (sic)

De cet emprunt destiné initialement à mon entreprise plus de 50% partiront directement sur un compte de la scientologie au Luxembourg pour ensuite figurer au bilan de mon entreprise comme simples "frais de formation" sans en préciser le bénéficiaire ...!

Je subis peu après de semblables pressions avec les mêmes techniques de ventes. Mon deuxième versement pour ces cours confidentiels sera cette fois de 70'000.- francs suisses.

En effet, peu de temps après avoir versé la somme demandée pour l'achat de mes cours confidentiels (OT1 à OT7), il m'a été signifié qu'il manquait l'achat un certain nombre d'"intensives" d'auditions (une "intensive" correspond à 12h30 de thérapie scientologue). C'est ainsi que pendant de nombreux mois je ne cessais de recevoir des fax me signifiant que je ne pourrais plus bénéficier de l'offre de départ (50% de réduction sur le prix normal) si je ne payais pas de suite le solde indiqué ...

Mes premiers doutes sérieux

J'ai commencé à avoir de plus en plus de réticences à me rendre à l'Eglise de scientologie. D'une part, l'associé proposé pour m'aider à obtenir des crédit bancaires s'était désisté de son poste de co-directeur et, d'autre part je ne cessais d'être harcelé par WISE, un groupe d'entrepreneurs scientologues.

WISE voulait impérativement que j'affilie mon entreprise à son réseau

Les responsables de WISE voulaient m'imposer le versement de royalties et me contraindre à utiliser exclusivement leur méthode de gestion scientologue : une structure hiérarchique et contraignante où la moindre action fait l'objet de statistiques avec à la clef récompenses et pénalités.

Suite aux pressions de WISE, une employée scientologue a même tenté de contraindre ma future femme de se séparer de ma personne. Elle m'a présenté comme une personne peu fréquentable car j'avais reçu un ordre de non-enturbulation (blâme suprême avant expulsion) pour mes refus constants d'affilier mon entreprise au réseau des entrepreneurs scientologues WISE.

Le 5 mai 1987 :

J'ai un grave accident de voiture. Il est dû à ma situation de stress. Cet accident ainsi que l'aggravation de l'état de ma gorge sont interprétés comme un signe du danger auquel je suis maintenant exposé si je ne fais pas rapidement les cours confidentiels ... (ref. la zone à risque entre clear et OT3 HCOB 23.12.1971)

Il faut vendre de la scientologie à tout prix

20 juin 1987 :

Je suis contacté par téléphone et lettre par la responsable des ventes de la scientologie de Flag (Clearwater -Floride). Thérèse Morin voudrait que je vende des cours de scientologie à mes relations !- "Amène sur le champ ces 100 personnes dont tu m'as parlé" Thérèse Morin dans cette missive datée du 20 juin 1987 me demande également si j'ai fait le cours de dissémination.

Une telle demande prouve qu'il existe bien un cours de vente en scientologie. Pourtant c'est le contraire qui sera affirmé devant le juge Claude Wenger (Tribunal pénal de Genève) par le responsable de l'église de scientologie. Ce haut responsable n'hésitera aucunement à affirmer devant le juge qu'en scientologie il n'y a pas de cours de vente ! Evidemment jouer sur les mots vente et cours dissémination ne gêne en rien la scientologie lorsqu'elle doit rendre des comptes devant la justice. Comme si la dissémination en scientologie avec son enseignement des techniques d'amorçage n'était pas de la vente ....

4 août 1987 :

Je suis recontacté par la responsable des ventes de la scientologie de Flag (Floride - USA) - "As-tu bien reçu ma lettre du 20 juin dernier ? T'es-tu mis en contacts avec Daniel C. pour disséminer la scientologie à tes 100 prospects ?" Comme quoi la scientologie à tout moment n'hésite pas à vous relancer, même depuis les Etats-Unis !

Décembre 1987 :

Je souffrais toujours de ma gorge et ne pouvais plus pratiquer professionnellement mes instruments de musique (saxophone et flûte traversière). En décembre m'est signalé dans plusieurs courriers qu'il y a de grands risques pour ma santé à ne pas continuer au plus vite mon programme scientologue d'audition jusqu'au niveau confidentiel OT3. (cf. Lettre de propagande du 11 décembre 1987 de Clearwater (Floride) - "That the malady from which they suffer is actually designed to stop or impede such a movement as ours is not of any great major consideration" - Ron Hubbard - RJ 67)


9. Des méthodes diaboliques

Le 1 janvier 1988 :

Une comptable scientologue établit un faux bilan pour obtenir un crédit supplémentaire afin que je puisse rapidement acheter les niveaux confidentiels. (Cette comptable a reconnu les faits devant le juge lors de mon procès contre la scientologie.)

C'est une amie scientologue qui m'a présenté cette fiduciaire et sans que je le sache cette amie recevra 10% de commission sur tous mes versements concernant les cours confidentiels. Je l'apprendrais bien plus tard lors de mon séjour aux USA au printemps 1989. La règle est la suivante : si durant une période de plus de trois mois le précédent vendeur bénéficiaire de commissions de vente n'a rien vendu à sa victime vous pouvez prendre sa place et recevoir à votre tour les commissions sur ce que vous arrivez à lui vendre ! Ainsi en scientologie il y a toujours quelqu'un qui tentera de vous vendre quelque chose ...

Le 4 janvier 1988 :

Une de mes employées scientologues est manipulée par la scientologie pour signer une fausse attestation de salaire afin qu'un autre employé scientologue puisse obtenir un crédit bancaire plus important pour acheter des cours de scientologie. En scientologie la soif d'argent est intarissable...

La «zone à risque» et encore de belles promesses

Patrick Robert, le responsable des ventes me signale que je suis dans une zone à risque. Il me presse d'aborder au plus vite les niveaux d'OT confidentiels. Il me promet une fois de plus, et comme l'avaient fait tous les vendeurs de scientologie jusqu'alors, de me rembourser si je ne suis pas satisfait.

Ce vendeur, dont le bureau est situé à Lausanne ,10 rue de la Madeleine (FSC). m'affirme qu'à Flag, ils pourront manier rapidement mes problèmes de gorge, ainsi que tous mes cours non terminés. Il me promet également que mes cycles d'éthique encore ouverts, comme par exemple l'affaire concernant le départ prématuré de mon associé scientologue, pourront eux aussi être traités.

Le 12 juillet 1988 :

Je reçois un rapport d'éthique visant à me contraindre de ne plus critiquer et de venir au plus vite faire mes cours aux USA.

Le 22 août 1988 :

Patrick Robert, le vendeur lausannois des cours confidentiels de scientologie, m'annonce que les prix des services aux USA (thérapie et cours) vont augmenter de 20% !

"L'augmentation des prix s'applique à l'Europe seulement; ceci est dû au taux de change qui affecte les diffé- rences de contributions entre les orgs supérieures et les orgs inférieures. Les contributions pour les orgs supé- rieures devant être 20% plus chères que les autres orgs vu la qualité des terminaux techniques."

La scientologie semble oublier que, dans sa propagande et au travers des écrits de Ron Hubbard, qu'elle ne cesse de proclamer, que la technologie de scientologie ne peut qu'être appliquée de façon standard et qu'elle est de même qualité dans toutes les organisations du monde entier ... Elle n'est donc pas à une contradiction près.

Lettre du bureau Flag Service Consultant (FSC) de Lausanne (22 août 1988)

La scientologie m'impose ses pénalités pour mes employés !

Le 16 septembre 1988 :

Je reçois une convocation de la cour centrale de justice scientologue en Suisse (bureau situé à Zurich) pour une audience à Berne en présence de deux employés scientologues.

Le résultat de ce procès interne a été que L'Eglise a réussi à m'imposer son système d'éthique pour mon entreprise et par conséquent un système inhumain et catastrophique qui m'a donné bien des difficultés relationnelles avec mes employés par la suite, qui avaient l'habitude que je respecte les lois du travail et qui subitement allaient être traité selon les codes scientologues.

Convocation devant un tribunal scientologue

Jugement du tribunal scientologue. Je suis contraint à utiliser la justice scientologue dans mon entreprise ! (l'éthique de scientologie) - "M. Barbier must name a person in charge for the ethics of his workshops of drawing and painting!"

La scientologie c'est l'art de vous mener en bateau

Faute de personnel en 1988, il m'est toujours impossible de suivre mes cours de formation d'auditeur à l'organisation de scientologie de Genève. J'écris à ce sujet à l'executif director international, M. Guillaume Lesevre (ED Int). Au lieu d'agir et de me venir en aide il ne fait que me renvoyer la patate chaude en me demandant d'écrire des rapports

"I understand your point of view. You can do your part by writing Knowledge reports with specifies ... I look forward to things going better very soon." ...

Les réponses évasives de Guillaume Lesevre (ED Int) (avril - novembre 1988)

Je lui signalais dans mes courriers une présence de seulement 5-6 employés à Genève et l'absence du moindre formateur qualifié.

Faire de la publicité en vendant des cours sans pouvoir les délivrer est de l'ESCROQUERIE !

Selon les statuts de la scientologie internationale une organisation de scientologie "classe 4" comme celle de Genève se doit d'avoir une quarantaine d'employés formés pour pouvoir former des auditeurs de niveau 4. Au printemps 1989 il n'y aura même plus que 4 employés présents à l'Eglise de scientologie de Genève !

6 décembre 1988 :

LE RESPONSABLE DES VENTES DES COURS CONFIDENTIELS DE LA SCIENTOLOGIE À LAUSANNE M'ANNONCE QUE CE QUE JE LUI AI ACHETÉ ÉTAIT EN FAIT INCOMPLET ET QUE JE DOIS LUI VERSER DE SUITE UN COMPLÉMENT DE 12'500 EUROS POUR QUE SON OFFRE DE RÉDUCTION RESTE VALIDE !

"Si une personne veut bénéficier d'une réduction sur un ensemble de cours (un package) il doit acheter tous les services inclus dans le pack, ce que tu as fait. Maintenant certaines étapes peuvent prendre plus d'heures. Donc quand une personne a besoin de plus d'heures il doit rajouter les fonds nécessaires sinon il prend l'argent de son package correspondant à d'autres services et ainsi il n'a plus tout le pack payé donc plus les avantages. Le prix des trois cours qui te manquent (trois  intensives d'audition - soit 3 x 12h30) est de 19'907 francs suisses (12'500 euros)"

Cela est un parfait exemple de la vente telle qu'elle est pratiquée quotidiennement par la scientologie. Tu bénéficies d'une offre, puis on te dit qu'il y a d'autres choses à acheter qui sont obligatoires. Par exemple des pré requis ou comme ici des heures de thérapie scientologue.

9 décembre 1988 :

Pour mon prochain stage aux USA, je reçois une offre spéciale de la scientologie de Zurich pour louer une chambre - "Il serait plus économique pour toi de réserver maintenant. J'ai la possibilité de t'offrir 14 semaines de plus pour le prix de 4860 $" - Cette offre en fait c'est 50$ par jour pour une chambre avec des draps non changés, un matelas moisi et sale, et la présence de nombreux cafards ... Une chambre que je refuserai bien entendu d'occuper ce qui me vaudra bien des discussions jusqu'à ce que l'on accepte de me loger au même prix dans une chambre d'un autre bâtiment de la secte, le Fort Harrison, celui-ci rénové récemment.

L'annonce d'une augmentation prochaine des prix et l'achat de cours obligatoires ne sont que des astuces de vente. Bien que cela ne soit pas le propre de la scientologie la différence ici c'est qu'une augmentation de 20% par mois c'est de l'usure, et, vendre un objet, pour ensuite indiquer qu'il manque des éléments à cet objet, c'est de l'escroquerie. Lorsque vous êtes un adepte votre sens de la réalité est largement altéré. Vous avez généralement perdu le sens de ce qui est légal de ce qui ne l'est pas. De plus, la scientologie profite de votre méconnaissance des lois. Vous êtes donc facilement manipulable et les vendeurs de la secte savent parfaitement en profiter.


10. Les entrepreneurs scientologues ont des devoirs bien spécifiques !

Novembre 1988 :

Dans mon entreprise de dessin et peinture, je formais des jeunes. La scientologie a détourné un de ces jeunes pour le faire travailler chez elle. J'ai contesté ce recrutement qui a été conclu dans mon dos et ne respectait pas les délais légaux ni les clauses du contrat en cas de rupture.

Bien que je fusse dans mon droit, la scientologie a réussi à me manipuler pour que j'accepte ce détournement avec ses conditions. Pour cela elle a émis à mon encontre un ordre d'éthique qui me menaçait d'être expulsé à la moindre nouvelle contestation.

Une membre de l'organisation américaine de scientologie (Une missionnaire de la sea-organisation) est intervenue auprès de ma personne pour me contraindre à accepter un recrutement d'un de mes employés pour le compte de la scientologie internationale.

Je me suis vigoureusement opposé à la débauche de mon employé car il venait de suivre une formation de chef d'Atelier et devait reprendre la direction d'une succursale, afin que je puisse me rendre aux USA y suivre les cours confidentiels de scientologie. Mais s'opposer au recrutement d'une personne pour l'organisation faîtière de scientologie est un crime majeur, selon Ron Hubbard lui-même !

Ayant manifesté mon désaccord pour ce recrutement j'ai donc reçu un ordre de non-enturbulation !

Un tel ordre signifie qu'à la moindre nouvelle contestation la personne visée par un tel ordre sera exclue de la scientologie et déclarée "personne suppressive" !

Un "ORDRE DE NON ENTURBULATION" signifie qu'il va falloir dès maintenant que j'obéisse au doigt et à l'œil aux injonctions de la scientologie sous peine d'en être expulsé. Il va aussi falloir faire une réparation au-delà de ce qui est exigé habituellement pour un non respect d'un règlement de scientologie.

La scientologie nomme toute opposition et critique : "UN ACTE SUPPRESSIF".

Contester l'ordre d'un membre de la sea-organisation de scientologie est un acte gravissime et condamnable.

    Rappel de ma situation médicale : Depuis que la scientologie m'avait imposé d'absorber de fortes doses de niacines en juin 1984 dans son programme de purification je souffre d'une inflammation chronique de mon larynx. Selon les théories hubbardiennes, il ne pouvait s'agir que d'une allergie ... Pour faire face à ce problème de santé, la scientologie m'a donné la garantie que "ce que la thérapie de scientologie avait fait apparaître, elle pouvait le faire disparaître" (dixit Ron Hubbard). Elle m'a également interdit de consulter un médecin et m'a manipulé en me faisant étudier plusieurs textes de Ron Hubbard où il était stipulé, entre autres absurdités et affirmations mensongères, que : "la scientologie est la seule science du mental qui marche" .... et que "les niveaux confidentiels de scientologie résolvent les problème d'allergie". (sic)

    Le responsable de la thérapie scientologue (le C/S) ainsi que de nombreux scientologues, mis au courant de mon problème de gorge, m'ont tous affirmé que les niveaux confidentiels avaient été développés pour résoudre les maladies qui ne disparaissent pas aux niveaux inférieurs, comme les allergies.

Ne pas accepter les contraintes de la scientologie signifiait donc pour moi : le fait de rester malade; le fait de ne jamais pouvoir rejouer de mes instruments de musique (saxophone - flûte traversière) et ce qui m'était le plus terrible à ce moment : le fait d'être expulsé de la scientologie."

JE SUIS OBLIGE D'ACCEPTER DORÉNAVANT TOUTES LES VISITES DES MEMBRES DE LA SEA-ORG POUR NE PAS ETRE STOPPÉ A QUELQUES JOURS DE MON DÉPART AUX USA, CAR IL ME FAUT ABSOLUMENT POUVOIR SUIVRE MON PROGRAMME D'AUDITION DE SCIENTOLOGIE CENSÉ ME SOIGNER.

ORDRE D'ETHIQUE DU HCO Nr 7 / 29 novembre 1988 ORDRE DE NON ENTURBULATION

Des contraintes dictées par l'Eglise de scientologie

En plus d'avoir perdu un de mes employés, je suis contraint d'écrire les engagements suivants :

    Dans mes contrats, je prévois qu'un remplaçant doit être formé avant qu'un employé puisse quitter son poste avant le terme fixé.

    Quand un membre de la sea - organisation de scientologie vient me voir je fais le nécessaire pour être disponible au plus vite pour le rencontrer."

Source : Document daté du 10 janvier 1989
 
Les deux propositions ci-dessus ayant été jugées insuffisantes j'ai dû revenir chez l'officier d'éthique de l'organisation de scientologie qui m'a dicté les contraintes suivantes :

"J'accepte qu'un autre de mes employés signe un contrat d'employé de la sea-organisation de scientologie et rompe son contrat avant terme."

"J'accepte de laisser partir mon employé sans lui demander d'indemnité"

"J'accepte de n'avoir aucune peur à engager d'autres employés scientologues pour mon entreprise et j'accepte de faire de la dissémination (faire du prosélytisme pour la scientologie) à mes futurs et actuels employés"

La scientologie me pardonne. Mais à quel prix !

Comme toujours en scientologie c'est sous le stress, dans l'urgence, que se sont effectuées l'ensemble des actions de ce cycle d'éthique. J'ai dû me présenter à plusieurs reprises devant les autorités scientologues de Berne et de Lausanne dans un temps record ...

"Jean-Luc s'est présenté à l'Org de Berne et à l'Org de Lausanne pour remédier aux actions commises.
 
Jean-Luc Barbier a montré un réel regret pour les actions commises.
 
Jean-Luc a présenté les preuves et les résultats des maniements (audition et cycle d'éthique) et a montré un réel regret pour les actions commises. Il a aussi fait un maniement dans son entreprise pour faire en sorte que cette situation ne se présente plus.
 
D'après ces maniemenents le comité d'évidence (com-ev) n'est plus nécessaire et l'ordre de non-enturbulation est levé."
 
Signé : Eglise de scientologie de Lausanne

L'organisation de scientologie de Lausanne, à qui j'avais prêté un local pour une conférence et à qui j'avais fait diverses donations, ayant fait le nécessaire pour lever l'ordre de non-enturbulation qui pesait sur mes épaules, je peux maintenant enfin envisager de me rendre aux USA pour les cours confidentiels.


11. Mon séjour cauchemardesque à Clearwater - Florida

(Floride : février à juin 1989)

Début 1989 :

Pressé par toute ma hiérarchie scientologue je payais donc le solde "dû" et reçu l'ordre impératif de me rendre à Cleawater (Floride) pour suivre les cours confidentiels de scientologie. J'ai donc préparé activement mon départ et formé un remplaçant pour diriger mon entreprise durant mon absence. Une absence qui durera environ 5 mois, de février à juin 1989.

Premiers incidents dès mon arrivée

A peine la porte de l'hôtel scientologue "Fort Harrison" franchie que mon passeport est confisqué. On m'informe également que la chambre que j'avais réservée est déjà occupée et il m'est demandé un complément financier pour une exceptionnelle chambre disponible, bien sûr bien plus coûteuse.

J'étais fatigué par mon voyage depuis l'Europe et par la chaleur étouffante qui régnait depuis mon arrivée en Floride. ll devait être environ 11h00 du matin et je ne pensais qu'à me reposer et me restaurer.

Pour moi il était hors de question de donner un centime de plus pour un hôtel qui m'avait déjà coûté presque 100 euros par jour. J'ai donc refusé de leur verser le moindre supplément. Devant ma détermination et mon exaspération de plus en plus visible alors que je me trouve à proximité de la réception de cet hôtel où de nouveaux clients ne cessent d'arriver ma chambre se libère soudain par miracle. Une employée m'annonce à ce moment que "j'avais des bons postulats et qu'une chambre avait été trouvée au prix payé ..." (sic)

Mais les choses vont vite se gâter.

Je suis conduit au sous-sol sous le prétexte de m'offrir un verre de jus d'orange ... et enfermé avec ma valise dans un petit local.

Deux employés se relaient alors sans cesse pour tenter de m'extorquer une donation pour l'achat d'une carte de patron de l'Association Internationale de scientologie (IAS)- Le prix qu'on exige de moi pour cette carte en plastic est la bagatelle de 40'000 $. Pour me convaincre on ira même jusqu'à me promettre qu'en tant qu'artiste la scien- tologie va m'aider pour mon expansion et qu'il me sera donc ensuite facile de retrouver une telle somme. Ben voyons ...

Je refuse tout net en les menaçant d'aller suivre mes cours confidentiels en Angleterre car ils y sont également délivrés et surtout, je n'oublie pas d'ajouter, bien plus près de ma famille et de ma fille qui vient de naître.

    Remarque : Faire jouer la concurrence et montrer qu'ils peuvent perdre à l'instant un bon client quoi de mieux pour que de tels vendeurs vous fichent la paix :-)

Ces deux gardes-chiourmes m'ont retenu enfermé dans ce petit local et cela jusqu'à 1h00 du matin. Pendant tous ces interrogatoires je suis resté impassible. Il ne m'a été accordé comme restauration que deux ou trois jus d'orange ....

Un tel accueil venait me confirmer que quelque chose ne tournait pas rond en scientologie. Je me décidai alors de ne plus considérer les erreurs de la scientologie comme des erreurs de jeunesse de sa part et de prendre en compte chaque incident pour décider si oui ou non j'allais rester dans cette galère qui me faisait souffrir depuis des années. Il n'est jamais trop tard pensais-je.

La suite des évènements allait me donner une autre issue.

Le lendemain matin le superviseur de la salle de cours me signale qu'il faudra que je refasse l'ensemble de cours s (les cours d'auditeur classe IV suivis en Suisse) et qu'il fallait que je repaie ces cours ! Je refuse tout net et le menace de rentrer aussitôt en Suisse. Affolé le superviseur s'est alors absenté 10-15 minutes et lorsqu'il est est revenu il m'a dit "c'est bon, tu n'as pas besoin de les refaire. Tu peux faire directement les cours confidentiels. C'est OK".

Nombreuses pressions et contraintes pour que je devienne un membre de WISE

Pendant les semaines suivantes les officiers d'éthique (responsables de la police interne de scientologie) n'ont cessé de faire des pressions pour que je devienne un membre WISE (World Institute of Scientology Enterprises). Il fallait que verse à cette société des royalties (env. 10%-15% du revenu total de mon entreprise !)

Le motif essentiel invoqué par ces officiers d'éthique était qu'en tant que scientologue je n'avais aucun droit d'engager dans mon entreprise du personnel des Eglises de scientologie si je n'étais pas affilié à WISE. Un des autres motifs était : "en tant qu'artiste invité aux cours supérieurs et chef d'entreprise je devais montrer l'exemple" (sic).

Je me souviens même d'une discussion avec une officier d'éthique m'affirmant "droit dans les yeux" que tout ce que je faisais était forcément basé sur la scientologie et que par conséquent je devais payer des droits d'auteur ... (sic). Je pense que pour eux je devais sans doute aussi respirer scientologue ! Franchement je ne voyais pas en quoi mes cours de dessin avaient comme rapport avec les théories de Ron Hubbard, ce dernier n'ayant jamais dessiné le moindre mouton ...

Pour être invité aux cours confidentiels de la scientologie (Les cours OT), l'officier d'éthique de Flag m'a demandé de faire une liste de ce que j'avais fait comme actions et donations pour soutenir et aider la scientologie. Il a aussi exigé la confession écrite de toutes mes fautes. Ensuite, il m'a indiqué ce que je devais encore faire et payer pour recevoir l'invitation pré requise. Il en a profité pour m'imposer l'achat du cours de Spécialiste de l'Ethique me promettant que ce cours m'éviterait des problèmes avec d'autres scientologues et que je connaîtrais les actions nécessaires pour bien diriger mon entreprise.

Le RPF, le projet de rédemption par la force
 
En mars 1989, lors de mon séjour à Clearwater en Floride à la base scientologue du Fort Harrison, j'ai observé qu'une dizaine de personnes étaient occupées chaque jour de 8h00 jusqu'à 1h00 du matin (parfois 2h00) à la réfection de la piscine située dans la cour de l'Hôtel Fort Harrison.
 
Ces hommes, vêtus de pantalons et T-shirts noirs, portaient un brassard noir sur leur bras droit et étaient surveillés par des gardes en permanence.
 
Un jour, croisant l'un deux portant une lourde charge dans un couloir et n'étant momentanément pas surveillé, je lui ai demandé pourquoi il courait sans cesse pour se déplacer d'un point à un autre. Il m'a répondu en tournant la tête de gauche à droite comme une bête affolée, : "Je suis au RPF,je n'ai pas le droit de te parler".
 
[RPF = Rehabilitation Project Force, c'est le goulag de la scientologie où les adeptes considérés en "basse condition d'éthique" subissent une punition en vue de leur "réhabilitation". Journées de travail très longues consacrées à des taches subalternes, peu de sommeil, nourriture constituée des restes de repas, interdiction de parler, obéissance absolue.]
 
Sa phrase à peine terminée, une jeune garde est survenue derrière nous et s'est mise à hurler contre cet homme en noir d'une façon très humiliante, le terrorisant et lui indiquant qu'elle ferait un "rapport d'éthique" à son chef.
 
Cette employée de l'église de scientologie (une sea-org) s'en est prise à moi, me menaçant de m'assigner également une "condition d'éthique" et cela pour le fait de n'avoir pas appliqué le réglement m'interdisant de parler à une personne au RPF.
 
Je lui ai dit que cela faisait à peine quelques jours que je venais d'arriver et que personne ne m'avait parlé de ce réglement. Cela a semblé la calmer et j'ai pu rejoindre avec un ouf de soulagement ma salle de cours.
 
Le jour-même, j'ai demandé à plusieurs de mes connaissances ce qu'était le RPF. Elles m'ont toutes précisées les points suivants : Il s'agit d'une punition pour une durée indéterminée, consistant à faire un travail manuel, en ayant l'obligation de se déplacer en courant et de ne parler à personne. Nous-mêmes n'avions pas le droit de leur adresser la parole. Ils m'ont aussi précisé que c'était les restes de nos repas qui servaient de nourriture aux personnes condamnées au RPF.
 
Voulant en savoir plus, je me suis adressé à un employé de la scientologie, une connaissance venant de Genève, Monsieur "Mickey" Del'Amor. Il m'a confirmé les propos de mes connaissances et m'a précisé que la personne prise en flagrant délit en ma présence était l'ancien directeur du centre, avec dans sa voix et son attitude l'intention de me faire bien comprendre que cela pouvait arriver à n'importe qui. Lui demandant des précisions sur les motifs de sa condamnation, Mickey m'a répondu que ce condamné avait eu des basses statistiques de production durant plusieurs semaines.
 
L'éthique scientologue et toutes ses règles astreignantes commençaient à me chauffer les oreilles. Je trouvais ce système arbitraire et j'avais déjà passablement de doutes sur ce qu'était vraiment la scientologie. Par exemple :

La scientologie m'oblige à signer un document (NOTS BOND) avant de commencer mes cours.

La scientologie exige le versement d'indemnités financières si je révèle le contenu des cours confidentiels ! "The Obligator promises to pay the Church the above mentioned sum of $10'000.00 (Then Thousand Dollars) for each such break".

Au moment où j'ai signé un tel document j'ai trouvé la chose conforme à ce que l'on exige d'un employé dans une entreprise pour protéger un secret de fabrication.

La scientologie c'est le monde des récompenses bidon.

Pour montrer que je suis un bon scientologue et pouvoir enfin commencer mes cours confidentiels il me faut encore mettre la main au porte-monnaie. Je suis harcelé par les officiers d'éthique pour faire des donations de soutien, de même que ma femme restée en Suisse. Finalement ayant obtenu ce qu'elle voulait la scientologie m'adressera des "COMMENDATIONS" pour mes versements.

Sans cesse harcelé pour acheter d'autres cours

Lors de mon séjour j'ai été sans cesse harcelé entre mes cours dans les couloirs du Fort Harison par des vendeurs scientologues. Ceux-ci recoivent 10% de commissions sur les ventes de cours et 15% sur les ventes de matériaux. Les salaires des employés de la scientologie ne dépassant généralement pas les 20-30 $ par semaine de tels revenus accessoires leur sont INDISPENSABLES; ne serait-ce que pour pouvoir s'acheter un peu de lessive ...

  • Lettre avec un certificat de la scientologie- Je suis remercié pour avoir fait une donation. "Thank you very much for your contributions to Planetary dissemination ! Enclosed you will find a Cert thanking you for your assistance." (9 juillet 1989)
  •  

12. Le cours confidentiel OT3

Pour pouvoir suivre le OT3 il m'a fallu avaler bien des couleuvres

Non seulement le contenu des cours confidentiels ne correspondait pas aux promesses ni à mes attentes, mais aussi il était évident qu'il s'agissait d'une arnaque intellectuelle.

Les absurdités habituelles de la scientologie côtoyaient maintenant des affirmations insensées et des plus absurdes. Selon Ron Hubbard, scientifique auto-déclaré, des esprits seraient collés à mon corps et seraient la cause de mes problèmes de santé et de toutes mes incapacités !

Je signale au Captain FSO (directeur du centre de scientologie à Cleawater) la mauvaise qualité des traductions du cours confidentiel OT2 - "I would like your Dpt Inspections & Reports make a report and handle the situation with the translations in french for OT2. There is a lot of sentences corrected by hands and re-corrected by hands; sentences or words no translated ... This is a no respect of Keeping Scientology Working and you aren't giving a good service for the people and my friends who speaks french" Malgré mon signalement concernant les docu- ments confidentiels de mauvaises qualité rien ne sera fait durant mon séjour pour corriger la chose. Mais où va donc l'argent en scientologie ?

Je reçois également une réponse incorrecte du Religious Technology Center (RTC) - J'avais signalé des mauvaises traductions sur le cours confidentiel OT2 et non OT1. Le Religious Technology Center ne sait donc pas lire !

Une sorte d'exorcisme

Le 3 avril 1989 je reçois enfin mon invitation pour le cours confidentiel OT3. Ce cours sera ma grande déception en scientologie.

Pendant le cours OT3 il fallait que je communique télépathiquement avec des esprits collés à mon corps (les body-thétans). Pour s'en débarasser, il fallait découvrir à quoi chacun d'entre-eux s'identifiaient et ainsi leur permettre de reprendre un autre corps ....

Ce sont les mouvements de l'aiguille du détecteur de mensonge de la secte (l'e-meter) qui déterminaient si ce qui m'était venu en pensée était bien la réponse d'un esprit. Le mouvement le plus large de l'aiguille sur le cadran de la machine étant la preuve de la vérité de sa communication télépathique ...

J'ai vu une professeure valaisanne scientologue membre de l'église de Lausanne devenir presque folle avec ce procédé. Elle avait peur que des esprits collés aux corps d'autres personnes lui sautent dessus !

Pour attester ce cours OT3 il faut, comme chaque cours de scientologie, absolument écrire une lettre de succès. Sachant qu'il m'était impossible de me soustraire à la rédaction d'un tel document j'ai signé ma lettre en mettant les deux initiales S.C. (= SOUS CONTRAINTE) à la place de mon habituel JL pour indiquer mon prénom.

Ne sachant comment quitter ce navire de dingues j'ai eu bien de la peine à trouver une porte de sortie. Mes proches et mes amis m'avaient progressivement tous abandonnés. Il restait à mes côtés que des scientologues et de plus la moitié de mes employés étaient des membres de la secte.


13. Nombreuses contrainte de WISE

Des contraintes pour tenter d'affilier mon entreprise à WISE

WISE est une association d'entrepreneurs scientologues. Un des sièges principaux de WISE se trouve à Clearwater en Floride. Durant mon séjour aux USA, je n'ai cessé d'être poursuivi par des membres de cette association qui d'une part voulaient que je distribue en Suisse des tableaux et de l'autre que j'affilie mon entreprise à WISE.

Le 7 juin 1989 :

un rapport tente à nouveau de me contraindre à devenir membre de l'association Wise puisque le franchiseur de mon entreprise, le peintre Aime Venel, venait de faire le pas.

Je refuse car pour moi il est hors de question de mêler vie professionnelle et mes études de la scientologie; cela d'autant plus que depuis que je suis aux USA j'ai pu observer maintes et maintes choses avec lesquelles je suis en total désaccord. (Vente forcée; cour confidentiels absurdes et sans le moindre résultat; prison interne pour les membres du personnel ayant de basses statistiques; harcèlement etc.)

Le 17 juin 1989 :

Une ultime accusation de WISE Europe est adressée au bureau de l'éthique de scientologie de Flag.  C'est une Mme Lattanzi, qui par une lettre envoyée au chef MAA (Le master at arm) de Flag, me donne l'ordre de devenir de suite membre WISE étant donné le règlement SPD 59R interdisant d'engager un employé d'une Eglise si l'on n'est pas soi-même un membre de WISE

Je refuse à nouveau de m'affilier à ce réseau WISE et de leur payer la moindre royaltie.

C'est alors que deux personnes, des gardiens armés de gourdins, ont fait irruption dans ma salle de cours (OT6) pour me conduire manu militari chez une officier d'éthique. C'est une jeune femme qui m'a reçu, une cheffe officier d'éthique d'après les insignes sur son uniforme, et cette personne m'a de suite menacé d'un ordre de non-entur- bulation si je persistais dans mon refus d'affilier mon entreprise à WISE.

Elle m'a prié de ne pas faire le moindre acte de résistance et ensuite elle a déposé ostensiblement une feuille blanche et un stylo vers le milieu de son bureau tout en me conseillant d'écrire devant elle une demande d'affiliation à WISE. Elle a encore ajouté que c'était la condition si je voulais pouvoir terminer mon étude des niveaux confidentiels. Je lui ai signifié poliment et calmement un ferme refus et j'ai regagné au plus vite ma chambre ayant constaté au passage que mes deux gardiens s'étaient maintenant postés devant la porte d'entrée de ma salle de cours et qu'ils avaient visiblement reçu l'ordre d'y rester pour parer à une éventuelle tentative d'intrusion de ma part.


14. Pas le droit de partir sans autorisation

Je prends la décision de m'enfuir

Ayant été déjà refroidi à plusieurs reprises par leurs manipulations à mon égard et ne trouvant les cours confiden- tiels de scientologie pas du tout à mon goût, le soir même de cette expulsion, ne voulant plus subir un tel harcèlement, je me suis donc décidé à m' enfuir sans autorisation de cet enfer. (*)

    * Une permission pour quitter ce Centre de scientologie et pouvoir retourner en Suisse est obligatoire (Leave of absence - LOA)

Pour récupérer mon passeport et m'échapper au plus vite je me souviens avoir prétendu vouloir retirer de l'argent à la banque pour acheter un cours scientologue de management et promis de venir en aide à l'organisation de scientologie de Genève ...

J'ai coupé mes moustaches et fait le mur

La base scientologue de Clearwater étant bien gardée. J'ai attendu 0h10 du matin pour m'en extraire. J'ai pu y parvenir grâce à un escalier de service ainsi qu'un portail situé à l'arrière vers les cuisines et assez facile à escalader. L'après-midi j'avais commandé un taxi pour me rendre à l'aéroport en expliquant en quelque mot ma situation. Etrangement pour moi cela n'a surpris personne, ni même mon chauffeur qui m'a révélé avoir déjà eu d'autres évasions de ce genre.


15. La scientologie publie une Fatwa à mon encontre

Le 10 juillet 1989 :

Alors que je suis de retour en Suisse, je reçois une ultime menace visant à me contraindre de m'affilier à WISE, sans tenir compte de ma proposition de continuer à délivrer des cours de dessin sans techniques propres à la scientologie ni textes de Ron Hubbard.

Un nouvel "non-enturbulation order" est édicté par la scientologie à mon encontre. Dans ce document il m'est reproché d'avoir quitté la base de scientologie sans aucune autorisation et de continuer à refuser d'affilier mon entreprise au réseau WISE des entrepreneurs scientologues

ORDRE D'EMPÊCHEMENT DE NUIRE CONCERNANT JEAN LUC BARBIER
 
"Jean Luc Barbier a aussi été contacté par un représentant de WISE en Suisse, mais il n'a pas changé son attitude et il a refusé de s'engager en tant que membre WISE" 10.07.1989

Ce sera le dernier jugement de la secte avant mon expulsion et la publication d'une fatwa-scientologue à mon encontre. (une "SP-ORDER" dans le jargon scientologue).

L'ordre d'expulsion ne m'a jamais été communiqué.

La procédure d'une telle fatwa exige que l'on reçoive un ordre écrit d'expulsion où il est mentionné comment faire pour être réadmis en scientologie. N'ayant jamais, et j'ai l'impression volontairement, reçu ce document j'ai été maintenu dans la confusion pendant une longue période.

J'attendais en effet de pouvoir défendre mon point de vue devant la justice interne de la scientologie comme cela m'avait toujours été promis et comme je l'avais compris en étudiant aux USA le cours d'éthique de scientologie. J'espérais alors toujours un arrangement à l'amiable possible et obtenir mon remboursement.

Ce que je ne savais pas alors c'est que j'avais été déclaré dès décembre 1989 "ennemi" de la scientologie (un "suppressif"). Par conséquent, depuis ce moment, je n'avais plus aucun droit en scientologie, car les scientologues ne doivent ni parler ni répondre à un suppressif. Tous mes fax et lettres recommandées demandant mon remboursement sont restés lettres mortes, ainsi que mes demandes d'aide auprès du porte-parole de la scientologie pour qu'il fasse cesser les attaques de scientologues contre ma personne et mon entreprise.

Si j'avais su que ce jugement scientologue (un SP ORDER) reposait sur ma tête, sachant comment était traité un apostat en scientologie, je me serais adressé de suite à la justice dès mon retour des USA en juin 1989. Toutefois voyant l'attitude de la scientologie persister dans ses fins de non recevoir, j'ai déposé une plainte pénale en 1993 contre l'église de scientologie de Genève. Suite à ma plainte adressée à la police quatre dirigeants ont rapidement été inculpés.

Ce n'est qu'en septembre 1996 que j'ai reçu anonymement via la poste de Toulon une copie de cette fatwa-scientologue !

FATWA SCIENTOLOGUE : 19 décembre 1989 publication par la scientologie de mon expulsion


16. L'après scientologie :

un mobbing pour me faire taire

Pour les scientologues c'est un crime de quitter publiquement la scientologie. Cette règle de sciento- logie est une violation de la loi sur la liberté d'expression.

Malgré cette règle ayant témoigné dans les médias à plusieurs reprises je suis, encore à ce jour, l'objet d'intrigues diverses, de diffamations, et d'enquêtes nauséeuses de la part de scientologues dans le seule but de me discréditer.

Détruire l'entreprise et la réputation de l'ennemi !

Dès mon expulsion de la secte des actions ont été planifiées dans le but d'entraver mes activités professionnelles. On me fera même comprendre à plusieurs reprises que je ferais mieux de cesser mes témoignages. Il m'a même été reporté que j'aurais obtenu mon remboursement plus vite si je n'avais pas témoigné !

Lorsque je dépose une plainte pénales en 1992 les pressions deviendront plus fortes et les plaintes sur ma personne s'accumuleront au point qu'aujourd'hui je n'arrive même plus à les compter !

La scientologie certes à gagné plusieurs batailles dans ce conflit mais j'estime que le mobbing fait par cette secte à mon encontre est la preuve de sa nocivité. En agissant ainsi elle n'a fait que motiver ma volonté de témoigner et de faire de la prévention contre ses manipulations écrasantes.

J'ai ainsi créé en 1993 le Centre Info-sectes du canton de Vaud puis en 2004 le Centre Info-sectes du canton du Jura. (http://www.info-sectes.ch)

La scientologie diffuse un endoctrinement qui ne respecte pas nos valeurs et viole de nombreuses lois. Elle possède par exemple une justice parallèle et un goulag interne.

Une enquête de nos autorités aurait dû depuis longtemps faire interdire la thérapie de scientologie (pseudo-psychiatrique) et sa diffusion d'incitations criminelles.

De nombreuses actions commencent à me tomber sur la tête

Ayant quitté la base américaine de la scientologie sans autorisation j'étais donc devenu de facto une "personne suppressive", un "SP", un ennemi de la scientologie contre lequel il fallait agir pour détruire son entreprise et sa réputation.

La scientologie a donc dès mon expulsion de sa base en Floride (Clearwater) contraint cinq de mes dix employés à rompre simultanément leur contrat de travail. Ces employés je les avais moi-même formés à 100% comme professeurs de dessin-peinture.

Une année plus tard au début 1991 sans doute sous les applaudissements de l'Eglise de scientologie, mon entreprise fera faillite.

Campagne de rumeur

Des diffamations, des enquêtes auprès de proches sont plainnifiées pour me discréditer.

Par exemple, Patrick, un ami lausannois, a reçu un téléphone de M. Yves Crestier le samedi 16 à 20h00. Cette personne s'est présentée comme étant un membre de l'organisation de scientologie de Fribourg qui voulait avoir des informations à mon sujet. Il lui a demandé :

  • Si je faisais du trafic de stupéfiants
  • Si je consommais des stupéfiants
  • Si j'appartenais à un groupe extrémiste, un mouvement politique ou une secte
  • Si je lui avais parlé d'Elise Schreiner (Une employée de la scientologie qui a disparu)

Encore actuellement la scientologie ne cesse de contacter des proches, d'instrumentaliser la justice et de me diffamer.


17. Vol de mon atelier de dessin-peinture à Zürich

A mon retour en Suisse, j'ai découvert que pendant mon séjour aux USA des conférences de scientologie avaient été organisées par l'église de Zürich pour mes élèves zurichois.

Pour manipuler mes employés un officier d'éthique de la secte leur a expliqué que selon Ron Hubbard qu'une personne ayant fait les niveaux confidentiels de scientologie ne disait jamais non à une action pour la scientologie !

J'ai aussi appris que cet officier d'éthique avait imposé d'organiser de telles conférences à mes employés car ces derniers devaient remonter leurs statistiques de scientologie !

Ces actions de propagande sont allées jusqu'à couvrir les murs de mon atelier zurichois de textes de Ron Hubbard plus stupides les uns des autres. Et cela même dans les WC ....

Devant suivre les règles et lois internes de l'éthique de scientologie. le responsable de ma succursale zurichoise s'est empressé de signer à son nom le nouveau bail qui m'était destiné et de tenter d'y précipiter mes élèves. Ce vol d'une extrême gravité et qui a causé une perte financière de plus de 135'000.- francs sans que l'éthique de scientologie ne lève le petit doigt bien évidemment. 

Ce même employé s'est également autorisé à photocopier l'ensemble des fichiers de mes clients et prospects. C'est lui même qui le dit dans un mot qu'il m'a adressé le 26 août 1989.

Voici son message :

25.8.89
 
"Voici les fiches que j'ai pris (fotocopier). Avec çà tu as maintenant une preuve de plus pour me demander encor 1 Mio de dommage et intérêts en plus !
                                      Bonne chance !
 
                                         Markus (signature)
 
PS : Verse moi le salaire Aout 1989 avec vacenc
 

Le document original ICI

Non content de s'être ainsi emparé de mes fichiers, cet employé a décidé de prendre ses vacances et a fermé mon atelier en écrivant à mes élèves qu'ils devraient dorénavant se rendre dès le 16 août 1989 à une nouvelle adresse: celle de son propre atelier !

Il a également manipulé par d'autres courriers l'ensemble de mes élèves pour leur faire croire que j'allais cesser mes activités.

Bien que légalement un professeur puisse revendiquer la fidélité de ses élèves et leur proposer de venir dans son propre atelier, ici, c'est sa méthode que je réprouve.

Par ses actions, il a créé une véritable confusion.

Par exemple, pour ce qui concerne la réputation de mon atelier zurichois, il a placé une publicité pour mon atelier dans une vitrine de l'église de scientologie, située dans la rue piétonnière au cœur de la ville de Zurich!

Au final, plus de la moitié de mes élèves n'ont pas souhaité poursuivre leurs cours et ce sont des dizaines de milliers de francs que j'ai dû rembourser. Je ne suis jamais arrivé à redresser mes pertes financières.

Je le redis encore ici avec force : ce n'est pas le fait que certains de mes élèves ont souhaité suivre leur profes- seur qui est le problème, c'est le fait que cet employé leur a caché la situation de mon entreprise, qu'il a fermé unilatéralement mon atelier; qu'il a photocopié mes fichiers et signé un bail qui m'était destiné.

Trop c'est trop !

J'ai adressé à M. Jurg Stettler, le chef du département des affaires spéciales de la scientologie (OSA) et porte- parole de la scientologie, plusieurs fax pour qu'il fasse le nécessaire afin de réparer le préjudice causé par une telle intrusion de la scientologie dans mon entreprise et de telles actions. Aucune réponse ne m'est jamais parvenue.


18. La justice suisse c'est pour les riches

Ayant déposé plainte aux prudhommes le juge a déclaré que mon employé n'avait été mis au courant, ni reçu le moindre courrier recommandé au sujet des changements qui allaient intervenir dans mon atelier zurichois !

A Zurich, pour cette affaire du vol de mon atelier, j'ai contacté un avocat, M. Berner travaillant alors pour le bureau Homberger & Partner. Ce bureau exigeait périodiquement des avances de CHF 5'000.- (3'000 euros). De plus, au lieu de s'adresser au Tribunal qui se charge de faire lui-même une enquête, le Tribunal pénal, cette étude d'avocats m'a proposé d'agir auprès du Tribunal des Prudhommes et m'a fait perdre du temps en déléguant 3 stagiaires successifs, des jeunes personnes qui à chaque fois ont dû reprendre l'entier de mon dossier ... (Comment un avocat peut-il ignorer qu'au Tribunal civil c'est à moi de prouver mes dires et cela à mes frais bien entendu ?)
 
Mes réserves financières étant finalement épuisées, lors du procès je n'avais plus d'avocat à mes côtés. (Sans compter que le Tribunal ne parlait qu'en allemand et que mon traducteur ne connaissait rien à la scientologie !)
 
Bref, c'est donc dans ces conditions désastreuses et à titre d'heures supplémentaires qu'il a été facile pour mon ex-employé scientologue et membre du bureau des affaires spéciales de la scientologie (OSA) d'obtenir gain de cause. En effet, le tribunal a estimé que "n'ayant pas informé mon employé par lettre recommandée de ce que je voulais faire avec mon nouveau local, il n'y avait aucune erreur de sa part". (sic)
 
Le Tribunal a ignoré que pour un scientologue il est totalement interdit et mal vu d'écrire des courriers recomman- dés. "Seuls les fous et les gouvernements en sont les auteurs" dit Ron Hubbard (sic)
 
Le tribunal n'a pas compris que toutes ces actions pour me nuire et détruire mon entreprise étaient recomman- dées par des règlements internes de la scientologie. Ainsi, au final, j'ai été condamné à verser à mon ex-employé un montant d'environ 6000 euros comme remboursement des versements effectués en avance par les quelques élèves qui l'ont suivi dans son nouvel atelier.
 
Pour faire recours, ce même Tribunal demandait un dépôt de 7'000.- ... (env. 4'600 euros) une somme que je n'avais pas à disposition et je n'ai donc pas pu faire recours contre cette décision que je trouve injuste et qui ne tient pas compte des torts que cet employé m'a fait.
 
Ce même employé écrira encore en 2004 des fausses accusations à mon sujet et cela à plusieurs offices du canton du Jura !
 

19. La scientologie refuse de réparer ses erreurs

L'Eglise dans un fax reconnaît qu'une erreur - injustice a été faite lors de mon expulsion !

Par ce fax la scientologie tente de calmer ma colère et essaie de me faire croire qu'elle va réparer les erreurs commises !

En réalité après trois ans et de nombreux fax sans réponse, je suis contraint à déposer plainte. En effet, grâce à cette plainte contre l'Eglise de Genève et après 7 ans d'instruction un chèque sera adressé à mon avocat. Ce chèque fera croire au Procureur et au juge instructeur, ce dernier me l'ayant personnellement confirmé, que des négociations avaient abouties ! Quelles négociations ? Je n'ai jamais été approché des responsables de la scientologie à ce propos.

Pour ce qui est de réparer les dégâts causés à ma santé et de m'indemniser pour avoir perdu mon temps, il n'en a jamais été question.

La scientologie est une église qui ne répare pas ses erreurs et qui ne veut les reconnaître.


20. "Ce type on va lui faire la peau"

Diffamations, plaintes et actions de sabotage

Church of Scientology logo

 

Church of Scientology logo

 

Scientology's policy on the legal system :

"The purpose of the suit is to harass and discourage rather than to win. The law can be used very easily to harass, and enough harassment on somebody who is simply on the thin edge anyway, well knowing that he is not authorized, will generally be sufficient to cause his professional decease. If possible, of course, ruin him utterly."

L. Ron Hubbard (A Manual on the Dissemination of Material)

 

Church of Scientology logo

 

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Après mon premier témoignage dans la presse datant du 29 janvier 1991 les médias reçoivent des diffamations. Une est écrite par une scientologue qui me traite de fou.

La scientologie dépose une première plainte sous prétexte qu'elle a reçu de ma part des "menaces" de révélations de secrets religieux. J'en prendrais connaissance bien plus tard lorsqu'un jugement de non-lieu me sera remis. Cette première plainte sera suivie de plus d'une dizaine d'autres plaintes (voire notre feuilleton $cientologie contre Jean-Luc Barbier)

Suite à mon exclusion de la scientologie, un des mes employés scientologues déclare à nos clients que mon activité va cesser et leur demande de venir recevoir les cours de dessin-peinture à sa nouvelle adresse. De plus, je reçois le même jour le congé de tous mes employés scientologues.

La sœur jumelle de ma femme prétextant que nous demandons notre remboursement nous écrit pour nous indiquer son souhait de ne plus avoir de contact avec nous.

Des pressions et des calomnies à mon sujet sont faites sur deux de mes employés non scientologues pour les convaincre de me quitter.

Suite à la faillite causée par les scientologues de mon entreprise, je dépose plainte en janvier 1991. Quatre scientologues sont inculpés pour contrainte, usures, extorsion et escroquerie.

J'ouvre en 1992 le Centre Infos-Sectes du canton de Vaud, un centre repris à ce jour par l'ADFI-Suisse. En réaction à cette nouvelle activité, M. Claude Richoz, représentant de l'Eglise de Scientologie, écrit dans le "Journal de Moutier" du 1.4.1993 :"(..) Son responsable (du centre info-secte) n'en est du reste pas à son coup d'essai, puisque de nombreuses personnes ont déjà supporté des dizaines de milliers de francs de perte suite à d'autres dépôts de bilan de sa part. Dans ces conditions, on est en droit de se demander comment une telle personne peut obtenir un quelconque crédit. (...) "

En avril d'autres diffamations sont faites à mon sujet

Le 30 juin 1992, j'apprends que des actions d'espionnage ont été effectuées sur ma personne.

En juin 1993, alors que j'avais déjà déposé ma plainte, M. Claude Richoz, est venu à mon nouveau domicile pour me demander combien j'exigeais de réparation de la part de l'Eglise de Scientologie. Il m'a fortement conseillé d'écrire aux responsables de la Scientologie pour faire activer les choses en me reprochant de ne l'avoir déjà fait. De plus, il m'a dit qu'il avait ordonné une enquête à mon sujet sur mon passé et que cela, compte tenu de ce qu'il avait déjà trouvé, ne me donnerait aucune chance si je persistais dans mon procès à Genève.

En été, durant mon absence, mon domicile est retrouvé ouvert par une voisine, un constat de police a été fait et rien n'a été volé, seules des traces de brûlures (sans doute avec une cigarette) sur un meuble et des taches sur le sol ont été faites. Mais constatées par la régie lors d'une visite surprise pour un état des lieux, dès mon retour, comme informée de ce qui s'était passé. (Ni moi, ni ma femme ne fumons et n'avions vu de telles traces avant notre départ en vacances d'été).

Le 30 novembre 1993, un scientologue, M Jean-Marc T., domicilié XXX, m'a demandé de venir le voir à Genève le 30 novembre 1993 à 13h, pour me dire : "Si t'as une chance d'obtenir plus de Fr. 600'000.- de dommages et intérêts l'Eglise préférerait te descendre." Il m'a également indiqué que "l'Eglise possède tes dossiers d'auditions contenant toutes tes confessions". M. T,, selon M. Nicolas XX (ex-scientologue), est un membre actif du bureau des affaires spéciales de la scientologie (O.S.A.) et travaille sous les ordres de M. Grégoire Montangero le directeur des affaires spéciales de la secte.

Le 20 septembre 1993, une lettre anonyme m'accuse d'avoir une source de revenu non-déclarée. Des copies de ces fausses accusations sont envoyées à des services sociaux, à deux Procureurs, à des Chefs de départements de justice et de santé et aux maires de différentes communes ainsi qu'aux services des impôts.

En décembre 1993, alors que je devais donner une conférence à Leytron le 8 décembre pour présenter la perma- nence de l'Association Info-Sectes, un autre représentant de l'Eglise, Mme Michèle Granges domiciliée rue de Bovanche à Ardon, est venue trouver l'organisateur à son domicile, M. Lemasson président de l'Université Populaire de Leytron, ceci le 7 décembre 1993. Les propos et le but de cette visite ont été diffamatoires. En effet, Mme Granges s'est efforcée avec beaucoup d'insistance de convaincre M. Lemasson que j'étais une personne à écarter de la vie civile. Entre autre elle lui a dit: " Etant en faillite et aussi impliqué dans des procès vous ne devez aucunement avoir confiance en M. Barbier. Avec un tel personnage vous devez absolument annuler cette conférence."

Le 8 décembre, avant de commencer ma conférence, j'ai aperçu dans le parking M. Grégoire Montangero chef des "affaires spéciales de la Scientologie" discutant avec deux scientologues dont l'un était M. Claude Richoz et l'autre M. Fernand Pasche, président de "l'Union des Scientologues contre l'intolérance religieuse". Ma conférence ayant commencé depuis cinq minutes j'ai également observé, lorsque ces trois personnes sont venues s'asseoir au premier rang, une tentative de M. Grégoire Montangéro de renvoyer la caissière pour éviter de devoir lui payer son ticket d'entrée. Lors de cette conférence M. Claude Richoz et Mme Michèle G. étant présents n'ont cessé de me poser des questions, du même ordre que les propos de la veille donnés à M. Lemasson par Mme G., dans l'unique but de démontrer au public que je n'étais pas crédible. De plus, à l'issue de ma conférence M. Grégoire Montangéro s'est levé et se mettant face au public a brandi la feuille d'avis officielle et forçant la voix, il a, entre autres propos, autorisé le public à consulter la preuve de ma récente faillite.

Son intervention et ses propos n'ont cessé que sur l'intervention des spectateurs qui ont tous été fort choqués par ses propos ainsi que par l'insistance des scientologues présents. Grâce aux propos de Mme Luisier et à l'intervention de M. Lemasson, M. Montangero a cessé ses attaques contre ma personne. M. Claude Richoz et M. Fernand Pasche m'ont également entouré à la fin de la conférence pour tenter de m'empêcher de parler avec certaines personnes du public. M. Claude Richoz ensuite n'a cessé de tenir des propos diffamatoires en présence des organisateurs à mes côtés. Entre autres avec un ton très persuasif il a dit : "Vous avez triché avec les impôts et je peux le prouver. Y'a qu'à voir les créanciers que vous n'avez pas payés "; puis, continuant à me critiquer, et cette fois en s'adressant à l'organisateur, sauf erreur, et aux personnes à nos côtés : "Si Monsieur Barbier critique l'Eglise de scientologie c'est parce qu'il a bien des choses à cacher".

En joctobre 1993, j'ai appris que Mme Suzanne Montangéro, femme de M. Grégoire Montangéro et présidente de l'Eglise de Lausanne, lors d'une communication téléphonique avec Mme Claire-Lise H, avait tenu les propos suivants à mon sujet: "Ce type on va lui faire la peau ".

En janvier 1994, j'ai aussi appris que M. Grégoire Montangero, lors d'une visite au domicile de M. Nicolas XX, lui a demandé de faire le nécessaire pour me convaincre de retirer ma plainte. M. Nicolas XXXr à ce moment venait de signer un accord avec M. Montangero pour retirer sa propre plainte pénale contre la scientologie. Auparavant dans des circonstances analogues, M. René XXX, m'avait également contacté pour me déconseiller de faire un procès contre la scientologie en tentant de me démontrer que je n'avais pas de preuve.

Au début février 1994, une demande de renseignements est parvenue au secrétaire de ma commune au sujet de mes impôts. Cette demande est signée par M. Robin Bonner, domicilié avenue des Désertes 32 à Pully et employé du bureau des affaires spéciales. Selon les recommandations de Ron Hubbard un fichier à mon sujet est en train d'être élaboré minutieusement par la Scientologie.

Le 13 février 94, M. Claude Richoz a adressé aux journaux du canton de Vaud (24h et Gazette de Lausanne) un communiqué de presse concernant des faits déroulés le 7 février 1994 lors de l'assemblée générale de l'Asso- ciation Info-Sectes. Son communiqué est inexact, diffamatoire et porte atteinte à ma personnalité. Il m'accuse d'avoir frappé la présidente du CCHR. (Association scientologue pour la défense des droits de l'Homme). Une plainte est même déposée par la scientologie. Elle sera classée sans suite, la jeune femme scientologue soi-disant blessée n'ayant pas eu la moindre égratignure, ni certificat médical !

    Voici les faits du 7 février 1994 :

    Ce soir là, j'ai demandé des brochures à une jeune femme qui était postée à l'entrée du bâtiment "le Cazar", elle m'a remis plusieurs exemplaires. Puis, me reconnaissant, un jeune scientologue a crié : "C'est Barbier, reprends lui ça" Obéissant à cet ordre, la jeune femme m'a poursuivi dans les escaliers et s'est agrippée à ma veste et aux journaux. Surpris, j'ai lâché les journaux qui se sont répandus sur le sol. Lorsqu'elle me poursui- vait, elle criait frénétiquement "lâchez ça, lâchez-ça" . M. Alexandre Auderset et le concierge du "Cazar" ont été les témoins de cet incident.

    D'autre part, au début de notre réunion, deux scientologues distribuaient sans autorisation leurs journaux à l'intérieur du bâtiment, cela au premier étage devant la porte d'entrée de notre salle de réunion. De plus, une troisième personne, n'étant pas membre de notre Association et n'ayant pas l'autorisation de participer à notre assemblée générale, s'est même introduite dans la salle de réunion et a refusé de donner son nom, avant de partir précipitamment. De plus, à la fin de notre réunion, en sortant dans la rue j'ai aperçu Mme Caroline Bader une scientologue travaillant pour l'office des affaires spéciales qui, avec une caméra cachée dans son sac, filmait les participants. Elle était accompagnée d'une autre femme qui m'a dit être aussi scientologue. Devant mon étonnement Mme Bader me répondit : "je vous surveille, ce que tu fais c'est la voie de diable. Nous sommes des monacales au service de la liberté totale." Après quelques minutes de conversation sans heurt et sur un ton ennuyé de ma part, voyant que j'allais demander de l'aide, elles se sont enfuies précipitamment en direction de la place de la Riponne.

Le 23 février, un scientologue, M. Jean-Marc Crausaz, a téléphoné à M. Alexandre Auderset, président de l'Asso- ciation Info-Sectes, pour lui demander des informations à mon sujet en lui faisant sous-entendre que j'avais fait une faillite frauduleuse. II a indiqué qu'il agissait dans le cadre d'une enquête à mon sujet pour l'Eglise de scientologie.

Le 24 février 1994, Monsieur Claude Richoz m'a téléphoné pour tenter de me convaincre de retirer ma plainte à Genève. II a insisté de nombreuses fois et m'a menacé que je serai moi-même condamné par la Justice si je persistais dans ce procès.

Le 28 février 94, une lettre anonyme est adressée au chef du service médico-pédagogique du canton où je résidais à ce moment avec des copies pour le président (maire) de ma commune, pour le chef de la police et pour le procureur. Une lettre m'accusant de maltraiter mes enfants et ma femme. Une lettre suivie d'une enquête de police chez nos voisins, qui pris de panique ne nous soutiennent pas et au contraire exigent de la régie notre départ en ajoutant même que nous avons répandu des propos de menaces de bombe et qu'ils reçoivent sans cesse des lettres et des téléphones à notre sujet.

Lundi soir 28 février 1994, M. Frédéric Junod, chargé par l'Eglise de Scientologie est venu rendre visite à mon beau-père à Genève qui est l'un des témoins de mon procès à Genève. Il l'a interrogé durant 20 minutes et a posé entre autres les questions suivantes, questions qui figuraient sur un questionnaire qu'il remplissait au fur et à mesure :

    "Savez-vous si M. Barbier a commis des escroqueries ? -"Savez-vous s'il bat sa femme ou ses enfants? - "Savez-vous s'il boit de l'alcool ?"

M. Frédéric Junod a par ailleurs affirmé que : "Tant que M. Barbier critiquera la scientologie, l'Eglise de scientologie fera traîner son remboursement." et il a aussi signalé à M. Sauter: "Vous savez, nous lui avons offert de le rembourser mais c'est M. Barbier qui refuse les conditions posées par l'Eglise".

Le 24 ou 25 février 94, un scientologue, Patrice XXX, a contacté par téléphone un ami, Pierre-Alain M, pour lui signaler qu'il faisait pour l'Eglise de scientologie une investigation à mon sujet. Il lui a posé des questions dont la première visait à savoir si je me droguais. Patrice XXX a ensuite affirmé qu'il savait que j'étais impliqué dans la disparition d'une jeune femme à Genève. Les scientologues connaissent l'adresse de Pierre-Alain M. par le fait que M. Patrice XXX était son ex-associé. Il est à noter que Mme Marianne W. a également contacté Pierre-Alain M. pour lui dire que j'avais fait de la scientologie uniquement pour obtenir des pouvoirs de manipulation sur les gens, et pour lui affirmer avec insistance que j'étais quelqu'un qu'il ne devait en aucun cas fréquenter.

Selon Pierre-Alain M., Patrice XXX pour se payer des cours de scientologie a détourné environ Fr. 50'000.- à l'entreprise dont Pierre-Alain M était l'administrateur.

Patrice XXX travaille comme informaticien de très haut niveau pour l'entreprise de décodage et d'armement Kudelsky, et Monsieur Kudelsky, patron, m'a dit en présence de Monsieur Auderset major à l'armée suisse, ne pas voir un danger de ce côté et que de toute façon dans son entreprise tout était cloisonné et sous son contrôle.

Le mardi 1 mars dans l'après midi, M. Frédéric Junod a également téléphoné au secrétariat de mon médecin, le docteur Ronald Bodmer à Genève. Il a demandé de pouvoir parler au docteur Bodmer personnellement au sujet d'un de ses patients, M. Barbier, en prétextant une enquête à son sujet. Le docteur Bodmer ne lui a pas répondu car M. Junod n'a pas voulu communiquer ses coordonnées.

Le 3 mars, le secrétaire de la commune de Saillon m'a informé par téléphone avoir reçu une demande de renseigne- ments au sujet de mauvais traitements soi-disant que j'imposais à mes enfants. Cette demande est anonyme, elle a été postée à St Maurice et des copies ont été adressées au chef de la police et au procureur du canton du Valais. Voir point 17 ci dessus.

Le 8 mars 94, suite à un article dénonçant les liens de la scientologie avec la société Trimlines, M. Izhar Perlmann, directeur des centres Trimlines, a adressé au journal "Le Nouvelliste" un communiqué de presse. Ce communiqué de presse est gravement diffamatoire et m'accuse de semer la haine pour obtenir un gain personnel. Soit :

    "Est-ce que c'est correcte de laisser Mr. Jean-Luc Barbier qui est derrière cette attaque, semer la haine entre les Suisses pour son affirmation et gain personnel, et détruire des affaires des indépendants quand la Suisse fait tout pour sortir d'une crise économique ?" ...

Il est à noter que vers fin décembre 1993, M. Claude Richoz m'avait téléphoné pour m'accuser de vouloir détruire les centres Trimlines (centres d'amaigrissement). Il m'avait indiqué qu'il allait le signaler à M. Perlmann. J'ai protesté et ajouté, "faudrait pas que chaque fois qu'il y a des critiques concernant la scientologie, m'en attribuer la responsabilité." M. Claude Richoz à alors répondu "ça m'étonnerait avec un manipulateur comme vous".

Le 12 mars 1994, j'ai reçu une lettre anonyme de menaces, une lettre postée de Lausanne. Il est à noter qu'en 1984, lorsque je travaillais en collaboration avec le service des affaires spéciales de la scientologie, Mme Caroline B. m'avait signalé que pour faire craquer un ennemi de la scientologie il ne fallait pas hésiter à lui envoyer des lettres de menaces anonymes. De plus, Mme Caroline B. m'a confirmé le 8 février 94, lors de ma discussion, devant le Cazar, être membre de ce service des affaires spéciales (OSA). En effet, lorsque je lui ai dit : "je vois qu'OSA t'envoie toujours en mission", elle a répondu : "Je préfère travailler pour OSA et la Liberté Totale que pour ton Association"

Le samedi 16 avril 1994 à 20h, un dénommé Yves Crestier a questionné M. Patrick Luscher (ex-membre de la scientologie) pour savoir: "si Monsieur Barbier faisait du trafic de stupéfiant, s'il consommait des stupéfiants, s'il appartenait à un groupe extrémiste, un mouvement politique ou une secte, s'il lui avait parlé d'une Madame Schreiner".

Le 15 février 1995, je reçois un document froissé et sur papier fax, un peu effacé et avec des taches de café, disant que l'enquête à mon sujet est bientôt close et que les découvertes à mon sujet devraient être transmises au plus vite au Ministère publique (note: en Suisse, il n'y a pas de ministère mais des offices et des départe- ments).

Mars 1995 je cesse mes activités pour le Centre Info-secte et déménage dans le canton du Jura. De suite le propriétaire de mon appartement loué m'informe avoir reçu un appel de Bâle pour venir consulter un dossier à mon sujet. Il m'indique verbalement quelques éléments de ce dossier qu'il a pu consulter, des éléments qui me prouvent à mes yeux le lien avec la scientologie comme par exemple ce document d'une plainte - une autre plainte ayant abouti à un non-lieu en 1996 - faite par une de mes ex-employées scientologue pour un soi-disant détournement de valeur et un non paiement de cotisations sociales.

Ne voulant pas d'histoire, ce propriétaire me demande de trouver au plus vite un nouveau logement et m'aide à le chercher.


21. Classement injuste de ma plainte et refus de toute réparation

Décembre 1998 :

La justice classe ma plainte et celle de ma femme (deux plaintes qui ont été jointes).

Le procureur a estimé que la prescription était presque atteinte et que la responsabilité de chacun des quatre inculpés n'avait pas été prouvée. De plus comme un chèque a été adressé deux jours avant ce classement cela a fait croire à la justice que des négociations avaient abouti ! Ce remboursement, venu fort tardivement et sans doute fait par peur d'une condamnation, ne représente que la moitié du capital investi et a été fait sans prendre en compte le moindre intérêt. Ce procès au final m'aura coûté plus de 50'000 francs suisses de frais (avocats et frais de justice) pour un résultat bien loin de mes espérances.

Si c'était à refaire cela serait hors de question.

Quant à l'argument du procureur de Genève de ne pouvoir établir la responsabilité de chacun des quatre dirigeants scientologues inculpés, je ne le comprends toujours pas. A ce que je sache en scientologie chaque action du moindre employé de la secte est précisée noir sur blanc dans des règlements immuables et doit être étudié de long en large avant d'entrer en fonction. «Le borgne est roi au pays des aveugles» aurait dit mon beau-père.

Janvier 1999 :

Décision de classement pour opportunité de ma plainte contre la scientologie confirmée par la chambre d'accusation (snif).

Les mauvais services de la scientologie

Lors de mon procès, la scientologie n'a cessé d'affirmer qu'il était impossible de commencer un nouveau cours sans avoir terminé celui commencé. Pourtant une liste datée du 30 novembre 1988 et établie par l'officier d'éthique de l'organisation de Genève indique noir sur blanc mes cours commencés et non achevés :

  • le cours d'auditeur classe 4
  • le cours d'auditeur «Hubbard Security Sec Check» (le HSSCC)
  • le cours des faux buts «false purpose rundown» (le FPRD)
  • le cours d'auditeur de dianétique (le cours de NED)
  • l'internat du cours de NED
  • l'internat du cours «false purpose rundown»

Tous ces cours n'étaient pas terminés ! Imaginez ma confusion du moment ... et mon temps perdu.

La scientologie n'a jamais voulu rien savoir et a refusé de me verser la moindre indemnité. Pourtant en Suisse une école qui agit ainsi se voit généralement condamnée à verser l'équivalent des frais d'une école similaire. Pour la scientologie ne faudrait-il pas que la justice compare la formation d'auditeur de scientologie à des cours de psychologie ou de psychiatrie ...

La scientologie remet la compresse

Le 21 janvier 1999 j'apprends qu'un scientologue et ex-employé de mon entreprise transmet des informations pour tenter de nuire à ma réputation.

En avril 1999 les scientologues annoncent dans la presse et à mon avocat qu'ils vont déposer plainte, cela suite à un témoignage publié dans la Tribune de Genève et pour soi-disant "menaces de chantage". Cette plainte aboutira a un non-lieu

Une membre de l'église de scientologie de Genève, Mme Janine P, est venue rendre visite la semaine du 19 avril 1999 au domicile de ma belle-mère pour lui demander d'influencer ma femme pour que je cesse de faire des témoignages dans la presse.


22. Un détective pris sur le fait

En juillet-août 2004, de fausses accusations sont faites par un scientologue. Il m'accuse auprès de deux offices du canton du Jura de posséder des valeurs non déclarées, et annonce savoir qu'un synthétiseur est présent dans le local que je loue pour l'association AVDS (Association d'aide aux victimes de la dianétique et de la scientologie).

Ce scientologue pourtant bien informé ignore en réalité que ce synthétiseur m'a été prêté et qu'il n'a été présent qu'une seule petite semaine dans ce local. De plus, oh étrange coïncidence ..., une seule personne est venue me rendre visite durant cette semaine !

Il s'agit d'un homme au visage émacié d'une soixantaine d'années, mesurant environ 1m80 et qui m'a prétendu habiter Alle ! Cet individu n'est jamais revenu, son nom est un faux nom, de même que son numéro de téléphone. Il disait s'intéresser à mes cours de dessin peinture, mais était venu sans le moindre dessin sous le bras ...!

D'autres indices prouvent qu'il s'agissait d'un détective

Dès son entrée dans mon local cet individu a joué les détectives en ne cessant de promener son regard de gauche à droite. Visiblement il semblait atteint d'une farouche volonté de prendre note de tout ce qui s'y trouvait entassé. Mais très vite son regard s'est porté vers une deuxième pièce située en face de lui, environ à trois mètres sur la gauche, bien que la porte ait été laissée entrouverte rien n'était visible depuis sa place.

Ayant remarqué une telle curiosité et noté son peu d'intérêt qu'il avait pour le dessin et la peinture, j'ai pensé utile de tendre un petit piège au bonhomme. J'ai donc fait semblant de sortir du local sous prétexte d'aller demander un renseignement auprès d'un voisin puis je suis revenu subitement. Il s'était, comme je l'avais prévu, précipitamment levé de son siège et je l'ai surpris au milieu de la pièce, debout à 2 mètres environ de la chaise sur laquelle il était installé quelques secondes auparavant, en train de tenter d'apercevoir par la porte à semi-ouverte ce qui pouvait bien se trouver derrière elle.

S'il avait vu les ordinateurs, ce détective à la noix en aurait sans doute parlé à son commanditaire.

    REMARQUE : D'autres actions, tout aussi stupides, de la secte seront décrites. Elles sont actuellement un peu dispersées sur ce site et cela nécessite un sérieux classement de ma part. Vous pouvez en trouver plusieurs ICI :"$cientologie contre Jean-Luc Barbier" (Partie 1 et partie 2)

Jean-Luc Barbier - 20 avril 1999 - complété le 7 juin 2007


23. Questions à se poser

En guise de conclusion provisoire ...

Ces scientologues font-ils de leur plein gré toutes ces actions de harcèlement ?
 
Qui leur remet des renseignements sur ma personne, sur ma femme, mes biens ?
 
Que ce soient l'Eglise de scientologie et son bureau des affaires spéciales (OSA) est plus que probable car les agissements et les méthodes d'harcèlement de la scientologie sont connues de bien des Tribunaux.
 
Si les Eglises officielles agissaient de la sorte contre chaque personne critiquant sa religion ou sa croyance, ce serait - au mieux : des tribunaux encombrés - au pire : la guerre civile.
 
La scientologie cache ses réelles statistiques et sa manière de manipuler ses membres. Elle est basée sur le mensonge, cela à l'image d'une récente publication où pour montrer le nombre de participants présents des "clones photographiques" ont été ajoutés dans les rangées vides.
 
La scientologie pratique la contrainte qui peut mener au suicide, cela à limage de ce jeune homme qui s'est jeté d'un pont à Lausanne pour échapper à leurs pressions et tortures mentales (mobbing).
 
Aujourd'hui les preuves sont plus que suffisantes pour interdire la scientologie et nos autorités se doivent de n'être pas complices de telles dérives.
 
Jean-Luc Barbier, novembre 2004
 

24. Chronologie des actions illégales de la scientologie

PART 1 (1988 - 2006)

PART 2  (2006 - 2007)


25. Annexes

 Documents originaux et commentaires

 

26. Documents audio et vidéo

L'après-secte: Interview de Jean-Luc Barbier , webmaster d'anti scientologie

archive du Centre info-sectes - février 1992
 
 
Jean-Luc Barbier (archive du Centre Info-sectes)
 

Une autorisation pour quitter la scientologie !

8 août 1989: appel téléphonique de la scientologie pour tenter de faire revenir Jean-Luc Barbier à la base scientologue de «Flag» située à Clearwater en Floride.

L'auditeur des niveaux confidentiels OT3-OT6, M. Pierre Ethier, tente de culpabiliser Jean-Luc Barbier en lui annonçant que son départ de la base scientologue de Flag en Floride n'est pas autorisé ! En réalité il ne s'agissait aucunement d'un départ mais d'une fuite pour échapper aux contraintes toujours plus grandes de la secte. Encore sur sol américain, et peu de temps avant ce téléphone, Jean-Luc Barbier avait même envisagé de se suicider:

    "...ayant réussi à échapper aux gardes scientologues ... ayant récupéré mon passeport sous prétexte d'aller chercher de l'argent à la banque je me suis caché dans un hôtel prêt de l'aéroport de Tampa. J'ai de suite appelé ma femme qui m'a affirmé que c'était une bonne chose de quitter la scientologie. ... j'étais effondré mais les propos de ma femme m'ont sauvé la vie. Ma déception était si grande en effet que je voulais en finir avec toutes ces pressions."

 

Interview de Jean-Luc Barbier à la «RSR»

Radio Suisse Romande - 12 mai 1993

Partie 1:
Un monde de rêve - Révélation: le cours secret 0T3 - Tentative de contrainte

Partie 2:
Importance des témoignages - Mon fils est scientologue: que faire ?
Des plaintes trop vite classées
 

La scientologie veut la peau de Jean-Luc Barbier !

Tentative d'intimidation: des menaces sont proférées par la scientologie

«On va lui faire la peau»

Des propos qui coïncident avec le dépôt d'une plainte contre la scientologie et l'inculpation de 4 dirigeants de la scientologie à Genève !

(témoignage de Lise - 17 octobre 1993)

 TF1 donne la parole à Jean-Luc Barbier
 

                       

Vidéo: Julien Courbet reçoit Jean-Luc Barbier (TF1 - Sans Aucun Doute - 1999)

                       

Vidéo: Jean-Luc Barbier chez Christophe Dechavanne (TF1- Ciel mon mardi - 2001)

                       

Vidéo: Mobying à l'encontre de Jean-Luc Barbier et expulsion de la scientologie pour avoir refusé d'affilier son atelier de dessin-peinture à la société WISE (Planète)

                       

Vidéo: Interview de Jean-Luc Barbier pour le journal de la Télévision Suisse (18 novembre 2006)

 
28. Divers documents
 
Articles de presse

Une pétition de Jean-Luc Barbier dort dans les tiroirs de l’Etat (24 heures - 29 juin 2006)

Jean-Luc Barbier est l'invité de la rédaction du Quotidien Jurassien (LQJ): "On essaie tous de comprendre les mystères de la vie" (5 mai 2007 - lien externe)

Interview de Jean-Luc Barbier réalisée par un jeune apprenti lausannois (1 mars 2004)


Témoignage d'un employé de Jean-Luc Barbier

Prosélytisme illégal de la scientologie; vol de fichiers et d'un local commercial destiné à Jean-Luc Barbier (5.12.04)


Témoignage: Des actions de propagande imposées par la scientologie

Malgré les nombreux refus de Jean-Luc Barbier de s'affillier à l'association des entrepreneurs scientologues (WISE) la scientologie n'a pas hésité à imposer son prosélytisme aux clients de sa succursale zurichoise. La personne qui s'exprime ici est bilingue et son mari est Juge au Tribunal du canton de Zürich. Elle nous a communiqué son témoignage en français.

"Méthode de dessin-peinture Aimé Venel Internationale" et prosélytisme abusif de la scientologie (21 septembre 1989)


La thérapie de scientologie est dangereuse

Analyse de la pseudo-thérapie psychiatrique de scientologie et de sa dangerosité par Jean-Luc Barbier

Scientologie et pratique illégale de la médecine (4 novembre 2009)

 

 Annexes au témoignage de Jean-Luc Barbier

 

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