- TÉMOIGNAGE
D'UN ARTISTE MUSICIEN HAPPÉ PAR LA SCIENTOLOGIE
1.
Mon parcours en scientologie
Témoignage de Jean-Luc Barbier contre la scientologie
Préambule
1975
En
1975, j'ai fondé avec le pianiste François Lindemann
un quartet de jazz: le "Jean-Luc
Barbier - François Lindemann - Quartet". Nous avons
été invités au festival de jazz de Montreux en 1975.
Un disque live de ce concert a été produit et diffusé
par la compagnie Vogue-Evasion sous le nom de groupe: CM4 (musique collective à quatre). (Disque diffusé gratuitement sur le site swiss-jazz.ch )
Peu
après le festival de Montreux je suis
contacté
par des amis musiciens scientologues qui me proposent
un test de personnalité et m'informent que le pianiste
de jazz Chick Coréa est un proche de Ron Hubbard. Ce test donne un résultat
négatif sur ma capacité à communiquer. Selon les scientologues
elle doit
être au plus vite améliorée si je ne veux pas aller d'échec en
échec !
Je reçois également
des propositions pour assister
à diverses conférences, ce que j'ai toujours refusées. Ces conférences proposaient des sujets comme: devenez plus efficace; améliorez votre communication;
l'art et la communication; etc. ....
Jamais sur les propagandes scientologues
que
je recevais ou dans nos discussions il n'était question
d'une "église" au sujet de la scientologie. Il était uniquement question d'une nouvelle
école de philosophie appliquée.
1977
- 1979
Après
mon premier test de personnalité, dès juillet 1977,
la scientologie me recontacte
à de nombreuses reprises, m'invitant
à discuter autour d'une tasse de thé...
J'achète
le cours de communication au prix de 100 francs suisses. N'ayant
pas sur moi la somme totale le vendeur accepte un acompte de
20 francs.
Je
commence peu après le cours de communication. L'accueil est chaleureux.
A ce moment il m'est signalé que la dianétique
est semblable à une science comme la psychologie et qu'il
s'agit d'une école avec des diplômes reconnus aux
USA. On me montre de nombreuses références
et des lettres officielles au sujet d'une
nouvelle science du mental découverte par un scientifique
et chercheur américain.
Je
cesse de suivre le cours de communication car j'en
ai marre de devoir définir les nombreux mots du
jargon de la scientologie. De plus à cette époque
la plupart des textes de Ron Hubbard n'étaient pas
encore traduits en français ce qui me compliquait
la tâche.
23
septembre 1979: La
mission de scientologie de Genève me relance pour terminer mon
cours de communication
- Durant
mes absences je reçois sans cesse des appels téléphoniques.
Le superviseur des cours m'écrit:
"Comme tu le sais déjà nous ne sommes pas
ouvert le matin. Mais y aurait-il une possibilité
pour que tu viennes le week-end?"
Ayant
aperçu qu'une croix avait été nouvellement placée
à l'entrée du local de la mission de scientologie
de Genève j'ai demandé si la scientologie était une Eglise. En réponse il m'a été affirmé que ce n'était qu'une façade pour
échapper aux impôts ! (sic)
2.
La
scientologie a profité de mon état de faiblesse
Une nuit
de l'été
1979, un pyromane a mis le feu dans la cave de mon immeuble (un locatif de trois
étages situé dans le quartier populaire de la Jonction à
Genève) et je n'ai eu que quelques secondes pour sortir de mon lit et me précipiter sur une terrasse avant que mon plancher avec
mon lit ne s'effondre et que je sois brûlé vif ! Cela a été un choc
émotionnel très fort.
Par la suite j'ai appris que chez les victimes ayant frôlé
la mort, il s'ensuivait une perte de leurs repères habituels.
Pour moi suite à ce choc émotionnel,
les gens me semblaient irréels et je ne connaissait
aucunement ce phéno- mène à ce moment. Sans le savoir
et sans doute en partie inconsciemment, je
cherchais alors à comprendre ce qui m'arrivait.
Au lendemain-même de cet
incident, un ami (que j'ignorais être l'un des vendeurs de l'Eglise
de scientologie de Genève) est venu me proposer de
partager mon nouveau logement et n'a cessé de me
parler d'une nouvelle science du mental.
Cette
rencontre n'était aucunement le fruit du hasard
car la tout le quartier connaissait cette affaire
de pyromane. Cela concernait plus d'une dizaine
d'incendie dans une zone rapprochée et ces incendies
faisaient la Une de la presse. La scientologie par
mes amis musiciens ne pouvait ne pas être au courant
cela d'autant plus qu'ils fréquentaient le même
café où le lendemain de cet incendie j'étais venu
leur raconter ma mésaventure ainsi qu'à tous les
habitués.
Les
explications et la propagande de ce vendeur de sientologie
semblait répondre à mes questions du moment. C'est donc ainsi que la scientologie s'est introduite subrepticement dans ma vie privée et
qu'elle a pu apprendre à mes dépens certaines de
mes difficultés d'alors. Par exemple mon échec à
aider une jeune fille de 18 ans à qui sa maman fournissait différentes drogues dont de l'héroïne...
La scientologie s'est alors empressée de me proposer sa solution: une formation de psychologie censée me permettre de venir en aide aux victimes de drogues avec
en prime... l'amélioration de ma communication...
Prémonition ?
Mon
colocataire scientologue profitant de ma confusion et de ce besoin de trouver
une réponse à ce qui m'arrivait a insisté pour que
je lise le livre de Dianétique (Il a utilisé par
exemple cet argument pour me convaincre: "ce
livre te donnera toutes les explications sur comment
fonctionne ton mental"; "si
tu ne lis pas ce livre tu ne peux pas parler de
ce qu'est la scientologie...etc").
La lecture
de ce pavé, faite en une nuit jusqu'à l'aube, m'a donné
un mal de crâne et également
l'impression qu'il s'agissait d'un mouvement totalitaire. Je me suis alors juré que si c'était le cas je dénoncerais la chose.
Aussi
la lecture rapide de ce livre m'a mis dans la position
d'une personne qui n'en savait pas assez sur le
mental et qui se devait d'en savoir plus pour échapper
à certains pièges méconnus. Le phénomène des mots
inventés par un escroc pour piéger les gens avec
des concepts farfelus et invérifiables m'était alors
totalement inconnu et sur ce sujet Hubbard et ses
sbires n'y vont pas à la petite cuillère.
J'ai donc
ainsi en très peu de temps été
happé par la scientologie, une organisation qui utilise des méthodes
de séduction très bien rôdées et terriblement efficaces.
Par
la suite les techniques de manipulation écrasante ont
fait le reste pour me piéger
dans ce mouvement pendant une dizaine d'années.
(texte
ci-dessus ré-écrit le 29.9.2009)
La
manipulation écrasante (Une étude
de la "MANIPULATION MENTALE" par
Roland Huckel)
La plupart de mes amis et relations ont rapidement coupé les ponts
tellement mon attitude avait changé et était devenue
arrogante. Sans qu'ils en soient conscients ni le
moins du monde responsables cela n'a fait que précipiter mon isolement et donné
aux scientologues le champ libre pour leurs prochaines étapes de manipulation.
En peu de temps, les techniques de scientologie sont capables de vous faire perdre vos repères. Par exemple Julia Darcondo est entrée en scientologie pour tenter de sortir son fils, mais bien que psychologue, c'est son fils qui
est sorti avant elle ... !.
De
belles promesses
Ne voulant pas
perdre de temps en études inutiles, j'ai également demandé avant de faire ma
première "donation" importante (400 euros
pour les cours d'auditeur classe 4)
ce que m'apporterait une telle formation de psychologue et si une telle formation était reconnue. Documents fort nombreux à l'appui (photocopies de reconnaissances officielles et internationales ...), il m'a été affirmé que je pourrais ouvrir mon propre cabinet de psychologue
!
Le
22
février 1980, j'achète
mes cours de niveau 0 à 4 pour devenir auditeur de scientologie.
Je profite d'une offre de l'église de scientologie de Paris,
internats des niveaux 0-4 inclus, pour seulement 400 euros
! (quatre cents). Lorsque je suis sorti de la secte, j'ai appris
qu'un tel bradage venait du fait que la secte devait
prouver à la justice française qu'elle ne pratiquait pas
l'usure.
Durant tout
mon parcours en scientologie de 1979 à 1989, aucun personnel compétent n'a été présent à
l'organi- sation de scientologie de Genève pour délivrer
les cours de formation de "psychologie Hubbard". Ces cours de "psychologie Hubbard" que
j'avais achetés, je n'ai jamais pu ni les commencer ni les terminer à Genève.
Finalement c'est à Paris que
j'ai dû me rendre de 1984 à 1986 et cela à mes frais bien évidemment !
Les promesses de la scientologie continuent
en 2006 !
1980
- 1983
Il
m'est proposé d'ouvrir un cabinet de dianéticien
et d'acheter le cours de Dianétique (NED).
A une époque où les prix des cours de scientologie
montaient 10% par mois, je profite d'une offre
spéciale pour acheter le cours de dianétique avec
en prime le cours d'étude offert. Ce qui était invraisemblable,
c'est qu'à Genève je n'ai par la suite jamais eu
la possibilité de suivre ce cours de Dianétique,
car il n'y a jamais eu de personnel formé.
De nouvelles chartes étaient sans cesse réimprimées
et remises à jour. Il était sans cesse question
de nouveaux cours pré requis à acheter pour avoir le droit de faire celui de dianétique
! Au fil des ans j'ai ainsi été contraint d'acheter de nouveaux cours car il fallait
suivre, selon Hubbard et ses vendeurs, l'état de sa recherche scientifique
...
EN ACHETANT CE PREMIER COURS DE DIANÉTIQUE
JAMAIS JE N'AI PENSÉ NI AI ÉTÉ AMENÉ A PENSER QU'IL
S'AGISSAIT D'UNE CROYANCE.
SEULE LA "SCIENCE" DE LA
DIANÉTIQUE ETAIT MISE EN AVANT PAR LES
VENDEURS QUI ME CONTACTAIENT SANS CESSE. D'AUTRE
PART, LES NOMBREUSES PROMOTIONS QUE JE RECEVAIS METTAIENT
EN AVANT UNE VÉRITABLE AVANCÉES SCIENTIFIQUES DE
RON HUBBARD !.
En
janvier 1980, Monsieur Jean-Pierre Goupil, venu
spécialement de Paris en mission, me propose d'acheter
pour un prix dérisoire de nombreux cours nouvellement
pré requis pour mon cours de dianétique, ce sont
les NIVEAUX D'ACADEMIE, en m'affirmant que je
pourrais les suivre à Genève.
Plus
tard ce vendeur m'a révélé au sujet de cette baisse
subite des prix qu'il fallait en fait montrer à
ce moment à la justice française que les tarifs
n'étaient pas usuriers car un procès était en cours
contre Hubbard lui-même.
Une
violence cachée
Les
suppressifs
sont des personnes ennemies de l'organisation de
scientologie. La plupart du temps, il suffit d'avoir
quitté la scientologie ou osé avoir demandé
un remboursement pour être considéré comme tel.
Je
me souviens que l'un d'entre eux, M. Bernard. B. était
venu demander son remboursement et qu'on entendait
des cris qui venaient de la réception. Comme
cette personne ne voulait pas quitter les lieux,
Patrice B., un des employés de la scientologie de
Genève, s'est alors précipité en criant "All
hands - All hands" dans la salle
de cours où j'étais en train d'étudier. Une
telle phrase ne signifiait absolument rien
pour moi à ce moment. En fait c'est un ordre impératif
de scientologie à toutes les personnes présentes
de venir en renfort et aider à sortir manu-militari
un intrus des locaux. Aussitôt cet ordre donné,
les
employés présents ainsi que le superviseur du cours,
se sont précipités pour prêter main forte.
Sous
mes yeux j'ai vu un homme être brutalisé et qui,
tout en dégringolant les escaliers des locaux
situés alors à la rue du Léman à Genève, disait
qu'il n'allait pas se laisser faire comme ça.
Cela
a été mon premier contact avec la brutalité
bien cachée de la scientologie. Il y aura d'autres
faits semblables.
Eglise de Scientologie
de Genève : un manque de personnel affligeant
En cette
année 1983, l'organisation de
Genève n'avait pas le personnel formé pour pouvoir délivrer les cours que j'avais
achetés et ni le moindre superviseur formé pour contrôler la thérapie de
scientologue
(l'audition). J'ai dû me rendre à mes frais à l'organisation de scientologie de
Paris.
Comme
je me plaignais de cet état de fait, j'ai de suite reçu un ordre
d'éthique pour cesser toute critique. Selon la directrice de l'organisation de
Genève, la scientologie était "une toute nouvelle organisation, une toute
nouvelle science" (sic) ... il était normal que des erreurs soient commises. Un
argument que la scientologie utilise encore à ce jour, plus de 50 ans après sa
création !
Cet ordre d'éthique me
signifiait que je pouvais être exclu de la scientologie si je continuais mes
critiques.
A cette période, ne
connaissant pas encore toutes les règles internes de la scientologie et ayant
écrit un courrier de lecteur dans la presse locale sans autorisation, j'ai reçu
un autre ordre d'éthique surprenant. Cette fois, on m'interdisait pour une
certaine période de continuer mes cours de scientologie et on m'imposait l'achat du
cours "publiques relations de l'Eglise de Scientologie". Un cours pour lequel
j'ai également dû me rendre à Paris à mes frais.
3.
Le service secret de la
scientologie
1984
Un
jour lorsque je me rends à l'église de scientologie
de Paris, je suis contacté par le service secret de
la scientologie : SOCO (Le service de coordination
sociale qui est devenu ensuite l'Office des Affaires Spéciales, OSA). Ce service était
dirigé par
un homme aimant les gros cigares et qui semblait avoir pour habitude de mettre ses pieds sur son bureau ... J'ai dû
signer avant de commencer mon cours un papier me condamnant à payer une amende si
je révélais un tel contrat (80'000,- par personne ayant été informée).
Plus
tard, j'ai fait la connaissance de Monsieur Arnaud. B., qui lui aussi avait dû signer
un tel document, C'était pour ce qui le concerne peu avant son unique et dernière mission
pour la secte : celle
d'infiltrer le cabinet du docteur psychiatre Jean-Marie Abgrall de Toulon. Une
mission dont le but était de connaître ses relations et éventuelles manquements aux
lois et coutumes. Durant cette mission, Mr B. a pu voir le vrai visage
de la secte, le docteur l'ayant de suite repéré
et expliqué les mécanismes employés pour le manipuler.
Cet
aussi en 1984 que je commence à fréquenter l'église "Celebrity-Center"
de la scientologie situé
dans le
XVIIème arrondissement (le CC dans le jargon de
la secte). Ce centre de célébrités
accueille surtout des artistes scientologues et
c'est l'église de scientologie de Paris qui m'a
vivement conseillé de m'y rendre.
Dans un tel lieu, j'ai été l'objet d'attentions toutes particulières.
D'autant plus que je venais de participer au festival
de Cannes avec Alain Tanner pour son film "Dans la Ville Blanche".
Un film dont j'avais composé la musique et qui venait
de recevoir en 1983 le César du meilleur film francophone.
Début
1984 je
m'inscris également comme élève à l'école du peintre symboliste Aimé Venel
et début 86 je commence une formation de chef d'atelier
dans cette même école.
Je
travaille à Paris comme professeur de musique dans
une école scientologue. Je sous-loue une chambre
d'abord chez un couple d'employés scientologues.
Je me souviens d'avoir acheté de la nourriture à
ce couple car il venait d'avoir un enfant et leur
frigo me semblait toujours désespérément vide.
A
Paris, je loue ensuite une chambre chez celui qui
deviendra le bras droit des services secrets de la
scientologie en France : Jean-Louis Gagnot.
Il
m'expliquera bien des rouages de la scientologie
que j'ignorais comme par exemple le fonctionnement
de l'IAS et celui de l'éthique de scientologie
internationale.
3.
Un
programme d'audition qui a porté atteinte à ma santé
Une
médication qui devrait être interdite
Au
printemps 1984, pour m'y faire revenir, l'organisation
de Genève m'offre la possibilité de recevoir
gratuitement de l'audition. Une employée,
Mme Arianne Jaquier, doit en effet faire urgemment
des exercices d'audition comme entraînement pour
sa formation d'auditrice. Elle a besoin de plusieurs
cobayes
...
Avant
d'avoir le droit de bénéficier d'un tel programme
thérapeutique je suis contraint de suivre le programme de purification. Le programme
de purification consiste en la
prise journalière pendant quinze jours environ de
méga- doses de niacine et de
vitamines combinées à des séances de sauna de plus
de quatre heures et cela sans aucun suivi médical
!
Avant
de pouvoir suivre ce programme de purification,
on me fait lire un texte de Ron
Hubbard qui affirme :
"ce qui apparaît par l'audition seule l'audition
le fera disparaître". J'ai dû également
signer
un papier où il était écrit que ce programme est considéré comme de l'audition et
que par conséquent tout se qui arriverait devait
rester totalement et absolument confidentiel, cela
pour le bien de ma santé et également pour éviter de choquer
certaines personnes qui ne connaîtraient pas cette
nouvelle science (dixit !)
Le
10 juin 1984, avant de suivre (subir) le programme de
purification je dois encore remplir
le test
de personnalité avec ses 200 questions.
Je pensais à ce moment qu'il
permettait à la scientologie de mesurer
mon état mental et je n'y ai vu qu'une simple
routine. En réalité il y a des questions
sur ce test qui permettent aux vendeurs
de savoir si vous êtes prêt
à faire des sacrifices financiers. C'est
ainsi qu'à l'issue de cette purification, j'ai
été contacté par plusieurs vendeurs scientologues
et que j'ai fait ma première vraiment importante "donation"
à la scientologie.
Pendant
ce programme de purification, je commence à avoir des maux de gorge
et des inflammations du larynx. Cette atteinte me gêne
dans ma profession de saxophoniste et cela d'une
manière si aiguë qu'en septembre 1985 je n'arrive
presque plus à jouer.
Les doses
élevées de niacine (400-500 mg par jour) faisaient
apparaître
de grandes plaques rouges à la hauteur de mon
larynx.
La scientologie a estimé que cette
réaction
à la niacine et aux vitamines ingurgitées à fortes
doses était normale.
L'auditeur à Genève responsable
de ce programme, M. Christian Bösiger, a évalué ma réaction
de la gorge comme étant
une allergie et il m'a fait lire un texte de Ron Hubbard
qui affirmait qu'une telle réaction ne pouvait disparaître
qu'en augmentant les doses de niacine !
Ill
n'hésitera pas à me prescrire cette solution farfelue
étant un scientologue
endoctriné de longue date.
Mon
inflammation persistant après ce programme de purification, la scientologie, tout
en m'interdisant de prendre des antibiotiques ainsi
que de voir un médecin, m'a imposé
de l'"audition de scientologie" ainsi
que des "assistes de scientologie". Thérapies où je
devais pendant des heures dire des "OK"
(des accusés de réception) à des objets placés en
face de moi sur une table (sic). Un tel traitement
n'a fait qu'aggraver mon inflammation et l'a rendue
chronique.
D'un côté j'étais dopé par les doses massives de vitamines
et de l'autre j'avais gobé les promesses
de guérison. Les vendeurs ont donc eu leur
tâche facilitée et c'est
ainsi que je leur ai versé le 5 juillet 1984 la
somme 10'948.- francs suisses (env. 6'800
euros). Cette somme incluait
une avance de 3'474.- francs suisses pour pouvoir attester
l'état de "clear"
en Angleterre (St Hill).
La
scientologie ne s'estime aucunement responsable
de l'atteinte à ma santé
Selon deux expertises
médicales, des antibiotiques auraient suffit à soigner
mon inflammation et la scientologie est entièrement
responsable d'une
telle atteinte à ma santé. Au contraire
pour les scientologues cette atteinte n'a
aucune relation avec une quelconque prescription
pseudo-médicale de sa part ! Ainsi,
l'Eglise
de scientologie internationale a toujours refusé
de
me verser le moindre dédommagement et se fiche
totalement du fait que j'ai
dû arrêter ma carrière de musicien
saxophoniste et flûtiste.
La justice quant à elle a estimé
que le dossier d'instruction ne montrait pas
la responsabilité exacte de chacun des inculpés
scientologues et a classé ma plainte après
sept ans d'instruction ...
Un
scientologue n'a pas le
droit de parler à quiconque de ses difficultés ou de ce
qui se passe dans un programme d'audition ou
de purification excepté à la personne qui a
la fonction de superviseur des programmes d'audition
ou
celle de superviseur du programme de purification.
Ce
sont les seules personnes habilitées
à recevoir nos confidences. Dans mon cas le responsable
des programmes d'audition (le C/S - le superviseur
des cas) était
Christian Bösiger. Je ne voyais dans un tel règlement
que secret médical préservé et structure
professionnelle.
De
nombreux "assistes" m'ont été ensuite imposés
durant de longues heures
dans le seul but de guérir ma gorge
(sortes de processus répétitifs d'autohypnose).
Comme il n'y avait aucun résultat, on m'a été signalé
que cela devait être une allergie. Un lourd programme spécial
d'audition
a été mis en route avec Mme Ariane Jaquier comme
thérapeute scientologue (auditrice de scientologie)
sous les ordres de M. Christian Bösiger.
Mme
Ariane Jaquier-Jackson a quitté depuis la scientologie et est venue
des USA pour témoigner à mon procès en 1993 contre
la scientologie.
Elle a attesté devant le Juge
que les scientologues avaient diagnostiqué
une allergie de ma gorge et qu'ils se sentaient
tout
à fait capables de me
guérir.
Ensuite
ne voyant aucun résultat, on m'a imposé la prise du
GUK et de vitamines B1, et des vitamines complexes
contenant parfois de la niacine. Un tel cocktail
m'était prescrit avant les
séances d'audition et j'étais alors comme ivre. Les séances de
thérapie se sont alors déroulées de plus en plus rapprochées les
unes des autres et parfois durant des jours entiers.
Liste
de mes versements effectués à la scientologie de
1979 à 1989
cette liste montre que la
scientologie à su profiter de mon état de faiblesse pour obtenir des
versements de plus en plus importants.
4.
Je dois faire des enquêtes pour être un bon scientologue
En
août
1984, suite à ma collaboration avec SOCO-Paris je
suis chargé de faire une enquête sur plusieurs ennemis
de la scientologie.
Patricia Forestier de OSA-Paris
(l'office des affaires
spéciales de la scientologie) est venue
spécialement à Genève pour me rencontrer. Elle m'a montré
une liste de personnes suppressives (ennemies
de la scientologie).
Je
suis mis au
courant de prétendues malversations d'un médecin à Genève, le docteur
Sarkisov, un médecin psychiatre qui selon la directrice de l'organisation de Genève,
était "La Cause" des mauvaises statistiques de l'Organisation de scientologie de
Genève !
On
me donne une série de questions et l'on me communique
le nom et les téléphones de personnes pouvant m'aider
pour cette enquête.
Les
propos recueillis au sujet des suppressifs de la
scientologie sont troublants pour moi. A ce moment
les ennemis de la scientologie me sont présentés
uniquement comme des
personnes immorales et nuisibles. (Lien
vers les réponses données par la scientologie à
Jean-Luc Barbier)
Je
me demandais comment ces personnes ont pu continuer,
ou même commencer, à faire de la scientologie
sans être inquiétées par un des contrôles de la
scientologie.
Ne
faut-il pas régulièrement répondre à des *contrôles
de sécurité (security check) avec une machine
l'e-meter
? Un instument censé
faire réagir au moindre stress son aiguille; ce qui
signifie pour
les scientologues que vous leur cachez quelque
chose !
Cette
situation était troublante. Je ne comprenais pas
et à ce moment je ne savais pas que cette machine
était absolument incapable de détecter quoique
ce soit de façon fiable.
Lorsque
je rends mon rapport d'enquête via le directeur
de l'Org de Genève je suis dans une certaine confusion.
5.
Il
faut éliminer ce psy
Je
suis questionné de long en large sur mon enquête
et sur mes propres intentions. On veut absolument
savoir qui est le meneur du groupe des suppressifs
de la région de Genève. On m'explique
de long en large ce qu'il me faut faire scientologiquement
parlant contre des suppressifs. (cf. l'éthique
de scientologie)
"Il
faut l'éliminer me dit-on droit dans les yeux".
Sur
le moment j'ai vraiment compris que je devais assassiner
le médecin psychiatre.
Les textes de Hubbard que j'ai dû étudier de long en large depuis cette
mission d'enquêteur ne parlent-ils pas d'"élimination
de l'ennemi dans une nuit noire", d'un "corps à faire
disparaître", de "tueurs à gages", de "crimes qui étaient
pardonnés par la scientologie".
Le sens de cet ordre
"éliminer" ne pouvait être plus clair, cela d'autant plus que j'ai été mis en
contact au même moment (est-ce un hasard ?) par l'organisation de scientologie de
Lausanne, avec deux personnes connaissant les armes. J'ai pris peur de devoir
accomplir une telle mission et j'ai cherché au plus vite à m'y soustraire. Je n'ai
jamais
voulu devenir un tueur et alors j'ignorais vraiment
ce qu'était un délit sacré.
Il me fallait trouver une
porte de sortie au plus vite pour montrer à la scientologie que
j'étais un bon scientologue.
Comme j'étais venu en scientologie
pour savoir comment venir en aide à des personnes
droguées, j'ai
alors proposé de créer et ouvrir
en suisse romande un centre pour toxicomane. l'association
Narconon. Patricia
Forestier, à qui j'ai également indiqué mon refus de
continuer cette mission. a alors demandé à Rémi M. un membre
de SOCO-Paris (une succursale scientologue) de me présenter
le programme Narconon.
Elle
m'a suggéré
de contribuer à l'ouverture d'un tel centre
en Suisse.
Elle m'a
affirmé : "Narconon est une bonne
monnaie d'échange en cas de problèmes avec la
police". En leur communiquant par exemple des noms
de vendeurs de drogue. Narconon permet aussi
d'avoir
de bons arguments pour les relations publiques. "Personne
ne s'oppose à une action d'aide aux drogués" m'a-t-elle
encore dit.
Patricia
Forestier me donne
alors quelques exemples d'action de propagande et exige
que je fasse à Paris un cours confidentiel de relation
publique.
Les
vendeurs de scientologie me rendent également
attentif au fait que pour être invité aux cours
confidentiels de scientologie, il faut être un bon
scientologue. On me précise aussi que seuls les
bons scientologues sont invités à de tels cours
confidentiels ! Ils m'expliquent par
exemple que mon diplôme de dianéticien
ne sera valide que si je fais le nécessaire pour
faire connaître la scientologie.
Impossible de quitter un
tel bourbier
Je ne me sentais vraiment
pas l'âme d'un barbouze et quitter la scientologie était trop tôt pour moi.
Certains de mes amis venaient juste de commencer des cours de scientologie.
Parmi eux, il y avait un professeur de musique du conservatoire ainsi
qu'un professeur d'une école primaire du canton
de Genève.
Je
n'avais pas d'argent pour ouvrir un tel Centre Narconon.
Heureusement je connaissais comment
la scientologie évaluait la valeur de ses adeptes (statistiques des
donations, des achats de cours, du nombre d'amis amenés en scientologie).
En
conséquence, j'ai proposé d'assumer la présidence et les relations publiques d'une Association
Narconon ("Dites non à la drogue") dans le but d'obtenir l'ouverture prochaine
d'un centre Narconon en Suisse romande.
Pour obtenir le "OK" de l'officier d'éthique de Genève et pour que ma proposition soit acceptée et ainsi réussir à échapper à
cette mission d'élimination, j'ai
encore dû montrer patte blanche en lui achetant un autre cours d'éthique et de
nombreux livres de scientologie.
A
propos de ce cours d'éthique j'aimerais ajouter
que j'ai
dû le
refaire en
1989 lors de mon séjour au centre de Clearwater en Floride
aux USA.
Cette fois c'était pour échapper à de nouvelles
contraintes. Cette organisation aux USA voulait en effet que
je termine l'étude de l'ensemble de mes cours d'auditeur
de scientologie en les payant au passage une
deuxième fois sous prétexte qu'ils étaient mieux
délivrés chez eux et que cela me donnerait le droit de suivre les cours confidentiels de scientologie
! (Les cours OT1 à OT7) ! Je leur ai donc proposé comme marché
d'acheter plutôt le nouveau
cours d'éthique qui venait d'être mis au point (un
cours pilote confidentiel) avec pour prétexte d'aider
l'organisation de Genève qui, et je le savais bien,
manquait depuis des années cruellement de personnel.
J'ai aussi ajouté pour me défendre de cette nouvelle
tentative d'imposition que je pouvais si je le voulais
faire mes cours confidentiels en Angleterre car
mon temps était limité et que cela était proche
de chez moi. La lutte a été brève cette fois, environ
deux heures. J'ai grâce à de tels arguments
pu commencer mes cours confidentiels dans le délai
que je m'étais fixé. Ce n'était pas le cas de bien
des personnes autour de moi aux USA.
Comme
quoi en scientologie si vous ne vous défendez pas
un minimum ce n'est pas tout votre argent qui va
tota- lement disparaître, mais vous n'aurez plus le
moindre espace de liberté. Sans oublier que la
liberté de l'adepte conditionné que j'étais devenu
n'était qu'une illusion : liberté de choix entre
une organisation et une autre organisation
de scientologie; un cours de scientologie et un
autre cours de scientologie ...
6.
Les fausses
statistiques de Narconon
M.
feu Albert Jaquier m'a prêté un local situé
dans le quartier des Pâquis à Genève pour les
activités de mon association Narconon que je venais
de fonder avec deux autres
scientologues lausannoises : Mme Catherine Uthemann et Mme Caroline
Bader.
En tant que président et
fondateur de Narconon Suisse j'ai reçu une liste des personnes de
nationalité suisse, toutes ayant suivi le programme de désintoxication
Narconon-France (à Grancey sur Ource) dans le but de calculer la statistique des
résultats. J'ai donc contacté ces personnes, ou leurs familles, et obtenu un
grand maximum de 10% de non-rechute dans la drogue.
La direction de SOCO a
refusé de tenir compte de mon enquête et m'a imposé de présenter aux autorités
suisses du cantons de Vaud, avec qui j'étais en pourparlers, une série de
documents qui ne parlaient eux, que de succès et résultats avec plus de 80% de
réussite (de non rechute) !
Nous
avons rencontré des journalistes et des autorités
à qui je remettais en plus de ma documentation
habituelle sur Narconon de grandes enveloppes orange
fermées. Je devais dire qu'il s'agissait d'informations
complémentaires sur les Centre Narconon dans le
monde. Y avait-il aussi des chèques ou des billets
de banque ou de cinéma .... nul ne le sait ...
Un
centre Narconon finira par être créé cinq ans
plus tard, quelques semaines après mon expulsion
de la secte. C'est Mme Catherine Uthemann qui en
sera la directrice dévouée.
Il
recevra un total de 400'000 euros de subventions
de la part de l'Etat puis suite à diverses interventions
de ma part et de plusieurs politiciens elles seront supprimées.
Ce centre est maintenant fermé
faute de moyens.
7.
En
scientologie cela peut coûter
cher de désobéir
1985-1986
Je
continue de séjourner régulièrement à Paris pour tenter d'attester
mes
cours d'académie car l'organisation
de Genève n'a toujours aucun personnel formé nécessaire.
Encore
des promesses ...
Le
29 septembre 1985 :
Je reçois une lettre de Ron Hubbard
me conseillant de voir le Cramming officer pour les
problèmes psychoso- matiques. C'est alors que
Christian Bösiger me fait lire la référence du niveau 4 au
sujet des maladies : "si les maladies ne partent
pas lors de l'"attestation de clear" toutes
partiront sur les niveaux confidentiels supérieurs" (Ned pour
OT).
Je
souffre terriblement de la gorge. Ma pharyngite n'ayant
pas été traitée, mes inflammations se transforment
en infections chroniques me donnant de la fièvre
pour de courtes périodes. Je ne peux envisager de
voir un médecin. La solution dont chaque scientologue
me parle est d'aller le plus vite possible attester
clair.
Je
vais attester en Angleterre l'état de clear"
(une sorte de hiérarchie dans la soumission de son
être et de ses émotions). Mais à
cause de mes inflammations persistantes, je n'arrive pas
à poursuivre ma carrière de musicien. Je dois trouver
une autre solution professionnellement parlant.
Début de l'année 86 :
Je réalise en Inde une
ultime
tournée musicale avec mon quartet de jazz et un
invité percussionniste indien rencontré à Paris.
Mes
inflammations de gorge sont devenues si chroniques
que je ne peux plus assumer deux concerts de suite.
Devant
trouver une nouvelle source de revenu, sur les conseils du Celebrity Center de Paris, j'ai
décidé
d'ouvrir une école de dessin-peinture à Genève
au printemps 1986.
Au début,
je donnais à la fois des cours musique et de dessin
à mon domicile carougeois (Carouge près de Genève) et
je
versais pour cela 10 % de royalties à la MAVI (Méthode
Aimé Venel International).
Printemps
1986 :
Très
vite, le succès grandissant, j'ai changé
de local à plusieurs reprises.
Devantt
un tel résultat, plus de 50 élèves
inscrits en quelques mois, on me presse pour que j'achète une franchise de cette
école de peinture. Selon
les scientologues qui s'occupaient de la promotion
de cette école l'achat
d'une telle franchise était obligatoire
si je ne voulais pas que des concurrents s'installent
à côté de mon atelier ! J'ai donc cédé sous cette pression et acheté
cette franchise 15'000 euros cash.
J'ignorais
que cette école me menacerait ensuite de rompre
mon contrat à la moindre contestation de ma part
et si je persistais à refuser d'ouvrir sans le moindre
délai d'autres écoles en Suisse !
Chaque jeudi à 14h00 mon
chiffre d'affaires devait être
en constante progression et cela sans que mon
contrat de franchisé ne stipule cette clause.
Pour le maintenir les gestionnaires scientologues
de cette école ne cessaient d'exiger que je fasse
payer des cours en avance à mes élèves et ne cessaient
d'exiger de ma part que j'ouvre au plus vite d'autres succursales.
Je
recevais sans cesse des appels téléphoniques qui
me menaçaient d'une rupture de contrat et cela
également de la part de la femme du peintre fondateur
de cette école.
Conditionné
par la scientologie, il m'était alors impossible
d'imaginer une consultation chez un avocat
afin de connaître mes droits en tant que franchisé.
Si je l'avais fait une délation serait un jour ou
l'autre parvenue à la scientologie qui aurait aussitôt
traité mon action comme un acte criminel.
Avec
la scientologie j'avais bien appris
à obéir car le moindre rapport d'éthique
peut vous coûter cher. On
peut par exemple vous contraindre à faire une donation,
à acheter des cours sans utilité, ou subitement vous expulser.
Lorsque
vous critiquez ou refusez d'obéir. en scientologie,
vous devenez une "personne suppressive" (SP) et
alors
vous perdez tous vos droits en tant que scientologue. Les
membres de la secte ont alors l'interdiction ABSOLUE de communiquer avec
une personne
déclarée suppressive.
Eté
1986
Je
dois "attester clair" impérativement
Dès
que j'ai eu terminé l'audition des niveaux 1-4 et
celle de la dianétique (NED), fin été 1984, je recevais
sans cesse des appels téléphoniques pour que j'aille
en Angleterre attester l'"état de clair".
Il
ne m'était plus possible d'échapper à cette obligation.
Je me suis donc rendu à St-Hill vers la mi-août
pour attester ce niveau. Il m'a suffit de signaler
que je me sentais comme extérieur de mon corps pour
recevoir mon diplôme de "clair" ! Comme
pour toutes les séances d'audition, et bien davantage
pour ce niveau, il m'était interdit de communiquer
à quiconque mes doutes concernant le sérieux de
cette étape sous peine d'être sanctionné et de ne
plus pouvoir recevoir d'audition.
L'audition
était devenue comme une drogue pour moi, malgré
mes doutes, j'attendais encore la suite pour me
décider à arrêter ou non.
En scientologie un scientologue
doit être capable de tout !
Ne pas obéir vous conduit devant
l'éthique
de scientologie. Votre comportement est alors
dit suppressif
et vous êtes alors interdit de salle de cours pour
un temps indéterminé, et même parfois contraint à
verser des sommes importantes pour réparer
vos fautes. (Elles sont toujours nombreuses ...)
En tant qu'artiste vous pouvez
même être
contraint à devoir entreprendre des actions de promotion
pour la scientologie auprès de votre public. Voir par exemple le prosélytisme
à la Tom Cruise
Le
23 octobre 1986 :
Je dois rédiger un "CSW"
(complete staff work) pour demander l'annulation
d'un autre ordre de non-enturbulation me concernant. Pour
me faire pardonner, il
m'est exigé de faire chaque fois qu'il est nécessaire
un rapport d'éthique pour signaler toutes les choses
utiles à la scientologie. j'avais appris, me dit
l'officier d'éthique. dans le cours d'éthique, que ne pas
faire de rapport est sévèrement puni, j'avais
été donc bien informé. J'ai aussi dû faire la promesse
de vouloir à nouveau amener des clients à l'org
de Genève. En fait les services étaient si mauvais
que j'avais osé affirmer ne plus vouloir
y amener qui que ce soit ce qui visiblement était
parvenu aux oreilles des dirigeants de la secte.
LA
SCIENTOLOGIE ME CONTRAINT POUR
RÉPARER MES ERREURS A ACHETER LE COURS "SPÉCIALISTE
DE L'ETHIQUE" SANS QUOI ELLE REFUSE DE LEVER PAR SA SIGNATURE
L'"ORDRE DE NON ENTURBULATION". JE PHOTOCOPIE EN CACHETTE MA LETTRE CAR LA
SCIENTOLOGIE N'AUTORISE PAS LES COPIES.
DEPUIS CET
ORDRE DE NON-ENTURBULATION JE SUIS CONTRAINT A DEMANDER
UNE AUTORISATION POUR CHACUNE DE MES ABSENCES (LOA -
leave of absence).
JE N'AI DONC MAINTENANT PLUS LE
DROIT DE PARTIR OÙ QUE CE SOIT SANS
LE SIGNALER PRÉCISÉMENT A LA SCIENTOLOGIE !
8.
Menace
de mort et contrainte
La
succursale américaine de scientologie m'a
un jour signifié par
écrit que je
risquais de mourir ou
de m'effondrer psychiquement si je ne faisais pas
sans tarder les niveaux supérieurs de la
thérapie de scientologie (les cours
confidentiels OT).
8
décembre 1987
:
Lettre de propagande de
la
scientologie de Clearwater
(Floride) - "What is the Wall of
Fire?" - "I don't describe it to
you in very broad detail because it's very likely
to make you sick too". (Ron Hubbard)
C'est
à ce moment que le vendeur Patrick Robert de l'église
de scientologie de Lausanne (Flag Service Consultant
- FSC)
m'imposa d'acheter sans plus tarder mes
cours confidentiels. Pour me manipuler, il m'a dit
pouvoir me faire une offre exceptionnelle avec une
remise de 50%. Une astuce qu'il a faite à bien d'autres
scientologues, ce que j'ai appris bien plus tard
à ma sortie de la secte.
L'église de scientologie
de Genève me proposa également pour obtenir cet
emprunt un associé qui avait de bonnes relations
avec des banques susceptibles de m'accorder
un crédit commercial.
Tout
doit être fait en vitesse chez les scientologues.
Ils ne vous laissent jamais le temps de réfléchir.
Les vendeurs scientologues par exemple n'ont aucunement
hésité de me téléphoner à
des heures indues pour me demander sans cesse de "clore
ce cycle ouvert". Pour me convaincre ils
me précisaient au passage
: "Avec un tel flux théta tu ne peux qu'obtenir
de nouvelles entrées d'argent" (sic)
De
cet emprunt destiné initialement à mon entreprise
plus de 50% partiront
directement sur un compte de la scientologie au
Luxembourg pour ensuite figurer au bilan de
mon entreprise comme simples "frais de
formation" sans en préciser le bénéficiaire
...!
Je subis peu
après de semblables pressions avec les
mêmes techniques de ventes. Mon deuxième versement
pour ces cours confidentiels sera cette fois
de 70'000.- francs
suisses.
En
effet, peu de temps après avoir versé la somme demandée pour l'achat de
mes cours confidentiels (OT1 à OT7), il m'a
été signifié qu'il manquait l'achat un certain
nombre d'"intensives" d'auditions (une
"intensive" correspond à 12h30 de thérapie
scientologue). C'est ainsi que pendant de nombreux
mois je ne cessais de recevoir des fax me
signifiant que je ne pourrais plus bénéficier de
l'offre de départ (50% de réduction sur le prix
normal) si je ne payais pas de suite le solde indiqué
...
Mes
premiers doutes sérieux
J'ai commencé
à avoir de plus en plus de réticences à me rendre
à l'Eglise de scientologie. D'une part, l'associé proposé pour m'aider
à obtenir des
crédit bancaires s'était désisté de son poste de co-directeur
et, d'autre part je ne cessais d'être harcelé par WISE,
un groupe d'entrepreneurs scientologues.
WISE voulait impérativement que
j'affilie mon entreprise à son réseau
Les responsables
de WISE voulaient m'imposer le versement
de royalties et me contraindre à utiliser exclusivement
leur méthode de gestion scientologue : une structure hiérarchique et
contraignante
où la moindre action fait l'objet de statistiques
avec à la clef récompenses et pénalités.
Suite aux pressions de WISE,
une employée scientologue a même tenté de contraindre ma future femme de se
séparer de ma personne. Elle m'a présenté comme
une personne peu fréquentable
car j'avais reçu un
ordre de non-enturbulation (blâme suprême avant
expulsion) pour mes refus
constants d'affilier
mon entreprise au réseau des entrepreneurs scientologues WISE.
Le
5 mai 1987 :
J'ai un grave accident de voiture.
Il est dû à ma situation de
stress. Cet accident ainsi que l'aggravation de
l'état
de ma gorge
sont interprétés comme un signe du danger auquel
je suis maintenant exposé si je ne fais pas rapidement
les cours confidentiels ... (ref. la zone à risque
entre clear et OT3 HCOB 23.12.1971)
Il
faut vendre de la scientologie à tout prix
20
juin 1987 :
Je suis
contacté par téléphone et lettre par la responsable des ventes de la scientologie de Flag (Clearwater
-Floride). Thérèse Morin voudrait que je vende des cours de scientologie
à mes relations !- "Amène sur le champ ces 100 personnes
dont tu m'as parlé" Thérèse Morin dans cette missive
datée du 20 juin 1987 me demande également si j'ai
fait le cours de dissémination.
Une
telle demande prouve qu'il existe bien un cours
de vente en scientologie. Pourtant c'est le contraire
qui sera affirmé devant le juge Claude Wenger (Tribunal
pénal de Genève) par le responsable de l'église
de scientologie. Ce
haut responsable n'hésitera aucunement à affirmer
devant le juge qu'en scientologie il n'y a pas de cours
de vente ! Evidemment
jouer sur les mots vente et cours dissémination
ne gêne en rien la scientologie lorsqu'elle doit
rendre des comptes devant la justice. Comme si la
dissémination en scientologie avec son enseignement
des techniques d'amorçage n'était pas de la vente
....
4 août
1987 :
Je suis
recontacté par la responsable des ventes de la scientologie
de Flag (Floride - USA) - "As-tu bien reçu ma lettre
du 20 juin dernier ? T'es-tu mis en contacts avec Daniel C.
pour disséminer la scientologie à tes 100 prospects ?"
Comme
quoi la scientologie à tout moment n'hésite pas à vous relancer,
même depuis les Etats-Unis !
Décembre
1987 :
Je
souffrais toujours de ma gorge et ne pouvais plus
pratiquer professionnellement mes instruments de musique
(saxophone et flûte traversière). En décembre m'est signalé dans
plusieurs courriers qu'il y a
de grands risques pour ma santé à ne pas
continuer au plus vite mon programme scientologue
d'audition jusqu'au niveau confidentiel
OT3. (cf. Lettre de propagande du
11 décembre 1987
de Clearwater (Floride) - "That the malady
from which they suffer is actually designed to stop
or impede such a movement as ours is not of any
great major consideration" - Ron Hubbard
- RJ 67)
9.
Des méthodes diaboliques
Le
1 janvier 1988
:
Une comptable scientologue établit un faux
bilan pour obtenir un crédit
supplémentaire afin que je puisse rapidement acheter les niveaux confidentiels.
(Cette comptable a reconnu les faits devant le juge
lors de mon procès contre la scientologie.)
C'est
une amie scientologue qui m'a présenté cette fiduciaire
et
sans que je le sache cette amie recevra 10% de
commission sur tous mes versements concernant les
cours
confidentiels. Je l'apprendrais bien plus tard lors
de mon séjour aux USA au printemps 1989. La règle
est la suivante : si durant une période de plus
de trois mois le précédent vendeur bénéficiaire
de commissions de vente n'a rien vendu à sa victime
vous pouvez prendre sa place et recevoir à votre
tour les commissions sur ce que vous arrivez à lui
vendre ! Ainsi en scientologie il y a toujours quelqu'un
qui tentera de vous vendre quelque chose ...
Le
4 janvier 1988 :
Une
de mes employées scientologues est manipulée par la
scientologie pour signer une fausse attestation de salaire
afin qu'un autre employé scientologue puisse obtenir
un crédit bancaire plus important pour acheter des
cours de scientologie. En scientologie la soif d'argent
est intarissable...
La
«zone à risque» et encore de belles promesses
Patrick Robert, le
responsable des ventes me signale que je suis dans une
zone à risque. Il me presse d'aborder
au plus vite les niveaux d'OT confidentiels. Il me promet une fois de
plus, et comme l'avaient fait tous les vendeurs de
scientologie jusqu'alors, de me rembourser si je ne
suis pas satisfait.
Ce
vendeur, dont le bureau est situé à Lausanne ,10 rue
de la Madeleine (FSC). m'affirme qu'à Flag, ils
pourront manier rapidement mes problèmes de gorge,
ainsi que tous mes cours non terminés. Il me promet
également que mes cycles d'éthique encore ouverts,
comme par exemple l'affaire concernant le départ
prématuré de mon associé scientologue, pourront
eux aussi être traités.
Le
12 juillet 1988 :
Je reçois un rapport d'éthique visant à me contraindre de
ne plus critiquer et de venir au plus vite faire
mes cours aux USA.
Le
22
août 1988 :
Patrick
Robert, le vendeur lausannois des cours confidentiels
de scientologie, m'annonce que les prix des
services aux USA (thérapie et cours) vont augmenter
de 20% !
"L'augmentation
des prix s'applique à l'Europe seulement; ceci est
dû au taux de change qui affecte les diffé- rences
de contributions entre les orgs supérieures et les
orgs inférieures. Les contributions pour les orgs
supé- rieures devant être 20% plus chères que les
autres orgs vu la qualité des terminaux techniques."
La
scientologie semble oublier que, dans sa propagande
et au travers des écrits de Ron Hubbard, qu'elle
ne cesse de proclamer, que la technologie de
scientologie ne peut qu'être appliquée de façon
standard et qu'elle est de même qualité dans toutes
les organisations du monde entier ... Elle
n'est donc pas à une contradiction près.
Lettre du bureau Flag Service Consultant (FSC)
de Lausanne
(22
août 1988)
La
scientologie m'impose ses pénalités pour mes employés
!
Le
16 septembre 1988 :
Je reçois une convocation de la cour centrale de justice
scientologue en Suisse (bureau situé à Zurich) pour une audience
à Berne en présence de deux employés scientologues.
Le
résultat de ce procès interne a été que L'Eglise
a réussi à m'imposer son système d'éthique pour mon entreprise
et par conséquent un système inhumain et catastrophique
qui m'a donné bien des difficultés relationnelles
avec mes employés par la suite, qui avaient l'habitude
que je respecte les lois du travail et qui subitement
allaient être traité selon les codes scientologues.
Convocation devant un tribunal scientologue
Jugement
du tribunal scientologue. Je suis contraint à utiliser
la justice scientologue dans mon entreprise ! (l'éthique
de scientologie) - "M.
Barbier must name a person in charge for the ethics
of his workshops of drawing and painting!"
La
scientologie c'est l'art de vous mener en bateau
Faute de personnel en
1988, il
m'est toujours impossible de suivre mes cours de formation d'auditeur
à l'organisation de scientologie de Genève. J'écris
à ce sujet à l'executif director international, M.
Guillaume Lesevre
(ED Int). Au lieu d'agir et de me venir en aide il ne fait que
me renvoyer la patate chaude en me demandant d'écrire
des rapports
"I
understand your point of view. You can do your part by writing
Knowledge reports with specifies ... I look forward to things
going better very soon." ...
Les
réponses évasives de Guillaume Lesevre (ED Int) (avril - novembre 1988)
Je lui
signalais dans mes courriers une présence de seulement 5-6 employés à Genève et l'absence du moindre
formateur qualifié.
Faire de la publicité en vendant
des cours sans pouvoir les délivrer est de l'ESCROQUERIE
!
Selon les
statuts de la scientologie internationale une organisation de scientologie "classe
4" comme celle
de Genève se doit d'avoir une
quarantaine d'employés formés pour pouvoir former des auditeurs
de niveau 4. Au printemps 1989 il n'y aura même
plus que 4 employés présents à l'Eglise de scientologie
de Genève !
6 décembre
1988 :
LE
RESPONSABLE DES VENTES DES COURS CONFIDENTIELS DE LA SCIENTOLOGIE
À LAUSANNE M'ANNONCE QUE CE QUE JE LUI AI ACHETÉ ÉTAIT
EN FAIT INCOMPLET ET QUE JE DOIS LUI VERSER DE SUITE UN
COMPLÉMENT DE 12'500 EUROS POUR QUE SON OFFRE DE RÉDUCTION RESTE
VALIDE !
"Si une personne veut bénéficier d'une
réduction sur un ensemble de cours (un package) il doit acheter
tous les services inclus dans le pack, ce que tu as fait. Maintenant
certaines étapes peuvent prendre plus d'heures. Donc quand une
personne a besoin de plus d'heures il doit rajouter les fonds
nécessaires sinon il prend l'argent de son package correspondant
à d'autres services et ainsi il n'a plus tout le pack payé donc
plus les avantages. Le prix des trois cours qui te manquent (trois
intensives d'audition - soit 3 x 12h30) est de 19'907
francs suisses (12'500 euros)"
Cela est un parfait
exemple de la vente
telle qu'elle est pratiquée
quotidiennement par
la scientologie. Tu
bénéficies d'une offre,
puis on te dit qu'il
y a d'autres choses
à acheter qui sont obligatoires.
Par exemple des pré
requis
ou comme ici des heures
de thérapie scientologue.
9
décembre
1988 :
Pour
mon prochain stage aux USA, je reçois une offre spéciale de la
scientologie de Zurich pour louer une chambre - "Il
serait plus économique pour toi de réserver maintenant. J'ai
la possibilité de t'offrir 14 semaines de plus pour le prix
de 4860 $" - Cette offre
en fait c'est 50$
par jour pour une chambre
avec des draps non changés,
un matelas moisi et
sale, et la présence
de nombreux cafards
... Une chambre que
je refuserai bien entendu
d'occuper ce qui me
vaudra bien des discussions
jusqu'à ce que l'on
accepte de me loger
au même prix dans
une chambre d'un autre
bâtiment de la secte,
le Fort Harrison,
celui-ci rénové récemment.
L'annonce d'une
augmentation prochaine
des prix et l'achat
de cours obligatoires
ne sont que des astuces
de vente. Bien que cela
ne soit pas le propre
de la scientologie la
différence ici c'est
qu'une augmentation
de 20% par mois c'est
de l'usure,
et, vendre un objet,
pour ensuite indiquer
qu'il manque des éléments
à cet objet, c'est
de l'escroquerie. Lorsque
vous êtes un adepte
votre sens de la réalité est
largement altéré.
Vous avez généralement
perdu le sens de ce
qui est légal de ce
qui ne l'est pas. De
plus, la scientologie profite de votre méconnaissance
des lois. Vous
êtes donc facilement
manipulable et les vendeurs
de la secte savent parfaitement
en profiter.
10.
Les
entrepreneurs scientologues ont des devoirs
bien spécifiques !
Novembre 1988 :
Dans
mon entreprise de dessin et peinture, je formais
des jeunes. La scientologie a détourné un de
ces jeunes pour le faire travailler chez elle.
J'ai contesté ce recrutement qui a été conclu dans mon dos
et ne respectait
pas les délais légaux ni les clauses du contrat
en cas de rupture.
Bien que je
fusse dans mon droit, la scientologie
a réussi à me manipuler pour que j'accepte ce
détournement avec ses conditions. Pour cela
elle a
émis à mon encontre un ordre d'éthique qui me
menaçait d'être expulsé à la moindre nouvelle
contestation.
Une membre de l'organisation américaine
de scientologie (Une
missionnaire de la
sea-organisation)
est intervenue auprès de ma personne pour me contraindre
à accepter un recrutement d'un de mes employés
pour le compte de la scientologie internationale.
Je
me suis vigoureusement opposé à la
débauche de mon employé car il venait de suivre une formation de chef d'Atelier
et devait reprendre la direction d'une succursale,
afin que je puisse me rendre aux USA y suivre
les cours confidentiels de scientologie. Mais s'opposer
au recrutement d'une personne pour l'organisation
faîtière de scientologie est un crime majeur, selon
Ron Hubbard lui-même !
Ayant
manifesté mon désaccord pour ce recrutement
j'ai donc reçu un ordre de non-enturbulation
!
Un tel ordre signifie qu'à la moindre nouvelle
contestation la personne visée par un tel ordre
sera exclue de la scientologie et déclarée "personne
suppressive" !
Un
"ORDRE DE NON ENTURBULATION"
signifie qu'il va falloir dès maintenant
que j'obéisse
au doigt et à l'œil aux injonctions de la
scientologie sous peine d'en être
expulsé. Il va aussi falloir faire une réparation au-delà
de ce qui est exigé habituellement pour un non respect
d'un règlement
de scientologie.
La scientologie nomme toute
opposition et critique
: "UN ACTE SUPPRESSIF".
Contester
l'ordre d'un membre
de la sea-organisation de scientologie est un acte gravissime
et condamnable.
Rappel
de ma situation médicale : Depuis
que la scientologie m'avait imposé d'absorber
de fortes doses de niacines en juin 1984 dans
son programme
de purification je souffre d'une inflammation chronique
de mon larynx. Selon les théories hubbardiennes, il
ne pouvait s'agir que d'une allergie ... Pour
faire face à ce problème de santé, la scientologie
m'a donné la garantie que "ce que la
thérapie de scientologie avait fait apparaître,
elle pouvait le faire disparaître"
(dixit Ron Hubbard). Elle m'a également interdit
de consulter un médecin et m'a manipulé en me faisant étudier plusieurs textes
de Ron Hubbard où il était stipulé, entre autres
absurdités et affirmations mensongères, que
: "la scientologie est la seule science
du mental qui marche" .... et que "les
niveaux confidentiels de scientologie résolvent
les problème d'allergie". (sic)
Le
responsable de la thérapie scientologue (le
C/S) ainsi que de nombreux scientologues, mis
au courant de mon problème de gorge, m'ont tous
affirmé que les niveaux confidentiels avaient
été développés pour résoudre les maladies qui
ne disparaissent pas aux niveaux inférieurs,
comme les allergies.
Ne
pas accepter les contraintes de la scientologie
signifiait donc pour moi : le
fait de rester
malade; le fait de ne jamais pouvoir rejouer de mes instruments
de musique (saxophone - flûte traversière) et
ce qui m'était le plus terrible à ce moment
: le fait d'être expulsé de la scientologie."
JE
SUIS OBLIGE D'ACCEPTER DORÉNAVANT TOUTES
LES VISITES DES MEMBRES DE LA SEA-ORG POUR
NE PAS ETRE STOPPÉ A
QUELQUES JOURS DE MON DÉPART AUX USA, CAR IL
ME FAUT ABSOLUMENT POUVOIR SUIVRE
MON PROGRAMME D'AUDITION DE SCIENTOLOGIE CENSÉ
ME SOIGNER.
ORDRE
D'ETHIQUE DU HCO Nr 7 / 29
novembre 1988 ORDRE
DE NON ENTURBULATION
Des
contraintes dictées par l'Eglise de
scientologie
- En
plus d'avoir perdu un de mes employés, je suis
contraint d'écrire les
engagements suivants :
Dans
mes contrats, je prévois qu'un
remplaçant doit être formé avant
qu'un employé puisse quitter
son poste avant le terme fixé.
Quand
un membre de la sea - organisation
de scientologie vient me voir
je fais le nécessaire pour être
disponible au plus vite pour
le rencontrer."
- Source
: Document
daté du 10 janvier 1989
-
- Les
deux propositions ci-dessus ayant été jugées insuffisantes j'ai
dû revenir chez l'officier
d'éthique de l'organisation de scientologie
qui m'a dicté les contraintes suivantes
:
"J'accepte
qu'un autre de mes employés signe
un contrat d'employé de la sea-organisation
de scientologie et rompe son contrat
avant terme."
"J'accepte
de laisser partir mon employé sans
lui demander d'indemnité"
"J'accepte
de n'avoir aucune peur à engager
d'autres employés scientologues
pour mon entreprise et j'accepte
de faire de la dissémination (faire du
prosélytisme pour la scientologie)
à mes futurs et actuels employés"
La
scientologie me pardonne. Mais à quel prix !
Comme
toujours en scientologie c'est
sous le stress, dans l'urgence,
que se sont effectuées l'ensemble
des actions de ce cycle d'éthique.
J'ai dû me
présenter à plusieurs reprises
devant les autorités scientologues
de Berne et de Lausanne dans
un temps record ...
- "Jean-Luc
s'est présenté à l'Org de Berne
et à l'Org de Lausanne pour
remédier aux actions commises.
-
- Jean-Luc
Barbier a montré un réel regret
pour les actions commises.
-
- Jean-Luc
a présenté les preuves et les
résultats des maniements (audition
et cycle d'éthique) et a montré
un réel regret pour les actions
commises. Il a aussi fait un
maniement dans son entreprise
pour faire en sorte que cette
situation ne se présente plus.
-
- D'après
ces maniemenents le comité d'évidence
(com-ev) n'est plus nécessaire
et l'ordre de non-enturbulation
est levé."
-
- Signé
: Eglise de scientologie
de Lausanne
L'organisation de scientologie de Lausanne,
à qui j'avais prêté un local pour une conférence
et
à qui j'avais fait diverses donations, ayant fait le nécessaire
pour lever l'ordre de non-enturbulation qui pesait
sur mes épaules, je peux maintenant enfin envisager
de me rendre
aux USA pour les cours confidentiels.
11.
Mon séjour cauchemardesque à Clearwater - Florida
(Floride
: février à juin 1989)
Début
1989 :
Pressé par toute ma hiérarchie
scientologue je payais donc le solde "dû" et
reçu l'ordre impératif de me rendre à Cleawater (Floride)
pour suivre les cours confidentiels de scientologie.
J'ai donc préparé activement mon départ
et formé un remplaçant pour diriger mon
entreprise durant mon absence. Une absence qui durera
environ 5 mois, de février à juin 1989.
Premiers
incidents dès mon arrivée
A
peine la porte de l'hôtel scientologue "Fort
Harrison" franchie que mon passeport est
confisqué.
On m'informe également que la chambre
que j'avais réservée est déjà occupée et il m'est
demandé un complément financier pour une exceptionnelle chambre disponible, bien sûr bien plus coûteuse.
J'étais
fatigué par mon voyage depuis l'Europe et
par la chaleur étouffante qui régnait depuis mon
arrivée en Floride. ll devait être environ
11h00 du matin et je ne pensais qu'à me reposer et
me restaurer.
Pour
moi il était hors de question de donner un centime
de plus pour un hôtel qui m'avait déjà
coûté
presque 100 euros par jour. J'ai donc refusé
de leur verser le moindre supplément. Devant ma détermination
et mon exaspération
de plus en plus visible alors que je me trouve à
proximité
de la réception de cet hôtel où de nouveaux
clients ne cessent d'arriver ma chambre se libère soudain
par miracle. Une employée m'annonce à ce moment
que "j'avais des bons postulats et qu'une chambre avait
été trouvée au prix payé
..." (sic)
Mais
les choses vont vite se gâter.
Je suis conduit au sous-sol sous le prétexte
de m'offrir un verre de jus d'orange ... et enfermé avec
ma valise dans un petit local.
Deux employés se relaient
alors sans cesse pour tenter de m'extorquer une
donation pour l'achat d'une
carte de patron de l'Association
Internationale de scientologie (IAS)- Le prix
qu'on exige de moi pour cette carte en plastic est
la bagatelle de 40'000 $. Pour me convaincre
on ira même jusqu'à me promettre qu'en
tant qu'artiste
la scien- tologie va m'aider pour mon expansion et
qu'il me sera donc ensuite facile de retrouver une
telle somme. Ben voyons ...
Je
refuse tout net en les menaçant d'aller suivre mes cours confidentiels
en Angleterre car ils y sont également délivrés
et surtout, je n'oublie pas d'ajouter, bien plus
près de ma famille et de ma fille qui vient de naître.
Remarque
: Faire jouer la concurrence et montrer qu'ils
peuvent perdre à l'instant un bon
client quoi de mieux pour que de tels vendeurs
vous fichent la paix :-)
Ces deux gardes-chiourmes m'ont retenu
enfermé dans ce petit local et cela jusqu'à 1h00 du matin.
Pendant tous ces interrogatoires je suis resté impassible.
Il ne m'a été accordé comme restauration que deux ou trois jus d'orange
....
Un
tel accueil venait me confirmer que quelque chose ne tournait
pas rond en scientologie. Je me décidai alors de ne
plus considérer les erreurs de la scientologie comme
des erreurs de jeunesse de sa part et de prendre en compte chaque incident
pour décider si oui ou
non j'allais rester dans cette galère qui me faisait
souffrir depuis des années. Il
n'est jamais trop tard pensais-je.
La
suite des évènements allait me donner
une autre issue.
Le
lendemain matin le superviseur de la salle de cours
me signale qu'il faudra que je refasse l'ensemble
de cours s (les cours d'auditeur classe IV suivis
en Suisse) et qu'il fallait que je repaie ces cours
! Je refuse tout net et le menace de rentrer aussitôt
en Suisse. Affolé le superviseur s'est alors absenté
10-15 minutes et lorsqu'il est est revenu il m'a
dit "c'est bon, tu n'as pas besoin de les
refaire. Tu peux faire directement les cours confidentiels.
C'est OK".
Nombreuses
pressions et contraintes pour que je devienne un membre de
WISE
Pendant
les semaines suivantes les officiers d'éthique
(responsables
de la police interne de scientologie) n'ont cessé
de faire des pressions pour que je devienne un membre WISE (World Institute of Scientology Enterprises).
Il fallait que verse à cette société
des royalties
(env. 10%-15% du revenu total de mon entreprise !)
Le
motif essentiel invoqué par ces officiers
d'éthique était qu'en tant que scientologue
je n'avais aucun droit d'engager dans mon entreprise
du personnel des Eglises de scientologie
si je n'étais pas affilié à
WISE. Un des autres motifs était : "en
tant qu'artiste invité aux cours supérieurs
et chef d'entreprise je devais montrer l'exemple"
(sic).
Je
me souviens même d'une discussion avec une
officier d'éthique m'affirmant "droit dans
les yeux" que tout ce que je
faisais était forcément basé sur la scientologie
et que par conséquent je devais payer des
droits d'auteur ... (sic). Je pense que pour eux
je devais sans doute aussi respirer scientologue
! Franchement je ne voyais pas en quoi mes cours de
dessin avaient comme rapport avec les théories de Ron Hubbard,
ce dernier n'ayant
jamais dessiné le moindre mouton ...
Pour être invité aux
cours confidentiels de la scientologie (Les cours
OT), l'officier d'éthique de Flag m'a demandé de faire
une liste de ce que j'avais fait comme actions et
donations pour soutenir et aider la scientologie. Il
a aussi exigé la confession écrite de toutes mes fautes.
Ensuite,
il m'a indiqué ce que je devais encore faire et payer
pour recevoir l'invitation pré requise. Il en a profité
pour m'imposer l'achat du cours
de Spécialiste de l'Ethique me promettant que ce cours m'éviterait des problèmes avec d'autres scientologues et que je
connaîtrais les actions nécessaires pour bien diriger
mon entreprise.
- Le
RPF, le projet de rédemption par la force
-
- En
mars 1989, lors de mon séjour à Clearwater
en Floride à la base scientologue du Fort Harrison,
j'ai observé qu'une dizaine de personnes étaient
occupées chaque jour de 8h00 jusqu'à
1h00 du matin (parfois 2h00) à la réfection de la piscine
située dans la cour de l'Hôtel Fort Harrison.
-
- Ces
hommes, vêtus de pantalons et T-shirts noirs, portaient un
brassard noir sur leur bras droit et étaient surveillés
par des gardes en permanence.
-
- Un
jour, croisant l'un deux portant une lourde charge dans
un couloir et n'étant momentanément pas surveillé,
je lui ai demandé pourquoi il courait sans cesse
pour se déplacer d'un point à un autre. Il
m'a répondu en tournant la tête de gauche à
droite comme une bête affolée, : "Je suis
au RPF,je n'ai pas le droit de te parler".
-
- [RPF
= Rehabilitation Project Force, c'est
le goulag de la scientologie où les
adeptes considérés en "basse condition
d'éthique" subissent une punition en vue de leur
"réhabilitation". Journées de travail très longues consacrées à des
taches subalternes, peu de sommeil, nourriture constituée des restes de repas,
interdiction de parler, obéissance absolue.]
-
- Sa phrase à
peine terminée, une jeune garde
est survenue derrière nous et s'est mise à
hurler contre cet homme en noir d'une façon très
humiliante,
le terrorisant et lui indiquant qu'elle ferait un "rapport
d'éthique" à son chef.
-
- Cette
employée de l'église de scientologie (une sea-org)
s'en est prise à moi, me menaçant
de m'assigner également une "condition
d'éthique" et cela pour le fait de n'avoir
pas appliqué le réglement m'interdisant de parler
à une personne au RPF.
-
- Je
lui ai dit que cela faisait à peine quelques jours
que je venais d'arriver et que personne ne m'avait parlé
de ce réglement. Cela a semblé la calmer et
j'ai pu rejoindre avec un ouf de soulagement ma salle de
cours.
-
- Le
jour-même, j'ai demandé à plusieurs
de mes connaissances
ce qu'était le RPF. Elles m'ont toutes précisées
les points suivants : Il s'agit d'une punition pour une
durée indéterminée, consistant
à faire un travail manuel, en ayant l'obligation de se
déplacer en courant et de ne parler à personne.
Nous-mêmes n'avions pas le droit de leur adresser la
parole. Ils m'ont aussi précisé que c'était
les restes de nos repas qui servaient de nourriture aux
personnes condamnées au RPF.
-
- Voulant
en savoir plus, je me suis adressé à un employé de la scientologie, une connaissance venant
de Genève, Monsieur "Mickey" Del'Amor.
Il m'a confirmé les propos de mes connaissances et
m'a précisé que
la personne prise en flagrant
délit en ma présence était l'ancien
directeur du centre, avec dans sa voix et son attitude l'intention
de me faire bien comprendre que cela pouvait arriver à
n'importe qui. Lui demandant des précisions sur les
motifs de sa condamnation, Mickey m'a répondu que
ce condamné avait eu des basses statistiques de production
durant plusieurs semaines.
-
- L'éthique
scientologue et toutes ses règles astreignantes commençaient
à me chauffer les oreilles. Je trouvais ce système
arbitraire et j'avais déjà passablement de
doutes sur ce qu'était vraiment la scientologie.
Par exemple :
La scientologie m'oblige à signer
un document (NOTS BOND) avant de commencer mes cours.
La scientologie exige le versement d'indemnités financières
si je révèle le contenu
des cours confidentiels ! "The Obligator promises
to pay the Church the above mentioned sum of $10'000.00 (Then
Thousand Dollars) for each such break".
Au
moment où j'ai signé un tel document j'ai trouvé
la chose conforme à ce que l'on exige d'un employé
dans une entreprise pour protéger un secret de fabrication.
La
scientologie c'est le monde des
récompenses bidon.
Pour
montrer que je suis un bon scientologue et pouvoir
enfin commencer mes cours confidentiels il me faut
encore mettre la main au porte-monnaie. Je suis
harcelé par les officiers d'éthique pour faire des
donations de soutien, de même que ma femme restée
en Suisse. Finalement ayant obtenu ce qu'elle voulait
la scientologie m'adressera des "COMMENDATIONS"
pour mes versements.
Sans
cesse harcelé pour acheter d'autres cours
Lors
de mon séjour j'ai été sans cesse harcelé entre
mes cours dans les couloirs du Fort Harison par
des vendeurs scientologues. Ceux-ci recoivent 10%
de commissions sur les ventes de cours et 15% sur
les ventes de matériaux. Les salaires des employés
de la scientologie ne dépassant généralement pas
les 20-30 $ par semaine de tels revenus accessoires
leur sont INDISPENSABLES; ne serait-ce que pour
pouvoir s'acheter un peu de lessive ...
- Lettre
avec un certificat de la scientologie- Je suis remercié pour
avoir fait une donation. "Thank you very much for
your contributions to Planetary dissemination
! Enclosed you will find a Cert thanking
you for your assistance." (9
juillet 1989)
-
12.
Le cours confidentiel OT3
Pour
pouvoir suivre le OT3 il m'a fallu avaler bien des
couleuvres
Non
seulement le contenu des cours confidentiels ne
correspondait pas aux promesses ni à mes attentes,
mais aussi il était évident qu'il s'agissait d'une arnaque
intellectuelle.
Les
absurdités habituelles de la scientologie côtoyaient
maintenant des affirmations
insensées et des plus absurdes. Selon Ron Hubbard,
scientifique auto-déclaré, des esprits seraient
collés à mon corps et seraient la cause de mes problèmes
de santé et de toutes mes incapacités !
Je
signale au Captain FSO (directeur du centre de scientologie
à Cleawater) la mauvaise qualité des traductions
du cours confidentiel OT2 - "I would like
your Dpt Inspections & Reports make a report
and handle the situation with the translations in
french for OT2. There is a lot of sentences corrected
by hands and re-corrected by hands; sentences or
words no translated ... This is a no respect of
Keeping Scientology Working and you aren't giving
a good service for the people and my friends who
speaks french" Malgré mon signalement concernant
les docu- ments confidentiels de mauvaises qualité
rien ne sera fait durant mon séjour pour corriger la chose.
Mais où va donc l'argent en scientologie ?
Je
reçois également une réponse incorrecte du Religious
Technology Center (RTC) - J'avais signalé des mauvaises
traductions sur le cours confidentiel OT2 et non
OT1. Le Religious Technology Center ne sait donc
pas lire !
Une
sorte d'exorcisme
Le
3 avril 1989 je reçois enfin mon invitation
pour le cours confidentiel OT3.
Ce cours sera ma grande déception en scientologie.
Pendant
le cours OT3 il fallait que je communique télépathiquement
avec des esprits collés à mon corps (les body-thétans).
Pour
s'en débarasser, il fallait découvrir à quoi chacun
d'entre-eux s'identifiaient et ainsi leur permettre
de reprendre un autre corps ....
Ce
sont les mouvements de l'aiguille du détecteur de
mensonge de la secte (l'e-meter)
qui déterminaient si ce qui m'était venu en pensée
était bien la réponse d'un esprit. Le mouvement
le plus large de l'aiguille sur le cadran de la
machine étant la preuve de la vérité de sa communication
télépathique ...
J'ai
vu une professeure valaisanne scientologue membre
de l'église de Lausanne devenir presque folle avec
ce procédé. Elle avait peur que des esprits collés
aux corps d'autres personnes lui sautent dessus !
Pour
attester ce cours OT3 il faut, comme chaque cours
de scientologie, absolument écrire une lettre de
succès. Sachant qu'il m'était impossible de me soustraire
à la rédaction d'un tel document j'ai signé ma lettre
en mettant les deux initiales S.C. (= SOUS CONTRAINTE)
à la place de mon habituel JL pour indiquer mon
prénom.
Ne
sachant comment quitter ce navire de dingues j'ai
eu bien de la peine à trouver une porte de sortie.
Mes proches et mes amis m'avaient progressivement
tous abandonnés. Il restait à mes côtés que des
scientologues et de plus la moitié de mes employés
étaient des membres de la secte.
13.
Nombreuses contrainte de WISE
Des
contraintes pour tenter d'affilier mon entreprise à WISE
WISE
est une association d'entrepreneurs scientologues.
Un des sièges principaux de WISE se trouve à Clearwater
en Floride. Durant mon séjour aux USA, je n'ai cessé
d'être poursuivi par des membres de cette association
qui d'une part voulaient que je distribue en Suisse
des tableaux et de l'autre que j'affilie mon entreprise
à WISE.
Le
7 juin 1989 :
un rapport tente à nouveau de me contraindre à devenir membre
de l'association Wise puisque le franchiseur de
mon entreprise, le peintre Aime Venel, venait
de faire le pas.
Je
refuse car pour moi il est hors de question de mêler
vie professionnelle et mes études de la scientologie;
cela d'autant plus que depuis que je suis aux USA
j'ai pu observer maintes et maintes choses avec
lesquelles je suis en total désaccord. (Vente forcée;
cour confidentiels absurdes et sans le moindre
résultat; prison interne pour les membres du personnel
ayant de basses statistiques; harcèlement etc.)
Le
17 juin 1989 :
Une ultime accusation de WISE Europe est
adressée au bureau de l'éthique de scientologie
de Flag. C'est une Mme Lattanzi, qui par
une lettre envoyée au chef MAA (Le master at arm)
de Flag,
me donne l'ordre de devenir de suite membre WISE
étant donné le règlement SPD 59R interdisant d'engager
un employé d'une Eglise si l'on n'est pas soi-même
un membre de WISE
Je
refuse à nouveau de m'affilier à ce réseau WISE et de leur
payer la moindre royaltie.
C'est
alors que deux personnes, des gardiens armés
de gourdins, ont fait irruption dans ma salle de
cours (OT6) pour me conduire manu militari
chez une officier d'éthique. C'est une jeune
femme qui m'a reçu, une cheffe officier d'éthique
d'après les insignes sur son uniforme, et cette
personne m'a de suite menacé
d'un ordre de non-entur- bulation si je persistais
dans mon refus d'affilier mon entreprise à WISE.
Elle m'a prié de ne pas faire le moindre
acte de résistance et ensuite elle a déposé
ostensiblement une feuille blanche et un stylo
vers
le milieu de son bureau tout en me conseillant
d'écrire devant
elle une demande d'affiliation à WISE. Elle a encore
ajouté que c'était
la condition si je voulais pouvoir terminer mon
étude des niveaux confidentiels. Je lui ai signifié
poliment et calmement un ferme refus et j'ai
regagné au plus vite ma chambre ayant constaté au
passage que mes deux gardiens s'étaient maintenant
postés
devant la porte d'entrée de ma salle de cours et
qu'ils avaient visiblement reçu l'ordre d'y rester
pour
parer à une éventuelle tentative d'intrusion de
ma part.
14.
Pas le droit de partir sans autorisation
Je
prends la décision de m'enfuir
Ayant
été déjà refroidi à plusieurs reprises par leurs
manipulations à mon égard et ne trouvant les cours
confiden- tiels de scientologie pas du tout à mon
goût, le soir même de cette expulsion, ne voulant plus
subir un tel harcèlement, je me suis donc décidé
à m'
enfuir sans autorisation de cet enfer. (*)
*
Une permission pour quitter ce Centre de scientologie
et pouvoir retourner en Suisse est obligatoire (Leave of absence
- LOA)
Pour récupérer
mon passeport et m'échapper au plus vite je me souviens
avoir prétendu vouloir retirer de l'argent à la banque
pour acheter un cours scientologue de management
et promis de venir en aide à l'organisation
de scientologie de Genève ...
J'ai
coupé
mes moustaches et fait le mur
La base scientologue de
Clearwater étant bien gardée. J'ai attendu 0h10 du matin
pour m'en extraire. J'ai pu y parvenir grâce à un escalier de service ainsi
qu'un portail situé à l'arrière vers les
cuisines et assez facile à escalader. L'après-midi
j'avais
commandé un taxi pour me rendre à l'aéroport en expliquant
en quelque
mot
ma situation. Etrangement pour moi cela n'a surpris
personne, ni même mon chauffeur qui m'a révélé avoir
déjà eu d'autres évasions de ce genre.
- 15.
La scientologie publie une Fatwa à mon encontre
Le
10 juillet 1989 :
Alors que je suis de retour en Suisse, je reçois
une ultime menace visant à me contraindre
de m'affilier à WISE, sans tenir compte de ma proposition
de continuer à délivrer des cours de dessin sans techniques propres
à la scientologie ni textes de Ron Hubbard.
Un
nouvel "non-enturbulation order" est édicté
par la scientologie à mon encontre.
Dans ce document il
m'est reproché d'avoir quitté la base de scientologie
sans aucune autorisation et de continuer à refuser d'affilier
mon entreprise au réseau WISE des entrepreneurs
scientologues
Ce sera le dernier jugement
de la secte avant mon expulsion et la publication
d'une fatwa-scientologue à mon encontre. (une "SP-ORDER"
dans le jargon scientologue).
L'ordre d'expulsion ne m'a jamais été
communiqué.
La
procédure d'une telle fatwa exige que l'on reçoive un ordre écrit
d'expulsion où il est mentionné comment faire pour
être réadmis en scientologie. N'ayant jamais, et
j'ai l'impression volontairement, reçu ce document
j'ai été maintenu dans la confusion pendant une
longue période.
J'attendais en
effet de pouvoir défendre mon point de vue devant
la justice interne de la scientologie comme cela m'avait toujours été
promis et comme je l'avais compris en étudiant aux
USA le cours d'éthique de scientologie. J'espérais
alors toujours un arrangement à l'amiable possible
et obtenir mon remboursement.
Ce
que je ne savais pas alors c'est que j'avais été
déclaré dès décembre 1989 "ennemi" de
la scientologie (un "suppressif"). Par
conséquent, depuis ce moment, je n'avais plus aucun
droit en scientologie, car les scientologues ne doivent
ni parler ni répondre à un suppressif. Tous mes
fax et lettres recommandées demandant mon remboursement
sont restés lettres mortes, ainsi que mes demandes
d'aide auprès du porte-parole de la scientologie
pour qu'il fasse cesser les attaques de scientologues
contre ma personne et mon entreprise.
Si
j'avais su que ce jugement scientologue (un SP ORDER)
reposait sur ma tête, sachant comment était traité un apostat
en scientologie,
je me serais adressé de suite
à la justice dès mon retour des USA en juin 1989.
Toutefois voyant l'attitude de la scientologie persister
dans ses fins de non recevoir,
j'ai déposé une plainte pénale en 1993 contre l'église
de scientologie de Genève. Suite à ma plainte adressée
à la police quatre dirigeants ont rapidement été inculpés.
Ce
n'est qu'en septembre 1996 que j'ai reçu anonymement
via la poste de Toulon une
copie de cette fatwa-scientologue !
FATWA
SCIENTOLOGUE : 19 décembre 1989 publication
par la scientologie de mon expulsion
16.
L'après scientologie :
un
mobbing pour me faire taire
|
Pour
les scientologues c'est un crime de
quitter publiquement la scientologie. Cette
règle de sciento- logie est une violation
de la loi sur la liberté d'expression.
Malgré
cette règle ayant témoigné dans les médias
à plusieurs reprises je suis, encore
à ce jour, l'objet d'intrigues diverses,
de diffamations, et d'enquêtes nauséeuses
de la part de scientologues dans le
seule but de me discréditer.
- Détruire l'entreprise et la réputation
de l'ennemi !
Dès
mon expulsion de la secte des actions
ont été planifiées dans le but d'entraver mes
activités professionnelles. On me fera même comprendre
à plusieurs reprises que je ferais mieux de
cesser mes témoignages. Il m'a même été reporté
que j'aurais obtenu mon remboursement
plus vite si je n'avais
pas témoigné !
Lorsque
je dépose une plainte pénales en
1992 les pressions deviendront
plus fortes et les plaintes sur ma personne
s'accumuleront au point qu'aujourd'hui
je n'arrive même plus
à les compter !
La
scientologie certes à gagné plusieurs
batailles dans ce conflit mais j'estime
que le mobbing fait par cette secte
à mon encontre est la preuve de sa nocivité.
En
agissant ainsi elle n'a fait que motiver ma volonté
de témoigner et de faire de la prévention
contre ses manipulations écrasantes.
J'ai
ainsi créé en 1993 le Centre Info-sectes du canton de Vaud
puis en 2004 le Centre Info-sectes du
canton du Jura. (http://www.info-sectes.ch)
La
scientologie diffuse un endoctrinement
qui ne respecte pas nos valeurs et viole de
nombreuses lois. Elle
possède par exemple une justice parallèle et un
goulag
interne.
Une
enquête de nos autorités aurait dû depuis
longtemps faire interdire la thérapie
de scientologie (pseudo-psychiatrique)
et sa diffusion d'incitations
criminelles.
De
nombreuses actions commencent à me tomber sur
la tête
- Ayant
quitté la base américaine de la scientologie sans
autorisation j'étais donc devenu de facto une "personne
suppressive", un "SP", un ennemi
de la scientologie contre lequel il fallait agir
pour détruire son entreprise et sa réputation.
La scientologie a donc
dès mon expulsion de sa base en Floride
(Clearwater) contraint cinq
de mes dix employés à rompre simultanément leur contrat de travail. Ces employés je
les avais
moi-même formés à 100% comme
professeurs de dessin-peinture.
Une
année plus tard au début 1991 sans doute sous les applaudissements
de l'Eglise de scientologie, mon
entreprise fera faillite.
Campagne
de rumeur
Des diffamations,
des enquêtes auprès de proches sont plainnifiées
pour me discréditer.
Par
exemple, Patrick, un ami lausannois,
a reçu un téléphone de M. Yves Crestier
le samedi 16 à 20h00. Cette personne
s'est présentée comme étant un membre
de l'organisation de scientologie de
Fribourg qui voulait avoir des informations
à mon sujet. Il lui a demandé :
- Si
je faisais du trafic de stupéfiants
- Si
je consommais des stupéfiants
- Si
j'appartenais à un groupe extrémiste,
un mouvement politique ou une
secte
- Si
je lui avais parlé d'Elise Schreiner
(Une employée de la scientologie
qui a disparu)
Encore
actuellement
la scientologie ne cesse de contacter
des proches, d'instrumentaliser la justice et de
me diffamer.
|
17.
Vol
de mon atelier de dessin-peinture à Zürich
A
mon retour en Suisse, j'ai découvert que pendant
mon séjour aux USA des conférences de scientologie avaient été
organisées par l'église de Zürich pour mes élèves
zurichois.
Pour manipuler mes employés un officier
d'éthique de la secte
leur a expliqué que selon Ron Hubbard qu'une personne ayant
fait les niveaux confidentiels de scientologie ne disait jamais non à une action pour la
scientologie !
J'ai
aussi appris que cet officier d'éthique avait imposé
d'organiser de telles conférences à mes employés car
ces derniers devaient remonter leurs statistiques
de scientologie !
Ces actions
de propagande sont allées jusqu'à couvrir les
murs de mon atelier zurichois de textes de Ron Hubbard
plus stupides les uns des autres. Et cela même dans
les WC ....
Devant suivre
les règles et lois internes de l'éthique
de scientologie. le responsable de ma succursale
zurichoise s'est empressé
de signer à son nom le nouveau bail qui m'était
destiné et de tenter d'y précipiter mes élèves. Ce
vol d'une extrême gravité et qui a
causé une perte financière de plus
de 135'000.- francs sans que l'éthique
de scientologie ne lève le petit doigt
bien évidemment.
Ce
même employé s'est également autorisé à photocopier
l'ensemble
des fichiers de mes clients et prospects.
C'est lui même qui le dit dans un mot qu'il m'a
adressé le 26 août 1989.
Voici son message :
- 25.8.89
-
- "Voici
les fiches que j'ai pris (fotocopier).
Avec çà tu as maintenant une
preuve de plus pour me demander
encor 1 Mio de dommage et intérêts
en plus !
- Bonne
chance !
-
- Markus
(signature)
-
- PS
: Verse moi le salaire Aout
1989 avec vacenc
-
Le
document original ICI
|
Non
content de s'être ainsi emparé de mes fichiers, cet
employé a décidé de prendre
ses vacances et a fermé mon atelier en écrivant
à mes élèves qu'ils devraient dorénavant se rendre
dès le 16 août 1989 à une nouvelle adresse: celle
de son propre atelier !
Il
a également manipulé par d'autres courriers l'ensemble de mes élèves
pour leur faire croire que j'allais cesser mes activités.
Bien
que légalement un professeur puisse revendiquer
la fidélité de ses élèves et leur proposer de venir
dans son propre atelier, ici, c'est sa méthode que
je réprouve.
Par
ses actions, il a créé une véritable
confusion.
Par
exemple, pour ce qui concerne la
réputation de mon atelier zurichois, il a placé une publicité
pour mon atelier dans une vitrine
de l'église de scientologie, située dans la rue piétonnière
au cœur de la ville de Zurich!
Au
final, plus de la moitié de mes élèves n'ont pas souhaité poursuivre
leurs cours et ce sont des
dizaines de milliers de francs que j'ai dû rembourser.
Je ne suis jamais arrivé à redresser
mes pertes financières.
Je
le redis encore ici avec force : ce n'est pas le fait que certains
de mes élèves ont souhaité suivre leur profes-
seur qui
est le problème, c'est le fait que cet employé
leur a caché la
situation de mon entreprise, qu'il a fermé unilatéralement
mon atelier; qu'il a photocopié mes fichiers
et signé un bail qui m'était destiné.
Trop
c'est trop !
J'ai adressé
à M. Jurg Stettler, le chef du département
des affaires spéciales de la scientologie
(OSA)
et porte- parole de la scientologie, plusieurs fax pour qu'il
fasse le nécessaire afin de réparer le préjudice
causé par une telle intrusion de la scientologie
dans mon entreprise et de telles actions. Aucune
réponse ne m'est jamais parvenue.
18.
La
justice suisse c'est pour les riches
Ayant déposé plainte
aux prudhommes le juge a déclaré
que mon employé n'avait été mis au courant, ni reçu
le moindre courrier recommandé au sujet des changements
qui allaient intervenir dans mon atelier zurichois
!
- A
Zurich, pour cette affaire du vol de mon atelier,
j'ai contacté un avocat, M. Berner travaillant
alors pour le bureau Homberger & Partner. Ce
bureau
exigeait périodiquement des avances de CHF 5'000.-
(3'000 euros). De plus, au lieu de s'adresser
au Tribunal qui se charge de faire lui-même
une enquête, le Tribunal pénal, cette
étude d'avocats m'a proposé d'agir
auprès du Tribunal des Prudhommes et m'a fait perdre du temps en déléguant
3 stagiaires successifs, des jeunes personnes qui à chaque fois
ont dû reprendre l'entier de mon dossier ... (Comment
un avocat peut-il ignorer qu'au Tribunal civil c'est
à moi de prouver mes dires et cela à
mes frais bien entendu ?)
-
- Mes
réserves financières étant
finalement épuisées, lors du procès je n'avais plus d'avocat à mes côtés.
(Sans compter que le Tribunal ne parlait qu'en allemand
et que mon traducteur ne connaissait rien à la
scientologie !)
-
- Bref,
c'est donc dans
ces conditions désastreuses et à titre d'heures supplémentaires
qu'il
a été facile pour mon ex-employé scientologue et
membre du bureau des affaires spéciales de la scientologie
(OSA) d'obtenir
gain de cause.
En effet, le tribunal
a estimé que
"n'ayant pas informé mon employé
par lettre recommandée de ce que je voulais
faire avec mon nouveau local, il n'y avait aucune erreur de
sa part". (sic)
-
- Le Tribunal a ignoré que
pour un scientologue il est totalement interdit
et mal vu d'écrire
des courriers recomman- dés. "Seuls
les fous et les gouvernements en sont les auteurs"
dit Ron Hubbard (sic)
-
- Le
tribunal n'a
pas compris que toutes
ces actions pour me
nuire et détruire mon entreprise étaient recomman-
dées
par des règlements internes de la scientologie.
Ainsi, au final, j'ai été condamné à
verser à mon ex-employé un montant d'environ 6000 euros
comme remboursement des versements effectués en
avance par les quelques élèves qui l'ont suivi dans
son nouvel atelier.
-
- Pour faire recours, ce même Tribunal
demandait un dépôt de 7'000.-
... (env. 4'600 euros) une somme que je n'avais
pas à disposition et je n'ai donc pas pu faire
recours contre cette décision que je trouve
injuste et qui ne tient pas compte des torts
que cet employé m'a fait.
-
- Ce
même employé écrira encore en 2004 des fausses
accusations à mon sujet et cela à plusieurs
offices du canton du Jura !
-
19.
La scientologie refuse de réparer ses erreurs
L'Eglise dans
un fax reconnaît qu'une erreur - injustice a été
faite lors de mon expulsion !
Par ce fax la scientologie tente
de calmer ma colère et essaie de me faire croire qu'elle
va réparer les erreurs commises !
En
réalité après trois ans et de nombreux fax sans
réponse, je suis contraint à déposer plainte. En
effet, grâce à cette plainte contre l'Eglise
de Genève et après 7 ans d'instruction un chèque sera
adressé à mon avocat. Ce chèque fera croire au Procureur
et au juge instructeur, ce dernier me l'ayant
personnellement confirmé, que des négociations
avaient abouties ! Quelles négociations ? Je n'ai
jamais été approché des responsables de la scientologie
à ce propos.
Pour
ce qui est de réparer les dégâts causés à ma santé
et de m'indemniser pour avoir perdu mon temps, il
n'en a jamais été question.
La
scientologie est une église qui ne répare pas ses
erreurs et qui ne veut les reconnaître.
20.
"Ce type on va lui faire la
peau"
Diffamations,
plaintes et actions de sabotage
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Scientology's policy on the legal system
:
"The purpose of the suit is to
harass and discourage rather than to win. The law can be used very easily
to harass, and enough harassment on somebody who is simply on the thin edge
anyway, well knowing that he is not authorized, will generally be sufficient to
cause his professional decease. If possible, of course, ruin him
utterly."
L. Ron Hubbard
(A Manual on the Dissemination of Material)
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| Après mon premier témoignage dans la presse datant
du 29 janvier 1991 les médias reçoivent des diffamations.
Une est écrite par une scientologue qui me traite
de fou.
La scientologie dépose une
première plainte sous prétexte qu'elle a reçu
de ma part des "menaces" de révélations
de secrets religieux. J'en prendrais connaissance
bien plus tard lorsqu'un jugement de non-lieu me
sera remis. Cette première plainte sera suivie de plus d'une dizaine
d'autres plaintes (voire notre feuilleton $cientologie
contre Jean-Luc Barbier)
Suite à mon exclusion de la scientologie,
un des mes employés scientologues
déclare à nos clients que mon
activité va cesser et leur demande de venir recevoir
les cours de dessin-peinture à sa nouvelle adresse.
De plus, je reçois le même jour le congé de tous
mes employés scientologues.
La sœur jumelle de ma femme prétextant que nous
demandons notre remboursement nous
écrit pour nous indiquer son souhait de ne plus
avoir de contact avec nous.
Des pressions et des calomnies à mon sujet sont
faites sur deux de mes employés non scientologues
pour les convaincre de me quitter.
Suite à la faillite causée par les scientologues
de mon entreprise, je dépose plainte en janvier 1991.
Quatre scientologues sont inculpés pour contrainte,
usures, extorsion et escroquerie.
J'ouvre en 1992 le Centre Infos-Sectes
du canton de Vaud, un centre
repris à ce jour par l'ADFI-Suisse. En réaction
à cette nouvelle activité, M. Claude Richoz, représentant
de l'Eglise de Scientologie, écrit dans le "Journal
de Moutier" du 1.4.1993 :"(..) Son
responsable (du centre info-secte) n'en est du reste
pas à son coup d'essai, puisque de nombreuses personnes
ont déjà supporté des dizaines de milliers de francs
de perte suite à d'autres dépôts de bilan de sa
part. Dans ces conditions, on est en droit de se
demander comment une telle personne peut obtenir
un quelconque crédit. (...) "
En avril d'autres diffamations sont faites à mon sujet
Le
30 juin 1992, j'apprends que des actions d'espionnage
ont été effectuées sur ma personne.
En juin 1993, alors que j'avais déjà déposé ma plainte,
M. Claude Richoz, est venu à mon nouveau domicile
pour me demander combien j'exigeais de réparation
de la part de l'Eglise de Scientologie. Il m'a fortement
conseillé d'écrire aux responsables de la Scientologie
pour faire activer les choses en me reprochant de
ne l'avoir déjà fait. De plus, il m'a dit qu'il
avait ordonné une enquête à mon sujet sur mon passé
et que cela, compte tenu de ce qu'il avait déjà
trouvé, ne me donnerait aucune chance si je persistais
dans mon procès à Genève.
En été, durant mon absence, mon domicile est retrouvé
ouvert par une voisine, un constat de police a été
fait et rien n'a été volé, seules des traces de
brûlures (sans doute avec une cigarette) sur un
meuble et des taches sur le sol ont été faites.
Mais constatées
par la régie lors d'une visite surprise pour un
état des lieux, dès mon retour, comme informée de
ce qui s'était passé. (Ni moi, ni ma femme ne fumons
et n'avions vu de telles traces avant notre départ
en vacances d'été).
Le 30 novembre 1993, un scientologue, M Jean-Marc
T., domicilié XXX, m'a demandé de venir le voir
à Genève le 30 novembre 1993 à 13h, pour me dire
: "Si t'as une chance d'obtenir plus de
Fr. 600'000.- de dommages et intérêts l'Eglise préférerait
te descendre." Il m'a également indiqué
que "l'Eglise possède tes dossiers d'auditions
contenant toutes tes confessions". M. T,,
selon M. Nicolas XX (ex-scientologue), est un membre
actif du bureau des affaires spéciales de la scientologie
(O.S.A.) et travaille sous les ordres de M. Grégoire
Montangero le directeur des affaires spéciales de
la secte.
Le 20 septembre 1993, une lettre anonyme m'accuse
d'avoir une source de revenu non-déclarée. Des copies
de ces fausses accusations sont envoyées à des services
sociaux, à deux Procureurs, à des Chefs de départements
de justice et de santé et aux maires de différentes
communes ainsi qu'aux services des impôts.
En décembre 1993, alors que je devais donner une conférence
à Leytron le 8 décembre pour présenter la perma-
nence
de l'Association Info-Sectes, un autre représentant
de l'Eglise, Mme Michèle Granges domiciliée rue
de Bovanche à Ardon, est venue trouver l'organisateur
à son domicile, M. Lemasson président de l'Université
Populaire de Leytron, ceci le 7 décembre 1993. Les
propos et le but de cette visite ont été diffamatoires.
En effet, Mme Granges s'est efforcée avec beaucoup
d'insistance de convaincre M. Lemasson que j'étais
une personne à écarter de la vie civile. Entre autre
elle lui a dit: " Etant en faillite et aussi
impliqué dans des procès vous ne devez aucunement
avoir confiance en M. Barbier. Avec un tel personnage
vous devez absolument annuler cette conférence."
Le
8 décembre, avant de commencer ma conférence, j'ai
aperçu dans le parking M. Grégoire Montangero chef
des "affaires spéciales de la Scientologie"
discutant avec deux scientologues dont l'un était
M. Claude Richoz et l'autre M. Fernand Pasche, président
de "l'Union des Scientologues contre l'intolérance
religieuse". Ma conférence ayant commencé depuis
cinq minutes j'ai également observé, lorsque ces
trois personnes sont venues s'asseoir au premier
rang, une tentative de M. Grégoire Montangéro de
renvoyer la caissière pour éviter de devoir lui
payer son ticket d'entrée. Lors de cette conférence
M. Claude Richoz et Mme Michèle G. étant présents
n'ont cessé de me poser des questions, du même ordre
que les propos de la veille donnés à M. Lemasson
par Mme G., dans l'unique but de démontrer
au public que je n'étais pas crédible. De plus,
à l'issue de ma conférence M. Grégoire Montangéro
s'est levé et se mettant face au public a brandi
la feuille d'avis officielle et forçant la voix,
il a, entre autres propos, autorisé le public à
consulter la preuve de ma récente faillite.
Son
intervention et ses propos n'ont cessé que sur l'intervention
des spectateurs qui ont tous été fort choqués par
ses propos ainsi que par l'insistance des scientologues
présents. Grâce aux propos de Mme Luisier et à l'intervention
de M. Lemasson, M. Montangero a cessé ses attaques
contre ma personne. M. Claude Richoz et M. Fernand
Pasche m'ont également entouré à la fin de la conférence
pour tenter de m'empêcher de parler avec certaines
personnes du public. M. Claude Richoz ensuite n'a
cessé de tenir des propos diffamatoires en présence
des organisateurs à mes côtés. Entre autres avec
un ton très persuasif il a dit : "Vous avez
triché avec les impôts et je peux le prouver. Y'a
qu'à voir les créanciers que vous n'avez pas payés
"; puis, continuant à me critiquer, et
cette fois en s'adressant à l'organisateur, sauf
erreur, et aux personnes à nos côtés : "Si
Monsieur Barbier critique l'Eglise de scientologie
c'est parce qu'il a bien des choses à cacher".
En joctobre
1993, j'ai appris que Mme Suzanne Montangéro,
femme de M. Grégoire Montangéro et présidente de
l'Eglise de Lausanne, lors d'une communication téléphonique
avec Mme Claire-Lise H, avait tenu les propos suivants
à mon sujet: "Ce type on va lui faire la
peau ".
En janvier 1994, j'ai aussi appris que M. Grégoire
Montangero, lors d'une visite au domicile de M.
Nicolas XX, lui a demandé de faire le nécessaire
pour me convaincre de retirer ma plainte. M. Nicolas
XXXr à ce moment venait de signer un accord avec
M. Montangero pour retirer sa propre plainte pénale
contre la scientologie. Auparavant dans des circonstances
analogues, M. René XXX, m'avait également contacté
pour me déconseiller de faire un procès contre la
scientologie en tentant de me démontrer que je n'avais
pas de preuve.
Au début février 1994, une demande de renseignements
est parvenue au secrétaire de ma commune au sujet
de mes impôts. Cette demande est signée par M. Robin
Bonner, domicilié avenue des Désertes 32 à Pully
et employé du bureau des affaires spéciales. Selon
les recommandations de Ron Hubbard un fichier à
mon sujet est en train d'être élaboré minutieusement
par la Scientologie.
Le 13 février 94, M. Claude Richoz a adressé aux
journaux du canton de Vaud (24h et Gazette de Lausanne)
un communiqué de presse concernant des faits déroulés le 7 février 1994 lors de l'assemblée générale
de l'Asso- ciation Info-Sectes. Son communiqué est
inexact, diffamatoire et porte atteinte à ma personnalité.
Il m'accuse d'avoir frappé la présidente du CCHR.
(Association scientologue pour la défense des droits
de l'Homme). Une plainte est même déposée par la
scientologie. Elle sera classée sans suite, la jeune
femme scientologue soi-disant blessée n'ayant pas
eu la moindre égratignure, ni certificat médical !
Voici
les faits du 7 février 1994 :
Ce
soir là, j'ai demandé des brochures à une jeune
femme qui était postée à l'entrée du bâtiment "le
Cazar", elle m'a remis plusieurs exemplaires.
Puis, me reconnaissant, un jeune scientologue a
crié : "C'est Barbier, reprends lui ça"
Obéissant à cet ordre, la jeune femme m'a poursuivi
dans les escaliers et s'est agrippée à ma veste
et aux journaux. Surpris, j'ai lâché les journaux
qui se sont répandus sur le sol. Lorsqu'elle me
poursui- vait, elle criait frénétiquement "lâchez
ça, lâchez-ça" . M. Alexandre Auderset et
le concierge du "Cazar" ont été les témoins
de cet incident.
D'autre
part, au début de notre réunion, deux scientologues
distribuaient sans autorisation leurs journaux à
l'intérieur du bâtiment, cela au premier étage devant
la porte d'entrée de notre salle de réunion. De
plus, une troisième personne, n'étant pas membre
de notre Association et n'ayant pas l'autorisation
de participer à notre assemblée générale, s'est
même introduite dans la salle de réunion et a refusé
de donner son nom, avant de partir précipitamment.
De plus, à la fin de notre réunion, en sortant dans
la rue j'ai aperçu Mme Caroline Bader une scientologue travaillant pour l'office
des affaires spéciales qui, avec une caméra cachée
dans son sac, filmait les participants. Elle était
accompagnée d'une autre femme qui m'a dit être aussi
scientologue. Devant mon étonnement Mme Bader me
répondit : "je vous surveille, ce que tu fais
c'est la voie de diable. Nous sommes des monacales
au service de la liberté totale." Après quelques
minutes de conversation sans heurt et sur un ton
ennuyé de ma part, voyant que j'allais demander
de l'aide, elles se sont enfuies précipitamment
en direction de la place de la Riponne.
Le 23 février, un scientologue, M. Jean-Marc Crausaz,
a téléphoné à M. Alexandre Auderset, président de
l'Asso- ciation Info-Sectes, pour lui demander des
informations à mon sujet en lui faisant sous-entendre
que j'avais fait une faillite frauduleuse. II a
indiqué qu'il agissait dans le cadre d'une enquête
à mon sujet pour l'Eglise de scientologie.
Le 24 février 1994, Monsieur Claude Richoz m'a téléphoné
pour tenter de me convaincre de retirer ma plainte
à Genève. II a insisté de nombreuses fois et m'a
menacé que je serai moi-même condamné par la Justice
si je persistais dans ce procès.
Le 28 février 94, une lettre anonyme est adressée
au chef du service médico-pédagogique du canton
où je résidais à ce moment avec des copies pour
le président (maire) de ma commune, pour le chef
de la police et pour le procureur. Une lettre m'accusant
de maltraiter mes enfants et ma femme. Une lettre
suivie d'une enquête de police chez nos voisins,
qui pris de panique ne nous soutiennent pas et au
contraire exigent de la régie notre départ en ajoutant
même que nous avons répandu des propos de menaces
de bombe et qu'ils reçoivent sans cesse des lettres
et des téléphones à notre sujet.
Lundi soir 28 février 1994, M. Frédéric Junod, chargé
par l'Eglise de Scientologie est venu rendre visite
à mon beau-père à Genève qui est l'un des témoins
de mon procès à Genève. Il l'a interrogé durant
20 minutes et a posé entre autres les questions
suivantes, questions qui figuraient sur un questionnaire
qu'il remplissait au fur et à mesure :
"Savez-vous si M. Barbier a commis des escroqueries
? -"Savez-vous s'il bat sa femme ou ses
enfants? - "Savez-vous s'il boit de l'alcool
?"
M.
Frédéric Junod a par ailleurs affirmé que : "Tant
que M. Barbier critiquera la scientologie, l'Eglise
de scientologie fera traîner son remboursement."
et il a aussi signalé à M. Sauter: "Vous
savez, nous lui avons offert de le rembourser mais
c'est M. Barbier qui refuse les conditions posées
par l'Eglise".
Le 24 ou 25 février 94, un scientologue, Patrice
XXX, a contacté par téléphone un ami, Pierre-Alain
M, pour lui signaler qu'il faisait pour l'Eglise
de scientologie une investigation à mon sujet. Il
lui a posé des questions dont la première visait
à savoir si je me droguais. Patrice
XXX a ensuite affirmé
qu'il savait que j'étais impliqué dans la disparition
d'une jeune femme à Genève. Les scientologues connaissent
l'adresse de Pierre-Alain
M. par le fait que M. Patrice XXX était son
ex-associé. Il est à noter que Mme Marianne W. a
également contacté Pierre-Alain M. pour lui dire
que j'avais fait de la scientologie uniquement pour
obtenir des pouvoirs de manipulation sur les gens,
et pour lui affirmer avec insistance que j'étais
quelqu'un qu'il ne devait en aucun cas fréquenter.
Selon
Pierre-Alain M., Patrice XXX pour se payer des cours de scientologie
a détourné environ Fr. 50'000.- à l'entreprise dont Pierre-Alain
M était l'administrateur.
Patrice XXX travaille comme informaticien de très
haut niveau pour l'entreprise de décodage et d'armement
Kudelsky, et Monsieur Kudelsky, patron, m'a dit
en présence de Monsieur Auderset major à l'armée
suisse, ne pas voir un danger de ce côté et que
de toute façon dans son entreprise tout était cloisonné
et sous son contrôle.
Le mardi 1 mars dans l'après midi, M. Frédéric Junod
a également téléphoné au secrétariat de mon médecin,
le docteur Ronald Bodmer à Genève. Il a demandé
de pouvoir parler au docteur Bodmer personnellement
au sujet d'un de ses patients, M. Barbier, en prétextant
une enquête à son sujet. Le docteur Bodmer ne lui
a pas répondu car M. Junod n'a pas voulu communiquer
ses coordonnées.
Le 3 mars, le secrétaire de la commune de Saillon
m'a informé par téléphone avoir reçu une demande
de renseigne- ments au sujet de mauvais traitements
soi-disant que j'imposais à mes enfants. Cette demande
est anonyme, elle a été postée à St Maurice et des
copies ont été adressées au chef de la police et
au procureur du canton du Valais. Voir point 17
ci dessus.
Le 8 mars 94, suite à un article dénonçant les liens
de la scientologie avec la société Trimlines, M.
Izhar Perlmann, directeur des centres Trimlines, a adressé
au journal "Le Nouvelliste" un communiqué
de presse. Ce communiqué de presse est gravement
diffamatoire et m'accuse de semer la haine pour
obtenir un gain personnel. Soit :
"Est-ce
que c'est correcte de laisser Mr. Jean-Luc Barbier
qui est derrière cette attaque, semer la haine
entre les Suisses pour son affirmation et gain
personnel, et détruire des affaires des indépendants
quand la Suisse fait tout pour sortir d'une
crise économique ?" ...
Il
est à noter que vers fin décembre 1993, M. Claude
Richoz m'avait téléphoné pour m'accuser de vouloir
détruire les centres Trimlines (centres d'amaigrissement).
Il m'avait indiqué qu'il allait le signaler à M.
Perlmann. J'ai protesté et ajouté, "faudrait
pas que chaque fois qu'il y a des critiques concernant
la scientologie, m'en attribuer la responsabilité."
M. Claude Richoz à alors répondu "ça m'étonnerait
avec un manipulateur comme vous".
Le 12 mars 1994, j'ai reçu une lettre anonyme de
menaces, une lettre postée de Lausanne. Il est à
noter qu'en 1984, lorsque je travaillais en collaboration
avec le service des affaires spéciales de la scientologie,
Mme Caroline B. m'avait signalé que pour faire
craquer un ennemi de la scientologie il ne fallait
pas hésiter à lui envoyer des lettres de menaces
anonymes. De plus, Mme Caroline B. m'a confirmé
le 8 février 94, lors de ma discussion, devant le
Cazar, être membre de ce service des affaires spéciales
(OSA). En effet, lorsque je lui ai dit : "je
vois qu'OSA t'envoie toujours en mission",
elle a répondu : "Je préfère travailler
pour OSA et la Liberté Totale que pour ton Association"
Le samedi 16 avril 1994 à 20h, un dénommé Yves Crestier
a questionné M. Patrick Luscher (ex-membre de la
scientologie) pour savoir: "si Monsieur
Barbier faisait du trafic de stupéfiant, s'il consommait
des stupéfiants, s'il appartenait à un groupe extrémiste,
un mouvement politique ou une secte, s'il lui avait
parlé d'une Madame Schreiner".
Le 15 février 1995, je reçois un document froissé et
sur papier fax, un peu effacé et avec des taches
de café, disant que l'enquête à mon sujet est bientôt
close et que les découvertes à mon sujet devraient
être transmises au plus vite au Ministère publique
(note: en Suisse, il n'y a pas de ministère mais
des offices et des départe- ments).
Mars 1995 je cesse mes activités pour le Centre Info-secte
et déménage dans le canton du Jura. De suite le
propriétaire de mon appartement loué m'informe avoir
reçu un appel de Bâle pour venir consulter un dossier
à mon sujet. Il m'indique verbalement quelques éléments
de ce dossier qu'il a pu consulter, des éléments
qui me prouvent à mes yeux le lien avec la scientologie
comme par exemple ce document d'une plainte - une
autre plainte ayant abouti à un non-lieu en 1996
- faite par une de mes ex-employées scientologue
pour un soi-disant détournement de valeur et un
non paiement de cotisations sociales.
Ne
voulant pas d'histoire, ce propriétaire me demande
de trouver au plus vite un nouveau logement et m'aide
à le chercher.
21.
Classement injuste de ma plainte et refus de toute
réparation
Décembre 1998 :
La
justice classe ma plainte
et celle de ma femme (deux plaintes qui ont été
jointes).
Le procureur a estimé que
la prescription
était presque atteinte et que la responsabilité
de chacun des quatre inculpés n'avait pas été prouvée.
De plus comme un chèque a été adressé deux jours
avant ce classement cela a fait croire à la justice
que des négociations avaient abouti ! Ce remboursement, venu
fort tardivement et sans doute fait par peur d'une
condamnation, ne représente que la moitié du capital investi
et a été fait sans prendre en compte le moindre intérêt. Ce
procès
au final m'aura coûté plus de 50'000 francs suisses de frais
(avocats et frais de justice) pour un résultat bien
loin de mes espérances.
Si
c'était à refaire cela serait hors de question.
Quant à
l'argument du procureur de
Genève
de ne pouvoir établir
la responsabilité de
chacun des quatre dirigeants
scientologues inculpés, je
ne le comprends toujours pas. A ce que je sache en scientologie
chaque action du moindre
employé de la secte est précisée noir sur
blanc dans des
règlements immuables
et doit être étudié de long en large avant d'entrer
en fonction. «Le borgne est roi au pays des aveugles»
aurait dit mon beau-père.
Janvier 1999
:
Décision de classement pour opportunité
de
ma plainte contre la scientologie confirmée par la chambre d'accusation
(snif).
Les
mauvais services de la scientologie
Lors de mon
procès, la scientologie n'a cessé d'affirmer
qu'il était impossible
de commencer un nouveau
cours sans avoir terminé
celui commencé. Pourtant
une
liste datée du 30 novembre 1988 et établie par l'officier
d'éthique de l'organisation
de Genève indique noir
sur blanc mes cours
commencés et non achevés
:
- le
cours d'auditeur
classe 4
- le
cours d'auditeur
«Hubbard Security
Sec Check» (le HSSCC)
- le
cours des faux buts
«false purpose rundown»
(le FPRD)
- le
cours d'auditeur
de dianétique (le
cours de NED)
- l'internat
du cours de NED
- l'internat
du cours «false
purpose rundown»
Tous
ces cours n'étaient
pas terminés ! Imaginez
ma confusion du moment
... et mon temps perdu.
La
scientologie n'a jamais voulu
rien savoir et a refusé
de me verser la moindre
indemnité. Pourtant
en Suisse une école
qui agit ainsi se voit
généralement condamnée
à verser l'équivalent
des frais d'une école
similaire. Pour
la scientologie ne faudrait-il
pas que la justice
compare la formation
d'auditeur de scientologie
à des cours de psychologie
ou de psychiatrie ...
La
scientologie remet la compresse
Le
21 janvier 1999 j'apprends qu'un scientologue et ex-employé de mon entreprise transmet
des informations pour tenter de nuire à ma réputation.
En
avril 1999 les scientologues annoncent dans la presse
et à mon avocat qu'ils vont déposer plainte, cela suite à un témoignage publié dans
la Tribune de Genève et pour soi-disant "menaces
de chantage". Cette plainte aboutira
a un non-lieu
Une membre de l'église de scientologie de Genève,
Mme Janine P, est venue rendre visite la semaine
du 19 avril 1999 au domicile de ma belle-mère pour lui
demander d'influencer ma femme pour que je cesse
de faire des témoignages dans la presse.
22.
Un détective pris sur le fait
En juillet-août 2004, de
fausses accusations sont
faites par un scientologue. Il m'accuse auprès
de deux offices du canton du Jura de posséder des
valeurs non déclarées, et annonce savoir qu'un synthétiseur est présent dans le local que
je loue pour l'association AVDS (Association d'aide
aux victimes de la dianétique et de la scientologie).
Ce
scientologue pourtant bien informé ignore en
réalité que ce synthétiseur
m'a été prêté et qu'il n'a été présent qu'une seule
petite semaine dans ce local. De plus, oh étrange coïncidence ..., une seule personne est venue me
rendre visite durant cette semaine !
Il
s'agit d'un homme au visage émacié d'une soixantaine
d'années, mesurant environ 1m80 et qui m'a prétendu
habiter Alle ! Cet individu n'est jamais
revenu, son nom est un faux nom, de même que son numéro de téléphone. Il disait
s'intéresser à mes cours de dessin peinture, mais
était venu sans le moindre dessin sous le bras ...!
D'autres
indices prouvent qu'il s'agissait d'un détective
Dès son entrée dans mon
local cet individu a joué les détectives en ne cessant de promener son regard de
gauche à droite. Visiblement il semblait atteint
d'une farouche volonté de prendre note de tout ce qui s'y trouvait entassé.
Mais très vite son regard s'est porté vers une
deuxième pièce située en face de lui, environ à trois mètres sur la gauche,
bien que la porte ait été
laissée entrouverte rien n'était visible depuis sa place.
Ayant remarqué une telle
curiosité et noté son peu d'intérêt qu'il
avait pour le dessin et la peinture, j'ai pensé utile de tendre un petit piège
au bonhomme. J'ai donc fait
semblant de sortir du local sous prétexte d'aller demander un renseignement
auprès d'un voisin puis je suis revenu subitement. Il s'était, comme je l'avais
prévu, précipitamment levé de son siège et je l'ai
surpris au milieu de la pièce, debout à 2
mètres environ de la chaise sur laquelle il était installé quelques secondes
auparavant, en train de tenter d'apercevoir par la porte à
semi-ouverte ce qui pouvait bien se trouver derrière elle.
S'il avait vu les ordinateurs,
ce détective à la noix en aurait sans doute parlé à
son commanditaire.
REMARQUE
: D'autres actions, tout aussi stupides, de
la secte seront décrites. Elles sont actuellement
un peu dispersées sur ce site et cela nécessite
un sérieux classement de ma part. Vous pouvez
en trouver plusieurs ICI :"$cientologie
contre Jean-Luc Barbier" (Partie 1
et partie 2)
Jean-Luc
Barbier - 20
avril 1999 - complété le 7 juin 2007
23.
Questions
à se poser
En
guise de conclusion provisoire ...
- Ces
scientologues font-ils de leur plein gré toutes
ces actions de harcèlement ?
-
- Qui
leur remet des renseignements sur ma personne,
sur ma femme, mes biens
?
-
- Que
ce soient l'Eglise de scientologie et son bureau des
affaires spéciales (OSA)
est plus que probable car les agissements et les
méthodes d'harcèlement de la scientologie
sont connues de bien des Tribunaux.
-
- Si
les Eglises officielles agissaient de la
sorte contre chaque personne critiquant sa religion
ou sa croyance, ce serait - au mieux : des tribunaux
encombrés - au pire : la guerre civile.
-
- La scientologie cache ses
réelles statistiques et sa manière de manipuler ses membres. Elle est basée sur
le mensonge, cela à l'image d'une récente publication où pour montrer le nombre
de participants présents des "clones photographiques" ont été ajoutés dans les
rangées vides.
-
- La scientologie pratique la
contrainte qui peut mener au suicide, cela à limage de ce jeune homme qui s'est
jeté d'un pont à Lausanne pour échapper à leurs pressions et tortures mentales
(mobbing).
-
- Aujourd'hui les preuves
sont plus que suffisantes pour interdire la scientologie et nos autorités se
doivent de n'être pas complices de telles dérives.
-
- Jean-Luc
Barbier, novembre 2004
-
24.
Chronologie des actions illégales de la scientologie
PART 1
(1988 - 2006)
PART 2
(2006 - 2007)
25.
Annexes
Documents originaux
et commentaires
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