[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]

 

 Des hôpitaux harcelés par un groupe lié à la Scientologie

leparisien.com, 24 janvier 2007 par Laurence Chabert
[Texte intégral]

MARSEILLE - Les sectes utilisent "l'arme juridique", comme le montre la récente condamnation d'un hôpital de Marseille, obtenue devant la justice administrative par un groupe affilié à l'Eglise de Scientologie, la Commission des citoyens pour les droits de l'Homme (CCDH).

Le 14 juin 2006, le centre hospitalier spécialisé (CHS) Edouard Toulouse, l'un des principaux hôpitaux publics psychiatriques de Marseille, a été condamné par le tribunal administratif à communiquer à la CCDH des documents qu'elle réclamait depuis cinq ans.

L'établissement n'a pas fait appel, "estimant ne pouvoir obtenir gain de cause en l'état actuel de la réglementation", a expliqué à l'AFP son directeur adjoint Vincent Vioujas.

Visant la psychiatrie publique, la CCDH sollicite régulièrement "les visites d'internements psychiatriques, le règlement intérieur des CHS, les demandes d'habilitation préfectorales, le budget et les comptes financiers des établissements", selon le rapport annuel de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

MIVILUDES : Rapport 2006 (pdf - 1407 KB - 24 janvier 2007)

Le danger est de communiquer les identités des patients, "cibles idéales pour les mouvements sectaires", ajoute la mission dont la secrétaire générale Catherine Katz s'interroge: "S'agit-il de protéger des libertés ou au contraire de mener un combat s'inscrivant dans la doctrine anti-psychiatrique de la scientologie?".

A l'instar d'autres CHS, Edouard Toulouse s'était vu réclamer en 2001 ses budgets et comptes depuis 1990 --15'000 feuillets pour l'établissement. La CCDH s'appuyait sur la loi de 1978 ouvrant l'accès aux documents administratifs.

L'Association des établissements gérant des secteurs de santé mentale (Adesm) avait prévenu qu'elle ne répondrait pas, malgré l'avis favorable de la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada). L'Adesm jugeait la demande abusive en raison du nombre de pièces demandées et parce qu'"elle s'inscrit dans la volonté d'entraver le bon fonctionnement des soins psychiatriques en France".

Un autre centre marseillais, Valvert, a choisi d'ignorer les demandes reçues chaque année. "Nous pouvons être sanctionnés, mais nous sommes là aussi pour défendre nos patients et le secret médical", déclare son directeur Robert Brenguier; "lorsqu'une organisation harcèle les établissements dans le cadre d'une démarche sectaire, il n'y a pas lieu de répondre".

"On sait très bien qu'ils ne cherchent pas à faire une enquête sérieuse mais simplement à mettre bout à bout des chiffres avec pour postulat que la psychiatrie c'est du lavage de cerveau", explique Jean-Pierre Vidal, directeur adjoint de l'hôpital Montperrin à Aix-en-Provence, qui avait répondu aux demandes avec une synthèse budgétaire et une note listant ironiquement les rapports officiels publics.

"L'Eglise de scientologie s'attaque plus particulièrement à la psychiatrie publique qui prend en charge les hospitalisations sans consentement", souligne M. Vidal. "Elle a peut être l'ambition de représenter les usagers mais n'est absolument pas crédible, à la différence des associations reconnues".

AFP

 

Participez à notre sondage

     

LE GRAVIS
CP 224
CH - 2900 Porrentruy 2
 
contact@anti-scientologie.ch
Les textes de notre site peuvent être utilisés pour tout usage
non commercial
Anti scientologie
est hébergé par

TiZoo Sàrl

 

[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation]