- LE
RAPPORT "HANS KIND"
SUR LA SCIENTOLOGIE
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- Un
rapport résumé par Roland Huckel
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- Sur
mandat d'un avocat suisse qui défend les
intérêts de plusieurs ex-scientologues,
l'ancien directeur de la POLICLINIQUE PSYCHIATRIQUE
de ZURICH s'est penché sur la SCIENTOLOGIE
et a rédigé le résultat de
son expertise le 3 mars 1989.
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- 1.
Il examine d'abord la THEORIE DE LA DIANETIQUE,
en se basant sur les écrits de L.R. HUBBARD,
son auteur. Il passe en revue les néologismes
de "MIND ANALYTIQUE", "MIND REACTIF"
et "MIND SOMATIQUE" et mentionne les échanges
entre les"BANQUES STANDARD DE SOUVENIRS"
et les "BANQUES SPECIFIQUES D'ENGRAMMES".
Il retient 3 axiomes dianétiques : "La
psyché humaine est vue en analogie avec un
énorme ordinateur, localisé dans le
cerveau" - "Le mental réactif ne
réfléchit qu'en équations"
- "Les engrammes sont les causes d'aberrations,
c'est-à-dire de comportements désordonnés
ou irrationnels". Les promesses de L.R. Hubbard
: il suffit de clarifier la banque d'engrammes par
la thérapie dianétique pour acquérir
des facultés insoupçonnées,
une intelligence de degré supérieure
("le CLEAR est absolument incapable de se tromper")
et la faculté de se souvenir de sa vie foetale
d'avant la naissance.
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- 2.
Il s'applique ensuite à analyser la DIANETIQUE
en tant que THERAPIE DES DESORDRES PSYCHIQUES. L.R.
Hubbard : "La dianétique est une science
d'ingénieur". Le malade, ne voyant pas
ses propres aberrations, a besoin de l'aide du thérapeute,
appelé "AUDITOR". Celui-ci utilise
d'abord les procédés classiques de
restriction de la conscience, pour obtenir l'ETAT
HYPNOIDE (comptage monotone, imitation d'un mouvement
stéréotypé, état de
rêverie, ...). "L'auditor laisse le malade
raconter l'engramme jusqu'à ce que celui-ci
- soit
allègé ou ait disparu". Le contrôle
de cette disparition se fait à l'aide de
l'appareil E-METER (qui mesure en réalité
la résistance électrique de la peau
...).
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- Peu
de rapport avec ce que S. FREUD et A. JANOV avaient
découvert. La thérapie se déroule
selon des règles IMPERSONNELLES et MECANIQUES,
les mêmes pour toutes les sortes de malades,
sans tenir compte du cas spécial de chacun
: elle s'occupe seulement de ce que LE MALADE A
SUBI de la part des autres (de sa mère surtout),
non pas de ce que LE MALADE A FAIT lui-même.
Si nous ne nous souvenons pas de ce qui nous est
arrivé les premières années
de notre vie, c'est parce que nos mères,
se sentant coupables, nous ont dit et répété
que nous avons oublié définitivement
ce qui s'était passé à ce moment.
Voilà pourquoi les mères s'opposent
à ce que leurs fils ou filles commencent
une thérapie dianétique, pourquoi
elles préfèrent que leurs enfants
aient une vie malheureuse plutôt que de découvrir
ce qu'elles leur ont fait durant la vie intra-utérine
et après, toutes les paroles prononcées
durant les rapports sexuels ou pendant les tentatives
d'avortements ... Pour connaître les débuts
de leur vie, les jeunes ne doivent surtout pas interroger
la mère: celle-ci ne pourrait que mentir.
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- 3.
H.Kind mesure ensuite les RISQUES DE LA DIANETIQUE
à la lumière de la recherche en psychothérapie.
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- La
thérapie proposée par L.R. Hubbard
est totalement inhumaine. Le seul souci du scientologue,
qui est assis devant l'E-meter,
c'est de faire raconter par le patient d'anciens
événements traumatisants (ses "engrammes")
aussi souvent que cela est nécessaire jusqu'à
ce que l'appareil cesse d'enregistrer des réactions
émotionnelles. Le malade ne reçoit
aucune indication sur la façon de mieux orienter
sa vie.
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- La
relation au thérapeute, décisive dans
la psychothérapie actuelle, est totalement
écartée. Le silence de l'E-meter ne
signifie pas que l'ancien traumatisme est à
présent surmonté : il signifie seulement
que la défense s'est consolidée sur
le plan émotionnel. Pendant ce temps le discours
général des scientologues accable
les parents et les alliés de la famille,
seuls responsables des problèmes de l'enfance
et de la jeunesse. Le patient se sépare ainsi
de sa famille et devient un adepte de la scientologie.
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- Une
telle méthode, supportable peut-être
pour des personnes robustes, ne fait qu'aggraver
l'anxiété et la dépression,
et peut même provoquer des effondrements psychotiques.
La menace que constituent les THETANS qui habitent
en nous, esprits immortels d'incarnations antérieures,
s'ajoute à cette dramatisation.
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- Conclusion
de Hans Kind
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- "La
prétention de pouvoir guérir toutes
les névroses, maladies psychosomatiques ainsi
que les psychoses fonctionnelles, s'oppose totalement
à ce qui est connu par ailleurs par des recherches
sérieuses, sur l'efficacité de la
psychothérapie."
-
- Le
plus grave est l'illusion donnée aux scientologues,
qui se soumettent à toutes ces manipulations
et qui suivent tous les cours d'initiation durant
des années en payant une fortune, qu'''ils
pourraient atteindre la PERFECTION HUMAINE avec
des facultés intellectuelles et spirituelles
jusqu'à présent insoupçonnées,
en tant qu'''ÊTRES SPIRITUELS", qui agissent
et vivent indépendamment des lois de l'univers
physique" !
-
- Des parcours
de
victimes de la scientologie
analysés par le docteur Hans Kind
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- 4.
Est examiné ensuite le cas de Mme B, qui
avait trouvé un jour dans sa boîte
à lettre un prospectus avec bibliographie
de la scientologie. Souffrant d'un manque de confiance
en elle-même, elle commanda la "Dianétique".
Le jour suivant, elle reçut un appel téléphonique
l'invitant à venir personnellement et à
passer un "TEST DE PERSONNALITE" gratuit.
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- Elle
se rendit au centre de scientologie, où elle
passa un test plus étendu : celui-ci révéla
la nécessité de suivre un premier
COURS ainsi qu'un AUDITING. Elle finit par se rendre
3 à 4 fois par semaine à ce centre
et, pour le paiement, à prendre deux crédits
bancaires de 32'000,- Frs suisses (20'000 euros)
en faveur de la scientologie : les 723,- FS à
payer par mois correspondaient au tiers de son revenu
mensuel.
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- Malgré
l'opposition des médecins qui connaissaient
ses problèmes de circulation, Mme B. obéit
à l'invitation des scientologues de se payer
des séances de SAUNA DE PURIFICATION tout
en prenant des cachets de vitamines ... Elle
subit un vrai collapsus de la circulation
... Elle décida alors de partir en vacances
pour se changer les idées : un article du
"Beobachter" sur la scientologie, qu'une
amie lui donna, la décida à rompre
définitivement avec cette organisation.
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- 5.
Mme L.B. a été introduite dans la
scientologie par son ami et a subi l'initiation
habituelle : "Test de personnalité"
gratuit, un premier cours puis, mise sous pression
par un groupe d'amis très souriants et "sympathiques
,pour prendre un crédit de 6'000,-FS (4000
euros) en paiement anticipé de cours supplémentaires.
Séances de sauna avec vitamines.
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- Deuxième
crédit, pris par elle, de 27000,-FS, en faveur
de son ami (trop endetté déjà).
Quelques mois après, cet ami mit fin à
leurs relations. Seule, Mme L.B. se sentit trompée
et démolie. Invitée à devenir
collaboratrice de la scientologie, elle se sentit
honorée et réduisit de moitié
son activité dans une entreprise. Elle signa
un contrat de 5 ans pour 10 heures et demie de travail
par jour ! ... Cette double charge finit par l'épuiser.
Elle fut envoyée par sa mère à
un médecin qui lui donne un arrêt de
travail de deux semaines ... Elle reprit cependant
son double travail mais s'effondra
totalement après 9 mois dans une crise psychotique,
dont elle mit longtemps à se remettre.
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- 6.
Les scientologues S.F. et L.S. ont été
envoyés pour une formation supplémentaire
dans l'une des centrales à FLAG/FLORIDA.
L'organisation s'occupera d'eux à tel point
qu'ils n'avaient plus aucune vie privée,
étant trop isolés et trop occupés.
Ils comprirent ainsi la distorsion entre les réalités
vécues en scientologie et les promesses effarantes
de celle-ci.
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- Évaluation
finale
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- 7.
Dans ses écrits, L.R. Hubbard présente
chaque critique adressée à la scientologie
et toute réflexion autonome comme un délit,
voire un crime. De même, pour les centrales
régionales de scientologie, la chute des
recettes constitue un délit. "Nous récompensons
la production et de hautes statistiques et nous
punissons la non production et les basses statistiques.
Toujours." ("Introduction à l'éthique
de la scientologie". 1981 Copenhague p.108)
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- Aussi
chaque jeudi, jour des statistiques dans toutes
les centrales scientologiques du monde, c'est la
panique, parfois l'hystérie ... La théorie
hubbardienne de genèse des maladies névrotiques
et psychotiques est un concept MONOCAUSAL, alors
que ces désordres ne peuvent être compris
que de manière multifactorielle ou multiconditionnelle.
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- L.R.
Hubbard reste redevable de la preuve de ses affirmations
péremptoires et de l'efficacité de
sa thérapie. Même si l'on ne peut pas
parler de "lavage de cerveaux",
les
résultats obtenus (isolément par pressions
du groupe entier sur la recrue) sont identiques
à ceux obtenus par les pays totalitaires
durant la guerre sur des prisonniers.
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- Non
seulement l'AIDE MEDICALE EST REFUSÉE par
principes aux scientologues lors d'incidents graves
mais ces problèmes de santé ne sont
même pas perçus par le personnel scientologique
...
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- Les
adeptes y restent tant qu'ils trouvent dans la scientologie
de nouvelles reconnaissances narcissiques.
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- Le
"TEST DE PERSONNALITE" a été
évalué par une expertise le 27.12.1984
par J. WEBER, psychologue, et déclaré
"inapte à détecter des désordres
psychiques dans un cas individuel".
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- Une
expertise entreprise par les médecins, W.MENDE
et NEDOPIL, en 1984, sur la scientologie à
Munich, arrive aux mêmes conclusions que mon
rapport ci-dessus.
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- (Rapport résumé par Roland Huckel)
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- Hans
Kind, Zurich le 3 mars 1989
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