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4 décembre 2009
Comment la Scientologie traite la critique extérieure. L'exemple du mouvement Anonymous aux Etats-Unis. (ADFI BulleS - N°106 - 2ème trimestre 2010) Première partie Deuxième partie
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Comment la Scientologie traite la critique extérieure L'exemple du mouvement Anonymous aux Etats-Unis
Depuis plus de 20 ans, l’avocat américain Graham E. Berry lutte contre le comportement illégal de la Scientologie et dénonce le fait que cette dernière ait réussi en 1993, par des pressions inouïes auprès de l’Administration des Etats-Unis, à obtenir des avantages considérables. Lui ont été accordés d’une part l’annulation de sa dette fiscale de 500 M$, pour taxes impayées et condamnations en justice, d’autre part un statut de «religion exonérée de l’impôt fédéral», ce qu’aucune religion américaine traditionnelle ou nouvelle n’a jamais obtenu. Face à cette entreprise, qu’il qualifie de groupe international criminel, il rend hommage au courage et à l’intelligence du mouvement des Anonymous. Ci-dessous la traduction par l'ADFI de son intervention du 4 décembre 2009 devant le Groupe de Travail Scientologie de Hambourg, en Allemagne. Le texte original est publié sur le site de Graham Berry [1] , avec toutes les références en notes, indiquées ici entre crochets. Note: La seconde partie de l’intervention de Graham Berry, dans laquelle il traite des procédures judiciaires et de mensonges et attaques physiques, sera publiée dans le prochain numéro de Bulles. http://www.grahamberry.com/?p=24 * * * [1] Note de Graham Berry: «Sauf indication contraire, les déclarations présentes représentent mon opinion personnelle, exprimée dans l’exercice des droits que m’accorde le 1er Amendement de la Constitution des Etats Unis». Je tiens à remercier le Land de Hambourg et Madame Ursula Caberta (directrice du Groupe de Travail Scientologie financé par le Land de Hambourg) de m’avoir invité à donner mon opinion sur la façon dont l’Eglise de Scientologie traite ses critiques externes. Ma réponse est courte: la Scientologie traite la critique externe en attaquant son auteur et en essayant de le détruire par des dénis, des mensonges, de la confusion, et de la diffamation. Toutefois, le critique doit être personnellement identifié avant d’être personnellement détruit. Le grand succès des Anonymous a été l’anonymat. Le masque des Anonymous est devenu le support de la libre parole critiquant la secte de l’extérieur. Naissance du mouvement Anonymous Le mouvement des Anonymous contre les abus et les comportements criminels de l’entreprise Scientologie a débuté à la mi-janvier 2004 avec la publication du livre d’Andrew Morton sur Tom Cruise, et la mise en ligne par Anonymous d’une vidéo de recrutement de la Scientologie avec Tom Cruise en vedette. Anonymous critiquait l’entreprise de racket de la Scientologie pour des raisons assez similaires à celles formulées par le Sénateur Fédéral Xenophon devant le Parlement australien [2]. Ce dernier la qualifiait «d’organisation criminelle». Selon moi et selon mon expérience, le Sénateur Xenophon et Anonymous ont raison. L’Eglise de Scientologie est un groupe international criminel, de psycho-terreur et de haine. La Scientologie a déclaré Anonymous «suppressif» ou «SP» En formulant publiquement des critiques contre cette entreprise et son tyran totalitaire, David Miscavige, Anony- mous commettait ce que la Scientologie appelle «un acte suppressif» [3], et les Anonymous sont devenus des «personnes suppressives» (SP). La Scientologie enseigne que les vrais SP sont des «monstres», de «vrais cinglés» (utterly nuts). Hubbard a également écrit que la population compte environ 2,5% de SP, et qu’ils doivent être «éliminés, exterminés, sans bruit et sans regret» [4]. L’entreprise Scientologie pourrait constituer un cas unique parmi les organisations criminelles en ceci qu’elle a écrit, sous copyright, la politique et les méthodes permettant de détruire et éliminer quiconque oserait critiquer publique- ment ses véritables programmes et activités. Les Lettres de Règlement des Personnes Suppressives (Person Policy Letters Suppressive) sont à la fois un manifeste de crime et de conspiration, un manifeste de psycho-terreur, et un manifeste de trahison et de sédition. Il existe des douzaines de tels documents déposés sous copyright. Je ne parlerai ici que des quelques documents identifiés et renvoyés en notes. Dans la Lettre de Règlement «Attaques contre la Scientologie» de 1996 [5], il y a six commandements princi- paux.
Il n’avait cependant pas envisagé l’émergence d’une protestation anonyme contre la mafia religieuse et politique que constitue l’Eglise de Scientologie. L’idée géniale des Anonymous est de court-circuiter la politique et les pratiques SP de la Scientologie: elle ne peut ni enquêter, ni attaquer ni détruire ce qui ne peut être identifié. Dans une société fermée comme la Scientologie, la responsabilité du traitement de la critique extérieure incombe à son International Office of Special Affairs (OSA), un bureau comportant trois sections: les relations publiques, le renseignement, les affaires juridiques. Les règlements et les pratiques - sous copyright - de la section rensei- gnement sont terrifiants, d’autant plus qu’ils émanent d’un groupe exempté d’impôts et qui se proclame être une église. Vous pouvez lire le Cours d’entraînement pour officier de renseignement ou «Hat pack» de 1991 - Investigation Officer Training Course [6] (Source: site web de Frank Oliver) Le cours «Hat pack» du Président de l’Eglise internationale de Scientologie est encore pire. Il inclut nombre de règlements et de pratiques de l’ancien Hat pack B1-B2 du Guardian’s Office. (Le Bureau des Gardiens, a été remplacé par l’OSA) Avec l’irruption, début 2008, du Mouvement des Anonymous sur la scène scientologue internationale et plus de 9000 protestataires masqués dans les rues de 40 pays du monde, l’OSA s’est trouvée prise dans une embuscade qui a désorienté ses réactions. D’où sortaient ces milliers de nouveaux protestataires ? Il fallait les identifier, enquêter sur eux, les attaquer en justice et les «détruire complètement» [7], en guise d’avertissement, pour éviter que d’autres ne se mettent en travers du programme de la Scientologie vers une domination mondiale totale et l'extermination de tous les opposants, «tranquillement et sans regret». En 1945, l’Europe s’est engagée à ne jamais laisser une telle chose se reproduire. La Scientologie, une «église» intouchable ? En 1993, le Trésor américain s’est vu extorquer l’octroi d’un statut exempté d’impôts à la Scientologie pour financer de telles activités, tandis que le Département d’Etat américain (DE) fut enjoint de faire pression sur tous les gouvernements étrangers pour qu’ils agissent de même [8]. Le Gouvernement des Etats-Unis s’est également engagé contractuellement à stopper toute activité de police internationale (ou Interpol) contre l’entreprise Scientologie. Le DE et le Trésor américain continuent de promouvoir le programme scientologue dans le monde pendant que le FBI (Bureau Fédéral d’Investigation) et l’INS (Service d’Immigration et de Naturalisation) ont été neutralisés et restent sur la touche, ignorant toutes sortes d’illégalités flagrantes, les atteintes aux droits civils et aux droits de l'homme. L’aveuglement officiel devant les crimes, les excès et la psycho-terreur scientologues, s’est infiltré dans des états où des services de police et des gouvernements locaux ont été compromis par les mensonges, la tromperie et la corruption scientologues. Curieusement, les faits démontrent que les représentants du Gouvernement américain ont la volonté de combattre l’extrémisme islamiste et la terreur à l'étranger, mais qu’ils sont terrifiés et sans volonté lorsqu’il s’agit de combattre l’extrémisme scientologue et la psycho-terreur chez eux. Ce sont les Anonymous qui doivent le faire à leur place, et qui le font quotidiennement dans plus de 110 villes et 42 pays. On peut lire les nouvelles de cette bataille contre l’extrémisme scientologue sur www.whyweprotest.net, http://xenu.net ou sur le site d’ex-scientologues http://forum.exscn.net pour ne citer que 3 sites internet parmi des centaines. La Scientologie n’avait jamais été confrontée auparavant à un tel phénomène et elle s’est trouvée dépassée. L’argent de l’exemption d’impôts: avocats et détectives privés Devant cet étalage public de révélations qui lui font du tort, de condamnations et de manifestations protestataires d’Anonymous, la Scientologie a réagi, comme à son habitude, en embauchant des avocats, des détectives privés et des espions [9]. Un ancien procureur général du Département de Justice des Etats-Unis travaillant avec un des plus grands cabi- nets d’avocats au monde, Latham & Watkins, a été engagé pour travailler avec les «juristes maison» de la Scientologie. Un grand nombre d’autres cabinets juridiques et des douzaines, certains disent des centaines, de détectives privés ont également été recrutés. Un des cabinets de détectives privés ressort en particulier: selon son site web, il est spécialisé dans la surveillance électronique et informatique, et il est composé d’anciens agents de la CIA et du FBI, l’un d’entre eux déclarant toujours disposer des habilitations «top secret» (one who still claims top secret security clearances) David Miscavige et son entreprise ont dépensé des millions de dollars dans cette tentative de destruction des droits civils et de vies de milliers de jeunes citoyens, dont beaucoup d’étudiants et de collégiens. A ce jour, ce scandaleux abus de statut religieux exempté d’impôts existe toujours aux Etats Unis et dans le monde. Le staff de la Scientologie et les détectives privés ont traqué de leur mieux ces jeunes personnes. Ils ont suivi les jeunes protestataires jusqu’à leurs voitures, et les forces de l’ordre, comme le service de police de Los Angeles, ont été engagés à arrêter, sous des prétextes fallacieux, les voitures de certains de ces jeunes gens pour relever leur identité puis transmettre l’information aux dirigeants de l’Eglise de Scientologie et à ses détectives privés. D'autres agents de cette même police ont demandé la carte d’identité des protestataires en se plaçant sous l’oeil de caméras fixes de surveillance de la Scientologie afin que l’OSA puisse la lire en simultané. Puis la firme Latham & Watkins et d’autres cabinets juridiques se sont servis de détectives privés pour envoyer des lettres de menace «cessez et abandonnez», pleines de fausses informations à ces jeunes patriotes, à leurs parents et à leurs employeurs. De cette façon, le puissant cabinet Latham & Watkins s’est rendu responsable d'intimidation sur nombre de ces jeunes Américains qui exerçaient leurs droits civils. L’un de ces anonymes aurait reçu la visite de Kendrick Moxon, le «toujours-et-encore représentant» juridique scientologue, le menaçant de détruire la carrière de son père s’il ne cessait pas de protester contre les crimes et abus de la Scientologie. Hubbard déclarait à ce propos que « ceux qui attaquent la Scientologie sont des suppressifs avérés... Ces personnes peuvent éventuellement perdre leur travail» [10]. Ce harcèlement massif - et exempté d’impôts - exercé contre le mouvement des Anonymous se poursuit et l’OSA s'efforce d’identifier, d’enquêter et de réduire au silence ces jeunes détracteurs. «Quand nous voulons hanter la vie de quelqu’un, nous enquêtons» disait Hubbard. «Se défendre de quoi que ce soit est insoutenable. L’attaque est la seule défense» enseigne la Scientologie [11]. Une enquête faite par l’OSA scientologue implique l’intrusion dans la vie privée des personnes visées [12]. Elle implique le mensonge. «La seule façon de contrôler les gens est de leur mentir» écrivait Ron Hubbard [13]. L'espionnage est une partie du travail des investigations et des procédures de la Scientologie. Et selon Hubbard cela peut comprendre «...l’infiltration, la corruption, l’achat d’informations, le vol et le chantage. Les deux derniers sont évidemment illégaux» [14]. La Scientologie exige que les documents prouvant son activité illégale soient stockés dans des «Boîtes Rouges» faciles à transférer [15]. Puis il y a la Propagande Noire que l’OSA Network Order 15 définit comme «une communication secrète de données fausses dans le but de blesser, d’entraver et détruire la vie d’une autre personne». Cela recoupe le document scientologue PR Series 18 dans lequel les personnels de l’Eglise de Scientologie ont pour ordre d’inventer toutes les allégations qu’ils souhaitent. Ailleurs, Ron Hubbard ordonnait à son église de «...fabriquer assez de menaces contre les détracteurs pour les conduire à négocier la paix» [16]. Ceci fait partie du réglement Dead Agenting (technique de l’agent mort) [17] de neutralisation des détracteurs externes tels que les Anonymous. Dead Agenting inclut souvent une enquête tapageuse [18]. Dans le Manuel de Justice de la Scientologie, il est dit: «Dites au détective que cela n’a pas d’importance que l’on sache que vous enquêtez pour nous. En fait, plus c’est bruyant, mieux c’est... Le châtiment scientologue est horrible à voir . En réalité, la Scientologie récompense et punit son personnel selon des statistiques hebdomadaires portant sur «le nombre d’investigations réussies, et sur le nombre de nouvelles histoires dénigrantes… sur les ennemis de la Scientologie» [19] Pour beaucoup de gens, Scientologie est synonyme de Fair Game [20], elle qui enseigne que «…tous ceux qui s'opposent à la Scientologie sont des personnes criminelles et suppressives». «Fair Game» est généralement traduit en français par «gibier de potence», c’est à dire une personne méritant d'être pendue. Le terme anglais «game» ajoute une notion de chasser ce gibier. Fair Game Law est bien entendu une «loi» interne, un règlement. Selon sa Loi Fair Game , les détracteurs de la Scientologie doivent être détruits par tout moyen possible, sans que le scientologue n’encoure de punition. La Scientologie déclare de façon mensongère avoir supprimé la Loi Fair Game [21]. Pourtant celle-ci a été expressément maintenue pour le traitement des Personnes Suppressives [22]. En 1980, de hauts dirigeants ont admis devant la Cour de justice que la Loi Fair Game n’avait jamais été réellement supprimée. En 1990, dans l’affaire Wollersheim, la Scientologie a argué sans succès que la Loi Fair Game devait être considérée comme une pratique religieuse protégée [23]. Par exemple, dans la Lettre de Règlement sur les «Punitions pour basses conditions» (*), il est bien dit: «La personne déclarée SP-Fair Game peut être dépossédée de ses biens, ou lésée par tous les moyens et par n’importe quel scientologue, sans que ce dernier ne soit puni. Elle peut être escroquée, poursuivie en justice, on peut lui mentir ou le détruire» [24]. (*) Policy Letter on Penalties for Lower Conditions . Cela concerne les personnes rabaissées à un niveau inférieur, aussi bien pour avoir commis une erreur de jugement ou de compréhension que pour diminution de rendement (mauvaises statistiques mensuelles). En outre, un nombre substantiel de jugements prononcés aux Etats Unis, dont certains assez récents, estiment que le Fair Game continue à exister comme un thème sous-jacent, souvent passé sous silence, qui motive le comportement clairement abject et souvent criminel de l’entreprise scientologue [25]. L’Eglise de Scientologie a été la première église jamais déclarée coupable de conduite criminelle au Canada. Récemment elle a été jugée coupable de fraude en France, et une procédure pénale majeure est pendante en Belgique. La Nouvelle Zélande et les Nouvelles Galles du Sud en Australie viennent d’annoncer l’ouverture d'en- quêtes criminelles, tandis que le Gouvernement fédéral australien annonce qu’une enquête criminelle est à l'étude. Note: La seconde partie de l’intervention de Graham Berry, dans laquelle il traite des procédures judiciaires et de mensonges et attaques physiques, sera publiée dans le prochain numéro de Bulles. [1] Unless otherwise indicated, the statements herein are my own personal opinions made within the exercise of my First Amendment rights under the United States Constitution. [2] PL 30 January 1991, “Suppressive Acts, Suppression of Scientology and Scientologists.” [3] January 1991, “Suppressive Acts, Suppression of Scientology and Scientologists.” See also, HCOPL 7 March, 1965, “Ethics, Suppressive Acts, Suppression of Scientology: the Fair Game Law,” HCOPL 27 March, 1972, “Counter Attack Tactics,” PL 10 January 1991, “Offenses and Penalties,” [4] 1969 tape, L. Ron Hubbard, “About Rhodesia,” L. Ron Hubbard, “The Science of Survival,” pp.__. [5] HCOPL 25 February 1996, “Attacks on Scientology (Additional Pol. Ltr.).” [6] Confidential, Department of Special Affairs, Investigations Office Full Hat Check Sheet. [7] HCO Bulletin, “SEC checking,” 23 October, 1983, HCOPL, “Confidential: Enemy Hands,” 16 February, 1969, HCOPL, “Critics of Scientology,” 5 November, 1967, Guardian Order (CEO 011272 LRH), “Confidential, Black Propaganda,”____. [8] “Did the cult Scientology bludgeon the IRS into a billion dollar tax revenue give-away ? http://www.factnet.org/headlines/give-away.htm , Scientology vs. The IRS http://www.xenutv.com/blog/?page_id=16, and http://www.sc-i-r-s-ology.pair.com [9] HCOPL, “Confidential: Targets, Defense,” 16 February, 1969. [10] L. Ron Hubbard, “Counter Attack Tactics,” 27 March 1972. See also, HCOPL, “Policies on Handling Physical Healing, Insanity and Potential Trouble Sources, 27 October, 1964. [11] L. Ron Hubbard, March 1955. See also, L. Ron Hubbard, The Department of Government Affairs, 15 August, 1960. [12] L. Ron Hubbard, “Invading Privacy,” 13 May, 1959. [13] L. Ron Hubbard, “On Control and Lying,” Technique 88. [14] L. Ron Hubbard, “Order re INTELLIGENCE,” December 1968. See also, L. Ron Hubbard, “Critics of Scientology.” [15] Document seized by the United States F.B.I. during 1977 raids upon Scientology offices in Washington, DC and Los Angeles. [16] L. Ron Hubbard, “The Department of Government Affairs,” 15 August, 1960. [17] PL, PR Series 24, “Handling hostile contacts/dead agenting,” 30 May 1974. [18] HCO Executive Letter, “How to do a noisy investigation, “5 September, 1966. [19] HCOPL, Public Investigations Section, 17 February, 1966. See also, HCOPL, “Discipline: SP’s and Admin: How Statistics Crash,” 15 August, 1967. [20] HCOPL, “Ethics: Suppressive Acts: Suppression of Scientology and Scientologists: The Fair Game Law,” 7 March, 1965. See also, L. Ron Hubbard, “Executive Directive, “Confidential: Ranch 5 Project: Project Squirrel,” 2 December, 1966. [21] HCOPL, 21 October, 1968. But see, L. Ron Hubbard, Organization Executive Course Volume I, p.552 (1980), HCOPL, “Ethics Penalties,” 6 October 1970, HCO, “Confidential: Battle Tactics,” 16 February 1969, HCOPL, “Confidential: Targets, Defense,” 16 February, 1969. and “Scientology Basic staff Hat Book No. 1” (page 40), 1968. [22] Flag Conditions Order, Suppressive Person Declaration, 8 June 1979 (specifically invoking “the Fair Game Law 23 Dec 1965), HCOPL, “Ethics, Suppressive Acts, Suppression of Scientology and Scientologists,” 16 May, 1980. See also, HCOPL, Ethics, 18 June, 1968, HCOPL, “Suppressive Act Dealing with a Suppressive Person,” 13 August, 1982, HCO, “Suppressive Acts, Suppression of Scientology and Scientologists,” 8 January, 1991. [23] See generally, Molko v. Holy Spirit Association, 46 Cal. 3d 1092, 1112 (1988). [24] HCOPL, “Penalties for Lower Conditions,” 18 October, 1967. [25] For example, United States v. Kattar, 840 F. 2d 118, 125 (1st. Cir. 1988); U.S. v. Hubbard, 474 F. 2d 64 (D.C. 1979), Church of Scientology v. Commissioner of Inland Revenue, 83 U.S. Tax Ct. Rpt. 381, 429-442 (1984): Van Schaick v. Church of Scientology, 535 F. Supp. 1125, 1131, n.4 (U.S.D.C. Mass. 1982); Church of Scientology v. Wollersheim, 42 Cal.App. 4th 628, 648-649 (1996), Hart v. Cult Awareness Network, 13 Cal. App. 4th 777 (199__), Church of Scientology v. Armstrong, 232 Cal.App. 3d 1060, 1067 (1991), Wollersheim v. Church of Scientology, 212 Cal.App. 872, 888-891 (1989), Allard v. Church of Scientology, 58 Cal.App. 3d 439, 443 n.1 (1976), Christofferson v. Church of Scientology, 57 Ore.App. 203 (1983). |
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Seconde partie de l’intervention de Graham Berry Note: La seconde partie de l’intervention de Graham Berry, dans laquelle il traite des procédures judiciaires et de mensonges et attaques physiques, sera publiée dans le prochain numéro de Bulles en septembre 2010 [26] L. Ron Hubbard, Manual of Justice, 1955. [27] L. Ron Hubbard, “The Scientologist, a Manual of Dissemination of Material,” 1955. [28] Allard v. Church of Scientology of California, 68 Cal.App. 3d 439 (1976), cert. den. 97 S.Ct. 1101(1977). See also, HCO Bulletin, “SEC Checking,” 23 October, 1983. Guardian Order 070571, “Secret: Notes on SMERSH,” 7 May 1971 (see “Character Attacks” section). [29] See also, Stipulation of Evidence (280 pages), USA v. Hubbard, ___. [30] Board Policy Letter, “Religion,” 8 May, 1975. [31] HCO, “Suppressive Acts, Suppression of Scientology and Scientologists,” 30 January, 1991. [32] L. Ron Hubbard, “Research and Discovery Series,” 17 December, 1951. [33] HCO, “Confidential: Battle Tactics,” 16 February,1969 [34] HCO Bulletin, 15 September 1981, “The Criminal Mind.” [35] “The Truth Rundown,” St. Petersburg Times, http://www.tampabay.com/specials/2009/reports/project . See also, Richard Behar, “Scientology: The Cult of Greed and Power,” May 6, 1991 (cover story, page 50), http://www.xenu.net/archive/media/time 910605.html [36] Did the cult Scientology bludgeon the IRS into a billion dollar tax revenue give-away ? http://www.factnet.org/headlines/give-away.htm , Scientology vs. The IRS http://www.xenutv.com/blog/?page_id=16, and http://www.sc-i-r-s-ology.pair.com To see the speech on video, and other related videos, click on the links below: Graham Berry on “How the Church of Scientology Handles External Criticism.”
Gerry Armstrong on “How the Church of Scientology Handles Internal Criticism.”
Gerry Armstrong and Graham Berry Chat:
Graham Berry’s Photographs: Mega Raid Blog: WhyWeProtest.net: Anonymous Hamburg: Anonymous Berlin:
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