|
|
|
|
|
«FREEZONE» OU «ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE» C'EST KIF KIF «Freezone» un mouvement d'ex-scientologues pas si dissidents qu'ils veulent nous le faire croire (Rapports-minoritaires.net - 29 nov. 2011) Les buts de l'IFA «The International Freezone Association» (Rapports-minoritaires.net - 29 nov. 2011) Jean-Luc Barbier dénonce les ambiguités et les dangers du mouvement ««Freezone» (anti-scientologie - 6 décembre 2011) |
Pratiquer la scientologie en dehors de l’Église: une idée qui prête à discussion
par Arnaud Palisson
La semaine dernière, à Paris, s’achevait le procès en appel de deux organisations de scientologie, condamnées en première instance pour escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie. La décision est attendue pour février 2012. L’affaire a connu son lot de déboires. On a beaucoup parlé des diverses exceptions d’inconstitutionnalité soulevées en vain par les avocats de l’Église de scientologie parisienne. On a en revanche un peu moins évoqué les successifs désistements des victimes qui s’étaient constituées partie civile. C’est regrettable, car l’influence de la scientologie sur les anciens adeptes constitue une question essentielle. Par un heureux hasard, je relisais justement ces derniers jours quelques articles consacrés à des dissidents scientologues par le St.Petersburg Times. Bien que local, ce journal de Floride est mondialement connu depuis plus de 35 ans pour ses excellents et récurrents articles consacrés à l’Église de scientologie.
En effet, St.Petersburg est situé dans la baie de Tampa, à une vingtaine de kilomètres de Clearwater, une ville investie massivement par l’Église de scientologie dès 1975 pour y implanter ce qu’elle appelle elle-même sa ”Mecque”. Réguliè- rement, le journal publie des articles de fond particulièrement documentés. Les journalistes du St.Petersburg Times figurent ainsi en très bonne place dans le classement des ennemis de la secte aux États-Unis. En 2009, ils ont ainsi initié une série intitulée Inside Scientology, intégralement disponible sur Internet. Elle s’enrichit au fil des mois de nouveaux articles, toujours plus éclairants sur le fonctionnement de la haute direction de l’organisation créée par L. Ron Hubbard.
David Miscavige L. Ron Hubbard Le fondateur, mort en reclus en 1986, a été supplanté dès 1983 par un jeune loup dénommé David Miscavige. C’est lui qui règne sans partage sur l’Église de scientologie depuis cette date. Au cours des dernières années, des témoignages de plus en plus nombreux se sont fait jour sur les extrémités du despotisme de Miscavige. Des adeptes de haut niveau, affectés au quartier général de Los Angeles ou à la Mecque de Clearwater, ont fait défection. Ils ont rendu compte de violences physiques exercées par David Miscavige sur ses subordonnés et de l’ambiance particulièrement délétère qui régnait à l’Église, notamment en raison de sa politique commerciale hyperagressive, forçant les adeptes à acheter des biens et services et les extorquant à l’occasion. Les porte-paroles officiels de l’Église déclarent qu’il s’agit là d’élucubrations émanant d’apostats revanchards, furieux de n'avoir pu atteindre l’élévation spirituelle que propose l’organisation. Qui a raison ? De prime abord, c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre. Mais si l’on se livre à une analyse des déclarations officielles de l’Église de scientologie, on découvre aisément qui ment et qui dit la vérité. Mon propos ici n’est pas de me livrer à une telle étude. L’entreprise est absolument passionnante pour l’analyste que je suis. Mais elle serait longue et ennuyeuse à lire, particulièrement dans le cadre d’un blogue. Ce qui m’intéresse ici, c’est plutôt de donner un point de vue alternatif sur les conclusions sous-jacentes de certains articles du St.Petersburg Times. Le journal donne ainsi la parole à de nombreux scientologues de haut niveau qui ont quitté l’Église au cours des dix dernières années. Parmi ces anciens hauts responsables interrogés par le journal, plusieurs demeurent des scientologues convaincus. Ils continuent à pratiquer la religion de L. Ron Hubbard, en dehors de l’orthodoxie représentée par l’Église de scientologie. Celle-ci qualifie ces dissidents de ”squirrels” et dénoncent avec virulence leurs pratiques schismatiques. Mais pour ces écureuils fous, c’est Miscavige le despote qui a perverti les écrits de L. Ron Hubbard pour son profit personnel. De tels groupes ”squirrels” existent de façon plus ou moins formelle depuis des décennies. Le principal est l’International FreeZone Association qui se définit ainsi:
Le St.Petersburg Times prend fait et cause pour les ”squirrels” qu’il interviewe. Il tend à les présenter comme des personnes ayant retrouvé une santé d’esprit et leur liberté de pensée. De fait, ils dénoncent aujourd’hui la tyrannie qu'exerce le roi David. Et le journal de citer de nombreux exemples de dérapages du système Miscavige. Je me contenterai ici d’en citer trois.
Lisa Mc Pherson 1.Les articles reviennent tout d’abord sur l’affaire Lisa McPherson (1997). Cette adepte, alors en formation à Clearwater, avait été diagnostiquée ”psychotique” par ses superviseurs scientologues. Elle avait alors été placée en isolement. Cette coupure totale avec l’extérieur s’était soldée par une grave déshydratation et une rapide dégradation de sa santé physique et mentale. Elle devait décéder, après 17 jours d’enfermement, dans la voiture qui la conduisait à l’hôpital. 2. Les journalistes reviennent également de façon récurrente sur le Rehabilitation Project Force (RPF). Il s’agit de camps de travail dans lesquels sont envoyés les membres en disgrâce de la Sea Organization, le corps d’élite de l’Église de scientologie. 3. Le St.Petersburg Times évoque aussi les pratiques douteuses de l’Éthique de scientologie, c’est à dire le pouvoir disciplinaire de l’Église. Mais cette vision des choses est doublement biaisée. David Miscavige a (parfois) bon dos En effet, de nombreux exemples d’exactions commises en scientologie sous le règne de David Miscavige trouvent en réalité leur justification dans des textes sans équivoque du fondateur de l’Église, L. Ron Hubbard. 1. Ainsi, Lisa McPherson avait été placée en isolement dans le cadre du ”programme d’introspection”. Dans ma thèse de doctorat en droit criminel consacrée à la secte, j’avais démontré (p.495 s.) en quoi l’application de ce programme dans les organisations de scientologie en France relevait de l’arrestation et de la séquestration arbitraires. Mais le programme d'introspection apparait dans la littérature scientologique sous la plume de Hubbard en janvier 1974, soit près de dix ans avant que David Miscavige ne prenne le contrôle de l’Église. Ce sont ces écrits du fondateur que les superviseurs de Lisa McPherson ont appliqués à la lettre en 1997. 2. En ce qui concerne le RPF, on dispose d’un très grand nombre de documents internes faisant état de sa création et de son fonctionnement. Là encore, ses textes de référence sont l’œuvre de L. Ron Hubbard et apparaissent dès les années 1960. David Miscavige n’était même pas né… L’actuel homme fort de l’Église n’a guère fait qu’appliquer durablement sur la terre ferme ce que L. Ron Hubbard préconisait et pratiquait alors sur la flottille de bateaux qu’il commandait. Il s’agissait alors du quartier général de la Sea Org, voguant sur les océans pour échapper aux autorités de divers pays.
3. Enfin, concernant les pratiques douteuses du pouvoir disciplinaire, il serait malhonnête d’en attribuer la paternité à David Miscavige. En effet, le système de l’Éthique de scientologie est une complète création de L. Ron Hubbard et ce, dès les années 50. Environ quinze ans avant la naissance de Miscavige … De quoi reconstituer l’Église de scientologie … en dehors de l’Église de scientologie Quitter l’influence de Miscavige tout en continuant à appliquer les écrits de L. Ron Hubbard n’est pas nécessairement le signe d’une rémission. C’est parfois reculer pour mieux sauter. Il faut se souvenir que les défecteurs considèrent toujours les écrits de L. Ron Hubbard comme la parole divine.
C’est le cas de ses innombrables monographies, de nature spirituelle. Mais aussi des fameux ”volumes rouges”, ces recueils de directives du fondateur décrivant comment délivrer les thérapies physiologiques et psychologiques de scientologie. Et il en va de même des tout aussi fameux ”volumes verts”, qui compilent les normes hubbardiennes de fonctionnement des organisations de scientologie. Un scientologue dissident dispose donc de tous les outils nécessaires pour reproduire, à moindre échelle, les façons de faire de l’orthodoxie scientologique. Aussi, il ne s’agit pas de savoir s’il va appliquer les écrits de L. Ron Hubbard – c’est une évidence – mais bien plutôt de déterminer jusqu’à quel point il va les appliquer. Ainsi, si l’on en croit les écrits de la Free Zone, cette application des textes du fondateur s’avère rigoureuse. Il est fort probable que l’on y pratique des procédures aussi controversées que le programme d’introspection. La question est de savoir si les responsables de l’organisation ont clairement établi des limites pour éviter des débordements illégaux. Il faut par ailleurs rappeler que, au début de leur cursus spirituel, tous les scientologues – qu’ils soient ou non membres de l’orthodoxie de l’Église – doivent purifier leur corps physique en suivant un programme de purification. Dans ma thèse, j’ai démontré que cette pratique constitue, en droit pénal français, un exercice illégal de la médecine. Je ne prétends pas que la Free Zone est de facto une pépinière d’organisations et de gourous criminels. On aurait par exemple du mal à établir dans ces groupes dissidents des pratiques d’escroquerie en bande organisée comme celles que j’ai établies dans ma thèse (p. 199 s.) et que la justice française a confirmées en 2009 concernant l’Église de scientologie de Paris. Mais il faut garder à l’esprit que des écrits fondamentaux de L. Ron Hubbard en scientologie évoquent des pratiques illégales. Les mettre en application a des conséquences juridiques, au civil comme au pénal. Pour un adepte désenchanté, quitter l’Église de scientologie est une étape essentielle. Mais ce n’est qu’une étape. Il a parfaitement le droit de continuer à croire dans la justesse spirituelle des écrits de L. Ron Hubbard. Mais il doit ensuite décider s’il souhaite les mettre en application. La scientologie n’échappe donc pas à la règle: si la liberté de religion est totale, la liberté de culte ne l’est pas. |
«Freezone» propose la même thérapie invasive et dangereuse que la Scientologie ! Le mouvement dissident scientologue FreeZone propose exactement la même thérapie invasive et farfelue que la scientologie et vendre une telle thérapie à prix cassé ne change en rien son potentiel de dangerosité car elle présente les mêmes risques pour la santé mentale et physique des patients. D'autre part, il reste chez ces ex-scientologues un conditionnement stupéfiant qui consiste à prendre à la lettre les paroles de Ron Hubbard comme par exemple cette obligation qui consiste à suivre des étapes spécifiques pour réparer ses fautes (ses mauvaises statistiques), ce qui n'est rien d'autre qu'une justice parallèle et arbitraire. (Cf. les conditions d'éthique de la scientologie) Aucun freezoner que j'ai rencontré, où à qui j'ai posé des questions sur divers forums, ne m'a indiqué vouloir remettre en question cette justice arbitraire de Ron Hubbard ! Bien au contraire.
|
|
|
Exposing Scientology through streaming video Ces reportages vidéo dénoncent les dangers de la thérapie de scientologie. La scientologie est une nébuleuse sur laquelle ont enquêté de nombreux journalistes. Il suffit de répondre une fois à un questionnaire pour recevoir des prospectus et des invitations. Au départ elle peut même paraître séduisante mais très rapidement les premières dérives apparaissent. |
|
[Accueil][Objectifs][Nouveautés][Pétitions][Témoignages][Faire un don][Articles médias][Jura et les sectes][La manipulation] |