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Les méthodes de la scientologie ne changent pas Lettre ouverte à Franck Wawak le nouveau président de l"Eglise" de scientologie de Lausanne (anti-scientologie - 23 mai 2008) Scientologie de Lausanne: Suzanne Montangero quitte son poste de présidente (24heures.ch - 21 Mai 2008) Scientologie: un demi-siècle d’histoire controversée dans le monde (24heures.ch - 21 Mai 2008) The pasionaria of the Vaud scientologists lowers the flag (24heures.ch - May 21, 2008) La scientologie et les bibliothèques suisses
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Venant d'apprendre votre nomination au poste de directeur de l'Eglise de scientologie de Lausanne, j'aimerais par la présente connaître si vous savez que depuis des annnées la scientologie n'a cessé de prétendre que ses erreurs n'étaient que des erreurs de jeunesse et que cette attitude cachait en réalité une incapacité à réformer ses règlements criminels et sa thérapie victimaire ? Comme vous fréquentez ce mouvement depuis quinze ans, je doute que vous ne sachiez pas que : - la scientologie épuise psychiquement ses adeptes en leur imposant de raconter pendant des heures leurs traumatismes et incidents douloureux ! - la scientologie diffuse des incitations criminelles et demande à ses membres de nuire à ses ennemis ! ("il faut nuire aux ennemis de la scientologie ..." dixit Ron Hubbard - Les conditions d'éthique - édition New Era) - la scientologie fait de la discrimination en interdisant à ses membres de discuter avec les personnes qu'elle qualifie de suppressives ! - la scientologie détruit des familles en imposant des séparations et des ruptures de communication si un proche profère des critiques contre elle ! - la scientologie ne respecte pas les besoins individuels et manipule de jeunes adeptes pour qu'ils interrompent leurs études afin de pouvoir les recruter comme employés ! - la scientologie exploite jusqu'à la corde ses employés et ne leur donne aucune garantie de salaire ! - la scientologie puni financièrement ses employés selon des statistiques totalement arbitraires ! - la scientologie utilise un système de revenu quasi pyramidal qui ne profite qu'aux seuls vendeurs professionnels de scientologie ! - la scientologie édicte des fatwas illégales ! Bref, les abus de faiblesse, l'escroquerie en bande organisée, la médecine illégale, les menaces, les diffamations, les délations, les incitations au crime ne changeront certainement pas sous votre direction. Par exemple, dites moi pourquoi avez-vous envoyé un de vos membres me suivre dans les rues de Lausanne pour tirer mon portrait ? Est-ce pour compléter vos fichiers à mon sujet ? Des fichiers que la scientologie ne cesse de prétendre ne pas exister ! Les mensonges de la scientologie continuent
La direction de la scientologie de Lausanne a changé mais pas ses méthodes L'ancienne directrice de votre Eglise à Lausanne a failli aller en prison pour refus d'obéissance et pour des diffa- mations. Je ne vous souhaite aucunement une telle fin mais sachez qu'à mes yeux la scientologie en continuant ses abus trouble l'ordre public et doit être interdite. Par exemple pourquoi ne remboursez-vous pas cette famille lausannoise en détresse dont le fils a été poussé au suicide suite à des pressions de plus en plus fortes et un traitement brutal, totalement inadéquat pour soi-disant soigner sa schyzophrénie ... ? Aussi dites-moi pourquoi la scientologie internationale refuse-t-elle toujours de me verser une indemnité pour avoir détruit ma santé, ma famille et mon entreprise ... ? (voir mon témoignage ici sur le site anti-scientologie: www.anti-scientologie.ch/index-temoignages-barbier.htm ) Votre réponse est bienvenue. Sincèrement Jean-Luc Barbier
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La pasionaria des scientologues vaudois baisse pavillon par PHILIPPE MASPOLI
Porte-drapeau depuis 20 ans de l'Eglise lausannoise de scientologie, Suzanne Montangero passe la main. Elle a défié publiquement les autorités. Son successeur semble plus discret.
Pour la scientologie, elle a risqué la prison, trois jours d'arrêt commués en une amende de 1000 francs en 2002, pour insoumission à une décision de l'autorité. Les adeptes de Ron Hubbbard avaient, en 2000, fait fi des règles imposées par la Municipalité de la capitale vaudoise en installant des stands et en organisant des concerts. Figure régionale du mouvement controversé, la présidente Suzanne Montangero vient de passer la main. Non sans provoquer la surprise de l'historien des religions et spécialiste des sectes Jean-François Mayer: «Elle a eu une belle durabilité.» Un conflit à la tête de l'«église» lausannoise sise à la rue de la Madeleine 10? «Non, je suis une vieille scientologue, depuis 1972, et j'ai été présidente pendant 20 ans», explique Suzanne Montangero. Proche de la septantaine, elle veut faire place aux jeunes. Après des années mouvementées. «C'était la fougue de la jeunesse», dit-elle. Les Lausannois se sont plaints de harcèlement, la Municipalité a pris des mesures et Suzanne Montangero a poursuivi des municipaux devant la justice pour abus d'autorité, sans succès; les juges ont confirmé les dispositions prises par l'exécutif deux samedis par mois un stand à Saint-François, une distribution de flyers par semaine en dehors des jours de marché. En 2003, le Tribunal de Lausanne a condamné la scientologue à deux semaines de prison avec sursis, pour diffamation à l'encontre de Jean-Luc Barbier, ancien cadre du mouvement qui a quitté la secte pour en dénoncer les abus. Les scientologues lausannois, qui seraient 300 à 350 actifs, se sont-ils calmés? Ils sont en tout cas toujours aussi déterminés: ils reviennent à la charge et envoient à la police du commerce des demandes pour des actions hors du cadre fixé. Ils se heurtent à des refus, et les respectent. Franck Wawak, à la fois président et directeur Le nouvel homme fort se nomme Franck Wawak, scientologue depuis 1991. Vice-président jusqu'à ces derniers jours, il cumule désormais les fonctions non seulement de président, mais aussi de directeur, à la place d'Olivier Dufour. Il n'a pas le temps de parler à la presse, mais on le sait présent dans les milieux sportifs. Il soutient avec passion le Dianetics Racing team, une équipe de sport automobile (courses de côte et slaloms) sponsorisée par les scientologues. Francine Bielawski, spécialiste en communication commerciale et en vente, assure les relations publiques sur le plan romand: «Ce n'est pas notre objectif de faire des procès. Ce qui ne veut pas dire que nous nous laisserons insulter», affirme-t-elle. On peut s'attendre à une certaine discrétion, relève Jean-François Mayer. «Le mouvement ne veut plus apparaître comme controversé. Les relations publiques sont professionnalisées.» L'antiscientologue Jean-Luc Barbier, lui, ne désarme pas. «J'ai encore des témoignages de harcèlement. Une personne a perdu 26'000 francs, une apprentie a dû suivre des cours sur l'ordre de son patron», accuse-t-il. Un nouveau mouvement a déclaré la guerre aux scientologues, des internautes réunis sous la bannière d'Anonymous. Ils ont manifesté, masqués, en mars dernier. On devrait les revoir à Lausanne le 14 juin prochain. Scientologie: un demi-siècle d’histoire controversée dans le monde
Tom Cruise, la star devenue héraut mondial de la scientologie au risque de fâcher les producteurs de Hollywood, est nettement plus connu que le fondateur du mouvement, en 1953, l’auteur de science-fiction américain Lafayette Ronald Hubbard. C’est lui qui a créé la dianétique, technique censée mener à l’état «clair» après une série d’auditions. Si le mouvement basé en Floride a séduit des millions de personnes dans le monde, il fait l’objet de témoignages accablants: manipulations psychologiques, personnes fragilisées coupées de leurs proches, investissements de milliers de francs pour suivre les cours, «thérapies» illégales… La scientologie affirme pourtant obtenir des reconnaissances officielles, non seulement aux Etats-Unis, mais aussi en Russie, en Espagne et au Portugal. Prudence, affirme le spécialiste Jean-François Mayer. «Il faut voir dans le détail. Une reconnaissance adminis- trative, en tant qu’association bénéficiant d’une exemption fiscale, par exemple, n’équivaut pas à une reconnais- sance morale. En Suisse, aucun canton n’a octroyé à la scientologie le statut de communauté religieuse de droit public. Mais les musulmans et les orthodoxes sont dans le même cas.» La scientologie, une religion ? En 2001, le Tribunal cantonal vaudois a dit non. «On peut dire qu’ils ont une vision complète sur la destinée humaine. Mais l’aspect culte semble artificiel. La religion donne un statut d’honorabilité: ils peuvent dire, nous ne sommes pas seulement une entreprise commerciale ou une technique psychologique», commente Jean-François Mayer. Combien sont-ils en Suisse? «Dans les années 90, j’avais donné une estimation de 2500 à 3000. Je doute que ça ait changé.» Philippe Maspoli |
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The pasionaria of the Vaud scientologists lowers the
flag
After carrying the flag of Lausanne church of
scientology for 20 years, Suzanne Montangero passes the hand. She defied the
authorities publicly. Her successor seems to be more discreet. Franck Wawak, president and director The new strong man is named Franck Wawak, scientologist since 1991. Vice-president until these last days, he cumulates from now on the functions of president and director, replacing Olivier Dufour. He has no time to speak with the press, but is known to be active in sports. He supports with passion Dianetics Racing Team, a team of automobile sport (hill runs and slaloms) sponsored by the scientologists. Francine Bielawski, specialist in commercial communication and sale, is in charge of the public relations for the French-speaking part of Switzerland: «It is not our objective to make lawsuits. It does not mean that we will let ourselves be insulted», she affirms. A greater discretion can be expected, raises Jean-François Mayer. «The movement does not want to seem controversial any more. The public relations are professionalized.» Long-time critic Jean-Luc Barber does not disarm. «I still receive testimonies of harassment. A person lost 26.000 francs; an apprentice was forced to take courses by her employer», he says. A new movement declared war on scientologists. Net surfers brought together under the banner of Anonymous. They protested, masked, last March. They should be back in Lausanne on June 14. Half a century of controverial history in the world Tom Cruise, the star and world herald of scientology at the risk of annoying Hollywood producers, is definitely more known than the founder of the movement in 1953, American science-fiction author Lafayette Ronald Hubbard. The latter created dianetics, a technique supposed to lead to the «clear» state after series of auditing. If the move- ment based in Florida allured millions of people around the world, it is also the subject of damning testimonies: psychological handling, cutting weakened people from their close relations, thousands of francs invested to follow the courses, illegal «therapies» … Scientology however asserts it obtained official recognition, not only in the United States, but also in Russia, Spain and Portugal. Prudence is required, says specialist Jean-François Mayer. «It is necessary to look at it in detail. An administrative recognition, as an association profiting from a tax exemption, for example, is not equi- valent to a moral recognition. In Switzerland, no canton granted scientology the public religious community status. But muslims and orthodoxes are in the same case.» Scientology, a religion ? In 2001, the Vaud canton Court said no. «One can say that they have a complete vision on the human destiny. But the worship aspect seems artificial. The religion gives a standing statute: they can say, we are not only one business enterprise or a psychological technique», comments on Jean-François Mayer. How much are they in Switzerland? «In the 90s, I had given an estimate from 2.500 to 3.000. I doubt that changed much.» Philippe Maspoli |
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Un colis de 17 kilos contenant les oeuvres complètes de Ron Hubbard, le créateur de la scientologie: voilà ce qu'a reçu le Bibliobus de l'Université populaire jurassienne. Un encombrant cadeau, au propre comme au figuré, qui a aussitôt fini ... à la poubelle, apprend-on dans la réponse du Gouvernement jurassien à une question écrite du député Jean-Marie Miserez (PS). «Cette documentation ne répond pas du tout aux critères de la politique d'acquisition du Bibliobus», précise le Gouvernement. On osait l'espérer. Des questions générales De nombreuses bibliothèques à travers tout le pays ont reçu un colis identique. Dans le Jura toutefois, le Bibliobus jurassien en a eu l'exclusivité. Ce cas particulier a inspiré à Jean-Marie Miserez des questions plus générales. Il voulait notamment savoir s'il existe dans le Jura des recommandations à l'usage des bibliothèques pour ce genre de situations. La réponse est non. Dans le même ordre d'idées, ajoute le Gouvernement, «il n'existe pas, il ne peut et il ne doit pas exister de listes de proscriptions ou de prescriptions à l'égard de telle ou telle association, tel ou tel groupe de pression ou tel ou tel individu qui propose gratuitement ses publications aux bibliothèques». «Toute initiative moralisante de l'autorité constitue en fait une forme de censure à l'égard du citoyen adulte», insiste le Gouvernement, non sans préciser que «des critères spécifiques régissent les bibliothèques de jeunes». Et de citer en exemple ... de ce qu'il ne faut pas faire «l'épuration appliquée il y a quelques années aux collections des bibliothèques par certaines municipalités françaises dirigées par l'extrême droite». (clj) Remarque d'anti-scientologie Jean-Claude Guerdat le directeur du Bibliobus de l'Université populaire jurassienne nous a signalé que le coli venait du Danemark sans la moindre indication de sa relation avec la scientologie. En plus des livres de Ron Hubbard le coli de 17 Kilos contenait également une vidéo. Des téléphones ou visites de la scientologie ne changeront pas sa décision nous a-t-il confirmé. |
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La scientologie met des bibliothèques suisses sous pression
Envoi postal massif de livres, visites de contrôle et appels importuns : Avec des méthodes perfides, la scientologie met les bibliothèques suisses dans son viseur. Le personnel est déstabilisé. Pour l'organisation, tout cela est seulement un malentendu. Envoi postal massif envoyé du Danemark : l’envoi, qui a été récemment envoyé à une bibliothèque dans le canton de Soleure, pèse 16 kilogrammes. Le contenu: 18 Livres de L. Ron Hubbard, fondateur et figure de proue de la scientologie (voir encadré). « Après l’envoi vinrent les appels » dit une collaboratrice qui ne veut pas lire son nom dans le journal. Des représentants de la scientologie auraient appelés plusieurs fois et auraient demandé aux employées de mettre les livres dans les rayons. Enfin, deux scientologues ont se sont présentés sans être annoncés dans la bibliothèque : Ils ont été «polis», mais toutefois très « insistants ». «Ils sont venus pour nous contrôler, c’était très désagréable» dit la collaboratrice. «Nous avons mis les livres au rebut et avons communiqué par écrit à la scientologie que nous ne souhaitons plus de contact». À Berne aussi Cette histoire n'est pas un cas unique. Dans le forum Internet Swiss-lib, les rapports des bibliothèques qui ont fait des expériences désagréables avec la scientologie s'accumulent. Baden, Choir, Aarau et La Chaux-de-Fonds ont vécu la même situation. Berne est également concernée par le «train publicitaire»: « deux emballages avec des livres et des DVD sont récemment arrivés chez nous», dit Marion Prudlo, cheffe de l’acquisition à la bibliothèque universitaire de Berne. Jusqu'à maintenant, il n’y a pas encore eu d’appels et de visites. «Nous ne consentirions toutefois pas à de discussions», continue Mme Prudlo. «Les livres n’entrent pas dans notre inventaire. Nous les gardons pendant deux semaines. S'ils ne sont pas réclamés, nous les mettons au rebut.» Les livres viennent des éditions de la scientologie New Era Publications à Copenhague. L'Europe est inondée de là-bas avec cette littérature plus que pertinente. Les droits de douane et frais d'affranchissement élevés doivent être payés par les bibliothèques elles-mêmes. La carotte et le bâton La scientologie s'annonce auprès des bibliothèques, elle argumente généralement de façon identique : L'acquisition des écrits de la scientologie représente un «enrichissement» du fond bibliothécaire. La biographie de Tom Cruise, la star d’Hollywood et le lobbyiste de la scientologie est particulièrement recommandée. Si l'organisation trouve dans le catalogue des livres écrits par des critiques de la scientologie, elle parle de «discrimination» - dans le cas d’une bibliothèque du canton d’Argovie: «L'homme a argumenté de manière très fine et rhétorique. Là on peut s'impliquer rapidement», dit la bibliothécaire Ruth Würst, qui a été contactée plusieurs fois au cours des dernières semaines par un représentant de la scientologie. Mme Würst a eu une longue conversation, sans consentir à «discuter de notre politique d'acquisition». Quand le scientologue a demandé un «entretien personnel», elle a bloqué. Le scientologue s'est adressé sans succès à l'administration cantonale. Dans d'autres cas également, la scientologie a déploré auprès des autorités politiques la pratique «discriminatoire» des bibliothèques. A Baden, une lettre a été envoyée au conseil municipal, comme l’a confirmé Pia Rutishauser, la cheffe de la bibliothèque de la ville de Baden. La scientologie dément Jürg Stettler, le porte-parole de la scientologie en Suisse, dément: «Nous n'avons jamais déposé de recours.» Tout cela n’est qu’un malentendu: «Les éditions New-Era à Copenhague ont envoyés des livres à environ trente bibliothèques suisses-alémaniques sans en parler avec nous. Quand nous l’avons appris, nous avons attiré l'attention de la maison d'édition sur que cela n'était pas l’usage en Suisse», ajoute M. Stettler. Deux collaborateurs de « l’église » auraient ensuite pris contact avec les bibliothèques concernées. « Elles ont été priées d'examiner la possibilité d’utiliser malgré tout les livres. » La base déstabilisée «Chaque bibliothèque est en fin de compte responsable de sa politique d'acquisition», dit Barbara Kraüchi, respon- sable de la fédération des bibliothèques et bibliothécaires de Suisse (BBS-SVD). Elle constate toutefois une «certaine déstabilisation» de la base. « Nous recevons de temps en temps des appels des bibliothèques concer- nées.» Mme Kraüchi recommande de ne pas accepter de discussions. «Aucune bibliothèque n'est obligée de prendre des livres dans son inventaire. On peut les mettre à la poubelle en toute tranquillité.» Ce n'est que récemment que la fédération elle-même a été contactée par un scientologue. «Il avait des questions sur la pratique d'acquisition des bibliothèques suisses.» Olivier Meier Scientology pressures swiss libraries
... A thick package from Denmark: 16 kilogramm was the weight of the package which recently was delivered to a library in the Kanton [region] of Solothurn. The content: 18 books by L. Ron Hubbard, founder and [advertising sign] for Scientology. "After the mail there were the calls" said an employee, who doesn't want to read her name in the paper. Several times representatives of Scientology had called back and demanded towards the employees to add the writings to their collection of books. Finally two Scientologists had appeared in the library unannounced: They had been "polite" but very "insisting". "They came to control us. It was very unpleasant" recounts the employee. "We threw the books to the garbage and told Scientology in a letter that we don't wish anymore contact." ... {The article goes on by mentioning cases in the regions of Baden, Chur, Aarau and La Chaux-de-Fonds} Bern is also part of the "advertising campaign". "Recently two packages with books and DVDs arrived here" said Marion Prudlo responsible for acquisition at the university library in Bern. So far there hadn't been calls or visits. "But we wouldn't enter any discussions" said Prudlo, "The books don't fit to our collection. We keep them for two weeks. If they aren't taken back until then, we'll throw them away." ...There have been other cases as well in which Scientology has complained towards political higher ups about the "discriminatory" practices of libraries. In the case of Baden a letter had been sent to the city administration, as confirmed by Pia Rutishauser who is heading the city library of Baden. {Scientology Switzerland states there had never been a complaint and that New-Era publishings in Copenhagen had sent [packages] to over 30 german-speaking swiss libraries without consulting Scientology Switzerland. They had informed the publishing house this would be unusual in Switzerland. Afer this, two members of the "Church" had then contacted the affected libraries. "At that occasion they were being asked to check, if they might use the books anyway".}
Scientology setzt Schweizer Bibliotheken unter Druck
Dicke Bücherpost, Kontrollbesuche und lästige Anrufe: Mit perfiden Methoden nimmt Scientology die Schweizer Bibliotheken ins Visier. Das Personal ist verunsichert. Für die Organisation ist alles nur ein Missverständnis. Dicke Post aus Dänemark: 16 Kilogramm wog das Paket, das einer Bibliothek im Kanton Solothurn kürzlich zugestellt wurde. Der Inhalt: 18 Bücher von L. Ron Hubbard, Gründer und Aushängeschild von Scientology (siehe Box). «Nach der Post kamen die Anrufe», sagt eine Mitarbeiterin, die ihren Namen nicht in der Zeitung lesen möchte. Mehrmals hätten sich Vertreter von Scientology gemeldet und die Angestellten dazu aufgefordert, die einschlägigen Schriften in den Bestand aufzunehmen. Schliesslich seien zwei Scientologen unangemeldet in der Bibliothek aufgetaucht: «Nonchalant», aber sehr «hartnäckig» seien sie gewesen. «Sie kamen, um uns zu kontrollieren. Es war sehr unangenehm», erzählt die Mitarbeiterin. «Wir haben die Bücher weggeworfen und Scientology schriftlich mitgeteilt, dass wir keinen Kontakt mehr wünschen.» Auch in Bern Die Geschichte ist kein Einzelfall. Im Internetforum Swiss-lib häufen sich die Berichte von Bibliotheken, die unliebsame Erfahrungen mit Scientology gemacht haben. Bekannt sind Fälle aus Baden, Chur, Aarau und La Chaux-de-Fonds. Auch Bern ist vom «Werbefeldzug» betroffen: «Kürzlich sind zwei Pakete mit Büchern und DVDs bei uns eingetroffen», sagt Marion Prudlo, Erwerbsleiterin bei der Universitätsbibliothek Bern. Zu Anrufen und Besuchen sei es bisher nicht gekommen. «Wir würden uns aber auf keine Diskussionen einlassen», so Prudlo. «Die Bücher passen nicht in unseren Bestand. Wir behalten sie zwei Wochen. Wenn sie bis dann nicht abgeholt werden, werfen wir sie weg.» Vertrieben werden die Bücher vom Scientology-Verlag New Era Publications mit Sitz in Kopenhagen. Von dort aus wird Europa mit einschlägiger Literatur überschwemmt. Die hohen Zollgebühren und Portokosten müssen von den Bibliotheken selbst bezahlt werden. Zuckerbrot und Peitsche Meldet sich Scientology bei den Bibliotheken, argumentiert sie meist ähnlich: Die Anschaffung von Scientology- Schriften wird als «Bereicherung» des Bibliotheksbestandes angepriesen. Besonders empfohlen wird jeweils die Biografie von Hollywood-Star und Scientology-Lobbyist Tom Cruise. Stösst die Organisation im Katalog auf Scientology-kritische Bücher, ist von «Diskriminierung» die Rede – so auch im Fall der Aargauer Kantonsbibliothek: «Der Mann argumentierte sehr schlau und rhetorisch geschliffen. Da kann man sich schnell verstricken», sagt Kantonsbibliothekarin Ruth Wüst, die in den letzten Wochen mehrmals von einem Scientology-Vertreter kontaktiert wurde. Wüst führte ein längeres Gespräch, ohne sich auf «Diskussionen über unsere Erwerbspolitik» einzulassen. Als der Scientologe um ein «persönliches Gespräch» bat, blockte sie ab. Erfolglos wandte sich der Scientologe daraufhin an die kantonale Verwaltung. Auch in anderen Fällen hat sich Scientology bei politischen Vorgesetzten über die «diskriminierende» Praxis von Bibliotheken beklagt. Im Fall von Baden wurde ein Brief an den Stadtrat geschickt, wie Pia Rutishauser, Leiterin der Stadtbibliothek Baden, bestätigt. Scientology wehrt sich Jürg Stettler, Pressesprecher von Scientology Schweiz, widerspricht: «Wir haben nie eine Beschwerde einge- reicht.» Ohnehin sei alles nur ein Missverständnis: «Der New-Era-Verlag in Kopenhagen hat ohne Absprache mit uns rund dreissig Deutschschweizer Bibliotheken mit Büchern beliefert. Als wir davon erfuhren, haben wir den Verlag darauf aufmerksam gemacht, dass dies in der Schweiz nicht Usanz ist», so Stettler. Zwei Mitarbeiter der «Kirche» hätten anschliessend die betroffenen Bibliotheken kontaktiert. «Dabei sind sie auch gebeten worden, zu prüfen, ob sie die Bücher trotzdem verwenden können.» Basis verunsichert «Jede Bibliothek ist für ihre Erwerbspolitik letztlich selber verantwortlich», sagt Barbara Kräuchi, Geschäftsführerin des Verbandes der Bibliotheken und der Bibliothekarinnen/Bibliothekare der Schweiz (BBS-SVD). Sie stellt allerdings eine «gewisse Verunsicherung» bei der Basis fest. «Wir erhalten hin und wieder Anrufe von betroffenen Bibliotheken.» Kräuchi empfiehlt, sich nicht auf Diskussionen einzulassen. «Keine Bibliothek ist verpflichtet, die Medien in den Bestand aufzunehmen. Man kann sie getrost entsorgen.» Erst kürzlich sei der Verband selber von einem Scientologen kontaktiert worden. «Er hatte Fragen zur Anschaffungspraxis bei Schweizer Bibliotheken.» Oliver Meier |
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Un must : "Ron Hubbard, le gourou démasqué" Ce livre de Russell Miller révèle la face cachée de la scientologie. On y découvre un Ron Hubbard, malade, mythomane et poursuivi par la justice. Il est disponible en format pdf ou html sur notre site. Nous avons également publié une version résumée.
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